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Chronologie

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  • ISBN: 978-2-8124-4243-8
  • ISSN: 2258-0158
  • DOI: 10.15122/isbn.978-2-8124-4243-8.p.0009
  • Éditeur: Classiques Garnier
  • Mise en ligne: 02/08/2010
  • 1ère édition: 1990
  • Langue: Français
Accès libre
Support: Numérique
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Chronologie

1633, 5 février. Mariage de Marc Pioche, sieur de La Vergne, écuyer, gouverneur de Jean-Armand de Maillé-Brézé, neveu de Richelieu, avec Isabelle Pena, fille de François Pena, médecin du roi. Isabelle est femme de chambre de Marie-Madeleine de Vignerot, dame de Combalet, fille de Françoise du Plessis, une sœur du cardinal de Richelieu. Le mariage est célébré à Saint-Sulpice.

1634, 18 mars. Baptême de Marie-Madeleine Pioche de La Vergne, fille de Marc Pioche de La Vergne. Urbain de Maillé-Brézé, le père de Jean-Armand, l’époux de Nicole de Richelieu (sœur du cardinal), et Marie-Madeleine de Vignerot, dame de Combalet (qui sera faite en 1638 duchesse d’Aiguillon), sont les parrain et marraine de l’enfant.

22 novembre. Marc Pioche achète un terrain à la jonction de la rue Férou et de la rue de Vaugirard. Il y fait construire un vaste hôtel, où il s’installe dès 1635.

1635, 10 avril. Naissance d’Éléonore-Armande, seconde fille de Marc Pioche.

1636 ? Naissance d’Isabelle-Louise, troisième fille de Marc Pioche. Éléonore-Armande et Isabelle-Louise entreront toutes deux dans les ordres, ce qui favorisera l’établissement de l’aînée.

1640, 28 août. Achat par Marc Pioche d’un jardin et d’une maison au coin de la rue Férou et de la rue de Vaugirard, face à l’hôtel édifié précédemment.

1641, 15 mai. Le bailliage de Saint-Germain-des-Prés autorise la construction d’une galerie au-dessus de la rue Férou pour réunir les deux immeubles que possède Marc Pioche.

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1648, octobre. Isabelle Pena et ses filles s’installent au Havre auprès de Marc Pioche, qui est lieutenant (sous l’autorité d’Urbain de Maillé-Brézé) au gouvernement de cette ville.

1649, 15 mars. Marc Pioche reçoit le brevet de maréchal de camp.

20 décembre. Enterrement de Marc Pioche à Saint-Sulpice.

1650, 21 décembre. Second mariage d’Isabelle Pena avec le chevalier René-Renaud de Sévigné, sieur de Champiré, l’oncle du mari de Mme de Sévigné. Ce mariage permet à Marie-Madeleine de rencontrer Mme de Sévigné, qui sera sa fidèle amie, et dans son entourage d’approcher les Gondi, qui lui sont apparentés, et surtout l’érudit et poète Gilles Ménage, qui va pendant de longues années l’accabler de ses hommages et lui faire lire lire les poètes français, italiens, espagnols, et les romans à la mode (tels ceux de Madeleine de Scudéry).

1651. Elle devient demoiselle d’honneur de la reine Anne d’Autriche, ce qui va évidemment l’amener à paraître à la cour, à y rencontrer Henriette de France, la reine d’Angleterre en exil, et sa fille, Henriette d’Angleterre.

1652, 25 décembre. Le chevalier de Sévigné, qui s’est compromis dans la Fronde, est exilé dans sa terre de Champiré, en Anjou. Isabelle Pena et ses filles l’y rejoignent pour quelques mois au début de 1653.

1652-1653. C’est alors qu’elle lit et commente assez sévèrement Clelie, le grand roman de Madeleine de Scudéry. C’est alors également qu’elle affirme dans une lettre : « Je suis si persuadée que l’amour est une chose incommode que j’ai de la joie que mes amis et moi en soyons exempts ».

1653-1654, hiver. Isabelle Pena et ses filles gagnent Angers avec Ménage, dont c’est la ville natale, puis Champiré, et enfin Nantes, où elles voient Retz, qui y est emprisonné. À Paris, Marie-Madeleine fréquente régulièrement deux jeunes princesses, qui sont alors pensionnaires au couvent de Chaillot, Marie-Jeanne-Baptiste de Savoie, fille du duc Charles-Amédée

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de Nemours et d’Élisabeth de Vendôme, et Henriette Stuart, la fille de Charles 1er d’Angleterre (nées toutes deux en 1644).

1654, 8 août. Retz se sauve du château de Nantes.

décembre. Isabelle Pena et ses filles reviennent à Paris.

1655, 15 février. Mariage de Marie-Madeleine Pioche de La Vergne avec le comte François de Lafayette, dont la tante Angélique, qui fut jadis la favorite de Louis XIII, est devenue supérieure du couvent de la Visitation de Chaillot. Mme de Senecey — née Marie-Catherine de La Rochefoucauld-Randan — première dame d’honneur de la reine — est également apparentée aux Lafayette.

mars. Les deux époux partent pour l’Auvergne, où M. de Lafayette possède des terres. Ils s’installent au château d’Espinasse, dans le Bourbonnais. Les affaires du comte sont d’ailleurs fort embrouillées et donnent lieu à des multiples procès.

1656, 2 février. Mort à Angers d’Isabelle Pena. Le comte et la comtesse de Lafayette regagnent Paris pour régler la succession. Peut-être connaît-elle déjà le duc de La Rochefoucauld.

août. Mme de Lafayette rejoint en Auvergne son mari, qui est déjà revenu dans ses terres.

septembre. La comtesse fait une cure à Vichy.

1657, avril-mai. deuxième cure à Vichy.

1658, janvier. M. et Mme de Lafayette sont de retour à Paris.

7 mars. Baptême de Louis de Lafayette, le premier fils de la comtesse, qui sera abbé, richement pourvu et mourra en 1729.

été. La comtesse séjourne en Auvergne, à Espinasse, puis à Vichy, où elle se soigne.

novembre. Les deux époux reviennent à Paris.

1659. Mme de Lafayette collabore à la Galerie des portraits offerte à Mlle de Montpensier. Elle y rédige le portrait de sa grande amie, Mme de Sévigné. Introduite dans l’entourage de Mlle de Montpensier, elle y rencontre selon toute vraisemblance Jean Regnault de Segrais, le secrétaire de la princesse. Peut-être également Pierre-Daniel Huet, l’ami de Segrais.

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18 septembre. Baptême de René-Armand de Lafayette, le second fils de la comtesse, qui sera officier et se fera tuer au siège de Landau en 1694.

1661. 31 mars. Mariage d’Henriette d’Angleterre avec Philippe d’Orléans, le frère de Louis XIV.

21 avril. L’un des deux hôtels de la rue Férou est vendu. Mme de Lafayette continue d’habiter dans l’autre.

novembre. Le comte de Lafayette regagne seul ses terres d’Auvergne.

1662. On rencontre Mme de Lafayette dans le salon de Mme du Plessis-Guénégaud, où on la baptise « Nymphe de l’Allier ». Elle compose un Raisonnement contre l’amour, qui à son grand regret circule alors dans les salons et qui a maintenant disparu.

27 juillet. Privilège pris pour La Princesse de Montpensier.

20 août. Achevé d’imprimer de La Princesse de Montpensier.

septembre. Transaction conclue entre le comte de Lafayette et les créanciers de son père, qui lui assure enfin la possession de l’héritage.

1663. Mme de Lafayette essaie d’écrire une « nouvelle historique », dont le texte est perdu.

8 juillet. Le roi emmène la cour visiter les travaux de Versailles. Mme de Lafayette est du voyage.

1665, 10 mai. Marie-Jeanne-Baptiste de Nemours épouse le duc Charles-Emmanuel de Savoie, veuf de Françoise-Madeleine d’Orléans, une fille de Gaston, et va donc se fixer à Turin.

1668, fin. Mme de Lafayette et ses collaborateurs ont commencé Zaïde. On envoie régulièrement des fragments à Huet, qui est chargé de les corriger.

1669, 8 octobre. Barbin prend un privilège pour Zaïde.

20 novembre. Achevé d’imprimer du premier tome de Zaïde.

1670, début. Deuxième édition du premier tome de Zaïde.

1er juin. Mort de la duchesse Henriette d’Orléans, dite Madame.

1671, janvier. Achevé d’imprimer du second tome de Zaïde.

18 décembre. Barbin prend un privilège pour un roman intitulé Le Prince de Clèves.

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1672-1676 Mme de Lafayette vient régulièrement séjourner au château de Saint-Maur : c’est la propriété du prince de Condé ; Gourville, l’homme de confiance du prince, y réside et il doit dépenser beaucoup d’efforts pour se débarrasser de la présence de la comtesse.

1675, 12 juin. Mort du duc Charles-Emmanuel de Savoie. Son fils, Victor-Amédée, lui succède, mais il est mineur, et c’est sa mère, Marie-Jeanne-Baptiste de Nemours (appelée Madame Royale) qui assure la régence. Entraînée par son amie, Mme de Lafayette va jouer un rôle important dans la politique du duché et surtout dans ses relations avec la France.

1676, 16 mars. Mort du chevalier Renaud-René de Sévigné.

août ? Segrais quitte Paris et se retire à Caen.

1678, 16 janvier. Barbin prend un privilège pour La Princesse de Clèves.

8 mars. Achevé d’imprimer de La Princesse de Clèves.

17 mars. Mise en vente de La Princesse de Clèves.

avril. Le Mercure galant ouvre une enquête auprès de ses lecteurs sur l’aveu de la princesse à son époux.

mai. Publication dans le Mercure galant d’une lettre de Fontenelle qui admire le roman tout en formulant quelques critiques.

décembre. Publication des Lettres à Mme la Marquise de … sur le sujet de la Princesse de Clèves écrite par Valincour (avec peut-être l’aide du P. Dominique Bouhours).

1679, mai. Publication des Conversations sur la Critique de la Princesse de Clèves. Cette réplique aux Lettres de Valincour a parfois été attribuée au janséniste Barbier d’Aucour, mais elle est certainement de l’abbé de Charnes.

1680, 17 mars. Mort de La Rochefoucauld.

6 mai. Armand de Lafayette reçoit une commission de colonel au régiment de La Fère.

1683, 26 juin. Mort à Paris du comte François de Lafayette.

1684. Madame Royale perd le pouvoir à Turin. Son fils, Victor-Amédée, qui jusqu’ici l’avait laissée gouverner, est décidé à

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régner. Il infléchit la politique de la Savoie, qui jusqu’ici était la fidèle alliée de la France et qui se rapproche maintenant de l’Espagne et de l’Empire.

Mme de Lafayette renoue avec Ménage qu’elle n’avait pas vu depuis une vingtaine d’années.

1689. La comtesse semble se vouer à une vie plus austère. Dieu, dira Racine « a jeté une amertume salutaire sur ses occupations mondaines ». Elle se confie à l’illustre abbé Jean Le Bouthillier de Rancé, réformateur de la Trappe (dont Chateaubriand, sous la monarchie de Juillet, écrivit la biographie).

12 décembre. Mariage d’Armand de Lafayette avec Anne-Madeleine de Marillac, qui appartient à une famille dévote (celle de Louise de Marillac, du chancelier et du maréchal de Marillac), qui avait jadis combattu Richelieu et sa politique. La cérémonie a lieu à Saint-Merry.

1690, 10 juin. Naissance d’Armand, fils du comte Armand de Lafayette et d’Anne-Madeleine de Marillac. Il meurt dès le 18 juin.

1690. Dans la guerre de la ligue d’Augsbourg qui commence alors, Victor-Amédée de Savoie se tourne franchement vers le camp opposé à la France.

10 septembre 1691. Naissance de Marie-Madeleine, fille du comte Armand de Lafayette et d’Anne-Madeleine de Marillac. Elle sera par son mariage duchesse de La Trémoïlle et mourra en 1717. avec elle s’éteindra la branche aînée des Motier de Lafayette.

1692, 23 juillet. Mort de Ménage, qui est enterré le 25.

1693, mars. Armand de Lafayette devient brigadier d’infanterie.

25 mai. Mort de Mme de Lafayette, enterrée le 27 à Saint-Sulpice.

1718, septembre. Publication dans le Mercure galant sous l’anonymat de la Comtesse de Tende.

1720. Publication à Amsterdam de l’Histoire de Mme Henriette d’Angleterre de Mme de Lafayette.

1724. Publication dans le Mercure galant sous le nom de Mme de Lafayette de La Comtesse de Tende.

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1731. Publication à Amsterdam des Mémoires de la Cour de France pour les années 1688 et 1689 de Mme de Lafayette.

1783. Publication du catalogue de la bibliothèque du duc de La Vallière, qui mentionne l’existence de Caraccio, nouvelle de Mme de Lafayette de 87 feuillets manuscrits.

1909. L’Archiv für das Studium der neueren Sprachen und Literaturen publie une Histoire espagnole et une Histoire de Don Carlos d’Astorgas, qui sont attribuées sans raisons suffisantes à Mme de Lafayette.

1937. La revue Mesures publie Le Triomphe de l’Indifférence, un petit roman, qu’André Beaunier avait cru pouvoir attribuer à Mme de Lafayette.

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