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Résumés

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  • ISBN: 978-2-406-06273-8
  • ISSN: 2103-5636
  • DOI: 10.15122/isbn.978-2-406-06275-2.p.0367
  • Publisher: Classiques Garnier
  • Parution date: 10-11-2017
  • Language: French
Free access
Support: Digital
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Résumés

Philippe Lejeune, « Brouillons de guerre. Pour une étude génétique de Nous autres à Vauquois »

Comment André Pézard a-t-il rédigé Nous autres à Vauquois ? Le fonds Pézard des Archives nationales, inventorié et décrit par Elsa Marguin-Hamon, avait été préservé par André Pézard lui-même avec un vrai soin darchiviste : il nous donne à voir, à partir de la documentation primaire et secondaire, comment les notes de terrain ont été la base dun travail littéraire raffiné destiné à transmettre lexpérience à la limite intransmissible de la guerre, de son horreur, mais aussi une expérience unique de lamitié.

Marie-Françoise Attard-Maraninchi, « Lire et relire André Pézard, la méthode Norton Cru »

Avant de se lier damitié avec André Pézard, et déchanger sur son écriture de la guerre, Norton Cru a étudié scrupuleusement Nous autres à Vauquois. Cette communication se propose détudier la genèse de sa lecture, à partir de son ouvrage, conservé à la Bibliothèque universitaire dAix. Le livre de ce témoin de la Grande guerre porte dans sa matérialité même la mémoire de son travail critique : les réflexions soulignent les qualités de lœuvre dAndré Pézard et les commentaires nourrissent la pensée de N. Cru.

Gisèle Bienne, « Grande Guerre, grand silence. Les chemins vers La main coupée de Cendrars »

Cest à partir du silence autour des morts de la Grande Guerre dans sa famille que lauteure de cet article commence à sintéresser à cette guerre. Sa découverte de la Prose du Transsibérien et de la petite Jeanne de France de Blaise Cendrars la met sur des rails. Habitant plus tard à Reims, elle se rend sur les lieux où Cendrars perdit le bras droit le 28 septembre 1915 pendant lOffensive 368de Champagne. Elle tente alors de tisser des liens entre lauteur de la Prose du Transsibérien et celui de La Main coupée.

Silvia Fabrizio-Costa, « “Tutto Dante ma non solo Dante…”. Pour une biographie dAndré Pézard »

Cet article propose quelques moments de la naissance de litalianisme de Pézard à travers certains matériaux inédits du fonds conservé aux Archives nationales : il sagit des tout premiers pas pour arriver à une biographie qui devrait permettre déclairer sa formation de savant. La première piste pour esquisser un profil biographique nous est offerte par Pézard lui-même dans un entretien avec Philippe Lejeune enregistré en 1981. Dautres matériaux manuscrits apportent des éléments dhistoire culturelle.

Erik Pesenti Rossi, « La Grammaire italienne dAndré Pézard, une autobiographie intellectuelle ? »

La Grammaire italienne dAndré Pézard représente une nouveauté par rapport à toutes celles qui lont précédée. Considérant que la grammaire doit senseigner à travers les écarts permanents de la langue face à ses propres règles, ce « manuel du langage vivant » est construit sur de nombreux exemples accumulés tout au long de la carrière de lauteur et tirés de la langue littéraire et populaire. De ce fait, louvrage peut aussi être abordé comme une autobiographie intellectuelle du grand italianiste.

Tobia Zanon, « André Pézard sous la pluie de feu de la critique italienne »

Larticle, par le biais de létude des principales histoire littéraires italiennes du xxe siècle, trace un bilan de la réception de lœuvre critique dAndré Pézard chez ses confrères italiens.

Marcello Ciccuto, « Dans le sillage dAndré Pézard. Les nouvelles frontières de linterprétation sur la Commedia »

André Pézard fait coopérer analyse textuelle et canon de la tradition en adoptant une attitude propre au commentateur. Son attention aux unités textuelles dévoile des compétences dantesques oubliées mais aussi le convainc 369de fonder sa recherche sur un solide sens de lhistoire et un usage élargi des ressources linguistiques. Pézard sintéresse à un Dante qui produit une histoire du monde de telle façon que les personnages, les histoires et les faits naffaiblissent jamais le grincement des existences humaines.

Paola Allegretti, « “Laventureux espoir de rencontrer encore vivante la pensée de lAlighieri”, ou lart de la glose et de la correction »

Pour le septième centenaire de 1965 André Pézard présente le livre de la « masse entière » des écrits de Dante, « un monde quon peut tenir dans la main ». De la part du traducteur il sagit dune œuvre monumentale et le traducteur se double dun interprète français, qui se méfie de tout procédé artificiel, mais pratique une démarche « aventureuse ». Ce jeu nécessaire (à la façon de Maître Eckart, dit Pézard) entrelace les enjeux de la philologie et de la lecture. On ira se pencher sur des cas et des questions.

Johannes Bartuschat, « Les études dAndré Pézard sur le “Convivio” de Dante »

Larticle analyse le livre de Pézard : Le Convivio de Dante. Sa lettre, son esprit, qui est une série de corrections au texte du traité dantesque tel quil avait été fixé par les éditions de lépoque. Puisque tous les manuscrits du Convivio partagent des lacunes et des passages corrompus, les philologues sont contraints à une série de conjectures. Pézard en ajoute de nouvelles, motivées par une relecture attentive des passages en question. Larticle analyse sa méthode philologique et sinterroge sur ses implications.

Jean-Charles Vegliante, « Pézard, traduire, interpréter, écrire. La perspective poétique »

André Pézard na pas seulement été le premier professeur au Collège de France sur une chaire de littérature italienne, il a également traduit et écrit des proses et des vers. Cette étude aborde quelques-unes des passerelles entre ces différentes activités, pour comprendre comment sarticulent entre eux les modes de la création première et seconde, au sein dune démarche herméneutique et poétique. Les manuscrits des traductions de La Comédie sont ici examinés, ainsi que les rares corrections à certaines rééditions.

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Francesca Manzari, « Traduire Dante, traduire une forme »

Cette contribution porte sur une comparaison entre deux traductions de la Divine Comédie : celle dAndré Pézard et celle de Jacqueline Risset. Lintérêt de cette comparaison tient au croisement des projets poétiques des deux traducteurs. Alors quAndré Pézard souhaite traduire pour permettre au lecteur de ressentir ce quun lecteur italien moderne éprouverait en lisant la Divine Comédie, Jacqueline Risset veut moderniser loriginal. Leffet obtenu par les deux traductions croise les deux projets.

Vladislava Lukasik, « “E se cè piu dun varco”. Des Dante russes »

Arrivée sur le sol russe relativement tard, La Divine Comédie connaît les premières tentatives de traduction dès le milieu du xixe siècle. Il faudra attendre le xxe siècle pour quune traduction équimétrique fasse connaître au lecteur russe La Divine Comédie dans sa totalité. À la différence de la traduction de Lozinsky qui saccompagne de commentaires historiques, théologiques ou philosophiques, celle dIliouchine relève dun projet qui le rapproche de celui dAndré Pézard. “E se cè piu dun varco” ?

Elsa Marguin-Hamon, « Essai conclusif. André Pézard en ses archives, “La Fortune et la constance du sage” »

Les écrits de Pézard, violoniste amateur, sont traversés de phrases musicales, qui opèrent comme un leitmotiv et forment lossature de lœuvre. Déjà sensibles dans leur part publiée, ces motifs structurants se révèlent au grand jour dans les archives de lérudit. Ils concernent tout à la fois les choix méthodologiques du chercheur et ses affinités durables avec dautres auteurs, traducteurs, poètes. Limportance dêtre constant chez Pézard na dégale que la sincérité dun autobiographe discret mais infatigable.

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