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Index thématique: son plan

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  • ISBN: 978-2-8124-5847-7
  • ISSN: 2114-1223
  • DOI: 10.15122/isbn.978-2-8124-5847-7.p.2815
  • Publisher: Classiques Garnier
  • Parution date: 02-28-2007
  • Language: French
Free access
Support: Digital
2815
INDEX THÉMATIQUE : SON PLAN



Pour élaborer l'Index thématique des dossiers A et B, nous avons choisi et de traiter séparément chacun d'eux, et de privilégier une analyse par chapitres et sections dans la perspective du commentaire que nous faisons dans le Volume VI. C'est pourquoi, afin de faciliter une consultation indépendante des dossiers, nous avons adjoint au début un Plan de l'Index thématique et, à la fin, un Index alphabétique des thèmes à partir de termes de vocabulaire où, en particulier, on pourra identifier les thèmes qui sont présents dans l'un et l'autre dossier.
Dans l'Index thëmatique lui-même, nous avons introduit ce que nous appelons des `limi- naires'. Mis entre crochets, ceux-ci ont pour but d'aider le lecteur à la consultation des extraits auxquels des renvois sont faits pour le thème concerné.
Dans l'Index alphabétique, mais aussi bien dans le corps de l'Index thématique, les ren- vois aux chapitres sont faits sous la forme de sigles où est toujours présente l'indication du dossier (A ou B) et où est donnée ensuite celle du chapitre (lettres A à E) et de ses subdivisions. On a, par exemple, AAc3g, ACf26, .., ou BA3e33, BClc32, BE7b41; en outre, et ceci surtout dans le cas de la section BDS, une subdivision supplémentaire a dû être introduite et on peut avoir BD5c32.4.
Comme dans les Index précédents, la lettre `n' associée à un numéro de ligne signifie que le thème en question est présent seulement dans une note. D'autre part, la lettre `m' signi- fie que le thème est exposé sans y attacher une réelle importance, et la lettre `c' qu'il s'a- git plutôt d'une critique, cela étant valable surtout dans le cas du dossier A.
PLAN DE L'INDEX THÉMATIQUE
Dossier A

AA. Notations
d'ordre épistémologique

a) ce qui concerne l'exégèse proprement dite
b) science des réalités naturelles dans l'Ecriture, et son rapport à celle des philosophes
c) place de la philosophie et de la culture païenne dans les Commentaires de l'Ecriture Sainte
d) remarques de vocabulaire: les termes `loi' et `livre'
e) listes d'auteurs cités
AB. Questions cosmologiques
abordées

dans les Commentaires de l'Ecriture
a) le géocentrisme, tel qu'il est perçu dans 1'Ecriture
b) l'héliocentrisme
c) cosmologies anciennes: leurs mentions ou leurs traces dans les Commentaires de l'Ecriture
d) problèmes cosmologiques plus particuliers
2816 AC. Termes divers des versets de Job prêtant d des interprétations multiples dont certaines prennent
une portée cosmologique
a) les `montagnes' et les tremblements de terre en Job 9/5-6
b) les `colonnes de ]a terre' en Job 9/6
c) le commandement fait au Soleil de ne pas se lever, et le sceau sur les étoiles en Job 9/7
d) exaltation de la puissance de Dieu à propos des versets 9/5-7
e) l'Aquilon déployé sur le vide en Job 26/7a
f) les interprétations de qui appendit [erram super nihilum en Job 26/7b
g) les `colonnes du ciel', et le nutus de Dieu qui les fait trembler en Job 26/1 ]
h) les 'fondements' de la terre ou ses `bases', surtout à partir de Job 38/4-6
i) la métaphore de l'édifice et de l'architecte en lob 38/4-6
j) les `mesures' de la Terre en Job 38/5
k) les circuli en Job 38/6a 1) la `pierre angulaire' en Job 38/6b
AD. Versets de l'Écriture
les plus sauvent cités
dans les Commentaires de Job

a) à n) : 2 Sam 22/8, Job 9/6, 26/7, 38/4-6, Ps 2312,
74/4, 103/2, 103/5, 103/32, Prov 8/29, Eccl 1/4, Is
40/l2 et 22, Rom 1/2Q Heb (/3, des versets cités lors
du commentaire de versets différents de Job
o) renvois aux thèmes en AC pour des versets cités lors du commentaire du même verset particulier de Job (Ex 10/21-23 ou Act 27/20 —`ténèbres miracu- leuses'—, Jos 10/12 ou Is 38/8 — miracle de Josué et d'Ezéchias —, Sag 11/21 —`nombre, poids et mesu- res'—, Mt 21121 ou 2 Cor 13/2 —`la foi qui déplace les montagnes'—), et remarques sur ]es citations des versets Ps 18/6, Eccl 115-6 et Gen 1/1 qui tiennent une grande place dans le dossier B
p) remazques sur les citations scripturaires chez les Pères (A4 à A9)
AE. Les thèmes particuliers abordés
doras les Commentaires de livres de la Bible
autres que celui de Jab

a) à e) pratiquement, table des matières de ce qui est
contenu dans les extraits A101 à A105


Dossier B
BA. Le conflit entre Astronomie Nouvelle et Écriture Sainte:
ses composantes

BAL Comment est perçue
l'histoire de l'astronomie

a) exposés systématiques d'une histoire de l'astrono- mie
b) affirmations concernant la science astronomique de personnages et auteurs bibliques
BA2. L'enracinement théologique
des connaissances astronomiques

a) le point de vue de la connaissance de Dieu
b) le point de vue de la louange de Dieu
c) présence de la liturgie de l'Église comme source de connaissance
d) quelques notations supplémentaires
BA3. Le statut de l'astronomie
comme science

a) certitude ou incertitude de l'astronomie
b) principes présents dans la science astronomique
c) le statut des hypothèses sur les `systèmes du monde'
d) la précision des mesures
e) l'usage du terme `loi'
BA4. Le poids des autorités

a) citations dans une ligne géocentrique
b) citations dans une ligne héliocentrique, ou pour la seule rotation de la Terre
c) critiques des autorités païennes
d) listes d'auteurs cités
e) les universités, comme `autorités'
2817
BAS. Permanence de concepts anciens

a) la place du `calendrier'
b) l'astrologie
cj les nombres: leur place dans des discussions astro-
nomiques
d) les `quatre' éléments
e) le `premier mobile'
t) la `grande année'

g) les intelligences ou les anges, moteurs des orfies et des planètes
h) les orbes solides
i) le centre de gravité et de grandeur, et usage du terme `terraqué'
j) mouvement violent et mouvement naturel ou pro- pre
k) les tremblements de terre
1) allusions mythologiques


BB. La réception copernicienne
BB I .Essai de présentation,

du point de vue chronologique et scripturaire, de
cette réception
a) ouvrages coperniciens
b) ouvrages non copemiciens
c) ouvrages qui sont des réactions au Sidereus Nuncius de Galilée
d) ouvrages proprement littéraires
e) ouvrages non pertinents
BB2. La réception, en général,
du système de Copernic
et.ron rapport aux autres systèmes

a) listes d'époque (coperniciens ou non-coperni- ciens, arguments ...)
b) listes selon notre dossier
c) échantillons de quelques prises de position
d) exposés sur les divers systèmes du monde, ou comparaisons entre eux
e) notations particulières sur chaque systëme
BB3. Appréciations diverses,
concernant la réception copernicienne,
et arguments de convenance

a) la fortune du terme `absurde'
b) occurrences de qualificatifs louangeurs, ou invet- sementplutôt péjoratifs
c) jugements portés sur l'authenticité de la pensée de Copernic
d) un premier azgument de convenance: ce qui est `noble'
e) une terne d'allégories: `chair rôtie au feu', `tour', `lampe'
f) le Soleil, `coeur' et `roi (ou chef)'
g) les 'hymnes' solaires
h) la'Mère'
i) le couple `Père-Mère'
j) `l'ceuf'
k) microcosme et macrocosme
BB4. Réception des éléments fondamentaux de l'hy- pothèse copernicienne
a) l'azgument de simplicité
b) la relativité de tout mouvement
c) le triple mouvement de la Terre
d) la rotation diurne de la Terre
e) révolution annuelle de la Terre et parallaxe annuelle
f) la gravité copernicienne propre à chaque astre
g) les lois de Kepler: leur réception
h) la place du magnétisme
BBS. L'impact de la découverte
de phénomènes nouveaux,
et le.s marées

a) les découvertes des navigateurs
b) la nova de 1572 (ou de 1604} et l'incorruptibilité des cieux
c) la comète de 1577, et les comètes
d) les satellites de Jupiter, la forme oblongue de Saturne et ses satellites
e) les montagnes de la Lune
f) la Voie Lactée formée d'étoiles
g) les phases de Vénus
h) les taches salaires
i) la découverte de la rotation des planètes
j) les marées
2818
BC. Présence de l'L~cr'iture
et attitudes à san égard

BC1. Présence de l'Écriture avant la naissance du conflit
a) les De Cælo ou les ouvrages de philosophie incluant une cosmologie
b) le De Sphcera de Sacro Bosco et ses éditions
c) les ouvrages d'astronomie
d) des exemples d'attitudes à l'égard de l'Écriture
BC2. Présence de YEcriture dans le conflit
a) textes scripturaires majeurs du ci3té copernicien
b) textes scripturaires majeurs du côté non-coperni-
cien
c) présence de l'Écriture dans d'autres domaines
BC3. Comment sont perçues
des notions rraditivnnelles de l'exégèse

a) le sens littéral et les autres sens
b) l'inspiration
c) l'accommodation
d) les métaphores
e) l'interprétation commune des Pères
f) notations chronologiques
g) usages des termes `historique' et `histoire'
h) c~uestians annexes
BC4. Attitudes des cvperniciens
à l'égard de l'Écriture

a) mise à l'écart de l'Écriture
b) revendication d'autonomie de la science
e) affirmations de cette autonomie sous le mode de deux livres
d) l'Écriture concerne le seul `salut' et non pas les réalités naturelles
e) l'Écriture `s'accommode' à la portée du vulgaire
f) le `vrai' sens littéral selon Galilée
g) une dépendance à l'Écriture qui subsiste chez les coperniciens
BC5. Attitudes des non-coperniciens
d l'égard de l'Écriture

a) présence de l'Écriture: ses modes
b) termes de vocabulaire exprimant le rapport à l'Écriture
c) autres expressions o~l l'Esprit Saint lui-même ou Dieu —est mis en avant
d) Écriture et raison

BD. Usages spécifiques de l'Ecritltre
BDI. Les `listes'de versets de l'l~critur+e présents
dans le cvnflir

a) listes sans séparation franche entre `mobilité du Soleil' et `immobilité de la Terre'
b) listes séparant franchement les deux faits
c) quelques autres cas concernant le copernicianisme en général
d) quelques listes concernant la seule rotation de la Terre (serai-copemicianisme)
BD2. Exégèses
de certains versets de ces 'listes',
et de quelques autres souvent cités

a) versets concernant la mobilité du Soleil
b) versets concernant l'immobilité de la Terre
c) quelques autres versets souvent cités
d) des tentatives de preuves scripturaires du coperni- cianisme
$D3. Présence de l'Écriture d propos
de problèmes cosmologiques divers
ou d'éléments de la foi chrétienne
intervenant dans le conflit

a) ée qui est plus ou moins en dépendance de Gen I! 1
b) les 'grands luminaires' en Gen 1/14-18
c) deux problèmes cosmologiques à partir de Gen 1l6-7 et 1/9-10
d) traces de la cosmologie ancienne de l'Écriture, et les antipodes
e) pluralité des mondes, et géocentrisme an-
thropocentrique
f) l'empyrée
g) l'enfer
2819 h) descente et ascension du Christ
i) l'éternité du monde, ou sa fin
j) le terme hébreu erets qui signifie `Terre'
BD4. Usages particuliers de l'Ecriture
dans un contexte proprement cosmologiyue

a} dans des exég8ses de termes à portée Cos-
mologique
b) à propos de problèmes liés directement au conflit
c) à propos du couple `ciel-terre', de l'empyrée et de l'enfer
d) à propos dé divers autres problèmes
BD5. Usages particuliers de l'Ecriture
dans defi disekssians relatives au conflit

a) à propos de ce qui Concerne le langage de
l'Écriture
b) attitudes par rapport à l' F,crlture
c) des usages exceptionnels
d) autres usages n'ayant pas un çaracti',te proprement cosmologique
e) usages particaliers dues des hy~tures solaires

BE. Les interventions de l'Église dans le conflit
et leur place dans le dassler

BEI. Rappels d'exemples anciens
d'une intervention

a) des exemples pris dans l'antiquité païenne
b) des exemples chrétiens
BE2, Exposés aechniques
concernant des termes `doctrinaux'

a) les termes négatifs: `téméraire', `hérétique', etC.
b) le terme positif de frde
BE3. Attitudes
d l'égard des autorités ecclésiastiques,
et emplois de termes `doctrinaux'
du côté copernicien

a) premiers signes lors de la naissance du conflit
b) diverses attitudes
c) emplois de termes `doctrinaux' négatifs
d) emplois de termes `doctrinaux' positifs
BE4. Emplois de termes `doctrinaux'
du côté non-copernicien

a) les premières qualjfications
b) emplois de termes `doctrinaux' négatifs
c) emplois de termes `doctrinaux' positifs
BES. Appels, ou allusions, à des Conciles ou d l'Église a) appels aux Conciles en général
b) Latran IV (1215)
ç) la Ganstitution Apostolici Regiminis (Session VIII, 1613) et la Constitution Circa modum prædi- cundi (Session XI, 1516) de Latran V
d) le Décret de la ~esrion IV du Concile de Trente
$E6. Les Décrets de l'Index deltilt5 et 1620
a) les préludes
b) les mentions qui sont faites du Décret de 1616 et de celui de 162Q .
c) diverses réactions plus développées, ou particuliè- rement signjiteatives
d) l'histoire ultérieure
$E7. La sentence et l'abjuration de 1633
a) les mçntions qui en sont faites

b) diverses réactions plus développées, ou particuliè-
rement sjgni)icatjves
C) la possibiljté d'une révisjon
BE8. Le Souverain Pontife
a) un ,luge unique des controverses

b) dçs tnendpns du Souverain Pontife comme `auto-
rité' sapréme
C) notations partiçalières concernent Urbain VIII
2820
THÈMES DU DOSSIER A
A. Notations
d'ordre épistémologique

a) ce qui concerne l'exégèse proprement dite 5— l'usage que fait Pereira du terme `historique', qui
est équivalent de `littéral', dans sa première règle, et
al) l'Ecriture et ses différents sens le commentaire qu'il en donne
al 1) ses quatre sens, à savoir le sens littéral dit aussi `his- 2: 26-27, 46-51 et 51-118
torique' et le sens `mystique' qui se subdivise en trois: 6—un résumé des quatre règles
`allégorique, tmpologique ou moral, et anagogique' 2: 251-268
1— cela selon Bonfrère 7—une autre règle d'Augustin
1: 18-31, 84-92 13: 43-45
2— quelques allusions aux sens anagogique ou tropo- a17) affirmation génërale concernant le sens allégo-
logique selon Pereira (2) ou Cordier (73) rique d'un terme (montagnes =rois), selon Drusius
2: 83-87 ou 73: 400 63: 10-16
3— les allusions au sens `mystique' — nous négligeons al g) exemples de développements excessivement
les occurrences qui correspondent à un `Mysti- minutieux pour une justification du sens littéral paz
quement ...' (voir, par exemple, 25, 120) et qui intro- Serarius en Jos 10
duisent un nouveau développement que nous avons 1—sur l'expression `milieu du ciel'
négligé, aussi bien que celles, très fréquentes, à `allé- 102: 391-441
gorique' — 2—sur le moment de l'arrêt du Soleil
2: 55-57, 114-118; 15a: 51-52; 21: 2-3, 87-91; 443-492
62: 63-72; 72: 1036-1039; 101:443; 103: 84-85, 3—sur la durée de cet arrêt
112-113,349-351,748-749 494-776
a12) ce qu'est le sens littéral, et comment l'obtenir alq) des remarques générales selon lesquelles ]'Ecri-
avec l'énoncé de huit règles par Bonfrère turc prête des sentiments à des êtres inanimés, ce qui
[il faut en particulier connaître l'astronomie] est le plus souvent lié à l'interprétation du et ne,rcie-
1: 35-83 et 94-132 runt hi en Job 9/5, où hi se rapporte aux montagnes
al3) occurrences de l'expression ad literam ou d'ex- -voir aussi en ACa72 -
pressions équivalentes 25: 75-78; 41:7-8; 43: 7-9; 80: 29-30
a2) cas où il est dit que l'Ecriture s'accommode au vulgaire
419; 103: 335-336; 105: 570 a21) affirmation générale selon laquelle l'Ecriture
al4) affirmation explicite du passage de l'écorce de `s'accommode' au langage quotidien, ou à la capa-
lalettre au sens spirituel, selon Cermelli cité du vulgaire — un principe très fréquemment
62: 11-12 évoqué dans le dossier B paz les coperniciens (voir
al5) multiplicité des sens littéraux en BC4e) —, ou à un peuple inculte, ce que Pereira
1:136-146; 9a: 72-77, 113-124; 80: 106-107 (101) refuse
a16) les énoncés des quatre règles d'interprétation du 57: 176-181; 67: 14-15; 101: 11-15
sens littéral selon Pereira, associées chaque fois à a22) même affirmation concernant l'air, appelé
une citation d'Augustin dont les trois dernières pro- `vide' (Job 26/7a) paz le vulgaire, un langage qui est
viennent des extraits en 9a `la coutume de l'Ecriture Sainte' selon Thomas
d'Aquin (23) que Galilée citera (B136b, 836-845) 23: 108-111; 25: 85-90; 26:60-62; 32:11-13; 41: 78-80; 46: 339-341; 55: 53-54; 57; 102-109; 72: 591-602; 77: 38-40; 80: 234-237c
2:
37; 9a: 149; 11:6;
16:
4; 20:

29, 48; 21: 2,
70,
87, 89-90; 23:
62;
25:
63-64;

31:6-7, 126;
35:
2-3; 46: 6; 57:
121; 72: 339,

427; 73: 72; 80:

2: 26-30, 31-45

2: l 20-129,
130-142

2:
144-151,

152-160

2:
162-168,

169-179
2821 a23) idem, mais sans la mention que ce soit la cou- tume de l'Ecriture Sainte
24:
51-52; 31: 58-59;
34: 57-58;

43: 136-]38;
47:
48;
51:41-42;

52:
71-73; 59:

18-19; 62: 59-
60;
63:
75-77; 73:

237-238, 247-251; 75: 98-
100; 79: 169-170
a24) idem, en rapportant cette manière de parler aux
Anciens
46: 341-343; 56: 30-31; 65: 388-389
a3) l'interprétation commune des Pères
[le thème, fréquent en B, n'est présent en A que dans
les textes épistémologiques de Bonfrère et Pereira; la
nuance apportée par Bonfrère (1) est intéressante]
1: 107-110; 2: 266-267
a4) notations chronologiques situant Job par rapport à d'autres auteurs de la Bible ou à des événements
a41) Job plus ancien que Moïse
29: 77-79; 57: 4-13; 71b: 123-124; 101: 623-626
a42) les ténèbres de l'Exode peu de temps avant Job [cela est donné dans le commentaire de Job 9/7b, comme exemple de ténèbres miraculeuses connues par Job]
46: 216-219; 52: 40-43; 73: 188-191
a43) le miracle de Josué postérieur à Job
[afin d'expliquer que Job n'en parle pas au verset
9/7b]
65: 239-241; 67: 29-30; 71b: 123-t24; 73: 143-
144; 74: 13-16
a44) David plus ancien que Thalès, selon Pineda 104: 292-294
a45) selon Stunica,l'époque du déluge de peu anté-
rieure àJob
45: 4-6
a46) l'époque du déluge comme repère chrono-
logique
9b: 24-26; 29: 82-83
a47) la cosmologie de Job dite être celle des Idu- méens et semblable à celle des Hébreux 105:152-154
a5) autres remazques
a51) une localisation du paradis terrestre, paz Borrhaus 29: 101-103
a52) affirmation explicite sur les difficultés du texte
hébreu du livre de Job, selon Van Est
53: 4
a6) les citations du Targum
[nous donnons ici seulement celles qui concernent d'autres versets que Job 9/5 et 9/7 où elles sont déter- minantes pour leurs interprétations; voir ACalS et c24 pour ceux-ci]
60: 44-45; 63: 67-69, 79-81, 96-97; 69: 75; 102:
233-234, 541-542: 103: 26, 55-56, 790; 104:
133, 137-138, 342-343
b) science des réalités naturelles dans l'Ecriture, er son rapport à celle des philosophes
bl) antériorité de la science sacrée
b 11) la science des auteurs inspirés qui est dite anté-
rieure àcelle des pâiens, lesquels en dépendent
2: 198-214; 29: 79-83; 65: 125-127; 101: 11-34,
56-58, 74-89, 239-246, 256-263, 619-630; 104:
290-294, 384-387; 105: 663-665, 839-841
— ou bien en est une réfutation anticipée
104:103-]08
612) une science qu'ils n'ont pas entièrement trans-
mise, selon Pereira
101:243-259
b13) des affirmations particulières d'Augustin
[la première concernant l'inerrance sera reprise par
Calmet (105, 849-853) ainsi que dans le dossier B:
voir BA1b146]
9a: 212-21 S, 288-291
b 14) antiquité et véracité du récit de la création
1— ]e récit a été transmis par les Patriarches depuis
Adam jusqu'à Moïse; Job l'a connu
29:79-83
2—il est pleinement historique
2: 26-30
b2) Ecriture et raison
621) l'Ecriture au dessus de la raison, selon Augustin
et Boulduc, ou Grégoire de Nazianze
9a: 191-192; 65: 926-932 ou 6: 38-43

b22) la simplicité de la foi qui l'emporte sur la rai- son, selon Basile et Ambroise, et Janssoon citant Ambroise
5: 94-95; 7: 93-94; 55: 69-71
b23) la Quatrième Règle de Pereira, et l'Écriture en face des expériences manifestes et des raisons nécessaires
2822 2: 162-168, 186-188, 262-263; 9a: 46-48, 60-62,
138-140; 101: 140-148, 259-263, 457-462, 589- 590
b24) garder le sens littéral aussi longtemps qu'il n'y a pas de raison de s'en écarter, cela dans un contexte anti-copernicien, selon Sanchez et Caryl
57: t20-122; 72: 959-962
b25) et une remarque analogue d'Augustin 9a: 28-29
b3) jugements de scepticisme sur la science
b31) les limites de la science: que celle-ci ne répond pas vraiment aux questions posées paz la réalité 6: 44-56; 38:71-84, 138n
- une telle affirmation surgissant en quelque sorte naturellement quand elle se trouve dans le contexte du commentaire de Job 38
25: 191-192; 29: 192-195; 30: 61-63, 70 81; 35:
66-69, 83-87; 36: 24-38; 38: 186-193; 41: 135- 140; 72: 895-902
b32) même thème en des discours plus élaborés
5: 7-95; 6: 12-23, 27-34, 44-101; 7: 40-163; 25:
101-119; 73: 269-288, 289-307
b33) constat de scepticisme, avec Calmet 105:38-61
b4) rejet d'une recherche trop poussée pour, de pré-
férence, s'occuper de ]'édification de l'Église
5: 12-13; 7: 22-25; 9a: 260-264
- et renvoi au texte d'Augustin (9a) paz Lorini
103:932-936
65) appel aux mystères du christianisme par Au-
gustin
(ils ne seraient plus crédibles si l'Écriture errait à pro-
pos des réalités naturelles]
9a: 56-62
b6) rappels de qualifications anciennes d'hérésie (voir BElbl pour des allusions plus nombreuses)
b61) soit de Chrysostome et Philastre à propos du
nombre des cieux, par Pereira
101: 398-403, 417-430
b62) soit de Philastre à propos des tremblements de.
terre, par Pineda
104:229-233
c) place de la philosophie et de la culture puiénne dun.s les Commentaires de l'Écriture Suinte
cl) les appels faits aux auteurs païens
[dans ]es cas des auteurs postérieurs à 1500, nous mettons en indice 1, 2 ou 3 en cll et c21.2 pour indi- quer qu'il s'agit des chapitres 9, 26 ou 38] et 1) appels aux philosophes en général
1:117-118; 5: 20-53, 70-90; 7: 43-51, 95-99,
111-140; 158-160; 9a: 42-48; 19: 26-31; 25:

106-108; 26: 100-1073; 28: 27-281; 30: 14-161;
35: 20-22c1; 38:
132-1382,
230-2403; 41:
90-

922; 45: 87-911,
161-1622;
57: 169-1712;
65:
891-8963, 72: 34-391, 268-2741, 646-6482,

661-6622, 775-7772; 73: 84-911; 101: 477-514
c12) liste des auteurs cités
[entre parenthèses, est indiqué le nombre de fois où chacun d'eux est appelé; et nous mettons en italiques le nom des présocratiques tenant une cosmologie non-sphérique de ]'univers]
Adraste de Cyzique (1), Alexandre d'Aphrodise (1), Anaxagore (8), Anaximandre de Milet (5), Anaximène (6), Archelaos (1), Archimède (5), Archytas (1), Aristarque (2), Aristote (49), Aulu-Gelle (1), Averroès (2), Avicenne (1), Castor de Rhodes (1), Cicéron (20), Cléanthe de Samos (1), Cléomède (1), Cratès de Thèbes (1), Démocrite (6), Denys le Périégëte (]), Diodore de Sicile (1), Diogène Laerce (3), Dion de Naples (1), Ecphante (2), Empédocle (6), Épicure (1), Ératosthène (1), Héraclide du Pont (4), Hermès Trismégiste (1), Hérodote (2), Hïcétas de Syracuse (3), Hipparque (4), Hippocrate de Cos (1), Leucippe (1), Lucien (1), Lucrèce (1), Macrobe (3), Mahomet (2), Manès (1), Maxime de Tyr (1), Mégasthènes (1), Numa (2), Philolaos (2), Platon (18), Pline (28), Plutarque (13), Porphyre (2), Ptolémée (9) Pythagore (3), Pythagoriciens (5}, Sanchoniaton (1), Sénèque (26), Servius (1), Simplicius (1), Stobée (1), Strabon (6), Straton (1), Thalèr (19), Themistios (1), Théon de Smyrne (1), Théophraste (2), Tite-Cive (1), Varron (2), Vitmve (5), Xénophane (7), 7knon (2)
c13) appel général aux Poètes, avec la qualification de `Prophètes des nations' que leur donne Borrhaus (29) - nous mettons A en indice quand un tel appel est lié à Pévocation d'Atlas soutenant lemonde -
2: 217-219; 6: 81; 22: 36A; 25: 95-96A; 26:

48A; 28: 37A, 54-55A; 29: 38-40; 40: 70; 41:
2823 61-62A; 65: 126-127; 72: 703-704A; 74: 24-
25A; 75: 115-116A; 103: 179-182; 105: 238- 239
clq) liste des po8tes cités
Aratos (2), Aristophane (I), Ennius (1), Epichartne (t), Hésiode (1), HomBre {l8), Horace (S), Lucien
(I), Manilius (1), MélanthPs (1), Orph¢e (2), Ovide
(27), Phi'.dre (1), Plaute (3), Silius Italicus (1),
Sophocle (1), Virgile (14)
clg) et nous ajoutons ici les quelques mentions rela-
tives à ce qui serait l'existence d'un langage poé-
tique dans l'Écriture elle-même, concernant toutes d'ailleurs le terme `colonnes'
46:431-432;65:183.189,631-633,648-649;
67: 43-45; 70: 9-11; 71a: 15-16; 73: 332-335; 103:458-462
c2) jugements généraux sur la valeur de cette philo-
sophie païenne
c21) jugement plutôt positif sur l'apport de la philo-
sophie
5: 70-90; 65: 559-5642; 69: 167J863
c22) critique en génét~l des philosophes
2: 215-219; 4: 87-118; 5: 30-53; 7: 15$-l60; 2~:
147-155; 26: 88-943; 31: 118-1203; 37: 36-
1021; 43: 138-1412, 207-2083; 47: 48.512; 6S:
882-8833;72:889-9013;75:112-1142,162- 1643
c23) une science qui ne doit pas masquçr l'action de
Dieu ou sa gloire
26: 52-60, 8$-92; 29: 36-38; 38: 85-103
c2q) critique fréquente des présocratiques (voir
ceux-ci dans l'Index des auteurs à partir des noms énumérés en AAc12), et en particulier
37: 46-75; 46: 380-381;60: 56-59; 65: 532-545, 554-556,918-925;69:197-j98;73: 435-438;
101: 98-102; 103: 286-290, 388-390; )104; 140- 144,323-326,327.336
c25) critique ou mention de la théorie de Pluton sur les raisons de la position de la Terre au çentre du Monde
5: 70-76; 7: 48-51; 19: 26.30; 6S; 329-532, 914- 917;103: 296-299
c26) critique d'une affirmation de Pline sur la (corme du Ciel et de la Terre, par Pingda et Botlldpc
46:373-380;65:1013-1022
c3) appels it des théories physiques partiçgli8rçs
e31) disposition aristotéliciennedee quatre éléments, ou leur mention
7: iS-22; 24: 80-69; 25: 106-114; S0: 33-37; 65: 113-115; 101;U-29
c32) proportions relatives des divers éléments -dix
fois plus d'eau que de terre, etc. -
Z2: 76-79; 2S: 158-161
c33) la g}'avité aristotéliçienne
[nous mettons en indice 1, ~, et 3 selon qu'il y est fait appel dans le commentaire des versets 9/S-7, 26/7 ou 38/4-6, les occurrences respectives étant de S, 15 ou
26]
4: L09-114; 5: 76-90; 7: 112-117; 23: 147-1493; 2S: 106-]082, 172-1743; 26: 90-923; 30: 90- 923; 31, 67-692, 131-1323; 34:20-221, 59-602, 78.823; 35: 88-903; 39: 14-163; 40: 99-1013; Al: 89-Q22, 169-1723; 45: 84-851; 46: 370- 3722, 382-3832, 620.6213, 676x6783; S0: 15- 162, 33-373; 5S: 71.792; S7: 66-721, 141-1452, 286-283,317.3203;59:20-222;60:54-56c3;
63,: 53-542, 134-1383; 63: 141-1433; 65: 150-
1541,546-5492,559.5632,891-8963,1022-
10233; 6~~: 1323; 72: 889-895c3; 73: 84-891,
392, 406-4093, 4334333; 75: 171-1743; 80:
4123; 101; 20-28, 65.67, 148-154; 103: 644-
433,690.694;104:340-341,384-385
c3,1) cette gravité ¢tant la `stabilité' dont parle le
Psaume 103/~
46; 36.35$; )101: 158-161
c35) lps vents int~rjpurs à la Terrç, cause physique
d'origine aristotélicienne pour les tremblements de terre
x3: 35.57; ?~{; z,5.28; ~: 40.41;28: 27-28; 29: 31-~4, 123-126; 30; 14.16; 37: 59-75; 40: 22- ~~, 59; Al: 11x14, 29-30, 110-112; 43: 66-69; 46; 482.483; 47; 32-~3; 52: 13-14; 72: 268-271, 775-777; 101: 72-73; 103: 77-79, 97-98, 102-
103
d) remuryues de v~x~gbplulre: les termes `loi'et 'livre'
dl) oçcurrettpes du mot kx il propos d'un phéno- mène physique
[des occurrences intéressantes au point de vue de
l'emploi de ce terme lors du développement de la science moderne aux XVI° et XV11°siècles; voir aussi en $A3e]
dl i) le terme lex seul
2824 7: 58-60; 34: 34; 65: 900; 72: 403-404; 73: 409;
101: 324-326; 103: 663-664
d 12) de plus, cas oh ce terme apparaît dans une cita-
tion de Prov 8/27a ou 8/29b
[voir BA3e2 pour d'autres versets]
22: 85-86; 65: 802-803; 101: 320; 103: 255, 257
d13) enfin, occurrences de l'expression `lois de la
nature'
37: 10-1 1, 82, 98-99; 45: 106; 62: 3-4; 72: 167- 169; 102: 251
d2) occurrence de l'expression `livre de la Nature', avec Hutcheson (79), ou `livre de la création' avec Caryl (72)
79: 11-12 ou 72: 161
d3) le `livre des cieux'
[l'expression est distincte de l'expression `livre de Dieu' elle-même opposée à `livre de la nature'; elle provient en partie de Is 34/4 -`les cieux s'enrouleront conune un livre'- ou de Apoc 6/14 -`le ciel disparut comme un livre qu'on roule'-; elle est employée dans les commentaires de Job 9/7b -`lui qui renferme les
étoiles comme sous un sceau'- pour interpréter ce
`comme sous un sceau', qui signifierait alors que le `livre du ciel' est scellé pazce que `enroulé'; Lorini (103) l'emploie aussi dans le commentaire du Ps 103/2b -`le ciel étendu comme une tente'-; Calmer (105) y fait allusion]
7: 36-39; 13: 13-14; 21: 38-45; 46: 246-255; 60: 24-26; 65: 307-323; 72: 534-538; 73: 212-215; 103: 606-617; 105: 460-462
e) listes d'auteurs cités
[nous donnons ici, pour diverses catégories, les auteurs cités autres que les philosophes ou poètes païens (voir AAc12 et cl4), le chiffre entre parenthè- sesayant ]a même signification; cependant, en AAeI, e2 et e5, nous avons mis en italiques les noms des auteurs dont nous donnons des extraits de leur Commentaire de Job; le chiffre en italiques qui est entre parenthèses signifie alors des renvois à leur pro- pre Commentaire de Job, l'autre chiffre, s'il y a lieu, étant un renvoi à d'autres ouvrages]
el) Pères ou auteurs chrétiens des premiers siècles Acace de Césarée (2), Ambroise (28), Anastase de Nicée (1), Anastase le Bibliothécaire (3), Anonymus
(2), Apollinaire (1), Arius (1), Arnobe (1), Athanase (7), Augustin (47, 13), pseudo-Augustin (5), Basile (32), Bède (9), Cassiodore (6), Césaire de Nazianze
(3), Choniatès (1), Chrysostome (21,4), Clément d'Alexandrie (3), Clément de Rome (1), Cosmos Indicopleustès (4), Cyprien (I), Cyrille d'Alexandrie (1), Cyrille de Jérusalem (1), Damascène (10), Denys l'Aréopagite (8), Didyme (2), Diodore de Tarse (1), Elie (élève de G. de Nazianze) (3), Ephrem (1), Epiphane (1), Eusèbe (9), Eustache d'Antioche (2), Euthyme (9), Fulgence (1), Gennadius (1), Grégoire de Nazianze (11), Grégoire de Néocésarée (1), Grégoire de Nysse (2), Grêgoire le Crand (2,8), Hilaire (6}, Isidore de Péluse (1), Isidore de Séville (3), Jérôme (21,3), Junilius (1), Justin (11), Lactance (7), Macaire (2), Maxime le Confesseur (1), Nicéphore (]), Nicétas d'Néraclêe (~, Novatien (2), Olympiodore (1,~, Origène (6), Philastre (2), Philippe (10), Philopon (2), Photius (1), Procope de Gaza (12), Prosper d'Aquitaine (4), Rufin (5), Sedulius (2), Sévérien de Gabala (4), Sulpice (1), Tertullien (3}, Théodore de Mopsueste (1), Théodoret (17), Theophanus Isaurus (3),Théophylacte (4), Turpin (2), Victor Marius (I ), 7.onaras (1)
e2) théologiens ou philosophes du Moyen Age.
Albert le Grand (3,8), Alcuin (2), Alexandre de Halès (3), Pierre d'Ailly ou Aliacus (1), Argentinensis (1), Aureolus (1), Bassonius (1), Bonaventure (3), Brunon de Segni (2), Denys le Chartreux (3,1), Duns Scot (2), Durand de Saint-Pourçain (3), Glycas (1), Haymon d'Auxerre (2), Henri de Gand (2), Herveus (1), Hildebert de Lavandin (1), Honorius d'Autan (1), Hugues de Saint-Cher (l), Hugues de Saint Victor (5), Innocent (1), Lombard Pierre (2), Fr. de Mayronnes (1), Nicolas de Lyre (9,2), Oresme (1), Pierre le Mangeur (2), Raban Maur (3), Remigius (I), Richard de Saint-Victor (1), Rupert (5), Strabon W. (1,1), Thomas d'Aquin (15,24), Zacharie (1)
e3) auteurs juifs
Abraham ben Chija (astronome) (1), Abraham ben Ezra (5), Barbinellus (1), David (8), Eliezer (3), Isaac Abravanel (1), Isaac le Philosophe (1), Joseph Kimhi (3), Josèphe (6), Lévi (7), Maïmonide (4), Onkelos (1), Perusol Abraham (4), Radak (voir David), Rambam (voir Maïmonide), Salomon (5), Schemtob (3), Sel. (1)
2825 e4) astronomes
Alfraganus (3), Alphonsins (1), Clavius (17), Copernic (11), Fernel (2), Fracastoro (I), Galilée (3), Gilbert (1), Magini (2), Peurbach (1), Regiomontanus
(1), Ricius (1), Sacro Bosco (1), Thabit ben Qurra (1}, Tycho Brahe (1)
e5) auteurs contemporains
Adrichome (1), Agellius (1), Amerpoël (1), Arias (7), Baronius (1), Barradas (1), Bellarmin (2), Bertramus (1), Boulduc (5), Broughton (5), Budé
(2), Cajétan (15,x, Calcagnini (2), Calvin (1), Carrion (1), Castro (1), Catharin (1), Chardin (1), Cock (13), Codurc (1), Coimbristes (7), Cordier (1), Cornelius a Lapide (1), Delrio (1), Descartes (1), Diodati, J. (4), Drusius (2), Érasme (1), Genebrard
(1), Croot (1), Janssoon (1), Jesu Maria (2), Jovius
(2), Junius (2), Lavater (2), Lefèvre d'Étaples (1), Lippomani (2), Lorini (5), Luther (6), Majolus (4), Maldonat (2), Malvenda (1), Martinengo (4), Masius (4), Mercier (27), Merlin (1), Molina (3), Montfaucon (1), Olaf (1), Pagninus (4), Palmerius (1), Paul de Sainte-Marie (1), Pereira (4), Philander (1), Pic de la Mirandole (2), Pineda (4,8), Piscator (2,9), Sanchez (1,3), Scheiner (1), Serarius (1), Sixte
de Sienne (2), Soncinas (1), Stanley (1), Steucn
(5,3), Stumpfius (3), Stunica (3,10), Suarez (1), Sulpitius (1), Tirin (1), Titelmans (2), Tolet (3), Tostado (19), Tremellius (6), Trevetus (4), Ubaldus (1), Urstisius (1), Valen6nus (2), Vallès (5), Vasquez (1), Datable (3,1), Viegas (1), Villalpando (1), Werner (3), Wilem. (1)

B. Questions cosmologiques
abordées
dans les Commentaires de l'Écriture

a) le géocentrisme, tel qu'il est perçu dams d'Écriture
al) sous le mode du `centre'
al I) la Terre, placée au centre ou au milieu du
monde
[nous mettons en indice 1, 2, 3 ou 4 selon que l'affir-
mation se trouve dans le commentaire des versets 9/5-
7, 2617, 26/11 ou 38/4-6, les occurrences respectives
étant de 12, 27, 2 ou 23; et nous ajoutons i ou s lorsque les notions d'immobilité ou de stabilité sont adjointes]
5: 86-88; 7: 60-62; 14: 222; 19: 28-294; 23: 54-551 i, 171-1724; 24: 10-111 s, 22-231, 57- 582, 1054; 25: 30-321,i, 1032, 170-1724, 186- 1884; 29: 27-291, 118-1213, 1313 i, 169-172q; 30: 37-382, 87-884, 90-914; 31: 68-691, 141- 143q; 34: 20-221 i; 35: 40-4t2, 85-874; 36: 274; 38: 264-2654; 40: 44-452; 41: 85-872, 1634; 42: 29-302, 64-654; 43: 1382; 46: 363- 3652; 47: 532, 75-764, 88-904; 48: 6-72, 92; 50: ]6-172,i, 33-344; 51: 42-432; 57: 68-801,1; 62: 1284, 130-131q; 63: 77-792; 65: 152- 1541 s, 410-4122, 529-5312, 559-5632, 7994,i~ 885-8874,1; 66: 7-81,1, 39-404,1; 68: 9-101, 23- 242; 69:76-792; 71a: 10-112 i; 71b: 171-1722; 72: 693-6942; 73: 87-H91, 95-961; 75:1 102;
77: 43-442; 80: 337-3384; 101: 65-67i, 74-89;
103: 450-451, 646-6481; 104: 340-341, 375-
376
a12) la Terre, fondement de tout l'orbe céleste, les occurrences de cette affirmation étant dans le com-
mentaire des versets 38/4-6 à l'exception du verset
2617 en 43
34: 79-82; 41: 131-133, 169-172; 43: 150; 44:
32-33; 71b: 221-225; 103: 106-108, 652-653
a13) le `en-haut' et le `en-bas'
[tandis que le thème du `bas', du `plus bas', est sou-
vent évoqué en liaison avec les mentions de la gravité
de type aristotélicien (voir AAc3g) ou avec le centre
(ABaI), celui de l'opposition sursum-deorsum qui est relativement fréquente dans le dossier B apparaît peu]
46: 588-594; 101: 77-85
alq) le centre du monde, image de l'unité indivisible de Dieu, selon Boulduc
65:1125-]127
a2) sous le mode de l'immobilité
a21) la Terre, `immobile' au centre
[nous mettons en indice 1, 2 ou 3 selon que l'affir- mation se trouve dans le commentaire des versets 9/5- 7, 26/7, ou 38/4-6, les occurrences respectives étant de 4, 2 ou 3]
2826 23: 75-761; 25: 29-321; 37: 117-1201; 42: 60- 613; 57: 141-1452; 65: 883-8918; 66: 38-403; 71a: 9-122; 75: 591; 101: 56-67; 103: 355-360 a22) la `stabilité' de la Terre, selon le Psaume 103/5 - ou bien la présence des termes 'stable' ou `fer- me'-
[nous mettons en indice 1, 2 ou 3 selon que l'affir- mation se trouve dans le commentaire des versets 4/5- 7, 26/7 ou 38/4-6, les occurrences respectives étant de 11,Sou10]
15a: 6-71; 23: 53-551; 24: 9-111; 26: 26-271; 28: 72-743; 29: 29-301;34: 20-221, 64-652, 77- 783; 35: 161; 41: 175-1772; 4b: 355-3652, 573- 5983, 670-6823; 51: 77-783; 52: 73-762; 60: 51-543; 6S: 109-1 I51, 141-1441, 157-1671, 897-9023,1019-10273;71b:259-2708;72: 943-9533;73:84-911
a3) les raisons de la `stabilité' de la Terre
[même signification pour les indices que ci-dessus;
voir aussi AAc3g pour les appels à la gravité]
a31) appels
1- à la physique ancienne
19: 26-31; 21: 74-761

2- à la nature (donnée par Dieu) de la Terre
24: 57-582; 101: 41-45; 104: 337-383

a32) appels à la formule d'Ovide (Métamorphoses, 1,13) - également présente dans le dossier B -sous une forme plus ou moins explicite, à savoir 1-`équilibrée sur ses propres poids'
39: 14-152; 68: 22-242, 54-553; 70:5-62; 71b:
171-1722; 72: 3471; 75: 108-1102; 76: 4-72; 79: 165-1662
2- et glose sur cette image paz Caryl
72: 698-7032
a34} ou bien encore selon une formule de Cicéron dans le De Natura Deorum, I1,39 (voir en particulier la note 7 en A57), avec le terme canglobata, i.e. être `ramassée (ou arrondie) en boule'
96: 14-15; 36: 273; 57:711, 801, 142-1432; 66:
20-212; 67: 392; 73: 88-891, 991
a4) la stabilité de la Terre rapportée à une `physique divine'
[nous forgeons cette expression pour regrouper les passages où est substitué à une cause proprement physique ce qui serait une action rattachée plus ou moins directement à Dieu, c'est-à-dire à son acte créateur; les renvois ici donnés sont à compléter par ceux donnés en ACb4, f32 et h3g liés aux versets de Job 9/6, 26/7 et 3814-6]
et cela sous la forme de la main de Dieu (3), de sa volonté (7) ou de sa puissance (2); nous mettons respectivement en indice les lettres m, v et p
5: 62-69m; 6: 24-27v; 7: 60-62v, 65-67p, 88- 92v m; 103: 290-296p, 342-346v, 372-382m, 709-724v;104: 256-284v,377-383v
- et nous ajoutons cependant, par un seul renvoi à la ligne où la note est appelée, les cas où nous avons jugé utile de souligner que la physique divine était éliminée
40: 18-191; 41: 842, 163-1643;
51:43-442; 56:
19:
31;
24:

58; 31: 69; 34: 22, 61; 50: 37; 56:
362; 57: 141-1422; 62: 532; 65:
15b-1571, 549-
38;
57:
80,

326; 59: 46; 60: 59; 63: 153; 73: 99,
5502; 73: 2402, 270-2712; 103: 300-301, 678-
679
2-`équilibrée sur son propre poids'
34: 60-612; 46: 355-3562; 47: 89-903; 49: 182;
72: 3701, 646-6472; 75: 471, 110-1112; 104:
209-210
3-`appuyée sur son propre poids'
36: 27-283; 65: 115-1161, 886-8878; 66: 338;
71a: 112; 103: 647-648
4- ou formulations légèrement différentes
44: 22-232; 65: 117-1181
a33) appels à une autre formule d'Ovide (Aâstes,
VI,269) où la Terre est dite
1- être `une balle sans appui'
409; 77: 46; 101: 462
a5) longue discussion sur les raisons venant de la physique et celles rapportées directement à Dieu, avec Pereira
101:104-183
a6) considérations sur le terme hébreu erets, signi-
fiant `terre', par Pineda
104: 371-375, 565-569, 638-648
a7) quelques passages où appazaît le géocentrisme anthropocentrique dela Bible
14: 37-41; 38: 65-68; 42: 29-35; 79: 177-183; 101:358-363
2827 b) l'hélincentrisme
bl) prétendument prouvé par Stunica à partir de Job
9/6
45:37-85
b2) désigné
b21) comme étant une `opinion des Pythagoriciens' et donc comme une thèse d'origine païenne, Aristarque n'étant cité explicitement que par Pineda avec, en ce cas, la mention de Cléanthe de Samos (104)
45: 37-38; 46: 95-97; 65: 131-132; 73: 60-61;
75: 64-65; 104: 94-106
b22) ou bien comme étant `rappelé de l'enfer des anciens philosophes', cela paz Pineda
46: 106; 104: 459-460
b3) sa réception
[voir aussi Stunica, dans l'Index des auteurs, pour les
cas où le refus est aussi une réfutation de cet auteur]
b31) ou bien sous forme de refus
38: 292n; 46: 95-154, 584-586; 60: ]0-13; 61: 12-13; 72: 247-260, 954-962; 73: 58-65; 75: 60- 66; 101: 68-73; 102: 128-132, 188-208; 103: 654-655;104:72-108,241-247
b32) ou bien par une allusion fugitive, équivalente à un refus
47: 33-34n; 69: 42-43; 103: 462-464, 839-843
64) qualificazion de la thèse
b41) comme hérétique ou proche de l'hérésie paz
Serarius
102: 193-196
b42) comme téméraire ou comme ayant souillé la foi paz Pineda, un rapprochement avec Cléanthe de Samos étant fait dans le second cas 46:104-106;104:94-108
65) la rotation diurne, seule visée
b51) soit par Boulduc
65: 130-145, 920-921

b52) soit paz Pineda, dans une longue critique de
Gilbert
104:446-596
c) cosmologies anciennes: leurs mentions nu leurs traces dans les Commentaires de l'Ecriture
[nous prenons ici le qualificatif `ancienne' au sens de `antérieure' à Platon ou Aristote par exemple, étant entendu que l'interprétation commune de l'Ecriture dans tous ces Commentaires est celle qui y voit à tort une terre sphérique et immobile placée au centre du monde lui-m@me sphérique (voir ABaI), qui occulte entièrement la véritable cosmologie biblique d'une Terre plate surplombée par un ciel en forme de vo(ite; en ce sens, Calmet (105) est le seul qui dit explicite- mentque la cosmologie de la Bible est elle-même une cosmologie ancienne, analogue à celle des présocra- tiques, tout son texte étant un développement de ce fait; voir aussi les renvois aux présocratiques donnés en AAc2q, et le problème posé par le Ps 23/2 tel qu'il est décrit en ADe]
cI) des allusions à la non-sphéricité de la terre ou à un ciel seulement hémisphérique qui, en plus des textes de Lattante et Chrysostome (4 et 8), provien- nent de citations de Pares qui adhéraient à ces conceptions, et la discussion d'Augustip à ce sujet
2: 181-185; 4: 71-78; S: 9-17, 27-36; 57: 188-
209; 101: 286-297; 103: 629-637 et 9a: 199-
251; 9b: 13-16
c2) d'autre part
c21) Pereira qui, après avoir chaque fois rappelé que les Mathématiciens depuis Aristote enseignent que la Tetre (ou le ciel) est sphérique, prouve que cela se trouve aussi dans l'Ecriture, respectivement pour la terre et le ciel
[voir en BD3dlg et D4b2 pour de nombreuses preu- ves analogues dans le dossier B, et en particulier le texte de Jër8me cité plusieurs fois et faisant état d'une telle preuve à partir de Eccl 1/5-6]
101: 90-98 et 298-363
c22) à l'opposé, Calmet montrant comment, selon l'Ecriture, la Terre est plate et est surplombée par un ciel en forme de voue
105: 264-297 et 468-495
c23) enfin, une affirmation particulièrement claire de la sphéricité de l'Univers et de la Terre par Basile, selon la Chaîne de Nicétas
19: 26-31
c3) en outre, des allusions
c31) soit, en lien avec Gen 1/6, à la séparation des
eaux qui sont en dessus du firmament et de celles
2828 qui sont en dessous, avec Augustin (9a), et à la créa- tion du firmament
9a: 129-131, 161-192 et 46: 304-323; 65: 365- 371
c32) soit, en lien avec Gen 119, l'aporie de l'émer- gence de la terre au dessus des eaux, avec la mention fréquente que cela est `pour l'homme'
25:
110-1.13;
28:

77-80; 29: 87-90; 30: 88-90;
38:
225-247;
43:

203-206; 47: 90-92; 50: 15-16;
55:71-78; 69: 79-81, 124-135; 79: 177-183;
101: 114-183; 103: 247-331, 857-895; 104: 408- 413
c33) et un développement particulièrement étonnant
de Cock en lien avec ces deux versets
69: 148-166
c34) occurrences de l'expression `globe de terre et d'eau' lors de la description de l'aporie de l'émer- gence de la terre au dessus des eaux
47: 90-92; 72:
641-642,
702, 865-867;

79: 44,
165-166, 211,
227-228,
256-257; 101:

207, 222-
223, 584-585;
103: 921



c4) l'animation des astres
[alors que les versets de Job ne prêtent pas à traiter la question, elle est abordée par Augustin (9a) et dans les Commentaires d'autres livres de la Bible, Calmet (105) interprétant littéralement la pensée des `anciens Hébreux' dans le sens d'une animation]
9a: 278-287; 101: 542-544; 102: 72-73; 103:

165-167; 105: 543-558
d) problèmes rosmologiyues plus particuliers
dl) fluidité des cieux et orbes solides
dl 1) tout d'abord, Basile et Ambroise parlant d'une `matière ténue et non solide' pour les cieux en citant Is 51/6 —`les cieux se dissiperont comme de la fumée'-
5: 13-17; 7: 26-30
d12) puis les passages, souvent liés à Job 26/1 ],qui pazlent de la solidité des cieux, Pereira (101) tenant un propos très technique à cet égard
60: 36-39; 65: 589-590; 716: 140-141, 179-180;
72: 528-529; 73: 310-311; 101: 282-286; 103: 524n
d13) la fluidité des cieux, évoquée peut-être par de
Bèze, et de manière très indirecte
44: 19-22
dl4) le verset de Job 37/18 —`comme de l'airain fondu'—, qui est cité par Lorini dans son commen- taire du Ps 8/46 —`la lune et les étoiles que tu fon- das'— et du Ps 103/26 —`étendant le ciel comme une peau'— dans un sens qui évoque la solidité des orbes
103: 24-25, 597-600
d15) description par Calmet de ce qu'est la solidité
des orbes dans l'Ecriture
105:438-454
d16) enfm allusions aux étoiles qui sont `comme des poissons dans l'eau et des oiseaux dans l'air', pour le refuser, avec Pereira (2, 101) et Lorini (103) 2: 183-185; 101: 632-640; 103: 135-143
d2) les grands luminaires de Gen 1/16
[parce que ce thème apparaîtra souvent dans le dos- sier B, nous donnons ici ]es quelques occurrences qui apparaissent à ce sujet; seul, Calmet (105) présente une exégèse littérale erronée prise de la dimension des luminaires et non de leur éclat, tandis que la lon- gue exégèse de Calvin (38) est typique de l'ensemble de son commentaire quant à une critique de la science qui risque de masquer ]a gloire de Dieu]
d21) leurs mentions ou une longue discussion
38: 46-84; 101: 227-229; 105: 136-139 ou 103:
897-949
d22) les deux textes bizarres, cités par Lorini, criti- quant les Talmudistes et Mahomet d'affirmer que, au moment de la création, Lune et Soleil avaient le même éclat
103: 828-833, 937-949
d3) les antipodes
[voir aussi l'Index des auteurs pour les citations de
Lattante et, en particulier, 105, 738-765]
d31) leur négation ou celle des antipodiens 4:71-124 ou 9b: 5-23
d32) refus de cette négation
2: 185; 103: 309-314

d33) allusions à l'expérience de la découverte de ter-
res habitées
41:64-67; 56: 26-28; 103: 313-314
d4) l'altitude des montagnes
[elle est déterminée paz ]es `géomètres']
— un problème abordé seulement par Boulduc et
Lorini à partir du Ps 94/4 et entraînant la même cita-
tion d'Augustin
2829 65: 952-968; 103: 398-444
d5) centre de gravité et de grandeur
[un concept qui vient du XIV° siècle — il est présent
dans le dossier B (voir BASi) — et évoqué par ~co-
lampade et Pineda]
26: 100-102; 104: 203-217
d6) l'Atlantide, mythe évoqué également par ~co-
lampade
26: 9-10
d7) l'astrologie
[celle-ci apparaît sous la forme d'une affirmation de
l'influence des astres sur la génération des êtres vi-
vants, soit à propos du `sceau sur les étoiles' en Job
917 — et alors cette influence est entravée —, soit à propos de `l'Aquilon étendu sur le vide' en Job 26/7 en ce cas, nous mettons entre parenthèses les renvois
correspondants —, soit à propos des `colonnes du
ciel' en 26/11 avec Denys le Chartreux (25)J
d71) mentions des influences astrologiques
7: 14, et note 2; 25: 125-126; 65: 225-226, 290-
329,(338-357,399-401,415-486);72:539-547;
73: 115-116; 75: 88-92
— et une formulation particulièrement expressive
selon Pereira
101: 716-719
d72) longs commentaires de Pineda s'insérant dans sa discussion contre le médecin qu'est Gilbert (voir aussi AEb9)
104: 393-445, 505-594
d73) une notation intéressante de Boulduc, compa- rant cette action à distance des astres à celle d'un
aimant
65:464-473
d74) une discussion de Pineda sur lamatière-Terre et les influences que celle-ci subit, qui relève peut-être de ce thème
104:602-661
d75) le traité de Pereira (101) contre l'astrologie judiciaire, et des invectives contre les `faiseurs d'ho-
roscopes'
65: 474-476; 101: 644-645; 103: 764-768
d76) ou des allusions aux magiciens
42: 20-22; 62: 57-59; 102: 213-214, 764-774
d8) mouvement violent et mouvement nature] ou propre
[ces quelques notations en lien avec la présence de tels concepts dans le dossier B: voir BASj]
d81) mouvement violent, ce qui vient du pouvoir de l'homme, et naturel, ce qui vient de la puissance
divine selon Thomas d'Aquin et lEcolampade
23: 120-122; 26: 52-56
d82) le déplacement des montagnes, qualifié de vio- lent et non naturel parce que, bien qu'émanant de la puissance divine, il n'est pas permanent, selon Boulduc et Caryl
65: 144-145; 72: 22-23, 48-54
d8g) dans le contexte du problème de l'arrêt des cieux à la fin du monde, l'état actuel de leur mouve- ment ou leur arrêt considérés comme contingents et non nécessaires, ni l'un ni l'autre n'étant donc vio- lents, selon Pereira
101:500-514
d8q) l'épithète `violent' appliquée à l'état de la Terre hors de son lieu `naturel'
101:35-39
d85) le mouvement annuel du Soleil qualifié de mou- vement propre pour le distinguer du diurne qui est celui du premier mobile entraînant tous les astres, selon Lorini
103:185-187,217-220
d86) longue discussion sur l'anêt du Soleil en los 10 avec des considérations sur le mouvement des astres selon 5erarius (102), et allusion à l'arrêt simultané de tous les astres lors de ce miracle
102: 121-210 et 45: 161-163; 65: 223-225; 73: 132-141
d9) notations diverses
[elles se trouvent principalement dans les autres Commentaires que ceux de Job, à savoir chez Pereira (101) et Lorini (103)]
d91) sur le nombre des cieux
101:365-462

d92) sur fa durée de l'univers
101: 470-540; 103: 466-512

d93) sur les étoiles nouvelles
101: 665-671

d94) sur le nombre des étoiles
101:546-630

d95) sur les anges, moteurs des cieux
2830 [nous mentionnons ici ce qui est indépendant des `colonnes du ciel' en Job 26/11 (voir ACg31)]
1— brèves mentions
101: 317-318, 464-468

2— longue discussion à ce sujet, paz 5erarius 102:212-389
3— remazques à propos du Ps 103/19 —`le Soleil a
connu son coucher'-
103:788-809
d96) mentions du concept d'entraînement des orbes
paz le premier mobile
101: 367-371; 103: 218-220
d97) et du pseudo-phénomène de la trépidation qui est lié à la précession
101: 371-376
d9g) l'ouverture des `fenêtres des cieux' lors du déluge
65: 297-302; 72: 670-671; 105: 353-360, 448- 450, 520-530
d9q) les quatre tleuves qui sortent du paradis terres- tre
29: 101-104; 45: 18-27; 105: 361-382
d910) un argument de convenance du géocentrisme donné par Pineda: le Soleil (l'époux) se déplace tan- dis que le terre (l'épouse) est immobile 104:544-565
— et son argumentation sur l'empyrée, contenant immobile
104:176-2D2

C. Termes divers prêtant à des inte dont certaines prennent

des versets de Job
rprétations multiples
une portée cosmologique
a) les `montagnes' et les tremblements de terre en Job 9/S-6
al) sens allégoriques pour le terme `montagnes', à
savoir
al1) Moïse et les prophètes
11:2-4
a12) les prédicateurs et les apôtres
18: 3-4; 20: 2-3; 62: 15-19

a13) les démons ou les hommes orgueilleux 15a: 3-5; 27: 2; 46: 6-7m; 62: 12-13 alq) les juifs
11:4-7;17: 2-4; 18: 3-6; 20: 2-4; 21: 20-22; 55: 3-5; 69: 24-25
alg) les puissants de ce monde, tFcolampade (26} étant le premier à rattacher cette exégèse au Targum, et nous mettons en indice la lettre T pour les cas où il y est fait référence
13: 2-6; 21: 2-10; 22: 2-3; 26: 13-19T; 28: 11- 17; 29: 3-6T; 30: 6-7; 32: 2-3T; 35:7-13; 37: 2- 9T; 41: 18-19T; 43: 48-54; 46: 12-17cT; 57: 22- 25mT; 58: 2-9; 61: 9m; 62: 13-15; 63: 9-16T; 67: 5-6; 69: 6-8T, 29-35; 71b: 12-14m; 72: 24- 27; 80: 13-15mT
a16) la référence faite dans la même ligne paz Strige/ à Jer 51/25, particulièrement intéressante pour le sens métaphorique ainsi donné
39: 3-Sn
a2) sens littéraux, le sujet du nescierunt du verset 9/5 étant alors interprété
a21) soit de ceux qui habitent sur les montagnes 23: 43-46; 24: 14-15; 25: 3-5; 31: 18-19; 33: 2- 3; 34: 6-11; 41: 21-24m; 43: 9-14; 46: 191-200; 59: 4-5; 60: 2-4; 64: 2-3; 66: 2-4; 67: 2-3; 72: 186-221; 73: 42-46; 74: 6-8; 75: 30-32; 77: 9- 10; 78: 2-3; 79: 67-69; 80: 22-23, 34-35
a22) soit métaphoriquement des montagnes elles- mêmes, et nous mettons i en indice lorsqu'il est pré- cisé que l'Ecriture prête une connaissance à des créatures inanimées
41: 3-8i; 43: 5-9i; 45: 4; 46: 180-1911; 51: 5-7i; 61: 8; 63: 16-201; 67: 2-3; 71b: 35-451; 72: 178- 1851; 74: 4-6; 75: 28-30; 80: 27-331
a23) soit avec une absence complète de commentaire à propos du problème du sujet de nescierunt 26: 2-12; 36: 2-3; 42: 3-6; 44: 3-5; 50: 2-6; 62: 2-10; 68: 2-5
a3) le déplacement des montagnes
a31) pour certains,

1— un déplacement réel
23: 16-41; 24: 11-14; 71b: 28-34
2— compazé parfois à un déplacement de dunes 52: 17-20; 57: 19n; 69: 26-27
3— ou décrit selon un mode lent et un mode rapide 65: 36-55, 56-79, 175-182
2831 4— le mode lent, seul retenu par Thomas d'Aquin (23, 16-22), étant critiqué par les autres comme ne convenant pas au contexte
25: 11-23; 46: 21-34; 72: 33-47
a32) évocation fréquente d'exemples de trem-
blements de terre
1— soit anciens, surtout à partir de Pline — cependant à propos de 26/11 en 46 et 56
26: 6-10; 28: 5-10; 37: 13-18; 43: 15-22, 70-74;
46: 445-474; 56: 44-45; 65: 36-79; 72: 132-135,
137-139,265-267;75:20-23,24-25
— quelques auteurs se contentant d'un renvoi en général
29: 34; 30: 4-5; 35: 4; 56: 7-9
2— soit relatifs à une époque plus récente ou même contemporaine, y compris des éruptions volcaniques — nous mettons alors v en indice
26: 10-12; 43: 22-47, 74-90; 65: 56-64; 69: 2-6;
71b: 51-53v; 72: 135-137: 73: 35-41 v; 75: 23- 24; 80: 109-110
a41) selon Boulduc et Caryl —bien qu'eux-mêmes donnent des exemples naturels —, un déplacement qui peut avoir à être pris proverbialement
65: 16-19; 72: 83-104
a42) assez souvent, évocation des versets de Mt 21/21 (ou Mt 17/19), Mc 11/22-23 ou 1 Cor 13/2 selon lesquels la foi peut déplacer les montagnes [Thomas d'Aquin (23) est le premier à le faire, et il est suivi surtout par des auteurs protestants]
23: 11-15; 25: 8-11; 26: 19-23; 28: 17-23; 29: 9- 17; 30: 8-10; 37: 27-31; 43: 54-62; 46: 78-80; 69: 14-24; 72: 105-123; 73: 13-16; 80: 10-13
a5) caractère miraculeux ou naturel de ces événe- ments physiques
[cela, selon le contexte de ces versets de Job qui sont exaltation de la puissance de Dieu; les multiples nuances distinguées reflètent la difficulté de la quali- fication, sinon son cazactère arbitraire] a51) purement miraculeux
a33) plus rarement, évocation d'exemples pris dans l'Ecriture elle-même, en particulier Sodome ou le Sinaï, Gouge (71b) renvoyant à Amos
[nous mettons la lettre o en indice pour Sodome] 45: 97-98; 46: 59-630; 47: 4-70; 52: 26-29; 57: 7-13; 61: 50; 71b: 76-78; 72: 51-67; 73: ] 04- 105
25: 17-23; 30: 2-6, 14-23; 34: 2-I5; 35: 20-25; 36: 2-7; 42: 3-6; 44: 2-5; 46: 57-59; 57: 2-22c; 60: 7-8; 65: 80-84; 66: 2-9; 67: 6-11; 68: 3-5; 72: 131-133, 1.67-169; 75: 9-14, 20-21; 77: 4-7; 78: 2-3; 79: 33-36; 104: 218-233
a52) plutôt miraculeux
24: 9-18; 26: 4-6, 27-29; 28: 2-4, 26-27; 29: 2-3,
a34) assez souvent, et cela pour maintenir le fait de
27-29; 37: 81-101; 38: 6-17; 40: 2-16; 41: 14-
l'immobilité de la Terre en face du de loco suo du
17, 31-32; 42: 10-14, 20-22; 43: 4-13; 51:3-4;
verset 9/6, la remarque qu'il ne s'agit que de dépla-
55: 20-25; 73: 66-71
cements de `parties de la terre', Didyme (11) étant
a53) miraculeux et naturels
cependant dans une perspective différente
31: 10-19, 24-26; 52: 5-7, 16-17; 62: 10; 63: 2-
11: 14-18; 23: 55-59; 24: 22-23; 25: 26-28; 29:
3; 77: 13-IS
31-34; 31:26-28; 41: 30-31; 46: 113-118; 47:
a5q) plutôt naturels
32-33; 60: 7-8; 65: 103-145; 71b: 21-24, 74-78;
23: 2-50; 37: 9-25; 43: 65-70; 73: 16-33
73: 6b-69; 75: 40-43; 77: ]3-15; 79:4]-42; 80:
a55) purement naturels
52-65; 101: 68-73
a35) voir AAc35 pour une cause physique des trem- blements de terre empruntée à la philosophie ancienne
a36) autre interprétation physique, par le déluge, de ce déplacement
[cela, initié par Stunica (45), est parfois évoqué, ou critiqué, comme interprétation possible]
45: 4-30; 46: 45-55; 57: 13-19; 60: 4; 61:4-5; 75: 15-17
a4) interprétations allégoriques de ces déplacements
24: 24-28; 65: 594-595; 80: 23-27c
a56) purement ou plutôt potentiels — Dieu peut faire cela mais ne le fait pas —, Sanchez (57) étant le plus explicite à ce point de vue
15b: 9-14; 46; 76-92; 47: 29-30; 57: 26-44, 61-
62; 59: 2; 72: 278-309; 73: 110-116, 120-125; 80: 6-10, 99-107
a57) et, encore, purement allégoriques
11:2-7; 13: 2-10; 15a: 3-4; 16: 6-8; 17: 2-8; 18: 2-14; 20: 2-14; 21:2-25; 22: 2-20; 26: 13-23; 27: 2-7; 28: 11-23;30: 6-8; 32: 2-3; 33: 2-3; 35: 7-13; 39: 2-5; 43: 48-52m
2832 a5g) théophaniques
45:91-102
a6) des événements qui sont souvent présentés comme ëtan[ un châtiment des pécheurs
a61) soit en général
[pour les occurrences correspondant aux commentai- res des versets 26/11 ou 38/4, nous mettons en indice soit 26 soit 38]
23: 46-50; 24: 18-19; 25: 5-6, 20-21; 29: 134- 13626; 30: 22-23, 44-4726; 31: 10-15; 34: 6-15; 37: 83-85; 41: 23-24; 42: 6, 13-14; 45:31-32; 46: 35-36, 184-200; 47: 7-9; 49: 2-4; 50: 3-4; 52: 11-13, IS-16; 55: 2-6; 58: 4-9; 60: 2-4; 62: 9-10, 12-13, 31-37; 65: 80-82; 67: 6-1 l; 68: 4-5; 69: 5-6, 24-25; 71b: 47-62; 72: 777-78426, 923- 92538; 73: 11-12, 46-50; 74: 7-8; 75: 33-37; 78: 2-3; 79: 38-40, 70-78; 104: 229-233
a62) soit cette occurrence unique, avec Cermelli qui déplore que même des églises soient détruites
62: 30-37
a63) le déluge étant évoqué comme un autre exemple
de châtiment
37: 4-Sn; 47: 4-6
a7) enfin ces allusions mythologiques à Jupiter ébranlant la montagne de l'Olympe
[nous mettons 11 en indice quand il s'agit du nutu.s du verset 26/11]
40: 3-6; 45: 94-95, 166-16811; 46: 147-148, 504-
50711; 65: 125-128; 67: 43-4511; 72: 286n
b) les `colonnes de la terre'en Job 9/6
bl) sens purement allégoriques, à savoir
bl1) les apôtres
11: 11-13; 43: 96-98
b12) les docteurs de la loi et les princes des prêtres
18: 11-12; 20: 12-14; 21: 22-23
blg) les tyrans et les princes
21: 22; 22: 17-20; 43: 93-96
b14) les lois

63: 37-39
blg) l'homme

52: 31-37
b2) interprétation réaliste, à savoir
b21) les montagnes
23: 59-61; 25: 33-34; 43: 92-93m; 56: 9-10; 62:
26-27; 63: 36-37; 65: 178-216; 71b: 88-93c; 73:
72-76
b22) et, en particulier, les colonnes d'Hercule
65: 205-209
b3) ou plutôt
— étant parfois évoquées les épaules d'Atlas
28: 37-38; 30: 20-21;40: 19-20
[et ceci a une saveur fortement géocentrique]
631) les parties inférieures de la Terre
23: 64-71; 24: 24-25; 25: 34-36; 31: 28-30; 40:
17-19; 43: 91-92; 62: 25-26; 71b: 93-96; 73: 76-
83; 77: 17-18; 79: 42-44; 80: 70-73; 103: 67-68
b32) ou ses fondements et bases
16: 11; 26: 26-27; 27: 6-7; 35: 16-18; 41:27-28; 42: ] 0; 45: 86-87; 49: 7-8; 55: 15-20; 56: 9-10; 59: 8-9; 60: 9; 63: 33-34; 66: 8-9; 67: 14-17; 74: 9-10; 78: 6
b33) ou sa fermeté et stabilité
14: 7-9; 15a: 6-7; 28: 38-39; 29: 41-43; 30: 21-
22; 34: 24-26; 37: 101-102; 40: 20-22; 46: 114-
116, 171-174, 581-583; 61: 15; 68: 8-10; 71b:
98-100
634) ou son centre qui est sa stabilité
57: 64-66, 72-80; 65: 171-175c; 73: 89-93, 95-99
b35) ou bien
1— sa gravité
65: 150-154

2— ce qui est aussi le cas pour les `colonnes de la terre' du Ps 74/4
101:63-67
b36) ou la force qui soutient la terre
5: 54-56; 7: 72-75
b37) ou, à partir du Ps 23/2, les mers
63: 29-31c; 72: 333-342
63g) ou bien le `rien' de Job 2617
66:21-22; 72: 343-349

b4) les colonnes rapportées à une `physique divine'
(voir ABa4) sous la forme de la main de Dieu (1), de
son verbe (2), de sa puissance (3)
[nous mettons en indice m, v ou p]
28: 39-40m; 65: 162-167p; 72: 351p, 371-373p;
75: 46-47v; 79: 44-46v
2833 c) le commandement fait au Soleil de ne pas se lever, et le sceau sur les étoiles en Job 9!7
cl) remarques sur la 'pazole' ou le `dire' de Dieu et 1) qui est commandement ou acte créateur
29: 51-60; 34: 33-36; 46: 230-231;63: 46-55;
65: 226-235; 71b: 110-112; 72: 398-404; 80:
121-128
c12) mais sens potentiel donné à ce commandement ou aux faits énoncés
46: 203-208m; 57: 83-84; 59: 12; 72: 411-416; 73: 116-125
c32) exemples de ténèbres miraculeuses, pra-
tiquement presque toujours selon Ex 10/21-23 ou Act 27/20, tous les auteurs citant Ex
[nous mettons A en indice pour ceux qui citent égale- ment Actes]
25: 56-79A; 37: 109-117; 40: 23-24; 43: 108- 110; 45: 125-128; 46: 216-228A; 52: 40-63; 55: 32-46; 71b: 117-119m, 128-131A; 72: 464-480, 491-SOI,ç; 73: 188-191; 75:71-73, 80-82A; 79: 101-104A
c3g) et, encore, allusions faites à cette occasion au miracle de Josué

14: 13-15; 22: 24-25; 24: 33-36; 25: 47-49; 35:
c2) interprétations diverses de ces événements
30-32; 41:40-42m; 43: 106-108; 46: 209-210c;
c21) par les éclipses
65: 236-279; 72: 430-442; 75: 74-76; 77: 23-24;
29: 61-62; 40: 23-24; 41: 38-39m; 43: 110-122;
80: 179-180m

46: 216m; 63: 58-59; 65: 236-237; 69: 46-47m;
c34) ou, conjointement, à celui d'Ezéchias
72; 443-463; 79: 104-105; S0: 167-172m
30: 30-32; 34: 36-40; 51:22-26; 67:
27-30; 71b:
c22) par la succession jour-nuit
119-123m; 73: 142-161; 74: 13-14;
79: 94-97m
15a: 10-12; 31:35-42; 34: 46-48; 45:
107-110,
c35) deux autres exemples d'arrêt miraculeux du

117-124:
46: 211-216c; 56: 17-20; 65:
280-
Soleil étant donnés par Cordier
283c; 67:
20-23m; 69: 47-48m; 71b: 115-117m;
73: 162-187
72; 505-511; 77: 27-28; 79: 97-100m; 80: 173- 176m
c23) par ]es saisons
69: 48-57; 80: 176-179m

c24) paz les nuages ou les ténèbres, surtout pour les étoiles mais aussi pour le Soleil, ~colampade (26)
étant le premier à rattacher une telle exégèse au
Targum, et nous mettons en indice la lettre T pour les cas où il y est fait référence
23: 85-94n; 24: 38-41,44-45; 25: 53-55; 26: 34-
36T; 28: 43-45; 29: 6l, 70-72T; 30: 27-28; 34:
40-42, 48-49; 35: 29-30; 38: 32; 40: 29-30T; 41:
c36) une solution savoureuse donnée par les deux
Osiander à propos de l'inexistence de conséquences des miracles de Josué et d'Ezéchias dans les obser- vations astronomiques
42: 70-77; 48: 18-22
c4) le `sceau' proprement dit
c41) interprétations du `sceau'
18: 19-20; 27: 11;34: 44; 40: 28-29; 43: 124- 126; 45: 110-114; 46: 244-274; 52: 53-57; 59: 13-14; 60: 22-26; 65: 295-297, 302-307, 314- 316; 71b: 137-144; 72: 521-538; 73: 210-215,
39m; 42: 17-20; 43: 123-130; 45: 128-130mT;
219-225; 80: 155-164 (voir aussi AAd3)
46: 235-238; 51:29-30; 52: 57-59; 65: 288-290;
c42) interprétations plutSt allégoriques de ce terme
67: 23-25m; 69: 47mT; 71b: 125-136T; 72:
481-

13: 13-14; 17: I1-13;
18: 17-24; 20: 17-25; 21:
501; 73: 222-225; 77: 29; 79: 100-l06; 80:
180-

28-45; 22: 26-30

181m
c25) par les étoiles invisibles situées aux antipodes,
selon Gouge
716: 148-150
c3) allusions à de tels événements
c31) exemples de ténèbres naturelles selon des récits
historiques
43: 113-122; 72:417-429; 73: 191-208; 75: 76-
87
d) exaltation de la puissance et sagesse de Dieu à propos des versets 9/5-7
dl) exemples de ce thème
[pour les occurrences qui sont relatives aux commen- taires des chapitres 26 ou 38, nous mettons 26 ou 38 en indice]
14: 12-15, 21-23; 16: 12-15; 23: 2-4; 24: 2-3,
31-32; 26: 4-6; 28: 2-4, 26-27; 29: 2-3, 27-29,
2834
106



INDEX THIMATIQUE : AC
63-64; 30: 2-4, 16-2Q 26-27; 34: 2-5, 28-30; 35: e22) soit le vent Aquilon ou le vent en général
4-5, 12-13, 18-25; 37: 23-25, 36-39; 41: 14-17, i6: 23; 27: ]4; 40:48-49; 57: 98-116; 59: 17-18;
48-51, 101-10426; 43: 5-7; 45: 2-4, 35-37, 83-60: 29c; 65: 362-385c; 66: 19

85; 46:
57-59, 141-144, 350.35326, 383-39526,
e23) soit le ciel ou hémisphère boréal, ou, plus sou-


590-59838; 47: 9-36, 51-55; 50: 2-10; 52: 2-13;
vent, l'un et l'autre hémisphères célestes

61: 2-3; 62: 2-10; 63: 2-3; 64: 2-7; 65: 27-35,
22: 33; 23: 105-107; 24: 48-50; 25: 82-85; 26:

90-95,
273-286, 332-34626, 576-58326; 66: 2-
44-45; 28: 50-51; 30: 37-40; 31: 55-58; 32: 7-9;

16; 69:
135-14738; 716: 3-9, 65-68, 105-t07;
34: 54; 35: 36-38; 38: 107-108; 41: 57-71; 42:

72: 124-130, 157-176, 231-239, 386-397, 551-
25; 43: 134-135; 44: 19-20; 45: 137-149; 46:

56626;
73: 126-128, 162-164; 75: 9-14; 77: 2-
301-337; 47: 43-47; 48: 5; 49: 16-17; 50: 13-15;

10: 79:
4-36; 80: 38-40, 117-120
51: 38-41; 52: 66-69; 55: 49-51; 56: 23-25; 57:



117-119m; 60: 29-30; 61: 18; 62: 48-49; 63: 71-
d2) et, dans cette insistance sur la puissance de Dieu, le souci de faire référence, soit aux ténèbres ou à l'é- clipse du Soleil, soit aux tremblements de terre, qui sont dits s'être produits lors de la mort ou de la résurrection du Christ
[nous mettons en indice e pour l'éclipse à la mort du Christ, tm pour le tremblement de terre à la mort du Christ et tr pour celui à sa résurrection]
il: 16-18tm, 21-23e; 25: 41-43tm,tr> 26: 36- 39e,tm; 28: 32-35tm,tr~ ~~ 24-25e; 43: 73-74tn 110-112e; 45: 128e; 60: 19-21e; 62: 95-96tm~ 65: 120-122e; 72: 449-461 e; 73: 69-71 tm; 80: 98-99tm
e) l'Aquilon déployé sur le vide en Job 26/7a
el) sens allégoriques, à savoir
et 1) soit l'Aquilon, qui serait le diable

13: 17;
15a: 20-31; 17: 16-17;
18:

27-31; 20:
30-33;
21:48-49; 55: 54-62m;
62:

63-64m
e12) soit le vide, qui viserait ceux qui sont vides ou de foi ou d'espérance ou d'amour
15a: 24-31; 17: 16-17; 18: 29-31; 20: 32-33; 21: 50
e2) interprétations diverses de l'Aquilon, à savoir e21) soit la région terrestre boréale, Borrhaus (29) développant la manière dont Dieu a organisé cette région pour l'homme, et la nuance ajoutée par cer- tains selon laquelle la région septentrionale est plus habitée que l'autre
[nous mettons en indice la lettre h en ce cas]
14: 18-19; 15b: 31-35; 29: 83-103h; 30: 35-37h; 40: 42-44h; 41:64-67ch; 45: 133-145ch; 46: 278-300ch; 56: 25-28ch; 57: l 17-119m; 65: 358-3(ilch; S0: 207-218mh
73; 64: 17-18; 65: 413-415; 67: 33-34; 68: 20- 22; 69: 60-63; 71a: 6-7; 71b: ]64-165h;?2: 568-573; 73: 229-231; 74: 19-20; 75: 105-107; 77: 33-42; 78: 13-15; 79: 159-165; S0: 207-222
e2q) soit encore
1— les astres septentrionaux, selon Boulduc 65: 342-345, 415-419
2— ou l'axe du monde, selon de Groot
70: 2-3

e3) interprétations diverses pour le vide
[notre analyse ici ne tient pas compte de la façon dont les sens différents, non allégoriques, de `Aquilon' et de `vide' interferent entre eux]
e31) le plus souvent, comme étant l'air lui-même (voir aussi AAa22_4 à ce sujet)
23: 108-110; 24: 53-54; 25: 85-89; 26: 60-62; 27: 15; 31: 57-59; 32: 11-13; 34: 54-58; 40: 49- 52; 41:78-80; 43: 136-138; 46: 339-344m; 47: 47-51; 51:41-42; 52: 69-73; 55: 51-53; 59: 18-
19; 62: 59-60; 63: 74-77; 65: 386-397; 69: 65- 67; 71a: 7-8; 71b: 168-169; 72: 585-607; 73: 237-238; 75: 98-]OD; 76: 2-3; 77: 36-41; 79: 168-171; S0: 234-238c
e32) au le tahu de Gen 112, ou bien le vide lui-même, Albert le Grand (22) étant le plus remarquable en interprétant le verset dans le contexte de la création —nous mettons A en indice pour ceux qui se rappro- chent de l'exégèse d'Albert le Grand
22: 38-40; 25:
98-100p,; 40: 49-52; 44: 20-22;
45: 153-154A;
56:3]-34; 61:
18-19A; 66: 19-
20; 72: 608-612A;
78:

13-14;
80:
233-246
e33) ou le rien





16: 24-25; 35:
38;
41:

80-83;
42:
26-28; 45:
145-149; 60: 31-33; 69: 63-65; 74: 20-21

e34) ou l'espace terrestre immense non habitable
2835 15b: 31-35; 68: 20-22; 72: 576-584m; 79: 159-
lblm
e35) ou le lieu imaginaire et intrinsèque des Phi-
losophes
46: 344-350; 56: 29-30; 65: 403-405c

e4) allusions mythologiques
[nous mettons le chiffre 11 en indice pour les cas où cela concerne en fait les 'colonnes du ciel' en Job 26111]
e41) Atlas
1— lui qui déploie ou soutient le ciel, i.e. l'Aquilon 22: 33-38; 25: 93-98; 26: 45-49; 28: 54-55; 41: 61-64; 65: 633-63511
2— et qu'Augustin qualifiait de grand astronome 25: 96-98, 65: 619-62311
3— ce qui est qualifié de fable par d'autres auteurs 70: 10-1111; 73: 260-261; 74: 24-25; 75: 115- 116
e42) ce qui est encore dénoncé en disant que le véri- table Atlas qui soutient ciel et terre est le Verbe — la formulation, belle, est uniquement le fait d'auteurs protestants
28: 55-57; 43: 143-144; 72: 704-706; 75: 116- 119
e43) enfin, une allusion, avec Cordier, à une affirma- tion de Manès concernant le `portefaix du ciel' 73:261-265c
e5) l'interprétation, qui est apparemment unique, d'Osorio: l'Aquilon est étendu paz le souffle de Dieu
36: 15-16
f) les interprétations de qui appendit terram super nihilum en Job 26/7b
fl) sens allégorique (Terre=Eglise)
17: 17-18; 18: 31-38; 20: 33-37; 21: 52

f2) interprétations diverses du `sur rien' qui signifie
f21) ou bien `sur l'air'
13: 19; 29: 104-106; 38: 130; 39: 14-16; 65:

497-499c
f22) ou bien le lieu le plus bas ou la gravité elle- même
21: 73-76; 24: 55-56; 31:66-69; 38: 132-138m;
46: 356-358; 62: 52-54; 73: 238-244
f23) ou bien le centre de la Tente ou du monde
40:
44-47;
41:
83-87; 46: 362-365;

51:42-44;
56:
36-37;
57:
138-134;
59:
20-22;

63:
77-74;

65:
561-563; 71a: 9-11;
72:
646-648m;
79: 172-

176; 80: 252-254c
flq) ou bien que la Terre tient par elle-même, sans
rien ou sur aucun fondement
14: 21-23;
31: 65-66;
34: 63-65;
36:

16-17; 40:
45-47; 44:
22-23; 49:
18-20; 67:
34;

70: 5-6; 74:
36-38




f25) le `sur rien' étant encore rapporté au temps de la
création
61: 18-19
f26) enfin, une notation linguistique selon laquelle le mot hébreu correspondan[ à `rien' est composé de deux mats signifiant `non' et `quelque chose'
63: 85-87; 65: 515-5 t 6; 69: 68-74; 72: 643-644;
80: 254-256
f3) autres interprétations extrêmes
f31) le `sur rien' signifiant proprement `sur rien', en particulier avec Stunica (45)
15a: 16-17; 45: 150-153; 47: 50; 62: 60; 65:
497-499; 6b: 21-22; 69: 76rn; 78: 14; 79: 44-45,
165-166;103:122-123,667-674
f32) ou bien, dans la ligne d'une `physique divine'
(voir ABa4), que la Terre est soutenue par la puis-
sance de Dieu (11), par son verbe (11), par Dieu lui-
même (4), par sa volonté (3), paz sa main (1)
[nous mettons en indice p pour puissance, v pour ver-
be, Dpour Dieu, vo pour volonté et m pour main] 15a: 16-19p, 19-20v; 23: 112-122p; 26: 62-64D; 28: 55-57v; 29: 110-113v; 30: 38-41 v; 32: 13- 14D; 35: 39-43p; 41: 87-94v; 42: 29-31 p; 43: 143-144D; 46: 366-370vo, 384-395p; 47: 51- 54v; 48: 7-8p; 50: 17-18m; 52: 73-76p; 55: 75- 78vo; 64: 19-20v; 65: 567-573vo; 68: 22-24p; 69: 76-79v; 71b: 170-171p; 72: 696-697p; 73: 251-253p; 74: 22-23v; 75: 116-117v; 76: 3-4v; 79: 44-46v; 80: 260-262D
g) les `colonnes du ciel', er le Hutus de Dieu qui les fait trembler en Job 26/11
gl) sens purement allégoriques de l'expression
`colonnes du ciel', à savoir
gl1) les apôtres et docteurs
2836 13: 22-23; 20: 40-42; 57: 172-175m; 58: 37-41; 75: 126-129m
g12) les prédicateurs
17:21-22; 18: 41-42; 21:58-59; 62: 79-84m glg) les bienheureux, selon Gordon
61: 22
g14) un terme métaphorique ou, plus souvent, poé- tique
38: 146-160; 41: 104-107; 71a: 15; 73: 315-323,
332-335; 74: 43-44; 80: 269-272m
gis) les anges proprement dits (voir en ACg31 pour
un autre sens du terme `anges')
15a: 34-37; 15b: 65-66; 17: 21-22; 18: 41; 21: 58; 41: 112-114m; 46: 410-422m; 53: 8-9; 55: 81-83; 59: 25-26m; 63: 114m; 69: 90-91 m; 72: 739-750m; 75: 125-126m; 80: 273-274m
g2) une première ligne d'interprétation dans un sens réaliste, à savoir
g21) simplement
1— les montagnes
32: 17-18; 65: 583-586m
2— et les tremblements de terre qu'elles subissent 46: 445-489
3— ou les lieux sacrés
46: 432-444m

g22) ou plutôt, les montagnes qui soutiennent le ciel selon une conception cosmologique ancienne, opi- nion souvent rappelée sans être toujours explicite- mentécartée, et pleinement développée paz Sanchez (57)
26: 68-69; 29: 116-118; 31:75-80; 40: 60-62c; 41: 107-112m; 43: 148-150m; 46: 163-165m, 429-431 m; 47; 60-61; 50: 22-23; 56: 41-43; 57: 176-220; 59: 25-27m; 62: 85-89; 63: 111-113c; 65: 615-655; 66: 25-28; 67: 40-45; 68: 27-30; 69: 87-90; 70: 9-10; 71b: 183-185; 72: 751- 756m; 75: 131-134; 79: 195-197; 80: 273m; 103: 66-67, 459-461
g2g) ou encore
1— les éléments qui soutiennent le ciel
41: 109-110m; 46: 427-429m; 65: 606-614c; 72:
766-780m
2— et en particulier l'air
69: 84-87, 91-96; 72: 757-765m; 79: 194-195;
80: 273-274m
g24) et ce qui est sous le ciel
28: 60-61; 30: 45-47
g3) une deuxième ligne d'interprétation, àsavoir
g31) les (anges) moteurs des cieux
23: 126-128; 24: 61-62; 25: 127-129; 34: 68-72; 46: 400-406m; 52: 82-89; 57: 151-154m; 60: 39-40m; 62: 75-78; 65: 595-601 c; 72: 729- 738m; 73: 335-338; 77: 50-51
g32) les virtutes c•ælorurn de Mt 24/29
[deux occurrences emploient les termes facultates ou
vires]
45: 157-158; 46: 406-409m; 51:49-50; 57: 151-
153m; 65: 601-605c; 72: 734-738m; 75: 129-
131; 78: 18; 80: 273-275m; 103: 459-462
gag) et encore la `fermeté du ciel'
40: 62-65; 46: 490-504, 580-581;60: 36-37; 62:
89-92; 65: 589-591c; 69: 90-91rn; 71b: 181-
182; 73: 310-315; 79: 192-194; 80: 278-282;
103:459-462
g34) ses fondements
16: 34-36; 22: 49-50; 44: 26-28
gag) les cieux eux-mêmes
27: 18-19; 57: 221-241; 63: 97
g36) la machine du ciel
59: 25
g4) une troisième ligne d'interprétation, plus propre-
ment scripturaire, il savoir
g4l) la colonne de nuée de l'Exode
63: 100-106; 71b: 183m
g42) le moment de la création des cieux
41: 115-121; 80: 276-278c
g4g) le tonnerre ou un tremblement de terre, la théo-
phanie du Sinaï étant plus ou moins en arrière-plan 26: 69-70; 28: 62-63; 29: 132-134; 35: 46-47; 38: 143-146; 41: 101-104; 42: 39-42; 43: 153- 156; 44: 26-28; 46: 149-154; 50: 23; 51: 51-58;
60: 36-39; 63: 108-109; 65: 725-727; 68: 29-30;
71b: 194-198; 73: 324-328; 75: 130-131; 78:
18-19; 79: 195; 80: 296-299
g44) ou bien, avec Calmet, ce qui est le propre de la
cosmologie ancienne de la Bible
105:479-495
2837 g5) le sentiment que provoque le Hutus de Dieu fai-
sant trembler les colonnes du ciel
[voir ACa7 pour des allusions mythologiques]
g51) admiration et révérence plutôt que crainte
pénale
21: 60-67; 22: 52-54; 23: 129-135; 24: 62-63; 25: 129-134; 26: 69-72; 29: 142-150; 31: 80-89; 34: 70-72; 36: 20-21; 40: 69-70; 43: 152-153; 45: 91-102, 160-168; 46: 504-5]2; 52: 89-93; 55: 83-90; 57: 155-171; 62: 93-100; 64: 23-25; 65: 658-788; 66: 26-28; 67: 43-45; 69: 97-108; 71b: 193-204; 72: 788-794; 73: 344-368; 77: 51-54; 80: 292-295
g52) beaucoup plus rarement, avec Sanchez et Cordier, une crainte analogue à celle des esclaves 57: 160-165; 73:332-335
g53) parfois évocation, à son propos, de la fin du
monde
[quand cela relève de l'un des versets de Job 9, le ver- set concerné est alors mis en indice]
16: 37-39; 46: 63-66g, 495-501; 47: 60-64; 55: 12-146, 28-317; 62: 96-97; 65: 84-875, 591- 594c; 72: 68-825; 75: 17-20g; 80: 111-1146, 182-1917
g54) référence étant parfois faite à des préfaces et à
un hymne de la liturgie
53: 11-14; 73: 349-353 et 62: 99-100
h) les fondements' de la terre ou ses 'bases', surtout
d partir de Job 313/4-6
hl) sens allégoriques de l'expression `fondements de
la terre'
15a: 51-54; 18: 45-47; 20: 49-51
h2) développements sur le terme `fondement' ou `fonder', celui de Chrysostome (12) étant tout à fait original
12: 7-11; 72: 837-903;101: 35-55;103: 9-51, 53-
73, 642-707; 104: 256-387
h3) interprétations diverses des `fondements' de la
terre ou de ses `bases', à savoir
h31) les montagnes
63: 135-137m; 75: 165-16ôc; 80: 384c
h3~ la mer, les eaux
43: 195-205; 63: 137-138m; 75: 166-170
— ou le milieu de l'air
33: 10-12; 79: 227-229
h3g) le centre de la terre ou le `rien'
19: 26-31; 31: 138-143; 40: 96-101; 51: 63-64;
57: 274-276, 317-320; 62: 126-128; 63: 137-
143; 65: 883-891; 70: 19-20; 71b: 221-225; 76:
11; 77: 71-72; 79: 227; S0: 392-401
— un centre qui, selon Boulduc, est `un point indivisi-
ble'
65: 993-1006
h34) la `stabilité' de la terre, en particulier avec Stunica (45)
22: 91-94; 34: 75-78; 45: 182-183; 46: 574-583;
51:76-78; 52: 100-102; 60; 51-54
— étant introduite ou associée pour le centre ou pour la stabilité la notion d'immobilité
19: 30-31; 34: 80-82; 46: 583-586, 672-678; 49:
41; 62: 135-137; 65: 887-888; 66: 31-33; 72: 943-953
h35) le lieu le plus bas
21:73-75; 23: 138-140; 34: 78-82
h36) le fondetent de tous les éléments
22: 63-71; 25: 144-148

h37) le fondement de l'univers, Schmidt (80) citant Mercier (41) mais lui préférant l'idée d'un `premier commencement'
29: 169-172; 30: 56-59; 34: 78-82; 41: 131-133; 46: 586-598; 71b: 223-225; 80: 337-343 h3g) enfin et plus radicalement, dans la ligne d'une `physique divine' (voir ABa4), la puissance de Dieu (5), sa volonté (1), son verbe (5), sa main (3) ou Dieu lui-m@me (1)
[nous mettons en indice p pour puissance, vo pour vo- lonté, vpour verbe, m pour main et D pour Dieu]
16: 67-70m; 25: 174-177p; 26: 108-110v; 28:
75-76m; 30: 59-61 v; 35: 88-90v; 41: 162-164p;
43:205-206p;47: 93-94v;55:123-126rn;62:
134-135p; 65: 897-932vo; 72: 969-970p, 1217- 1218D; 75: 162-163v
i) la métaphore de l'édifice et de l'architecte en Job 38/4-6
[ces mots ne figurent pas explicitement dans le texte des versets concernés, mais sont employés dans les Commentaires]
2838 il) interprétations purement allégoriques, au sens où j2) le terme `mesures' rapporté directement à Dieu
c'est l'Église qui serait visée
13: 35-39; 15a: 49-81; 17: 26-35; 18: 45-72; 20: 45-65
i2) le plus souvent, la métaphore étant développée i2l) ou bien en comparant avec la construction d'un édifice paz un architecte
16: 53-56; 26: 92-98; 31: 97-99, 110-111; 34: 104-119; 35: 60-64; 38: 194-224; 40: 82-89; 42: 50-51; 43: 163-164; 45: 177-180; 46: 601-607; 47: 77-87; 50: 29-33; 51:77-78; 52: 99-100; 57: 250-268; 59: 37-40, 43-44; 60: 45-48; 65: 938- 941; 66: 41-42; 68: 49-57; 69: 148-166, 187- 203; 70: 14-15; 71b: 219-221, 233-240; 72: 841-855, 1137-1172; 73: 377-383; 74: 52-53; 75: 156-159; 77: 58-75; 78: 26-32; 79: 224-245; 101: 50-55
i22) ou bien, d'abord avec Thomas d'Aquin (23), en distinguant les quatre opérations que Fait l'architecte 23: 156-176; 24: 89-111; 62: 111-117
i23) et, parfois encore, explicitation du détail de la métaphore de l'édifice —toit, mur, plancher, etc. 46: 588-594; 65: 1007-1123; 72: 1116-1122; 103:466-468
i2q) tout cela impliquant raison et finalité
14: 37-39; 23: 147-155; 26: 92-94; 31: 126-130
i31) enfin insistance sur les outils utilisés 26: 96-98; 28: 72-75; 29: 196-199; 30: 68-69; 31: 123-126; 34: 96-101; 35: 61-63; 36: 32-33; 40: 103-105; 41: 149-152; 43: 179-185; 45: 196-197; 50: 30-31;60: 46-48; 67: 58-62; 73: 409-420; 75: 156-159
i32) et, dans cette ligne, quelques développements sur le terme ligea du verset 5
46: 642-667; 63: 126-132; 65: 970-984; 72: 1081-1104
i33) mais inversement, avec Sanchez et Schmidt, négation de l'emploi. de tous ces outils parce que suffit la seule volonté de Dieu
57: 292-305; 80: 371-378
j) les `mesures' de la Terre en Job 3R/.S
j 1) interprétations allégoriques
13: 35-37; 15a: 61-63; 17: 29-31;18: 58-67; 20:
s3-s8; 21:79-82
j21) soit comme le signe d'une intention divine dont il est souvent affirmé que la raison humaine ne peut en rendre compte
12: 15-18; 14: 37-39; 23: 160-163; 24: 98-101; 26: 110-121;29: 192-195; 31: 113-118; 33: 11- 12; 34: 91-95; 38: 261-292; 43: 175-179; 46: 607-621; 62: 119-122; 77: 67-69; 80: 371-378
j22) cela étant parfois renforcé par la citation de Sag 11/21
22: 76-88; 25: 153-157; 55: ]06-112; 57: 297- 300; 73: 411-420
j2;) ou encore par l'ajout du terme `stabilité' au tri- plet `nombre, poids et mesure' de ce verset de la Sagesse, avec Brentz et Pellikans
28: 72-74; 30: 70-72
j2q) ou bien affirmation que Dieu seul est l'auteur de ces mesures, Menochio (59) introduisant le terme `symétrie'
41: 144-148; 42: 52-55; 44: 37-39; 52: 102-104;
59: 37-40; 68: 42-45; 72: 1002-1023; 79: 229- 237; 80: 365-370m
j31) allusion parfois aux `Géographes' et à leurs mesures de la circonférence de la Terre
29: 187-192; 43: 175-176
j32) mais, souvent, affirmation de l'incertitude des mesures faites par l'homme, parfois avec une cita- tion de 5i 1/2 —`qui a mesuré la hauteur du ciel ?'—, ou bien avec une énumération de valeurs extrême- ment diverses
[ce sont des `géomètres' qui les déterminent; d'autre part, nous mettons 1 en indice pour les citations de Si 1/2 (et cela aussi en ACj4), et des parenthèses dans le cas des énumérations]
30: 66-78; 43: 175-176; 47: 92-93; 53: 22-321;
65: (941-951), 966-9681; 72: (1060-1077); 75: 150-155
j4) de plus
j41) les passages où Pereira, dans son commentaire de la Cenèse, mais à partir de ces autres fragments de Si ] /2 —'qui a mesure la profondeur de la Terre ... ?', `qui a compté les jours du monde ?'— se demande si ces mesures sont possibles ou s'interroge sur la durée de l'univers
101: 185-2251, 515-5401
2839 j42) et ceux où Lorini, dans son commentaire des Psaumes, s'attazde à énumérer des séries de nom- bresconcernant le rayon de la Terre, de l'univers, etc.
103:144-160,223-225,383-3961,515-572,
912-931
k) les circuli en Job 38/6a
[le terme circuli est une transcription latine, dans la Verus Latina, du ~Kaor de la Septante; il est rendu par bases dans la Vulgate]
kl) sens allégorique pour Augustin
13: 42-45

k2) essais d'explication de ce tenue
5: 50-53; 16: 61-66; 46: 691-699m

k3) le cercle, symbole de la stabilité, pour Philippe 15a: 72-80; 15b: 86-94
l) la pierre angulaire' en Job 3$/6b
I1) sens allégoriques rapportés au Christ
13: 45-46; 15a: 80-81; 16: 70-72; 17: 34-35; 20:
62-65; 21: 86-91;46: 712n; 55: 130-131; 63:
151-153;72:1232-1236
12) interprétations diverses
121) ou bien
1— ce qui donne sa stabilité à l'édifice et donc à la
Terre
16: 67-70; 22: 95-101; 28: 81-83; 29:211-214;
40: 106-108; 44: 44-45; 47: 83-84; 69: 198-203;
72: 1237-1243; 73: 429-432; 79: 234-235; 80: 417-418m
2— étant précisé parfois que `pierre angulaire' est à prendre allégoriquement
41: 174-177; 71b: 268-270; 75: 175-178; 811: 415-417m
122) ou bien
1— soit le centre de la Terre
23: 175-176;
24: 109-I
1 l; 25: 178-184;
29:

214-216; 45:
203-219;
46: 700-712; 48:
12-13;

52: 104-107;
55: 127-128m; 63: 148-149; 65:
1120-1124; 77; 73-75; 80: 411-412m

2— soit, de manière pius globale, ]e centre de l'uni-
vers
30: 90-92; 41: 169-172m; 62: 129-132; 75: 171- 174m
3— soit, d'une manière plus obscure, avec de Groot (voir ACe24 pour une interprétation analogue de cet auteur) les pôles de la Terre
70: 21-22
4— et les passages où est associée la notion d'immo- bilité
22: 94-98; 60: 51-53; 65: 1110-1120; 71b: 262-
265; 73: 429-433; 80: 402-406
123) enfin, selon des citations d'interprètes juifs, le milieu de la mer, ce qui est une allusion possible à l'aporie de l'émergence de la terre au dessus des
eaux
41: 172-174m; 63: 149-151m; 75: 174-175m; 80: 413-415m
13) autres notations
131) négation de la convenance de ce terme, avec Schmidt
80:402-410,418-420
132) son application à l'acte de la création, avec Cajétan
31:155-156
133) ou développement très long sur ce terme, avec Boulduc
65:1034-1124
134) ou reprise de l'expression employée par Valli',s B75, 185-186: le centre de la Terre, dur comme le diamant —initiée par Tirin (60), et cependant criti-
quée
60: 54-56c; 69: 195-197m; 73: 432-435c; 80: 390-392m
14) considérations sur celui qui pose la première pierre — à savoir un Prince —, avec Lavater et Boulduc
43: 208-211; 65:1 ] 33-1.139
2840
D. Versets de l'Écriture le plus souvent cités
dans les Commentaires de Job

[nous indiquons le verset de Job otl de tels versets sont appelés, et on pourra se reporter à l'Index scripturaire quand nous ne donnons pas de renvois; nous faisons parfois cependant des allusions aux autres Commentaires, surtout celui de Lorini pour les Psaumes (103), et nous traitons les Pi',res (4 à 9) en terminant]
a) Sur les 8 occurrences de 2 Sam 22/8 —`la Terre a été déplacée et a tremblé ...'—, 3 apparaissent dans le commentaire de Job 26/11 et les autres se trouvent en Job 9/6 (une fois cependant en Job 9/5). Ajoutons ici que des 7 occurrences du Ps 17/8 dont le texte est identique à celui de 2 Sam 22/8, 4 appazaissent dans le commentaire de Job 26/11, et les autres dans celui de Job 9/6; les deux occurrences du Ps 17/7-8 se trouvent dans le commentaire de Job 9/5 par suite de l'appel conjoint au verset 7 du Psaume.
b) Sur les 10 occurrences de Job 916 présentes dans les commentaires proprement dits des autres versets, il s'agit presque toujours soit en Job 26 (6 cas) soit en Job 38 (3 cas) d'un simple renvoi à ce qui a été dit alors; une seule occurrence (65, 583) est citation explicite du verset.
c) Inversement, avec Job 2617, on a seulement trois renvois, en 41, 51 et 71b, lors du commentaire de 38/4 à ce qui a été dit pour ce verset; les autres cas sont des citations explicites soit lors du commen- taire des versets 9/5-6 (4 fois au verset 6) ou lors de celui du chapitre 38/4-6 (3 fois au verset 6). On notera de plus que Lorini (103) y fait 6 fois appel dans ses commentaires de versets des psaumes
d) Par contre les versets de Job 38/4-6 ne sont que rarement appelés, à savoir en 65 dans le commen- taire de 9/6, et en 69 dans celui de 26/7.
e) Le Ps 23/2 —`il a fondé la terre sur les mers'—, abordé autant en Job 26 qu'en Job 38 (deux fois cependant en Job 9/6), fait souvent problème, aussi bien que le Ps 135/6
el) il est souvent plus ou moins écarté, le lien avec l'aporie de l'émergence de la terre au dessus des eaux selon Gen 1/9 n'étant fait qu'en 69 et 103
964-972c; 103: 249-264
e2) discussion sur le sens de `sur' qui signifierait en fait `à c8té de', `le long de', ce que nous retrouve- rons dans le dossier B (voir BD2c5), le lien à Gen 1/9 étant fait en 79 et 103
63: 30-31, 79-85; 72: 337-338, 666-669; 74:

]77-185,211-215;103:260-264;104:321.-322
e3) Trapp, seul, semble prendre à la lettre le dire du
Psalmiste
75: 166-170
e4) il est paz ailleurs notable que Thalès, souvent évoqué par ailleurs (voir Index des auteurs), ne le soit pas directement dans ces remazques des Commentaires de Job sur le Ps 23/2
e5) on pourrait voir encore
e51) les longues discussions que Lorini consacre à ce Psaume aussi bien qu'au verset analogue du Ps 135/6, et Augustin sur ce même point
103: 247-331, 857-872, 879-882 et 9a: 132-155
e52) et aussi celles que Pereira ou Pineda consacre à
ce Psaume 23
101: 114-139, 165-183; 104: 285-326

fj Le Ps 74/4, avec 7 occurrences — et c'est surtout 4b qui est visé avec `j'ai affermi les colonnes de la terre'—,est naturellement toujours cité (sauf une fois en 65, visant alors Job 26/11) dans le commentaire de Job 9/6 qui contient l'expression `colonnes de la terre'
g) Tous les appels au Ps 103/2 —`lui qui étend le ciel comme une tente'— se trouvent dans le commentaire du verset Job 26/7 à l'exception d'Olympiodore (16) en 26/l 1, et l'on pourra voir le long commentaire de Lorini(103)
7: 33-39; 9a: 216-251; 16: 36-37; 22: 37-38; 23:
100-105; 24:48-50; 28: 51-54; 34:52-58; 41:
71-77; 42: 26-28; 43: 134-135; 45: 143-145; 46:
68-69; 62: 48-52; 63:
231-238; 77: 33-36; 80:
222-225; 103: 574-640
5: 56-60;
26:

99-100; 43: 141-143, 195-206; 63:
309-312; 50: 13-15;
52:

136-138;
69:

131-135; 72: 649-679, 862-864c,
69-70; 72: 563-566;
73:

2841 h) Quant au Psaume 103/5 —`lui qui a fondé la Terre sur sa stabilité ...'—, qui revient si souvent, il est cité en Job 9/6 (7 fois), en 26/7 (11), en 38/4 (6), en 38/6 (8) et en 38/4-6 (4). On notera de plus qu'il est cité 7 fois par Lorini (103) dans son commentaire des versets des Psaumes, en dehors du commentaire qu'il fait de ce verset
i) Des 12 occurrences du Ps 103/32 —`lui qui regarde la terre et la fait trembler, qui touche les montagnes et elles fument'—, la seconde partie n'est citée isolé- ment qu'une seule fois (en 16, par Olympiodore) et alors à l'occasion de Job 9/5. Le verset est principa- lement appelé lors du commmentaire de Job 9/6 (7 fois) et les 4 autres occurrences concernent soit le verset 9/5 soit le verset 26/11. Ajoutons que nous ne donnons pas d'extraits du commentaire de Lorini pour ce Ps 103/32, qui n' a que peu de considérations cosmologiques et qui l'interprète surtout, et à juste titre, paz la théophanie du Sinaï en Ex 19/18 —`toute la montagne du Sinü fumait'—
j) Des 9 occurrences de Prov 8/29 dont 8 concernent 8/29c —'quand il pesait les fondements de la terre'— et l'autre 8/29b —'la loi imposée aux eaux'—, 6 sont citées dans le commentaire de Job 38/4, deux autres dans celui de lob 9/6 ou 26/7 (respectivement en 67 et 46), la dernière l'étant en Job 38/6 (65, 1010), mais en liaison avec 38/36 qui évoque le même fait que Prov 8/29b. Les occurrences rencontrées chez Lorini (103) correspondent dans 3 cas à 8/29c
k) L'appel à Eccl 1/4 —`la terre demeure pour tou- jours'—, si fréquent dans le dossier B,1'est beaucoup tnoins ici, mais reste significatif. En effet des 7 occurrences dont celle chez Stunica (45), deux (72, 952 et 73, 65) sont des critiques de l'exégèse de celui-ci, Les 4 autres occurrences se trouvent dans les commentaires de Job 9/5 et 9/6, de 26/7 et de 38/4. On notera encore l'appel fréquent que Lorini fait à ce verset (5 fois) qu'il interprète chaque fois comme signifiant l'immobilité de la terre.
1) Quant à Is 40/12 —`lui qui, de trois doigts, soutient la terre'— il est surtout cité en Job 26/7 (4 fois), puis en 9/6 (3), 38/4 (1) et 38/6 (1), tandis que Is 40/22b —`lui qui étend les cieux comme rien'— est cité 4 fois dans le commentaire de Job 26/7 et que Is 40/22a
—`lui qui siège sur le cercle de la terre'—l'est une fois par Pineda en 46, 595 dans son commentaire de lob 38/4. En outre, l'illustration donnée par Boulduc (65: 517-520) de l'image des trois doigts est originale, ou enwre celle d'Albert le Grand (22: 100-101)
m) Les occurrences de Rom L/20, comme montée vers Dieu à partir des réalités visibles, sont rares au contraire du dossier B et suscitent les commentaires suivants
35: 71-80; 72: 160-164; 79: 11-20
n) Enfin, quant à Heb 1/3, il est surtout cité dans le commentaire de Job 2617 (1 I fois); les autres occur- rences apparaissent en Job 9/6 (3 fois) et 38/4 (4 fois)
o) Nous renvoyons pour les versets suivants au thème où ils sont déjà mentionnés
Ex 10121-23 ou Act 27/20: ACc32
Jos 10/12-13 ou Is 38/8: ACc33-4
Sag 11/21: ACj22_3
Mt 21/21 ou 1 Cor 13/2: ACa42
D'autre part les Ps 18/6 e[ Eccl 1/5-6 concernant la course du Soleil, qui tiendront une si grande place dans le dossier B, n'apparaissent que peu parce que, sans doute, la question d'une immobilité du Soleil affleure peu (voir ABb). De même Gen ]/1 qui tien- dra une place importante comme résistance à l'hé- liocentrisme n'est presque jamais cité dans cette ligne. Les seules citations significatives à cet égard seraient dans le commentaire d'Albert le Grand (22, 46) et dans celui de Stunica (45, 154) qui a alors oublié son héliocentrisme (voir éventuellement l'Index scripturaire pour ces versets).
p) Résumons, en terminant ce thème, ce qu'il en est pour les extraits de textes de Pères (A4 à A9) qui ne sont pas des Commentaires de Job, Des versets exa- minés dans cette section, sont cités par Basile Ps 23/2, Ps 74/4 et Is 40/22, et par Augustin Ps 103/2 et Is 40/22, tandis qu'Ambroise cite Ps 23/2, Ps 74/4, Ps 103/2, 5 et 32, Eccl 1/4, Sag i 1/2l et Is 40/22. En outre ce dernier, dans ce qui n'est en somme qu'un bref extrait de son Hexameron, fait appel à Job 9/6, 26/7, 26/11 et 3814-6. Ce dernier fait, constaté alors que nous avions déjà déterminé les versets de Job dont nous donnons des extraits, nous a semblé signi- ficatif de la relative pertinence du choix ainsi opéré.
2842
E. Les thèmes particuliers abordés
dans les Commentaires de livres de la Bible
autres que celui de Job

[nous donnons ici une vue d'ensemble des problèmes cosmologiques spécifiques abordés dans ces Commentaires; c'est en quelque sorte une table des matières du contenu des extraits retenus]
a) le Commentaire de la Genèse en 101
al) longue discussion sur la Terre au centre du monde à partir de Gen 1 / 1
1 I -225
a2) que la plus grande partie de la science astrono-
mique se trouve dans l'Ecriture
239-267
a3) que, selon l'Ecriture, le ciel est sphérique
276-363
a4) le nombre des cieux
385-462

a5) si le mouvement du ciel cessera à la fin du monde
470-540
a6) si les étoiles peuvent être dénombrées 546-630
a7) sur le mouvement des cieux
632-640
a8) à propos de l'astrologie, et le problème posé par
les étoiles nouvelles
648-683
a9) la science d'Adam, qui inclut celle des corps célestes et est voie vers la connaissance de Dieu, et la science de Salomon
685-786
b) le Conunentaire de Josué en 102
b l) si le Soleil et la Lune se sont vraiment arrêtés
15-119
b2) longue discussion philosophique pour savoir si
arrêt ou mouvement sont ou ne sont pas naturels aux
astres et aux cieux
121-210
b3) cause efficiente de l'arrêt du Soleil (Josué, Dieu, un Ange), et les anges comme moteurs des cieux, ou notations sur la science de Moïse et de Josué
212-389 ou 252-256,859-860
b4) sens de l'expression `milieu du ciel'
391-441
b5) mois, jour et heure de l'arrêt
443-492
b6) durée de cet arrêt
494-596

b7) s'il y a eu avant ou après un jour aussi long celaétant un exemple typique d'une justification du sens littéral, dans une comparaison avec le miracle d'Ezéchias et des récits historiques —
598-776
b8) si tous les orbes célestes se sont arrêtés
778-870
b9) s'il s'en est suivi un arrêt de toutes les choses
dans le monde sublunaire —c'est le problème de
l'astrologie qui affleure ici —
872-922
b10) si le miracle de Josué est plus grand que celui d'Ezéchias
927-975
c) !e Commentaire des Psaumes en 103
[nous donnons ici l'énumération des versets en citant le fragment du verset pour lequel des extraits du Commentaire sont retenus]
cl) Ps 8/4 —`la lune et les étoiles que tu fixas'—, com-
prenant une analyse du terme `fonder'
9-51
c2) Ps 17/8 —`la terre a été déplacée et a tremblé'— (voir aussi en ADa), comprenant une référence aux `colonnes du ciel'
53-73
c3) Ps 17/16 —`les fondements de l'orbe des terres
sontdécouverts'-
75-124
c4) Ps 18/6c —`le Soleil bondit comme un géant'-
126-195
c5) Ps 18/7a — la course du Soleil `d'une extrémité du ciel à l'autre extrémité'-
197-245
c6) Ps 23/2 —`lui qui a fondé l'orbe de la terre sur les mers'— (voir aussi en ADe)
247-331
2843 c7) Ps 74/4b —`j'ai affermi les colonnes de la terre'—
(voiraussi en ADt)
333-346
c8) Ps 92/1 b —`il a affermi l'orbe de la terre'- 348-366
c9) Ps 94/4a —`en sa main sont toutes les extrémités
de la terre'-
368-396
c10) Ps 94/4b —`les sommets des montagnes sont à
lui'— (voir aussi ABd4)
398-444
et l) Ps 101/26a —`au commencement, tu as fondé la
terre'— (voir aussi ACh2)
446-5 l2
c12) Ps 102/11 —`selon la hauteur des cieux au des-
sus de la terre'— (voir aussi ACj4)
514-572
c13) Ps 103/2b —`lui qui étend le ciel comme une
peau'-
574-640
c14) Ps 103/5 —`toi qui as fondé la terre sur sa stabi-
lité'— (voir aussi ABa22 et Dh)
642-751
c15) Ps 103/l9 —`il a fait la lune pour marquer les
temps, le soleil a connu son coucher'-
753-835
e16) Ps 118190b —'tu as fondé la terre, et elle
demeure'-
837-855
c17) Ps 135/6 —`lui qui a affermi la terre sur les
eaux'-
857-895
c18) Ps 135/7 —`lui qui a fait les grands luminaires'—
(voiraussi ABd2)
897-949
d) le Commentaire de Eccl 1/4 ~ `la terre demeure (store) pour toujours' en 104
d1) longue exégèse du verbe store, qui se poursuivra
en le rattachant alors au terme stabilitas
7-68, 109-140 et 347-366
d2) description des stabilité et immobilité de la Terre, en commençant par une réfutation de Stunica (voir ABb3)
70-251
d3) affirmation que la nature propre de la Terre est d'être stable
254-387
d4) thèse selon laquelle, par cette immobilité, la Terre soutient et produit les générations, cela étant écho au verset 1/4 sans qu'il soit rappelé —`une génération passe, une génération vient'—, puis lon- gue critique de Gilbert {voir aussi ABbS) avec une conclusion sur le fondement du géocentrisme anthropocentrique
390-445 et 446-596
d5) enfin retour sur le problème de la Terre, source des générations, avec ce texte déjà mentionné (voir ABd74) sur la Terre-matière
599-661
e) lu Dissertation de Calmer sur `Le système du Mande des anciens Hébreux' en 105
el) but de l'auteur dans cette Dissertation: mettre en
garde contre une interprétation littérale
38-111
e2) la création du monde selon la Bible et selon les
Anciens
113-183
e3) la forme et l'immobilité de la Terre dans l'Écriture, avec une remarque sur la place des enfers 185-297 et 229-246
e4) la Mer et les eaux dans la Bible — insistance sur la notion que la terre est en quelque sorte une île entourée par la mer —
299-403
e5) les cieux et les astres dans l'Écriture
e51) les 3 cieux
406-416

e52) le firmament, sa solidité et les eaux d'en-haut 417-542
e53) le Soleil et ses éclipses
543-611

e54) les météores (tonnerre, éclairs, pluies, etc.) 612-659
e6) entin comparaison entre cette cosmologie de l'Écriture et les opinions des Anciens (ou de certains Pères)
e61) le principe premier
663-679

e62) la terre fondée sur l'eau
680-720

2844 e63) les fondements de la terre
721-737
e6q) les antipodes (voir aussi ABd3)
738-765
e6g) la source des eaux
766-794
e66) le ciel non sphérique (voir aussi ABc)
795-838
e7) conclusion
— la science des auteurs inspirés et ce qu'ils ont dit, qui, `contraire à la vérité et à l'expérience', n'empê- che pas `de faire fond sur le reste de leurs discours', avec la citation d'Augustin selon lequel ceux-ci ont
connu `la vérité du syst8me du monde' (A9a, 212- 215), ce qui implique le problème de l'inerrance 839-867
e8) en outre, ces fragments qui expriment un point essentiel: que l'Ecriture a parlé non pas selon le vul- gaire mais selon les connaissances de l'époque
e81) les auteurs inspirés se sont adaptés à la culture
des anciens Hébreux
62-92,401-403
e82) celle-ci étant analogue à l'opinion des anciens
Philosophes
102-104
2845
THÈMES DU DOSSIER $
A. Le conflit
entre Astronomie Nouvelle et Ecriture Sainte:
ses composantes

[nous décrivons dans ce chapitre des faits culturels qui, sous-jacents au conflit, permettent de comprendre l'exis- tence de celui-ci, en remarquant en outre que, le plus souvent, les renvois indiqués courent tout au long du dos- sier et indiquent donc la permanence de leur présence]
A1. Comment est perçue
l'histoire
de l'astronomie

[ce qui suit est, à maints égards, une illustration du fait que la grande majorité de la communauté chrétienne par- tageait la conviction exprimée paz Pereira au début de sa Première Règle, à savoir que le récit de la création du monde est `entièrement historique' (A2, 26-27), et cela s'étend évidemment à toute la Bible; d'autre part, ce qui sera décrit de la science astronomique des personnages bibliques aide à comprendre la place de l'Ecriture dans les connaissances de l'époque; enfin nous adjoignons en indice `az' ou `g' quand arithmétique ou géométrie sont mentionnées dans les rétrospectives historiques concernant l'astronomie]
a) exposés systématiques d'une histoire de l'astrono- mie
a11) des exposés qui donnent le plus souvent une place prépondérante aux personnages ou aux au- teurs bibliques
S: 48-63; 52a: 4-47; 57: 6-39g; 61: 18-36; 65: 56-70; 82: 96-143; 163: 29-39; 2106: 7-93g; 220x: 7-52; 234: 6-166; 242a: 10-11; 255: 8- 219; 261: 90-299az,g; 270: 5-104; 283: 44-75az; 288: 6-112; 3136: 3-101
al2) les Chinois eux-mêmes ayant reçu des Hébreux leur science selon Hevelius et Cassini
288: 97-107; 3136: 79-82
— et une information selon laquelle Kepler aurait uti- lisé des données anciennes en provenance de Chine (25S), son gendre, Bortsch (163), intégrant les Chinois dans son histoire de l'astronomie
163:27;255:22-26
al3) Cassini affirmant l'excellence de la con- naissance de la longueur de l'année par les Patriarches
3136:48-77
al4) l'accent mis sur la science des prêtres égyp- tiens, dont il est souvent dit qu'ils l'ont reçue d'Abraltam ou de Joseph
9: 133-135; 65: 65-68; 74a: 14-17; 1046: 42-43; 195a: SS-72; 222d: 62-64; 234: 90-93; 255: 82-
84; 261: 240-244; 270: 69-75
a2) en sens inverse cependant, mais rares, des exposés
a21) ou bien, avec Gassendi et Von Guericke, met- tant en question cette appréciation des connaissan- ces d'Adam et de ses descendants parce que son ori- gine n'est pas proprement scripturaire mais provient de l'historien JosBphe, surtout en ce qui concerne la période d'Adam à Abraham
222d: 1-100; 286: 3n
a22) ou bien, avec Boulliau, ne faisant qu'une allu-
sion fugitive à l'Ecriture
2106:82-86
a23) ou bien, cas unique avec Gilbert, niant radicale- ment l'existence de connaissances astronomiques chez les hommes primitifs, mais énumérant `ces sages qui feraient des recherches concernant les choses divines et humaines' parmi lesquels il range en particulier `les Prophètes chez les Hébreux' et aussi `les Druides chez les Bretons et les Gaulois' ainsi que les `Prêtres chez les Egyptiens'
1046: 3-84az.,g
a24) ou bien, avec Newton et Boscovich, ne faisant plus aucune place aux sources scripturaires
2846 298c; 10-55; 319c: 1-143
a2g) ou encore, avec La Lande, insistant sur le carac-
tère fabuleux de tout ce qui concerne l'origine de
l'astronone
320: 5-20
a3) par contre, un exposé de Snell concernant l'his- toire de la mesure des dimensions de la Terre, qui est plein d'allusions scripturaires
148: 1-146
a4) enfin, les cas
x41) oil des auteurs éprouvent le besoin d'évoquer
Atlas, parfois dit avoir été le premier astronome,
cela étant le plus souvent qualifié de fable 8:48-55; 9: 136-137; 29b: 18-20; 61:29-33n; 70c: 103-105; 86: 46-50; 209b: 1159-1160; 251: 808-809; 252b: 11; 255: 161-162; 270: 49; 283: 55-61; 313b: 91-95
x42) et où divers astronomes anciens ou modemés
et même Enoch (220x) —lui sont comparés
163: 33-34; 220x: 40-42; 270: 111-114
b) af)^rrmations concernant la science astronomique de personnages et auteurs bibliques
[sont repris ici, dans certains cas, des fragments de renvois donnés en BAIa]
bl) la science d'Adam, de ses fils et des patriarches bll} listes de patriarches ayant eu cette science depuis Adam, la formule type étant celle de Clavius (57): `personne ne doit douter que les premiers inventeurs de l'astronomie ont été les ancêtres du genre humain, je veux dire Adam, Noë, Abraham ...
8: 55-56; 36a: 7-10; 50: 21-26; 52a: 7-11; 54: 52-55; 57: 6-10; 61: 18-19; 64a: 22-30; 65: 59- 65; 74a: 11-13az,g; 81: 1-7; 82: 97-116;114x: 36-40; 123: 124-128; 163: 29-34; 195a: 66-69; 220x: 26-45; 244: 35-44; 248: 24-27; 261: 115- 126; 270: 16-19, 39-48; 283: 48-50; 288: 62-78
b12) une science
1— qui s'origine avant la chute, selon Girard et
Cellarius
193: 26-29; 261: 126-129
2— Adam étant, selon Herbin, `le meilleur philosophe
du monde'
251: 1009
3— ce qui est contesté sous la forme d'une perte de connaissance après la chute ou, avec Cellarius (261), sous celle d'une connaissance limitée
25b: 54-61; 163: 8-13; 193: 42-45; 261: 129-
] 30; 283: 12-13
4— Dieu lui-même étant finalement `le premier
Astronome'
261: 96-114
5— aussi bien que `le premier géom8tre' 116a: 14-16; 150: 41-42; 261: 105-107
b13) à ce propos
1— hésitation première, chez Hevelius, devant l'affir- mation de la science d'Adam et de ses fils, puis pleine acceptation de sa réalité
288: 26-31, 31-48
2— ou bien affirmation par Sizzi d'une science infuse en Adam ou autres personnages bibliques 123:125-127
3— et, de plus, selon Campanella, qu'Adam est à l'o-
rigine de la science expérimentale
134x:189-202
b14) une science
1— gravée sur des stèles de pierre et de brique paz les fils d'Adam, Rheita (234) explicitant les effets du feu ou de l'eau sur elles
9: 90-98;19: 18-29; 39: 108-113; 52a: 7-22; 57: 10-21; 64a: 23-35;183: 25-29; 220a: 29-37; 222d: 14-19; 234: 6-21; 242x: 10-11; 261: 184- ] 91; 283: 61-64; 313b: 51-58
2— et mention de ce fait encore par La Lande qui ne
le récuse pas entièrement
320: 21-28
3— tandis que Frischlin le récuse
82: 113-116
bls) tout cela, selon Jordan, manifestant que l'Astronomie a été la première de toutes les scien- ces, l'écriture ayant été alors inventée pour en graver les résultats sur ces stèles
19: 40-49
— et Philalteus prétendant que les Patriarches dispo- saient déjà d'instruments
50: 16 17
b 16) et encore, insistance sur la longévité des patriar- ches qui fut une condition extrêmement favorable parce qu'elle rendait possible l'accumulation des observations par la même personne
9: 101-1078; 19: 29-35g; 52a: 9-11; 57; 2l-
25az,g; 64a: 54-61; 65: 62-65; 82: 232; 222d:

2847 19-29; 234: 21-23; 244: 41-43g; 261: 156-
170az,g; 288: 72-73; 3136: 30-44
b17) enfin
1— avec Cellarius et Cassini, remazques relativement pertinentes concernant la nécessité, pour l'homme primitif, de ces connaissances astronomiques afin de s'orienter dans le temps et l'espace
261: 119-170; 313b: 3-29
2— et, avec La Lande, ces autres remazques pertinen- tes sur ]e contenu des connaissances astronomiques
les plus anciennes
320: 5-10
b2) la science d'Enoch
9: 134-147; 220a: 39-42; 222d: 30-43; 234: 24-
58; 261: 191-196
b3} la science de lsfoë
b31) des descriptions plus élaborées, par de Mesme,
Deusing et Rheita
43: 76-79; 220a: 42-49; 234: 99-105
b32) et sa compétence de gëomètre et d'azehitecte dans 1a construction de l'azche, selon Cellarius
261:199-205
b4) la science d' Abrahan~
b41) en elle-même
52a: 22-45; 64a: 38-45; 116a: 42; 255: 39-42;
281:190-193
b42) comment elle dépend de celle de son père Tharé qui descendait des patriarches et vivait en Chaldée 234: 59-61; 288: 88-91; 313b: 85-87
b43) sa transmission aux Egyptiens, Gassendi contestant ce fait (222d}
19: 35-38; 57; 23-25ar; 64a: 45-SOar; 65: 65-67;
706: 88-92; 74a: 14-16; 222d: 44-56; 234: 61-
66; 255: 82-$5; 261: 224-229; 283: 50-52az;
313b:87-90
b44) sa transmission aux Chaldéens, et aux Egyp- tiens, et aux Phéniciens, de Mesme (43) ne parlant pas des Chaldéens
9: 123-135; 36a: 7-10; 43: 76-79; 234: 84-94; 261: 276-280
b5) la science de Joseph
b51) son affirmation
51:19-21; 195a: 64-66; 255: 87-110
652) sa mise en cause
1— une science que, selon Gassendi, il aurait en fait
reçue des Egyptiens
222d: 57-70
2— ce que finalement Cellarius conteste au nom de Act 7/10 —`Dieu lui donna grâce et sagesse devant
Pharaon'—, précisant d'ailleurs que c'est lui plut8t
qu'Abraham qui aurait instruit les Egyptiens
261:231-251
b6) la science de Moïse
b61) son affirmation, en précisant souvent que c'est lui qui a instruit les Egyptiens, cela malgré la cita- tion de Act 7/22 —`ainsi Moïse fut-il instruit dans
toute la sagesse des Egyptiens'— parfois associëe à ce dire
99: 29-35; 195a: 55-64; 195b: 327-329; 251:

1019-1022; 255: 120-131; 261: 252-268; 267:
266-270
b62) autre affirmation, en général provenant de coperniciens, citant alors systématiquement Act 7/22 pour en conclure que, en fait, Moïse a reçu sa science des Egyptiens
134a: 287-290; 153b: 59-60; 189: 208-211,

223-225; 222d: 71-76; 234: 106-110; 313b: 96-
99
663) remarques plus développées sur cette science
de Moïse, qu'il aurait reçue, selon Herbin (251),
dans une `extase' en ce qui concerne les premiers
jours de la création
134a: 279-296; 251: 414-437; 255: 64-79 b64) et encore la remarque de Bruno sur Moïse `annexant' le livre de Job aux livres de sa loi, et celle de Worm sur Môise, `fid81e secrétaire de Dieu' 76a: 101; 156a: 63-65
b7) la science de Job
b71) son affirmation
70b: 58-63; 222d: 77-88; 234: 129-145; 288:

55-57
b72) Job étant d'ailleurs respectivement, selon Daneau ou Bruno, `le suprême physicien et philoso- phe' ou celui dont `le livre est particulièrement remarquable'
68: 126-127 ; 76a: 96- 100
— et une remarque intéressante de Galilée dans une note manuscrite au texte de Delle Colombe
119: 48n
2848 673) la preuve de cette science provenant sim- plement, selon certains, de ce qu'on trouve chez lui — et aussi chez Amos selon de Mesme et G. Wendelin (43 et 174a) —les noms de constellations (les Pléiades, Orion, l'Ourse)
39: 92-95; 43: 58-74; 174a: 25n; 195a: 29-54; 255: 48-55
68) la science de Josué
681) d'une part, son affirmation, celle de Windekilde (267) ëtant particulièrement forte lorsqu'il évoque en même temps celle de Jésus lui-même à partir de Mt 5/45
195a: 204-225; 2456: 690-731, 751-790; 267: 245-300
682) d'autre part, sa contestation
93ab: 96-101; 144a: 44-47; 2456/249: 686-688;
263: 72-78
683) mais, en sens inverse, l'exégèse de Galilée qui sous-entend que Josué connaissait la thèse de Kepler sur l'action du Soleil entraînant les Planètes 1366:1139-1279
684) enfin, selon Cellarius, l'excellence de Josué en
tant que `géomètre' arpenteur
261:270-271
b9) la science de David
691) d'une part son affirmation, la réalité de son inspiration étant souvent soulignée, avec la nuance chez Reisch (8) qu'il a alors parlé en prophète
8: 146-148; 99: 44-76;140: 24-25; 1446: 162- 163; 234: 111-118; 255: 172-177; 261: 271-274
692) d'autre part sa contestation par Kepler 93ab: 73-75
b 10) la science de Salomon
6101) son affirmation

1— particulièrement fréquente, te plus souvent sous forme de louange, Maestlin (706} dépassant ici tous les autres
31: 100-101; 34: 50-68; 54: 56-61; 706: 6-44, 137-140; 64c/94: 127-130; 129: 100-103; 1336: 55-61; 134a: 277-278; 140: 10-13; 1446: 159- 162; 169: 5-13; 174a: 30n; 205: 37-40; 222d: 89-91;231: 184-194; 234: 119-121; 245a: 139- 156; 255: 178-202; 261: 271-280
2— tandis que Herbin considère qu'il est le plus savant après Adam
251: 220-221
6102) mention étant également faite par A. Curtz de
la science des successeurs de Salomon, les rois
d'Israël
255:203-217
b 1 l) la science des Prophètes
bll l) son affirmation en général, liée, à l'exception
d'Hevelius (288), au texte d'Isaïe en 47/13
222d: 91-96; 234: 146-149; 2456: 787-790;

261: 280-295; 2:•::55-59
bt 12) la science d'Isaïe étant explicitement
1— soit affirmée comme la sienne propre paz
Windekilde
267: 283-295
2— soit contestée par Lesle
263:72-78
6113) celle de Daniel, enfin, étant
1— tantôt affirmée être la sienne propre
1416: 629-632; 163: 32-33; 234: 150-155; 251;
1019-1021
2— tantôt avoir été reçue des Chaldéens, selon les
coperniciens Ph. et J. Lansberge
1536: 59-61; 189: 208-211
3— tandis que Ross souligne que Daniel a plutôt condamné la science astrologique des Chaldéens 195a:68-72
bl2) de plus, parfois, présence de listes plus ou moins longues de personnages bibliques dont il est di[ qu'ils ont été savants en astronomie
81:2-7; 116a: 41-42; 1746: 3-5; 234: 94-105

613) enfin la science de l'apôtre Paul lui-même, pris
à témoin par Ursus, et Foscarini en faisant mention.
99: 44-64, 77-85; 135a: 331-333

614) remarques générales sur la science des person- nages bibliques
6141) ou bien affirmation que les connaissances des écrivains sacrés sont antérieures à celles des païens qui les ont plus ou moins connues, Baruch (163) étant particulièrement explicite à ce point de vue
8: 146-148; 9: 176-177; 11: 7n; 256: 102-104;
100a: 198-204; 101a: 78-80; 1246: 19-20n;
134a:874-875;1416:511-514,593-598;163:
32-34; 231: 180-201.
2849 b142) ou bien insistance sur l'inspiration de l'Esprit Saint comme source de leur connaissance, selon Tolosani et Du Bois
31: 100-101; 245a: 130-139
b143) de plus, ce texte étonnant de Maestlin pour lequel `tous les fondements de l'Astronomie' se trouvent dans l'Ecriture
706:L50-161
— et, selon Tolosani, qu'Aristote a erré au sujet du contenant immobile au dessus du premier mobile par suite de son ignorance des lettres sacrées 31: 81-84
— et, selon A. Curtz, la connaissance de la date exacte de la célébration de la fête de la Pâque ayant conduit à l'établissement de Tables astronomiques par Moïse, David et Salomon
255: 120-131, 178-189
b144) inversement
1— affirmation par Rothmann et Lesle que les écri- vains sacrés n'ont rien connu de plus que les hom- mes ordinaires
64494: 123-125; 263: 72-78
2— ce que conteste Tycho
64c: 164-210, 239-246

3— tandis que, pour Rheticus, l'auteur inspiré pazle selon l'expérience de son temps en ce qui concerne les terres connues à l'époque
25b:504-505
4— et que, pour I, Newton, Moïse aurait adapté le récit de la création à la capacité du vulgaire 298a:12-16 bi4g) ou bien
1— la notation incisive de Galilée selon laquelle la pauvreté des connaissances astronomiques dans la Bible est très grande, en particulier à propos des pla- nètes
136b: 321-335
— à laquelle s'oppose dans sa généralité un propos de Worm
156a: 63-65
2— et la protestation de Wilkins que ces con- naissances ne peuvent constituer une autorité s'op- posant àdes progrès des connaissances philoso- phiques
2096:87-105
b146) enfin
1— Galilée et Riccioli citant le texte d'Augustin di- sant que les auteurs inspirés `ont connu cela qui est la vérité' (A9a, 212-215), où est sous-jacent le pro- blème de l'inerrance
136b:350-352;242a:791-794
— et une réminiscence possible de ce texte chez Auzout
274: 121-122n
— et un propos de Ross exprimant la même idée de manière nuancée
195a:204-225n
2— et cette autre affirmation de Galilée, antérieure, selon laquelle Moïse et Salomon et tous les écrivains sacrés connaissaient le vrai système du monde 136a: 105-108
b147) en sens inverse, paz La Lande, le refus de
l'existence de cette science inspirée
320: 109-111

A2. L'enracinement théologique des connaissances astronomiques

[ce fait, comme ce qui est décrit en BA1, aide à comprendre la place prise par l'Ecriture dans la science astro- nomique de l'époque; car, si on atteint à une connaissance de Dieu par l'astronomie, il est clair que l'Ecriture dit peut-être quelque chose à ce sujet]
a) le point de vue de la connaissance de Dieu
al) accks à une connaissance de Dieu
a] 1) à travers l'étude des corps célestes et de l'astro-
nomie en général {voir aussi en AEa8 et 9)
3: 4-9;
9: 22-25,

87-89; 14b: 21-24; I8a: 38-
45; 19:
5-11; 21:

32-52; 23: 10-12, 37-42;
24:

59-70;
27: 7-19;

28: 44-51; 33: 18-20; 34:
8-

38; 36a: 13-17; 39: 42-53; 54: 7-50; 61: 11- 12; 62a: 59-72; 64a: 68-90; 66a: 3-16; 70b: 45-57; 114b: 22-26; 169: 18-29; 195b: 306- 315; 2224: 81-88; 231: 4-16; 240: 37-43; 247: 446-454; 270: 146-167; 283: 7-27; 288: 32-41; 310: 5-8
a12) cela ayant été en particulier l'expérience d'Abraham selon l'hïstorien Josèphe
2850 22: 28-34n; 52a: 25-40; 64a: 37-45; 234: 67-83;
3136: 87-89
al3) mais une réserve assez forte faite par Frischlin à
propos d'un tel accès
82:36-78
a2) autre expression de ce fait
a21) soit paz la citation de Rom 1/20 —Dieu `se laisse voir à travers ses oeuvres', ici les corps céles- tes —, à quoi il faudrait ajouter tout le texte de Bellarmin (133a) bien que ce verset n' y soit pas cité, tandis que Campanella (134a) l'applique à Adam lui-même, et donc à `tout le genre humain dont il est la tête', de manière particulièrement paradoxale
146: 23-24; 256: 81-82; 54: 33-35; 57: 52-55;
113: 4-8; 134a: 189-202; 1536: 319-327; 187a:
129-130; 283: 20-25; 310: 7-8
a22) soit par la citation de 1 Cor 13/12, oti les mots `nous voyons comme dans un miroir' sont souvent compris `nous voyons Dieu comme dans un miroir à travers les réalités eklestes' —l'Index .scripturaire donne des citations plus nombreuses de ces deux versets, que nous avons éliminées ici parce que ne répondant pas directement à ce thème
7: 17-21; 64c: 365-366; 706: 54-57; 120: 67- 69n; 230: 16-18; 247: 448-450
a23) soit par une comparaison avec l'étoile des Rois
Mages selon Boyle
260d: 9-16
a3) nouvelle expression de ce fait
a31) de manii',re plus lointaine mais réelle, à travers la citation —non toujours explicitée —des vers d'Ovide concernant `le visage tourné vers le haut', spécifique de l'homme
7: 21-30; 9: 17-22; 62a: 40-50; 114a: 33-36;

183: 43-55; 1956: 306-312; 200a: 43-47; 220a:
23-26; 222d: 6-9; 283: 28-34
a32) à moins que ce ne soit, selon Boulliau citant Achille Tatius, le fait de l'âme immortelle qui se hâte de retourner vers le lieu d'oA elle est venue 2106: 86-93
a33) le monde et les cieux comme un 'théâtre' qui conduit à Dieu
a4) affirmation encore
a41) que l'astronomie comme science est un fonde- ment essentiel de la théologie naturelle, ce qui rejoint ce qui était dit de l'expérience d'Abraham (voir en 8A2a12)
7: 75-80; 57: 42-69; 113: 10-16
a42) et que les réalités célestes sont mazquées d'un cazactère plus ou moins divin, ce qui est alors plutôt d'origine païenne
3: 5-7; 7: 68-70; 22: 8-9; 28: 24-32; 116a: 9-12 — de même que leur science
37: 39-45; 183: 21-33, 43-54
a5) dans une autre ligne
a51) cazactère moral attribué à cette connaissance qui procure la pureté des moeurs ou le bien, cela, à part Wittekind (65) et Lipstorp (247), dans la pre- mière moitié du XVI° siècle
7: 85-91;14a: 5-13; 146: 17-21;19: 11-16; 21:
32-37; 22: 28-33; 23: 43-58; 28: 40-43; 65: 7-
53; 197a: 35-39; 247: 450-454
a52) tandis que Frischlin fait des réserves à ce point
de vue
82: 38-78
a6) enfin une série de textes, aux nuances diverses et
pazfois pazadoxales
18a: 6-45; 23: 14-31; 62a: 27-78; 74a: 6-10

b) le point de vue de la louange de Dieu
bl) son expression, le plus souvent sous le mode de la louange, mais aussi sous celui de la gloire, de la puissance, de la sagesse, de la bonté de Dieu [les Ps 8/4, `les cieux, oeuvre de tes doigts', et 18/2, `les cieux annoncent ta gloire', sont alors souvent cités, soit à peu près dans les deux tiers des cas, mais on pourrait voir les autres occurrences de ces versets selon l'Index scripturaire, respectivement au nombre de 14 et 30 en tout, auxquelles pourraient éventuelle- ment être ajoutées celles de Sag 11/21]
6c: 4-28; 9: 8-22; 21:53-63; 25a: 17-22; 34: 78-
93; 39: 14-20, t 14-129; 82: 80-94;110: ] 1-18;
54: 7-11; 64a: 84-90; 65: 37-45;
110: 15-18;
113: 7-8;
114a: 28-36; 1366:
683-708;
140: 6-

169: 22-29;189: 678-682; 215:
198-202; 220a:
28; 171a:
14-21, 30-32; 189:
817-829;
197a:
16-22; 2206: 11-27; 281: 96-102; 283: 28-37
13-28; 220a: 14-22; 247: 454-467; 283: 34-48

2851 b2) et, dans certains cas, selon une nuance plus ou
moins anthropocentrique
41: 9-18; 86: 101-131; 93ab: 242-251

b3) ou bien la gloire de Dieu
631) qui n'est pas moins grande avec le système
copernicien, pour Kepler et Lansberge
93e: 49-51; 153a: 37-41
b32) tandis que, pour Froidmont et Herbin, c'est l'in-
verse
141b: 891-907; 251: 1024-1028
c) présence de la liturgie de l'Eglise comme source de connaissance
[nous plaçons ici ces quelques renvois à des hymnes litur- giques, qui manifestent que non seulement l'Ecriture mais la liturgie elle-même peut être présente au conflit]
c1) une brève justification de ce fait
[le contenu de la brève allusion à Bellarmin par Ingoli (142), un contenu qui se situe évidemment dans un contexte de controverses avec les protestants concer- nant la foi proprement dite, manifeste implicitement comment, pour Ingoli lui-même et beaucoup d'autres, les connaissances astronomiques ne sont pas étrangè- res au domaine de la foi pazce que l'Ecriture en pazle] — que la prière liturgique de l'Eglise peut servir à réfuter des erreurs
142: 70-72
c2) l'hymne des vêpres de la fête de la Trinité que Campanella évoque et interprète dans sa ligne propre 134a:655-672
c3) l'hymne des vêpres de la feria TV, évoqué comme preuve paz Galilée à la fin de son exégèse de 7osué, mais aussi paz Hurtado dans une autre perspective 136b: 1290-1297; 137: 24-32
c4) l'hymne des vêpres de la feria III, évoqué par
Ingoli (142), et la réponse de Kepler
93d: 184-208; 142: 62-68
d) quelques notations supplémentaires
dl) tout d'abord
dl 1) le grand texte de Tycho qui montre bien l'az- rière-fond théologique, et scripturaire, de l'époque
64c: 355-395
d12) auquel on peut associer la digression de Lon- gomontanus intervenant de manière impromptue à propos de la Lune
159:105-114
d13) ou bien les discussions à perte de vue d'Asla-
ksen sur le terme `ciel'
95: 22-158
d2) comment, selon Maestlin, la science astro- nomique est abondamment louëe dans l'Ecriture 70b: 68-136
d3) également l'affirmation radicale de F. Bacon sur la création par le Verbe, qui reflète, bien que lui- même revendique l'autonomie de la science (voir en BC4b21}, la certitude de l'époque —évoquée encore par les citations de Sag 11/21 —que l'Ecriture nous dit peut-être quelque chose sur les réalités de ]'Univers (voir en particulier le thème `ciel et terre' concernant Gen 1/1 en BD3a1)
154: 38-39
d4) des exposés théologiques sur l'Incarnation du
Verbe, par Pirovano et Morin
9: 32-38; 177a: 254-268
— et, aussi bien, du même Morin, un développement
selon lequel la `lumière de la foi' est la source pri-
mordiale de la connaissance de la nature
177a: 277-292
d5) enftn des conclusions d'ouvrages astronomiques en forme de prière
[notre recensement n'est pas exhaustif; celle de Maria Cunitz (240), la seule astronome de notre dossier, est particulièrement belle]
71b: 117-119; 124b: 28-31; 153b: 738-742;

153c: 2-3; 196: 26-29; 212: 52-73; 230: 8-20; 240: 28-43
d6) et les homélies étranges de Maestlin et Roeslin à
propos des comètes
70a: 47-64; 71a: 37-47
— et celle beaucoup plus générale de Ph. Lansberge à
partir du Troisième Ciel étant encore plus caractéris-
tique
153b: 697-724
2852
A3. Le statut de l'astronomie
comme science

[sachant que le but essentiel de l'astronomie était un calcul prévisionnel de la position en longitude et en lati- tude des corps célestes, nous rassemblons dans cette section des éléments épistémologiques concernant le statut de la science astronomique tels qu'ils peuvent être tires directement des extraits de notre dossier; l'histoire du géocentrisme et du passage à ]'héliocentrisme telle que nous avons tenté de la décrire dans ]e Chapitre 10 du Volume 1 reste cependant un complément indispensable]
a) certitude ou incertitude de l'astronomie 72: 20-22; 161a: 236-241; 2606: 11-75; 289:
77-94
al) certitude
all) affirmation

1— que l'astronomie est une science certaine 14a: 8-10; 146: 29-35; 2?: 19-25; 33:21-28; 37: 47-62; 57: 41n; 64a: 3-7; 116a: 13-16; 140: 1-2; 247: 43-48
2— et que, même, elle l'est plus que la théologie ou la physique selon Regiomontanus — i.e. Ptolémée 7: 39-67
a12) c'est pourquoi
1— elle mérite une grande louange
174a: 6-16; 183: 3-20; 1876: 9-26; 244: 3-13

2— et son `utilité' et sa `dignité' ne le sont pas moins 244: 14-34; 248: 7-19; 283: 80-90
a13) ou bien qu'elle participe de la divinité parce qu'elle est capable de faire des prévisions sur des milliers d'années
22: 11-16
a2) ou plutôt incertitude
[on pourrait se reporter également aux citations du verset de Job 38/33, `est-ce que tu connais l'ordre des cieux '?', dont la plupart vont dans ce sens]
a21) reconnaissance discrète d'une imperfection des connaissances
1— soit par Rheticus
256: 406-416

2— soit en incluant un appel aux interrogations divi-
nes sur la connaissance humaine en Job 38
21: 63-75; 256: 825-829
3— soit par une critique radicale dont on perçoit mal
la pertinence avec Frischlin
82: 150-231
a22) ou bien
1— des affirmations de scepticisme glus ou moins
radical
2— qui s'achèvent par un renvoi à Dieu avec Perchas 129:52-64
a23) ou bien description
l— des difficultés de la connaissance des réalités
64c: 34-38; 231: ]6-35; 261: 5-35
2— ou de l'existence des limites de cette con-
naissance
1216: 37-39; 121c: 126-128; 134a: 87-95; 158:
141-153
a2q) cependant des limites qui, pour Campanella,
sont toujours à repousser plus loin, le progrès ainsi
acquis conduisant à nous déifier
134a: 140-141, 232-244, 250-262
a3) points de vue intermédiaires
a31) soit
1— sous la forme d'invitations à la recherche, avec
Rheticus
256:171-180
2— souvent exprimées en des nuances diverses à tra- vers une citation de Eccl 3/11 —`il a livré le monde aux disputes des hommes'-
25b: 205-210; 57: 220-228, 267-271; 93d: 41-
43; 134a: 142-147, 268-303; 135a: 300.318;
1366:420-433;205:206-223
3— ou, avec Vallès, à travers celle de Eccl 1/136 —`cette occupation pénible, il l'a donnée aux enfants des hommes pour qu'ils s'y livrassent'-
75: 15-21
a32) soit
1— dans l'affirmation de la réalité d'un progrès 135a: 12-15; 168: 17-20; 2096: 111-146; 221a; 5-9
2— avec ce très beau texte de Mersenne proposant la création d'une Académie européenne pour dévelop- per toutes les sciences
161a: 92-120
2853 3— mais restant parfois associée à un scepticisme,
avec Deusing et Rheita
220b: 11-44, 70-101; 234: 205-240
b) principes présents dans la science astronomique [nous décrivons ici plut8t ce dont dépend l'astrono- mie, ses principes internes étant `l'Arithmétique et la Géométrie' qui sont les `ailes' de l'astronomie selon un dire attribué à Platon (33: 26-28) — la Géométrie étant d'ailleurs beaucoup plus souvent mentionnée que le couple Arithmétique et Géométrie —, et qui servent au calcul des positions des corps célestes en longitude et latitude, cela à partir du choix d'un `sys- tème du monde' —dont infra —qui reste profondé- ment hypothétique, en particulier en ce qui concerne les épicycles et excentriques, mais dont la véracité dépend seulement de la possibilité qu'il donne de bien décrire et prévoir ces positions]
bl) principes de base
bll) d'abord

1— le principe —Pereira (48) cite Geminos, mais Worm (156b) est peut-@tre meilleur —selon lequel le dernier mot n'est pas à l'astronome mais au philo- sophe ou au physicien qui, pouvant seul atteindre les causes, juge en dernier ressort
48: 20-60; 64c: 28-34; 98: 8-19; 156b: 5-48; 257a: 4-10
2— la primauté donnée à la physique étant pazticuliè- rement forte avec Fincke
74c: 6-22
b12) et de manière plus explicite, le grand texte de Tycho, retenant quatre critères auxquels l'Astronomie doit se soumettre: les principes Mathématiques, les principes Physiques, l'Ecriture et les Phénomènes
646: 8-45
blg) d'autres textes, qui ne sont pas toujours d'astro- nomes — en particulier ceux de Vallès, K. Baztholin et Comenius (75, 145a et 187a) —, mais qui sont significatifs de la mentalité de l'époque dans leur présentation du triplet `expérience, raison, Ecriture'
46: 16-19; 71b: 25-26; 75: 5-57; 100a: 26-44,
45-75; 145a: 3-5; 177a: 5-7; 187a: 17-109, 313-
395, 397-459; 250: 23-29
blq) d'autre part, l'appel aux sens ou à l'expérience [cela, dans la ligne d'une absence de toute preuve externe d'un mouvement de la Terre, et dépendant du
fait que, à ce point de vue, la thèse de Copernic restait une inférence]
64c: 22-23; 68: 216-220; 71b: 25-26; 127c: 14- 15; 139b: 36-37; 141b: 418-429, 876-888; 143: 8-10, 78-79; 145b: 110-117; 167: 60-62; 195a: 233-235; 206: 45-48; 207: 28-30; 209b: 318- 326; 212: 34-40; 234: 184-187; 245a: 772-773; 259b: 48-52; 264: 99-103; 266: 47-51
— dans cette ligne, on peut ajouter ces affirmations tardives concernant la nécessité de la mise en évi- dence de la parallaxe annuelle, qui serait preuve définitive de la réalité de l'hypothèse copernicienne
169: 139-175; 290: 134-139; 294: 1-7; 308: 2n;
312:259-260
b15) enfin une dépendance, soit par rapport à l'Ecriture proprement dite
[voir en BC4 et CS pour l'attitude des coperniciens et des non-coperniciens à son égard, avec, en particulier, la revendication d'autonomie de la science vis-à-vis de l'Ecriture que font les premiers]
bl6) soit paz rapport à la théologie, et en ce cas
1— en regard des tentatives de Gilbert ou de Galilée
de la mettre à l'écart
104a: 35-37; 1366: 524-687
2— ou, dans un contexte plus général, de la mise en
garde de F. Bacon
154: 44-59
3— ces quelques appels à la théologie parmi beau- coup d'autres
[on pourrait voir en BC3e5 l'omniprésence des
appels aux Pères de l'Eglise ou aux Théologiens] 11:7-8; 64c: 32-34; 71b: 115-117;125: 143- 154; 149: 36-47; 179: 44-46; 205: 109-120, 191-202; 233: 40.58; 261: 65-70
b2) nuances diverses
b21) ]es points de vues assez particuliers
1— soit de Ramus en son rejet de toute hypothèse 52a: 53-95, 99-119
2— soit de BoulIiau en son appel à la notion juridique
de `l'établissement du fait'
210a: 8-38
b22) les mises à l'écart de la physique par Boulliau et
Pagan
210x: 40-55; 210c: 5-15; 256: 7-20
b23) ou bien le texte remarquable de Pascal sur les
conditions de la découverte de la vraie cause
238a: 6-33
2854 b24) enfin les notations de Clavius et Roeslin sur `prémisses fausses, prémisses vraies', et leurs consé- quences vraies ou fausses
57: 181-190, 236-238; 71b: 10-12, 26-29, 43-46, 56-63
c) le statut des hypothèses sur les `systèmes du monde'
cl) tout d'abord, le peu de place donnée à l'Avis au
Lecteur d'Osiander
et 1) d'une part
1— ]a Note de Mulet dans son édition du De Revolutionibus où il opère un rapprochement avec un texte de Ptolémée qui irait dans le même sens 121c:6-18
2— et les citations favorables qui en sont faites par K. Bartholin et Deusing dans un contexte anti-coperni- cien
145c: 61-68, 68-81; 220b: 56-65 e12) d'autre part, les mentions claires affirmant que Copernic n'est pas l'auteur de l'Avis, selon Tolosani et Deusing
31: 146-148; 220b: 56-58
— tandis que, avec Goulard et K. 8artholin, les mots `la Préface précédant l'muvre' seraient à interpréter dans la même ligne
69: 56-59; 145c: 68-69
c2) jugements sur ces hypothèses
[ceux-ci doivent être compris dans le sens où aucune preuve définitive, indépendamment d'une prévision exacte des mouvements des corps célestes, ne justifie l'une d'elles]
c21) fondamentalement, avec Pereira, la conviction que tous les systèmes d'orbes et d'épicycles mis en avant par les astronomes ne sont que des hypothèses et ne représentent pas la réalité, une citation de Thomas d'Aquin illustrant ce fait
48:37-45
c22) toutes les remarques ou exposés sur le caractère plus ou moins fictif des systèmes imaginës pour sau- verles apparences, dans un contexte le plus souvent asti-copernicien à l'exception de Hortensius, Ravensberger et Er. Bartholin (171c, 211b et 284), et en outre dans une occultation des ellipses de Kepler sauf par Bartholin
57; 181-271; 65: 113-114; 69: 59-64; 82: 150- 230; 85c: 3-4; 97a: 14-21; IOIa: 51-70; 133b: 10-16; 139b: 41-47; 144b: 64-82; 145d: 29-33; 156b: 29-31; 161a: 236-241; 171c: 14-22; 186b: 83-90; 197c: 4-6; 207: 9-12, 23-26; 211b: 5-12, 19-30; 234: 205-240; 259b: 65-70; 289: 22-76
c23) dans la même ligne
1— l'exposé de tous les systèmes astronomiques par Casmann, sans aucune prise nette de position en faveur de l'un d'eux
100b:1-21
2— mais surtout le jugement de Mulet sur le système de Copernic, `une hypothèse absurde qui sauve les mouvements célestes'
121b:39-43
c24) enfin les affirmations paradoxales de Descartes concernant le rapport entre hypothèses et vérité
229a: 22-36, 66-73; 229b: 3-4
— et son projet de construire a priori le Monde àpar- tirdes lois du mouvement qu'il a conçues, ce qui est plus ou moins repris par les cartésiens Regius et Régis
229b: 11-23; 235b: 9-14; 311: 6-22, 68-80
c3) le donec corrigatur de l'Index en 1616
[nous plaçons ici les notations qui suivent, parce qu'elles manifestent ce paradoxe de la possibilité d'u- tiliser pour le calcul, conformément aux corrections promulguées par le Décret de 1620, l'hypothèse concernant un système du monde, alors que celle-ci est considérée comme étant fausse]
c31) ainsi les affirmations où une référence explicite est faite au Décret de ]'Index de 1616 dans le sens indiqué ci-dessus
134b: 174-180; 161a: 387-415; 167: 104-112;
231: 52-68; 242a: 670-672; 291: 119-130; 312: 45-49;317: 40-44
c32) cela étant justifié beaucoup plus longuement par Inchofer et par Herbin — en ce cas, cet auteur protestant ne fait pas référence au Décret mais à un problème de conscience
188: 844-1082; 251: 910-989
d) la précision des mesures
[nous considérons ici seulement ce qui concerne les mesures de distance; on rencontre relativement moins d'allusions à ]'imprécision de ces mesures que dans le
2855 dossier A (voir en ACj3-4); nous les mentionnons ù cause de la présence adjointe de l'Ecriture, en particulier Si 1/2 comme en A; en certains cas, il est fait référence à Prov 25/3 ou à Jer 31/37, des versets cependant appelés le plus souvent à propos du `en- haut' et du `en-bas'; pour distinguer ces cas, nous mettons en indice les numéros des chapitres]
dl) affirmation de cette imprécision, ]e texte de Froidmont (141b) étant particulièrement caustique
127c: 76-801: 129: 92-11725; 141b: 743-7781; 145b:22-2431
d2) une remarque de Kepler à ce point de vue 93ab:124-1331
e) l'usage du terme `loi'
[voir en AAdI pour la présence du terme dans les Commentaires de l'Écriture; nous commençons cependant par recenser les usages des termes `règle' (regula) et `canon' (canon) employés encore comme équivalents du terme `loi']
el) les termes `règle' et `canon'
et 1) `règle'
[dans la première occurrence, Reisch (8) associe les termes `loi' et `règle': `l'astronomie est une loi et règle certaine, considérant les grandeurs et les mou- vements des corps supérieurs'; et Holwarda (213b) parle des `règles de l'Optique']
8: 34-36; 65: 62-65; 144b: 93-94; 160: 28-31;
165: 37-43; 203: 36-38; 213a: 46-47; 242a: 234-238
e12) `canon'
[dans la première occurrence, Jordan parle des `canons des astres' que découvrirent les enfants de Seth, un usage proche sans doute du terme `loi' selon le contexte; d'autre part, le terme apparaît dans le titre des ouvrages de Dybvad (55c) et Magini (85b), un usage alors équivalent à `table']
19: 44-46; 186b: 87-90
el3) le terme `tables'
[il est utilisé fréquemment depuis Reisch (8) jusqu'à la fin du dossier pour désigner les tables alphonsines, pruténiques, etc.; nous retenons seulement les exem- plessuivants où le terme a clairement un tel sens tech- nique; et, en tant qu'associé aux termes 'hypothèse' ou `rëgle' en 52a ou 80, cela permet de préciser son
sens clairement distinct de celui du terme `loi', ce qui n'était pas le cas pour `règle' ou `canon']
1— Ramus qui refuse `les tables composées avec des
hypothèses'
52a:63-65
2— Bostoke qui parle `des Règles et Tables pour les
mouvements astronomiques'
80: 17-20
3— A, Curtz qui ne craint pas de parler des Tables de
Moïse et de Salomon
255: 125-141, 178-189
4— nous ajoutons ici les codes des ouvrages qui concernent essentiellement des Tables astrono- miques
85c, 121a, 197a> 228, 230, 240, 248, 252a, 270
e2) les citations scripturaires contenant le terme `loi' dont la présence est significative du poids de l'Écriture [cependant le verset de Job 28/26 —`quand il imposait aux pluies une loi'— n'est pas cité]
e21) Ps 148/6: `il a donné aux cieux une loi immuable' [Ridley (130a) et Horrox (214) emploient le terme lex, qu'ils ne prennent pas cependant du texte de la King James Version qui a decree, ni de la Vulgate qui a præceptum, une substitution qui est significative]
130b: 28-30; 214: 38-39; 247: 129-130
e22) Prov 8/27: `quand, par une loi inviolable, il
entourait d'un cercle les abîmes'
15: 9-10; 100a: 279; 134a: 551-555
e23) Jer 33/25-26: `si je n'ai pas établi ... des lois
pour le ciel et le terre'
25b:345-347
e3) le terme `loi' en lui-même
[nous distinguons d'abord son usage, selon une accep- tion très large sinon vague, puis celui proprement moderne, mais tazdif, pour parler des lois de Kepler]
e31) des usages visant l'univers en gënéral 70a: 24-27; 134a: 281-282; 135a: 438-444: 136b:281-283;187a: 330-333;217a: 23-25; 220a: 14-16; 220b: 7n
e32) des usages proprement astronomiques 18a: 31-33; 25b: 348-352, 673-675; 62b: 19-21; 64a: 68-70; 114b: 22-25; 135a: 447-448; 187b: 13-16; 214: 36-37; 220a: 14-I6, 26-27; 245M249: 489-491; 247: 127-130; 277: 29-33; 289: 24-25; 293: 36-37
e33) les usages modernes
2856 1— d'une part, son emploi par Descartes, avec une citation significative de Sag I I/21, à propos de ses propres lois du mouvement, une expression reprise par Régis
229b: 11-13; 311: ] 2-7 3, 20-22
2— d'autre part, son emploi pour désigner les lois de Kepler
293: 31-37; 298c: 54-55; 308: 26-28, 32-34, 52- 56; 319a: 5-7
3— l'usage qu'en fait Borelli en ajoutant le qualificatif `divine', ou encore Leibniz qui ajoute le qualificatif `physique', et l'usage pleinement moderne qu'en font d'abord Newton, puis Boscovich, pour désigner les apports de Kepler et de Newton
277: 87-89; 308: 57-61 et 298c: 54-55; 319c: 101-103
e4) l'expression `lois de la natttre', avec cette occur- rence particulière et distincte de 'Roi de la nature' chez Mexia (32) pour désigner Dieu, source de l'or- dre qui existe dans la nature
32: 46-48; 64a: 120-122; 80: 22-23;125: ] 03- 104; 134a: 697-700; 135a: 447-448; 192: 11-13; 229b: 8; 232: 38-40; 245b/249: 1132-1134, 1572-1574; 245b: 1150-1152; 269: 37-39; 308: 40-42; 310: 442-443; 311: 57-58, 72-73
A4. Le poids des autorités

[les autorités tiennent une grande place dans le conflit que nous décrivons; elle résulte du fait de la nouveauté radicale de l'héliocentrisme qui, se présentant sans preuve définitive, est nécessairement opposé ù d'autres auto- rités; ainsi, si nos auteurs se retournent sans cesse vers le passé le plus lointain où l'héliocentrisme n'a d'ailleurs été qu'un épisode fugitif dans l'histoire de l'astronomie ancienne (voir en BB3b21 les rappels fréquents du fait que Copernic n'a fait que reprendre un système ancien, celui d'Aristarque), les `autorités' plus ou moins ancien- nes s'ajoutent aux `autorités' scripturaires qui parlent de cosmologie, à ceci près que le poids de ces dernières est sans doute encore plus grand dans la mentalité de l'époque; nous donnons d'abord quelques exemples concernant des lignes spécifiques, puis des listes d'auteurs cités en les rangeant paz classes]
a) citations dans une ligne géocentrique
al) les présocratiques
[comme pour les classes suivantes, nous associons ici aux noms cités un chiffre entre parenthèses correspon- dant dans certains cas aux occurrences de tel ou tel th8me indiquées dans l'Index des auteurs, en ne rete- nant évidemment que celles concernant le dossier B]
al1) leur géocentrisme
Anaxagore (4), Anaximandre (3), Démocrite (3), Empédocle (3)
a12) leurs théories paradoxales sur les fondements de la Terre
Anaxagore (4), Anaximandre (1), Anaximène (2), Démocrite (7), Empédocle (2), Thalès (12), Xénophane (7)
a2) Platon et Aristote
a21) le géocentrisme de Platon (5) dont la théorie particulière concemant l'immobilité de la Terre est critiquée par Vallès et Pazmani
75: 273-279, 339-389; 97b: 41-52
a22) celui d'Aristote souvent relié à sa théorie de la gravité (29), le système d'Eudoxe étant évoqué cependant plutôt dans un contexte d'histoire des syst8mes que comme autorité (18)
a3) Ovide et Virgile
a31) le premier étant cité surtout pour sa formule de `la terre équilibrée sur ses propres poids' (13) — voir en ABa32 pour des citations analogues
a32) le second l'étant pour le vers de l'Enéide sur la relativité du mouvement, cela tant par les non- coperniciens que par les coperniciens (33), alors qu'aucune occurrence n'en existe dans le dossier A
a4) Cicéron, avec le terme conglobata, pour parler de la Terre `ramassée en boule' (voir la note 7 en A57)
90: 58-59; 135a: 535; 231: 459-460; 267: 480
b) citations dans une ligne héliocentrique, ou pour la seule rotation de la Terre
[rappelons que Copernic, dans sa Dédicace d Paul III, fait allusion à certaines de ces autorités anciennes;
2857 d'autre part, les attributions à tel ou tel auteur de telle ou telle thèse sont souvent arbitraires]
bl) ]es Pythagoriciens et le feu central (]0)
b2) ce qui serait une affirmation de la seule rotation de la Terre
Aristarque (2), Héraclide (22), Hicétas (16), Numa (5)
b3) ce qui serait une affirmation d'héliocentrisme Aristarque (55), les mentions de la thèse des Pythagoriciens paz Aristote, souvent confuses dans leur présentation quant à une distinction par rapport à BA4b2 (21, dont 7 ne sont pas présentes dans la men- tion faite ci-dessous pour les Pythagoriciens en géné- ral), Cléanthe de Samos (2), Ecphante (15), Philolaos (27), ce que rapporte Plutarque de ceux qui ont tenu la mobilité de la Terre (IS) ainsi que ce qu'il dit de Pla- ton devenu vieux (5), Pythagore (13), les Pytha- goriciens (55), Seleucus (7)
- et l'exposé particulièrement significatif de Juste Lipse, introduit par une citation de Sénèque reprise plusieurs fois
108: 19-51

e) critiques des autorités paiénnes
[nous ne retenons pas ici les critiques faites soit des présocratiques, soit des pythagoriciens en général par les non-coperniciens, ni les nombreuses critiques fai- tes d'Aristote (voir l'Index des auteurs à ce thème), mais seulement des critiques globales des auteurs païens]
cl) de la part de non-coperniciens, un refus d'incon- ditionnalité aux autorités païennes, à quoi il faut adjoindre les longs textes de Casmann et Comenius (100a et 187x) tout entiers traversés par un tel refus
68: 5-42;100a: 71-75, 76-153; 161x: 13-45;
187a: 219-311; 192: 47-67; 231: 75-102; 245b:
1163-1167
- ou bien une quasi-affirmation par Tycho et Froidmont de ce qui serait l'antériorité par rapport à Aristote de la science biblique
64c: 239-246; 141b: 513-514; 141c: 390-392
c2) du côté copernicien, des attaques particu-
lièrementvives et portant surtout sur Aristote
c21) soit de Campanella et Foscarini
134a: 243-245, 315-317, 446-453; 135b: 332- 353; 135c: 50-59
c22) soit de Wilkins
209b: 129-168, 274-275

c23) à quoi on peut ajouter la critique très générale de Gilbert pour introduire son concept de force magnétique et Une critique tardive mais très pauvre de Von Guericke
104a: 7-2t; 286: 257-272
d) listes d'auteurs cités
[nous associons à chaque auteur un chiffre entre parenthèses qui représente le nombre de citations; cependant, lorsque ce nombre de citations est impor- tant et qu'il est dG à la prolixité de celles-ci par l'un des auteurs du dossier, un second chiffre en italiques indique alors le nombre d'auteurs du dossier qui par- ticipent aux citations; le cas le plus typique est celui d'Augustin, cité respectivement 21, 20, 19, 14, 12 et 11 fois par Froidmont, Campanella, Riccioli, Rheticus, Galilée et J. Lansberge; de plus, dans ce recensement, nous incluons les citations déjà données en BA4a ou b pour certains d'entre eux]
dl) poètes païens (grecs ou latins)
dl 1) la liste proprement dite
Aratos (4), Archiloque (1), Claudien (1), Eschyle (1), Hésiode (3), Homère (13), Horace (15), 7uvénal (1), Manilius (2), Martial (1), Orphée (9), Ovide (36), Pacuvius (1), Perse (1), Pindare (1), Plaute (1), Simonide (1), Sophocle (3), Virgile (59,45)
d12) et, de plus, l'appel général, de la part de
Borrhaus, aux poètes
39: 58-68
d13) ou les mentions significatives, de la part de Bruno et de Foscarini, qu'on ne peut entièrement négliger leur apport
76a: 86-91; 135c: 70-72
d2) auteurs grecs païens
[nous rangeons parmi les auteurs grecs tous les auteurs du bassin méditerranéen qui ne sont pas stric- tement latins]
d21) avant l'ère chrétienne
Alexandre d'Aphrodise (2), Anaxagore (19), Anaxarque (1), Anaximandre (6), Anaximène (2), Apollonius (3), Archimède (24), Archytas (1), Aristarque (65), Aristote (231,120}, Callipe (10),
2858 Callisthène (2), Carnéade (1), Cléanthe de Samos (10), Cléomède (3), Démocrite (21), Denys d'Halicarnasse (1), Diagoras (1), Diodore (4), Ecphante (16), Empédocle (IQ~, Épicure (8), Ératosthène (S), Euclide (10), Euctémon (1), Eudoxe (18,13), Eupolémon (2), Geminos (1), Hécatée (1), Hégésias (1), Héraclide (27), Hermès (6), Hérodote
(i), Héron (1), Hicétas (19), Hipparque (iS), Hippocrate de Chios (1), Hippocrate de Cos (8), Isocrate (1), Leucippe (3), Meton (1), Nicolas de Damas (l), Philolaos (27), Platon (82,56), Protagoras
(1), Pythagore (27,21), Pythagoriciens (78,56), Socrate (2), Sosigène (2), Strabon d'Amasée (1), Thalès de Milet (17), Théodore de Cyrène (1), Théodose (1), Théophraste (4), Timée (2), Xénophane (10), Xénophon (1), Zénon (1)
d22) pendant l'ère chrétienne
Alcinoüs (1), Alexandre Polyhistor (3), Bérose (7), Diogène Laerce (4), Favorinus d'Arles (2), Galien (7), Hésychius (3,1), Jamblique (3), Lucien (S), Menelaos (1), Numénius (2), Pausanias (1), Plotin
(2), Plutazque (30,22), Proclus (1), Ptolémée (147,102), Seleucus (7), Simplicius (4), Themistios (1), Théodose (1), Théon d'Alexandrie (4), Zoroastre (2)
d3) auteurs latins païens
Aulu-Gelle (3), Capella (4), Caton (2), Cicéron (30), Hygin (1), Jules César (4), Lucrèce (S), Macrobe (4), Numa (S), Obsequens (1), Pline l'Ancien (2Q,1~, Pline le Jeune (1), Sénèque (19), Tacite (1), Tite-Cive (1), Varron (4), Vitruve (2)
d4) auteurs juifs
Abraham ben Ezra (3), Apella (1), Isaac Abravanel (1), Isaac ibn Sid (1), Josèphe (S 1,28), Léon l'Hébreu (1), Maïmonide (4,2), Ortapanus (I), Philon (20,14), Salomon (1)
d5) auteurs chrétiens du premier millénaire Acace (1), Alcuin (1), Ambroise (30,17), Antoine
(3), Aquila (1), Arnobe (1), Athanase (4), Augustin (193,63), pseudo-Augustin (3), Ausone (3), Basile (34,20), Bède (9), Boèce (4), Cassiodore (2), Césaire (1), Chrysostome (38,19), Clément d'Alexandrie (7), Clément de Rome (I), Cyprien (1), Cyrille d'Alexandrie (7), Jean Damascène (5), Denys l'Aréopagite (13,9), Diodore de Tarse (7),
Ephrem (1), pseudo-Ephrem (1), Epiphane (1), Eusèbe de Césarée (14), Eusèbe d'Emèse (l), Grégoire de Nazianze (12,8), Grégoire le Grand (10,7), Hilaire (1), Irénée (2), JérBme (40,24), Julien l'Apostat (2), Junilius {2), Justin (11,7), Justinien
(1), Lactance (38,27), Léon le Grand (3), Olympiodore (S,2), Origène (24,17), Philastre (9), Procope de Gaza (1Q6), Prudence (1}, Rufin (1), Strabon (6), Suidas (2), Syncelle (1), Synésius (1), Syrus (1), Tatius (2), Tertullien (10), Théodore de Tarse (1), Théodoret de Cyr (9,6), Théophylacte (S), Vincent de Lérins (3), Virgile de Salzbourg (15), Zacharie (3)
d6) auteurs arabes
Al Battani (7), Albumasar (1), Al Bitrugi ou Alpetragius (S,3), Al Fazgani (3), Al Gazali (1), Al Zargali ou Arzache] (1), Averroès (6), Avicenne (2), Geber (1), Mahomet (4), Thabit ben Qurra (2)
d7) auteurs chrétiens du Moyen Age (XV° siècle
inclus)
Pierre d'Ailly (1), Albert le Grand (6), Albert de Saxe
(2), Almainus (l), Andelmanus (1), R. Bacon (1), Bassonius (1), Béranger (1), Bernard (8,4), Bessarion (2), Bonatti (3,1), Bonaventure (2), Brigitte de Suède (1), Campanus (1), Ch. Colomb (4), Dante (2), Denys le Chartreux (2}, Duns Scot (4), Durand de Saint- Pourçain (1), Euthyme (1), Ficin (3), François d'Assise (2), Gérard de Crémone (1), Gerson (1), Glycas (t), Grosseteste (1), Hildegarde (1), Hugues de Saint-Cher (2), Hugues de Saint-Victor (1), Joachim de Flore (2), P. Lombard (7>4), P. de Mazicourt (6), Nicéphore (1), Nicolas de Cues (17), Nicolas de Lyre (8,3), Panormitanus (1), Paul de Sainte-Marie (8,5), Perotti (1), Pic de la Mirandole (6), Ruysbroeck (]), Thomas d'Aquin (64, 25), Tostado (8,5), Witello (2), Wyclif (1), Zwingle (1)
d8) astronomes chrétiens d'avant le XVI° siècle Alphonse X ou Alphonsins {18), Campanus de Novarre (1), Ferrare, Fr.M. de (2), Peurbach (10), Regiomontanus (14), Sacro Bosco (7)
d9) auteurs contemporains
[nous mettons en italiques les noms des auteurs appartenant aux dossiers A et B - l5 du dossier A et 109 du dossier B - et nous adjoignons le symbole `<'
2859 lorsqu'il s'agit de références à des ouvrages propre- ment exégétiques ou théologiques - il y en a 58 sur 258 -; ne sont pas inclus ici les auteurs coperniciens ou servi-coperniciens dont les listes sont données en BB2b dans un ordre chronologique pour mazquer la progression de la réception]
Accarisi (2), Achille, C. (1), Aeontius (2), Acostu (5), Adami (I), Albergoti (2), Alembert (1), Alsted (2), Amict, B. d' (1), Angeste (1), <Arias (5), Aslaksen (2), Aventinus (2), Bacon, Fr, (4,1), Baker (1), Baraney (1), Barlowe (1), <Bazonius (9), Barozzi (1), Bartholin, K. (8,4), Bayer (1), Bellarmin (12), <de Bèze (1), Biancani (1), Billingsley (1), Bodin (4), Bonatti (3,1), Borri (1), <Boulduc (1), Briggs (1), <Bucanus (1), Buchanan (3), <Bumet (1), <Buxtor (1), Cabet (2), <Cajétan (7), <Culvin (28,10), Camerarius (1), Campanella (18,4), <Campen (2), <Cano (5,?), Cardan (4), Carrion (1), Casmann (1), Cassini (4), <Catharin (1), Caussin (1), Cazré (2}, Celada (1), Cesalpin (3), Cesi (1), Chiaramonh' (3}, Clavius (30), Clerck (1), Clichtovaeus (1), Cnollius (1), Coimbristes (9), <Coninck (2), <Cornelius a Lapide (1), Cruger (3), Cunitz (1), Cysat (1), Daneau (3), Dee (3), De~no (1), Delrio (1), Du Bartas (1), Du Bois (4), Du Hamel (2), <Duval (1), Eobanus (2), ~Erasme (1), Euler (1), Fabri
(3), Fabricius (1), <Fajus (3,1), Fantuzzi (1), Fine (1), <Flaminius (1}, Foster (1), Fracastoro (9), Frischlin (1), Froidmont (24,8), Frolichius (2), Fuller (7,4), <Galatinus (2), Gellibrand (1), Gemma, C. (1), Cemma Frisius, R. (1), Giuntini (1), Goclenius (2), Golius (1), Grusri (2), Grienberger (1), Grimaldi (2), Gunter (1), Hukewill (1), Helvetius (1), Herbin (2), Herwart (1), Hesse, G. de (3), Hevelius (3}, Hobbes (1), <Hommius
(1), Horky (2), Hume (1), Inchofer (9,4), Ingoli (I), <Jansenius (1), <Junius (8,5), Keckermun (5), Kircher (12,7), La Galla (2), Leekes (1), Lemnius (1), Lentulus
(2), Libavius (1), Linscotanus (1), <Lippomani (1), Lipse (5), dormi (8,3), <Luther (4), Lydiat (2), <Magalhaens (2), Magellan (2), Magini (5), Marion (1), <Mazlorat (1), Marot (1), Marsili (2), <Martinengo (1), Mastrius (1), Maumlico (3), Mayer (1), Melanchthon (6), ullercier (3,2}, Mersenne (8,~, <Mernla (1), Metius (3), Minerva (1}, <Molina (2),
Moores (1), Morin (10,7), Muler (18,12), <Musculus (1), Neander (1), Neldelius (1), Neper (1), Neuré (1), Nicolas, H. (1), Nieremberg (2), Noél (1), <Nold (1), NuHez (1), t~colampade (1), Osiander, A. (4), <Osiander, L. (1), Oughtred (1), Owen (1), Ozanam (1), Pugan (1), <Pagninus (8), Palmer (1), Paracelse (3), Putrizzi (6,4), Pell (1), <pereira (10,7), Peucer (3), Philulteus (1), Piccnlomini (3), Piff (1), <Pinedu (11,5), <Piscutor (1), Polacco (4,2), <Polanus (1), Polydore Virgile ('I), Pondus (1), Postel (1), Putaneus (1), Rarnus (3), Reinhold (8), Ressemas (1), <Revius (5,2), Rheita (1), <Ribera (1}, Riccioli (2$2I), Ricins, Ag. (2), Ricins, P. (1), Ridley (1), Robert, D. (1), Rocco (1), Rpemer (1), Roeslin (6,4}, Rooks (1), Ross (6,2), Rubis (1), Ruthard (1), <Salazaz (2), <Salianus (3), Salusbury (1), <Sanchez, Fr. (2), <Scuwhez.> G. (6,3), Santucci (1), Scaliger (7), Scarborough (1), Scheiner (13,10), Schickard (6), SchSner (1), Schook (1), Schott (1), Scribonius (1), Scultetus (2), <Serarius (9), <Sixte de Sienne (1), Sizzi (1), Snell (1), <Soto (1}, Sperling
(5,2), Spina (1), Spinellus (1), Stadius (1), Stapleton (1), <Steuco {I), Stigliola (2), Stoeffler (3), <Stunica
(27,22), Suarez (2), Turner (6), Tassoni, Al. (2), Taurellus (1), Telesio (3), Tellez (1), Terentius (1), Timplerius (1), <Tremellius (4), Trigault (1), Twysden (1), Tycho (174,127), Valerius (1), Halle (ou delle Valla) (1), Vallès (13,9), Uun Roomen (2), <Vasquez (1), <Uatable (2), <Velthusius (1), Vivès (1), Viviani (1), <Vossius (3), Watlis (1), Wandalin (1), Werner (1), Wren (t), Wright (3,1), Wyberd (1), ~Zanchius (1), <Zephirinus (1), Zucchi (1)
e) les universités, comme `autorités'
[à ces quelques mentions explicites que nous don- nons, il faudrait ajouter la bonne cinquantaine d'ou- vrages de philosophie analysés dans notre dossier et reflétant la non-pénétration du copemicianisme dans les universités]
- mentions d'un rejet du copernicianisme paz les uni- versités
46: 8-12; 134a: 82-84; 141c: 449-455 188:

1077-1082; 195b: 80-81; 209b: 253-255; 242a: 644-648; 281: 318-320
2860
AS. Permanence
de concepts anciens

[sont analysés dans cette section des concepts — au sens le plus large du terme —venant du passé, qui pèsent encore sur le développement de l'astronomie, qu'ils soient encore tenus paz certains auteurs ou que l'on éprouve le besoin d'y faire référence]
a) la place du 'calendrier'
[ce premier thème est rangé ici de mani8re arbitraire
et par pure commodité]
al) les deux exposés remarquables de Cellarius et Cassini concernant la nécessité pour l'homme pri- mitif de s'occuper d'une mesure du temps
261: 119-170; 313b: 3-44
a2) les affirmations selon lesquelles
a21) ou bien l'astronomie est essentielle à la vie reli- gieuse et politique — et Copernic lui-même (28) est présent ici
18a: 53-60; 21: 17-21; 22: 25-27; 27: 31-34; 28:
S 1-57; 65: 54-55; 116a: 27-28; 183: 36-42; 262b:119-122
a22) ou bien, avec une citation de Gen 1/14 —`les luminaires, signes des temps'—, c'est en quelque sorte l'Ecriture elle-même qui invite à pratiquer l'astronomie
18a: 46-53; 27: 25-30; 33: 6-17; 39: 10-16; 41:
9-12; 51: 13-17; 706: 109-115; 214: 70-72;
220a: 7-11; 259a: 54-56; 261: 107-112
a2g) ou bien, selon Boulenger et Christiani, elle est
nécessaire à l'interprétation de l'Ecriture
169: 31-43; 244: 29-34
a3) calendrier ecclésiastique
a31) attention portée parfois à ce seul calendrier,
avec Maurolico et Muler
29b: 2-3; 121a: 2-4
24: 5-56
a4) enfm
a41) ce texte où Tycho donne une résonance pure- ment astrologique à Gen 1/14
64a: 102-118
a42) tandis que, suivi paz Longomontanus, il cite encore ce verset pour justifier que les seuls deux luminaires qui `sont signes des temps' tournent autour de la Terre
64b: 50-54; 159: 55-60
b) l'astrologie
[il faut rappeler ici que, dans la mentalité de l'époque, les actions des corps célestes ne sont pas tant physi- ques que biologiques au sens où ces corps, par leurs influences, sont la source de la génération des êtres vivants, et c'est la raison pour laquelle tout médecin doit avoir des connaissances astronomiques poussées, d'où la place que certains d'entre eux ont eue dans le développement de l'astronomie tels Gilbert ou Muler — parmi les auteurs des XVI° et XVII° siècles dans notre dossier B, environ 70 ont étudié ou pratiqué la médecine —; en outre, tous les grands astronomes du XVI° siècle et d'au moins la première moitié du XVII° siècee ont pratiqué l'astrologie judiciaire en tirant des horoscopes]
bl) l'astrologie en général
bll) mentions fréquentes des `influences' ou des
`influx' des corps célestes
a32) ainsi que la notation de A. Curtz sur les calen-
9: 10-11, 70-71; 21: 13-15; 22: 20-23; 23: 32-
driers des fêtes qui ont été établis par Moïse, David
37; 27: 22-24; 31:95-97; 32: 34-38; 43: 35-36,
et Salomon
56; 46: 51-63; 57; 56-57; 113: 13-14; 116a: 29-
255: 178-189
30; 123: 93-98; 135a: 342-343, 380-385; 141c:
a33) et les mentions selon lesquelles Copernic aurait
799-804; 151: 13-15; 153b: 363-365, 515-522;
contribué à la réforme du calendrier
177a:220-222;209b: 1051-1054;242x:808-
134b: 177-184; 136b: 127-132; 231: 53-54; 247:417-426
a34) mais aussi cette longue discussion sur la date de la fête de la Pâyue paz Apian
8]On; 243: 3-4; 244: 85-88; 247: 353-358; 250:
54-55; 267: 478-481; 270: 156-157 b12) ou bien mentions d'actions sur les réalités `infé- rieures' dans une perspective géocentrique
2861 53a: 22-25; 109: 23-26; 143: 209-213; 226: 7-9 bl3) d'autre part
1— des développements plus ou moins longs à propos de ces `influences' 25b: 287-312; 167: t25-143; 188: 642-b50; 270:122-143
— dont certains insistent sur le fait que le géocen- trisme est plus ou moins nécessaire à l'efficacité de ces influences
64c: 386-388; 67a: 7-12; 75: 446-466; 177b: 39-84; 217c: 60-83
2— ou bien un passage plaisant de Ross sur notre Mère la Terre qui, en son mouvement, deviendrait cause de la génération et corruption
195a:285-295
3— et la mention particulière concernant la méde-
cine, l'agriculture et la navigation
22: 23-25; 39: 10- 11; 288: 5n
62) l'astrologie judiciaire proprement dite
b21) quelques développements, dont les premiers, de Pirovano et Melanchthon, sont assez difficiles à cer- ner, celui du jeune Tycho (64a) étant impressionnant par une allusion au mystère de la Rédemption
9: 8-60; 18c: 9-53; 64a: 99-141;174a: 1-3;

177f: 128-129n, 146-147
b22) d'autre part, une remarque amusante de Von Guericke selon laquelle les horoscopes de tous les enfants et animaux conçus pendant l'arrêt du Soleil paz Josué auraient été identiques
286: 140-144
b2g) enfin une pseudo-justification scripturaire d'une telle astrologie par Goclenius
106: 4-tin
b3) des allusions aux magiciens
b31) contre eux, ou contre la magie
116a:
29-30,

69-76; 161a: 14-15;
191: 61-65;
195a:
69-72;

245a: 419-425

b32) à propos de l'aspic du Ps 5715-6 189: 333-342; 231: 135-138; 245a: 400-411
b4) il y aurait encore cependant divers ouvrages nous en donnons seulement les codes —pour les- quels nous indiquons dans un liminaire qu'ils sont principalement d'ordre astrologique
37, 38, 63, 67a, 74b, 81, 140, 197b, 201, 241a, 241b
c) les nombres: leur place dons des discussions astronomi vues
c 1) le nombre 12
— un développement assez difficile de Dee, à propos
de l'année, avec une allusion à la Trinité
45: 36-48
c2) le nombre 10
— un recours, avec Bodin, à la fois aux 10 courtines du Tabernacle selon Exode 26 et au `dénaire' des Pythagoriciens en vue de justifier, contre Copernic, l'existence de seulement 10 orbes
67b: 22-36
c3) le nombre 7
c31) ou bien, avec la présence du terme `septénaire' i— d'une part un long discours insensé de Sizzi contre la possibilité des satellites de Jupiter, ou une pure allusion aristotélicienne avec Worm, ou un arrière-fond pazacelsien avec Christiani, tout cela à propos des 7 planètes
123: 32-141; 156a: 44-48; 244: 55-81

2— et d'autre part, soit l'échelle septénaire des sub- stances de Comenius, soit l'exégèse planétaire du `Notre Père' paz Zimmermann, en tant que cette prière a une structure septénaire
187a: 410-411n; 310: 384-387
c32) ou bien justification des 7 planètes
1— soit à partir du chandelier à 7 branches de Ex 25/31-39, o~l le copernicien Foscarini (135a) est très à l'aise
123: 65-71; 134a: 293-294; 135a: 707-716; 255: 65-69
2— soit à partir d'Is 30/26, un verset dont l'interpréta-
tion est cependant bien difficile
68: 253-258; 117: 16n; 244: 55-60
3— et le problème que poserait l'existence de plus de 7 planètes telles qu'elles déterminent les 7 jours de la semaine
123: 118-122; 195b: 11-16
c3g) ou bien encore le `septénaire' redoublé des Tables Alphonsines concernant la période de la pré- cession de 49 000 ans des étoiles fixes et d'un mou- vement de trépidation de 7 000 ans, qui mime les jubilés du Lévitique
10: 28-37
2862 c4) les nombres 6 et 4 21: 46-51; 31: 23-55; 53a: 28-31; 75: 156-206,
— leur emploi par Rheticus à propos soit du nombre
370-389,
447-475; 97a: 42-46; 98: 70-76; 116a:
des planètes soit des quatre centres ou fondements
114-133;
133a: 53-65;
134a: 798-799; 167:
de la Terre, en le reliant à son usage dans l'Ecriture
t ]7-143;
1776: 74-79;
189: 956-970; 212: 7-12;
25a: 28-40 et 256: 443-448n
c5) le nombre 3
c51) d'une part, la corcespondance faite entre la `tri- ple tente' du Tabernacle en Ex 26-27 et les `trois ciels', paz Campanella et Ph. Lansberge, cela étant seulerltent une allusion chez Borrhaus (39)
39: 90-92; 134a: 790-794; 1536: 210-222

c52) d'autre part, lès considérations concernant les 'trois ciels', dont le troisième est l'empyrée — cela est donc un complément à BD3f — où 2 Cor 1212, `le troi- sième ciel où est ravi l'apôtre Paul', est souvent cité
31: 62-70; 95: 71-73; 99: 83-84; 135a: 597-637;
177f: 120-124; 195a: 296-301;266: 83-85; 271:
12-13;273:67-69
c53) enfin, les 3 ciels de Ph. Lansberge (1536), et les critiques ou les défenses qu'ils suscitent 1416:782-797;141c:753-830;1536:191-222, 611-724; 171a: 16-21; 179: 89-122;189: 906-936
c6) et dans une ligne inverse, la critique, par le jeune Tycho, des nombres des Pythagoriciens qui `voilent les mystères de toute la nature et Dieu lui-même' 64a: 10-11
d) les 'yuatre'élérnents
[notre recensement est certainement particulièrement incomplet et dépend de nos notes de lecture et des extraits retenus]
dl) d'abord, quelques références de la première moi- tié du XVI° siècle où le concept apparaît dans une discussion scripturaire liée à Gen 1/9 sur l'aporie de l'émergence de la terre au dessus des eaux, avec une description tout à fait spécifique par Reisch (8)
8: 112-124; 16: 27-29; 17: 7-I1, 22-25; 256: 449-508
— Gemma Frisius (16), dans les lignes pré- cédentes (6-26), étant particulièrement disert sur le lien entre sphéricité et répartition des éléments
d2) puis des textes
d21) où il est question en général des `éléments',
Tolosani (31) étant particulièrement disert
215: 89-91; 289: 83-85; 311: 75-76n

d22) et ceux où il est précisé qu'il y a 'quatre' élé-
ments
14a: 26-30; 43:
5-20; 135c: 22-41;
161a:
26-27;

177f: 7-8; 222e:
46; 223: 1-2; 243:
7-8


d23) tandis que Fincke, en ses deux ouvrages (124a et 1246), traite uniquement des éléments en eux- mêmes
d24) enfin, la place que Bellarmin leur donne dans le
plan de son traité de spiritualité
133a: 86-87n
d3) en outre
d31) les allusions faites à la `cinquième essence' nous avons négligé les occurrences du terme `éther', une trentaine tout au long du dossier, pazce que l'u- sage qui en est fait est assez divers
17: 41-42; 48: 20-22; 133a: 155-158; 134a:

406-407,767-768;135c:41-49;1566:18-19n
d32) tandis que d'autres auteurs critiquent plus ou moins fortement ce concept
256: 395-397; 64c/94: 226-227; 76a: 124-127;
86: 37-38; 129: 30-33; 2626: 93-102
d33) de Mesme utilisant dans son vieux français le
terme `quintessence'
43: 5-6
d4) enfin
d41) le terme `fable' par lequel Gilbert qualifie ce
concept des quatre éléments
1046:85-86
d42} alors que Campanella et Fabri affirment leur
présence sur tous les globes célestes
134a:66-70;2626:102-105
d43) et que d'Arcons refuse au `feu' la qualité d'élé-
ment puisque toutes choses seront purifiées par le
feu à la fm du monde
273: 7-8
e) le 'premier mobile'
el) affirmations de son existence
et 1) soit paz une brève mention

2863 17: 48-49;
69: 43-44; 71b:

85-86; 98: 22-23;
102;
161a: 244-249; 165: 251-255; 189: 682-
168: 9-12;
259a: 117-119;

261: b1-62; 291: 5-6
685;
226: 11-16; 231: 425-434; 245b: 1350-
e12) et ces cas où le concept est relié explicitement à la période de 24 heures
89b: 5-8; 150: 9-10; 226: 11-14; 245b: 1689- 1690; 271: 20-22
e13) soit avec une longue discussion
31:70-84; 143: 20-67; 146: 22-45; 155: 8-52 — et le raisonnement proprement aberrant de Chiazamonti identifiant pratiquement enfer et pre- mier moteur si, à la révolution du premier mobile, est substituée la rotation de la Terre
186b: 38-79
el4) ou, plus radicalement, les ouvrages incluant le terme 'premier mobile' dans leur titre, ce qui est cer- tainement impropre pour Celsius dans le dernier cas 61, 85b, 114b, 241b, 296b
e l g) soit avec cette précision, donnée par Dee, que le premier mobile est l'extrémité ultime de l'univers 45:18-22
e2) son lien à l'empyrée, conçu comme adjacent au premier mobile, et dit par contraste être `immobile' — son existence étant cependant souvent mise au compte des théologiens et, donc, non accessible à la raison et aux sens (voir en BD3f2 pour quelques compléments à ce point de vue)
12: 13-20; 17: 47-48; 31:70-97; 89b: 5-8; 97a: 23-24; 129: 44-45; 141c: 59-60;143: 53-54; 155: 93-96; 188: 75-7H; 195a: 296-297; 211b: 40-41; 231: 501-505
— et la thèse plaisante de Froidmont dans son Songe 141a:119-142
e3) inversement
e31) critique de ce concept par quelques co- perniciens ou semi-coperniciens afin de le réfuter 104a: 26-27, 52-56; 104b: 115-I 19;120: 59-89; 164: 147-149;169: 131; 228: 20-26; 247: 386- 388; 276: 7-8, 84-87, 102-104, 125-127, 155-170
e32) ou son usage fictif dans une discussion du mira-
cle de Jos 10, avec Galilée et Régis
136b: 939-940, 1145-1158; 311: 212-220
e4) allusions au concept d'entraînement (raptus) des orbes parle premier mobile
53a: 28-31;98: 89-95; 110: 28-31; 121b: 43-51;
143: 47-51; 146: 25-28; 156x: 57-58; 158: 100-
1352; 310: 41-43
e5) la précession, souvent rattachée au premier mobile —certains, 264, 291, 293 et 299, précisant que Copernic attribue à la Terre elle-même le mou- vement de précession —> et l'interprétation newto- nienne du phénomène exposée magistralement paz Boscovich (319c)
8: 71-73; 25b: 731-733; 44: 13-15n; 61: 1-2; 114b: 8-9n; 121c: 107-111;162: 3-5; 1$4: 3-4; 198: 2n; 211a: 21; 245a: 233-238n; 255: 25- 33n; ?,64: 54,SSn; 291: 49-51; z93: 79-$0; 299: 64-66 et 319c: 115-119
e6) les mouvements de trépidation ou libration remarque analogue à celle en e5 pour 69b, 144b, 165, 206 et 299 —, liés à la précession, dont il est razement perçu que Tycho avait montré qu'ils étaient un pseudo-phénomène
10:
10-1 ln; 48: 42-44;
59: 3-5, 9-18;

676:1 t-
14,
29-30,
47-50;
97a:
33-35,
64-65;

112:
1-3;

121c: 98n;
144b:
58-61; 159:
35-43;

164:
4-8;

165: 127-129; 206: 61-64; 299: 64-66; 311: 39- 40
e7) enfin, l'usage figuré que fait Mersenne du pre- mier mobile en décrivant l'Académie dont il rêve pour promouvoir le progrès de la science
261a: 118-120
f) la `grande année'
fl) sa mention au sens platonicien d'un retour
cyclique, et son refus par Reisch
8: 73-82
f2) une utilisation de Cette expression par Ionston
pour désigner !a période de la précession
184: 3-4
f3) et celles qu'en font Gassendi et Cellarius, en reprenant des Antiquités Judaïques de Josèphe ce terme, pour désigner une période de 600 années connue des Patriarches, avec une citation d'Ausone à l'appui
222d: 24-29; 261: ]63-170
2864 f4) l'utilisation particulière de cette période de 600 années par Cassini pour exalter la science des Patriarches
313b: 61-77
g) les intelligences ou les anges, moteurs des orbes et des planètes
[le concept des `intelligences' mouvant les orbes, qui nous semble proprement aberrant, restait cependant essentiel; car, en l'absence de toute véritable phy- sique, celle-là même qu'élaborera Newton, on ne pouvait concevoir d'autre raison du mouvement apparent si régulièrement non uniforme des planètes; et il faut rappeler qu'en 1651, sur le frontispice de l'Almagestum Novum, Riccioli lui-même ne craint pas de représenter les anges guidant chacune des sept planètes]
gl) les intelligences
gll) d'une part

1— les longs développements de Delfino, exception- nels dans leur radicalité, sur ces `intelligences bien- heureuses' ou anges, dont le deuxième comporte une application aux miracles de Josué et d'Ezéchias
46: 38-79, 80-103
2— et les textes de Beati et de Borelli qui expriment très exactement le contenu de la remarque faite au début de ce thème
266: 53-55, 89-96; 277: 26-36, 48-60

3— ou celui de Boyle rappelant cette thèse ancienne 260d: 40-48
g12) d'autre part les mentions assez fréquentes des intelligences qui meuvent ou assistent les corps célestes
46: 38-44, 97-103; 48: 25-26; 88: 34-36; 128: 8-
9; 134a: 525-528; 178: 8-9; 188: 642-645; 215:
83-85; 231: 419-421, 529-530; 250: 59-62
— et ces lignes de Rceslin faisant allusion à la thèse de Tycho sur une `science innée' qu'ont les planètes (voir Volume I, p.219)
71b:79-81
gl3) et encore l'emploi de ce terme
1— par Rheticus à propos du mouvement annuel de la
Terre
25b:334-335
2— ou par Ross pour l'appliquer à la Terre elle-même
se rapprochant du Soleil
195a:306-308
g2) les anges
g21) d'une part
1— l'association au terme `ange' ou `esprit angélique' du terme `moteur'
31: 113-115; 134a: 598-600; 149: 106-117; 167: 100-103
2— ou, avec Schegk, le terme de `dieux-moteurs', cela à partir de Mt 24/29 rapporté comme étant une parole du Christ
35: 3-4
3— et Cesi qui, en un texte assez confus comportant diverses citations de l'Ecriture et une d' Origène, fait intervenir les démons avec les anges 149:118-129,129-145
g22) d'autre part, dans une ligne légèrement diffé- rente
1— des identifications plus ou moins expresses entre Dieu et le `premier moteur' 43: 53-55; 57: 213-220; 196: 27-28; 230: 17; 250: 61-62; 276: 163-164
2— Levera étant plus nuancé
270:140-143
g2g) enfin, pour manifester l'ambiguïté du vocabu-
laire, les passages où il est question des anges dans
un contexte le plus souvent scripturaire mais à l'in-
térieur d'une discussion astronomique 25b:802-805;93d:128-131;1416:740-741, 891-893; 142: 28-40; 143: 279-281; 153b: 365- 368, 480-483, 688-690; 160: 64-66; 177a: 223- 246; 189: 985-987; 195a: 254; 209a: 29-34; 209b: 1099-1101; 259a: 34-35; 281: 108-133
g3) critiques de ce concept
g31) d'une part, Stunica et Purchas cherchant à intro- duire soit la notion de force, sait des causes secon- des
98: 66-79; 129: 57-64
g32} d'autre part, des coperniciens contestant la notion d'intelligences
76a:152-153;209b: 1153-1169;213a: 18-24 g33) et, surtout
1— le texte fondateur de Borelli, qui a sans doute influencé Newton, où le concept ancien n'est pas méprisé mais où il expose, avec des compazaisons prises de la biologie, son effort pour lui substituer des causes purement naturelles, et, avec Leibniz, une autre formulation assez proche mais plutôt fai- ble en ce qu'il propose à partir des tourbillons
2865 277: 16-78; 308: 57-61
2— ou bien celui de Zimmermann critiquant Riccioli 310: 31-5 l
g34) enfin le texte de Gilbert, en toute son in- suffisance, sur le Soleil, `moteur' de toutes les pla- nètes et `excitant' aussi la rotation de la Terre, qui aura une postérité considérable avec Kepler
104a:80-83
g4) l'animation des astres
[elle est mentionnée pour être refusée à l'exception de Patrizzi (88), Cesi (149) citant Origène qui la tenait et Tellez (203) ayant une position proche de Calmet (voir ABc4)]
31: 113-115; 53a: 21-28; 88: 23-26; 129: 57-60; 136b: 721-722; 149: 118-126; 203: 39-41, 45- 54;209b:1152-1157;231:409-410;245b: 1697-1699
h) les orbes solides
hl) tout d'abord la conception ancienne d'un ciel aqueux et cristallin
hll) son développement par Reisch à partir des `eaux au dessus du firmament' de Gen 116 et à partir d'Augustin (voir Aga, 161-192 à ce point de we)
8: 83-100
h12) sa reprise par des auteurs qui sont surtout du XVI° siècle, et son fondement scripturaire (46) 12: 10-13; 29a: 6-7; 31: 53-55; 46: 108-117; 57: 107-113; 69: 43-44; 143: 41-47, 59-63; 172: 51- 53; 301x: 15-27
h13) et son évocation, même tardive, pour la contes-
ter
129: 16- 19;169: 131; 213a: ] 8-24; 311: 39-40
h2) le concept des `étoiles fixées dans le firmament'
h21) quelques expressions de ce fait sous le mode de l'image de 'noeuds sur une planche' ou de `clous', mais togjours pour refuser le fait à l'exception de J.P. de Mesme (43) qui use de l'image d'étoiles `clouées' dans le firmament — nous mettons respec- tivement n ou c en indice
43: 44-SOc; 88: 9-26, 30-31n; 134a: 54-56, 511- 513, 7D8-712n; 203: 16-ZOn c; 237: 20-21c; 319c:11-14c
h22) l'adhésion apparente de Stunica à ce concept 98: 81-96
h23) un concept que Kepler prend la peine de discu- ter longuement, que Galilée évoque en citant Augustin et dont on ne sait trop si Froidmont le prend à son compte
93d: 24-67; 136b: 359-368; 141c: 378-381

h24) autres occurrences, correspondant à un refus parfois nuancé, tandis que la discussion entre I,esle et Windekilde (263 et 267) à ce sujet est assez com- plexe
87: 6; 131: 8-15; 149: 52-57; 182: 14-22; 231:
522-528; 263: 120-124, 138-142; 267: 52-81
h25) enfin, et s'opposant à ce concept d'étoiles fixées dans le firmament, une autre image reprise par quelques auteurs à propos des étoiles qui se meuvent dans le ciel 'comme des poissons dans l'eau et des oiseaux dans l'air', une image dont l'o- rigine est difficile à cerner (voir la note 3 en 166) — Utsus (99) n'a que le second terme tandis que Tanner (158) n'a que le premier —, mais Burgersdijk et Swan (182 et 203) l'appliquant aux seules planè- tes
99: 90-94; 158: 98-100; 166: 36-50; 182: 8-10;
203: 25-27; 312: 120-122
h3) affirmation de la solidité des cieux (ou des orbes)
h31) d'une part
1— certains semblant la tenir pour la totalité des cieux 158: 81-107; 165: 260-262; 226: 1-2, 35-42
2— tandis que d'autres ne l'affirment que pour la
sphère des fixes
45: 18-22; 177f: 83-84; 271: 8; 291: 6

3— ou même, tel que Beati, pour le seul empyrée en s'appuyant sur une exégèse étrange de Heb 4/14 —`le Christ qui a traversé les cieux'-
266: 82n
— voir aussi à ce point de vue les notes en 178, ] 2 et 226, 2
h32) d'autre part, ceux qui, avec l'appoint de Job 37/18 —`le ciel d'airain'—, la tiennent
1— pour la totalité des cieux
75: 110-111n, 397-399; 97a: 29-30;135b: 51-53
2— ou pour le seul firmament, avec Froidmont 141c: 11-72
h33) ou bien, encore avec l'appoint de Job 37/18 1— mention de cette conception sans l'approuver
134a: 548-551; 149: 102-103; 166: 71n; 222b:
56-58
2866 2— à moins qu'il ne s'agisse du dire contradictoire de Ruthard concernant une `dureté d'airain' qui ne s'oppose pas à la pénétrabilité
173: 11-14
h4) affirmation de leur fluidité
[la disparition des orbes solides est liée aux observa- tions de la comète de 1577; le très grand nombre de renvois manifeste la prégnance du concept ancien inverse]
h41) d'abord
1— par Tycho et Rothmann
64c: 5-7, 295-326; 64d: 3-6; 64c194; 223-225
2— le premier, et ceci mérite d'être souligné, substi- tuant à ftrmumentum en Gen 1/17 l'expression `ciel liquide'
64c: 180n
3— tandis que Patrizzi et Bellarmin ont une affirma- tion analogue, certainement indépendante de Tycho dans le cas de Bellarmin, et la manière dont celui-ci s'interroge sur le problème posé par la non-exis- tence des orbes solides
88:28-29; 133c: 11-22, 23-41
h42) puis, d'une part, par ceux qui tiennent cette flui- dité avec une référence plus ou moins explicite à Tycho
121c: 75-79; 150: 35-37n; 159: 40-43; 164: 202- 203; 179: 9-15; 202: 28-32; 203: 34-38; 222c: 93-95; 222e: 59-63; 237: 33-34; 239a: 32-35n; 256: 2-4; 265: 5-9; 304: 63-64; 308: 15-19, 61- 62; 309: 84-86; 312: 118-122
h4g) et, d'autre part, par ceux qui n'y font pas réfé- rence
i) le centre de gravité et de gruruleur, er usage du terme `terrayué'
[nous retenons ces thèmes, également présents dans le dossier A (voir en ABdS et d911), qui interviennent à propos de la stabilité de ]a Terre et de l'aporie de l'é- mergence de la terre au dessus des eaux]
il) allusions au centre de gravité et de grandeur, même tardivement
32: 14n; 90: 10-11; 138: 1-2; 155: 84-87; 199:
1-4; 231:461-463; 243: t 1-12; 299: 4-5
i2) les développements de Vallès et Cornæus, qui citent à ce propos Is 40/l2 —`le monde suspendu aux trois doigts de Dieu'-
75:366-441;254:45-65
i3) l'argumentation particulière de Tolomei sur le centre principal de rotation du monde, qui ignore cependant la notion de barycentre qu'avait déjà, en quelque sorte, développée Newton
315: 5-15
i4) des usages du terme `terraqué'
[voir Volume I, p.129-130 pour cette pseudo-solution de l'aporie de l'émergence des terres au dessus des eaux]
242a: 1230n; 260c: 24-25; 264: 31-39; 2786: 23-26, 62-66, 100-102; 286: 232-234; 295: 6; 301a: 41-42; 310: 277-278, 289-292, 338-339, 395-397; 315: 2-3
— et l'usage antérieur ou consécutif de l'expression `globe de terre et d'eau', cependant parfois sous une forme différente
8: 112; 256: 248-249; 626: 49; 75: 454-455; 98:
74c: 2; 104a:
29-33; 135a: 550; 1416: SSn;


199-200; 116a: 107; 121a: 32-33; 124a: 3-4;
1456: 52-56;
156a: 54-60; 161a: 241; 178:
10-

1246: 7-8; 1456: 36; 164: 191-193; 165: 200-
12; 182: 5-6;
188: 570-574, 731-734; 217c:
31 n;

201; 1876: 62-64; 2096: 924-925; 215: 93; 219:
2216: 5-7; 229a: 85-106, 159-160; 242a: 112n; 261: 36-38; 264: 40-42; 276: 79-8Q 102-104, 165-166; 277: 29-33; 301a: 41-43; 305a: 3-6; 315: 43n
h44) ou encore paz ceux qui renvoient à Is 51/6 —`le ciel, comme une fumée'-
141b:504-510;149:78-101; 166:71n h4g) enfin, paz Newton, en un résumé admirable de l'histoire des orbes solides et de leur disparition 298c: 30-55
1 I; 231: 46-47; 275: 45-46
j) mouvement violent et mouvement naturel ou pro- pre
jl) le qualificatif `violent' appliqué aux trem- blements de terre, par opposition à ce qui est un mouvement naturel ou propre
31: 43-47; 65: 103-109; 135a: 508-512; 177a:
33-35; 1956: 236-238; 281: 206-208; 310: 263- 278
2867 j2) dans la perspective du principe `à corps simple, mouvement unique', tout mouvement superposé considéré comme violent
31:51-55; 43: 16-24; 67a: 39-40; 121b: 47-51;
261:61-62
j3) tout mouvement de la Terre superposé au mouve- ment dfl à la gravité, considéré comme étant violent, selon Scheiner et Renaudot
127c: 61-63; 191: 66-68
j4) avec la nuance supplémentaire qu'un mouvement
violent ne peut être perpétuel
90: 37-38; 124b: 19-24; 145b: 69-70

j5) enfin, dans une perspective directement anti- copernicienne, tout mouvement attribué à la Terre considéré comme violent, selon Minerva et d'Hazouys
143: 150-157; 269: 37-39
j6) mouvement propre
[nous ne retenons pas les emplois assez nombreux otl la révolution annuelle du Soleil et les révolutions des planètes sont qualifiées de `propre' dans une distinc- tion d'avec le mouvement diurne (voir un exemple en ABd8g)]
— usage de ce terme pour désigner les mouvements de la Terre dans une perspective copernicienne, selon Rheticus et Wittekind
25b: 349-350; 65: 107-109
k) les tremblements de terre
[nous retenons ce thème, également présent dans le dossier A (voir en AAc3g et Ca); sa place dans cette section peut se justifier parla conception ancienne de leur origine, toujours en vigueur]
kl) abord de ce phénomène
kl 1) sait à propos de la stabilité de la Terre
68: 236-250; 84: 158-161; 144c: 3-4; 161a: 379-
380; 1:~:: 108-112; 195a: 340-350; 231: 209-
234n; 303: 8-12
kl2) soit, paz Rheticus et Tolosani, en relation avec
le Ps 75/9 —`la terre atremblé'-
25b: 803-813; 31:43-47
ki3) soit, en relation avec l'exégèse de lob 9/6 par
Stunica, pour dire que ce verset ne concerne pas un
mouvement régulier de la Terre mais ce phénomène
97a:
53-57;
141b:
847-861;

161a: 416-436;
1:+::
23-27;
195b:
230-247;

231: 296-310; 299:
55-63
k14) utilisation de l'expression `parties de la terre' à ce propos
[voir en ACa34; une expression d'ailleurs com- munément utilisëe dans le dossier B pour parler de la cohésion de ces `parties' vers le centre]
65: 103-109; 259a: 84-87; 303: 8-12
k2) quelques mentions des vents souterrains qui en seraient la cause
68: 246-250; 141b: 838-841; 143: 3-4n; 203: 56-57

k3) enfin quelques cas particuliers
k31) abord du phénomène par Rheticus à propos de la Terre affermie sur les eaux
25b:487-490
k32) ce fait que Stunica, dans sa discussion en géné- ral des tremblements de terre, ne fait pas allusion à son exégèse ancienne de Job 9/6
98:203-206
k33) l'hypothèse intéressante de Hotrox concernant une perturbation du mouvement régulier de la Terre par ce phénomène
214: 7-10
k34) et cette autre, insensée, de Kochanski pour lequel un tremblement de terre est une conséquence de la rotation de la Terre
302:26-30

1) allusions mythologiques
[voir aussi `Orphée' dans l'Index des auteurs et, pré-
cédemment,BAla41 pour Atlas]

I1) soit à Hercule et à ses colonnes, la mythologie
étant cependant très ténue en ce cas
161a: 425-426; 195a: 96-97; 251: 815-816

12) soit par l'expression `garde de Jupiter', avec
Kepler et Mersenne
93d: 99-102; 161a: 501-503
13) ou encore, que le véritable Atlas est la Sagesse de Dieu, avec Polacco
231: 451-453
2868
B. La réception copernicienne
B 1. Essai de présentation,
du point de vue chronologique et scripturaire,
de cette réception

[notre but dans cette section est d'abord de donner une présentation par oui ou non - un jugement parfois incer- tain - de la réception copernicienne; les classes BBlc et e correspondent cependant à des cas où la rëception n'est pas directement envisagée. Pour ne pas multiplier les classes, nous avons rangé les semi-coperniciens - la seule occurrence de ce terme que nous ayons rencontrée se trouve chez Froidmont, 1416, 300-302 -avec les non-coperniciens, mais la lettre s indique alors le fait. Quand, dans un document, la réception de Copernic ou sa critique est relativement localisée, nous indiquons les lignes concernées. Le point de vue chronologique est pris en compte paz l'utilisation des codes affectés à chaque ouvrage selon la date de leur parution, tels qu'ils figurent en italiques gras dans la Bibliographie, mais en mettant en indice le code de l'auteur lui-même; ce recensement chronologique commence avec Tolosani (3531), en incluant cependant les ouvrages de Rheticus (2725a~ 28256) et la Préface de Gasser (292,6); deux dates repères, 1610 et 1650, divisent chaque série chronologique en trois groupes - la partie droite du dépliant Codes du Dossier B où les codes chronologiques des ouvrages sont ran- gés paz décennies permettraient d'affiner cette division -. Enfin, le point de vue scripturaire est pris en compte en distinguant les cas où l'Ecriture entre ou non en jeu. Dans cette classification où nous indiquons diverses nuances, la lettre d signifie que le choix que nous avons fait pour classer le document dans la catégorie donnée n'est pas évident et aurait pu être autre. Les groupes de 3 chiffres entre parenthèses, placés à droite de la fin de chaque série, indiquent le nombre d'ouvrages dans chaque intervalle chronologique, tandis que le chiffre sup- plémentaire en italique représente, pour la classe considérée, le nombre total de semi-coperniciens; on notera que le texte de Renaudot (255191) figure à la fois en BBla2 et en bl 1 et que les ouvrages de Boscovich (319) et La Lande (320) ne sont pas pris en compte]
a) ouvrages coperniciens
al) où, d'une part, le problème scripturaire est
abordé
2725a~1825b+292b,9276a,11593a~11694~ 130104ad,1301~d,144936~ (1610)170134ad+ 171135a~172135b,173136a,174136b+ 179135c+ 184144a ,14693c>19793d ~ 198150d~ 203153a~20970c,230153b+253189+258193+ 259194~279209ad,285213a+286214~290209b~
30022ga,302225,307229a,315222b~318235a+ 322222c~ (1650) 331104bd, 334213b~ 338246+ 3402g7,3422gq,34423g6,359210a 38027q, 382275+ 3892S0d, 3962.846, 398286 ~5292~ 410296a,4222986,424169,426296bd,430310~ 43231 L ~3312~ 439316
(9,26,21)
a2) où, d'autre part, il ne l'est pas
4741d~ 6962a + 79626+ 9376b> 9575,10587
131105 (1610) 20293e~ 229171a ~ 239153c.
245181249185,255191~260171cd,280210a~
310232d,3122106~32022gb,323237,(1650)
335174c~ l-6, 3412A8, 351253, 361258+ 370265+373268,378229b,385277~394283~ 399287d, 401289d, 403290, 407294d, 409295. 411297 420304, 421305a . 423305bd, 428308+ 441298c
(7,12,20)
b) ouvrages non coperniciens
bl) où le systéme de Copernic est critiqué
bl 1) d'une part avec l'appoint de l'Ecriture 3531: 143-146, 37186: 13-47, 4136a~ 23-51, 4943: 171-219, 5953a~ 31-33, 6457: 191-271, 7265: 103-126, 7767a ~ 7868: 185-250, 9175, IOI64b,109gp,I1191,11467b+11764c,11996,
12197b~12271b,12499s,126101a~128100b~ 129103~137109~138110~145115s~102-112, (1610)149119 152121a ~ 156125+ I601166e 166127c,169133b~172135b,176138~181142+ 182143~183121bs,187146,190130bs~ 1921446,193139b~199144c,205155~206999~ 208157as, 2I1158~ 21215gs, 214161a
2869 218164.rd, 2I9165~ 220145a 221157bs~ 2221, 224167 2311724, 232173 26-51, 235175, 236176~237141b~141177a~243179s+ 252188~255191~257141a 261161bd,262177b+ 263195a ~ 269201+ 270202 273205 276207, 288215~291217a~296222a,297177c,299223~ 301186b~3031774~304226,309231,313233+ 314234~317217b~319195b+321236,327~gas, (1650)332242a,333243,337245a~345245b~
346250~347251~348145d~350217c+353254+ 360222e~362259a~365261d,366262a~ 3b8177f~ 3673, 369264+ 371266 372267+ 374269 376271 379273+ 381262b~ 383276.r: 142-154,384242b,3862576, 388279,390262c, 391281 404291 4062934, 408259b~ 413299+ 415301a~416301b.419303s,429309~ 436278bd, 438315 440317, 442318
(25,60,40;11)
b 12) d'autre part sans un tel appoint
SOgq: 16-20, 5246: 8-12, 5347+5751 5852a~ 80-85, 6255a ~ 6356, 6659, 7164x: 62-65, 7529b:21-23,9477,9952:197-205,10355x+ 107ggs: 37-38,10889a ~ 11074a 12097a~ 65- 67,123gg: 120-197,125100x: 288-293,135108 13685b~14I89b,(1610)157126+162129 163130asd,16585a 167132 177139ad~ 189121c,191148~184-190, 204154~225152b~ 244180+ 246182s, 250186a .254190+ 256192 2661984,267199+275206,277134b,281197cd+
305227,30622Ss,316170b,32423Sad,(1650) 329177e~3362,ggd,339239b~387278a+ 392238cd, 418302sd, 427307, 434313a
(22,24,8;4)
b2) off, allusion étant faite à tel ou tel point de l'ceu- vre de Copernic - v.g. la longueur de l'année, la déclinaison, etc. -, le système lui-même n'est pas pris en compte
b21) d'une part avec ]'appoint de l'Ecriture
6154+ 9074a ~ 10254: 52-80,142113 (1610) 146116a~I50120sd,248184,283211as,(1630)
3752704
(4,4,1;2)
622) d'autre part sans l'appoint de l'Ecriture 4438 6036b~ 6861 81-8255b-cY 9679a .9780, 10674b~ 11379bs,139111+ (1610)188147 215162 2171, 227169 265197a ~ 274197b~
298211bs, (1650) 3552564, 358257a
402~Obd, 4172~d, 4312604 d
(10,7.5;2)
b3) où, Copernic n'étant pas cité et l'auteur étant ptoléméen ou bien tychonien, on rencontre une affir- mation de géocentrisme ou un refus de l'héliocen- trisme
631) d'une part avec l'appoint de l'Ecriture 3833 4035+ `u39~ 134-140, 4640: 23-26,10456, 11895,127102+ 140112 (1610)168133ad~ 175137~186145bd,200151e207156a~
223156c~ 226168, 2712.03, 282124b, 284212+
293219,(1650)328240d,352187b,363252b~ 377272 425306
(8,11,5}
b32) d'autre part sans cet appoint
3682, 4842, 5145, 5650, 6558, 7063, 7366a , 7466b~7653b+8052b~8755d.8870b+8973+ 98g 1,11292a ,133106,134107+ 143114a (1610)151101b,155124a~161128,178140~ 195133cd,244114b~242178~251187a~ 2641964,287200b,289216~292218.294220a~ 295221a~30823D,325221b~326220b,(1650) 330241a,349252ad,357241b+397285. 414300, 437314
(18,17,6) [et nous donnons ici la récapitulation des ouvrages coperniciens et non-copemiciens pour les trois pério- des, soit respectivement (16,38,41) et (87,122,65),
qui représente le lent progrès de la thèse coperni-
cienne]
c) ouvrages qui sont des réactions au Sidereus
Nuncius de Galilée
c11} soit contre, avec usage de l'Ecriture
147117+154123
c12) soit pour, sans usage de l'Ecriture
148118+153122
d) ouvrages proprement Littéraires
dl) allusion fugitive faite au systëme de Copernic sans l'accepter
5549, 8369, 8672, (1610)164131+ (1650) 356238b
2870 d2) le songe de Froidmont et le roman-fiction de
Godwin
(1610)180141a , 278208
e) ouvrages non pertinents
[cela du point de vue d'une réception copernicienne]
et l) ouvrages proprement d'astronomie, ou de phy- sique
[les extraits retenus concernent des notations d'ordre théologique ou épistémologique et aussi d'histoire de l'astronomie, ou bien traitent seulement de divers problèmes astronomiques (comètes, taches solaires, etc.), mais sans aborder directement le problème du système du monde]
3934, 4237, 4318c, 5448, 6760, 8470a + 8571a , 13264d , (1610)158-I59127a_6,185145a
I94149d,201152a,216156b~228170a~ 233127d,234174a,238171b~247183~ 3111746, (1650)343222d,3542gg,400288d, 412298a,435313b
(8,12,5)
e12) ouvrages non proprement astronomiques [des extraits ont été retenus, ou bien l'ouvrage est simplement mentionné, pour diverses raisons indi- quées dans le liminaire le concernant]
10083, (1610) 2I092b, 2I3160d, 268200a ,
272204, (1650) 364260a , 393282 395284a
(1,4,3)

B2. La réception, en général, du système de Copernic
et son rapport aux autres systèmes


a) listes d'époque (coperniciens ou non-coperni- ciens, arguments ...)
a1) listes d'auteurs concernant la réception
al1) les coperniciens
[il y a seulement trois listes systématiques; elles pro- viennent d'auteurs jésuites non-coperniciens, soit Riccioli, Schott et Tacquet (242a, 1185-1187n; 264, 42-49; 279, 11-23); nous transcrivons les noms don- nés et mettons entra parenthèses R, S ou T pour indi-
quer la source, sachant cependant que Schott et
Tacquet ajoutent à la fin de leur liste: 'et d'autres'] Rheticus (R,S,T), Reinhoid (T), Schickazd (S), Maestlin (R,S,T), Kepler (R,S,T), Rothmann (R,S),
Stevin (S), Galilée (R,S), Stunica (R,S), Foscarini
(R,S), Ph. Lansberge (R,S,T), J. Lansberge (R,S), Boulliau (R,S,T), Hérigone (R,S), Gassendi (R), Descartes (R), Lipstorp (S), Hevelius (T)
a12) les servi-coperniciens
[une seule liste systématique donnée paz Schott (264:
59-61)]
Gilbert, Longomontanus, Muler, Origanus, Argoli et
d'autres
a13) les aon-coperniciens
[deux listes données par Riccioli et une liste par Tac- quet (242a, 1185-1187n; 279, 23-26); des 30 noms des XVI° et XVIT° siècles énumérés par le premier, 3
seulement, Telesio, Martinengo et 5pinellus, sont absents de notre dossier, tandis que la présence de 3 théologiens, Pineda, Serarius et Lorini est signifi- cative de la non-séparation des savoirs à l'époque, celle de Stunica (A45) dans la liste copernicienne étant d'ailleurs analogue; le non-copemicianisme ultérieur de ce demier (B98) semble, d'autre part, être passé inaperçu; enfin, Gassendi, présent en BB2a11 selon Riccioli, est ici classé par lui parmi les non- coperniciens; des 12 noms donnés par Tacquet, il n'y a que celui de Riccioli qui n'est pas déjà inclus dans la liste précédente donnée paz ce dernier]

a2) liste d'azguments
[une seule liste systématique dans notre dossier, qui provient de la Conférence de Renaudot (191) et qui présente alternativement les arguments anti-coperni- ciens et les arguments coperniciens]
a3) autres listes diverses
[notons ici qu'on trouverait chez Boulliau (210b, 94- 97) une liste de plus de 30 noms depuis Peurbach où, après ]e nom de Copernic, coperniciens et non-coper- niciens ne sont pas séparés]
a31) une liste d'observateurs anciens et modernes donnée par Alsted et par Billy
2871 116a: 42-49, 51-53; 252b: 9-15
- ou celle de Froidmont
141b: 770-774
a32) une liste, particulièrement bazoque, que donne Philalteus pour les astronomes anciens où Copernic est rangé, en l'associant à Aristarque, parmi d'autres astronomes grecs
50: 16-34
a33) une liste de papes ayant contribué à la réforme
du calendrier, donnée par Cavalieri
183: 36-42
a34) une liste d'auteurs anglais ayant contribué aux `Mathématiques' et commençant avec Sacro Bosco - Gilbert est étrangement absent -donnée par Wing
283: 90-100
b) listes selon notre dossier
[nous donnons ici les noms dans l'ordre chronolo- gique, en adjoignant le nombre de références faites à chacun d'eux selon l'Index des auteurs -pour Galilée, presque le tiers sont de pures allusions à sa condamnation, un autre tiers concernant les décou- vertes dues à (a lunette - et en indiquant par un 0 l'absence de références, signe possible du peu de dif- fusion de la prise de position de l'auteur concerné; un second chiffre a la même signification qu'en BA4d; ces indications perdent évidemment de leur significa- tion vers la fin de la liste bien que, pour I. Newton paz exemple, on aurait pu s'attendre à une diffusion plus grande; d'autre part, nous n'avons pas vérifié si toutes ces références concernaient strictement la mention d'une profession de copernicianisme ou de semi- copemicianisme; les lettres v ou d, adjointes dans cer- tains cas, signifient une réception voilée ou douteuse; nous incluons les deux dates repères 1610 et 1650; enfin le nombre d'auteurs faisant l'objet de citations est de 57 sur les 89 énumérés, les noms présents dans les listes d'époque étant mis en italiques]
bl) coperniciens
[les valeurs pour Copernic lui-même sont 384 et 223] Rheticus (10), Gasser (1), Recorde (O,v), Digges, Th. (1), Maestlin (11), Bruno (5), Benedetti (0), Stevin (5), Kepler (162,88), Rothmann (13), Gilbert (44,32), Hill, N. (0), -1610- Wedderbum (0), Roffeni (0), Foscarini (28,13), Galilée (137,98), Baranzano (1), Lansberge, Ph. (88,34), Hortensius (4), Wendelin, G.
(3), Blaeu (4), Cavalieri (0), Sehickard (6), Lansberge, J (51,1, Girard (0), Hérigone (4), Godwin (O,d), Wilkins (2), Boulliau (15), Holwarda (1), Horrox (I), Gasseruli (2Q,13,d), White (3), Hobbes (1), Descartes (41,26), Roberval (0), Regius (1), More (1), -1650- Lipstnrp (14,7), Shakerley (0), Wittich (21,4; nous n'incluons pas ici les nombreuses citations que fait Du Bois en 245b, et qui constituent des extraits de cet auteur), Ward (4), Foster (I ), Streete (0), Gregory (0), Auzout (1), Moxon (0), Borelli (1), Rinaldini (O,d), Amerpoël (O,d), Wing (0), Rohault (0), Von Guericke (0), Bartholin, Er. (O,d), Hooke (2), Malebranche (0), Mercator (O,d), Roemer (l,d), Hoffvenius (0), Celsius (0), Newton, J. (0), Newton, I. (6), Fontenelle (1), Leibniz (0), Zimmermann (0), Régis (1), Arnauld (0), Huygens
(5)
62) semi-coperniciens
[nous incluons Calcagnini malgré l'anachronisme qui en résulte, et nous réinsérons Gilbert]
Calcagnini (9), Blagrave (0), Patrizzi (6,d), Ursus (8), Gilbert (44,32), Wright (3,1), Origanus (25,1 ~, -1610- Fabricius (l,d), Muler (18, 12), Ridley (1), Carpenter (4), Longomontanus (23), Havemann (1), Bartholin, P. (2), Burgersdijk (O,d), Ravensberger (0), Argoli (4), Lange, W. (3), -1650- Lesle (10,1), Petit (0), Dalrymple (0)
c) échantillons de quelques prises de position cl) de la part de coperniciens
cll) les quelques exemples qui nous ont paru plus
significatifs
[l'absence d'autres auteurs coperniciens peut prove- nir du style de nos extraits qui ne contiennent pas de passages significatifs à ce point de vue]
256: 193-204; 26: 12-31; 62a: 10-14; 62b: 10- 26; 76a: 146-150; 7$: 5-7; 87: 6-13; 93ab: 284- 287; 93c: Ei6-(i9; 64c/94: 53-104; 144a: 16-24, 90-94; 153a: 27-35; 213a: I1-30; 214: 79-105; 237: 42-52
c12) et des cas particuliers
1- prises de position plus ou moins voilées de
Recorde et Bainbridge
41: 31-43, 47-66; 150: 13- l 7
2- refus de prendre position de Baruch
163: 42-63

2872 3- le préambule de l'ouvrage de Wilkins, assez paza- doxal et qui, si on le prend strictement, tendrait à relativiser tout son discours copernicien
2096:11-52
4- réserves faites par Auzout et Hooke
274: 171-192; 290: 203-204

5- refus prudentiel de Celsius
2966: 42-50

6- enfin Bostocke qui voit seulement dans l'æuvre de Copernic une amélioration des tables astrono- miques
80: 14-24n
c2) de la part de non-coperniciens c21) de nouveau, quelques exemples où il faut souli- gner laprise de position tranchante de Melanchthon (186) qui serait la première réaction hostile à Copernic dans un ouvrage imprimé relevant du domaine scientifique, et nous mettons en indice la lettre m lorsque la formulation est méprisante 186: 13-32; 296: 20-23m; 31: 144-146, 148-151; 39: 134-140m; 43: 175-180; 46: 8-12m; 51:4-7;
d) exposés .rur les divers systèmes du monde, vu com- paraisonsentre eux
dl) textes synthétiques, retenus dans notre dossier, où sont évoqués ]es trois systèmes de Ptolémée, Copernic et Tycho
dl1) d'une part
1- une première série de textes où Gassendi (222e), François (250) et C. Th. Bartholin (305a) ne pren- nent pas une option copernicienne claire par rapport aux autres systèmes
93e: 51-62; 1046: 115-172; I69: 96-138; 222e: 45-71; 250: 8-41; 305a: 3-8; 308: 9-39; 312: 86- 130
2- le texte difficile de Carpenter qui, discutant de plus ]e système de Kepler, propose son propre sys- tème non-copernicien
157a: 51-85
3- et l'exposé de Roeslin qui intègre dans sa discus- sion le système d'Ursus ainsi que son propre sys- tème, ce qui sera repris par Casmann et Semple 716: 6-90; 1006: 10-17; 202: 5-40
53a:
31-33; 57: 122-124,
258-267; 59:

14-17;
d12) d'autre part
64c:
391-395; 67a: 7-14;
68:
214-234;

75: 464-
1- une seconde série, de la part de Descartes et de
466;
77: 9-15, I S-23m; 85a:
3-4; 856:

2; 91:8-25;
cartésiens, ayant une tonalité parfois paradoxale
96: IS-20; 98: 186-188;100a: 288-293;1166: 18- 20;119: 40-41 m; 125: 8-17; 127c: l l-I5, 35-39, 67-68;131: 4-t5; 999: 12-26;158: 6-14; 159: 4- 12;173: 26-51; 176: 7-3 I ; 197a: 7-10;199: 6-16; 201: 7-18; 207: 20-23; 212: 26-45; 215: 26-77; 223:14-34m;231:75-86m;2576:9-80;259a:13- 223:14-34m;231:75-86m;2576:9-80;259a:13-31; 271: 17-22; 273: 18-29; 276: 142-154; 299: 5- 23; 3016: 37-40; 317: 12-18, 37-46
c22) et ces cas que nous mettons à part, pazce qu'ils feront l'objet de citations plus ou moins répétées 101a: 37-56; 108: 50-53; 121a: 31-55; 1216: 17-34; 121c: 121-128
c23) en outre, une affirmation particulièrement forte de l'absence de toute preuve pour la rotation diurne de la Terre par Brunsmand
306: 89-95
c24) enfin les lignes savoureuses de Ross à propos du may be contenu dans le titre de l'ouvrage (2096) de Wilkins
1956:5-31
c3) le cas particulier du système d'Argoli 228: 8-28
229a: 38-62; 247: 5-24; 2846: 26-38; 311: 6-58
2- puis deux affirmations brèves de Roberval et Pascal où le système de Ptolémée n'est pas mis de côté comme étant complètement dépassé
232: 36-42; 238a: 25-33
3- ou bien trois présentations qui évoquent en amère-fond les Pythagoriciens, et même les préso- cratiques dans le premier cas
138: 8-27; 165: 8-43, 84-126; 291: 10-41 dl3) enfin l'exposé, remarquable quant à sa conci- sion, que fait Boscovich, et celui, magistral, de La Lande dont cependant nous signalons seulement l'existence
319c: 5-]43; 320: 31-37
d2) textes où sont opposés le système de Copemic et
celui de Tycho
d21) d'une part.
1- ceux où le premier est affirmé être supérieur 93ab:263-274;144a:90-94;1536:244-267; 304:86-100
2- et ceux où c'est le second qui est affirmé être tel; le premier auteur, Havemann, hésite cependant, et le
2873 dernier, Luyts, est particulièrement intéressant par son raisonnement sur le type d'ordre existant dans le système de Tycho
164: 197-206; 259b: 11-20, 69-71; 307: 11-55; 309: 68-113
3— le raisonnement de Hooke sur les harmonies respectives des deux systèmes étant non moins significatif
290: 81-95
422) d'autre part
1— ceux où, ces syst8mes sauvant également les appazences, c'est l'Ecriture qui impose le choix de celui de Tycho
161a: 212-261; 279: 26-3Q 42-73
2— et encore le long texte de Riccioli qui justifie par cette égalité dans le `sauver les apparences' la mineure de son syllogisme à propos de l'usage de l'Ecriture
242a:1067-1175
3— mais aussi quelques affirmations où est exprimée la raison profonde pour laquelle ces appazences sont également sauvées dans l'un et l'autre système parce que le système de Tycho est une `inversion' de celui de Copernic, prenant aussi bien en compte les stations et rétrogradations des plan8tes
64494: 67-68; 153b: 257-259;169; 106-119; 222c: 96-97; 291: 28-41 n; 308: 16-17
4— cela étant explicité de manière très claire par des auteurs tychoniens qui, sur leur schéma du système du monde, dessinent en pointillés l'orbite alternative de la Terre autour du Soleil
134b: 170-173; 222c: 97n; 293: 8-1In; 309: 63n
423) enfin
1— une affirmation pazadoxale de Boscovich contes- tant aussi bien le système de Copernic que celui de Tycho en faveur du système de Newton parce que, seul, ce dernier prend en compte le mouvement du Soleil par rapport au barycentre du système plané- taire, un fait qu'il reprendra de manière plus nuan- cée dans le second texte
319a: 29-39; 319c: 133-143
2— et une présentation plus objective — le système de Copernic, d'emblée, y est dit `le vrai système du monde'— où, notant que le système de Tycho sauve aussi bien tous les phénomènes et que les azguments de Galilée n'avaient aucune valeur pour discriminer entre les deux syst8mes, il exprime comment Bradley et Newton imposent une adhésion à l'hélio-
centrisme, cela incluant l'abandon de son propre
système
319c: 47-70
e) notations particulières sur chaque système
el) le système de Ptolémée
ell) le fait que des auteurs restent encore, après 1650, purement ptoléméens — la publication du der- nier, Sanderson, qui est largement posthume reste étonnante à une date aussi tardive, soit 1671 241a: 3-14; 272: 31-33; 285: 1-3 e12) et ajoutons les quelques tentatives de retour à l'homocentrisme, celle de Ramus (52a) n'étant pas enti8rement explicite
20: I-2; 22:1-2; 46: 1, 34-35; 52a: 53-58; 107: 4-5
e2) le système de Copernic
e21) l'argumentation anti-copernicienne de Stunica (voir en ABbI, pour son option inverse à partir de Job 9/6, mais aussi en ACf31, f32 et h3q au code A45, pour des commentaires d'autres versets où Il a oublié sa prise de position héliocentrique)
98: 12t-199
e22) les deux positions contraires de Baranzano 144a: 19-24; 144b: 46-53, 63-82
e23) des exemples d' une résistance à Copernic mûrie pendant de longues années de la part de Metius et Muler
114b: 1-39; 121b: 17-21
— et le propos de Rocco qui, d'abord séduit paz le système de Copernic, l'aurait ensuite rejeté, ce qui est l'inverse de ce qui est amvé au mathématicien de Pise selon Galilée
192: 67-76 et 136b: 648-653
e3) le systi',me de Tycho
[sa conception par Tycho lui-même en 64b, 46-61] e31) quelques textes décrivant plus ou moins explici- tement ce système ou les raisons qui le fondent
127c: 100-110; 134b: 169-173, 188-191; 159:
44-60; 175: 41-46; 187b: 45-50; 217b: 69-78;
239a: 84-101; 240: 4-7, 18-23; 313a: 10-12n
— mais une critique explicite de l'intersection des orbes paz Havemann
164:202-206
2874 e32) et ceux où est rappelé que l'un des motifs de
Tycho a été l'autorité de l'Ecriture
261: 503-504; 293: 90-96
e33) les tentatives tazdives de Rheita ou Dalrymple
pour réformer ce système
234: 178-204; 303: 33-35
e3q) la double réfutation faite paz Von Guericke
2$6: 234-236, 310
e35) les deux notations injustes de Wilkins et Von
Guericke sur le motif qui aurait poussé Tycho à
s'opposer à Copernic
209b: 262-270; 286: 217-225
e4) le système de Kepler
[essentiellement, voir BB4g pour la réception des lois
de Keplerj
e41) d'une part, une analyse sympathique de sa phy-
sique, par François
250: 54-91
e42) d'autre part, la critique de Petit à propos de l'ac- tion que Kepler attribue au champ magnétique 276:121-137
e43) paz contre, l'absence, chez un Von Guericke (286), de toute référence aux lois de Kepler alors qu'il cite celui-ci dans son analyse scripturaire
Descartes, tandis que Lipstorp le dit de mani8re moins tranchante (voir aussi l'Index des auteurs à Descartes pour les autres mentions de son système)
235b: 66-70; 247: 20-24; 311: 6-27, 53-58, 68-
89
e52) sa mise à l'écart par Boscovich et la critique
qu'en fait Petit
319c: 71-76 et 276: 102-116
e53) ]e terme `tourbillon' projeté dans le système de
Kepler
231: 354-360; 298c: 51-52; 308: 40-51
— et aussi bien pour ]e système de Tycho que pour
celui d'Origanus et Longomontanus
240: 18-23; 259b: 37-40
e5q) enfin un usage générique de ce même terme
274: 166; 310: 150, 202, 214, 261, 285
e6) professions de scepticisme sur les différents sys- tèmes
— quelques exemples dont le dernier, de Tolomei, est assez étonnant
72: 9-15, 20-22; 101b: 4-5; 156a: 66-70; 161b:
9-13, 20-29; 202: 38-40; 260d: 9-78; 261: 45-
74, 460-507; 305a: 9-10; 315: 25-62
e44) énfin, une pleine mise en valeur en lien avec la
théorie de Newton, paz Boscovich
319c: 80- i 19
e5) le système da Descartes
[nous négligeons ici l'ouvrage de Descartes, Le Mon-
e7) en outre l'introduction du terme `spirale' dans le langage astronomique
[Eschinazdi (307) en donne la signification; il est principalement le fait d'auteurs jésuites — Bellarmin étant le premier: voir la note 6 en B 133c —, mais il est utilisé aussi par Froidmont (B141b), Havemann
de, dont nous n'avons pas donné d'extraits propre-
(164), Er. Bartholin (289) et Zimmermann (310)]
ment astronomiques]
133c: 29-32; 141b: 894-895; 164: 202-206;
e51} sa prise en compte par Regius, Lipstorp et Régis,
217b: 20-23; 233: 20-25; 262c: 54-59; 264:
ce dernier affirmant que l'hypothèse `purement azbi-
104-109; 281: 211-212; 289: 22-27; 307: 12-18;
traire' de Copernic devient `vraiment Physique' avec
310: 43-45; 315: 56-60; 318: 47-49
B3. Appréciations diverses concernant la réception copernicienne,
et arguments de convenance

a) la.fortune du terme 'absurde'
[celui-là même qui est employé dans les censures théologiques de 1616 pour qualifier du point de vue `philoso- phique' le système de Copemic — il est associé pazfois à `sot (stulrus)', mais nous ne retenons que le premier terme, parce que son usage est plus général, sans noter les cas où l'un et l'autre sont associés —; remarquons que, parmi les 9 occurrences du terme dans le dossier A, une de Stunica (A45, 42-45)serait àclasser ci-dessous en BB3a1 et une autre de 13neda (A104, 243-247) en BB3a21]
2875 al) son usage ancien
all) paz exemple, dans des citations d'Aristote, le
premier et le troisième renvoi visant justement le
mouvement de la Terre
75: 303-311; 141b: 886-888; 144b: 49-51; 281:
109-112
al2) ou bien, dans une citation de Ptolémée à propos,
encore, du mouvement de la Terre
242a: 80-82
x13) ou bien, dans une citation de Basile concernant
ceux qui refusent la création
100x: 103-104
x14) enfin, plus fondamentalement, son usage paz Copernic lui-même —`conune je me représentais com- bien absurde allaient estimer ma doctrine ...'—dans sa Dédicace d Paul III, tel que le rappelle Riccioli (voir encore Volume I, p.202, pour les trois autres occturen- ces du terme dans cette même Dédirure)
242a:479-484
a2) son usage pour qualifier la thèse copernicienne en elle-même
x21) soit paz les non-coperniciens
186: 22-24; 43: 175-176; 57: 123-124; 64b: 34- 35; 64c: 398-400; 85a: 3-4; 85b: 2; 144b: 1 15- 117; 155: 73-74; 159: 50; 177c: 36-37; 195b: 80-81, 192; 198: t2-]6; 201: 13-14; 229x: 58- 59; 231: 93-99, 230-232; 242x: 644-647, 701- 702; 259a: 10-12, 130-133
x22) soit par des coperniciens sous forme de rappel de l'opposition au système Copemic
104b: 145-149; 144a: 36-37; 171c: 4-6; 209b:
254-255, 322-325; 211b: 23-25; 290: 19-24
x23) soit par le fait d'une citation des censures théo- logiques
209b: 284-286; 264: 81-82; 274: 72-73, 96-99,
113-116; 291: 133-135, 137-139; 299: 12-t3,
23-24; 312: 37-38, 55-57, 80-52, 131-132
— en ajoutant les cas où la sentence contre Galilée, qui dévoilait pour la première fois l'existence de ces censures, est donnée dans son intégralité, à savoir
161b: 41-52; 231: 588; 242a: 1195
x24) soit, ce qui mérite d'@tre mis à part, dans une Note de Muler (121c, 121-128) à son édition du De Revodutionibu,r où, citant un passage du Livre 1, Chapitre 10, il affirme que `Copernic n'a pas ignoré que cette opinion semble et est absurde', ce qui est repris paz trois autres auteurs
141c: 630-638; 220b: 47-52; 231: 291-295

x25) ou bien, dans une ligne légèrement différente avec Mersenne et Accarisi, en vue de qualifier le système d'Origanus
161x: 249-251; 205: 84-85
x26) à moins que, avec Lipstorp, cela ne concerne le
géocentrisme
247:38-42
a3) son usage pour qualifier les conséquences qui découlent du système de Copemic ou, parfois, d'au- tres systèmes
[en ce cas, le substantif `absurdité' est alternativement employé]
41:44-46; 57: 254-265; 59: 13-14; 67b: 44-46;
69:
34-35; 1216:
25-34; 121c:

87-89; 127c: 55-
59;
141c: 85-88;
144a: 35-36;

144b: 104-105;
159: 35-39; 164: 202-203; 167: 125; 177x: 171- 173,190-193;207:20-23,46-47;215:137-139; 236: 15-18; 242a: 1095-1096, 1144-1146; 290: 174-177,201-205
— tandis que des coperniciens l'utilise à l'égard du géocentrisme
62b:10-14;135x:175-(76;189:22-23;265: 10-13
a4) son usage pour qualifier les `hypothèses'
x41) par Ramus qui considère que toute hypothèse
astronomique est absurde
52a: 72-73, 75-77
x42) par des coperniciens à propos des hypothèses de Ptolémée
1— soit en général avec Moxon
275: 20-23

2— soit pour la vitesse non-uniforme des planètes due
à l'équant avec Th. Digges
62a: 90-97; 62b: 34-40n
3— soit pour le nombre des épicycles avec Gilbert 104b: 12(i-128, 137-144
x43) par Tycho
1— selon lequel Copernic n'admet rien d'absurde en
Mathématiques
64a: 63-65
2— mais tombe dans des absurdités en Physique (voir aussi tout le texte de Tycho en 646, tandis que Riccioli et Lipstorp citent Tycho)
64c: 159-161; 242a: 706-708; 247: 14-16
2876 3- ce qu'avait contesté Rothmann
64c/94: 103-104
a44) par Kepler
- dans son Epitorne, pour qualifier l'apparence que
présente la théorie nouvelle, ce que Riccioli relèvera
à partir d'un texte analogue des Harmonies
93c: 77-79; 242a: 1134-1138
a4g) paz Keckerman, ptoléméen
- qui qualifie cependant d"absurde les hypothèses de
Ptolémée
101a: 73-75
a46) par Muler (1216)
- qui parle des `choses absurdes' contenues dans les hypothèses astronomiques, ce que lui emprunteront Ravensberger et Herbin
1216: 22-23, 39-43; 2116: 24-27; 251: 946-948
a47) par Worm
- qui souligne les conséquences absurdes découlant
des orbes solides
156a: 58-60
a5) son usage, enfin, dans des cas très divers
[ce qui manifeste combien ce terme faisait partie du
vocabulaire de l'époque]
a51) d'abord une liste d'occurrences des termes
1356: 172-173, 297-302
3- que les philosophes païens, pour Fuller, sont ab-
surdes en regard de l' Ecriture
125:146-147
4- ou bien qu'il est absurde, selon Lydiat et Co- menius, de chercher chez Homère ou les païens ce qui se trouve dans l'Ecriture
110: 40-42; 187a: 206-207, 265-273
5- et, enfin, ce même Comenius qui parle de l'ab-
surde transsubstantiation
187a: 65
b) occurrences de gtutlificatifs louangeurs, ou inver- sementplutôt péjoratifs
bl) d'une part
bl1) la louange dont est gratifié l'astronome que fut Copernic
[les expressions employées qui sont extrèmement di- verses sont le fait tant des non-coperniciens que des coperniciens]
36a: 31-32; 41:47-49; 43: 175-176; 52a: 57-59; 62a: 14; 626: 10-16; 64a: 62-63; 646: 18-21; 78: 6; 96:15-17; 101a: 37-43; 103: 13-14; 114a: 16-17;1166:10-11;125:5-8;1366:125-126;
`absurde' ou `absurdité'
35: 14-15; 36a: 38-39; 93ab: 136-139; 98: 55-
143: 338-339; 1446: 8-9; 145c: 14, 61; 146: 33-
34; 155: 69-70; 999: 14-15; 165: 53; 169: 56-
61; 120: 51-54; 135a:
142-143; 1416: 726-729;
58; 2096: 175-177; 210a: 21-22; 2206: 77-79;
141c: 645-648; 1446:
238-239; 1456: 92-93,
223: 17-18; 239a: 38-39; 250: 34-35;
254: 69;
98-99; 999: 47-49; 1576: 14-17; 161a: 401-403,
256: 2-3; 261: 424; 2626: 19-20; 269:
15-16;
473-475; 169: 53-55;
1706: 10-11; 171a: 39-40;
279: 17-20; 291: 35-37; 312: 30-31

177a: 215-220; 1776:
84-85; 177c: 46-48; 189:
612) mais une remarque caustique et presque
119-120, 337-338; 191: 98-99; 195x: 108-109, 340-341; 1956: 196-200, 220-221; 2096: 61-64, 315-316, 612-614, 636-637, 820-823; 238a: 9- 16; 2426: 29-30, 254-255; 245a: 342-344, 405- 407; 2456: 568, 686-687, 756-762, 1322-1325, 1531;247: 79-81, 338-340; 249: 112-114; 259a: 19-20; 2596: 46; 274: 99-102, 111-113; 277: 112-115; 290: 54-56; 316: 55-56
a52) puis, en particulier, dans un contexte religieux
1- qu'il n'y a pas à s'écarter de l'Ecriture aussi long- temps que rien d'absurde n'en découle ou bien l'in- verse
242a: 1223-1224; 245a: 320-321; 262a: 65-66 ou 2786: 16-17; 286: 18-21
2- qu'il n'est pas absurde, selon Foscarini, de s'écaz- ter de l'interprétation des Pères
méchante de Delle Colombe
119: 40-41

b2) d'autre part, des remarques plutôt péjoratives 621) soit une notation, parfois associée à la louange et présentée sous des termes divers, selon laquelle il s'agit d'une opinion qui était `ensevelie', `tombée en désuétude', etc., et que Copemic a `rappelée de l'enfer' - en ce cas, une citation de Pineda: voir en ABb2 -, et fait `revivre'
[on ne peut sous-estimer son importance; car l' hélio- centrisme est une théorie ancienne venant des païens, en particulier d'Aristazque, et reprise sans raison vrai- ment convaincante en opposition à la cosmologie de l'Ecriture évidemment plus vraie -cela dans une occultation complète de ce qu'elle est en réalité -,
2877 étant donné les connaissances astronomiques des au- teurs bibliques telles qu'elles sont décrites en BA lb]
1— cela étant surtout le fait des non-copemiciens 18b: 17-20; 41:47-49; 46: 8-12; 52a: 53-62; 56: 3; 68: 214-215; 72: 15-20; 108: 51-53; 119: 88- 90; 120: 82-83; 121a: 43-46; 129: 41-42; 155: 68-70; 167: 25-26; 169: 55-57; 176: 17-18; 215: 99-103; 223: 15-17; 231: 27-30; 242a: 429-431; 254: 183-187n; 288: 112n; 307: 27-30
2— mais aussi de quelques coperniciens
136b: 880-883; 210a: 20-21; 279: 14-18; 290:
11-12; 308: 12-13; 319c: 53-54
b22) soit une affirmation
1— employée en premier lieu par Melanchthon (18b) et selon laquelle l'adhésion à Copernic n'est que `amour de la nouveauté', qui est reprise ensuite le plus souvent sous d'autres formes
18b: 13; 165: 28-30; 214: 94-97; 242b: 193-

194; 264: 47-48; 279: 22-23; 290: 76n; 309: 45- 46; 318: 85-86
2— et le discours plus élaboré de Fantuzzi, pratique-
ment frein à tout progrès des connaissances
206: 9-23
b23) soit une attitude, présente presque uniquement au XVI° siècle, selon laquelle il ne faut pas pazler de cette théorie nouvelle — ou ancienne —aux étu- diants pour ne pas les `troubler', à quoi on peut adjoindre le traité élémentaire d'astronomie, pure- ment ptoléméen, de Maestlin (70b) alors que lui- même est copernicien
186: 61-62; 36a: 33-34; 43: 180; 103: 14-16; 196: 9-10
b3) enfin la comparaison méprisante de la thèse copernicienne à l'affirmation d'Anaxagore selon laquelle la neige est noire (voir encore à ce point de vue Calvin, A38, 292n)
68: 216-220; 141b; 876-880; 231: 93-94

— et il faut ajouter la citation par Froidmont d'un texte de Grégoire de Nazianze accusant les Pytha- goriciens de `souffrir de tournoiement' d'esprit en faisant se mouvoir la Terre, et celle par Polacco d'un texte analogue d'Andelmanus
141b: 40-44; 231: 87-93n
c) jugements portés sur l'authenticité de la pensée de Copernic
[la razeté de leurs occurrences montre finalement que l'influence de l'Avis au Lecteur d'Osiander, déjà mentionné en BA3c1, fut bien plus faible qu'on ne le dit communément]
cl) d'une part,
cll) que celui-ci `ne pensait pas' que son système
correspondait à la alité
91: 10-12; 101a: 48-51; 144b: 64-68
c12) Keckerman (101a) reprenant le terme `imaginer (fingere)' utilisé par Copernic — il peut être perçu comme ayant une connotation péjorative —, ce qui est également le fait de deux autres auteurs
65: 112; 101a: 55; 165: 54
c13) et la remazque absolument non fondée de
Malaperte
190: 5-t4
c2) d'autre part
c2l) un fragment d'une Note de Muler au De
Revolutionibus, III,15
121c: 121-128
— et sa citation par Froidmont et Polacco
141c: 633-638; 231: 291-295
c22) une citation de Copernic contenant le terme `inconcevable (inopinabilis)' àpropos de ce qu'il cherche à décrire
141c: 620-624; 231: 285-291
c23) le fragment du De Revolutionibus, I,10 cité paz Muler (121c, 123-126) —`je pense que cela est plus facile à admettre que de déchirer l'intellect par une multitude presque infinie d'orbes'—, ce qui est repris par Froidmont et Deusing
141c: 628-630; 220b: 47-52
c24) et, finalement, l'ensemble des textes de Froidmont et de Polacco contenant d'autres cita- tions de Copernic présentées comme menant en question la réalité de son système
141c: 597-607, 618-638; 231: 278-295

c3) mais aussi
cal) ces deux citations de l'Avis au Lecteur d'Osiander, otl nous retrouvons Deusing (220b) ce qui indique que, dans le cas précédent, il est peut- être proche de cette perspective
145c: 61-81; 220b: 56-65
2878 c32) l'allusion faite à cetAvis par Goulazd où il épin- gleensuite Calcagnini à propos de sa preuve scriptu- raire concernant la rotation diurne de la Terre 69: 52-61
c3g) aussi bien que tes jugements à la limite de la méchanceté que Tellez porte contre Copernic et Ph. Lansberge
223: 14-34
c4) enfin la citation, par Arnauld, d'un texte de l'avo- cat Marion, qui, sans référence explicite à l'Avis au Lecteur d'Osiander, en est proche
312: 247n
d) un premier argument de convenance: ce qui est 'noble'
[nous ne distinguons pas les cas où son équivalent, ]e terme `digne', est employé; les non-coperniciens sont impliqués ici comme les coperniciens; et, dans cer- tains cas, on rencontre une référence à des sources anciennes]
dl) d'abord l'usage généralisé du terme `noble' en l'appliquant
d i 1) soit à la `machine du ciel', aux astres en géné- ral, etc.
21; l 1-12; 43: 24-27; 54: 11-15; 57: 41 n, 216-
219; 116a: 10-12; 169: 21-25; 197a: 26-28; 262c: 28-29
d12) soit spécifiquement au Soleil et, parfois alors, sous la forme de 'la plus noble des Planètes'
89a: 11; 1346: 99-100;1366: 1203-1204; 144a:
76-78, 85-86; 161a: 584-585; 176: 15; 177a:
209-211; 251: 364-367; 2626: 68-76; 310: 405- 407
d2) puis son application, sous forme d'argument, à un `lieu'
d21) ainsi, et d'abord, les textes de Daneau et Muler qui permettent de percevoir que cela prend son ori- gine chez les Pythagoriciens avec la notion du `feu central' (voir l'Index des auteurs à `Pythagoriciens' pour les allusions à ce feu central), à savoir que le `feu' serait au centre parce que lieu le plus noble, un point qui est réfuté en particulier par Daneau
68: 67-84; 121a: 44-45
d22) un azgument
I— évoquë à plusieurs reprises par des coperniciens
pour situer le Soleil au centre
1046: 162-164; 135a: 632-634; 191: 80-81

2— ce que des non-coperniciens contestent
161a:572-573;2626:68-71
d23) inversement
1— des non-coperniciens justifiant la place de la Terre au centre parce que c'est le lieu `le plus bas' et 'non noble', une perspective où `le plus haut' est, avec l'Empyrée, ce qui est `le plus noble'
68: 75-77; 1416: 662-666; 191: 16-19; 215: 83- 86
2— ce que rejoint encore l'affirmation que l'enfer est au lieu `le plus bas' et `~e moins digne', selon Mastrius
215:53-60
d24) ou bien encore, et selon des nuances diverses, que
1— avec Gilbert, la Terre `médiocrement noble' ne
peut être au centre
1046:158-164
2— avec Ph. Lansberge, elle est au lieu `le plus digne', à savoir au milieu des Planètes entre Mars et Vénus
1536:363-364
3— avec Zimmermann, le Soleil a le mouvement `le plus noble', celui d'entraîner toutes les Planètes: 310: 148-]54
4— avec Pazdies, la Terre est au centre à cause de la
dignité de l'homme
281:96-102
d3) ou bien son application à `l'état de repos ou de
mouvement'
d31) ainsi, quant au repos
1— l'affirmation, par Rhe6cus et le copernicien de la Conférence de Renaudot, que le ciel est immobile pazce que `le plus noble'
256: 230-232; 191: 86-88
2— un point de vue critiqué par Amici
167:22-23

3— mais accepté paz Coma;us pour, aussitôt, l'écarter 254:144-146
4— ou bien encore avec Du Bois que l'homme, étant
la créature la plus noble, doit être en repos
245a: 748-760
2879 d32) et, quant au mouvement, celle de Tycho selon laquelle l'état de mouvement est plus `digne' que celui de repos
64c: 370-371
e) une terne d'allégories: 'chair rôtie au feu', `tour', `lampe'
el) la chair rôtie au feu
[elle tourne devant le feu, et non pas l'inverse, ce qui vise la rotation diurne de la Terte]
et 1) un argument venant des Pythagoriciens, déjà connu de Nicolas Oresme (4) et dont la source est donnée par Amici (167)
4: 50-52;167: 20
[en 215, nous citons dans la note 19 ]e texte de L'Epitnme dans lequel Kepler lui-même avance l'az- gument et auquel il est explicitement renvoyé par Mastrius]
e12) argument
1— développé longuement et de façon pédante par Foscarini que Lipstorp imite, et évoqué par le parti copernicien dans la Conférence de Renaudot 135a: 377-417; 247: 361-362 et 191: 91-94
2— mais repris par des non-coperniciens pour le ridi- culiser ou le refuser 167:16-21,134-135;1706:88-112;215:173- l81n;262b:80-85
e13) l'argument inverse
1— développé par Vallès, pour lequel les corps céles- tes qui influent sur la Terre doivent tourner autour d'elle
75:458-479
2— ce que font aussi Campanella et Polacco avec l'i- mage du Père et de la Mère (voir ci-dessous BB3i11)
3— et ce que développent plus on moins d'autres
auteurs
64c: 386-388n; 1776: 53-59; 177f: 17-18

e2) la tour
[un argument avancé par Galilée dans le Diulogo: il concerne un homme qui, placé au sommet d'une tour, tourne pour voir le paysage, et non pas celui-ci devant cet homme; ce qui vise également la rotation diurne de la Terre]
— argument repris seulement par Mastrius pour le ridiculiser
215:182-190
— et un argument analogue, à partir du Roi
d'Espagne, imaginé par Eschinardi en l'attribuant
aux Coperniciens
307:48-55
e3) le contenant et le contenu
[un argument de Copemic selon lequel il est plus vraisemblable que le contenu soit mû plutôt que le contenant, ce que Féable (40) conteste radicalement]
256: 238-239; 40: 15-22
e4) la lampe ou le flambeau
[un argument avancé par Copernic (28, 78-81) selon lequel on place la lampe au milieu de la salle, et visant donc ]'héliocentrisme]
e41) argument repris, sans que la citation soit tou- jours explicite, par des coperniciens — nous mettons c en indice — ou, pour le critiquer, par des non- copemieiens
96: 15-18; 135a: 610-620c; 144a: 72-73nc; 1536: 272-278nc; 165: 31-34; 191: 84-85c; 215: 162-172;254:69-73
e42) le terme `flambeau' étant d'ailleurs utilisé pour le Soleil par des non-coperniciens dans un contexte de géocentrisme
125:91-93;1416:326-328;205:184-191;299: 39-41
fj le Soleil, `cceur'et 'rvi (ou chef)'
[cela comme argument pour un Soleil au centre)
fl) le `coeur'
fl1) un azgument
I— utilisé paz des coperniciens
93d: 24-26;1366: 1203-1213; 191: 82-84

2— et repris paz des non-coperniciens pour le criti-
quer
161a: 500-503; 176: 17-24
3— mais mentionné encore comme étant un argument ancien selon lequel le Soleil est le coeur du ciel (voir Volume 1, p.164-165)
43: 90; 2176: 13; 310: 410
f12) ou bien le développement insensé de Ph. Lansberge, incluant une citation proprement surpre- nante de l'Ecriture (Jn 19/34), où il fait des sphères de Vénus et de Mercure le péricarde et les poumons
2880 du Soleil pour son refroidissement, comme ceux-ci entourent le coeur de l'homme
153b:330-351
f13) mais aussi un argument utilisé paz Daneau qui, dans un contexte géocentrique, voit le Soleil comme `coeur' au milieu des planètes
68: 255-258
f2) le `roi' ou le `chef'
[il y a ici l'idée exacte que les mouvements des Planè-
tes dépendent apparemment du Soleil, et les deux ter-
mes sont parfois utilisés simultanément]
f21} un argument
1— utilisé par des coperniciens
62b:19-22;104b:158-168;153b:278-286

2— et indirectement par Copernic
28: 84-86

f22) et parfois encore dans une association des deux
images `coeur' et `roi'
135a: 621-637; 144a: 72-78
f23) mais utilisé aussi bien par des non-coperniciens,
dans une perspective plus ou moins tychonienne,
pour le Soleil en tant qu'il est situé au milieu des
Planètes
64b: 58; 89a: 8-20; 133a: 164-] 65; 147: 7-14;
159: 78-84; 161a: 225-228; 163: 66-72; 166: 66 fl4) enfin une image appliquée aux planètes supé- rieures parle non-copernicien Semple
202: 23-25
f25) affirmation, dans une ligne traditionnelle, de l'i- dée de la dépendance des mouvements des planètes par rapport au Soleil, Bassantin exprimant ce fait dans un autre vocabulaire que celui de `roi'
42: 5-8
g) les `hymnes'solaires
[nous désignons ainsi des passages qui sont en
quelque sorte une louange du Soleil, parfois unique- ment àrésonance scripturaire (voir encore les renvois dans l'Iudex.rcripruraire pour Si 43/2, le Soleil `vase admirable'), et qui sont le fait des coperniciens et des non-coperniciens (voir aussi BDSe)]
gl) d'abord une série de textes où Copernic (28) est présent
28: 78-86; 43: 84-111, 112-134; 144a: 72-86;

163: 74-79; 217b: 6-19; 240: 12-16; 310: 405-
419
g2) puis ces cas qui méritent une mention particulière ~L1) l'admirable allusion de Titelmans au cantique du Soleil de François d'Assise, faisant suite à un développement scripwraire tout à fait remarquable
17: 53-109
g22) la comparaison étrange de Mersenne entre mouvement du Soleil et mouvement du Christ
161a:574-587
g23) les citations de textes solaires de Denys l'Aréopagite par Casmann et Galilée
100b:25-30;136b:1214-1230
g2q) tout le texte de Bérulle sur le Christ, vrai Soleil, contenant une allusion au système de Copernic
160:11-107
g2g) le Soleil, représentation du Dieu de la Très Sainte Trinité, selon Ph. Lansberge, et un raisonne- ment analogue à propos de l'ensemble Soleil-Terre-
Lune
153b:304-327,488-500
h) la 'Mère'
[en ce cas, l'allusion est essentiellement utilisée du c8té non-copernicien pour justifier l'immobilité de la Terre dans un contexte anti-copernicien]
hl) un qualificatif appliqué à la Terre dans cette ligne
115: 35-36; 124b: 28-31; 141b: 874-875; 195b: 8-10; 251: 180-181
h2) mais aussi appliqué en sens inverse par Ridley, avec la nuance de la `mère nourricière', pour justi- fier le mouvement diurne de la Terre, ce que repren- dra Du Bois de manière fugitive et assez confuse en le pr6ant à Wittich
130b: 31-41; 245b: 1193-1197
h3) et, d'autre part, utilisé par Ph. Lansberge pour désigner Dieu `portant la Terre' en son mouvement annuel
153b:373-380,385-388
i) le couple `Père-Mère'
il) ce couple
i 11) appliqué par Campanella au Soleil et à la Terre pour justifier le mouvement du Soleil et l'immobi- lité de la Terre, en lui associant le principe du chaud, mobile par nature, et du froid, immobile, ce qui sera repris par Polacco
134b:71-112,122-129;231:609-656

2881 i 12) et, semble-t-il, utilisé de manière indépendante
par Ross
195a: 274-284
i2) mais aussi employé par de Mesme, en un sens
plus large
43: 107-109
i3) et encore, dans une ligne légèrement différente, le terme `Epoux' employé par David dans le Ps 18/6 pour le Soleil `comme s'il était le mari de la terre', selon Polacco
231:415-417
J) 'l'æuf ,
jl) une image
j 11) utilisée par Ph. et 7. Lansberge, où la coquille, le blanc et le jaune de l'æuf servent à décrire les diver- ses parties de l'univers
1536: 583-608, 637-666; 189: 886-925
j 12) ce que Froidmont reprendra pour le ridiculiser
plus ou moins longuement
1416: 782-807; 141c: 27-28, 727-728, 753-818
j2) image que Mersenne attribuait déjà aux coperni- ciens en général pour la critiquer, cela cependant avec des éléments de comparaison complètement différents dont nous n'avons pu identifier la source
161a: 496-509
k) microcosme et macrocosme
des usages divers de l'allégorie, celui de Ph.
Lansberge (1536) étant le plus étonnant
13: 10-21: 18a: 23-26; 83: 8-15; 116a: 96; 123:
106-113; 1536: 330-351; 217c: 67-70
— Bellarmin l'employant sous une forme atténuée
133a: 12-17

B4. Réception des éléments fondamentaux
de l'hypothèse copernicienne

[nous en venons dans cette section aux éléments fondamentaux de l'hypothèse copernicienne ainsi que de sa postérité avec Kepler et Gilbert, conservant le terme `hypothèse' au sens où, en l'absence de toute preuve externe, cos éléments prêtaient à discussion]
a) l'argument de simplicité
[en l'absence de toute preuve externe, cet argument est le plus fondamental, bien que sa formulation sous la forme du système `le plus simple' paraisse être tardive selon notre dossier; la notion était cependant présente chez Copernic lui-même paz l'emploi du terme inverse de `monstre' ou encore du terme `confusion' pour dé- signer le système de Ptolémée, dont infra; cette sim- plicité résidait dans le fait qu'était prise en compte la dépendance du mouvement de toutes les planètes par rapport au Soleil —'le roi'—, que, de plus, les 'stations et retrogradations' devenaient immédiatement compréhensibles, deux éléments qui sont cependant intégrés paz Tycho dans son système; enfin, appazais- sait clairement la relation entre la durée de révolution des planètes et leur distance au Soleil, un point cepen- dant où le système de Tycho était moins satisfaisant]
al) le système `le plus simple'
al 1) un argument naturellement avancé par des coperniciens
105: 5-7; 144a: 93-94; I69: 129-138; 222e: 65- 66; 229a: 50-51;232: 38-40; 237: 42-52; 274: 81-83; 2846: 50-51; 2966: 24-29; 304: 99-100; 308: 12-15
a12} mais aussi évoqué ou reconnu comme tel par des non-coperniciens
190: 5-7; 2206: 1-2; 261: 493-494; 262c: 8-12;
269: 59-70; 291: 35-37, 52-56; 305a: 6-8; 309: 64-6(i; 318: 84-86
alg) cela étant fait parfois sous la forme d'une cita- tion implicite du passage de la Dédicace d Paul 111 où Copernic qualifiait de `monstre' le système de Ptolémée
62a: 9-18, 91-105; 261: 430-436; 275: 20-23 a14} et quelques emplois du terme `confusion' dont les deux premiers sont relatifs à une compazaison entre les systèmes de Copernic et de Tycho
2882
64c/94: 67-76; 153b: 256-261; 999: 12-19

a2) où l'argument est plutôt contesté, le terme `haz- monie' étant parfois présent
a21) ainsi, à travers des réfutations de la validité du
système de Copernic
245a: 732-760; 281: 17-28; 293: 72-83

a22) également, un développement remarquable de Hooke qui, dans une comparaison avec le système de Tycho, se demande si `la notion d'harmonie' à laquelle on se réfère dans le système de Copernic est la meilleure
290: 75-106
a2g) mais aussi les deux exposés de Pardies et de Mercator (281 et 293) concernant l'analogie qui existe entre la Terre, Jupiter et Saturne en tant qu'ayant des satellites et une rotation propre, d'où i'on pourrait conclure que la Terre est une planète, un argument copernicien explicité par Auzout (274), tandis que Huygens (316) le reprend à propos de la pluralité des mondes habités
274: 148-170; 281: 31-93; 293: 14-25, 47-58; 316: 6-15
a3) expression de cet argument de simplicité dans un vocabulaire d'économie, de `rien en vain', de non- super(lu, etc.
[voir aussi infra en BB4d 1 pour ce concept dans le cas particulier de la rotation diurne; et nous ajoutons ici diverses autres occurrences de ce même concept appliqué à des faits divers]
a31) en faveur du système de Copernic pris globale- ment, avec Ph. Lansberge cité par Du Bois qui le cri- tique, ou bien avec Fontenelle
245a: 732-738, 739-747; 304: 67-72

a32) contre l'espace immense entre Saturne et la
sphère des fixes avec Roeslin et d'Hazouys
71b: 34-37; 269: 114-117
a33) contre une augmentation du nombre des planè-
tes, avec 5izzi
123:'131-135
a34) énoncés de ce même concept dans une perspec- tive plus ou moins générale
46: 21-22; 116a: 95-96; 141a: 124-125; 1536:
431-436; 209b: 1048-1087; 212: 63-68; 254: 151-160; 296b: 40-41
a4) la musique de l'univers
[nous insérons ici ce thème, parce que très proche est sous-jacent le verset 37 de Job 38 parlant du 'concert (concentus)' du ciel —, en notant cependant que nous négligeons évidemment en ce cas Kepler, et aussi bien la longue Section V du Livre IX de l'Almagestum Novum de Riccioli]
a41) d'une part, des évocations plus ou moins brèves
provenant de non-coperniciens
8: 13-14; 39: 75-79; 219: 32-49
a42) d'autre part, le beau passage de Bellarmin et celui, d'un autre style cependant, de Froidmont 133a: 171-199: 141b: 891-907
a43) mais aussi plutôt un refus, avec Valerius et
Purchas
53a: 45-49; 129: 64-66
a5) durée des rëvolutions et distance des planètes au Soieii
[la relation entre durée et distance était exprimée paz Copernic sous la forme d'un rapport (ratio) ou d'un lien (nexus); ce sont les deux termes qu'il emploie dans le De Revolutionibus, I, 10 avant et après la des- cription de l'ordre des planètes autour du Soleil]
a51) peu de mentions de ce point essentiel, lesquelles
sont faites paz des coperniciens
[la razeté des mentions peut provenir du caractère
limitë de nos extraits]
62b: 54-63; 296b: 40
a52) par contre, un exposé tout à fait exceptionnel du
non-copernicien Pardies
281: 41-56
a6) les quelques mentions de la manière dont le sys- tème de Copernic rend compte des stations et rétro- gradations
104b:137-147; 163: 44-46;169: 114-116, 132- 133; 237: 58-61; 284b: 39-42; 318: 42-54
b) la relativité de tout mouvement
[l'argument de relativité de tout mouvement est à la base de la démarche de Copemic lorsqu'il pose l'hypothèse du mouvement annuel de la Terre en dépit de l'évidence des sens; nous négligeons les pas- sages du De Revolutionibus, I,5 et 8, où Copernic le décrit à propos de la rotation diurne, et il est d'ailleurs omniprésent pour celle-ciJ
bl) perception ancienne du problème: `le navire'
2883 un fait exprimé par les nombreuses citations du vers de Virgile dans l'Enéide, III,72, sur le rivage qui recule quand le navire prend le lazge — ce qui implique que ce qu'on a appelé `relativité gali- léenne' par opposition à la relativité restreinte avec Einstein était parfaitement connue de l'Antiquité, et on notera que la première citation implicite de Virgile dans notre dossier se trouve chez Nicolas Oresme (4, 88-89) à propos de la rotation diurne —, et des citations si nombreuses (voir l'Index des auteurs à Virgile) que Du Hamel s'en dira excédé jusqu'à la nausée
259a: 47-48
— et quelques remarques selon lesquelles les anciens et le vulgaire étaient tout à fait capables de conce- voir un mouvement de la Terre et une immobilité des astres, et un développement de Riccioli à cet égard
145c: 36-40; 145d: 17-18; 177a: 99-102; 195a:
160.165; 263: 79-80 et 242b: 157-174
b2) autres images
b21) celles employées par Kepler (93ab) et reprises
par deux coperniciens
93ab: 38-47; 247: 247-255; 286: 62-70

b22) la première image —`lorsque nous émergeons des défilés d'une vallée'— développée paz Wittich (245b/249) et par Von Guericke (286) que reprend Rinaldini (278b)
245/249; 412-414; 278b: 51-62; 286: 54-61 623) la seconde, le duc in altum de Lc 514,
1— évoquée par Wilkins dans une autre perspective 209b:714-718
2— mais critiquée à juste titre par Froidmont, les pas-
sages de Riccioli et Herbin concernant ce verset
étant seulement mentionnés dans nos extraits
141b: 368-375; 242b: 273; 251: 670-671

b2q) ou encore, chez Origanus, l'image de l'escalier
que l'on descend
115: 145-154
63) emploi du langage savant de `la Perspective' ou de `l'Optique' pour décrire cette relativité, Oresme (4) étant également présent en ce cas
4: 80-89; 93ab: 88-116; 134a: 674-676; 141b: 358-380; 213a: 41-49; 291: 35-41
b4) les conceptions relativistes de Descartes b41) leur expression
229a: 123-] 87
642) leur reprise par Wittich (249, cité par Du Bois)
et Rohault
245b/249: 461-465; 284b: 52-71
b43) et leur critique par Du Bois et Dalrymple 245b: 465-482; 303: 104-118
b44) une conception bazoque du `mouvement' avec
White, critiquée par Hobbes
224a: 32-51; 225: 5-111
b5) autres notations concernant la relativité du mou- vement
b51) d'abord des textes où le problème est traité en général, et sont présents Thomas d' Aquin et Oresme (2 et 4)
[nous mettons s ou c en indice si l'auteur est semi- copernicien ou copernicien]
2: 10-26; 4: 16-1T,133b: 61-72; 141b: 101-112; 176: 48-49; 239a: 115-127s; 245b/249: 407- 425c; 247: 199-210c; 266: 64-66; 292: 56-58c
b52) puis ceux où est plus ou moins explicitée la nécessité d'un troisième corps pour trancher, ce qui correspond en fait à l'exigence de l'observation d'une parallaxe annuelle
136a: 1 t2-147; 161a: 352-355; 281: 226-281 653) et, avec une allusion scripturaire, celui de Newton résolvant le problème indépendamment des sens
298b: 11-29
b54) d'autre part, ces affirmations que l'apparence
trompe mais que la raison décide
62b: 40-45; 213b: 57-63; 263: 79-93

b55) ce qui, très tôt, s'exprime encore en disant que l'apparence n'est pas `selon la vérité'
4: 37-47; 25b: 735-760
— et qui, ultérieurement, prendra une place considé- rabledans des discussions pour savoir si l'apparence est ou n'est pas `selon la vérité de la réalité' — nous donnons seulement la ligne où l'expression apparais et mettons entre parenthèses le nombre d'oc- currences quand il devient très grand
135a: 250; 141c: 330; 143: 256; 177a: S2, 91; 177c: 66; 189: 312, 346, 733;195a: 181; 231: 130-131; 233: 46; 242b: (6); 245a: (9); 245b: (49); 247: 378-379, 393; 249: 23, 138, 146; 251: 245-246, 704, 869-870; 267: 215, 280-281; 301b: 23-24
2884 656) quelques autres exemples où la vérité de l' appa- rence est maintenue à cause de l'absence de toute raison valable à son encontre
31:98-100;1356:33-40;1416:883-888
b6) discussions sur le mouvement apparent, ou non, du Soleil à partir de Jos 10 ou du Ps ] 8
661) soit par des coperniciens
1536: 121-171; 189: 78-82, 652-654, 695-726;
2456/249:547-553,792-804;247:371-393
662) soit par des non-coperniciens, comportant sou- vent lanuance que ce n'est pas un mouvement appa- rentqui peut raconter la gloire de Dieu
1416: 218-234; 141c: 486-527, 555-583; 177a:
81-104; 177c: 64-67; 188: 179-184; 195a: 141-
244;2456:553-570,1041-1055
663) et de plus, faite par Riccioli, une suggestion étonnante sur le langage du Christ lui-même 2426:190-205
b7) apparence de la `grandeur' des deux luminaires
[nous plaçons ici ce thème, lié à la relativité du mou-
vement parla seule notion d'apparence (voir aussi en
BD3b1), et mettons en indice la lettre b quand l'exé-
gèsejustifie la qualification de `grand' par la brillance
plus grande du Soleil et de la Lune — à ce point de
vue, l'exégèse de Tycho (64c) est exemplaire —, les
autres exégèses tendant à dénoncer le langage de
Moïse comme étant contraire à l'astronomie] 64c/94: ]OS-110; 64c: 175-1946; 67a: 30-33; 76a: 54-76; 926: 6-196; 1016: 8-166;104a: 96- 99; 109: 19-266; 115: 67-746; 134a: 299-302, 624-629, 682-690; 135a: 272-274n; 1356: 280- 296; 1416: 96-100, 344-3586; 141c: 315-318, 5846; 143: 204-2136; 1576: 126-129; 159: 94- 104; 177f: 58-736; 189: 257-259, 366-375, 751- 760; 194: 46-51; 2096: 653-658; 222c: 34-396; 2386: 49-576; 239a: 112-115; 2426: 78-886; 245a: 529-5396; 2456/249: 213-221, 245-254, 380-387;2456:222-2876,336-3776,388-4056; 247: 224-228; 251: 364-3856; 259a: 32-436; 2596: 52-546; 261: 361-3656; 2786: 45-50; 281: 185-198; 286: 50-54; 298a: 10-11
c) !e triple mouvement de la Terre
[rappelons que le troisième mouvement, en sus de la révolution annuelle et de la rotation diurne, était celui que Copernic avait cru devoir imposer à l'axe de rota-
tion de la Terre paz suite de son ignorance de ce que nous appelons maintenant `effet gyroscopique']
cl) à corps simple, mouvement unique cll) mention fréquente de cet adage aristotélicien par des non-coperniciens, ce qui est une objection classique au système copernicien
4: 18-19; 57: 259-262; 59: 10-13, 16-17; 67a: 34-38; 90: 35-37; 1246: 22-23; 1446: 135-136; 165: 166-168, 25]-252; 191: 36-37; 222c: 117- 118; 263: 37-38; 269:.35-37; 2966: 38
c12) ce que conteste Gilbert
1046:97-98
cl3) et que des serai-coperniciens — en 716, cela apparaît dans une citation d'Ursus par Rceslin prennent en compte pour justifier la seule rotation diurne
716: 49-50; 115: 38-40; 163: 53-56
c14) de plus, la remazque de Th. Digges selon laquelle cet adage est incompatible avec ]a vitesse non-uniforme des planètes dans le système de Ptolémée
626:34-37
cl5) ou, d'un autre côté, le développement de Scheiner, significatif pour l'époque, de l'in- compatibilitépour la Terre d'être soumise à la fois à un mouvement de gravité et à une rotation diurne
127c: 49-68
c 16) enfin — un point où notre dossier est cer- tainement incomplet —négation du troisième mou- vement par d'Harouys
269: 87-99
c2) de même, mais sans la mention de l'adage précé- dent
c21) opposition fréquente au `triple mouvement' en lui-même par des non-coperniciens
55a: 6-10; 57; 258-262; 646: 24-27; 64c: 152- 15.5, 282-285, 302-307, 350-353; 65: 116-117; 676: 45-46; 69: 22; 69: 52-56; 101a: 44-45; 115: 36-38; 121c: 39-40; 157a: 67n; 1576: 100- 106; 159: 4.12; 167: 25-29; 205: 41-49; 254: 74-82;261:474-479
c22) cela étant rappelé parfois par des coperniciens 1046: 145-147; 164: 197-200; 289: 30-35; 310: 436-439
d) la rvtativn diurne de la Terre
2885 [rappelons qu'aucune preuve externe claire et déci- sive de cette rotation n'était alors proposée]
dl) l'argument d'économie
[il est plus simple que ce soit la Tene qui tourne en 24 heures plutôt que la sphère des fixes aussi bien que les planètes]
dl 1) argument déjà avancé par Oresme
4: 54-59
d12) et repris par des semi-coperniciens
104a: 41-45;159: 60-68; 179: 54-58; 239a: 40-
45
d2) l'argument de la vitesse incroyable des astres en l'absence d'une rotation diurne
d21) un argument souvent explicité par des coperni- ciens et plus encore par des semi-coperniciens, étant déjà présentchez Calcagnini(13)
13: Sn; 78: 2-7; 88: 28-37; 104a: 26-28; 104b:
155-156; 121b: 43-46; 161b: 6-8; 182: 27-34;
191: 112-117; 222c: 118; 304: 81-82
d22) et repris par des non-coperniciens, sans y adhérer 67b: 43-44; 129: 108-115; 306: 27-34
d23) en sens inverse, manifestation — et il faut souli- gner que Stunica (98) est présent ici —d'une insen- sibilité àcette difficulté, le cas de From (221b) étant particulièrement significatif
98: 45-79, 186-192; 125: 74-79; 134b: 43-46;
141c: 8-58; 161a: 550-566; 168: 9-12; 221b: 5-
1 l; 236: 15-1 S; 259a: 53-54; 260c: 35-48
d24) et, bien plus, occasion de louer la puissance de Dieu à cause de cette rapidité — et il faut souligner ici la présence de Tycho (64c} qui sera cité par Polacco (231)
64c: 355-357, 375-377; 82: 194-196; 231: 657-
666; 242a: 351-359, 820-823; 254: 151-160;
257b: 61-62; 266: 8-2t; 306: 35-44
d25) ou bien insistance, souvent à partir du Ps 18, sur le Soleil infatigable en sa course, le texte de Bellarmin (133a), qui est parfois ridiculisé par des auteurs modernes, étant en fait indépendant du conflit et constituant une bonne vulgarisation pour décrire la vitesse de la course du Soleil
116a:151-155;133a: 106-144;141b: 169-198; 231:409-421;242a: 327-359;245b: 1018-1019, 1230-1252; 252b: 3-5; 266: 51-61
d3) les objections de Ptolémée à la rotation diurne
[les discussions sur ces objections —ruine des édifi- ces, mouvements des projectiles, etc. —sont fréquen- tes, mais les arguments avancés de part et d'autre n'é- taient guère valables puisque, avant l'ëtablissement d'une véritable dynamique par Newton, aucune justi- fication valable de la non-existence de ces effets catastrophiques n'existe; d'ailleurs cette dynamique eût-elle existé, elle n'aurait été que preuve négative; alors que nos extraits contiennent une quinzaine de mentions de ce problème, nous ne les recensons pas parce que nos notes de lecture à ce sujet n'ont pas été systématiques; nous retiendrons seulement ici quelques éléments qui nous semblent présenter un intérêt]
d31) la remarque pertinente de Rothmann, qui est presque une ébauche de la notion de conservation d'un moment cinétique de rotation, bien qu'elle ne vise pas directement ]es objections de Ptolémée
64c/94: 94-104
d32) la Note de Muler dans son édition du De Revolutzonibus selon quoi Copernic a résolu ce pro- blème `plus ingénieusement que solidement' 121c: 32-35
d33) la remarque d'Accarisi concernant l'expérience faite par un certain Fermondus et selon laquelle une pierre jetée du haut d'un mât d'un navire en mouve- ment retombe en amère —expérience antérieure à celle de Gassendi en 1640 qui manifestera la vérité du fait: ]a pierre retombe au pied du mât —
205:173-177
— et une allusion positive à cette dernière expérience 291:63-65
d34) l'hypothèse baroque de Kochanski concernant
les tremblements de terre
302: 26-30
d4) des preuves scripturaires de la rotation diurne
d41) celles, proprement aberrantes, de Calcagnini et
Rheticus
13: 7-21; 25b: 293-302
d42) l'étonnant discours de Ph. Lansberge basé sur Dt 32/11 — il concerne cependant également le mouvement annuel de la terre
153b:369-392
d43} la non moins étonnante, et d'ailleurs fort confuse, conclusion d'Amerpoël sur Moïse parlant de cette rotation
280:40-45
2886 d4q) en sens inverse, le discours de F'ludd pour prou- ver la rotafiondiurne des astres, lequel est tout entier en dépendance de Gen 1/2 comme l'était celui de Rheticus
146: 4-76
d5) quelques réfutations de la rotation diurne
d51) celle de Scheiner, refusant pour la Terre tout autre mouvement que rectiligne, c'est-à-dire de gra- vité
127c: 49-68
d52) celles ineptes ou savoureuses selon le point de vue auquel on se place
1— soit de Lydiat et Ross
110: 28-32; 195a: 314-317

2— soit de Froidmont à partir d'une citation de
Grégoire de Nazianze
141b: 36-47, 908-914
d6) des affirmations nuancées de la rotation diurne, sans notation scripturaire, avec Ravensberger et Petit
211a: 15-19, 23-25; 276: 155-176
d7) la thèse particulière de Argoli, où le choix d'une
rotation diurne est affirmé sans être justifié
228: 20-26
e) révolurian annuelle de la Terre et parallaxe annuelle
[à la différence de la rotation diurne, une preuve externe, à savoir l'existence d'une parallaxe annuelle, était conçue à l'époque; bien plus, selon la descrip- tion que fait Archimède, dans son De Arena, de la thèse d'Aristarque, celui-ci avait déjà perçu le pro- blème en rejetant très loin la sphère des fixes; sa non- observation conduit indépendamment Copernic à reprendre l'idée d'Aristarque, en rejetant également à une distance immense sinon infinie la sphère des fixes, qui jouxtait celle de Saturne dans ]e système de Ptolémée; il est important alors de rappeler ici que l'erreur des mesures sur la dimension du système solaire, d'un facteur 20, conduisait dans l'estimation courante à l'époque de la dimension de la sphère des fixes à lui donner une valeur de l'ordre de 90 millions de kilomètres pour son rayon, ce qui est largement inférieur à la valeur réelle de la distance Terre-Soleil (l50 millions); il en résultait qu'une parallaxe
énorme, facilement appréciable à l'ceil nu, devait appazaître]
el) expression de cette distance immense par une comparaison des rapports Grand Orbe/Sphère des fixes et Terre/Grand Orbe
[nous négligeons les références beaucoup plus nom- breuses qui comparent la Terre à un point par rapport à la sphère des fixes, ce qui n'est qu'une notation traditionnelle]
62b: 65-67; 121c: 21-29; 229a: 191-207
e2) du côté copernicien
e21) mentions relativement rares de cette difficulté 25a: 23-25; 292: 64-65
e22) les tentatives de détection de la parallaxe annuelle à la fin du XVII° siècle, ]e texte d'Ozanam (169) étant particulièrement remarquable en tant qu'il est la description d'un programme de recher- che
I69: 139-175; 290: 155-163; 294: 5-7
e23) et la remarque de Hooke, qui considère que la découverte de cette parallaxe est la seule voie pour une preuve définitive du système de Copernic, ainsi que celle de Leibniz
290: 201-217; 308: 2n
e3) du côté non-copemicien
[on notera ici que le thème reste présent dans les tex- tes les plus tardifs et que les mentions de la difficulté sont beaucoup plus fréquentes que du côté coperni- cien]
e31) ou bien un refus de cet espace vide et immense
entre Saturne et la sphère des fixes, apparemment
inutile, Tycho (64b) étant ici le chef de file 646: 31-33; 104b: 147-149; 121c: 114-117; 127c: 4447; 141c: 625-630; 159: 24-26; 179: 74-75; 220b: 2-3; 269: 39-41, 117-121; 309: 58- 60; 315: 46-49
e32) ou bien simple constatation de l'absence d'ob- servation de la parallaxe elle-même
71b: 29-37; 115: 111-112; 130b:44-j1; 157a:
67n;194: 13; 202: 5-9; 205: 172; 242a: 114n;
245b: 1160-1162; 281: 272-281; 318: 19-21
e4) ]a grandeur des fixes
[cela prend son origine, avant l'existence de la
lunette, dans une affirmation erronée de Tycho
2887 concernant l'immensité de la grandeur des étoiles fixes qui résulterait de l'éloignement de leur sphère] — une difficulté qui n'est avancée que par des non- coperniciens
121c: 82-91; 127c: 40-43; 159: 29-35; 171a: 24-
40;188: 891-897; 239a: 84-92; 242x: 114n
e5) la distance de la sphère des fixes
e51) remarques de Hume et Luyts concernant l'igno-
rance radicale où l'on est de cette distance
207: 39-50; 309: 104-106
e52) ou bien, de la part de Mayr, la conviction que la lunette permet de prouver la fausseté de l'immensité de cette distance
132: 22-28
e6) une manière de justifier l'immense espace vide entre la sphère de Saturne et celle des fixes
e61) Ph. Lansberge qui remplit d'anges bons et mau-
vais cet espace
153b:544-551
e62) ee que, naturellement, Froidmont relèvera pour
le ridiculiser
141c: 667-693
f) la gravité copernicienne propre à chaque astre [nous entendons paz là cette affirmation `physique' de Copernic, qui rompt avec la gravité aristotélicienne géocentrique et attribue à chaque corps céleste, dont la Terre, sa gravité propre, non pas cependant au sens newtonien]
fl) du côté copernicien, mentions approbatives de
cette affirmation
25b: 575-603; 78: 21-25; 64cl94: 83-94

— ou exposés de l'affirmation sans porter de juge-
ment
134a: 383-387; 141a: 49-57
fl) du côté non-copernicien
f21) critique de cette affirmation
127c: 61-67; 161a: 493-496; 177f: 44-47

f22) Kircher et Fabri retenant l'affirmation, en main- tenant cependant que la Terre reste le centre de l'u- nivers
217c: 42-49; 262b: 102-111
f23) Stunica, dans une argumentation sans référence explicite à Copernic, construisant une preuve selon
laquelle il n'y a pas d'autre `orbe des terres' soumis
à la gravité
98:29-43
g) les lois de Kepler: leur réception
[il est décevant de voir combien la réception en est faible; nous négligeons ici Newton, absent de notre dossier à ce point de vue]
gl) les ellipses
[dans les mentions qui en sont faites, nous n'avons pas relevé de mentions adjointes de la seconde loiJ gl 1) leur acceptation
1— soit paz des non-coperniciens
177c: ln; 197c: 7-8; 221a: 5-7; 240: 2-7; 250:
45-49; 256: 54-55; 259a: 125-126; 317: 3-6
2— soit par des coperniciens
185: 5-6; 194: 9-10; 258: 12-13; 268: 3-4; 277:
53-54; 289: 35-38; 290: 147n; 297: 7-11
g12) leur refus
1— soit par des coperniciens tels que Ph. Lansberge et
Boulliau
153b: 578n; 210c: 5-15n
2— soit paz des non-coperniciens
157x: 71-81; 159: 115-117

gl3) ou bien simple mention sans acceptation for- melle par des non-coperniciens
220b: 45-46n; 230: 3-4; 257a: 15-17; 291: 73- 79; 307: 8-9
gl4) ou encore le type paradoxal de réception qu' im-
plique le titre lui-même de l'ouvrage de Ward
253: 5-7
g2) la troisième loi
[son importance est considérable puisqu'elle apportait une confirmation quantitative éclatante en ce qui con- cerne l'ordre des planètes, quant à leurs distances au Soleil et leurs durées de révolutions, dans le système de Copernic; notre recensement est sujet àcaution ainsi, Riccioli, dans l'Almagestum Nvvum, vol. I, p.689, note que G. Wendelin lui en a écrit —, mais reste peut-être significatif pour l'ensemble des ouvrages analysés; par contre, les trois derniers auteurs en g21 précisent, de plus, qu'elle vaut aussi pour les satellites de Jupiter et de Saturne; cette faible téception est d'au- tant plus étonnante que Riccioli (ibid., avec une erreur dans la page indiquée) note que Kepler lui-même en avait fait l'application aux satellites de Jupiter dans son Epitome Astronomiæ, p.554 dans l'édition de 1635]
2888 g21) des mentions rares et plutôt tardives
174c: 4-5; 194: 12-13; 292: 64-65; 293: 31-40,
101-103; 308: 28-34; 316: 112-113
g22) Regnault notant d'ailleurs que la Sème loi est inapplicable dans le système de Tycho aux deux corps, Soleil et Lune, qui tournent autour de la Terre 318: 22-23n
g3) les trois lois ensemble
[un recensement de nouveau sujet à caution, par
exemple par l'absence de Huygens, mais qui reste
significatif pour les ouvrages analysés]
— seulement ces deux mentions paz Leibniz et
Zimmermann
308: 25-34; 310: 60-78
— et naturellement ce qu'en dit postérieurement
Boscovich
319c: 80-112
g4) les polyi'dres: leurs mentions
141b: 880-883; 209b: 1090-1091; 242a: 112n,
1123-1124n
h) la place du magnétisme
hl) des prëludes
h11) d'une part, les louanges de l'aimant et du magnétisme terrestre, exprimant la fascination qu'exerçait cette mystérieuse action à distance
45: 8-16; 139a: 16-22; 148: 41-52
queet, doit tourner en 24 heures avec la sphère céleste; Gilbert récuse l'expérience, mais postule que le champ magnétique terrestre est une `forme origi- nelle', `énergie innée, manifeste et évidente', dont l'une des propriétés est la `verticité' ou `force de rota- tion' causant la rotation diurne; en outre, et cela pré- pare lethéorie physique de Kepler, la même propriété est attribuée au Soleil qui, par la rotation de son champ magnétique, entraînerait les planètes en leur révolution et exciterait letu rotation propre]
h21) d'abord
I— les textes fondateurs de Gilbert
104a: 61-68, 68-83
2— et la reprise qu'il en fait dans son livre posthume
de 1651, où le Soleil est au centre du monde
1046:145-182
[tel qu'il apparaît dans les extraits suivants en h22_q,
le point de vue des auteurs concerne seulement la
rotation diurne de la Terre
h22) une thèse explicitement mise en avant paz quelques auteurs servi-coperniciens sans mention de l'expérience de la terrella et sans que le nom de Gilbert soit toujours mentionné —est absent de notre dossier le texte où Origanus adopte la thèse de Gilbert pour la rotation de la Terre
130a: 2-4; 130b: 1-2; 157b: 3-7; 191: 106-108; 211b:51-54
h23) une thèse très souvent reprise pour la refuser, le premier renvoi à Bazlowe en 139b étant particulière- mentpercutant
h12) d'autre part, des notations qui sont des préludes
139a: 6-15; 139b: 18-25, 62-70; 143: 70-72;
à la troisième voie décrite en BB4h4, à savoir
145c: 11-16; 146: 34-45; 165: 110-122; 170b:
1— soit la comparaison de Gemma Frisius entre gra-
85-87; 177c: 68-75; 177e: 60.61; 188: 906-911;
vité aristotélicienne et magnétisme
205: 177-178; 206: 85-92; 215: 103-105; 231:
16: 7-9
2— soit la suggestion de Th. Digges selon laquelle le
magnétisme contribuerait à la cohésion de l'ensem-
ble du globe terrestre
62b:46-53n
h2) une première voie, celle initiée paz Gilbert
[elle repose sur une ambiguïté originelle; en effet, les textes fondateurs ci-dessous évoquent l'expérience de la terrella de Pierre de Maricourt; or le terme est forgé paz Gilbert et déforme la thèse du premier pour lequel la petite sphère aimantée représentait la sphère céleste qui possède un `champ magnétique' — l'ex- pression est anachronique —global et qui, par consé-
328-344, 370-386; 242a: 41n; 269: 51-53, 154- 165
— et son rejet implicite par Newton lui-même qui dit ne pas connaître de `cause naturelle' pour la rotation diurne
298a:51-52
h24) l'expérience de la terrella étant parfois rappelée 161a: 529-535; 165: 193-195; 169: 70.77; 233: 29-35
[nous avons retenu dans l'ensemble de ce BB4h2 les seuls cas où le magnétisme est explicitement évoqué, et on pourrait consulter l'Index des auteurs pour les autres cas où Gilbert est critiqué sans mention expli- cite dumagnétisme]
2889 h3) une deuxième voie, celle initiée par Kepler
[ses textes fondateurs se trouvent dans l'Astronomia Nova; Copernic, en substituant à la révolution diurne de la sphère des fixes la rotation diurne de la Terre, n'avait pas abandonné la thèse ancienne de la pro- priété intrinsèque des corps célestes d'être mus selon une combinaison de mouvements circulaires unifor- mes; la thèse de Kepler est une tentative d'explication proprement physique, qui postule à la fois l'entraîne- mentdes planètes en leur révolution paz les `fibres' du champ magnétique du Soleil qui tournent avec lui en sa rotation propre, et l'excitation de la rotation des planètes paz ce même champ]
h31) un seul texte favorable dans notre dossier, celui de Wilkins (209b), et une allusion sans mention de Kepler paz Girard (193)
193: 49-51; 209b: 1142-1143n, 1168-1169

h32) une thèse également évoquée par Cunitz et
Hooke pour l'appliquer au système tychonien
240: 18-23; 290: 88-92
h33) mais une thèse le plus souvent évoquée pour être refusée
144b:118-119;161a: 57-59;195b: 282-283;
217a: 45-77; 231: 346-369; 262a: 76-81
h34} la critique de Petit, déjà mentionnée en
BB2e42, devant @tre rappelée ici pazce qu'elle porte
explicitement sur le magnétisme

276:121-137
h35) enfin l'exégèse de los 10 par Galilée où, cepen- dant, il ne précise pas qu'il reprend la thèse de Kepler
136b:1203-1210n,1231-1241,1267-1274

h4) une troisième voie
[elle est d'un ordre complètement différent, et re- prend la suggestion de Th. Digges dans la ligne d'une contribution du champ magnétique à la stabilité de la Terre (voir BB4h12) sans que nous puissions dire s'il y a filiation directe avec celui-ci, ni non plus entre les
auteurs en BB4h41 et ceux en h42; il faut dire cepen- dant qu'elle dépend de Gilbert au sens où l'une des propriétés générales que celui-ci attribuait au champ magnétique était de donner une fermeté et une direc- tion au corps qui en était pourvu (voir en 104a la note 2]
h41) d'une part
— la thèse de Ridley qui prend le luxe de la confirmer par l'Ecriture, ce que Barlowe s'empresse de réfuter
130b: 16-30; 139b: 4-40,
h42) d'autre part
1— celle d'auteurs, tous jésuites
217a: 6-38; 233: 2-3, 36-38; 236: 2-4; 254: 25-31
2— Soarès allant cependant en sens contraire 243:51-53
3— tandis qu'un anglais, Streete, identifie la gravité
copernicienne au magnétisme
265:14-21
4— également, l'opposition de Mersenne à cette thèse 161a: 535-540
h5) notations diverses
h51) la thèse spéciale de Gellibrand sur un lien pos- sible entre variation séculaire du champ terrestre et précession des équinoxes
198:17-34
h52) l'intuition remazquable de Borelli selon La- quelle l'existence d'une force analogue au champ magnétique pourrait rendre compte du mouvement des planètes
277:19-22
h5g) en sens inverse, la position de Leibniz qui refuse toute espèce de magnétisme, pazce qu'elle est une action à distance, pour y substituer la notion car- tésienne de tourbillon
308:61-65
hSq) enfin, dans une autre ligne, les théologies magnétiques de Kircher et de Grandami
217a: 87-89; 233: 60-89

B5. L'impact
de la découverte de phénomènes nouveaux,
et les marées

[pour l'impact, dans le débat copernicien, de la découverte de phénomènes nouveaux dus à la lunette, voir Volume I, p,250-254, la disparition des orbes solides consécutive aux observations de la comète de 1577 ayant de l'im- portance surtout pour Tycho quant à l'inversion du système de Copernic et aussi bien pour Kepler en sa thèse de
2890 physique magnétique; notons par ailleurs que nos notes de lecture concernant tous ces phénomènes ne nous per- mettront pas toujours de préciser le sens que les auteurs leurattribuait, et nous parlerons alors de `mentions']
a) les découvertes des navigateurs
[nous mentionnons en premier lieu ces découvertes bien qu'elles ne soient pas en elles-m@mes la décou- verte d'un phénomène astronomique comme le sont la plupart de ceux énumérés ensuite, mais il est significatif qu'il en soit question, en quelque sorte à titre de confirmation expérimentale de la sphéricité de la Terre, et cela souvent dans le contexte du problème ancien des antipodes]
al) découverte de terres habitées là où on pensait
qu'il n'y avait qu'un immense océan
25b:490-494
a2) affirmation de ce fait dans le contexte du pro- blème de l'existence d'hommes aux antipodes 93ab: 284-286; 141c: 266-268; 153b: 109-113; 170b: 81-83; 194: 56-60
a3) mais aussi sans la mention de ce problème, le dernier auteur, Comenius, ayant une remarque parti- culièrement savoureuse en compazant le tour du monde accompli paz Magellan à celui du Soleil autour de la Terre
53a: 18-20; 115: 77-79; 134a: 461-464; 187b: 74-78
a4) de plus, un argument spécifique avec Gemma Frisius concernant la sphéricité de l'univers et de la terre, à savoir que l'éclairement du Soleil a lieu en temps local, et la remazque de Snell sur le change- ment de date pour les navigateurs lors d'un tour de la Terre
16: 29-32; 148: 163-165
b) la nova de 1572 (ou de 1604) et l'incorruptibllité des cieux
[l'incorruptibilité des cieux a été mise en cause par la nova de 1572; cependant certains des textes que nous donnerons sont liés soit à la découverte de montagnes stu la Lune soit à celle des taches solaires, soit encore à l'apparition transitoire de comètes, qui sont des phénomènes mettant également en cause cette incor- ruptibilité; nous traiterons globalement le thème sans distinguer l'intervention de ces trois autres phéno- mènes]
bl) le phénomène de la nova
bl 1) mentions qui en sont faites, le plus souvent sous le terme de `étoiles nouvelles'
62a; 64c: 15-16; 70a: 43; 134a: 106-107; 141a: S-6; 141c: 707; 158: 120; 169: 78;182: 4-5; 186a: 3-4; 213a: 1-2; 217c: 8; 231: 72-74; 237: 24-26; 239a: 35n; 242a: 41n; 270: 156-157; 279:118-119
b12) mentions concernant spécifiquement l'é-
vénement de 1604 par Moléry et La Galla
113: 28-31; 126: 49-50
b13) refus, paz Vallès et La Galla, qu'il pourrait s'a- gir d'une étoile nouvelle au sens propre du terme, parce que toutes les étoiles ont été créées au début du monde
75: 65-101; 126: 46-96
b14) affirmations qu'il s'agit de phénomènes surna-
turels, avec Roeslin et Hakewill
71a: 34-35; 168: 2n
b2) incorruptibilité et corruptibilité
b21) affirmations de l'incorruptibilité
1- cela avant 1572
31: 23-25; 43: 5-20; 46: 125-127; 48: 20-21
2- et après 1572
61: 8-9; 126: 12-26; 144b: 122-134;158: 110-
133; 168: 7-9; 201: 3-4
3- ainsi que ces mentions où nous ne pouvons pas
préciser dans quel sens l'auteur penchait
144a: 11-12; 167: 4; 271: 5-6
b22) affirmations de la corruptibilité
1- d'abord sous la forme d'une pure négation de l'in- corruptibilité
64c: 341-344; 120: 4-55; 156b: 16-20; 161a: 28-29
2- puis les cas où cette tradition d'incorruptibilité, qui est d'origine païenne, est mise en question à par- tir de sources patristiques et scripturaires
127d: 3-6; 133a: 155-160;134a: 60-65, 748- 785; 156a: 71-73; 161a: 384-385; 177f: 103-112
3- ou ceux où la corruptibilité est explicitement
prouvée par l'Écriture, avec Wilkins et Beati
209b: 1125-1131; 266: 82-83
b23) autres notations
1- d'une part, avec Fuller, une quasi-preuve de l' im-
mobilité de la Terre par le fait de sa corntptibilité
2891 125:85-96
2— d'autre part, des passages plus ou moins confus où corruptibilité et incorruptibilité sont discutées paz des coperniciens en lien avec l'Écriture
263: 94-95; 278b: 23-28; 286: 21-24, 195-201;
310:332-375
e) la comète de 1577, et les c•omète•s
[voir aussi BASh pour les orbes solides et la solidité
ou non des cieux; d'autre part, les codes d'auteurs
sans renvoi signifient que l'ouvrage est plus ou moins entièrement consacré à la comète de 1577]
cl) mentions explicites de la comète de 1577
64b: 4-5; 64c: 14-15; 70a; 71a; 71b: 69-70

c2) le lieu des comètes dans l'univers
c21) d'abord
1— affirmation explicite de leur caractère su- pralunaire
646: 4-5; 71a: 30.31; 134a: 106-107; 134b:
154-156; 150: 30-37n; 151: 1-4; 315: 76-78

2— mais hésitation de Arriaga
178: 7-8

c22) et ce fait notable que le non-copemicien Stunica mentionne expressément que cela implique la sup- pression des orbes solides
98:102-103
c23) en sens inverse, l'aristotélicien Chiazamonti défendant, comme Galilée dans le Saggiatore, leur
caractère sublunaire
186a: 3
c3) le caractère des comètes
c31) oeuvre surnaturelle de Dieu, en tant qu'elles sont le présage d'un châtiment, Maestlin étant parti- culièrement expressif (70a} tandis qu'Arriaga hésite à renoncer à une telle croyance traditionnelle (178)
70a: 5-15, 18-43; 71a: 7-17;178: 7-8;244: 84-99
c32) un caractère naturel avec Cysat et G. Wendelin,
mais sans écarter formellement les présages
151: 10-40; 174c: 12-55
c33) une mise ~ l'écart formelle de tout présage par
Petit et Tolomei
276: 16-17; 315: 77-78
c34) la notation curieuse de Girard sur la Terre deve-
nant une comète au jugement dernier
193: 53-56

c35) enfin les deux homélies de Maestlin et Rceslin,
ce dernier faisant alors allusion à l'étoile de
Bethléem
70a: 45-64; 71a: 37-47
c4) le point de vue beaucoup plus tardif, en 1746, de Boscovich alors qu'il n'est pas encore copernicien
319a:5-18
c5) l'étoile des Rois Mages
c5l) considéree comme une réalité astronomique
70b: 98-99; 98: 201-202; 169: 37-39
c52) avec la nuance de prodige, selon le copemicien
G. Wendelin
174b: 8-9
c53) avec la mention explicite qu'elle concerne te salut 71a: 37-39; 146: 15-16; 234: 156-163
d) les satellites de Jupiter, la forme oblongue de Saturne et ses satellites
dl) les réactions à la découverte des satellites de Jupiter
dl l) ~es multiples mentions du nouveau phénomène 57: 145-146; 129: 52-54; 130a: 2;132: 1-2; 134a: 629-634; 134b: 132-133; 141a: 84-87; 156a: 46-48;158: 121; 169: 78-79;169: 93; 171a: 6n; 175: 46-47; 178: 5-6; 182: 3-4; 193: 7-15; 217c: 9; 218: 6-7; 242a: 41n; 250: 54-57; 259a: 108-110; 262a: 80-81; 281: 36-41; 286: 227-228; 287: 25-26; 295: 3-5; 316: 12
d12) en sens inverse, les quelques refus
117: 8-17; 123; 244: 66-81
d13) et, en contrepartie à Horky (117), la réponse de Wedderbum
118
d2) notations diverses concernant les satellites de
Jupiter
d21) par rapport au système du monde
1— la présence de ces satellites n'étant en rien un ob- stacle, selon Hooke, dans le système de Tycho
290:85-92
2— Arnauld ayant le point de vue inverse
312:111-1 t4
3— et Auzout mettant en avant, dans le même sens, une raison ironique, mais fondée
274:167-170
2892 d22) ü propos de divers probli;mes astronomiques particuliers
1— Serbellonius voyant dans ce phénomène une rai- son en faveur de la liquidité des cieux planétaires 271: 6-8
2— Luyts inférant du phénomène que le probli;me des
intersections des orbes est un faux problème
309: 84-92
3— et Streete y trouvant une confirmation de l'entraî- nement detout cequi est lié à la sph8re d'activité de la Terre en son mouvement
265: 30-34
d23) deux points essentiels
1— l'ouvrage fondamental de Borelli sur les satellites de Jupiter (277), tout entier consacré à forger un mécanisme qui rende compte du phénomène et, ainsi, du système de l'univers en sa totalité
2— et les applications tardives de la troisii',me loi de Kepler aux satellites de Jupiter et Saturne, faisant de cette loi une loi physique générale
293: 31-40; 308: 31-34; 316: 112-113

d24) enfin, la remarque ironique de Du Bois, dans un contexte anti-cartésien, selon laquelle il est tout i3 fait possible que Josué ait ignoré l'existence de ce phénomène
245b:690-697
d3) en ce qui concerne Saturne
d31) quelques allusions à sa forme oblongue avant la découverte de l'anneau
57: 146; 135a: 36n; 141a: 111-113; 193: 13-15;
210b: 102-104; 287: 25-26n; 288: 112n
d32) mentions de l'anneau
i69: 92-93; 262a: 2-3; 274: 167-170
d33) mentions des satellites
2(5: 30-34; 274: 167-170; 281: 36-41;286: 227-229; 287: 25-26; 290: 90-92; 293: 21-23; 305b: Sn; 307: 23-24: 308: 31-34; 309: 63n, 89- 92; 312: 1 I1-114; 314: 8n; 316: 12; 318: 17n
e) les montagnes de la Lune
el) les réactions à la découverte
[voir encore BD3e13 et elg sur la pluralité des mon-
des]
ell) celles qui sont pure mention du phénomène
57: 145; 127c: 92-93; 178: 5-6; 217c: 8-9

e 12) celles qui sont plutôt Favorables
134a: 63-65; 134b: 118-] 19, 157-159; 175: 46-
47; 262b: 102-103n; 316: 12- l3
e13) en sens inverse, le refus du phénomène
119: 94-96; 128: 13-14
e2) le problème des habitants de la Lune
e21) les ouvrages de Godwin (208) et de Wilkins (209a)
[nous avons négligé d'autres ouvrages littéraires por- tant sur ce sujet]
e22) les cas où le problème des habitants de la Lune
est posé
134a: 66-68; 141a: 23-27; 222b: 16-21

e23) et cet autre où, refusant le phénomène, La Galla
pose la question des habitants
126: 6-9
f) la Vide Lactée formée d'étoiles
fl) quelques mentions de cette découverte
57: 145; 128: 12-13; 134a: 795-796: 14Sb: 115-
117; 169: 78-79; 193: 9-10; 217c: 8; 301a: 62-65
f2) le nombre des étoiles selon l'Ecriture
[nous ajoutons ici ce thème, bien qu'indépendant de cette découverte, qui manifeste bien une tendance irrésistible ü se référer à l'Ecriture; en ce cas, il s'agit de Gen 15/S ou du Ps 146/4 disant que Dieu seul connaît le nombre des étoiles}
fll) expressions du fait de leur nombre en signe d'admiration
8: 102-104; 43: 74-76; 127c: 76-78; 1S6a: 39-
42; 187a: 469-470; 213b: 6-8; 247: 127-128; 281: 187-193
f22) Clavius essayant de concilier cette affirmation scripturaire avec sa conviction qu'il n'y a que 1 022 étoiles, un texte qu'il ne modifie pas dans son édi- tion de 1611 où i] parle cependant de la découverte de Galilée (voir le renvoi en BBSfI, et encore en ABd94 pour une discussion de Pereira analogue à celle de Clavius)
57: 127-142
f23) Wilkins citant Augustin à ce propos, et cela dans
un contexte de critique
209b: 674-675
g) les phases de Yénus
[en ce cas, nous n'avons pas rencontré de refus}
2893 gl) les mentions qui sont acceptation du phénomène 57: 146; 127c: 91-92; 130a; 3;134a: 634-635; 135a: 37-39; 175: 46-47; 2106: 104-105; 217c: 9
g2) de plus, les cas où est explicité que ce phéno- mène signifie que le système de Ptolémée est inva- lidé, l'existence des phases de Mercure étant égale- ment mentionnée dans les trois derniers renvois ainsi que dans le premier
169: 96-104; 222e: 53-61;237: 58-59; 250: 19n;
2846: 44-45; 311: 37-39
h) les taches solaires
hl) les réactions au phénom8ne
[nous négligeons les opuscules de Scheiner (B127a et 1276]
hl 1) ce qui serait simple mention du phénomène
127c: 92-93; 130a: 2; 134a: 106n, 742-743;
1346: 132-133; 141a: 79-83; 158: 120-121;

2— à quoi on peut associer cet autre éloge conjoint de Scheiner et Galilée paz Boulliau en 1645 2106:98-110
i) la découverte d'une rotation propre des planètes [le phénomène est d'abord découvert en 1665 pour Jupiter par Cassini)
— quelques mentions incluant parfois une généralisa- tion àtoutes les planètes
250: 82-84; 2604: 88-89; 281: 32-36; 293: 17-20
j) le.s marées
[nous intégrons ici ce phénomène en tant que, à tra- vers Galilée, il a tenu une place dans les textes astronomiques de l'époque]
jl) des réactions plutôt favorables à la thèse de Galilée
jll) la tentative de Gassendi et celle, plus nuancée, de More pour défendre la th8se galiléenne
161a: SS-57; 173:
19-21;175: 46-47;

178: 5-6;
222a: 1-2; 237: 54-58
217c: 9; 2356: 14;
242a: 112n; 262a:

80-83;
j12) l'exploration par d'Arcons d'une autre voie

279: 6-7; 315: 75


273: 3-6n
hl2) les cas où est évoqué le fait de la corruptibilité
du Soleil ainsi impliquée
120; 135a: 550; 177a: 186-189; 2226: 25-26

h l3) et ceux où la rotation solaire en est déduite
120;127d;135b:379-381;1366:1195-1203;
190; 247; 394-398; 2106: 106-107; 2176: 53-65
h2) notations particulières
h21) les réfutations de la thèse de Galilée selon laquelle l'apparence du mouvement des taches solaires est preuve du mouvement de la Terre 177c: 5-6;188: 901-904; 234: 245-247; 281: 12n
h22) la manière dont Inchofer donne une preuve scripturaire de la rotation du Soleil aussi bien que de ses révolutions diurne et annuelle
188: 390-398
h23) par contre, une question remarquable posée paz Scheiner sur l'état de 'combustion' dans lequel se trouve apparemment le Soleil, et paz suite l'extinc- tion possible de celui-ci
127d:28-32
h24) et, de la part de ce même Scheiner
1— un éloge de Galilée dans ses Disquisitiones de
1614
127c: 81-91
j 13) enfin la tentative, faite par Leste, pour présenter une autre théorie, cependant aussitôt réfutée par Windelcilde
263:143-154;267:491-492
j2) des réactions défavorables
j21) sous la forme d'une réfutation ou critique 177c: 5-6; 177d: 15-19, 29-31; 177e: 21-25; 180: 2-4;186a: 12n; 2116: 56-58; 224a: 2-3; 242a: 39n, 1169-1173; 262a: 79-84; 281: 12n; 291:61-63
j22) simplement par une allusion rapide
188: 904-906; 205: 178-180; 2136: 22-25 j2g) ou bien un texte significatif de Cabet, qui prend alors occasion de défendre Kepler, Tycho et Clavius contre les attaques de Galilée à leur égard 1706:6-29
j3) autres allusions sans lien à la thèse galiléenne
j31) l'attention que porte le ptoléméen tardif qu'est
Titi à ce phénom8ne
241a: 2-3
j32) la notation impressionnante de Horrox qui a peut-être l'intuition d'une interférence entre Terre et Lune à travers les marées
2894 214:7-1On
j33) celle moins profonde de Ph. Lansberge sur les interactions Terre-Lune
153b:488-495
j34) enfin une interprétation scripturaire insensée de
Zimmermann
310: 434-435

C. Présence de l'Écriture
et attitudes à son égard

C 1. Présence de l'Écriture
avant la naissance du conflit

[l'existence de l'Epistola de Terræ Motu de Rheticus (25b), avec son long développement scripturaire — elle contient déjà des `listes' de versets (617-680, 681-724), évidemment conséquence de discussions antérieures —, manifeste combien, depuis que le Commentari~lus de Copernic, ébauche de son système, circulait sous forme manuscrite, l'Écriture était entrée en force dans le conflit naissant; et Kepler lui-même relèvera `la manière un peu trop tranchante' (93ab, 294-295), selon laquelle Copernic écarte l'Écriture (28, 4-9); dans cette section, à partir des quelques ouvrages analysés qui sont antérieurs à la publication du De Revolutionibus, nous essayons d'indiquer par un critère en oui ou non le degré de présence de l')<criture ou bien celui d'un contexte théolo- gique; dans notre analyse, nous rangeons les ouvrages concernés en trois classes]
a) les De Ccelo ou les ouvrages de philosophie incluant une cosmologie
al) absence de l'Écriture
2, 6a


a2) sa présence
a21) soit pour des questions cosmologiques diverses 11, 12, 15
a22) soit pour le problème de la rotation de la Terre
ou le géocentrisme
4, 8, 17
b) le De 3phæra de Sacro Bosco et ses éditions
c21) soit comme preuve de la rotation de la Terre
13
c22) soit pour des questions cosmologiques diverses 10, 16, 24, 29a

c3) présence de la théologie
c31) soit dans le corps de l'ouvrage
3, 9, 22

c32) soit dans les Préfaces, avec le plus souvent des
allusions explicites ou implicites à l'Écriture
6c, 7, 14b, 19, 21, 23, 27
bl) présence de l'Écriture uniquement pour la dis- d} des exemples d'attitudes d l'égard de l'Écriture
cussion sur l'éclipse ayant eu lieu à la mort du Christ [c'est en quelque sorte un prélude à ce qui sera
1, 6b longuement décrit en BC4 et CS à propos des attitu-
b2) présence de la théologie dans les Préfaces des lors du conflit lui-même; par commodité, nous
adjointes à des éditions de ce traité employons ici de manière anachronique les termes
18a `copernicien' et `non-copernicien']
c) les ouvrages d'astronomie dl) présence del'Ecriture du côté non-copernicien
dll) comme objection ou comme raison de choix
cl) absence de l'Écriture avec Oresme
5, 20, 30 4:21-30, 92-101
d 12) comme confirmation avec Reisch
c2) sa présence 8:146-149
2895 dlg) comme preuve première avec Titehnans
17:7-11, 15-39
d 14) sous forme d'appel à Dieu devant les faiblesses
de l'esprit humain avec Münster
21:53-74
d2) présence de l'Ecriture du côté copernicien
— le besoin d'une confirmation scripturaire lors de
l'affirmation d'une nouveauté avec Calcagnini
13: 19-2]
C2. Présence de l'Ecriture
dans le conflit

[on trouverait en BB1, grâce aux sous-classes indiquant la présence ou l'absence de l'Ecriture, des indications globales à ce point de vue tant du côté des coperniciens que de celui des non-coperniciens; nous voudrions ici, pour une orientation de lecture, situer quels sont, dans notre dossier, les textes `scripturaires', i.e. ceux qui abor- dent longuement le problème de l'Ecriture; pour éviter toute équivoque quant à la présence de tel oµ tel de ces textes dans notre dossier, nous distinguons ceux qui sont répertoriés dans la Bibliographie Astronomique de La Lande, et donc considérés par celui-ci comme partie intégrante de l'histoire de l'Astronomie, et ceux qui ne le sont pas]
a) textes scrépturaires majeurs du côté copernicien
al) dans le La Lande
256, 93ab, 134a, 135a, 1366, 1536, 189, 2096,
247,310
a2) non dans le La Lande
a21) soit parce qu'inconnu et non édité du temps de
La Lande
1356
a22) soit parce que les titres des ouvrages n'ont pas attiré son attention
249,286
b) textes scripturaires majeurs du côté non-coperni- cien
bl) dans le La Lande
64c, 100a, 141b,141c, 188, 1956, 205, 231,

242a, 245a, 2456, 251
b2) non dans le La Lande, parce qu'étant des ouvra-
ges traitant de la physique en général
68, 7~5, 187a
c) présence de l'Écriture dans d'autres domaines [nous ajoutons ici deux exemples d'une telle pré- sence dans des domaines autres que celui du conflit, et cela pourrait être rapproché de l'exposé historique de Snell concernant la mesure de la Terce (voir BAla3)]
cl) Steensen qui se sent obligé de confronter sa des- cription géologique à l'Écriture
282: 8-34
c2) et beaucoup plus tardivement, Boscovich, affronté à ce qui découle de la vitesse finie de la lumière quant à une visibilité immédiate des étoiles lointaines lors de la création
3196:13-50

C3. Comment sont perçues
des notions traditionnelles de l'exégèse

a) le sens Littéral et les autres sens
al) multiplicité des sens littéraux
— sa possibilité

134a:332-346;161a:48-67;188:235-304,450- 134a:332-346;161a:48-67;188:235-304,450-451;242a:386-400
a2) ri;gles anciennes concernant le ¢ens littéral a21) celles d'Augustin, et celle, particulière, que J. Lansberge (189) lire d'un texte d'Augustin
1446: 198-200n; 177a: 93-96; 189: 437-441,
645-649; 1956: 137-143; 254: 106-108; 266: 74-78; 28)<: 300-303
2896 a22) celles de Thomas d'Aquin
134a: 346-374; 135b: 319-322; 189: 605-621;
242a: 942-951; 320: 115-130
a23) celle attribuée aux Pères, à savoir `respecter la propriété des termes'
46: 117-120; 141c: 287-296, 438-442; 195b: 134-143
a3) des règles du côté copernicien
a31) celles de Foscarini, et quelques exemples qu'il
fait de leur application
135a:199-206,208-274
a32) et leurs citations par d'autres auteurs 24Sa: 571-581;247: 194-199; 251: 731-736; 261: 310-313
a4) des règles du côté non-copernicien
a41) la Quatrième Règde de Pereira (A2, 162-168)
1— ses citations
13Sb:230-238;136b:390-399
2— son énoncé sous la forme inversée de `on ne peut s'écarter du sens littéral sans raison valable' 127c: 35-38; 133b: 42-49; 142: 52-55; 161a: 473-478; 175: 30-34; 224a: 58-60; 226: 34-35; 231: 202-205; 233: 43-45; 242a: ] 222-1224; 245a: 589-591, 761-774, 796-807; 251: 729- 730; 257b: I8-22; 259b: 46-52; 262a: 65-66; 264: 104-107; 266: 38-42; 306: 100-109
a42) trois conditions à respecter avant de s'écarter du sens littéral
[la troisi8me condition exprime d'une manière très forte ce qui précède: l'existence d'une raison certaine et évidente paz la lumière naturelle; la première est l'existence d'un autre passage de l'Écriture qui s'op- pose au passage concerné, et la deuxième, une défini- tion du sens d'un passage de l'Écriture par l'Église ou le Souverain Pontife)
1— leur énoncé par Riccioli
242a:992-997,1026-1030,1045-1051

2— repris par Tacquet sans référence à Riccioli 279:105-110
3— mais déjà présent chez Mersenne, au nom d'Augustin, avec une mise immédiate en application 161a: 339-341, 473-478
a43) et des remarques intéressantes de Scheiner sur l'attitude à avoir au regard de la découverte de phé- nomènes nouveaux, lesquels pourraient contribuer
à une meilleure interprétation du récit de la créa-
tion
127d: 10-23
a5) les autres sens
[voir en AAaI pour leurs définitions]
a51) énumérations des trois sens `allégorique, tropo- logique et anagogique', où le seul à préciser qu'ils sont aussi désignés globalement paz le terme `mys- tique' est Riccioli (242a)
195b: 134-137; 242a: 999-1003; 251: 728-729
a52) allusion au seul sens anagogique paz Morin 177a: 28-32
a53) allusions au sens `mystique', où Campanella (134a) domine
[nous négligeons les occurrences du terme `allégo- rique' (une quinzaine), proche du terme `métapho- rique' (une quarantaine)]
17: 106-109; 93ab: 81-84; 99: 97-100, 106-108; 119: 75-77; 134a: 290.292, 332-338, 425-430, 769-772, 776-778; 188: 209-210, 246-257, 992- 997; 195a: 193-195; 242a: 1011-1012; 251: 252-255; 310: 82-83, 380-382
a6) une notation particulière selon laquelle l' Écriture enseigne ce qui est `utile' (Is 48/17) et non pas ce qui est `subtil', ainsi que le dirait la Clossa Ordinaria (voir la note 45 en 135a pour ce qu'il en est quant à l'inexactitude d'une telle référence initiée paz Foscazini)
135a: 335-337; 209b: 385-386; 242a: 779-781; 251: 1062-1063; 311: 140-143
b) l'inspiration
[la doctrine de l'inspiration de l'Écriture est évidem- ment incontestée à l'époque; il reste signi5catif de noter comment cette doctrine apparaît sous la forme de mentions explicites de l'Esprit Saint, qu'il s'a- gisse, avec des coperniciens comme Kepler, de dire que `certains craignent d'accuser de mensonge l'Esprit Saint parlant dans les Écritures' (93ab, 28- 29), ou bien avec des non-coperniciens comme Vallès que les `réalités naturelles' présentes dans l'Écriture sont `très vraies puisqu'elles ont été dic- tées par l'Esprit suprémement vrai de Dieu' (75, 21- 23), et encore de manière plus générale par Bellarmin (133b, 40-41), Foscarini ayant la formule `les Écritures dictées par l'Esprit Saint' (135a, 15- 18)]
2897 bl) le nombre de mentions de l'Esprit Saint
bl 1) inférieur à 3
75,93ab,133b,135b,135b,144b,153a,157b,
161a, 164, 179, 188, 1956, 2136, 222c, 231,
234, 259a, 261, 262a, 263, 286, 306
612) compris entre 3 et 10
143, 1536, 177f, 189,
247, 249, 267, 275,
310, 311, 312
bl g) supérieur à 10
256, 1416, 141c, 245a, 2456, 251
b2) une assistance de l'Esprit Saint qui existe aussi pour les Pères et les Docteurs interprétant ]'Ecriture, selon Minerva (143), ce que conteste Galilée (1366), et, dans une autre ligne, Chiaramonti (1866)
1366: 413-414; 143: 14-15, 262-263; 1866: 33-
37
b3) une inspiration attribuée aussi au Verbe, paz Casmann et Comenius
100a: 60-71, 171-176, 228-232; 187a: 46-50, 259-264
b4) une expression générique, `les écritures divine- ment inspirés', initiée par Kepler (93c), lequel sera cité par Riccioli (242a), et reprise par d'autres voir aussi en BC4d2 l'azgumentation à partir de 2 Tim 3/16 qui contient une expression analogue -
93c: 40-41;242x: 984-986; 251: 740-744; 259a:
28-30; 2596: 46-47
C) l'accommodation
[voir BC4e pour l'usage extensif de cette notion par les coperniciens, et pour les réponses des non- copemiciens; nous donnons ici quelques notations]
cl) des textes généraux
et 1) les remarques générales de Minerva sur la diffi-
culté de distinguer les cas où cette notion entre ou
non en jeu
143: 217-271
c12) et parmi d'autres, celles de Mersenne et
d'Havemann
161a: 304-317; 164: 153-188
clg) ou, chez Kepler, sans le terme lui-même
93ab: 58-62; 93c: 40-46
c2) un exemple particulier d'accommodation
[il concerne `les mains, les pieds, etc. de Dieu' et est donné, à l'exception de Mersenne (161a), unique- ment par des coperniciens ou des semi-coperniciens; de plus, le texte de Galilée (136a) est tout à fait impressionnant en tant que lié à l'affirmation de la connaissance du vrai système du monde par Moïse et Salomon (voir la note 11 en 115 pour un texte de Jérôme commentant cette manière de parler de Dieu dans l'Ecriture)]
115: 82-90; 135a: 208-234; 136a: 106-111; 1366: 239-254; 161a: 313-317; 2136: 48-50; 2356: 38-43; 239a: ]02-109; 247: 217-222 (qui cite 239a); 249: 108-110; 275: 66-79; 303: 22- 23
- et nous ajoutons ou précisons les passages où il est avancé que l'Ecriture pazle de !'existence de senti, ments et passions en Dieu (colère, repentir, oubli, ...), en incluant alors des non-coperniciens
4: 35-37; 13Sa: 215-224; 136a: 106-108;1366: 245-247;1416: 550-552; 161a: 304-308; 2356; 38-43; 275: 68-71; 281: 182-185
c3) et le principe insensé qui est avancé paz Wittich (249) à partir d'Is 8/1, avec la critique de Du Bois dans la note adjointe
249: 57-67n
d) les métaphores
[une notion proche de la précédente dont nous recen- sons seulement ici certains des passages qui utilisent le terme `métaphore', ou bien l'adverbe correspon- dant]
dl) exemples de métaphores concernant des versets à
portée cosmologique
dl 1) selon des coperniciens
1576: 93-97; 188: 1096-1101; 2096: 923-925;
2356: 31-36
d12) selon des non-coperniciens
1- ou bien donnant des exemples de vraies métapho-
res avec Ingoli et Mersenne
142: 18-21; 161a: 304-308, 451-456

2- ou bien refusant la métaphore affirmée par les
coperniciens soit pour les `fondements' de la Terre,
soit pour le mouvement du Soleil
188: 324-330; 205: 88-97; 303: 84-88

dlg) et, bien que dans une autre ligne,
134a,
135a,
136a,
1366,

195a,
2096,
242x,
2426,

2898 1— cette belle notation de Von Guericke concernant cinq métaphores utilisées à propos de Dieu 286:184-186
2— et cette autre, plus générale, de Herbin 251: 778-781
d2) des prises de position générales
d21) Bruno qui, avant de louer le livre de Job, exprime qu'il faut être prudent avant de parler de métaphores
76a:86-95
d22) cette critique d'Origanus par Semple, parce qu'il parle de métaphore contre les Pères et les Docteurs
202:16-20
d3) enfin, des discussions beaucoup plus longues [elles sont pour une part d'ordre cosmologique, mais portent aussi sur l'aspic du Ps 57/5-6 ou d'ls 59/5, la baleine de Job 40/20-41126, etc., et donnent alors lieu à un échange échevelé entre J. Lansberge (189) et Froidmont, Polacco ou Du Bois (141c, 231 ou 245a)]
d31) du côté copernicien
189: 315-342, 355-365, 704-783; 2786: 13-22;
286: 18-36
d32) du côté non-copernicien
1416: 398-409, 545-558; 141c: 287-307, 309- 340, 373-431; 177a: 35-65; 177c: 64-67; 205: 88-108; 231: 130-156; 245a: 398-459, 463-482, 483-514;2456:1056-1125,1215-1446,1448- 1598; 251: 495-510
e) l'interprétation commune des Peres
el) en lien avec le texte de la Séssion IV du Concile de Trente
[pour la première référence explicite au texte de la Session IV du Concile de Trente dans un ouvrage imprimé, il faut attendre la parution de l'Ant-Aristar- yue de Froidmont (1416); mais les premières en date, indépendamment de l'interrogatoire de Caccini, se trouvent dans les documents, inédits à l'époque, que sont la Defensio de Foscarini et la réponse de Bellarmin (1356 et 1336); et on notera que la pré- sence de Kepler (93d) en BC3e 12 provient de ce qu'il répond à Ingoli (142), des textes également inédits] ell) renvois explicites à la Session IV à propos du `consentement unanime' des Pères
1336: 27-28; 1416: 194-198, 272-277, 341-343;
141c: 861-867; 299: 51-54
el2) autres renvois explicites mentionnant de plus la restriction que cela s'applique seulement à ce qui concerne `la foi et les moeurs'
93d: 147-152; 1356: 219-225; 136a: 3]-41;
1366: 905-921; 142: 50-61; 242a: 896-906
e13) mentions et discussions insistant sur l'aspect restrictif de la mention `la foi et les moeurs' 93d: 226-229; 1356: 133-135, 176-178; 2786: 123-126;301a:7-9
e14) en sens inverse, l'interprétation apparemment
extensive de Bellarmin
1336:27-41n
e15) et les réponses de Galilée à Bellarmin 136a:31-56;1366:302-321,452-455,874-899, 905-921
e2) en lien avec la `profession de foi'instaurée par Yie IV à la fin du Concile de Trente
e21) sa mention par Riccioli
242a:178-194,910-915

e22) sa contestation par Wilkins (2096), et la réponse
en sens inverse de Ross
2096: 274-284 et 1956: 115-126
e3) mentions générales du concept de l'inter- prétation commune des Pères
[on parle d'interprétation, d'explication, d'exposi-
tion, de doctrine, de consentement ...; les qualifïca-
tifs sont également divers: unanime, commun, univer-
sel ..., ou `de tous les .. '; la première référence
(Delle Colombe), qui est une citation de Melchior
Cano, est essentielle parce que faisant remonter ce
principe antérieurement au Concile de Trente] 119: 77-81; 134a: 425-428;1356: 29-31; 1356: 172-175; 135c: 82-85; 136a: 100-101; 1366: 710-714, 874-876, 906-908, 934-937; 1416: 413-417; 141c: 438-442, 678-680, 845-846; 143: 260-262; 149: 59-b1; 158: 58-60; 161a: 287-288; 172: 55-56; 188: 96-98, 605-606, 963- 965; 189: 238-240; 217c: 28-31;231: 519-522; 242a: 424-427, 661-664, 680-684; 2426: 50-53; 2626: 96-98; 279: 110-1 l2
e4) mise en question du consentement unanime e41) d'abord le long développement de Galilée 1366:874-933
2899 e42) puis des remazques concernant
e52) les Théologiens
1- les erreurs des Pères, avec Wilkins et Pardies
11, 12, 17, 31, 41, 43, 46, 57, 64c, 65, 93c, 93d>
209b:653-759;281:159-171
94, 95, 104a, 116x, 119, 125, 126, 127, 129,
2- les difficultés quc les Pères ont à l'égard de réali- tés naturelles avec Foscarini et Galilée
133b, 134a (13), 135a, 13Sb, 136a, 136b (16), 141 a, 141b, 141c (5),142, 143, 153b, 154, 155,
135b: 172-219; 136b: 934-949, 977-1067
e43) les limites du consentement unanime en ce qui
concerne la philosophie, selon Foscarini et J.
158, 161a, 164, 165, 172, 177c, 177f, 179, 188,
189 (20), 195a, 204, 205, 209b, 213a, 215,
224a, 225, 231, 233, 242a, 242b, 245a, 247

Lansberge
135b: 137-171; 189: 409-449, 453-633, 704-783
(10), 249, 251, 254, 259a, 261, 264, 267, 270,
279, 280, 288, 293, 301
e44) en sens inverse, défense des Pères par
e53) les Docteurs
Froidmont, et un texte tris long de Riccioli -non traduit par nous -sur le consentement unanime des Pères
141b:500-621;242a:424-427
e45) rejet brutal de l'autorité des Pères par La Lande 320:111-114
e5) appels, en général, faits aux Pères, aux Théologiens ou aux Docteurs
[en contraste avec ce qui précède, et parce que nous n'avons pas rencontré d'occurrences de qualiticatifs tels que `unanime' ou `commun' avant l'appel de Foscarini à la Session IV, dont le motif était d'ailleurs d'exclure ce qui concerne les `réalités naturelles' de l'interprétation commune des Pères, nous donnons les appels généraux faits aux Pères ou aux Théologiens, ces derniers désignant sans doute les auteurs du Moyen Age ou contemporains par opposi- tion aux Pères, tandis que les Docteurs recouvrent plus ou moins selon les occurrences les Pitres et les Théologiens; de tels appels, qui existent avant l'inter- vention de Foscarini, manifestent implicitement cette tradition que toute interprétation de l'Ecriture est en dépendance des interprétations anciennes, même
~orsque cela est fait pour les contester; vu le nombre de cas, nous donnons seulement le code des ouvrages en indiquant entre parenthèses le nombre d'appels quand i] dépasse 4]
e51) les Pères
17, 37, 46, 64c, 68, 71a, 86, 93c, 93d, 97a, 99, 100a, 119, 127d, 133c, 134a (26), 135a,135b,
135b (ll), 135c, 136a, 136b (20}, 141b (9),
12, 37, 46, 93ab, 100a, 134a, 135a,143, 161a,
165, 188, 195a, 215, 222b, 222d, 231, 234,
238b, 242a (6), 242b, 261, 272, 279, 281, 315
f) notations chronologiques
[de l'ensemble des dates qui suivent, on peut noter
que l'estimation actuelle pour Abraham est identique]
fl) l'âge du monde donné comme étant res- pectivement de 5 591 et 5 888 années selon Ph. Lansberge et Sperling
153b: 402-403; 212: 62-63
f2) l'estimation particulière de Borrhaus, en réfé-
rence aux Chaldéens
39:102-108
f3) la tour de Babel située vers 2200 avant notre ivre, et Abraham vers 2000, selon A. Curtz, tandis que Cellarius et Cassini situent le déluge vers 2200 255: 15-21, 39-40; 261: 217-223; 313b: 49-51
f4) Job antérieur à Moïse, Hevelius (288) situant Moïse vers ] 550 avant J. C.
76a: 98-101; 141b: 624-627; 174a: 21-22;

222d: 77-79; 244: 4in; 261: 252-255; 288: 55- 57
- et même Job dit arrière-petit-fils d'Isaac par A. Curtz
255: 48-54n
f5) l'époque du déluge souvent donnée comme repère chronologique (nous mentionnons le fait en tant que témoignage d'une adhésion inconditionnée à la chronologie biblique, incluant l'idée que tous ]es hommes descendent de Noé)
141c (13), 142, 145b, 170b, 172, 175, 177a,
149, 158,
188 (18),
161a, 165, 167,
189 (25), 195b
9: 95-96, 109-111; 36a: 8-9; 39: 103-112; 52a:
8-9, 21-22; 54: 52-53; 57: 26-27; 141b: 477-
(5), 202, 203, 209b, 215, 217c,
222e, 231
(5),

479; 141c: 163-166; 153b: 87-88; 222d:
14-19,

234,
242a (10), 242b,
247, 251, 262b, 279, 281,
30-32, 44-45; 231: 122-125; 234: 36-41,
94-99;

291,
296, 315, 320



261: 133, 175-177, 188-191, 220-223; 270: 36-
2900 37; 288: 62-66, 79, 105-107; 3i3b: 32-39, 49-
53, 61-62, 71, 84-85; 320: 21-26
g) usages de.s termes 'historique' et `histoire'
gl) l'expression `sens historique', équivalente à celle de `sens littéral' (voir en AA 1 et a16 pour un usage identique), selon Inchofer
188: 96-98
g2) qualificatifs divers associés au terme `histoire', dont les deux premiers sont liés à l'Ecriture
g21) `histoire sacrée' ou bien, avec Arnauld (312), `historien sacré', ce qui implique l'idée de véracité 36a: 17-22; 39:97-101; 214: 58-60; 301a: 21-23; 312: 212-214; 313b: 19
g22) `histoire du monde' ou `de la création', incluant la description de réalités naturelles
141c: 287-288; 188: 974-977; 229e: 13n; 242x:
815-820; 251: 420-422, 429-431
g23) `histoire naturelle'
[une expression impliquant non moins l'idée de véra- cité, et presque synonyme de `science'; rappelons que le terme `histoire' apparaissait dans les titres des livres d'Aristote et de Pline, Histoire des animaux et Histoire naturelle]
— Bruno (76a) apportant cependant des réserves et Bacon (154) en faisant un usage péjoratif
76a: 26-31; 154: 63-66; 242a: 795-799, 815-820,
831-832; 242b: 120-127
g3) le terme 'historique', contre-distingué du terme 'naturel', le premier visant alors spécifiquement l'histoire humaine
75: 25-52; 141c: 220-224, 247-251; 231: 202- 205; 245a: t24-126
g4) autres usages significatifs
g41) la variante que Riccioli introduit dans sa cita- tion de 2 Tim 3/16 — in historia au lieu de in justi- fia
242a: 774-777
g42) la reprise paz Ross du texte d'Augustin cité par Pereira (voir A2, 41-44), concernant les choses 'his- toriques'
195b:i37-144
g43) Ruthard qui emploie l'expression `histori- quementconnaissable' en parlant des corps célestes, laquelle est strictement équivalente à `naturellement connaissable'
173: 16-17
h) yuestiuns annexes
hl) authenticité de certains livres scripturaires hl l) authenticité mise en question pour le livre de la Sagesse par J. IJar~sberge, ce que conteste Froidmont
189: 876-878;141c: 733-750
h12) de même pour le livre d'Enoch paz Gassendi, ce qu'ont tendance à contester Rheita et Cellarius
222d: 30-39; 234: 44-48; 261: 191-196 hl3) le livre du Juste
[i1 s'agit de la mention de ce livre en Jos 10113] interrogation de Von Guericke sur son authenticité 286:172-176
h2) affirmation par Wittich que la traduction de la
Septante est erronée
249: 85-98
h3) références faites au Targum
[elles sont rares, et nous ne les donnons qu'à titre de comparaison avec le dossier A (voir AAa6), Herbin (251) étant de loin le plus prolixe]
99: 136-138; 164: 20-21 n; 251: 100-104, 105-
107, 160-166, 251, 293, 331-332, 362



C4. Attitudes des coperniciens
à l'égard de l'Écriture

[les attitudes sont souvent exprimées en des termes bien déterminés que l'on retrouve chez les non-coperniciens pour les critiquer; en ces cas, nous adjoignons cette critique]
2901 a) mise ù l'écart de l'Écriture
[nous donnons en BC4a1, a2 et a3 des textes fonda- mentaux qui, cependant, ne seront que peu repris, sinon par Riccioli (242a)]
a]) celle de Copernic
al1) son expression
28: 4-9
— et' un jugement porté à son égard par Kepler en
1621
93ab: 293-295
' a12) sa citation par différents auteurs
93c: IS-23n; 136b: 183-196; 242a: 499-511

a2) celle de Kepler
a21) son expression nuancêe dans le Mysterium
Cosmographicum
93ab: 14-21
a22) sa citation par Riccioli
242a: 514-524

a23) une autre expression au début de l'Introduction
de l'Astronomia Nova
93ab: 27-30
a24) sa citation
242a: 164-168; 247: 238-241; 251: 672n

a3) celle de Gilbert
a31) ignorance de l'Écriture vis-à-vis du premier
mobile
104a: 55-56
a32) une critique par Minerva
143: 20-24

a4) celle s'exprimant par une absence de toute men- tion de l'Écriture
[voir BBla2 pour une liste complète; nous en ex- trayons les cas qui nous semblent plus significatifs, en donnant le nom de l'auteur, et le code de l'ouvrage correspondant si nécessaire]
a41) avant 1610
Th. Digges (62b), Bruno (766) et Benedetti
a42) entre 1610 et 1650
Blaeu, Burgersdijk et, en outre, Boulliau dont l'ou- vrage contient peut-être cependant une mise à l'é- cart (210a, 42n), à quoi il faudrait ajouter bien des oeuvres de Galilée qui sont absentes de notre dossier
a43) après 1650
Borelli, Er. Bartholin, Hoffvenius, C.Th. Bariholin, Leibniz ainsi que tous les auteurs anglais à l'excep- tion du non-copernicien Sanderson et de Dalrymple
a51) celle indirecte de Gilbert (104a) demandant aux Théologiens de rejeter ces `vieilles histoires de vieilles femmes' empruntées à des Philosophes — il est cité par Pineda (A104, 488-490) —, qui sera reprise en sens inverse par Fuller (125)
104a: 35-37; 125: 143-146 ,
a52) l'expression `vieilles femmes' employée paz Gilbert provenant peut-être de Basile cité par Pereira (A2, 84-86) plutôt que de Jérôme tel que cité par Galilée (136b), et que d'autres coperniciens emploieront en des sens très divers
136b: 508-509; 189: 430-433; 247: 190.193;
310: 171-172
b) revendication d'autonomie de la science
bl) d'abord des affirmations très fortes
[selon celles-ci, la vérité concernant les choses
naturelles transcende l'Écriture; rappelons cependant
que, en présence d'une raison évidente par la lumière
naturelle, on est conduit à s'écarter de l'Écriture]
bl 1) celle de Copemic
28: 14
b12) celles de Kepler et de Galilée
93ab: 277-287; 136b: 1126-1130

b13) celle de Pascal ~ propos de la condamnation de
Galilée
238b: 73-75
b2) puis d'autres formulations plus développées 621) soit sous un mode assez général, otl le non- copernicien F. Bacon (154) est présent
25b: 167-184; 93d: 209-229; 64cJ94: 130-138;
154: 15-18, 21-33; 209b: 58-67; 292: 10-54
b22) soit sous celui de `la liberté de philosopher', La
Lande (320) reprenant en partie le développement
principal de Campanella (134a, 321-409) à ce sujet
134a: 148-151, 152-159, 160-t67, 306-318,
321-409, 414-420; 136b: 426-451; 320: 115-

133
b23} soit, avec Wilkins, sur l'attitude à avoir devant les nouveautés ou sur le danger de l'obsctu~antisme
209b: 76-164, 199-246, 247-332
2902 624) ou bien, et de nouveau avec F. Bacon, par une critique de la peur qu'ont les théologiens en face des progrès de la recherche
154: 44-59
c) afJ"irmations de cette autonomie sous le mode des deux livres
c 1) une dualité exprimée sous diverses formes
et l) livre de Diert et livre de la Nature selon des
expressions diverses
134a: 309-310, 639-647; 247: 68-72; 251: 514-
520; 281: 153-156
c 12) langue de Dieu et doigt de Dieu, selon Kepler 93ab:306-307
c ] 3) Écriture et nature procédant également du Verbe
divin, selon Galilée, et une formule proche selon
Zimmermann
1366:276-295;310:384-387
cl4) deux livres qui ne peuvent se contredire, selon
Campanella
134a:423-438
clg) et, dans une formulation plus nuancée, qu'il ne
faut pas opposer ces deux livres l'un à l'autre, selon
J. Lansberge
189:580-586
c2) mais aussi allusions au seul livre de la Nature [en fait, cela ne se situe pas dans un contexte de re- vendication d'autonomie; mais nous plaçons ici ces renvois par commodité à cause de la proximité avec le thème des `livres'; elles sont essentiellement le fait de non-coperniciens]
c21) mentions
1- soit de l'exptession `livre de la nature ou du
monde'
84: 53; 134a: 414-415; 187a: 223-235

2- soit de l'expression `doigt de Dieu'
84: ]-2; 115: 98-99

3- ou de manière indirecte
54: 16-19;64c/94: 130-135

c22) mentions identiques incluant de plus un appel à une `autorité' ancienne
1- soit à l'ermite Antoine, Alsted (116a) ayant de plus une formulation développée très belle qu'il rap- porte également à Hugues de Saint-Victor 116a:25-27;134a:223-224
2- soit à Basile, avec Frischlin
82: 89-92
3- soit à Léon le Grand avec Campanella 134a: 212-219
4- soit à Saint Bernard, avec Campanella et
Mersenne
134a:221-223;161a: 87-89
c3) enfin, dans une ligne différente, l'exlression `livre du ciel', pour laquelle de Mesure (43) fait réfé- rence à Albers le Grand
9: 17-20; 43: 40-55; 1366: 683-687
d) l'Écriture concerne le seul 'salut' et non pas les réalités naturelles
[voir encore à ce propos, dans l'Index des auteurs, les citations du mot célèbre de Bazonius]
dl) expressions de cette thèse
d 11) en général
256: ]08-] I5, 128-161, 162-]67, 180-181, 340- 344, 375-379, 614-616; 64494: 44-49; 135a: 318-370; 136a: 52-56; 1366: 269-271, 378-388; 164: 180-185; 193: 29-31; 210c: 45-48; 2226: 27-32; 222c: 15-28; 263: 72-78; 274: 63-69; 2786: 123-134; 286: 43-48, 273-282; 296a: 25- 32; 311: 143-163
dl2) avec des appels explicites tout à fait impres- sionnants au mystère de la Rédemption pour dési- gner ce qui concerne le salut dans l'Écriture 64c/94: 120-138; 115: 48-51, 93-96 d 1 g) une thèse exprimée paz Bruno en affirmant que l'Écriture concerne la morale, bien que, peu après, il dise du livre de Job qu'il `est plein de philosophie naturelle'
76a: 14-21, 96-100
414) inversement, du cSté non-copernicien, la contestation de la thèse du `seul' salut, ou bien l'ex- posé du point de vue copernicien
75: 5-9c; 143: 24-32; 187a: 142-156; 242a: 795-
833;261:331-356;281:149-181;3016:21-27; 309: 31-38
d2) expressions de cette même thèse à partir de 2 Tim 3/16, Ph. Lansberge (1536) en étant l'initiateur 421) soit du e6té copemicien
1536: 47-64; 189: 51-58, 76-82, 90-102, 171-
186, 191-395; 213a: 61-100; 222a: 25-29; 247: 59-81
2903 422) soit du côté non-copernicien pour contester ce point de vue particulier
141b: 433-436, 641-649; 141c: 106-151; 187a:
111-217;195a:11-54;242a: 768-853;242b:
112-118, 120-265; 245a: 87-200
e) l'Écriture 's'accommode'à la portée du vulgaire [nous ne distinguons pas, du point de vue d'un vocabulaire strict, les multiples expressions analo- gues au `à ]a portée du vulgaire', à ]'exception de cel- les concernant les `apparences'; la pointe du thème porte sur le terme `s'accommoder', ou ses équiva- lents; rappelons, comme nous le disons dans un cer- tain nombre de notes, que le géocentrisme et le mou- vement apparent des astres étaient depuis toujours, à part le bref intermède d'Aristazque, des faits établis pour tous et non pas seulement pour le vulgaire]
el) du côté copernicien
e11) affirmations, en général, de la thèse, compre-
nant le résumé qu'en fait Inchofer (188)
4: 33-37; 25b: 116-119, 494-495, 509-511, 524-
525, 758-760; 93ab: 58-65, 307-309; 93c: 26-
33, 40-46; 934: i52-167; 64494: 105-108;
104b: 103-105; 115: 52-59; 135a: 235-256;
136x: 55-56; 136b: 247-249, 255-272, 278-281; 144a: 52-55; 153a: 7-22; 153b: 75-76; 157b:
122-126;164:160-166;169:120-128;188:
965-969; 193: 26-45; 194: 29-33; 209b: 374-
388; 222a: ] 8-24; 235b: 20-47; 239a: 102-104;
247: 194-210; 263: 62-66; 275: 54-85; 278b:
120-123; 286: 284-309; 311: ]34-163; 312: 234-239;320:94-133
e12) énoncés de la thèse avec la nuance d'un `selon les apparences'
153b: 129-132, t42-145, 160-163; 209b: 428-
432; 213a: 31-60; 213b: 50-63; 222c: 40-44; 247:432-442
e13) ou avec un appel conjoint aux Pères ou à des Docteurs du Moyen Age pour une confirmation ou pour une critique
64494: 218-221; 134a: 624-647; 135b: 258- 296; 136b: 822-855; 189: 232-310, 311-380, 402-449;453-568,637-656;209b: 517-610, 615-759; 222b: 47-62; 247: 328-337; 275: 86- 92
el4) à ce propos, des développements présentant des traits spêcifiques avec Bruno, Wright et Wittich
76a: 56-76, 86-91;104a: 91-96; 249: 54-67, 69-
83, 100-110, i12-122, 124-]33, 135-147 — et la réponse de Minerva à Wright
143:217-253
elg) enfin
I— d'une part, une justification magistrale de cette thèse par Newton dans le cadre des concepts d'espace ou de mouvement relatifs et absolus, cela étant repris par Boscovich
298b: 11-22; 319a: 39-48
2— d'autre part, le propos essentiel prêté paz Du Bois (245a) aux coperniciens, lequel Rheticus (25b) avait exprimé à l'égard d'un fait limité; et, de manière moins explicite, les remarques de Kepler (93ab)
25b: 502-508; 93ab: 58-62; 245a: 133-136

e2) du côté non-copernicien
e21) la contestation de cette thèse, incluant parfois la présentation de la thèse paz des non-coperniciens 99: 18-30; 109: 19-26; 125: 13-15; 143: lli7- 175; 145c: 36-45; 1454: 16-22; 161a: 470-478; 175: 23-25; 177a: 66-104; 177f: 58-79; 195a: 20-28,141-244;242a:952-1033;2426:98-118, 132-217; 245a: 253-397, 565-660; 251; 466- 492, 709-713; 254: 99-110; 259a: 32-48; 259b: 21-27; 261: 308-330, 354-369; 267: 214-247; 279: 102-112; 281: 182-219; 301b: 21-27
e22) un appel de Tycho Brahe (64c) à Augustin pour le critiquer, et celui de Pazmani (97a) à Bonaventure pazlant de l'Écriture s'accommodant au vulgaire quand elle parle du ciel en forme de voûte au dessus de la Terre
64c: 278-281; 97a: 118-122
e23) ou bien les notations très fortes de Tycho avec, dans la première, l'affirmation qu'on ne peut `retourner l'Écriture comme une Cothurne', ce qui sera cité par trois auteurs
64c: 164-174, 199-210; 242a: 705-712; 245a: 512-514;267:235-241
— et, en 245b/249,1es extraits contiennent presque 90 occurrences du terme `vulgaire' dans le quasi-dialo- gue opposant Wittich et Du Bois
e3) des remarques selon lesquelles le vulgaire aurait fort bien été capable de comprendre le mouvement de la Terre si l'Écriture lui en avait parlé, le semi- copemicien Lesle (263) reprenant celle de K. Bartholin (145c)
2904 145c: 38-40; 195a: 155-166; 2426: 152-174; 263:79-81
f) le 'vrai'sens littéral selon Galilée
[cela représente la tentative de Galilée pour dépasser le problème de l'Ecriture; en effet, puisque `les auteurs inspirés connaissaient le vrai système du monde', il faut trouver le 'vrai' sens de l'Ecriture; c'est pourquoi il montre, dans son exégèse de Jos 10/12, que le `vrai' sens littéral de la parole de Josué, 'Soleil, arr@te-toi', est tout à fait conforme au vrai système du monde, et il le fait en utilisant, sans le dire, la thèse de Keplerj
f l 1) l'exposé de la thèse, et les nombreux retours sur ce point
1366: 234-254, 296-302n, 408, 483-484, 731-
732,780-782,998-1002
f12) ce pour quoi il faut procéder avec prudence, selon Augustin, dans l'interprétation de l'Ecriture 1366:46-57,234-237n,756-774,1003-1025
f13) et aussi pazce que l'Ecriture ne peut s'opposer
aux réalités naturelles
1366: 179-182, 227-231, 234-254
fl4) Foscarini allant dans le même sens en citant
Paul de Sainte-Marie
1356: 316-331, 354-368
f21} en regard, d'autres usages de l'expression `vrai sens', qui sont exprimés dans une acception plus générale par des non-copemiciens, auxquels nous adjoignons des textes de Foscarini (135a)
135x: 658-660,
686-691;
1416:

410-417; 141c:
217-224; 1446:
217-218;
1706:

51-61; 177c:
50-67; 1866: 33-37; 188: 243-245; 242a: 173- 178; 299: 49-54
f22) et ceux qui sont liés soit à la 'profession de foi' de Trente avec Riccioli soit aux décrets du Pontife Romain avec Fabri
242a: 190-194; 262a: 95-101
g) une dépendance d l'Ec•riture yui subsiste chez les coperniciens
[il y a évidemment d'abord le fait massif de la pré- sence de l'Ecriture dans leurs ouvrages, même tazdi- vement pour certains (voir BC2a), et qui manifeste que, une vraie preuve de l'héliocentrisme n'existant pas encore, il est nécessaire de s'affronter à l'autorité
de l'Ecriture; nous décrivons seulement ici des traits particuliers et significatifs, le plus souvent à partir d'un vocabulaire spécifique]
gl) sous la forme de protestations
gl1) soit de `soumission', avec Rheticus et Kepler
256: 218-220; 93ab. 18-19
g(2) ou de `prudence', avec Holwarda
213a: lO1-104
gl3) soit de 'suspendre son jugement', avec Cam-
panella et Foscazini
134a: 841-843; 135a: 190-191
g14) ou de `tenir captive son intelligence'
256: 45-49; 222a: 36-43; 224a: 84-86; 251:

1059-1060
— une expression scripturaire reprise paz Riccioli et
Du Bois
2426:155-157;245a: 690-691
— et également dans des citations de Gassendi (222a)
177d:11-]2;242a:741-744
g15) soit d'éviter `tout dommage it la foi', avec J. Lansberge
189:574-624
gl6) ou de `ne rien dire qui fasse injure à l'Ecriture'
93ab: 17-18; 210c: 35-36; 286: 273-275 g17) ce terme `injure' étant repris par les non-coper- niciens Minerva et Windekilde pour qualifier l'atti- tude, à l'égazd de l'Ecriture, des copemiciens
143:229-230;267:248-252
glg) ou que l'Ecriture ne peut `ni mentir ni errer' selon Galilée (1366) et aussi le non-copemicien Casmann (100a)
1366: 230-231 et 100a: 229
g2) ou bien sous la forme d'un souci
g21) de `concilier l'Ecriture' avec l'astronomie nou-
velle, de la part de Foscarini
135a:57-77
g22) ou de montrer qu'elle ne `s'oppose à ]'Ecriture' 153a: 7-8; 189: 20-35; 193: 26-45;194: 16-55
g23) ou de montrer que l'Ecriture n'est pas `fausse' 1356: 238-246, 369-389
g24) ou, simplement, de répondre aux objections scripturaires, avec Ph. Lansberge et Wilkins 1536:37-46;2096:337-358
g25) ou encore de prouver par l'Ecriture ]'hé- liocentrisme selon Froidmont relatant une exégèse de G. Wendelin
2905 141c: 166-178
g26) et enfin un souci de `révérence'
256: 181-184, 190-192; 1536: 629-631; 247: 335-350;286:273-275
— et l'usage du terme paz des non-coperniciens ou des servi-coperniciens
I8b:65-66;64c:165-167;100a:19-24,171-174;
121a: 49-51; 1416: 76-80; 245a: 687-689; 267: 235-237; 309: 22-26
g3) de la part des servi-coperniciens
— un souci de concilier la rotation diurne de la Terre avec l'Ecriture alors qu'est refusé le mouvement annuel au nom de cette même Ecriture
115: 90.112, 113-171, 175-191; 1216: 53-60; 157a: 11-46, 59-67; 1576: 9-30, 116-134n; 159: 6-26, 60-77; 164: 198-200; 239a: 102-116; 276: 152-157;303:38-124
g4) autre signe de cette dépendance
— la longue analyse que Riccioli peut faire concer- nant l'attitude des coperniciens devant l'Ecriture, et ce fait que La Lande éprouve encore le besoin d'a- border le problème de l'Ecriture et de le discuter
242a: 438-700, 701-753; 320: 44-48

C5. Attitudes des non-coperniciens
à l'égard de l'Écriture

a) présence de l'Écriture: ses modes
al) en tant qu'elle est une autorité en quelque sorte
inéluctable
al 1) une série de textes relativement brefs
[ceux de Roeslin (716) sont particulièrement remar-
quablespaz leur caractère tranchant, celui de Harouys
(269) étant également assez fort]
186: 24-26, 29-32, 65-68; 35: 23-26; 43: 24-34, 184-186; 64c: 164-168; 676: 22-36; 716: 24-26, 43-45, 56-57; 115: 27-29; 119: 23-31; 121a: 48- 54; 143: 9-13; 145a: 13-16; 999: 29-41; 167:
175:
176: 1956: 71-72; 7-9; 32-33; 204-224;


— à quoi on peut ajouter des passages de Foscarini et du servi-copernicien Longomontanus
135a: 15-30 et 159: 13-23
a12) et quelques textes plus élaborés
[celui de Casmann (100x) représente une tendance protestante, tandis que celui d'Oregio (172), signifi- catif d'un théologien parlant de cosmologie, et celui de Riccioli(242a) représentent des tendances catho- liques, et non moins celui de Vallès couvrant un champ de connaissances plus large (75) ainsi que celui de D'Arcons (273]
75: 5-57; 100a: 45-165, 171-238, 245-273; 172: 64-76; 242a: 173-t84; 273: 49-91
a2) parce que l'Écriture est une source véritable de connaissance
a21) cela étant affamé en général
39: 56-57, 83-101; 46: 16-19; 53a: 7-15, 25- 28; 57: 264-266; 706: 36-44, 58-67, 150-161; 75: 144-160; 96: 20-23; 100a: 8-44; 101a: 78- 79; 110: 36-44; 117: 14-17; 123: 26-37; 1416: 874-880; 145d: 13-16; 149: 31-35; 158: 12- 19; 165: 170-173, 232-241; 173: 16-18; 174a: 20-25; 217a: 32-38; 217c: 20-32; 231: 103- 125
— ü quoi nous ajoutons également des passages de coperniciens allant dans le même sens
134a: 424-425; 135c: 79-82; 295: 5-8
a22) ou bien étant précisé que l'Écriture parle authentiquement de réalités naturelles
64c: 168-174, 199-210, 239-257; 134a: 787- 802; 1416: 500-539; 141c: ]35-141; 143: 22-24, 193-]96;205:145-163;231:202-208;242a: 768-853; 251: 785-81)0, 905-908
a23) ce qui est contesté paz des coperniciens 135a: 300-318, 335-355, 356-376; 1366: 313- 388; 246: 9-14; 286: 275-284; 292: 19-22; 296x: 21-32;311:159-163
a2q) bien que l'un d'eux, J. Lansberge, apporte une nuance it ce propos, à savoir en ce qui concerne les rëalités naturelles non scrutables i3 partir de la seulé lumière de la nature
189:462-477



205: 19-29, 64-70; 207: 8-9; 259a: 23-31, 67-




97; 2596: 16; 262c: 33; 269: 73-84; 309: 21-26,


55-62; 318:. 33-41



2906 a25) enfin, le point de vue assez particulier de Herbin qui est rejoint paz Trew
251: I1-95, 567-662, 1030-1038; 257b: 9-80 a2b) ou bien celui de Purchas mettant en avant la science de Salomon pour stigmatiser les incertitudes sur les dimensions de l'univers
129: 100-106
a3) une présence tardive
a31) comment Boscovich fait encore appel à l'Ecriture en 1746 avec un appel conjoint aux dé-
crets ecclésiastiques
319a: 5-18
a32) et son exposé en sens inverse, apr8s la suppres- sion des livres coperniciens de l'Index, comportant une lecture de l'Ecriture par laquelle on peut tenir le système de Copernic sans la contredire
319a: 20-48
b) termes de vocabulaire exprimant le rapport d l'Écriture
bl) d'une part, d'un point de vue positif, en tant que bl 1) l'Écriture `confirme' les connaissances asvono- miques
186: 44-47; 36a: 40-41;40: 23-38; 43:216-219; 53a: 41-42; 57: 100-IO2, 155-197; 67b: 61-66;
90: 61-68; 91: 20-25; 102: 6-7; 103: 26-29;
145b: 39-40; 195b:3l6-347; 309: 110-I I3
b12) elle prévaut sur celles-ci ou on y a recours 43:184-186;65:119-120;67b: 22-36;K8: 91-92,
196-201; :~t; 15-26
b13) on en part pour les `prouver'
90: 40-42; 96: 20-23; 97b: 1b-17, 58-59; 109: 6-
7; 116b: 7-9; 138: 27-28, 38-41; 145b: 57-59;
145c: 19-22; 146: 47-48; 165: 59-60; 179: 18-
19; 201: 15-18; 215: 38-41, 118-120; 251: 991-
1009; 264: 85-98; 266: 30-63; 269: 47-49
b14) elle `consonne ou est en accord avec les `philo- sophes'
31: 140-141; 37: 24-27; 75: 106-140, 165-286;
97a: 99-100; 156a: 13-18, 27-36, 39-42, 54-65
b2) d'autre part, d'un point de vue négatif, en tant
que on ne peut
b21) `ni s'opposer' à l'Écriture
64b: 27-29; 125: 97-100; 141b: 71-75; 144b:
140-143, 251-253; 999: 29-31; 168: 11-12; 206:
6-8; 242a: 1222-1224; 267: 100-102; 291: 56-
58
b22) ni lui être `contraire' ou la `contredire' 64c: 267-269, 282-288; 115: 43-45; 116b: 19- 21;135b: 12-13; 143: 309-337; 144b: 246-247, 251-253; 145c: 33-35; 145d: 20-22; 157a: 61- 67; 164: 12-18; 165: 76-78; 195b: 144-151; 202: 9-11, 47-49; 236: 19-23; 251: 673-683; 291:56-58
— avec parfois la mention qu'il serait `impie' ou `sacrilège' de le faire
68: 96-98; 99: 19-20; 146: 47-50; 149: 33-35;
165: 76-77;177a: 157-159; 231: 103-106; 245a: 294-297;281:292-315
b23) ni la rendre 'fausse'
[on notera ici la présence de Galilée (136a)]
133b: 16-22; 134a: 49; 136a: 20-23
b24) ni en faire un `nez de cire' selon Ross et More,
ou encore Wittich cité paz Du Bois selon une note
des extraits
195a: 331; 237: 25-26; 2456: 654n
— ou selon une autre formulation avec J. Lansberge
189:977-979
b25) ni convertie son autorité en une `r8gle
Lesbiennne'avec Luyts
309:46-51
— ou bien ]a mise en avant paz Brunsmand de 1 Jn 5!9 et Rom 3/4, particulièrement expressifs pour justi- fierqu'on ne peut s'opposer à l'Écriture
306: lOD-115
c) autres expressions où l'Esprit Saint lui-méme ou Dieu —est mis en avant
[nous adjoignons cependant quelques cas où c'est
simplement l'Écriture qui est le sujet]
cl) que l'Esprit Saint ne peut
cll) ni'mentir'
[on pourrait ajouter ici le mot d'Augustin en A9b, 18:
`l'Écriture ne ment en aucune manière']
93ab: 27-30; 141b: 166-168; 141c: 104-105,
140-141; 143: 316-318; 195a: 19-20; 242a:
165-168; 245a: 294-297
cl2) ni `dire ]e faux'
143:229-230;188:801-802;242b: 219-241;
259a: 87-89; 301b: ]0-13
c13) ni `se tromper' ou `nous tromper'

2907
75: 34-36; 1446: 156-164; 145c: 20-21; 146:

48-50;205:19-21;236:23-24;242x: 834-836; 251:656-658
c2) inversement, du côté copernicien
c21) que l'Esprit Saint 'balbutie' avec nous, une expression qui est employée d'abord par Ph. Lansberge (B153b), Girard (193) parlant de `bégaiement'
1536: 163-169; 189: 313-314, 711-712; 193: 27; 247:435-441
c22) cela étant longuement réfuté par des non-coper- niciens
1416: 398-417; 141c: 326-340, 555-571; 195a: 160-162;231:138-142;2426:266-276;245x: 269-273;251:42-46,383-385,469-472,636- 643,709-715,726-900
c3) plus radicalement encore
[et cela dépend parfois, cependant sans référence ex- plicite, de ce qu'Augustin exprimait à sa manière en évoquant les mystères chrétiens (A9a, 56-62), et Ca]- met évoquera ce problème (A105, 855-858)]
c31) si l'Ecriture ne dit pas le vrai à propos de ces réalités naturelles, comment y croire pour le reste 188: 184-186; 233: 43-51;242x: 870-876; 245x: 329-344; 254: 102-105; 303: 28-32; 309: 39-51
c32) et un long texte de Riccioli où les mystères chrétiens sont évoqués, eux qui sont beaucoup plus difficiles à comprendre que les réalités naturelles, ainsi que celui de Du Bois
2426:120-217;245a: 682-697
c33) ou bien celui plus bref mais assez fort de Kircher, où, les inventions de Gilbert et de Kepler ayant d'abord été qualifiées par le terme péjoratif de `nouveauté', est évoqué le déracinement de toute foi du fait de la mise à l'écart de `l'autorité invioiable des lettres Sacrées'
217a:45-82
c34) et encore la manière dont Cazré, selon Gassendi, met en cause toute la foi si le géocen- trisme anthropocentrique de la Bible est controuvé au cas où les astres n'ont pas été créés seulement au quatrième jour
2226: 8n
d) Ecriture et raison
[voir aussi BC3a41 pour le `ne pas s'écarter du sens littéral sans raison valable']
dl) l'Ecriture, `raison' de choix
— en présence de deux hypothèses également vala- bles du point de vue de la raison, choisir celle qui est en accord avec l'Ecriture
4: 92-95; 217a: 60-62; 242a: 104-119; 2426: 18-48;279:68-73;281:259-260,292-315
d2) l'Ecriture plus forte que la raison
d21) la citation d'Augustin selon laquelle `cette écri- ture est plus grande que toute capacité de l'esprit humain'
8: 95-97; 188: 1000-1006; 242a: 195-200, 1013n
d22) et du côté copernicien, dans une ligne proche, tout le texte de Rheticus scandé par cet autre texte d'Augustin selon lequel `le doute de la recherche ne doit pas aller au delà des bornes de la foi'
256: le texte d'Augustin en 31-32 , et ses repri- ses en 128-132, 152-154, 430-433, 612-614, 763-764
d2g) d'autre part, une autre citation d'Augustin par Froidmont et Riccioli, selon laquelle `est vrai ce que dit l'autorité divine plut8t que ce que conjecture l'infirmité humaine'
1416:515-530;242a: 200-201
d24) une citation déjà employée par Galilée et re- prise par J. Lansberge, l'un et l'autre la nuançant par d'autres passages de ce même Augustin
1366:737-755;189:495-522
d3) inversement, tous les textes contenant l'expres- sion `expériences manifestes et raisons nécessaires' auxquelles l'Ecriture doit se soumettre, ou une for- mulation proche, et provenant aussi bien de coperni- ciens que de non-coperniciens —nous mettons en indice les lettres A ou P pour ceux qui sont une cita- tion d'Augustin ou de la Quatrième Règle de Pereira
1356: 232-238p; 1366: 147-149, 394-399p, 400-405A,485-488,1095-1102;173:38-40; 202: 47-_51; 242a: 223-227A; 247: 298-304; 254:28-29;312:147-150p„ 195-201
2908
D. Usages spécifiques de l'Ecriture

[nous analysons dans ce chapitre l'essentiel des usages proprement dits de l'Ecriture qui sont rencontrés dans les ouvrages analysés]

D1. Les `listes'de versets de l'Écriture présents
dans le conflit

[souvent, les auteurs font appel à des listes de versets concemant `la mobilité du Soleil' ou `l'immobilité de la Terre', cela soit pour confirmer leur point de vue non-copernicien, soit, d'un point de vue copernicien, pour en discuter lapertinence — rappelons que les premières listes sont celles de Rheticus lui-m@me (voir en BD1 b21 et b22) —; souvent, il s'agit d'une simple énumération des versets dans les renvois que nous donnons ci-dessous; parfois la discussion des versets est jointe à leur énumération, ce qui explique les longueurs très inégales de ces renvois; les Tableaux I à VII (pages 181-184), correspondant aux sept types de listes données ci-dessous en BDl a, b et d, illustrent ]es occurrences diverses de chaque verset]
a) listes sans séparation franche entre `mobilité du
b12) `l'immobilité de la Terre' (Tableau IV)
Soleil' et 'immobilité de la Terre'
36a:
40-45; 53a: 42-45; 57: 157-162; 65: 119-

123;
68: 186-203; 90: 41-45; 91:20-22; 97b:
al) du côté non-copemicien (Tableau I)
16-21, 37-40, 58-62; 103: 29-33; 115: 75-81,
18b:
32-44; 31: 9-46, 100-124; 43: 186-219;
102-112; 116b: 7-9; 119: 43-57; 124b: 15-18;
67b:
61-66; 102: 6-11; 139b: 29-35; 141b: 169-
125:
18-96; 138: 38-44; 142: 8-27; 143: 161-
330;
175: 7-22; 177a: ] 2-22; 191: 68-73; 233:
167;
144b: 165-173; 145c: 23-35; 146: 70-72;
40-43; 254:
88-98; 259x:
23-27; 259b:

16-20;
156a: 15-18; 161a: 193-198; 165: 225-241, 265-
273: 18-25;
279: 74-102;
291: 97-115;

293: 90-
272; 167: 81-82, 155-162; 176: 51-56; 179: 35-
94; 301b: 10-13; 317: 19-36
a2) du côté copernicien (Tableau II)
93ab: 63-178; 93c: 31-58; 93d: 24-208; 134a:
28-59; 189: 39-50; 194: 29-45; 213a: 31-40;
222b: 4-6; 310: 99-375; 320: 51-60
43, 46-54;188: 72-230;195b: 227-247; 205: 34-40; 215: 118-122; 223: 9-10; 231: 305-325, 388-399, 437-505; 242a: 362-400; 242b: 91-93; 243: 45-47; 245a: 78-86; 264: 87-91; 266: 30- 33; 281: 137-139; 299: 26-31
b) listes séparant franchement les deux faits
b 1) du côté non-copernicien
bl 1) `la mobilité du Soleil' (Tableau III)
b2) du côté copernicien
b21) `la mobilité du Soleil' (Tableau V)
25b: 681-724; 135a: 99-114; 144a: 39-55;
153b: 118-124; 164: 153-156; 209b: 363-512;
222c: 12-14, 45-54; 235b: 20-30; 247: 122-153;
36a: 45-51; 53a: 42-47; 57: 159-169; 65: 123-
263:26-32;275:48-85;286:38-]91;311:104-
126; 67a: 16-30; 91:23-25; 103: 29-39; 109: 6-
121
17; 119: 58-62; 125: 97-139; 138: 28-34; 142:
b22) `l'immobilité de la Terre' (Tableau VI)
44-61; 143: 78-160; 144b: 144-156; 146: SO-70;
25b: 617-680; 104b: 101-109; 135a: 93-98;
156a: 31-36, 60-65; 158: 12-56; 161a: 197-211,
144a: 56-66; 153b: 125-128; 164: 19-33; 209b:
574-583; 165: 59-76, 171-185; 167:71-99; 176:
761-]003; 222c: 9-11; 235b: 48-65; 247: 116-
32-40; 188: 610-655; 195a: 141-264; 195b:
121; 263: 22-26; 275: 34-47; 286: 195-205; 311:
226-227; 205: 71-87; 215:122-133; 226: 28-35;
122-127
231: 401-434; 242a: 271-359; 242b: 49-91;
243: 33-45; 245a: 57-77; 264: 92-98; 266: 34- c) quelques autres cas concernant le coperni-
38; 281: 139-148; 299: 31-49 cianisme en général
2909
Tableaux

montrant les occurrences des divers versets scripturaires concernant la mobilité du Soleil et l'immo- bilité de la Terre, soit mis en avant par les non-coperniciens, soit discutés par les coperniciens
[ces versets correspondent à ceux qui sont énumérés le plus souvent en quelques lignes sous la forme d'une liste, mais parfois cependant su long d'un texte assez long; voir à ce point de vue les renvois donnés en BDIa, b et d dont ces Tableaux constituent une illustration; avec les Tableaux lII à Vl, la colonne 'rien' correspond aux cas oll l'auteur ne traite que l'autre question — immobilité de la Terre, ou mobilité du Soleil —; afin de ne pas multiplier le nombre des colonnes, la colonne `div.' renvoie à des versets qui ne figurent pas dans les colonnes du Tableau, mais qui sont
donnés en dessous pour les auteurs concernés; les colonnes de certains versets, dans les Tableaux eux-mêmes,
contiennent très peu d'occurrences; nous avons maintenu ces versets, selon un choix un peu arbitraire dans certaihs cas, à cause de leurs occurrences dans d'autres Tableaux; aussi bien, pour compenser ces choix plus ou moins arbi- traires, nous avons mis en italiques les versets énumérés en annexe en dessous de chaque Tableau quand ils ne font pas l'objet d'un appel unique dans les listes afin de faciliter ]e commentaire que nous en ferons dans le Volume VI; enfin les colonnes Jos et Is couvrent tous les versets, même provenant d'autres livres, concernant les miracles de Josué ou Ezéchias, tandis que la colonne Eccl vise les versets 1/4-6 non toujours franchement séparés]
Tableau I

Versets manifestant la mobilité du Soleil ou l'immobilité de la Terre selon les non-coperniciens

Gen
19/
23
IChr
161
30
)os

Ps
18
9L]
95!
10

1031 It81
S 90
E,ccl
Si

Ls
M1it
5/
45
Eph
4!
26
div.
18h



+

+


+
+


+



31







+
+





+
43



+

+


+
+


+


+
67b




+



+






l02



+





+


+



139b



+

+


+


+



141D



+

+
+

+
+


+


+
175



+




+
+


+



177a



+


+

+
+





+
191



+


+

+
+






233



+





+






254



+




+
+






259a



+




+
+






ZS9b



+




+
+






273



+


+


+


+



279


+
+


+
+

+
+
+





291
+
+
+


+

+
+


+
+
+
+
293



+




+
+


+

+

301b



+




+
+


+


+
317



+





+


+



divers: 31: Gen J/1, 2 Chron 6/21, Ps 75/9, 113/16, 145/6, Prov 25/3, /s titi/!, Mt 6/9-10; 43: 3 Esd 4/34; 141b: Job 9l7, 38//N- 20, 38/32, Bar 3/i3-35:177a: Job 9/G, Ps 95/9, 9717; 291: Jdt 14/2, Prov 8/29; 301b: Ps 23/1
Tableau II

Versets concernant la mobilité du Soleil ou l'immobilité de la Terre et discutés par les coperniciens

Gen

Jos
Joh
Ps





~ccl

v
dic.
93ab
t / l
+

1116
+
38!4.6 +
18
+
2312
+

7414
9211
103/S +
+


+
y~



+





+



+
134a



+


+

+
+


+
+
189



+


+


+


+

194 zl~p
zxb


+
+
+
+




+
+
+
+
+
+
+

+
+
+
+
310



+





+
+

+
+
320



+




+
+
+

+
+

divers: 93ab: Ps 103/2-30, 136/1, Si 1/2, Lc S/4; 93c: Ps 103/20; 93d: Ps 101/27, 103/5-9, Eccl 3/l l; 134a: Jug 5/20, 2 Chron 32!31, 3 Esd 4/34, Si 46/5, Jude 13; 213a: 2 Esd l/9 310: Job 9/6; 320: Jug 5/10, 3 Esd 4/34
2910




Tableau III
Versets manifestant la mobilité du Soleil selon les non-coperniciens


Gcn


los
Ps

Eccl
ls

M[
Lc
Eph
div.
rien


t/1
1/F4-I6
19/


l8
103/


5/45
231
4/26





23



t9



45



36




+
+

+







33a







+







57




+
+


+






65




+
+

+







67a




+
+







+
~













+
~













+
9l






+







976













+
103




+
+

+







109



+

+


+





+


115













+
116b








+





+
119


+


+


+
+






1246














12s




+
+

+







138





+

+







142




+









143




+
+
+
+
+






t44b


+


+
+

+





+


145c














146




+
+


+




+


156a


+




+
+
+




+


158




+
+

+
+


+



161a


+


+
+

+
+






1fi5

+
+


+
+

+
+






167




+
+

+
+


+



176

+
+












179













+
188




+


+
+






195a




+
+

+







1y56




+
+

+
+






205




+


+
+






2I5




+
+

+
+






223













+
226




+


+
+






231





+

+







242a



+

+
+

+
+



+
+


2426

+
+


+
+

+
+



+
+


243




+
+

+
+






245a




+
+
+
+
+

t




264



+

+


+





+


266




+


+
+






281




+


+







299




+


+





+


divers: 109: Gen 32/31;1446: Job 9/7, Sag 7/19, Si 43/2-5, Ma14/2: 146: Mt 24/27:156a: Job 38/31; 188: Si 43/2-3, 43/5; 195a: Is 60120, Rom 8120, Apoc 1016; 242a: Gen 15/12, 32/31. Jug 19114, Jdt 14/2, 3 Reg 22/36, 2 Chron 18/34, Est 1 t/11, Job 9/6-7, Si 26121, 33/7-8, 43/2,5, Baz 6/59. Hab 3/] 1; 242b: Job 9/6, Si 33/7-8, 43/2; 264: Gen 15!17, 32/31; 299: Job 3!1/18-20, Bar 3/33
2911




Tableau IV
Versets scripturaires manifestant l'immobilité de la Terre selon les non-coperniciens


LChr
Job



Ps




Arov
Ecc1
ls


dis.
rien


l6/
9!6

2617
38

7414
92/1
951

10313
llS1
81


40!

b6/1


~
30






]0

+
90
29


12




53a










+





57







+


+





65







+


+





67a














+

68



+

+


+


+


+


90
+


+

+


+


+





91







+







976
+


+
+

+


+


+



+


103










+





109














+

115



+




+





+


1166


+




+





+


119
+


+




+



+


+


12Ab







+


+





125


+




+


+



+


138
+


+

+


+


+





14z













+


143










+





1446 14se
+


+
+

+
+


+


+
+



+


146







+







156a










+





15a














+

161a







+


+





165


+




+


+
+




167


+

+


+


+





176










+





179







+


+





188
+


+
+

+

+

+
+


+


+


195a














+

1936
+
+






+
+


+



+


205







+


+





215
+







+







223
+















226














+

231
+


+

+

+



+
+


+
+


242a
+
+

+
+

+
+
+

+
+
+
+
+




242b
+


+
+


+


+

+
+
+




243
+















24Se


+


+


+







264
+





+


+


+





266
+





+


+







281







+


+





299





+


+


+





divers: 115: Gen 1/1; 116h: Ps 23/2; 119: Prov 8125, 25/3, 2713; 125: Is 4117; 142: Gen 1/14, Ps 103/2, 138!8, Is 14/13,18; 143: Ps 103/22-23; 145c: Ps 96/4; 188: Ex 2014, Ps 135!6, ls 40/22, 44/24; 195b: 2 Sam 22/8, Ps 8/4, 88138, 89/2, Prov 3/19, Is 5116; 231: Prov 3/19, ls 40/22; 2426: Is 44/24
2912
Tableau V
Versets scripturaires concernant la mobilité du Soleil et discutés par des coperniciens
[en ce cas, comme dans le Tableau suivant, fait suite la présentation de la thèse copernicienne par des non-
coperniciens (261, 2786)]


256
1046
Gen
1/F6
+

Jos
19/2.4
+
Ps
l8

+
J::ccl
103/19
+ +
ls
+
Ml
5/45

div. rien
+

135a


+
+
+
+


144a








1536


+
+
+
+
+


164


+


+


2096


+
+
+
+


222c


+

+
+


2356


+
+
+



247


+
+
+
r


263


+


+


275



+
+



286
+

+
+
+
+

+
311


+
+
+
+


261


+


+


2786


+
+
+
+


divers: 256: Ps 135/7-9, Jer 3l/35, Bar 3/_~3, 6/59; 286: Lc 5/4


Tableau VI
Versets scripturaires manifestant l'immobilité de la Terre et discutés par des coperniciens


1 Chr
lob


Ps







Eccl

div.

16130
26R
38/6
8/4

2312
7414
9211
95/10
103!.5
118/90



256



+



+


+
+


+
1046
+





+
+




+

+
135a






+




+


144a





+
+




+

+
1536












164


+






+


+

+
2096
+
+


+


+
+
+
+
+
+

+
222c








+


+


2356






+


+


+


247






+


+




263

+







+


+


275








+




286








+


+

+
311






+




+


2fi1










+


2786








+


+


divers: 256: Gen 1/14, Ps 32/6, 73/13, 101/26, Prov 3/19, Is 42/5, 44/24, 48/13, Zach 12/1; 164: Ps 96/4; 2096:2 Sam 22/8; Job 26/11, 14/10,12, Ps 89/2, Prov 3/19, 2 Pet 3/5; 286: Job 26/11, Ps 2/8, 2//28


Tableau VII
Versets scripturaires discutés à propos de la seule rotation diurne de la Terre
par des semi-coperniciens, ou des opposants à la rotation diurne (4,165 et 215)


Gcn
1 Cbr
.bs

.lob
Ps




F.ccl

Is
dic.

115
+ 14
16/30
+

3814
l8
7414
9211
+03/5
118190
+

+
+

1576




+


+


+



164



+

+

+
+
+

+
+

3U3
+



+

+
+


+

+

4






+


+

+
+

165
+
+



+

+
+


+

+
+

215
+



+


+


+

+

divers: 115: Ps 103/2, Is 40/22; 164: Ps 88!12, 96/4; 4: Ps 146/8; 165: ]ob 26/7
2913 c 1) la liste particulière de Féable justifiant le géocen- trisme
40:23-38
c2} un appel général à l'Ecriture, de Muler et Chia- ramonti, sans mention d'aucun verset
121a: 48-55; 1866: 33-37
c3) l'argumentation scripturaire à rebours de Scheiner 127c: 21-28
e4) l'argumentation supplémentaire de Polacco — il est déjà présent en BDIbI 1 et 612 —selon laquelle le seul mouvement de la Terre qui soi[ possible cor- respond à un mouvement violent, celui dû aux trem- blements de terre
231: 209-234
c5) un long développement original de Windekilde
sur l'immobilité de la Terre dans l'Ecriture
267: 310-452
c6) le raisonnement scripturaire de Brunsmand à
propos de la révolution diurne du Soleil
306: 48-115
d) yuelyues listes concernant la seule rotation de la Terre (semà-copernicianisme)
[ces cas, beaucoup moins nombreux, sont illustrés dans les deux parties du Tab~eau ViI]
dl) celle, ancienne, de Nicolas Oresme discutant
cette hypothèse
4: 21-30
d2) celles de l'époque du conflit
d21) du côté servi-copernicien
115: 175-191; 1576: 31-] 34; 164: 19-132, 134-
149, 153-188; 303: 38-124
d22) du côté non-copernicien, avec Aversa et Mastrius
165:171-185,265-272;215:119-133

d23) enfin les cas où l'on a seulement un appel géné- ral à l'Ecriture pour affirmer que la rotation de la Terre ne lui est pas contraire, ou bien l'inverse avec Hakewill (168)
1216: 53-60; 159: 75-77; 168: 7-12; 195a: 322- 350; 276: 6- l4
d2q) et le cas particulier d' Ursus prouvant cette rota- tion àpartir de l'Ecriture et des Pères
99: 14-21, 65-85 et 86-142


D2. Exégèses
de certains versets de ces `listes',
et de quelques autres souvent cités

[dans le cas des versets relevant des `listes', nous donnons seulement les passages où l'exégèse faite est un peu développée; nous mettons en indice c ou s pour les coperniciens ou les servi-coperniciens; et, à ce point de vud, apparaît la place importante tenue par ceux-ci jusqu' à une époque tardive]
a) versets concernant la mobilité du Sofeü al) Ps 18/6-7
al1) exégèses générales
93ab: 65-79c; 93c: 24-40c; 1416: 169-198; 1536: 132-145c; 1576: 108-129s; 189: 659- 703c; 195a: 141-203; 2456: 999-1446; 251: 250-289; 267: 133-166; 310: 162-219c; 311: 164-179c
a12) développements de Froidmont et Du Bois sur le tamyuam de l'Epoux et du Géant
141c: 466-583; 2456: ]021-1055
— et à propos du 'Géant', le Soleil qui apparaît plus grand à son lever
2096: 408-4100; 2136: 39-41c; 2456/249: 1070- 1071c; 311: 169-172c
a13) cas où ces versets sont associés l— soit à Eccl 1/5-6, le servi-copernicien Dalrymple (303) en faisant une preuve du mouvement annuel du Soleil
256: 711-767c; 125: 97-133; 141c: 460-654;
2096:393-432c;213a: 31-60c;231: 157-179;
2356: 20-47c; 242a: 327-341; 275: 48-92c;
2786: 36-67c; 286: 38-79c; 303: 79-96s
2— soit à Rom 10/18 citant le Ps 18/5, cela par Windekilde, ce que fait également Cabei (B170b) dans une exégèse de Eccl 1/6
1706: 51-83; 267: 135-187
2914 a14) quelques allusions à un langage poétique à pro- pos du Ps 18/6 et une allusion à propos de Eccl 1/5 (]e second renvoi en 1416)
93ab: 65-72c; 1416: 179-198, 219-223; 1536:
138-145c; 188: 992-997; 213a: 55-58c
— et des allusions beaucoup plus générales où un ver- set des Psaumes est introduit par les mots 'le Poète Hébreu dit ...' avec de Mesme (43) ou de manière globale avec Mersenne (161a)
43: 52-53, 74-76, 187, 203; 161a: 437-446
a2) Eccl 1/5-6
a21) exégèses générales
31: 98-124; 75: 447-522; 76a: 43-52c; 97a: 86- 96, 123-] 44; 134a: 590-602, 621-647c; 1416: 199-234; 1706: 34-83; 194: 16-SSc; 222c: 9- 28c; 2456: 1600-1797; 251: 160-247; 310: 328- 375c; 311: 180-190c
a22) interprétations diverses de ce que désigne le
terme Spiritus du verset 6
[voir aussi A105, 574-576]
l— le Soleil
31: 113-120; 86: 18-22; 88: 23-26s;141b: 202n; 144a: l3nc; 149: 143n; 999: 34n; 158: 17-18; 167: 76n; 177c: 27-30; 188: 393-398, 642-650; 205: 75n; 215: 129-130; 231: 409-415; 242a: 340-341n;243:37n;251:164-]66,232-234; 264: 95-96; 272: 27-28; 279: 77; 281: 142
2— le vent
93ab: 155c; 125: 102-104; 2096: 799-802c;
2456: 1610; 251: 227-229
3— l'esprit angélique qui meut le Soleil, selon Tolosani et selon Thomas d'Aquin cité par Campanella
31:113-117;134a: 598-600c
4— le feu
75: 470-475

a23) exégèses où, du mouvement vrai de l'eau des fleuves en Eccl 1/7, est conclu le mouvement vrai du Soleil en ]/5-6
125:100-107;1416:223-234;231:157-165;
2456: 1606-1623; 251: 192-201, 238-247 a2q) les rnouvements diurne et annuel du Soleil déduits de ces versets
31: 103-122; 75: 519-521; 47a: 123-144;177c:
25-32; 188: 388-390; 231: 401-408, 430-434; 317:29-36
a2g) et le verset 1/6 interprété par la rotation du
Soleil sur lui-même
188:390-398
a26) les rappels faits de l'opinion ancienne du Soleil
caché dans la nuit par une montagne au Nord
75: 493-5 l8; 97a: 86-96; 134a: 592-596c; 1706:
34-48
a3) Jos 10
a31) exégèses générales, celle, très longue, de Galilée (1366) étant exceptionnelle, ainsi que celle de Zimmermann (310)
93ab: 79-]06c; 93d: 146-183c; 125: 134-154; 1366:1139-1279c;141b: 235-277;143:83-102; 144a:39-S1c;161a:330-359;169:120-128c; 195a:204-225;2096:433-472c;235b: 31-47c; 242a:289-304;2426:175-217;2456:667-997; 247: 351-399c; 251: 341-359; 267: 188-199; 2786: 70-107c; 286: 81-186c; 292: 24-42c; 310: 99-160c; 311: 191-220c; 320: 61-81c
a32) cas oh la discussion est associée à celle du mira- cle d'Ezëchias en Is 38/8
1— soit avec la mention explicite que l'arrêt de la rotation diurne en est la cause et, à ce point de vue, la remarque de Tanner (158) selon laquelle un azrêt brusque de la rotation de la Terre n'aurait pas `échappé aux sens' étant particulièrement pertinente
4: 69-79; 256: 768-813c; 115:155-] 71 s; 158:
25-42;261:390-408
2— et en ajoutant qu'interpréter ces événements paz un tel arrêt n'est pas une négation du miracle 134a: 650-662, 672-681, 690-705c; 135a: 418- 428c; 164: 153-169c; 263: 60-78s; 303: 54-78s
3— soit pour donner un exemple d'une rupture du mouvement si régulier des astres — Pazmani (97a) fait aussi mention de L'éclipse de la mort duChrist 21: 21-26; 97a: 27-29; 196: 16-23
a33) des remarques relatives à l'expression `contre Gabaon ...', celles de Von Guericke (286) étant paz- ticulièrement pazadoxales
256: 768-780c; 93ab: 79-81c; 2096: 441-461c;
2456/249: 954-967c; 2456: 968-997; 286: 96- ]12c
a34) une longue discussion de Du Bois, contre
Wittich, sur le langage de Josué
2456: 792-952
a3g) quelques cas où serait reprise l'exégèse littérale
de Galilée, basée sur la théorie de Kepler
2915 306: 51-62; 310: 143-1600; 311: 210-2200
a36) enfin des exégèses concernant le Soleil qui s'est arrêté `au milieu du ciel', celle de Galilée (136b) étant plutôt fantastique
93ab: 84-870; 93d: 168-1780; 136b: 1242-
12790; 209b: 464-4680; 278b: 85-1070; 281:
212-219; 286: 92-1210; 310: 105-1 160

a37) et la question de savoir si tous les astres se sont arrêtés
4: 69-79; 25b: 781-7950; 115: 162-171s; 136b:
939-947, 1165-11750; 231: 509-515; 286: 122- 1390
a4) Is 38/8
[et autres versets relatant le miracle d'Ezéchias; voir
aussi BD2a32 ci-dessus]
a41) exégèses générales
141b: 278-295; 143: 103-135; 209b: 473-5070;
242a:305-326; 267: 200-211; 278b: 108-1340;
286:188-191,310: 221-2610;311:221-2520
a42) cas où est discutée, dans un sens ou dans l'autre, l'ambassade du roi de Chaldëe venue enquêter à propos de l'événement selon 2 Chron 32/31
134a: 45-470; 209b: 500-5070; 234: 124-128; 242a: 318-326; 311: 221-2390
a5) Job 9/6 et 26!11
[nous insérons ici Job 9/6, souvent appelé en lien avec l'exégèse de Stunica (A45) pour la dénoncer; rappe- lons que celui-ci avait été précédé par Rheticus (25b), dont infra en BD2a51; et nous ajoutons ce qui con- cerne les colonnes du ciel en 26/ll, en vue d'une compazaison éventuelle avec les exégèses de ce verset dans le dossier A (voir en ACg); nous mettons en indice St lorsque ]es lignes 80-82 en A45•sont citées explicitement —cependant seulement implicitement en B188 —]
a51) l'exégèse de Stunica prise en compte, laquelle avait été précédée paz celle de Rheticus (25b} restée inédite
25b: 271-2790; 135c: 79-820; 136b: 899-9040; 209b: 980-9840; 247: 280-286c,St
a52) l'exégèse de Stunica dénoncée
97a: 53-63; 141b: 5-i lSt; 161a: 131-158St. 416-456; 177a: 33-35; 188: 28-51St; 195b: 230- 247; 231: 296-305St; 242b: 89-90; 251: 291- 339St; 259a: 76-87; 299: 55-63; 301b: 15-17, 31-33
a53) d'autre part, une autre exégèse du verset 9/6 par
Rheticus, plutôt énigmatique
25b:371-3750
a54) ou bien celle, savoureuse, de Froidmont à pro- pos de ce qui peut ébranler la terre en citant Prov 30121-23
141b: 847-861
a55) et en sens inverse, l'exégèse particulière de Zimmermann qui, associant Job 9/6 à Job 26/11, en déduit et le mouvement de la Terre et la rotation du Soleil
310:263-2950
a56) autres exégèses relatives au terme `colonne' en Job 26/11 ou 916
1— sens métaphorique, cela selon des coperniciens 164: 170-188s; 209b: 925-9270; 286: 201-2050
2— et, avec Hooke, trace d'une cosmologie ancienne 290:44-45n0
3— un échange entre Wittich et Du Bois ou Herbin (251)
245b/249:91-104,602-6070;245b: 104-135,
608-650; 251: 803-818
4— colonnes de la Terre et colonnes du ciel signifiant
la main de Dieu, selon Acosta
86: 39-50
a6) 3 Esd 4/34
a61) l'appel fait, très tôt, à ce verset paz de Mesme,
puis par Inchofer
43:213-215; 188: 651-655
a62) la longue discussion de Campanella 134a:56-58,718-7450
a7) Ps 103/19
a71) le long développement de Du Bois, et celui de
Herbin
245b: 1448-1598; 251: 497-510
a72) en sens inverse, celui de Kepler
93ab: 221-2290

a8) Lc 23144-45, ou Mt 27145
[ces versets concernent l'éclipse exceptionnelle survenue à la mon du Christ; voir aussi, pour un récit de cet événement, l'Index des auteurs à Denys l'Aréopagite]
a81) mentions de l'événement, cela plus ou moins à titre de preuve du mouvement du Soleil, les deux premiers auteurs citant Denys
2916 158: 43-56;167: 95-99; 188: 575-579; 195a: 241-243
a82) autres mentions
[nous les donnons ici bien que sans lien immédiat avec le th8me de la mobilité du Soleil; elles sont un témoignage de la présence de l'Ecriture dans des tex- tes astronomiques]
1— seule citation de l'Ecriture dans le De Sphæra de
Sacra Bosco, lequel insiste sur le caractère non
naturel de l'événement — ce que soulignera Wilkins (2096) — en ajoutant une citation implicite de Denys, et aussi la longue note de Desbordes (58) à
ce sujet
1: 6-12; 58: 5-23; 2096: 496-497c
2— cas où nous n'avons gazdé dans nos extraits que la mention d'une discussion sur cet événement, cela étant pour Biancani (155) la seule allusion à un pas- . sage particulier de l'Ecriture (voir aussi BD2a32.3
ci-dessus)
17: 111-114; 57: 274-275; 155: 89-90; 231: 517-518
3— allusions seulement à titre d'exemple de la puis- sance de Dieu, cela avec Maestlin et G. Wendelin
ou, dans un contexte astrologique, avec Melan-
chthon
70a: 24-32;1746: 9-t 1 c ou 18c: 39-40

4— enfin, Boulenger qui donne une raison paradoxale pour la nécessité d'une connaissance de l'astrono- mie par les théologiens
169:31-37
b) versets concernant l'immobilité de !a Terre [pazce que les versets Ps 92/1, 1 Chron 16130 et Ps 74/4 sont souvent cités dans les exégèses de Ps 103/5 et Eccl I/4 — voir le texte des versets dans le Tableau
V du Volume I; en particulier, le verset des Chron contient le terme immobiles —, nous associons respec- tivement aux renvois les chiffres 1, 2 et 3 en italique avec un corps plus petit pour signaler leur présence et, avec le chiffre 4, nous signalons la présence du verset 26/7 de Job; en outre, en 611.2 et 621.3, nous met- tons i ou r en indice lorsque le commentaire qui accompagne les citations des versets contient à leur propos les termes `immobile' ou `en repos']
bl) Ps 103/5
bll) exégèses générales
31: 26-4711;86:82-100;99:114-139s;104a:
99-112s; 115: 102-112s; 119: 42-5724; 125: 18- 651r4, 68-84; 134a: 539-S611c;135b: 34-4011;
1416:296-3141;143:183-203,217-226,291-
308; 1576: 89-107, 139-148s; 164: 34-bls; 177d: 20-311; 188: 100-15611234; 2096: 854- 1 W3/234c; 242a: 362-38511234; 251: 100- 1581; 263: 47-59s; 267: 343-40112; 275: 34-47c;
303:97-1241s;310: 297-3262c
612) cas où est associée à l'exégèse de Ps 103/5 celle de Eccl 1/4
256:617-6801c;144a; 56-6613c;144b:165-
18111234; 177c: 13-67x1; 194: 29-391c; 205:
2449x1; 215: 1 1 4-1 3612; 2356: 48-651c; 2456:
1842-191911; 2786: 9-36c; 286: 12-36c
bl3) présence du verset 103/5, associé à Job 26/7,
dans des affirmations géocentriques antérieures au conflit, Titelmans (17) y adjoignant d'autres versets
2: 33-36; 8~ 146-149; 17: 15-39
bl4) une exégi'.se aristotélicienne particulièrement
radicale du verset par Hurtado
137: 5-12
blg) et des exégèses du verset 103/5 particu-
li8rement remazquables par le lien fait aux versets précédents ou suivants avec Kepler et Minerva
93ab:171-241c;93d: 186-208c;143: 272-290
b2} Eccl 1/4
[voir aussil'lndex scripturaire]
621) exégèses générales
1046: 101-110123c; 115: 178-191s; 134a: 565- 581, 584-590c; 135a: 477-544c; 1576: 63-88s; 161a: 466-4781; 164: 62-76s; 251: 171-191; 259a: 83-971; 2596: 40-45; 263: 41-47s; 267: 402-4251; 311: 253-272c
— et la compazaison du `morceau de cire' avec Gassendi (222) que reprend Cellarius
222a: 29-36c; 222c: 55-7Sc; 222e: 77c; 261: 370-389
622) cas où la discussion est associée à celle d'Eccl 1/5-6
75: 443-4781;125: 85-1071;1416: 199-234;
177x: 48-61x; 188: 157-2301; 310: 328-375c

623) quelques allusions explicites à l'exégèse de
Stunica sur le star du verset 1/4, interprété par lui
comme signifiant `permanence' et non pas `stabilité'
(A45, 67-74)
97a: 61-63; 161a: 15]-154
2917 — et discussions patticuli8rement élaborées sur ce point
188: 235-522i; 209b: 772-842c; 210c: 37-41c; 231: 311-3251; 242a: 386-400i
b2q) le cas particulier de Kepler ramenant à une pure exhortation morale ce début de /'Ecclésiaste
93ab: 146-170c; 93c: 52-SSnc
625) et nous donnons en outre les cas où, à titre de preuve ou de confirmation de l'immobilité de la Terre, les versets Ps 103/5 et Eccl 1/4 sont cités sans ou avec l'association des versets mentionnés dans le liminaire au début de cette section b
[comme en 611.2 et 621.3, nous mettons i au r en indice lorsque le bref commentaire accompagnant les citations des versets contient à peu prés systématique- ment àleur propos les termes 'immobile' ou `en repos'; et nous ajoutons les lettres a, p ou c lorsqu'il est dit des versets qu'ils `affirment', `prouvent' ou `confirment' — ce sont parfois des équivalents de ces verbes — le fait]
— 103/5 et 1/4 seuls: 186: 39-47 c; 36a: 40.45 c; 43: 184-186, 204-2131 c; 57: 155-162i a; 65: 119-123r
a; 175: 9-15i a; 3016: 10-13r
— associés à 1, 2 et 3: 976: 16-21i p
— à 1 et 2: 165: 265-269i; 264: 87-91i a; 279: 68-85r
a; 299: 26-31i
— à 1 et 3: 156a: 13-18i
— à 1: 177a: 8-16r c; 191: 66-71r a
— à 3: 68: 194-201i p
à 4: 145c: 23-35r a; 263: 22-26r a
103/5 seul associé à 1 et 2: 266: 30-33nip
à 1 et 4: 90: 61-681 a; 245a: 78-86r c
à Z, 3 et 4: 138: 38-4.5i p
à 3 et 4; 167: 155-161 r p
à 4: 1166: 7-9i p
1/4 seul associé à / et 2: 291: 108-115r a
à 1: 103: 26-33r c
à /, 2 et .3: 90: 40-45i p
167: 157-159
b4) Ps 92/1:`il a affermi l'orbe de la terre, qui ne sera pas ébranlé' ou autres versets analogues
b41) son interprétation par l'idée d'ordre ou de per- manence, et non d'immobilité, le Ps 95/10 étant impliqué en 311
104b:
103-107c;
134a:

539-541c; 194: 29-34c;
209b:
854-900c;
235b:

48-65c; 303: 97-104s;
311: 261-272c
b42) de plus, ces deux cas particuliers
1— l'exégèse ancienne d'Oresme
4: 24-26, 92-95

2— celle de Morin insistant sur le redoublement d'une affirmation d'immobilité dans ce verset 177c: 13-32; 177f: 48-57
643) enfin le long développement de Val18s, incluant une critique de la théorie de Platon sur les raisons de la stabilité de la Terre
75: 290-441
b5) 1 Chron 16/30: `c'est lui qui a fondé l'orbe immobile'
— l'exégèse assez fantastique de ce verset par Ursus 99: 65-76s
c) quelques autres versets souvent cités
[nous indiquons brièvement le contenu de chaque verset, ce que nous n'avons pas fait en BD2a et b parce que la plupart, indéfiniment cités, peuvent @tre familiers au lecteur]
cl) 3 Reg 7/23 et 2 Chron 4/2
(c'est le probl8me du rapport de la circonférence de la mer d'airain à son diamètre, soulevé par Ph. Lansberge (153a et b) comme exemple pour montrer que `l'Ecriture n'enseigne ni la Géométrie ni l'Astronomie', et indéfiniment repris ensuite pour l'approuver ou le contester)
b3) Ps 74/4: `j'ai affermi les colonnes de la terre'
1416: 437-452, 480-499; 141c: 148-151, 225-
631) un langage purement familier selon Gilbert
255; 153a: 16-22c; 1536: 65-78c;161a: 159-
1046:101-1O5c
168, 457-482; 188: 1101 n; 189: 61-68, I03-140,
632) pure allusion aux guerres que subit le royaume
352-354c; 195a: 76-82; 2096: 561-565nc; 211a:
juif, selon Kepler et Havemann
3-4s; 213a: 73-100c; 231: 126-129; 242a:
93c, 56-58nc; 164: 107-113s
633) en sens inverse, une interprétation des `colon- nes de la terre' dans la ligne de l'acte créateur, selon B. d'Amici
1039n; 245a: 201-252, 460-463; 286: 290-302c;
303: 22-27s; 312: 209-233c; 320: 98-103c
c2) Job 2617: `la Terre suspendue sur rien'
2918 [en sus des 34 usages paz des non-coperniciens comme justification du géocentrisme (voir l'/ndex scripturaire), il y a ces autres cas plus spécifiques]
c21) les deux exégèses spéciales de Rheticus 25b:521-528,571-574c
c22) le semi-copernicien Origanus qui pense que ce verset ne s'oppose pas à la rotation de la Terre
115:79-81ns
c23) Galilée avec sa citation de Thomas d'Aquin sur le sens du terme `vide' du début du verset, que re- prend plus ou moins Gassendi
136b:836-845c;222b:52-55c
— mais aussi Cesi et Herbin, sans référence à Thomas d'Aquin
149:90-101;251:820-826,835-837
c24) Petit qui utilise ce verset pour critiquer les tour- billons de Descartes
276:94-101s
c25) et quelques autres exégèses diverses
209b: 920-925c; 2456/249: 166-175c; 245b:
176-211
— et une exégèse dans une ligne purement aristotéli-
cienne de la part de Vallès
75:103-140
c26) puis une exégèse tout à fait particulière de
Bettini à partir du concept euclidien de point
219: 6-24
c27) et une autre exégèse où le mot hébreu pour `rien' signifierait `non quelque chose' -voir aussi en ACf26 -
125: 58-65
c2g) enfin une expression de la `physique divine' (voir ABa4) sous la forme de la puissance de Dieu (8), de son verbe (3), de sa volonté (1), de sa sagesse (1), de Dieu lui-même (1), non toujours cependant en dépendance directe de Job 2617
[nous mettons en italiques les lettres p, v, vo, s et D] 17: 2I-22v; 40: 32-33p; 68: 123-125p; 86: 48- SOv; 101a: 23-26p; 116a: 107-109p; 153b: 369- 380D ~~ 161a: 326-329vo; 187b: 65-70p; 188: 114-119p; 197a: 16-19p; 212: 19-21 v; 231: 451-453s; 245b: 196-200p
- et nous ajoutons cependant, par un seul renvoi à la ligne où la note est appelée, les cas où nous avons jugé utile de souligner que la physique divine était éliminée
75: 140n; 90: 68n; 101a: 82n; 223: 53n; 242a: 427n;278b:36nc
c3) Job 37/18: 'les cieux, comme de l'airain fondu'
c31) citation du verset en faveur de la thèse des cieux solides
75: 397-399; 97a: 29-30;135b: 51-53; 141c: 59- 61; 173: 11-14
c32) ou, au contraire, pour l'écarter
134a: 548-SSlc; 144a: 13nc; 149: 102-104; 166: 71n; 178: 12n; 222b: 56-58c; 271: 7-9; 291: fin
c33) enfin une interprétation paradoxale, par Semple, avec le concept de `corps solide' de la géo- métrie euclidienne
202:53-55
c4) Job 3814-6
[en sus des 15 usages par des non-coperniciens comme justification du géocentrisme (voir l'Index scripturaire), il y a ces autres cas plus spécifiques] c41) une exégèse particulière de Rheticus, et celle de Wilkins pour lequel ce ne sont que des `imagina- tions'
25b:241-247c:209b:585-591c
cA2) celle du semi-copernicien Origanus 115:75-81s
c43) celle de Ridley qui voit dans les versets 4 et 5 une confirmation, particulièrement étonnante, de sa théorie magnétique
130b:22-26s
c44) et les remarques générales de Kepler sur le cha- pitre 38, mettant en question la possibilité de le prendre à la lettre — il parle d'une Terre plate en 93c
93ab:133-134c;93c:83-85c
c45) enfin un long développement de Vallès sur ces versets qui inclut l'expression `plus dur que le dia-
mant' pour le centre de la Terre (ligne 186), laquelle sera reprise par des auteurs du dossier A —voir AC134 —
75:142-286
c5) Ps 23/2 et ] 35/6: `la Terre affermie sur les eaux' [dans les renvois qui suivent, nous séparons les cas où ces versets sont pris séparément et ceux où ils sont associés —nous mettons en indice la lettre d quand une discussion est faite sur l'équivalence entre `sur' et `le long de' ou `à côté de'; nous mettons aussi la lettre G quand référence est faite à Gen 1/9-10, c'est-à-dire à l'aporie de l'émergence de la terre au dessus des
2919 eaux —;ils sont donnés, en particulier par les coperni- ciens, en exemple d'un langage de l'Écriture qui est critiquable]
c51) le verset 23/2
8: 150-160d; 35: 27-30; 93ab: 135-145c,d,G~ 116a: 114-133C; 141b: 381-397C; 153b: 93- 96G, 146-1590; 195a: 111-122d,G; 213a: 50- 550; 251: 100-117; 275: 34-470~G; 320: 98-1000
c52) le verset 13516
188: 143-156d; 242a: 215-267
c53) les deux versets conjoints
25b: 449-508c,d,C~ 68: 149-168; 86: 50-81;

134a: 379-3870; 209b: 592-599, 692-7310; 281: 164-181;312:143-1840
c6) Ps 10312: `le ciel étendu comme une peau'
[nous retenons seulement les passages ou le verset est accompagné d'un commentaire plus ou moins bref)
c61) confirmation de l'immobilité des cieux pour Rheticus
25b:234-2390
c62) plutôt une métaphore
64c194: 120-1250; 115:62-67s; 142: t8-21

c63) citation
1— soit d'Augustin pour ce verset et, le plus souvent,
défense de son point de vue
86: 154-174; 136b: 743-7550; 141b: 515-521;
189: 495-5220; 222b: 51-520; 242a: 1039n
2— soit de Chrysostome, avec Willtins
209b:679-6910
c64) discussion liée à la séparation des eaux en Gen 1/6, avec Purchas et Campanella
129:22-26;134a: 748-7680
c65) et à propos de la solidité de la sphère des fixes,
avec Froidmont
141c: 28-43
c66) pour Ph. Lansberge, confirmation de sa thèse du Troisième ciel
153b:576-5820
c67) et cette autre interprétation dans une ligne astro-
logique paz de Mesme
43: 48-55
c7) Is 40112: `lui qui a soutenu la masse de la terre par ses trois doigts'
c71) un argument de la puissance divine et de l'im- mobilité de la Terre
[nous mettons 7 en indice lorsque le verset est associé à Job 26/7]
40: 32-36; 75: 323-3337; 97b: 37-407; 119: 47-
527; 133a: 39-43; 161a: 327-329; 165: 232-
2387;242a:367-3747;242b: 927
c72) et l'azgument, développé par Vallès en utilisant la suite du verset, à propos de l'équilibre de la Terre malgré les inégalités des parties qui émergent
75:420-441
c73) un verset encore utilisé avec ironie par Petit dans sa critique de Descartes à propos de l'entraîne- ment des planètes par l'éther
276: 94-101s,7
c8) Is 40/22a: `lui qui siège sur le cercle (gyrus) de la terre'
c81) un argument concernant la sphéricité de la Terre selon Havemann
164:191-192s
c82) ou l'immobilité de la Tene, au centre du monde 124b: 7-9; 188: 78-81; 231: 388-393
c9) Is 40/22b: `lui qui a étendu les cieux comme rien, et les a déployés comme une tente'
c91) un argument concernant l'immobilité du ciel selon Rheticus
25b:233-2390
c92) ou bien rappel que cela a été interprété d'un ciel hémisphérique
97a:83-86;209b:682-6910
c93) enfin, avec Cesi, un verset qui manifeste, à cause du `comme rien', la ténuité ou non-solidité du
ciel
149:90-97
c 10) Is 66/ 1: `le ciel est mon trône, et la terre est l'es- cabeau de mes pieds'
c101) preuve de l'immobilité
1— soit du ciel selon des coperniciens, Pardies (281)
exposant leur point de vue
25b: 229-2320; 281: 103-107
2— soit de l'empyrée lui-mSme selon des non-coper- niciens
31: 26-30; 231: 393-399; 266: 83-85

c102) d'autre part
1— argument en Faveur de la stabilité ou immobilité
de la Terre au centre du monde
2920 68: 198-201; 144b: 200-205; 177f: 24-29;188: 72-75
2- une exégi'.se qui est cependant réfutée par Acosta 86: 164-172
c103) et enfin l'exégèse incroyable de Calcagnini 13: 19-21
c 1 I) Lc 5/4
[le `duc• in alrum' de ce verset, initié paz Kepler (93ab) comme exemple d'apparence de relativité du mouvement (voir BB4b23) et plus précisément ici de perspective, est repris ou critiqué par d'autres]
93ab:40-44c;141b:367-375;2096:714-718c;
2426: 273; 247: 249-256c; 251:669-683; 286:
63-65c
c12) Heb 8/1-2: `la Tente, celle que Dieu a fixée' [un verset dont Ursus (99) déduit l'immobilité de la sphère des fixes, tandis que Acosta et Paamani cher- chent àéliminer la cosmologie ancienne sous-jacente à ces versets]
86: 137-153; 97a: 100-109; 99: 77-100s

c13) Jude 13
c131) Du Bois critiquant Wittich sur son inter- prétation des `astres errants' dont il est question dans ce verset
245b/249: 484-494c; 245b: 495-510
c 132) tandis que Campanella ou Zimmermann avaient, eux aussi, utilisé cette expression comme azgument
134a:55-56,708-717nc;310: 415-419,464- 465c
d) des tentatives de preuves scripturaires du rnperni- ciani.sme
dl) celles de Rheticus concernant
dll) soit les trois mouvements de la Terre selon
Copernic
1- la rotation diurne de la Terre 25b:280-312,356-359c
2- la révolution annuelle
25b:271-279c

3- le mouvement de déclinaison
25b:313-355c
d12) soit de longues discussions sur l'expression
scripturaire `fondements de la Terre' qu'il interprète
comme représentant les différents 'centres' de cha-
cun des mouvements de la Terre
25b: 239-270, 433-448, 569-574c
d2) celles concernant l'immobilité du ciel 00 Ursus et Campanella rejoignent Rheticus, en y associant des citations des Pères et des Docteurs
25b:221-239,428-433c;99: 43-142s;134a: 101-106,112-116,506-517,520-535c

D3. Présence de l'Écriture
à propos de problèmes cosmologiques divers
ou d'éléments de la foi chrétienne intervenant dans le conflit

[dans cette section, les divers thi;mes que nous recensons sont encore souvent étroitement liés au probli'.me du copernicianisme; nous les distinguons des usages précédents en tant seulement qu'ils sont moins directement rattachés aux notions `immobilité de la Terre' et `mobilité du Soleil', mais qu'ils abordent ce problème de manière plus globale ou à travers des traits particuliers; nous mettons en indice c ou s pour les coperniciens ou les semi-coperniciens]
a) ce qui est plus ou moins en dépendance de Cen 1/1 [`Dieu créa le ciel et la terre', un verset dont on ne peut sous-estimer le poids dans la résistance au coper- nicianisme]
al) ce verset en lui-m@me
al I) d'une part le grand et très beau texte de Tycho Brahe enti8rement focalisé sur Gen 1/1 après des
citations répétées du Ps 103/5, et qui est repris paz- tiellement paz Origanus
64c: 355-395; 115: 102-1 t2s
a12) d'autre part la lecture étonnante et remarquable faite par Kepler du verset dans le premier renvoi 93ab: 109-123, ]96-199c
2921 alg) une série de textes où l'accent est mis sur les deux parties principales de l'univers
[Gen l/1 n'est pas toujours explicitement cité, et les versets de Gen 1/14-16 sur les luminaires sont parfois associés]
14a: 22-25; 31: 9-25; 53a: 5-15; 133a: 55-65;
159: 13-23s; 165: 59-69; 176: 32-40; 222c: 29- 34c; 222e: 11-44c; 272: 10-15
al4) l'exég8se tout à fait particuli8re de Kepler où, identifianLle Soleil à la lumière créée au premier jour, il fait du Soleil l'Archétype de tous les corps et donc également de la Terre au milieu des planètes, et celle de Zimmermann, assez proche
93c: 91-133c; 310: 196-202c
a2) les `en-haut' et `en-bas', e[ `le ciel et la terre'
[les `en-haut' et `en-bas', proches sinon dérivés de Gen 1/1, sont la trace évidente de la cosmologie d'une Terre plate surplombée par un ciel en forme de voQte, et l'on continue à employer ces expressions sans jamais en contester vraiment la pertinence dans une cosmologie unanimement acceptée d'une Terre et d'un Ciel sphériques; c'est encore de lâ que dérive la place tenue dans notre dossier paz `l'empyrée', en- haut pazexcellence, comme il en es[ de `l'enfer' pour l'en-bas (voir BD3f et g ci-dessous)]
a21) d'une part, accent mis sur les `en-haut' et `en- bas'
31:26-34; 84: 121-124; 135a: 115-11Sc; 188:
119-123, 545-556; 231: 598n; 242a: 403-420;
247: 168-193c; 251:440-463; 291: 116-117
a22) d'autre part, expression plus générale opposant ciel et terre, les citations de versets du Nouveau Testament étant alors beaucoup plus nombreuses
68: 92-100;135a: 144-164c; 144b: 182-207; 177f: 19-43; 188: 72-99; 247: 154-167c
a23) enfin un texte de Galilée cherchant il écarter ces notions, mais avec seulement une référence générale à l'Écriture
136a:57-73c
a3) le fait de la `séquence' des premiers jours de la création
[l'idée sous jacente, non toujours explicitée, est que les luminaires n'ont été créés que le quatrième jour; donc le Soleil n'est pas au centre de l'univers]
a31) allusions à ce fait, Féable (40) ayant un point de vue plus général, et Ridley (130b) un raisonnement plutôt baroque
40: 38-50; 130b: 5-lSs; 179: 20-34s; 203: 3-16;
205: 50-59; 220b: 67n; 242b: 49-63; 261: 65-
83; 263: 105-123s; 267: 26-48, 52-81, 473-489 — cela étant exprimé de mani8re très générale paz Longomontanus comme premier argument, et très expressive paz Cazré
159: 13-23s; 222b: Sn
a32) et un texte assez fantastique de Newton, en 1681, concernant la mise en route progressive de la rotation de la Terre durant les 90 premi8res années d'Adam, où il ajoute qu'il ne connaît pas de cause naturelle suffisante de cette rotation
298a: 40-73c
a4) l'usage du terme expansum pour désigner le `fir- mament',d'ailleurs uniquement par des auteurs pro- testants
[nous plaçons ici cette rubrique pazce que, bien que les occurrences du terme soient prédominantes à pro- pos de Cen 1/14-18, il concerne des versets qui précè- dent mais aussi quelques autres versets]
a41) dans le contexte de Gen 1/6-7
93ab: 182-183c; 267: 72-74

a42) dans celui de Gen 1/14-18
93d:
10-1 lc; 95:
105-106; 129:
12-14, 49-50;
179:
30-34s; 251:
126-128; 263:
105-106s; 267:
59-60
a43} dans celui des Ps 18/2 et 103/2 ou Si 43/12 [c'est Tycho (64c) qui lie l'emploi d'expansum au `étendant le ciel comme une peau' du Ps 103/2]
64c: 120-122; 95: 5-6, 9-10; 145b: 52-56; 245a:
62-63
b) les `grands luminaires'en Gen 1/14-18
bl) leurs dimensions respectives
bll) les discussions nombreuses sur le fait que la Lune n'est pas un grand luminaire puisqu'elle est le plus petit de tous les corps célestes, Minerva (143) et Pardies (281) exposant le point de vue coperni- cien
67a: 30-33; 76a: 56-76c; 64c/94: 108-110c; 104x: 96-99c; 115: 67-74s; 134a: 682-690c; 135b: 280-296c; 143: 175-182; 157b: 126-]29s; 159: 94-104s; 189: 266-307, 366-375, 746-
2922 77]c; 209b: 656-658c; 239a: 112-115s; 245b/249: 213-221, 245-254, 290-303, 380- 387c; 278b: 46-50, 126-128c; 281: 185-187; 286: 50-54c; 298a: 10-11 ~
b12) inversement, une défense de ce langage de l'Ecritaze, en particulier parce que la Lune est l'as- tre le plus lumineux après ]e Soleil, ce qui est certai- nement l'interprétation obvie du texte, le propos de Tycho (64c) dans le premier renvoi étant pazticuli8- rement remarquable et, de loin, le plus étoffé
64c: 175-198, 234-238; 92b: 6-19; 101b: 8-l6;
109: 20-26;141b: 96-99, 344-358; 143: 204-
216; 145c: 46-52;145d: 22-29; 177f: 58-79;
222c: 34-39c; 242a: 1039n; 245a: 515-544;
259e: 36-43; 259b: 25-27, 52-55; 261: 361-365 613) et quelques textes
1— soit plus élaborés
82: 9-34, 210-216; 242b: 64-88; 245b: 213-405; 251:362-437
2— soit, avec J. Tassoni et Holwazda, particulié- rement paradoxaux
83: 8-15; 213b: 36-44c
b2) l'époque de leur création
[cela rejoint le thème décrit ci-dessus en BD3a3]
b21) des notations selon lesquelles la lumiére origi- naire et ]a Terre ont été créées avant les luminaires, et les conséquences géocentriques qui en sont tirées 159: 78-80s; 160: 67-80, 138-141; 261: 70-83
b22) insistance sur le fait de leur création au qua-
trième jour par Hurtado
137: 24-32
b23) et une autre notation de P. Bartholin gur la créa-
tion des planètes au quatriéme jour
179: 69-71 s
b24) enfin la discussion de I. Newton à propos de la
création au 4éme jour
298a: 7-36c
b3) le poids des grands luminaires dans une concep- tion géocentrique
b31) cette insistance d'origine scripturaire, à partir
de Gen 1/14 —`que les luminaires soient signes des
temps ...'—, sur le fait qu'ils sont ordonnés à la Terre 18a: 46-52; 33: 7-11; 39: 14-17; 41: 7-18; 51: 13-17; 64a: 102-107; 82: 210-216; 123: ] 35- 141; 144b: 154-156; 259a: 54-56; 261: 107- 112; 267: 82-132; 303: 38-53s
b32) et, peut-être, la confirmation que Tycho trouve pour son système, entant que les `deux grands lumi- naires'sont, avec les étoiles fixes, les seuls à avoir la Terre pour centre de rotation
64b: 52-56
b4) quelques remazques plaisantes
b41) d'une part que la Terre serait, dans le système de Copernic, un troisième grand luminaire, selon Delle Colombe
119: 65-71
b42) d'autre part qu'il y aurait cinq grands lu- minaires pour les habitants de Jupiter, selon Campanella
134a: 629-633c
65) la thèse particulière de Lesle et sa réfutation par
Windekilde
263: 105-124, 131-]42s; 267: 52-81, 328-342
c) deux problèmes cosmoluglyues à partir de Gen 1/6-7 et 1/9-10
cl) la séparation, paz le firmament, des eaux d'en- dessus et des eaux d'en-dessous en Gen I/6-7 [voir déjà en BAShI; notons que ce sont les eaux d'Gn-dessus qui sont surtout discutées] et 1) la localisation des eaux d'en-dessus
1— soit au dessus du firmament
8: 83-100; 12: 8-13; 57: 100-113; 172: 51-69

2— soit en les identifiant au premier mobile 46: 108-137; 143: 33-60
3— Minerva étant le seul à préciser que les eaux d'en-
dessous seraient les mers
143: 33-44
4— tandis que Rothmann et Purchas identifient les unes et les autres avec les nuages et les mers, le pre- mierévoquant l'ouverture des `fenêtres du ciel' lors du déluge
64c/94: 110-119; 129: 9-37
5— et les thèses spéciales de Bruno et Campanella
76a: 101-121c; 134a: 748-754c c12) le fait de l'existence des eaux d'en-dessus [rappelons que c'est à ce propos qu'Augustin disait que `l'autorité de cette écriture est plus grande que toute capacité de l'esprit humain' (voir Aga, 190-192, et BCSd21 pour des citations)]
2923 1— obligation, selon Rheticus, d'acquiescer à l'Écriture guisque nous ne les atteignons pas par les sens 25b:365-3680
2— ou, selon Sturm, de ne pas les nier contre l'affir-
mation de l'Écriture
301a:15-27
3— soit avec Wilkins qui traite tout cela d'absurde et
de ridicule
209b:659-6730
c2) le découvrement de la Terre au dessus des eaux en Gen 1/9-10
[ces versets concernent l'aporie de l'émergence de la Terre au dessus des eaux, d'où l'existence au troisième jour d'une Terre sèche et des Mers; dans les renvois qui suivent, cela sera plus ou moins relié, d'une part, aux `limites' imposées à la mer selon Prov 8/29 et Ps 32/7 ou 103/9 et, d'autre part, soit à la notion biblique de `la terre affermie sur les eaux', soit à la notion inverse de la localisation aristotélicienne des `éléments' où l'élément terre est en dessous de l'eau, d'où l'existence même de l'aporie]
c21) abord du problème
1— avec référence à la Genèse
8: 105-106, 112-124; 16: 27-29; 17: 7-I1; 25b: 449-5200; 32: 8-41; 57: 95-96; 90: 12n; 93ab: 135-1450; 116a: 114-133; 124a: 6-7n; 141b: 381-397; 153b: 93-960;195a: 111-122; 216: 6n; 242a:823-833;275:34-470
2— sans cette référence
15:5-13;43:142-155

c22) en outre
1— soit la réponse remarquable de Kepler à Ingoli (142) qui avait cité un hymne grégorien pazlant de la turbulence des eaux
93d: 184-2080; 142: 62-72
2— soi[ un échange entre J. Lansberge et Froidmont, plein de saveur de la part de ce dernier qui évoque les difficultés rencontrées pour contenir la mer en Hollande
189: 488-4940; 141c: 395-422
d) traces de da cosmologie véritable de l'Ecriture, et le problème des antipodes
[ici encore, on ne rencontre pas de traces d'une mise en question de tous les dires astronomiques de l'Écriture à cause de l'existence de cette cosmologie, comme le fera Cahnet (A105)]
dl) Terre plate et ciel hémisphérique
d11) allusions à cette cosmologie
1— soit en général, le texte de Kepler en 93ab étant absolument exceptionnel
93ab: 107-1230; 93d: 37-490; 64c/94: 120-1270;
115: 60-67s; 134a: 112-1150; 136b: 369-3730;
153b: 79-820; 222c: 29-340; 261: 357-360
2— avec, de nouveau, un texte très fort de Kepler (93c), celui particulièrement significatif de Holwaz- da (213b), celui intéressant de Gassendi (222e) qui attribue une telle croyance seulement à `des Philosophes et Saints Pères', mais non aux auteurs inspirés eux-mêmes, et celui péjoratif de Ravensber- ger(211b)
93c: 76-850; 213b: 27-360•, 222e: 11-440 et 211b: 15-16s
3— ou ceux de Descartes et de Hooke, qui ne sont pas cependant dans un contexte scripturaire explicite 229a: 148-1550; 290: 39-530
4— soit à travers l'exégèse de l'expression `extrémi-
tés de la Terre', qui implique justement ce fait
cela en particulier avec les Ps 218 et 21128 — ou de
l'expression `extrémités du ciel' du Ps 18/7 141b: 358-366, 376-380; 164: 170-180s; 209b: 567-584,833-836,928-9310;245b: 76-89,148- 163,633-640;245b/249: 62-75,137-147,596- 6020; 286: 201-2050; 311: 172-1760
d12) rappels d'une thèse particulière ancienne
[celle qui est transmise par Aristote et selon laquelle le Soleil ne passe pas sous la Terre pendant la nuit, mais derrière une protubérance au Nord, ce qui implique une Terre plate]
— thèse comparée, sauf par Campanella (134a), au contenu de Eccl 1/5-6, ce qui est certainement exact, mais sans en tirer la conclusion explicite que c'est là la cosmologie de l'Écriture, Cabei (170b) le suggé- rant cependant
75: 499-518; 97a: 86-96, 123-144; 134a: 592- 5960;170b:34-46
— la remarque pertinente de Gemma Frisius comme quoi, si la Terre est plate,il n'y a pas d'heure locale,
2924 ainsi que le texte d'Augustin cité par Froidmont exprimant, en sens inverse, l'existence d'heures locales en fonction de la longitude
16: 29-32 et 141b: 561-566
dl 3) rappels encore de la thèse d'un ciel hémisphé-
rique selon certains Pares
134a: 112-1 I50; 134b: 17-20; 135b: 308-3140;
209b: 676-6910; 272: 23n; 281: 159-164
dl4) ou bien le texte assez étonnant de Cesi (149), à
propos duquel Bellarmin s'interroge
133c: 3-5; 149: 58-74
415) inversement, des preuves scripturaires de la sphéricité de la Terre et/ou du ciel, ou bien que l'Ecriture est favorable à ce fait
[cela rejoint Pereira (voir en ABc2), et nous insérons ici ce point, signe d'un aveuglement total à l'égazd de la cosmologie réelle de la Bible qui est celle d'une Terre plate]
1— plus ou moins br8ves mentions
[nous mettons en indice le chiffre 8 lorsque le verset Si 24/8 est cité]
43: 162-164; 86: 10-22; 100a: 276-279g; 124b: 7-9; 133c: 3-lOg; 145b: 39-40g;152b: 3-6g; 188: 700-708g, 830-834g; 215: 88ng; 264: 15- 23g; 272: 25-30
— et, dans cette ligne, le texte de Jér6me cité paz Acosta et repris par Froidmont
86: 27-34; 141b: 511-514
2— Acosta (ou Pazmani citant ce demier) dé- veloppant plus longuement cette thèse selon laquelle c'est une lecture erronée de l'Ecriture d'y reconnu~re qu'elle parlerait d'un ciel hémisphé- rique
86: 135-153, 154-174; 97a: 99-122
416) tous les passages pour lesquels nous avons cru utile de souligner dans une note —est seulement indiquée la ligne où se trouve celle-ci —que le rai- sonnement était vicié par l'occultation de la vérita- ble cosmologie biblique ou bien que l'auteur ne tirait pas parti radicalement de ce que çelle-ci était erronée
25b: 5050; 28: 120; 40: 50; 43: 164; 64c: 210; 75: 324, 509; 86: 172; 93ab: 2020; 93c: 850; 934: 1570; 64494: 1380; 115: 74s; 119: 54; 124b: 9; 133c: 8; 134a: 501, 8250; 135a: 6010; 135b: 3140; 136b: 373, 8310; 141b: 380, 514; 141c: 264; 143: 35, 318; 145b: 40; 153b: 1.42, 5820; 159: 23s; 164: 179s; 170b: 46; 177f: 29;
179; 23s; 188: 51, 81, 680; 189: 416, 6670; 193: 370; 205: 97; 209b: 5790; 213a: 600; 222b: 500; 222e: 460; 242b:189; 245a: 554, 697, 795; 245b/249: 750; 245b: 135; 247: 2050; 251: 451; 254: 105; 261: 360; 264: 23; 272: 30; 274: 660; 279: 112; 281: 164; 286: 205, 2720; 290: 450; 310: 187, 2820; 312: 2010
d2} les antipodes et les antipodiens
[voir Volume I, Chapitre 7, pour l'arrière-plan de ce problème; voir éventuellement l'Index des auteurs pour les nombreuses références où sont cités à ce pro- pos Lactance, Augustin ou l'évêque Virgile — et aussi en BElb2 à propos de ce dernier —; nous donnons ici les passages les plus significatifs, où les noms précé- dents ne sont pas toujours cités explicitement; nous plaçons ici ce thème, bien que l'Ecriture soit elle- même àpeine citée, parce qu'elle est implicitement en jeu dans le refus des antipodes ou des antipodiens]
421) des discussions de ce problème
25b: 463-4650; 28: 9-120; 93ab: 281-2820; 93c: 20-230; 115: 7-8ns; 116a: 90-113; 135a: 9-100; 141b: 48-49, 453-479; 141c: 256-281; 153b: 79-1140; 161a: 175-187, 485-488n; 189: 69-75,
141-170,448-4500;195a: 84-137;195b: 36-37;
205: 135-145; 2096: 165-1700; 210c: 48-580;
245a: 547-563; 290: 47-530; 312: 185-2010
422) quelques textes plus particuliers
1— Tycho excusant Augustin
64c:278-294
2— une mise au point sur l'évêque Virgile par Riccioli 242a: 754-762
3— en sens inverse, Cabei ne craignant pas de pazler de la prédication des Apôtres qu'ils auraient accom- pliejusqu'aux antipodes, et de même Windekilde 170b: 34-83; 267: 137-197
4— et un raisonnement plus développé dans une per-
spective aristotélicienne avec Hurtado
137: 12-23
d3) les zones torrides
[il s'agit d'une affirmation ancienne selon laquelle les zones équatoriales étaient inhabitables, ce qui est démenti paz les navigateurs de l'époque; ce thème, cependant, n'est aucunement lié à ]'Ecriture]
— trois allusions concernant l'inexistence de ces zones:
135a: 9-100; 141c: 262-264; 195a: 123-129

2925 d4) la localisation du pazadis perdu
29a: 7-8

e) pluralitê des mondes, er géocentrisme mtthmpn- centriyue
[nous réunissons ces deux thèmes opposés; le premier naît de l'hëliocentrisme qui, rejetant la Terre parmi les planètes, pose le problème de l'existence possible d'habitants sur celles-ci; le second s'enracine dans une vision géocentrique d'un Univers tout entier pour
l'homme dont les racines scripturaires sont profon-
des; les conceptions astrologiques de l'époque (voir BASbl pour la notion des `influences' des corps cÆlestes} dépendent de la même vision géocentrique, bien que les coperniciens n'en soient pas pour autant affranchis; la dualité `pluralité des mondes, géocen- trisme anthropocentrique' est en quelque sorte analo- gue àcelle concernant la gravité copernicienne propre à chaque corps céleste, y compris la Terre, et la gra-
vité géocentrique aristotélicienne]
el) la pluralité des `mondes'
et 1) la question de l'unicité du monde
1- soit avec Clavius et La Galla qui posent la ques- tion del'existence d'autres univers analogues à l'en- semble formé par la Terre, les planètes et la sphère des fixes, et qui répondent négativement
57: 86-94; 126: 12-36
2- soit avec Benedetti qui, lui, évoque la possibilitë d'autres `mondes' analogues à l'ensemble Terre-
Lune
78:16-37c
3- soit avec Sturm, beaucoup plus tard, une interro- gation complexe qui englobe les deux points de vue
précédents
301a:62-83
e12) la pluralité des `systèmes solaires'
- les affirmations radicales de Bruno et Descartes à
ce sujet
76b:2-3c;229a:82-83nc
e13) la pluralité des mondes `habités'
1- un problème ancien, déjà évoqué en particulier par Nicolas de Cues, puis par Bruno, mais qui renaît vigoureusement, comme l'indique Campanella, avec la découverte de montagnes sur la Lune
134a:6b-70c
2- un autre texte de Campanella qui évoque la possi- bilité de l'existence `d'êtres vivants d'une autre
nature' sur des étoiles, mais qui rappelle que Galilée nie celle de l'existence d'hommes sur d'autres étoi-
les dans les Lettres sur les Taches Solaires et que
Kepler évoque paz jeu la possibilité de `créatures vi- vantes' sur la Lune dans sa Dissertatio -deux ouvrages absents de notre dossier -
134a:819-825c
3- le texte de Wilkins citant Campanella, et une remarque de sa part à propos d'êtres capables de
voir ces étoiles que nous distinguons à peine 209a: 3-34c et 209b: 1073-1083c
4- le rappel de l'affirmation ancienne, telle que rela- tée par Plutarque, d'une pluralité des mondes habi-
tés, Polacco (231) étant très proche de Al. Tassoni
999: 42-49; 231: 42-51
5- et celui analogue de Tanner, citant un texte de
Cicéron à ce propos
158:110-119
6-- le roman de Godwin (2080, auquel on pourrait ajouter d'autres oeuvres littéraires que nous n'avons
pas analysées
7- une notation fugitive de Newton à cet égard 298a: 19-21 ~
8- enfin, et surtout, l'ouvrage de Fontenelle et celui de Huygens dont les extraits que nous donnons contiennent des réserves sur le problème que pose- rait àune vision chrétienne du monde l'existence de créatures intelligentes sur d'autres planètes
304: 5-450; 316: 6-15, 35-110c
elq) l'impossibilité d'une telle pluralité
1- soit au nom du mystère de la Rédemption, Morin (177a) ayant un développement particulièrement remarquable
134a: 70-80c; 177a: 223-246; 222b: 10-32c;
281: 96-133; 291: 66-68, 141-152
2- quelques-uns faisant explicitement allusion au péché d'Adam
134a: 807-818c; 189: 964-970c; 209a: 7-18c; 293:59-b5c
3- soit, avec Fabri ou Mercator, au nom d'un argu-
ment géocentrique à partir de Gen 1/16
262b: 111-116; 293: 48-S8c
elg) enfin ces deux notations mineures
1- l'évocation plaisante par Froidmont d'habitants
sur le Soleil
141a:94-105
2926 2— et, selon François, l'absence apparente d'eau sur la Lune permettant d'inférer que des hommes ne peuvent y exister
250: 51-52
e2) le géocentrisme anthropocentrique
e21) l'une de ses expressions: Dt 4/19
(est visé le fragment de ce verset qui pazle de `tous les astres du ciel, que Dieu a créés pour le service de tou- tes les nations', i.e. de l'homme, tandis que d'autres citations (voir l'Index scripturaire) concernent la fin de ce verset, qui est une mise en gazde contre toute idolàtrie des astres]
17: 42-44; 41:5-180;1346: 25n0; 141 c: 660-

661; 161a: 550-552; 205: 184-191; 2096: 1048-
10870; 236: 19-36; 2626: 107-122; 266: 61-63
e22) ses autres expressions
1— soit en général
21: 22-23; 256: 402-4040; 31: 9-18; 57: 81-85;
65: 12-17; 93c: 122-1240;120: 22-24s; 150: 43-
47; 177f: 1.28-129n; 307: 48-55
2— soit avec Morin, Kircher et Pardies, où l'accent
est mis sur le mystère de l'Incarnation
177a: 247-276; 217c: 44-83; 281: 84-93

— et un texte analogue cité par Gassendi
2226: 8n0
3— soit avec Ph. Lansberge qui ne cesse d'agrémenter son discours copernicien de remarques à saveur for- tement anthropocentrique
1536: 193n, 433-446, 503-512, 514-5300

e23) en sens inverse
1— les remarques de Descartes pour essayer d'écarter
cet anthropocentrisme
229a: 6-16, 201-2070
2— et celle de Holwazda qui esquive le problème 2136:12-250
e3) et le thème est formellement contesté par
Fontenelle et Huygens
304:57-620;316:35-560
f) l'empyrée
(voir ci-dessus en BD3a2 pour le lien au thème de `l'en-haut'; par ailleurs, la présence du thème de l'empyrée en astronomie appazaît clairement sur les schémas qui représentent le système du monde, où l'empyrée est fréquemment figuré en le localisant au delà de la sphère des fixes]
fl) localisation de l'empyrée au delà de la sphère des
fixes
fl 1) diverses expressions
1— ceux qui en parlent en général
31:56-97; 69: 42-43; 896: 5-8; 129:44-45; 143:
53-54; 188: 72-88; 219: 31-32; 231: 501-505; 266: 83-85
— et nous ajoutons les cas où il s'agit seulement d'un résumé parce que le passage était isolé dans un contexte que nous n'avons pas retenu et ne contenait pratiquement pas de citations de l'Ecriture
8: 68-69; 17: 46-48; 46:138-139; 536: 2; 88: 2-
3s; 1016: 1-2; 161a: 571-573; 2116: 40-41s;
264: 8-9; 271: 11-13
2— ceux qui précisent que l'empyrée — le terme n'est pas toujours présent —est la demeure de Dieu, des anges, des bienheureux
12: 13-20; 21:8-12; 31: 15-23, 26-32; 57: 114- 120; 65: 87-96; 97a: 23-24; 133a: 58-59; 134a: 64-650; 135a: 625-6260; 1416: 662-667; 141c: 59-61, 694-701, 819-821; 1536: 667-678, 734- 7370;155: 93-97;179: 89-99s;195a: 296-301; 2096: 873-8740
3— Th. Digges qui étend à l'infini la sphère des fixes
en en faisant la demeure des anges et des élus
626: 85-890
f12) un refus de toute localisation, tel qu'il est
exprimé paz K. Bartholin
1456:77-104
f13) une interrogation sur 1a localisation
1— exprimée par Rhe[icus, peut-être à cause du rejet de la sphère des fixes à une distance immense et indéterminée
25a: 13-220
2— ce que semble expliciter Cornæus, qui supprime la représentation de l'empyrée sur ]e schéma du sys- tème de Copernic alors qu'elle figure sur les sché- mas concernant les systèmes de Ptolémée et Tycho
254; 12-13
fl) la nécessité de l'empyrée comme `contenant immobile' de l'univers (voir encore BASe2)
f21) des affirmations de ce fait
12: 18-20; 188: 81-84; 195a: 296-301
f22) cela étant développé plus longuement Paz
Tolosani
31: 70-97
2927 f3) des textes plus élaborés
84: 10-45; 93d: 86-1440; 95: 65-100; 135a: 582-
6090; 13Sc: 41-490; 141a: 119-142; 142: 28-40; 177f: 86-t 43
f4) enfin, le lien avec le troisième ciel de l'Apôtre Paul en 2 Cor 12/2
[voir l'Index scripturaire pour les appels fréquents à ce verset]
g) l'enfer
[voir ci-dessus en BD3a2 pour le lien au thème de
`l'en-bas']
gl) sa localisation
gl 1) au lieu `le plus bas'
133a: 3437; 141c: 696-705; 215: 53-63

gl 2) au `centre du monde ou de la Terre'
I1: 7-9; 135a: 132-1430; 141b: 655-670; 142: 28-41
gl3) ce qui est critiqué plus ou moins longuement par des coperniciens, en particulier paz Kepler (93d) 93d: 68-1040; 135a: 665-6910; 209b: 1033- 10430; 247: 186-1870
g14) Froidmont rappelant dans une évocation plai- santeque l'on ne sait pas où il se trouve 141a:100-110
g2) des présentations de l'enfer
g21) quelques-unes qui sont assez élaborées, Chiaramonti (186b) évoquant les `ténèbres extérieu- res' de manière erronée paz rapport à ce qu'en dit Calmet (A105, 243-246n}
8: 124-128; 68: 135-148; 84; 83-157; 186b: 38- 79; 195b: 251-280
g22) ou bien Campanella qui met en question son immobilitë parce qu'il est chaud, ce qu'lnchofer cri- tiquera
134a:488-503,569-5810;188:1108-1110n

h} descente et ascension du Christ
[descente et ascension du Christ interviennent à partir d'une objection des non-coperniciens qui peut nous sembler particulièrement insensée et selon laquelle, si ]a Terre n'est plus au centre du monde, ces termes sont controuvés; le terme `descente' est utilisé en deux sens, celui de la descente lors de l'lncaznation et celui de la descente aux enfers avant l'ascension)
hl) la descente de l'Incarnation et l'ascension, incluant l'exégèse faite par Tolosani (31) du Ps 18/7 31: 59-61; 68:98-IOOn;135a: 118-120, 127-131, 591-5960; 188: 779-795; 247: 173-1750
h2) la seule descente aux enfers, cela avec Reisch
dans un contexte pré-copernicien
8:127-128
h3) la descente aux enfers et l'ascension 127c: 21-22; 161a: 204-205; 205: 59-62
h4) ]a seule ascension où, en particulier, le coperni- cien J. Lansberge (189) critique le non-copernicien Morin (177a) qui lui répond (177b)
177a: 109-178; 177b: 7-37; 189: 793-8100•, 251: 452-454
h5) dans une ligne légèrement différente, l'argument de convenance pour le mouvement du Soleil com- paré aux mouvements du Christ, selon Mersenne 161a:583-587
i) l'éternité du mvnde, ou sa fin
il) l'éternité du monde
— allusion aux affirmations païennes la concernant, et
leur refus
25b: 91-1070; 57: 76-86; 209b: 1139-11680

i2) la fin du monde
i21) les mentions de l'arrêt des cieux qui aura lieu à la fin du monde
1— soit sans citation de versets de l'Ecriture
43: 24-34; 135a: 165-176, 661-6640; 141a: 124-
136; 218: 11-14; 247: 187-]930
2— soit avec celle, systématique, de 2 Pet 3/10
126: 42-44; 153b: 395-4160; 209b: 1097-11340;
266:82-83
3— soit avec celle de divers autres versets 92a: 7-15; 195a: 251-264; 242a: 283-288
i22) la date de la fin du monde
1— les propos étranges de Ph. Lansberge (153b) sur une fin du monde proche que Froidmont relèvera de manière caustique
141b:733-742;153b:477-4840
2— tandis que Melanchthon la prévoyait pour la fin
du deuxième millénaire
18c: 6-7n
3— et que Roeslin voit dans la nova de 1572, en rap- port avec l'étoile des Rois Mages, l'annonce de la seconde venue du Christ
2928 71a: 7-47
i23) les remazques intéressantes de Horrox qui refuse qu'un certain nombre de phénomènes tels que la variation des excentricités des planètes, les effets des marées sur la rotation diurne de la Terre, les di- settes, les pestes, etc., soient le signe d'un vieillisse- ment du monde
214: 7-74c
j) le terme hébreu erets qui signïfte `Terre' [compazer éventuellement à ABa6]
- ces quelques discussions sur le terme
1416: 12-15, 862-871; 164: 99-106s; 188: 206-
210; 267: 322-342

D4. Usages particuliers de l'Écriture
dans un contexte

proprement cosmologique

[l'Index sc•ripruraire montre qu'il y a de nombreux renvois à certains versets qui sont le fait d'un seul auteur, cela étant d'ailleurs peut-être encore plus marqué pour le Nouveau Testament, et, en ce cas, la présence de te] ou tel verset intrigue particulièrement; il était indispensable de relever plus ou moins systématiquement ces occurren- ces particulières et, dans cette recherche, nous avons été conduit à nous intéresser non seulement aux versets cités une seule fois mais aussi à ceux rarement cités; la présentation de cette enquête supposait que le contexte de telles citations soit indiqué et, en conséquence, que soient également précisées toutes les autres citations asso- ciées à ce contexte; nous donnons donc chaque fois celles-ci dans l'ordre où elles sont appelées, en leur adjoi- gnant en indice le nombre de leurs occurrences s'il est supérieur à 1 dans le dossier B - nous mettons la lettre A en indice lorsqu'un verset cité une seule fois est présent dans le dossier A -, un n étant substitué au chiffre exact quant celui-ci est supérieur à 5; d'une manière peut-être arbitraire, nous distinguons comme non iden- tiques des appels de versets groupés, faits de manière différente (par exemple Gen 1/14-18 et 1/14-19); en sens inverse, nous ne distinguons pas des appels qui concernent des parties différentes d'un même verset; en outre, pour un ouvrage donné, nous comptons comme une référence unique plusieurs appels successifs à un verset qui n'est pas cité dans un autre ouvrage; on prendra garde que, dans un certain nombre de cas, les versets concernés sont mentionnés dans les notes des extraits; nous avons enfin cherché à regrouper selon certains thèmes les diverses occurrences de tels versets razement cités, un regroupement cependant parfois arbitraire; cette série de thèmes pazaîtra, dans certains cas, faire double emploi avec ce qui précède, mais, par les usages particuliers de l'Écriture qu'elle met en évidence, elle constitue une illustration saisissante de la profondeur d'insertion de l'Écriture dans la culture de l'époyue; nous continuons à mettre c ou s en indice pour les coperniciens ou semi- coperniciens, toutes ces remarques étant intégralement valables pour la section BDS]
a) dans des exégèses de termes d portée cos- mologique
al) à propos des `fondements de la tene'
1- Rheticus qui part du pluriel 'fondements' pour élaborer une exégèse lui permettant de parler des quatre centres de mouvement de la Terre, cela étant développé en trois passages dont le second ne contient pas cependant de références scripturaires explicites, mais seulement la mention de la place que tient le nombre 4 dans l'Écriture - on le ren- contre souvent dans les livres apocalyptiques, Ez, Dan et Apoc, mais aussi, par exemple, pour les qua-
tre fleuves sortant du Paradis terrestre et pour les quatre coins du monde (note 47 de l'extrait) -: 256, 233-270, 435-448, 569-574c
Is 40/22n, Ps 103/2-3g, 4 Esd 16/60, Job 38/4-7, Is 37/16, Ps 23/12, Is 40/21-222, Ps 81/52, Prov 8/29-30 et Job 26/7n
2- Wilkins dont les citations de Jn et Eph évoquent le thème de `avant la fondation du monde': 2096, 901- 984c
Ps 118/90n, 103/5n, Job 26/7n, 2611 ln, 2 Sam 22/85, Is 51/162, 2 Sam 22/16A, Is 40/212, Jn 17/24, Eph 1/4, Mic 6/22, Ps 81/52, 1 Sam 2/8n, Ps 16/52, 120/3, 15/8, Act 2125, Job 9/6n
2929 3- Windekilde dont les citations de 3 Rois et Ex 38 évoquent les fondations du Temple, celles de Ex 15 ëtant allusions à l'événement de la Mer Rouge: 267, 343-392
Ps 103/Sn, 3 Reg 6/37, 7110, Is 14/32, Ps 77/69, Prov 3/19n, Is 51/162, Mic 6/22, Job 38/4,6, Ex 38/10,27, ] 5/4, l 515,10
4- Havemann qui refuse à l'aide de deux versets du Ps 96, dont le second est souvent cité dans le dossier A, d'interpréter Job 38/4 dans le sens d'une immo- bilité: 164, 77-96s
Job 38/4n, Ps 96/43, 96/5
5- et qui analyse le fundavi du Ps 103/5 à l'aide du Ps 16 en renvoyant chaque fois à la version de Luther: 34-SOs
Ps 103/Sn, 16/52
a2) à propos des termes `fonder' et 'affermir' des Ps 8/4, 32/6 et 88/12
[ils sont dits aussi bien des astres ou des cieux que de la Terre et, par conséquent, leur emploi pour celle-ci ne signifie pas son immobilité]
1- Rheticus qui adjoint le verset du Ps 73 selon lequel Dieu `a affermi ]a mer' et dont l'interprétation du Ps 8/4 est remarquable: 25b, 634-680c
Ps 8/4n, 32/65, Prov 3/19n, Ps 103/Sn, Ps 73/13, Gen 1/14n
2- Campanella qui achève son raisonnement par une remarque sur l'enfer: 134a, 539-581c
Ps 92/ln, 103/Sn, Jl 3/16, Job 37/18n, Prov 8/27-28, Ps 32/65, 135/6n, Eccl 1/4n, Is 30/33
3- Havemann qui note que ]e verset du Ps 88 vise
aussi bien les astres que la Terre: 164, 97-106s
Ps 881122
4- Wilkins qui ajoute en particulier les versets du Ps 88 parlant de la descendance de David `établie pour toujours cottutte la lune': 2A9b, 854-900c
1 Chron 16/30n, Ps 92/tn, 95/105, 89/24, Prov 3/19n, Ps 88137-38, 8/4n, Prov 8/278, 8/28A, Ps 8/4n
5- Lesle qui discute, dans une ligne proche, le fait que Moïse parle du temps avant la création des lumi- naires et, comparant les deux posuit de Gen 1/17 et 2/ I S -`Dieu a placé les astres dans le firmament' et `a placé Adam dans le jardin'-, en déduit l'im- mobilité de ces astres: 263, 105-124s
Gen l/175, 1/5>8,13, 2/152, 1/153
a3) à propos du terme inanis en Job 26/7
- Du Bois qui vise dans les six premiers versets ce qui est `informe et vide', et dans les deux suivants ce qui est `vanité ou rien': 245b, 176-211
Gen l/2n, Dt 32/10, Job 12/24, Ps 106/40, Is 34/12, Jer 4/23, Is 44/9, 49/4, i Sam 12/21, Ps 94/44, Heb 1/33, Job 26/7n, 26/82, 26/9
a4) à propos du terme star en Eccl 1/4
1- Inchofer qui fait appel à los 10 contenant le même terme, mais aussi à Jer 15 pour la même raison - il s'agit alors de Moïse et de Samuel restant en prière -: 188, 157-169
Eecl 1/4n, Jos 10/13n, Jer 15/IA
2- et Von Guericke qui fait appel à Is 66, contenant également le terme star, pour désigner la pertna- nence dans l'existence des cieux nouveaux et de la terre nouvelle aussi bien que de la race d'Israël: 286, 16-36c
Eccl 1/4n, Is 66/222
3- ce qui sera repris par Rinaldini, copiant Von Guericke comme il en a l'habitude: 278b, 9-36c
4- la discussion de Wilkins sur le terme star avec un long développement sur la vanité, ce qui n'est donc pas hors contexte, et une remarque intéressante sur le verset difficile de 2 Pet, incluant aussi des nota- tions sur le terme `extrémité' (3 Reg): 209b, 772- 851c
Eccl 1/4n, 1/2q, 1/32, 1/4n, 1/5n, Job 14/10,12, Eccl 1/6n, Ps 77/39, Eccl 1/7n, 3/192, 1/4n, 1/Sn, 3 Reg 8/8, 2 Pet 3/52
5- ou celle de Zimmermann, tout à fait originale dans son appel aux versets 3/19 et 3/18, bien que peut-être non convaincante: 310, 328-375c
Eccl 1/4n, ]/Sn, 3/16-22, 31192, 3118
6- enfin l'appel de Campanella à un verset de Job parlant de la précarité de l'homme, lors de son com- mentaire du stat: 134a, 584-602c
Eccl 1/4n, Job 14/2, Eccl 1/5-6n
7- ou bien, et en sens inverse, celui de Inchofer à ces autres versets de Job pazlant de montagnes qui s'é- croulent, dans son commentaire de in æternum en Ecc] 114, avec l'ajout de `elle passe, la figure de ce monde' de 1 Cor: 188, 438-449
Job 14/18-19, 1 Cor 7!313
2930 a5) à propos du terme `extrémité'
1- Wilkins qui y voit un terme correspondant à une cosmologie ancienne à laquelle se conforme l'Esprit Saint: 2096, 575-5840
Ps 18/6n, Mt 24/312, Ps 21/284, 66/8, ls 13/52, Dt 4/322
2- Wittich qui juge que ce terme s'oppose à la réalité
d'une Terre sphérique: 2456/249, 137-1470
Ps 2/83, 21/284, 47/11
3- et la réponse que lui fait Du Bois en interprétant ces passages de manière allégorique non de la Terre mais du règne du Christ: 2456, 148-163
a6) en lien avec Job 9/6
]- Inchofer qui donne une série de versets dont cha- cun contient le terme commovere ou un verbe pro- che (un certain nombre de ces versets sont donnés dans des notes): 188, 12-63
Ps 96/43, Am 8/8, Jer 50/34, 1 Mac 9/13, Ps 17/84, 5914, 67/9, 74/4n, 113A/73, Si 16/18-193, Job 26/1 ln, 1 Sam 14/15, 2 Sam 22/85, Job 9/6n, 9//52
2- et qui fait une analyse du terme commnrin, en tant qu'il ne signifie pas mouvement mais secousse, les trois derniers versets incluant la notion de révérence de ]a part de ces créatures qui sont `secouées': 334- 343
2 Sam 22/85, Ps 17/84, DC 28/65, Prov 30/21,x, Job 2611 ln, Is 14/9A, Jer 51/29, JI 2/10, Ps 103/324, Si 16/18-193, Is 4l/5
3- Windekilde qui, dans une perspective très proche, montre que tout mouvement de la Terre est qualifié d'étonnant par l'Ecriture: 267, 426-452
Ps 45/3, 17/84, Jer SO/46, 8116, Ag 2/72, Zach 14/52, Mt 27/54
4- Daneau qui donne des exemples de tremblements de terre dans l'Ecriture, les premier et dernier ver- sets concernant ceux de la Résurrection et de la 'petite Pentect3te' après la premi8re libération de Pierre: 68, 236-250
Mt 28/2A, Am 1/1, Zach 14/52, Job 9/6n, Act 4/31A
5- Froidmont qui fait appel à une citation plaisante des Proverbes sur `les trois choses qui font trembler la terre, et les quatre qu'elle ne peut porter': 1416, 836-861
Ps 1 l3A/73, 113A/62, 103/324, 103/5n, Job 9/6n, Si 16/18-193, Prov 30/21-23
6- Mersenne qui évoque à l'occasion de Job 9/6, en plus des tremblements de [erre relatés par des
auteurs anciens, des versets pazlant d'ébranlement de la Terre: 161a, 416-456
Job 9/6n, Ps 103/324, Si 16/19A, Ps 17/84, Is 13/13,x, Ps 113A/62
7- Morin qui cite deux versets lui semblant aller dans le sens de Job 9/6 avant d'en entreprendre une réfutation: 177a, 8-12
Ps 95/9, 97/72, Job 9/6n
a7) à propos du Ys 103/5
- Fuller qui discute successivement les deux parties du verset en apportant chaque fois un verset spéci- fique, dont le dernier (Is) introduit les `clous du for- geron' pour garantir l'immobilité de la Terre: 125, 18-84
Ps 103/Sn, Zach 12/12, Jer 52/17, Job 26/7n, Is 41/7
b) à propos de problèmes liés directement au conflit
bl) le géocentrisme
1- Rheticus, qui donne une liste de versets -`ils nous sont opposés contre la mobilité de la Terre'-, cela donc avant 1540, et dont certains ne seront que raze- ment repris: 256, 617-6330
Is 42/52, 44/243, 48/132, Ps 92/ln, 101/264, 103/Sn, 118/90n, Zach 12/12
2- Féable qui ajoute quelques versets à ceux qui sont principalement cités: 40, 23-38
Ps 94/4q, 74/4n, tl8/90n> Prov 3/19n, Jer 51/15A, Job 34/13, Is 40/12n, 40/21-222
3- Daneau qui oppose ciel et terre, le premier verset étant particuli8rement paradoxal avec son évocation de la miséricorde de Dieu aussi grande que la hau- teur du ciel au dessus de la terre: 68, 89-109 Ps 102/113, Eph 4/93, Ps 94/4q
4- Vallès qui fait appel à une série de versets dans son commentaire du Ps 92/1 -`il a affermi l'orbe de la terre'-, le plus souvent avec une nuance d'admi- ration quant à la sustentation mystérieuse de la Terre au centre de l'univers et, en outre, avec une critique incisive de la théorie de Platon concemant ce fait: 75, 290-441
Ps 92hn, Job 26/7n, Is 40/12n, 40/212, 42/52, Job 37/18n, Is 40/12n, Sag 11/21n
5- Acosta qui est l'un des razes auteurs à renvoyer explicitement à Heb 1/3, si fréquent par ailleurs dans le dossier A: 86, 39-61
2931 Ps 74/4n, Job 9/fin, 26/lln, Heb 1/33, Ps 135/6n, 23/2n
6- Delle Colombe qui cite deux versets particuliers en sus d'autres communs: 119, 42-57
Ps 103/Sn, 1 Chron 16l30n, Job 2b17n, Prov 8/25A, ls 40/12n, Prov 27/3, 25/3~
7- Campanella qui fait une description pleinement géocentrique de l'univers avec un appel à des versets (Dt et Heb) exprimant que astres ou anges sont in ministerium des hommes: 134b, 10-25n
Sag 8/1, Dt 4/19n, Heb 1/14
8- Inchofer qui donne une liste de versets en faveur de l'immobilité de la Terre dont certains sont parti- culiers, avec, de plus, la mention que Is 66 est repris paz Étienne en Act 7: 158, 70-156
Is 66/1n, Act 7/49, Is 40/22n, Gen 1/ln, Ps 74/4n, 92/ln, 95/105, 103/5n, ] l8/90n, 1 Chron 16/30n, Is 44/248, Job 26/7n, 38/fin, Ex 20/42, Eccl 1/Sn, Is 44/245, Ps 103/Sn, 135/fin
9- Zucchi qui cite Act 14/16 dans une perspective
fortement anthropocentrique: 236, 19-36
Dt 4/19n, Act 14/16
10- Longomontanus qui trouve, dans ces versets de la Genèse, une raison pour une Terre au centre d'un univers sphérique: 159, 4-23s
Gen l/ln, 1/6-8, 1/14-152
b2) la sphéricité de la Terra ou du ciel
I- Acosta dont les ll premiers versets cités n'ont que l'expression orbis terrarum, ou même simple- ment le mot orbis: 86, 10-22
Est 1312, Sag 1/14, 2124, 7117, 11/23, i 8/243, Ps 9/92, 17/16, 23l2n, 89!24, 97/72, Job 37/12, Eccl US-fin
2- et qui reprend un texte de Jérôme citant Eph 3 -`la largeur, la longueur, la hauteur, la profondeur'- en faveur de la sphéricité: 23-38
Eph 3/182
3- ou encore qui affirme, contre les allégations de certains Pares, que l'Écriture parle d'un ciel sphé- rique, le `Tabernacle' intervenant avec les versets de Heb 8 et Ex 36: 135-174
Heb 8/1-22, Ex 36/1, Ps 103/2n, Is 66/ln, 2 Cor 3/62
4- Alsted qui se situe, de plus, dans la perspective du globe formé de terre et d'eau: 116a, 114-133 Job 28/258, Gen 1/9n, Ps 23/2n, 103/7-8, Job 38/8- 11, 26/7n, Ps 103/5n
5- Inchofer qui met en avant des versets contenant le terme Cyrus, le second évoquant de plus l'arc-en- ciel: 188, 700-708
5i 24/8n, 43/12-13
6- K. Bartholin étant, à ce[ égard, un peu plus pro-
lixe: 145b, 31-40
Si 24/8n, A3/l3, Prov 8/275
7- enfin, Cabei qui, dans une discussion sur le pro- blème des antipodes, note que la citation faite par Rom l0 du Ps 18 -`par toute la terre, a retenti leur voix (celle des apôtres)'- implique que cette parole prophétique de l'Apôtre avait déjà été réalisée de leur temps bien au delà du monde romain, ce qui confirme l'affirmation aristotélicienne de la sphéri- cité de la Terre: 170b, 51-83
Rom ]01182, Ps 18/52, Mc 16/152
63) le mouvement réel du Soleil et des astres
1- Rheticus, donnant une liste de versets qui sont autant de `témoignages' par lesquels `semble être confirmé ... le mouvement attribué au Soleil paz Dieu', cela donc avant 1540, et dont certains ne seront que rarement repris: 25b, 682-724c
Gen 1116-183, 19/23n, Jos 10/12-14n, 4 Reg 20/8- 114, Is 38/8n, Si 48/26n, Ps 103/19n, 135/7-93, Jer 31/35, Bar 6/592, Eccl 1/5-fin, Ps 18/6-7n, Bar 3/333
2- Froidmont qui avance une séquence de versets relativement pazlants: 141b, 300-330
Eccl 1/fin, Baz 3/333, 3/34-352, Job 9/72, 38/18-202, 38/323
3- ou Minerva qui cite ces versets particuliers après avoir assez longuement évoqué les événements de Josué et d'Ezéchias et avant d'en venir au Ps 18 et à Eccl 1/5: 143, 136-143
Ps 103/19-20, 22-23
4- Baranzano qui, après son abandon du copernicia- nisme, donne quelques versets peu cités de ce point de vue: 144b, 144-164
Ecc] 1/5-fin, Ps 18/6-7n, Jos 10/12n, Mal 412n, Job 9/72, Si 43/2-52, Gen 1l14n, Sag 7/192
5- Riccioli qui ajoute, avec la prolixité qui lui est coutumière, qu'il a dénombré 40 autres passages et davantage sur ce point: 242a, 270-282
Gen 15/12, 19/23n, 32/318, Jug 19/14, 3 Reg 22/36, 2 Chron 18/34, Jdt 14/2, Est 11111, Mt 5/4Sn, Eph 4/263
6- qui, cependant, en donne encore d'autres un peu plus loin: 327-358
2932 Ps 18/5-6n, Eccl 114-6n, 5i 26/212, 33/7-8, 43/2,5, Bar 6/592
7- et, dans son autre ouvrage, nous gratifie d'une nouvelle liste contenant une citation particulière (Si 33) relative à la diversité de longueur des jours: 242b,90-91
Ps 18/2-74, Eccl 1/5-8, Si 33/7-9, 43/2n
8- les deux autres citations de Eph 4/26, en plus de
celle faite par Riccioli -`que le soleil ne se couche
pas sur votre colère'-,
soit par Millier: 291, 93-106
Mt 5/45n, Eph 4/268, Gen 19/23n, Jos 10/12-14n, Jdt
14/22, 4 Reg 20/11~
soit par Mercator: 293, 93-94
Eccl 1/4n, Ps 103/Sn, Eccl 1/Sn, Is 38/8n, Jos 10/12n,
Eph 4/268
9- Schott qui emploie un verset particulier de la
Genèse: 264, 92-98
Eccl 7/5-6n, Gen 15/17, 19/23n, 32/318, Jos 10/13n
10- et, dans une ligne légèrement différente, M. F. Wendelin qui prouve que ce sont les astres qui se meuvent et non pas leurs orbes: 166, 31-64
Is 38/8n, Eccl 1/Sn, Ps 18/6-7n, Job 37/3, Ps 103/19n, Is 13/103, Hab 3/114
1 I- et encore, Windekilde qui intêre de versets de la Genèse que la Tene n'a reçu aucun ordre de se mou- voir, et qui utilise les versets 5-7 du Ps 18 pour en déduire que l'usage allégorique que fait Paul du ver- set 18 en Rom 10 - `leur bruit (des apôtres) s'est répandu jusqu'à l'extrémité de l'orbe' - ne serait plus vrai si ]e Soleil ne se mouvait pas: 267, 37-48 et 133-187
Gen 1/ln, 1/9-13A, 1/12 et Ps 1815-73, Rom 101182, Mal 4/2n, Mt 28/19, Mc 16/152, Col 1/6, 1/28, Ps 103/19,22, 112/3
12- ou bien, Inchofer qui nous dit que Rom 1/20 ne serait plus vrai si le Soleil était immobile: 188, 796- 810
Rom 1/20n, Cen 1/14-168, Si 43/1-5
13- et que, l'éclipse de la mort du Christ étant de fade, untel événement est incompatible avec le mou- vement de la Terre: 575-579
Mt 27/45A
14- une discussion, alerte, de Herbin sur la réalité du mouvement du Soleil, qui est centrée sur des versets de /'Ecclésiaste: 251, 171-226
Eccl 1/4n, 1/24, 1/32, 1/4,6,7,8,16, 1113a3, 1/142, Ps 8/4n, Eccl 1/2q, 2/22, 1/17, 1/183
64} l'événement de Josué ou d'Ezkchias
1- Rheticus qui en fait une preuve de l'arrêt propre- ment dit de la Terre par un appel paradoxal au Ps 75: 256, 796-813c
Hab 3/114, Ps 7519-10, Jos 10/13-14n, Ps 75/13, 75/11
2- et qui propose une comparaison intéressante entre l'arrêt des eaux du Jourdain et l'arrêt de la terre non pas du soleil -: 781-795
Jos lOn, Is 38n, Jos 3/13
3- tandis que Cruger, lui, compare la fournaise de Daniel qui ne brûle pas et l'arrêt du Soleil, manifes- tations de la puissance de Dieu: 196, 15-23
Jos 10/13n, 4 Reg 20/11 ~, Dan 3/91-93
4- de ce dernier point de vue, une remazque de Campanella selon laquelle ces événements ne sont pas miracles pour Dieu mais seulement pour nous, et plus précisément pour les incrédules selon le mot de l'Apôtre: 134a, 672-681c
Jos lOn, Is 38n, Rom 15/18-19
5- par ailleurs, Riccioli qui fait appel à un verset par- ticulier de 1 Chron, pour lequel la Vulgate présente une vaziante concernant l'arrêt du Soleil: 242a, 289- 304
Jos 10/12-13n, 10/13-14n, 1 Chron 4/22A, Si 46/58
6- et Du Bois qui donne deux autres versets du livre de Josué pour l'interprétation de contra Gabaon en 10/12: 245b, 968-997
Jos 10/]0, 5/13, 10/12n, 10/13n
7- enfin, l'analyse très détaillée faite par Minerva de l'événement d'Ezéchias, à partir surtout de 4 Reg 20: 143, 103-135
4 Reg 202, 2 Chron 32, Is 382, 4 Reg 20/1, 20/2-3,
20/4, 20/4-6, 20/7, 20/8-114, Is 3811, 38/5, 38/7-82
b5) le mouvement diurne de la sphère des fixes ou de la Terre
1- la thèse de Fludd sur le mouvement diurne des astres, particulièrement pazadoxale en son enracine- ment scripturaire: 146, 5-19
Gen 1/2n, 13/14, Ps 49/1, Ez 8/16, Mt 8/11, Lc 13/29, Mt 2/2n, 24/278
2- et !es deux autres utilisations de Mt 24/27 parlant de l'éclair qui va rapidement de l'Orient à l'Occident, à propos de la vitesse des astres en leur révolution diurne par Campanella et Polacco: 134b, 35-56;231,657-670
2933 3- mais aussi une autre utilisation de Gen 112, liée à d'autres versets, par Rheticus pour attribuer à l'ac- tion de l'Esprit Saint la rotation diurne de la Terre: 256,280-3120
Is 51/6n, Gen 1/2n, Ps 103!303, Jn 14/26
4- le Ps 103/30 étant aussitôt utilisé avec deux autres versets pour ce qui concerne le troisième mouve- ment de Copernic: 313-344
Ps 103/303, 73/17,x, ]s 40/28
5- et également le développement assez fantastique d'Ursus pour prouver la rotation diurne de la Terre: 99,14-142s
Act 7122n, 2 Sam 23/22, 1 Sam 13/14, Act 9/15, Gal 1/l, 1 Chron 16/30n, Heb 811-22, 2 Cor 12/2n, Ag 2172, Ps 103/Sn
6- ou bien l'exégèse de ce verset pazticulier, faite paz Galilée en le liant à une strophe d'un hymne et dont on peut dire, selon lui, qu'il exprime la rotation de la Terre: 1366, 1298-13050
Prov 8/26A
7- enfin la prouesse de Ridley, qui trouve en Ps 88 et Job 38 une confirmation des forces magnétiques qui induisent la rotation de la Terre, et qui poursuit son raisonnement en justifiant le mouvement de la Terre par le fait qu'elle doit offrir au Soleil toutes ses paz- ties pour produire les végétaux puisque c'est juste- ment ce à quoi elle est ordonnée: 1306, 5-30 et 31- 41s
Gen 1/6n, 1/103, Ps 88/12-13, Job 38/4-5, Ps 148/64 et Gen 1/11-122, 1116-183
b6) le mouvement annuel de la Terre
1- Ph. Lansberge, faisant de Dieu `une pieuse Mère' qui porte la Terre au long de son orbite comme il a porté Israël: 1536, 369-3920
Dt 32/112
2- et poursuivant son discours en comparant la Terre à un `grand Navire' dans lequel se trouvent les pèle- rins que nous sommes en voyage vers la Jérusalem céleste: 393-4270
Ps 83/7, Heb 11/13, Apoc 6/11, 2 Pet 3/10,13, 2 Cor 5/6, Co13/1, Prov 8/30-31
3- enfm, justifiant la quasi-révélation qui ]ui a été faite de la mesure exacte de ]'orbite de la Terre, un fait qui annonce d'ailleurs la proximité de la fin du monde: 431-4840
Gen 3/19, Eccl 1217, 2 Cor 5/12, 1 Cor 15132-33, Job 39/30, 39/17, Prov 6/82, Ez 402, 1 Thes 4115-16, Mc 13/33
4- Froidmont se jetant sur ce dernier texte pour criti- quer les mesures de Ph. Lansberge et ridiculiser cer- tains de ses usages scripturaires: 1416, 690-781 Apoc 14120, Prov 6182, Mt 24/33, Ez 402, Apoc 21/15-17, Si 1/2n, Sag 91164
5- d'autre part, l'appel plaisant de Morin au figuier stérile de Lc pow affirmer que le Soleil occuperait inutilement le centre du monde puisqu'il manque de matière apte à la génération: 1776, 44-85
Lc 13/6-9
b7) la relativité du mouvement
1- le verset scripturaire -`les matelots pressentirent l'approche d'une terre'- utilisé par Wittich pour la relativité du mouvement en addition à l'image du navire de Virgile: 2456/249, 407-4250
Act 27/272
2- et la réfutation qu'en fait Du Bois en visant expressément la conception cartésienne de la relati- vité du mouvement à l'aide d'un autre verset: 2456, 426-482
Act 27/272, Ps l06/26A
c) ù propos du couple ciel-terre, de l'empyrée et de l'enfer
cl) le ciel et la terre
et 1) soit selon le schème de l'opposition entre ciel et
terre
1- Tolosani qui fait appel au début du Notre Père en Mt: 31, 9-SS
Gen 1/ln, Ps 145/6, 113B/16n, Mt 6/9-10, Prov 25/3n, Is 66/ln, 2 Chron 6/21, Ps 103/Sn, 92/ln, 75/9
2- Foscarini qui fait extensivement appel à des ver- sets du Nouveau Testament: 135a, 144-1640 Gen 111n, Ps 1 ] 3B116n, Mt 6/104, 1 Cor 15/472, Col 1/164, 1/203, 3/2
3- Baranzano qui cite le Nouveau Testament de manière encore plus extensive avant de poursuivre avec l'Ancien: 1446, 182-207
Jn 20/17, Ps 67/19, Jn 3113, 3131, Mt 6/104, 6/19, Job 1 I/8, 1s 14/123, Ps 35/13, Gen 1/14n, Is 6611~
4- Morin qui commence paz reprendre une parole du Christ citant Is 6611, et achève par celles concernant `le pain qui descend du ciel' en ajoutant que le
2934 Symbole des Apôtres parle de sa montée au ciel: 177f, 19-43
Mt 5/34-35, ls 66/In, Gen 1/ln, 2/14, Mt 28/18, Ex 20/42, Apoc 21/14, Jn 6/33,38,51
5- Lipstorp, plus discret, mais copiant Foscarini d'assez près: 247, t54-167c
Gen 1 / I n, Ps 113 B/ l 5- 162, Mt 6/ 104, I Cor 15/472, Col 1/164, 1/203
c 12) soit selon le schème du haut et du bas
1- Inchofer qui énumère seulement les sept derniers versets, suivis d'un `etc.', sans les citer explicite- ment: 188, 545-556
Dt 4/393, Prov 25/3n, Ps 1021113, Jer 31/373, Is 55/92, Mc 13/2S, Jn 11/412, Col 3/1-23, Ga14/26, Dt 28/23, 30/12, Bar 3/29
2- Riccioli qui note en particulier que J12/30 est cité en Act 2/19: 242a, 403-420
Dt 4/393, Jos 2/ll, 3 Reg 8/23A, Prov 2S/3n, Jer 31/375, Jl 2/304, Act 2/195, Gen 1/ln, Ps 113B/16n, Col 1/164
3- ce qu'avait déjà noté Foscarini dans sa courte énu- mération des versets concernant ce schème: 135a, 115-131c
JI 2/305, Act 2/195
4- et ce que reprendra encore Lipstorp qui com- mente ensuite les mots `sous le Soleil' de Eccl 1/13: 247,168-185e
J12/304, Act 2/195, Eccl 1/132
5- Polacco, proche de Inchofer, qui cite Act 2/19 sans faire référence à J12/30 et ajoute un verset pro- pre avec Jn 8/23: 231, 598n
Dt 4/393, Prav 25/3n, Ps 102/llg, !er 31/375, Jn 11/412, Act 2/195, Col 3/1-23, Jn 8/232
6- Herbin qui dénie paradoxalement toute valeur de preuve à ces versets, Soleil et Terre étant `en bas' par rapport au ciel, et fait de même à propos de l'As- cension du Christ qu'il discute à cette occasion: 251, 439-463
Ps 113B/16n, JI 2/304, Mt 6/104
c2) l'empyrée
(la nuance des textes regroupés ici est que l'empyrée est ce qui est le plus haut]
1- Tolosani qui interprète le Ps 18 de la descente du Christ en son Incarnation depuis `le ciel le plus élevé', et de sa remontée en sa Résurrection, mais a peut-être une exégèse impropre du verset de Tobie: 31, 56-84
Ps 18/7n, 2 Cor 12/2n, Tob 13/i3
2- Wittekind qui décrit ce qui, d'après les théolo- giens, est au delà du dixième orbe, le verset de Jn 14 étant appelé à cause de l'expression `maison du Père': 65, 88-96
Is 66/In, Dt 34/6, Gen 5/243, Heb l l/5, 4 Reg 2/11, 2 Cor 12/2n, Jn 14/2
3- Gallucci qui cite ce seul verset au sujet de Satan
tombant du ciel: 84, 32-45
Lc 10/18
4- K. Bartholin qui donne cette avalanche de versets du Nouveau Testament exprimant qu'il s'agit d'une réalité spirituelle qu'on ne peut localiser, notant de plus que le repas eschatologique dont parle le verset de Luc est pur anthropomorphisme: 145b, 77-104 1 Cor 2/9, Mt 6/33, Rom 14/17, 1 Cor 6/9-1 Q 1 S/50, Gal 5/]8-21, Eph 5/5, Apoc 21/13, Lc 22/18, Heb l 1/10A, Apoc 21/12-23, Is 66/ln
S- Morin qui n'a aucune difficulté, au contraire de K. Bartholin, à localiser l'empyrée en ce lieu au des- sus du premier mobile, dont, seul, ]e divin Paul pourrait parler: 177f, 88-139
Mt 6/9, 16!17, Act 1/9-11, Apoc 21/1, Ps 101/26-272, Mc 13/31, 2 Cor ]2/2n, 12/42, Jn 14/62
6- et, encore, ce sur quoi il fonde son raisonnement concernant l'Ascension qui aurait eu lieu vers midi: 177a,109-123
Act 1/92, Lc 24/51
7- enfin, Beati qui prouve la solidité de l'empyrée, en particulier à partir du verset de Heb 4, et la disso- lution des cieux visibles à la fin du monde avec en particulier 2 Pet, et qui, de plus, établit sa distinction des trois cieux - celui des oiseaux en Gen 7, et celui des astres, en Gen 1, et l'Empyrée avec les autres versets -: 266, 81-85
Is 51/6n, Job 14/12, Heb 4/14, Ps 32/6n, et Ps 101/275, Is 51/6n, Mt 24/358, 2 Pet 3IlOq, et Gen 7/3, 1/14-16n, Is 66/ln, Ps 113B/16n, ]02/19, 2 Chron 6/30
c3) l'enfer
[il s'agit de son lieu, et de son éloignement le plus
grand possible par rapport au ciel]
1- Daneau qui répond à l'objection d'un lieu plus
bas que la Terre en évoquant les `lieux souterrains'
mentionnés par l'apôtre Paul: 68, 135-148
Phil 2/102, Ps 23/2n, 135/6n
2935 2- Gallucci qui prouve la place de l'enfer par les mots `sous la terre' du verset de Apoc 3, en ne crai- gnant pas de faire aussi appel à des autorités païen- nes: S4, 101-127
Apoc 3/5, Job 7/9
3- Froidmont dont l'appel au châtiment de Coré (Nb) est peut-être plus probant que la descente aux enfers du Christ (Eph): 141b, b55-670
Eph 4/9g, Nb 16131-33A
4- Ingoli qui évoque d'autres versets, en particulier
`la fosse profonde' d'Isaïe; 142, 28-41
Ps 138/8, Is 14/13,15
5- à quoi on peut adjoindre la réponse de Kepler, qui
évoque les `ténèbres extérieures': 93d, 99-104c
Mt 8/12
b- Ross qui évoque, lui aussi, l'épisode de Coré à
l'aide d'un autre verset et fait encore appel à des
autorités païennes: 195b, 251-280
Nb 26/10, Apoc 21/8, 912, 4 Reg 23/10, Phi12/102
7- Mastrius qui se place dans une perspective plus générale concernant toutes les parties du monde: 215, 35-63
Gen 1114-17, Jos ]0/13n, Is 55/92, 14/12-13, 14/15, Eph 4/93
8- enfin Campanella qui adjoint une citation d'Isâie:
134a, 569-581
Is 30/33
c4) ies `ciels' de Aslaksen et Ph. Lansberge
[nous regroupons ici les textes assez particuliers de ces deux auteurs; le premier, tychonien, cherche à décrire tout ce qui, dans l'Ecriture, parle du ciel; le second, copernicien, donne une place tout à fait parti- culière àl'empyrée; il est impressionnant de constater que beaucoup de ces nouveaux versets sont indépen- dants des précédents]
c41) Aslaksen (95)
1- le ciel en général: 36-54
Gen 2/14, 24/3, Is 45/123, Dt 1/28, Act 1/102
2- la partie extrême du ciel, qui est pratiquement l'empyrée: 65-100
Mt 5/20, 7/21, 11/11-12, 6/20, Act 3/21, Phil 8/20, Heb 7/26, Eph 4/10, Act 3/21, Dan 4/23, Mt 21125, Lc 15/21, Jn 3/27, 1 Mac 3/18, Job 15/15, 3 Esd 4/36, Dt 32/1
3- la partie intermédiaire: IOl-1 l3
Gen 1/14,172, Ps 18/7n, 18/2n, 146/82

4- la partie la plus proche de la Terre, avec jusqu'à Gen 9/2 inclus ce qui concerne l'expression `oiseaux du ciel', et ensuite de multiples versets contenant des expressions diverses: 114-153
Gen 1/265,30, 2/19A, 617, 7/3,23, 9/2, etc., 11/4A, Dt 1128, Ps 77/24, Eph 6/122, 2/22, Mt 16/2-32, 3 Reg 18/45, Dan 7/13, Gen 7/l 14, Lev 26/19y Dt 28/l2A
c42) Ph. Lansberge (153b)
1- tout d'abord, à propos du `Premier Ciel', des ver- sets du Ps 8 utilisés dans une ligne radicalement anthropocentrique: 514-530c
Ps 8/6, 8/22, 8/4-52
2- puis, à propos du Deuxième Ciel, la sphère des fixes comparée à une tapisserie (Ps 103), et aux effets de la coquille d'un oeuf: 575-608c
Ps 103/2-35, 101/275, 1 Tim 1/172
3- le `Troisième Ciel' invisible, où les deux premiers versets visent l'action de l'Esprit sur les réalités inférieures, et les trois derniers le Tabernacle; 191- 222c
Ps 103/303, Os 2/21-22, 2 Chron 6/18, Is 66/ln, 2 Cor 12/2,4, Mt 25/34, Ex 26-27, Heb 9/1-8, 9/24
4- nouvelle description de ce Troisième Ciel, intro- duite par le verset de Heb 11 et où il est précisé que cela est vu par la seule Foi et peut cependant être prouvé par la raison: 612-680c
Heb 11/l, 11/32, Gen 1/2n, Dt 4/15, Ps 2/4, Is 66/ln, 3 Reg 22119, Dan 7110, Is 6/2, Mt 18/102
5- et un autre développement, incluant en particulier l'attente qu'ont de ce Troisième Ciel même les êtres sans raison - une interprétation de `toute la création aspire ...' en Rom 8/22 -: 683-724c
Mt 24/353, 2 Cor 4/18, Col 3/1,3, Mt 61212, 1 Thes 4/16-17, Rom 8/19-212, Col 3/4, Rom 8122, Apoc 21/4
6- ce point particulier étant aussitôt repris par Froidmont pour le critiquer férocement: 141b, 808- 830
Rom 8/21, 1 Cor 7/313
7- J. Lansberge essayant de défendre son père: 159, 928-994
Rom 8/19-212, Gen 3n, Rom t2/6, Gal 1/8, Rom 12/32, Eph 4/142
8- et Froidmont revenant à la charge contre fils et
père: 141c, 890-905
Rom 8121-22
2936 9- enfin, la critique, paz P. Bartholin, de ce Troisième Ciel: 179, 89-122s
2 Cor 12/2n, Mt 18/102, 2 Cor 5/12, Lc 23/43, 2 Cor 12/42, 12/2n, Apoc 12/5, Is 66/ln, Apoc 7/9, 3 Reg 8/275, 1 Tim 6/16, Jn 1/95, Ps 33/9,x, Is 57/15, Rom 11/20, Prov 25/272
d) d propos de divers autres problèmes
dl) l'arrêt des cieux à la fin du monde, indice de leur mouvement
1- Suarez qui voit, dans le verset de Rom 8, une libé-
ration de la vanité en cet arrêt: 92a, 4-15
Eccl 1/24, 1/5-6n, Rom 8/203, 212
2- et Ross qui raisonne de manière analogue à Suarez: 195a, 251-264
Is 601202, Apoc 10/62, Rom 8/203, Eccl 1/5-6n, Gen ln
3- mais avec la réponse que Wilkins fait à Ross en interprétant de la gloire de l'Eglise triomphante les versets que celui-ci avait avancés: 2096, 1047-
11340
Is 60/202, Apoc 10/62, Rom 8/203, Eccl 1/Sn, Is 601192, 60/202, Apoc 21123, 22/5, 2 Pet 3/10,122
d2) les étoiles nouvelles
1- Vallès pour lequel l'étoile `nouvelle' - la nova de 1572 -, ne peut être telle puisque tout a été créé à l'origine: 75, 65-87
Gen 2/14, Ecc13/14
2- et, dans la même ligne, La Galla qui refuse, à pro- pos de la nova de 1604, toute création nouvelle à partir de deux autres versets, mais qui ajoute cette citation de Jn -`mon Père travaille toujours ... prise chez Jérôme et interprétée par ce dernier de la création des âmes humaines: 126, 69-89
Gen 211q, 212, Jn 5/17
d3) les anges, moteurs des étoiles
1- Cesi qui, dans un refus de l'existence des orbes, donne une liste impressionnante de versets en faveur de l'existence de ces anges: 149, 106-145
Apoc 12/4, Job 25/S,er, 4/18, Jug 5/203, Is 45/123, Job 38/73, Bar 3/34-35y Ps 146/4n, Job 9/13q, Is /4/123, Eccl 1 /6n
2- et, un peu dans la même ligne, mais de manière critique, Campanella qui mentionne le combat des étoiles contre Sisaza (Jug) - un verset que citera La
Lande (320: 51-56) avec celui de Esd, mais en ne reprenant pas celui des planètes errantes de Jude -: 134a, 51-59 et 708-7450
Jug 5/203, Jude 133, 3 Esd 41345
3- en sens inverse, Wilkins qui critique de manière pertinente une exégèse dérisoire du Ps 135 faite par Cajétan à propos d'une `âme intelligente' mouvant les cieux: 2096, 1152-11670
Mt 24/295, Job 9/134, Ps 135/52
4- et Zimmermann qui, dans une réfutation de Riccioli, fait appel à un verset de l'Ecclésiastique les étoiles `qui observent leurs rangs parle Verbe de Dieu'-: 310,31-570
Si 43/11
5- tandis que dans une ligne différente, Ph. Lansberge remplit d'anges bons et mauvais l'im- mense espace vide entre Saturne et la sphère des fixes, en terminant sur `l'atteinte au talon' de Gen 3:
1536,548-5730
Jude 9, Apoc 12/7-8, 1 Cor 15/28, Gen 3/15
6- et la manière dont Froidmont lui répond: 141c,
667-693
Eph 2122, 61122
d4) la terre affermie sur les eaux
1- Wilkins qui discute longuement des limites de la mer et de `la terre sur les eaux': 2096, 692-7590 Ps 23/2n, Ps ]35/6n, Job 38!8,10-11, Prov 8/29n, Jer 5122, Eccl 1/7n, Lc 5/4n, et Ps 23/2n, 135/6n, Is 45/123, Job 38/73, Ps 18/3-4, Jos 10/12n
2- Rheticus qui, à propos de ce même `la terre sur les eaux', renvoie à une citation d'Esdras incluant un `par son Verbe', puis à celle de `1a semence jetée en terre' de Jn 12 - en fait, précise-t-il, elle ne meurt pas -, et qui, pour `les eaux au dessus du firma- ment', donne une interprétation paradoxale de Mt 16/4: 256, 449-536 et 537-5740
Ps 23/2n, 135/6n, 4 Esd 16/59A, Gen 1/1-22, Gen 1/9n, Ps 135/6n, Prov 8/29n, 103/6, 32/74, 103/94, Gen 1/9n, Job 26/7n, Jn 12/24-25, et Gen 1/14-193, 2 Pet 3/6, Mt 16/4, 4 Esd 16/59A, Hab 2114, Job 38/9,
26/7n

3- Ph. Lansberge qui fait un appel amusant au `bâtir sur le roc' de Mt, dans une brève discussion sur `la terre fondée sur les mers' du Ps 23/2: 1536, 146-
1590
Ps 23/2n, Mt 7/24
2937 ~ et Froidmont qui, dans une discussion ironique avec J. Lansberge od interviennent les digues cons- truites paz les `Zélandais' pour se protéger de la mer, cite ces versets de Job parlant des limites imposées par Dieu à la mer: 141c, 395-422
Job 38/10-I IA
5- enfin, dans une ligne différente, Bérigard qui fait une allusion au passage de la Mer Rouge en discu- tant la théorie des marées de Galilée: 180, 4-5
Ex 14121-22
d5) la pluralité des mondes
1- Campanella qui remarque que la pluralité des mondes habités supposerait une réinterprétation des versets considérés si elle était réelle, ce que Wilkins reprend dans des termes presque identiques: 134a,
807-825c
Gen 3, Eph 1/102, Col 1/203
-ce que lui reprend Wilkins: 209a, 7-38c
Eph 1/102, Col 1/19-20
2- Pardies qui a des remarques nuancées sur la pos-
sibilité de l'existence de créatures rationnelles
ailleurs que sur la Terre, avec une finale contenant trois citations implicites de Heb, Col et Sag: 281,
96-133
Is 66/ln, Ps 18/6n, Gen l/ln, Gen 1/2n, Job 38/73, Heb 2/10, Col 1/164, Sag 12/16
3- Morin qui cite ce verset -`mes délices sont avec les enfants des hommes'- pour justifier l'existence de `créatures corporelles intellectuelles' sur la seule Terre: 177a, 223-246
Prov 8/312
4- La Galla qui affirme l'existence d'un monde unique à partir d' un verset du prologue de Jean: 126,
27-36
Jn 1/]0
d6} les comètes
1- G. Wendelin qui éprouve le besoin de faire réfé- rence aux `signes venant du ciel' à propos des comè- tes et des éclipses, bien qu'il se refuse à leur octroyer cette signification tout en en donnant des exemples: 174c, 32-SOc
Jer 10/23, Bar 6/66, Mt 12138, 1611, 12/39, 16/42
2- ou qui retranscrit, à propos des comètes, tout le cantique de Hab 3 dont nous donnons un fragment dans notre extrait: 70-90c
Hab 3/3b-5
3- Cysat qui compare de manière paradoxale l'arc- en-ciel, `signe d'alliance entre Dieu et la terre' après te déluge (Cen), et les comètes que Dieu susciterait pour manifester sa colère, cela bien qu'elles aient une origine naturelle: 151, 22-31
Gen 9/1.2-13
d7) le poids des nombres
1- Bodin qui fait appel aux 10 courtines du Tabernacle pour prouver l'existence de seulement 10 orbes, étant précisé qu'il faut nécessairement recourir à `la fontaine des Hébreux' pour trouver ce qui est caché à l'homme: 67b, 22-36
Ex 25-26, 26/1, Ps S/4n
2- ou Sizzi qui part du candélabre de Moïse pour prouver qu'on ne peut avoir plus de 7 planètes: 123,
58-77
Ex 25/31-393, Zach 4/2, Gen l/14n
3- dans une ligne légèrement différente, Ricius qui fait référence aux jubilés du Lévitique à propos du mouvement de précession de 49 000 ans: 10, 12-37
Lev 25/1-7,25/8-12
4- ou Reisch qui, avec une citation d'Augustin incluant Rom 6, refuse la grande année cyclique de Platon: 8, 75-82
Rom 6/9
d8) divers autres traits
1- Apian qui, dans une discussion sur le calcul de la date de la fête de la Pâque où il cite tous les versets concernant le `quatorzième jour du premier mois' de la Pâque de l'Exode, décrit ensuite à l'aide des ver- sets de Mt comment le Christ l'a `accomplie': 24, 5-
39
Ex 12/1-3, 12/11, Lev 23/5-6, Nb 28/16-IS, Dt 16/1, 1 Esd 6/19, 2 Chron 35/1, Mt 5/17, 26/17,20
2- Valerius qui réfute l'existence d'une âme du monde parce que même `les petits moineaux sont gouvernés par la providence de Dieu': 53a, 16-28 Mt 10/29
3- Keckerman qui pose l'affirmation cosmologique fondamentale que Dieu est la cause première, après une énumération de versets exprimant que Dieu a fait ceci ou cela: 101a, 9-32
Ps 103/Sn, 7414n, Prov 8/29n, 3/19n, Job 26/7n, Sag 11/21 n, Apoc 1/8
2938 - ainsi que K. Bartholin qui, dans un De Mundo, re- prend la même affirmation de maniëre abrupte: 145a, 13-16
Act 17/24, Rom l 1/36 e~
4- Worm qui parle du nombre incalculable d'étoiles:
156a, 38-42
Gen 15/Sn, Dt 10/22, Jer 331222, Ps 146/4n
5- Patrizzi qui fait appel à un verset de la Sagesse pour en déduire qu'un rayon de Solei] est plus puis- sant que le feu: 88, 42-54s
Sag 16/27
6- et M.F. Wendelin qui, à propos de la chaleur du Soleil, donne une liste impressionnante de versets, tout à fait typique d'un recours à l'Ecriture comme source de connaissance: 166, 65-70
Ps 18/7n, 120/6, Ex 16/21, ] Sam 11/9, 2 Esd 713, Is 49/10, Jon 4/8, Mc 4/62, Je Ill 1
7- Horrox qui refuse la possibilité d'une vieillesse présente du monde, en opposant `la loi immuable' donnée aux cieux (Ps 148) au contenu des deux ver- sets purement apocalyptiques qui font suite: 214,
32-74c
Jos 10/13n, Is 38/8n, Ps 148164, Mt 24/298, J13/15A, Cen 1/14n
8- enfin, Liceti qui tient un discours étonnant concernant les six espëces de position ou d'orienta- tion soit du monde soit de l'homme selon Aristote, confirmées par l'Ecriture: 200a, 56-80
Ps 88/122, 88/13, Tob 1!1

D5. Usages particuliers
de l'Écriture
dans des discussions relatives au conflit

a) à propos de ce qui concerne le langage de l'Écriture
al) des exemples de métaphores
[ils sont surtout le fait de coperniciens, et nous adjoi-
gnons les critiques qu'en font des non-coperniciens]
al I) des exemples proprement cosmologiques
1- le ciel de fer de Lev, les cataractes de Gen 7, et le firmament séparant eaux d'en-haut et eaux d'en-bas de Gen 1, selon Rothmann: 64c/94, 105- (] 9c
Gen 1/16n, Lev 26!192, Gen 7/113, 1/73
- et Aslaksen qui donne une tout autre interprétation des versets du Lévitique et de Gen 7/1.1:95, 134-148 Gen 7/i 1;, Lev 26/19y Dt 28/12,
2- exemples d'expressions scripturaires jugées inac- ceptables - colonnes du ciel, c8tés du ciel, extrémi- tés -, selon Havemann: 164, 170-180s
Job 26/1 ln, Jer 31/8, Ps 2/83, 21/28q
3- à propos du qualificatif `grand' donné à la Lune dans l'expression `grand Luminaire', une citation de Revius faite paz Du Bois pour justifier ce qualifica-
tif à]'aide d'autres expressions scripturaires dési-
gnant `la puissance et les opérations' de ce dont on parle, mais dont aucune cependant ne vise une réalité physique: 2456, 222-237
Gen 24/35, Ecc12/]0, Lc 1/15, 1 Cor 13/13
4- ou encore, à ce même propos et encore par Du Bois, cette comparaison avec les qualificatifs `saint' ou `Lumiëre' donnés à l'Esprit, à l'Église, au Christ, et la raison commune qui en est donnée: 3 ] 4-329 Is 49/6, Eph 5/8
5- enfin, un exemple de `métonymie' od il est parlé du Soleil pour signifier ses rayons, selon le semi- copernicien Dalrymple: 303, 46-78s
Jos 10/12-13n, Is 38/8n, Job 3/16
a12) les divers exemples donnés par Wittich (249) et dont aucun ne se situe dans une ligne cosmologique l- le `stylet' d'Isaïe, interprété comme étant la manière de l'Écriture de toujours parler à la manière humaine, ce qui sera repris et contesté par Riccioli et Du Bois: 249, 54-67nc; 2426, 112-118; 2456 (voir
249,67n)
Is 8113
2- le langage provisoire tenu par les Apôtres à pro-
pos de la circoncision: 249, 69-83c
Gal 5/2, I Cor 13/12n
3- une parole du Christ à Nicodème à propos de l'emploi de paraboles: 249, 100-1 lOc
Jn 3/12
4- le `Dieu seul est bon' de Mt 19 et le baptême pour
les morts en 1 Cor: 249, 112-]22c
Mt 19/172, 1 Cor 15/29
2939 5- Hérode, appelé roi, ce qu'il n'est pas, ou bien Melchisédech sans père ni mère: 249, 135-1470 Mc 6/142, Heb 7/33
6- et deux autres exemples -`je ne suis pas venu agpeler les justes ...' en Lc et `le diable, dieu de ce monde' en 2 Cor -, pour lesquels Riccioli critique Wittich et que nous n'avons pas retenus explicite- ment chez ce dernier: 242b, 266-275
[selon le résumé que nous donnons, Riccioli critique également Wittich pour Mt 19/17, Mc 6/14 et Heb 7/3]
Lc 5/52, 2 Cor 4/4
7- puis la critique que fait le cartésien Wittich de l'emploi du terme `coeur' dans l'Ecriture: 245b/249, 512-5280
Ps 23/4, 83/3, Mt 6/212, Prov 2/10, 15/14, 7/3
8- et la réponse que lui fait Du Bois en terminant par
la glande pinéale de Descartes: 245b, 529-541
3 Reg 8/39, Apoc 2/23
a13) les exemples donnés par J. Lansberge (189) d'un `parler de l'Écriture non selon la vérité de la réalité'
1- d'abord ce qui est dit de l'aspic selon Is 59 et Ps 57 par J. Lansberge (189) avec des citations de G. Sanchez et de Calvin, et qui est repris soit succincte- ment par Froidmont (141c), soit de manière plus incisive par Polaeco (231): 189, 311-3420; 141c, 331-345;231,130-156
Is 59/54, Ps 57/5-64
2- Du Bois traitant longuement le seul Ps 57, d'a- bord en ce qui concerne le Magicien dont parle le verset 6, puis, en quelque sorte dans une défense de Calvin, donnant trois exemples de `comparaisons' utilisées par l'Écriture sous forme de paraboles, dont la dernière, l'enfant prodigue, semble mal venue: 245a, 398-459
Ps 57/5-64, Ex 7-8, 1 Sam 28/7, Act 8/9, 13/6-8, et Jug 9/8-15, 2 Sam 12/1-4, Lc 15/11-32
3- d'autres exemples à propos du tonnerre, dont J. Lansberge pense qu'on peut l'expliquer maintenant par la poudre à canon, et à propos de la capture de la baleine qui est maintenant pratiquée de manière courante alors que l'Écriture la dit être impossible, ce qui est repris succinctement par Froidmont: 189, 355-3650 et 141c, 309-315
Job 26!143,40/20-41/252
4- la critique de Du Bois étant beaucoup plus déve-
loppée: 245a, 463-514
Job 26/143, 4111, 41/6-8, 41/17-20
a14) la mer d'airain, et le problème des chiffres arrondis
1- tout d'abord, en liaison avec le problème de la cir- conférence de la mer d'airain, la remarque de FroidmonC notant que Luc parle du Christ comme ayant `environ 30 ans', alors que Kepler prétend qu'il avait dépassé 33 ans: 141b, 480-485
Lc 3/23
2- et cette autre où Froidmont ajoute dans la discus-
sion le verset 7/24: 141c, 225-246
3 Reg 7/23n, 2 Chron 412n, 3 Reg 7/24
3- ou bien la remarque de Du Bois concernant la durée du séjour d'Israël en Hésébon, arrondie de 284 années à 300: 245x, 216-225
Jug 11/26
4- et une avalanche de versets donnés par Holwarda à propos des chiffres où l'Écriture manque entiëre- ment de précision, la référence à 2 Tim 3 précisant qu'Étienne qui parle en Act 7 est pourtant dit inspiré de Dieu: 213a, 61-1000
Gen 46/5-27, 2 Tim 3/16n, Act 7/14, 3 Reg 7/23n, 2 Chron 4/2n, 3 Reg 7/26, 2 Chron 4/5, 2 Sam 10/18, 1 Chron 19/18
al g) la maniëre dont l'Écriture parle de Dieu, ou des Anges
1- trois métaphores concernant les modes de pré- sence de Dieu, qui sont avancées par Ph. Lansberge, puis reprises par Lipstorp (247) mais critiquées par Ross (195a): 153a, 7-16 153b, 163-1690; 195a, 147-1.54;247,435-4410
3 Reg 8/276, Gen 11/54, 17/224
2- les divers traits sous lesquels Dieu peut apparaître - buisson ardent, colonne de feu et de nuée, les trois hommes du chêne de Mambré, colombe, visage d'Étienne comme celui d'un ange -, selon Von Guericke: 286, 177-1860
Ex 3/2, 13121-22, Gen 18/2, Mt 3I16A, Act 6/15
3- et, avec Foscarini, d'autres métaphores pour par- ler de Dieu, dont `je me tiens à la porte et je frappe' (Apoc): 135a, 208-2340
Gen 3/82, Job 22/142, 31/4, Apoc 3/20
2940 4- les deux premiers versets étant repris paz Du Bois pour contester l'usage qu'en fait Foscarini: 245a, 580-587
Gen 3/82, Job 22/142
S- puis les Anges apparaissant sous les traits d'hom- mes, signe de mise à la portée du vulgaire, selon Du Hamel: 259a, 32-48
Gen 18/1-2, Act 1/102, Mc 16/5
6- enfin, les modes selon lesquels l'Ecriture nous pazle d'une manifestation de Dieu - Mambré en Gen 18,1'échelle de Jacob en Gen 32,1'Incarnation en Jn, l'Esprit Saint en Act 2 et Act 10 -, et qui expriment la réalité aussi bien que la manière dont l'Ecriture nous parle de l'immobilité de la Terre, selon Herbin: 251, 465-492
3 Reg 8/275, Gen 11/5,7, Is 64/1, Ex 33/9, Gen 18, Gen 32, Jn 1, 7n 3, Act 2, Act 10144-46
a16) autres exemples
1- des métaphores pour pazler de la mort, auxquelles sont ajoutés la parabole du mauvais riche et un ver- set de l'Ecclésiastique concernant la Lune chan- geante, et le problème posé paz le langage de Moïse pazlant de `jours' avant la création des luminaires, selon Foscarini: 135a, 235-256 et 257-2720
1 Sam 15/32, Ps 54/16, 7/14, 9/15, 22/4, 48/15, Cant 8/6A, Job 18/13, 28/22, Lc 16/19-31, Si 27/122 et Gen 1/5,8,13,19
2- des exemples d'un parler selon le vulgaire, pris chez des Pères, dont aucun cependant n'a une réso- nance cosmologique, selon ce même Foscarini, et dont les deux premiers sont repris par Galilée et Lipstorp: 135b, 258-2720; 136b, 822-8360; 247, 328-3370
Jer 28/103, Mt 13/553, Jn I/45
- et cet autre exemple chez Chrysostome: 135b, 272- 273
Jn 1/45
3- Pardies donnant, comme azgument copernicien, un exemple analogue à l'un des exemples précé- dcnts, àsavoir Alexandre le Grand, fils de Philippe: 281, 194-205
1 Mac l/1
4- ou bien une discussion complexe de Herbin, dis- tinguant entre `la chose et le mode de la chose' et donnant en exemple deux expressions différentes employées parle Christ 251, 885-903
Lc 22/29-30, Mt 20/23
5- et surtout la défense du langage de Moïse, lui qui pazle avec Dieu comme avec `son Interlocuteur très ami (Gen)', et contemple dans une extase l'ceuvre des six jours: 414-437
Ex 33111
a2) des discussions concernant le `parler selon le vulgaire'
a21) de la part de coperniciens
1- à propos de `la terre affermie sur les mers', selon Rheticus: 25b, 449-5080
Ps 23/2n, 135/fin, 4 Esd 16/59, Gen 1/1-22, 1/9n, Ps 135/6n, Prov 8/29n, Ps 103/6, 32/74, 103/94, Gen 1/9n
2- toute l'exégèse remarquable, par Kepler, du Ps 103 qui n'est pas `une dispute de physique' mais `un Hymne au Dieu créateur': 93ab, 171-2510
Ps 103/3-4, 103/5-18, 103/19-24, 103/25-26, 103/27 et sqq.
3- exégèse à laquelle il faut cependant opposer celle de Minerva, proférée en des termes très proches, mais concluant en sens inverse: 143, 272-290
Ps 103/2n, 103/3a2, 103/abc, 103/4, 103/Sn
4- et, du même Kepler, un autre passage oü il inter- prète allégoriquement trois versets, avec la remarque concernant les `colonnes' du Ps 74 dont il donne une version `politique' qui n'est pas hors contexte: 93c, 50-580
Eccl 1/4n, Ps 103/202, 74/4n
5- ou encore deux autre remarques analogues sur le
Ps 103: 93d, 184-2080
Ps 103/5-9,103/202
6- les raisons pour lesquelles `l'Ecriture n'instruit pas les hommes de la vérité des secrets des Choses et de la Nature', avec des citations impressionnantes de 1 Jn et 1 Cor 2/2, selon Foscarini: 135a, 300- 3760
Eccl 1/183, 3/lln, 1 Cor 4/5, 13/12n, 1 Jn 312, 1 Cor 13/12n, Si 15/3, 1 Cor 2/22, Is 48/175
7- une citation de Voetius concernant l'incomplétude de la connaissance qu'avaient les Apôtres à propos des secrets de la nature, ce qui est appliqué à Josué par Wittich:245b/249,701-7150
Jn 16/13, 1 Cor 13/9
8- cela étant aussitôt dénoncé paz Du Bois: 245b,
716-731
Act 10/9-16, 34-43
2941 9- après l'affirmation que l'Ecriture emploie le lan- gage du vulgaire en parlant du Soleil et de la Terre, et un rappel de l'exemple de lamer d'airain (3 Reg), cette réminiscence de la finale de Jn faite par Von Guericke et selon laquelle `le monde ne suffirait pas à contenir les livres qu'on écrirait' si l'Esprit Saint avait voulu enseigner non seulement la pazole de Dieu mais aussi corriger toutes les opinions fausses concernant les réalités naturelles: 286, 273-309c
3 Reg 7123n, Jn 21/25, Eccl 3/11~
a22) de la part de non-coperniciens
1- une réfutation du parler selon le vulgaire, avec
Froidmont: 141c, 555-571
Jug 5/31, 1 Cor 15/414
2- et des exemples plaisants donnés par Du Bois, concernant soit Mahomet, soit Chamos, le faux Dieu des Ammonites (Jug), où le dire n'est pas `selon la vérité de la réalité': 245b, 614-628
Jug 1 Il24
3- une longue discussion de Riccioli pour réfuter une raison donnée pour ]e `parler selon le vulgaire' - ce serait, pour le vulgaire, la difficulté de com- prendre le mouvement de la Terre -, incluant des alternatives aux paroles du Christ et de Josué en Mt 5 et Jos l0 -elles consistent à exprimer le même fait, sans parler explicitement du mouvement du Soleil; ainsi, le vulgaire n'aurait pas été induit en erreur - et s'achevant par des citations scripturaires incisives: 242b, 175-265
Mt 5/45n, Jos ]0/13n, 1 Cor 2/6, 2/14, Mt 7/6
4- un refus analogue en faisant appel à des paroles du Christ, lui qui est `la Vérité elle-même', ou à la manière dont les évangélistes précisent le moment de ses actions dans la journée, y compris les femmes au tombeau le matin de la Résurrection (Mc 16), avec Windekilde: 267, 453-472
Mt 5/45n, 13/6, Mc 1/32, 4/62, 16/2, Lc 4140
5- et un autre refus, faisant appel aux colonnes de feu et de nuée de l'Exode à propos des `colonnes du ciel', avec Herbin: 251, 803-818
Job 26/1 ]n, 2 Sam 22/8n, Ex 13/22
6- en regazd des affirmations de l'Écriture concer- nant le mouvement du Soleil, un appel aux prodiges de l'Exode, et en particulier à celui des ténèbres, pour en conclure que ces prodiges ne seraient, eux aussi, que `des songes pénibles d'hommes éveillés'
comme pour le mouvement du Soleil, avec Accazisi: 205, 71-108
Eccl 1/5-fin, Jos 10/12-14n, Is 38/8n, 4 Reg 20/l ln, Ex 10/22
7- reconnaissance du fait que l'Esprit Saint s'accom- mode, àpropos de réalités spirituelles, à la manière de concevoir du vulgaire - la Vigne avec Isaïe, l'Epouse avec le Cantique, la parabole du festin en Mt 22 -, ce qui ne signifie pas cependant qu'il le fait pour les réalités naturelles, avec Herbin: 251, 778-800
Is 5/1-7, Cant 1-4, Mt 22/t-14
b) attitudes par rapport à l'Eerirure
bl) affirmations exprimant que l'Ecriture est incon- tournable
1- qu'il ne faut `s'en écarter ni à droite ni à gauche',
selon Rheticus: 25b, 36-51, 66-68c
Dt 5/32, 17/11, 28/14, Jos 1/7, 2 Cor 10/5
2- que l'Ecriture est très certaine quand elle parle des réalités naturelles, selon Casrtrann: 100a, 24-36 Jn 17/7, 2 Tim 3/16n, 2 Pet //212, Ps 1117, 118/160
3- que la Parole prophétique, i.e. l'Ecriture, est au dessus de la Raison et des Sens avec Foscarini, étant alors cité un verset de 2 Pet qui est interprété de manière inexacte, le passage étant cité par Du Bois qui ne relève pas l'erreur mais ajoute un texte de Descartes allant dans le même sens: 135a, 12-34c; 245a, 609-631
2 Pet 1/192
4- que `la piété interdit de jouer' même avec `un point sur l'i' de I'Ecriture, selon K. Bartholin: 145c, 36-45
Mt 5/184
5- le même verset de Mt étant repris par Riccioli dans un commentaire d'un texte d'Augustin écartant une discussion cosmologique difficile pazce que non nécessaire au salut, ou par Lesle (263) citant implicitement Bartholin et dont son contradicteur, Windekilde (267), prend occasion pour le fustiger: 242a, 916-932; 263, 29-32s; 267, 21-25, 44-46, 310-321
6- que ces affirmations de l'Écriture, `la bouche du Seigneur les a prononcées', y compris celles concer- nant `ou les choses historiques ou les choses de la nature', selon Froidmont: 141c, 217-224
Is 1/20
2942 7- comment, selon le théologien Oregio dans une discussion sur les eaux au dessus du firmament, il faut laisser place à la recherche, mais à condition de `ne rien corriger ou réfuter de ce que Dieu a dit, lui qui est l'ipsumesse - les trois premiers versets -et de qui vient toute science et sagesse': 172, 64-76 Ex 3/14, Sag 13/12, Jn 8/28,58, 3 Reg 3-4, Si 1/l, Sag 9/6, Is 40/13,x, Rom 11/34, 1 Cor 2/162, Job 38/4,7
8- comment le copernicien J. Lansberge afftrme que `les Ecritures sont de diamant', et que `aucun juge sur terre, pas même Paul ni un ange venu du ciel (Gal), ne le séparera d'elles': 189, 977-9940 Rom 12/6, Gal 1/8, Rom 12/32, Eph 4/142
9- ce dernier verset, `ne pas se laisser emporter à tout vent de doctrine', étant repris par Ross dans un contexte cependant différent parce que visant ceux qui adhèrent à de nouvelles doctrines: 195b, 69-87
10- enfin l'allusion à la queue du chien de Tobie paz Riccioli, quand il expose ce qui est de fide parce que `dit dans l'Ecriture': 242a> 887-895
Tob 11/92
11- Galilée ayant déjà évoqué ce trait quant à la seule existence de ce chien, dans une distinction d'ailleurs remarquable entre affirmations d'ordre naturel et d'ordre historique dans l'Ecriture: 136a, 41-560
Tob 11/92
b2) sur l'interprétation de l'Ecriture
1- l'une des rares citations scripturaires faites par Galilée, provenant d'ailleurs d'un texte d'Augustin et exprimant la prudence qu'il faut avoir dans l'in- terprétation de l'Ecriture: 136b, 105410670 1 Tim 1/7A
2- affirmation que le `vrai sens' de l'Ecriture n'est ouvert qu'à celui dont l'esprit `est soumis aux Prophètes', selon Chiazamonti: 186b, 27-37
1 Cor 14/32
3- une longue discussion sur la multiplicité des sens littéraux à partir des `os non brisés' de l'agneau pas- cal, dont la lettre est `accomplie' dans la mort du Christ, selon Inchofer: 188, 237-304
Gen 1/ln, Ex 12/46, Nb 9/12, Jn 19/36, Jn 19/36,37
4- comment certains `ont évacué paz la grâce de Dieu ce qui est de l'enfant' pour ne pas détourner l'Ecriture de ses sens, selon Polacco: 231, 251-266 Gen ln, Eccl 1/7n, 1 Cor 13/11
5- les remarques cinglantes de Wilkins à propos des rabbins qui pensaient que `la loi de Moïse contenait en elle ... tout secret qui peut être possiblement connu en tout art et toute science': 209b, 615-6510 Dt 3/11, Job 40/10, Ps 49/10
6- Brnnsmand citant deux versets particuliers selon lesquels le témoignage de Dieu est supérieur à tout jugement humain: 306, 100-115
i Jn 5/9, Rom 3/4
b3) l'Ecriture et les réalités naturelles
631) la louange que fait l'Ecriture de l'astronomie
1- une louange indirecte d'abord, qui motive l'étude de l'astronomie par les enfants, selon Borrhaus: 39, 114-129
Is 65/17, Apoc 21/13, Is 60/192, Jn 8/122, 1/9g
2- une louange exprimée par Maestlin d'une manière fantastique, avant de conclure en affirmant que `tous les fondements de l'astronomie' se trou- vent dans l'Ecriture: 70b, 68-1610
Is 40/263, Job 9/9-1Q Am 518q, Ps 18/2,6, 32/65, 148/3-4, Dan 3, Si 43, Gen 15/Sn, 37/5-11, Is 38/1-8, Mt 2/2n, Lc 23/443, Ma14/2n, l Cor 15/40-41, Dan 12132, Mt 13/432, Gen 1/14n, Ps 103/19n, Si 43/8,x, Jer ]0/2g, 10/12,et, Mt 16/2-32, Lc 12/54-56, Is 13/103, 14/128, Si 44/5, Jos 10/12-13n, Sag 7/17-
192,3 Esd 4/34-36
3- ou bien sa description de la science de Salomon:
6-440
3 Reg 10/2-3, 4/32, Si 47/16-17, Sag 7/15-213
4- et celle de la science qui est contenue dans l'Ecriture, ot~ l'on doit noter cependant l'absence du Ps 103: 58-670
Job 1-42, Si 43, Ps 138, Si 38/1-152, Is 382
5- une autre louange de l'excellence de ]'astronomie à partir de l'Ecriture, selon Wilkins: 209b, 1173-
11750
Job 38/33n, Jer 33/25A, Ps 8/3-6, Sag 7/18-192
6- et dans une ligne légèrement différente, puis- qu'elle est une qualification de l'astronomie elle- même, ces beaux appels à Ex 33/23 - Moïse voyant Dieu seulement de dos
- soit par Eichstadt qui adjoint le verset du Psaume sur l'atteinte de Dieu à travers ses oeuvres et celui de 1 Cor sur le face-à-face futur: 230, 8-20
Ex 33/232, Ps 18/2n, 1 Cor 13/12n
2943 - soit par Wing qui se contente de Rom 1/20: 283, 7-
27c
Gen 3, Ex 33/232, Rom 1/20n
7- ou bien l'affirmation de Münster que, seul, celui
qui est descendu du ciel (Jn) connaît les choses
célestes: 21, 6-29
Jn 3/11-13,Jos 10/12-13n,Is 38/8n
8- et que la science de l'astronomie conduit vers
Dieu: 32-52
Ps 1812n, Is 9/2, Gen 112n, 1/3q, Ps 103/2~
9- ou bien encore, dans un ouvrage anti-copernicien où l'Ecriture est peu citée explicitement, le besoin qu'éprouve Scheiner d'ajouter, en terminant, ce ver- set -`louez-le, soleil et lune ... '- sous la forme d'un Colophon: 127c, ll1-112
Ps 148/3
10- et celui qu'éprouve Frischlin d'affirmer que ce ne sont pas seulement les cieux `qui racontent la gloire de Dieu', mais aussi bien la Terre et tout ce qu'elle renferme, cela s'achevant par une belle cita- tion de Basile: 82, 80-94
Ps 18l2n, Is 66/in, Ps 148/8, 148/9-]0
11- les versets cités par Aslaksen au début de son
ouvrage, `paroles pieuses et célèbres par lesquelles nous est recommandée la connaissance des réalités célestes', et dont le dernier concerne seulement l'arc-en-ciel: 95, 1-13
Ps 18/2n, Co13/1-23, Si 43/1-2, 43/12
b32) rapport entre l'Écriture et les réalités naturelles
l- l'utilisation par Copernic d'un terme de l'épître à Tite (µaTatoA~yot), un hapax dans le Nouveau Testament, lorsqu'il rejette toute intervention de i'Ecriture: 28, 4- t 6c
Tt 1/10
2- Vallès exposant ]'existence d'un enseignement
concernant les réalités naturelles dans l'Écriture en
glosant ces versets de Job: 75, 144-164
Job 36/24-26
3- des réserves sur l'accès à une connaissance de
Dieu à partir de l'Écriture, selon Frischlin: 82, 38-78 Ps 8/4n, Gen 2/16-17, 1/282, 2/19-202, Sag 13/2, Dt
4/19n
4- les remarques de Comenius à propos de ceux qui voudraient, à partir de 2 Tim 3116, exclure de l'Écriture toute connaissance des réalités naturelles: 187a, 111-217
2 Tim 3/16-17, Rom 1/20n, Je 1/173, Dt 4/6, Ps 118/99, Si 1/5, Prov 7/15, Eccl 12/11
5- et les versets impressionnants qu'il met à la base de sa Syrtopse de la Physique réformée selon la lumière divine: 358-395
Ps 8/3, l 1811052, Prov 20/27
6- ou, d'une autre manière, le rapport qu'il établit entre `les Sens, la Raison et la Révélation' en faisant appel à Rom ]0 -`la Foi naît de l'Ecoute'-: 60-83 Rom 10/172
- et, aussi bien, sa conclusion émouvante avec la
citation du cri de l'aveugle de Jéricho: 446-459 I,c 18/41
7- Campanella rappelant que l'Ecriture elle-même nous invite à chercher Dieu à partir des rëalités natu- relles: 134a, 250-262c
Job 38/33,37, Act 17/27
8- Froidmont répondant à Ph. et J. Lansberge qui
excluaient par 2 Tim 3/16 toute connaissance des
réalités naturelles à partir de l'Écriture, et critiquant G. Wendelin d'introduire les termes `axe' et `pôle' en traduisant des versets de Job: 141c, 120-216 2 Tim 3/16n, 1 Tim 2/7, Tt 1/2, 1 Tim 3/15, 3 Reg 7/23n, Job 38/8-9, et 38/32b, 38/32a
9- et encore, montrant que `l'Écriture dit souvent ce que nous voyons par la raison naturelle, et, bien plus, par nos yeux eux-mêmes' en donnant trois ver- sets concernant les fleuves, les vents, et les eaux
dans les nuages, avant d'en venir à deux versets
classiques dont le premier ne fait que dire, selon lui,
ce que dira Aristote: 373-394
Eccl 1/7n, Job 28/254, 26/83, 26/7n, Eecl 1/4-5~
10- Mersenne justifiant par ce verset -`ils resplendi- ront dans l'éternité, ceux qui ont en instruits beau- coup en vue de la justice'- la recherche concernant les réalités naturelles, et cela même par les Théologiens `afm qu'ils repoussent toute impiété qui s'élève contre Dieu lui-même': 161a, 68-90
Dn 12132
ll- Riccioli adjoignant d'abord à 2 Tim 3/16 c'est alors qu'il a la variante, `pour former à l'his-
toire' au lieu de `à la justice'- trois autres versets
allant plus ou moins dans le même sens, avant d'en- trer dans une longue discussion où il donne des exemples de faits (Gen, Job, Eccl, Ps, Job) consti- tuant `l'histoire naturelle' contenue dans l'Écriture, qui sont aussi réels que `la rapidité du Soleil et la
2944 stabilité de la Terre' et où le dernier verset s'ins8re dans une citation de Tycho: 242a, 768-853
Rom 16/4, 2 Tim 3l16n, Mt 22140, Is 48/175, Rom 1/20n, 2 Tim 3/16n, Gen 1/9-12,24-25,29-30, Job 38/8-113, Eccl 1/7n, Ps 134/7,x, Job 26183, Cenl~ l2- et la notation de Du Bois qui demande qui, mieux que l'Esprit Saint, connaït la nature: 245a, 130-143
2 Sam 23122, 2 Tim 3/16n, 2 Pet ]1212, 3 Reg 3/12
13- mais, en sens inverse, Rheticus expliquant pour- quoi et comment l'Ecriture parle des réalités natu- relles: 25b, 54-1070
Gen 3n, Mt 18/14, Ps 118/1052, Dt 4/19n, Rom 1/20n, Ex 2/24, 32/11, Is 44/6
14- ou bien Campanella exprimant d'abord les dan-
gers que présente la recherche: 134a, 81-950
Si 3/22, Rom 12/32, Prov 22/28, 25/272
15- puis rappelant que, pour juger, le théologien doit avoir le zèle de Dieu et la science: 126-130 et 173- 187
Rom 1012 et Tt 1/9
16- et faisant cette remarque significative qu'une interprétation physique de l'arc-en-ciel par la lumière du Soleil n'attente pas à l'affirmation scrip- turaire qu'il est un signe établi par Dieu: 690-700 Gen 9/13
17- d'autre part, Polacco défendant ]a réalité du lan- gage de l'Ecriture concernant le mouvement du Soleil (Eccl, Ps l8) et ayant une notation intéres- sante àpropos duterme omnes de Eccl 1/7 -`tous les fleuves'- selon quoi ce terme n'est pas à prendre toujours dans un sens absolu (Ps 13 et 52), puis concluant sur la science de Salomon: 231, 157-201 Eccl 1/5,7, Ps 18/bn, Si 24/40-43, Ps 13/3, 52/4, 3 Reg 4/34
18- et Herbin qui, s'interrogeant sur la possibilité d'utiliser l'hypothèse copernicienne, affirme qu'il faut `contempler les oeuvres de Dieu selon qu'elles ont été créées' (les Ps) et évoque les parvuli de Lc 10 auxquels `le Père très bienveillant a peut-être concédé de l'accomplir': 251, 914-973
Ps 8/4n, 32/9, Lc 10/2l
19- enfin la conclusion inclassable de l'ouvrage de Ross, où, répondant à Wilkins qui voulait que `l'Astronomie serve à confirmer la vérité de l'Ecriture' et non pas que `l'Ecriture confirme la vérité de l'Astronomie', il donne des citations qui sont toutes plus pazadoxales les unes que les autres,
en particulier celles de Luc 10 -Marie, soeur de Lazare, `qui a choisi la meilleure part'-, de Luc 2 Marie, la mère de Jésus, `qui conservait toutes ces paroles dans son coeur'- et de Jean -`où irions-nous ? tu as les pazoles de la vie éternelle'-: 195b, 316- 355
Phi12/12, Jn 17/3, Phil 3/82, Lc 10/40-42, Ex 12/35, 3 Reg 10/14-23, Lc 2/S1A, Jn 6/68
b33) rapport entre l'Ecriture et la philosophie païenne
1- Pazmani excusant des Pères de n'avoir pas su `apprécier le monde', comme l'Ecriture le dit des philosophes - il cite un texte d'Acosta qui n'est pas dans nos extraits -: 97a, 115-122
Sag 13/9
2- d'autre part les invectives de Casmann contre la Philosophie païenne à l'encontre de celle contenue dans l'Ecriture, à partir de citations de Pères aux- quelles iljoint une affirmation tranchante de la supé- riorité de la science des auteurs inspirés sur celle des philosophes avec les références à 2 Pet et Si et un autre développement plus court: 100a, 76-165 et 167-186
Gen 1/ln, 1 Cor 2/4, Gen 1/ln, 2 Pet 1/212, Si 42/17-18 et 1 Cor 1122-23
3- ou celles de Comenius: 187a, 265-311
1 Jn 2/27, 1 Cor 2/162, 4 Reg ]/2, Gal 5/8, 1 Pet
2/9, Col 2/8, Gen 16, Ex 16, 1 Thes 4/92
4- et celle à peine plus nuancée de Polacco: 231, 87-
102

Rom 1/22
b34) une limite aux connaissances des réalités natu- relles
- l'appel de Wilkins à un verset de /'Ecclésiaste afin de justifier la difficulté qu'il éprouve à répondre à une objection de Froidmont: 209b, 1048-10870 Dt 4/19n, Eccl 81172
c) des usages exceptionnels
c]) ceux où l'Ecriture est détournée de sa lettre [nous entendons paz là des cas où le texte est subrep- ticement modifié dans sa lettre]
1- ainsi Ph. Lansberge qui substitue au `Dieu non de dissension mais de paix' un `Dieu de l'Ordre et non de la confusion' dans ce verset pour stigmatiser l'in-
2945 version que Tycho opère du système de Copernic:
1536,256-267c
1 Cor 14/33
2- Kircher qui, dans un hymne solaire, substitue `le
Soleil' à 'Dieu' pour désigner celui en lequel `nous
avons la vie, le mouvement et l'@tre' (Act): 2176, 6-29 Act 17/28A, Si 43/2n
3- Levera qui substitue `l'Astronomie' à la `Sagesse' comme sujet de la connaissance qui est décrite dans ce verset, et ajoute un `comme les Eclipses' dans le contenu de cette connaissance: 270, 146-155 Sag 8/8
c2) des usages qui sont paradoxaux
1- la manière étonnante avec laquelle Rheticus uti- lise ces versets de Jérémie en vue d'affirmer que Dieu a donné `des Lois [de mouvement] à la Terre de la même manière qu'aux autres corps célestes': 256,345-355c
Jer 33/25-26
2- Kepler qui, en identifiant lumière et Soleil, tend à placer la création du Soleil au premier jour: 93c, 91- 133c
Gen l/ln, 1/265. 1/3q
3- un usage répété du verset obscur d'Is 30 pour en déduire qu'il ne peut y avoir que 7 planètes, par Daneau, Horky et Christiane: 68, 255-258; 117, 8- 17; 244, 49 65
Is 30/263
4- dans un contexte où, à propos de Eccl 1/6, Vallès frôle la cosmologie ancienne de la Bible en évo- quant la protubérance située au Nord et derrière laquelle le Soleil se cacherait dans la nuit, un appel à Is 14 parlant de Satan `siégeant sur une montagne aux côtés de l'Aquilon' pour aussitôt récuser l'exis- tence de cette montagne: 75, 483-518
Eccl 1/6n, Dt 30/44, Eccl 1/6n, Is 14/13
5- le discours de Bruno sur la multitude des soleils et des terres, comportant une exégèse tout à fait spé- ciale d'un verset de Job, cet auteur qu'il apprécie particulièrement, et un usage très libre du langage de Moïse dans la Genèse: 76a, 96-127c
Job 2512, Gen 116-7n
(i- l'affirmation extraordinaire de Campanella expli- quant que, si l'homme est mis dans le jardin de la Genèse, ce n'est pas pour le `cultiver' au sens pro- pre, mais pour pratiquer la science expérimentale, cela comme tête du genre humain, puis ajoutant une
série d'autres références scripturaires en mention- nant au passage ce qui a été révélé à Sainte Brigitte: 134a, 189-227c
Gen 2/152, Rom 1120n, Ps 68/33, 118/129, Eccl 1I13a3, Sag 7/15-213, 3 Reg 4/29-34A, Ps 18/2n, Rom 1/20n, Ps 147/20, 18/52
7- et la pseudo-démonstration copernicienne de Foscarini, à partir du candélabre construit par Moïse ou des vêtements d'Aaron: 135a, 707-716c
Ex 25/31, 25/32, 25133-35, 28133-34, Sag 181243, Nb 20/5, Jl 1/12, Ag 2/20, Dt 8/8
8- l'appel, fait par Comenius, au verset de Mt 13 concernant `les choses cachées depuis le début du monde' pour justifier la nécessité d'user de l'Ecriture dans la recherche concernant les réalités naturelles: 187a, 46-59
Mt 13/35
9- les théologïes `magnétiques'
soit de Kircher partant du verset de Jean -`si mon Père ne l'attire'- et construisant un discours sur `Dieu, Aimant de toute la Nature': 217a, 87-89
7n 6/44A
soit de Grandami qui développe une théologie de l'Incarnation par analogie avec les propriétés d'un aimant, orienté peut-être en cela paz un texte de Jérôme sur ce verset de la vocation de Matthieu: 233, 63-89
Mt 9/9
10- la `voix' prêtée aux comètes par Christiane en faisant allusion à la prédication de Jonas et à la `voix' que David attribue aux cieux dans le Ps 18: 244, 84-99
Jon 3, Ps 18/3-5
11- le développement de Cellarius sur l'analogie entre Sag 11/21 -`nombre, poids et mesure'- et la Trinité dont nous signalons seulement l'existence: 261,92-94
Sag 11/21~
12- enfin, un verset johannique associé, par Zimmermann, à un théorème concernant l'ascen- sion droite d'une étoile: 310, 12-13c
Jn 14/6
- ou bien sa lecture copernicienne plutôt fantastique du `Notre Père', reliant chacune des sept demandes de cette prière à l'une des planètes - la Lune est comptée parmi elles tandis que le Soleil représente le Père -, avec une interprétation spéciale pour cha- cune d'elles: 380-463
2946
INDEX THÉMATIQUE : BDS

218
Mt 6/9-13, Je 1/173, Jude 133
c3) des usages où l'Ecriture devient plus ou moins un instrument pour écraser l'adversaire
c31) soit sous un mode railleur
1- par Roeslin, qui critique ces demi-savants qui ne sont que `des aveugles guides d'aveugles': 71b, 105-119
Mt 15/14
2- par Rothmann, à travers une allusion à Nicodème à propos de l'incertitude où il est avec Tycho sur ce qu'est `la matière du Ciel': 64c/94, 41-510
Jn 3/10
3- par Froidmont qui, contre le médecin J. Lansberge, fait une description de la médecine dans l'Ecriture: 141c, 423-431
Prou 25/20, 31/6, Gen 30/37-43,Job 10/10-11
4- par Morin, comparant la foi de Gassendi à celle
de laChananéenne:177d, I1-13
Mt 15/28
5- ou bien une allusion, assez difficile à cerner dans chaque cas, au verset de Luc sur `la Sagesse justifiée par ses enfants', paz Herbin et par Windekilde: 251, 636-651;267,26-34
Lc 7/352
6- et, du premier, un appel prétentieux à Lc 20 -`le baptême de Jean était-il du ciel, ou des hommes ?'- pourjustifier la vérité des `Saints Oracles' en ce qui concerne le mouvement du Soleil et le repos de la Terre: 251, 538-541
Lc 20/3-6
7- dans une ligne différente, l'usage que fait Liceti du refrain du Psaume -`éternelle est sa miséri- corde'- en écho à un refrain d'un poème de Martial plutôt vulgaire, tout cela à propos d'un raisonne- ment circulaire: 200b, 5-9
Ps 135/1-4, 135/25-26
c32) soit d'une manière peu admissible
1- par Ross qui, dans une réfutation de l'approbation qu'aurait reçue Copernic de la part d'autorités ecclé- siastiques, compaze SchSnberg 'sollicitant les com- mentaires de Copernic' à Hérode désirant voir le Christ: 195b, 189-195
Lc 23/8
2- par Fantuzzi, qui qualifie les novateurs de 'ordure des lettrés' en utilisant le terme grec par lequel l'a-
pôtre Paul exprimait ce qu'il était devenu aux yeux de beaucoup dans sa faiblesse apparente et les persécutions subies: 206, 9-34
1 Cor 4/13
3- par Sperling, qui reproche aux coperniciens de rechercher leur gloire et non pas celle de Dieu (Jn): 212, 52-73
Act 7/2, 1 Tim 1/172, Ps 91/5-6, Sag 13/12, Jn 5/44, Sag I1/21n
4- enfin paz Ross, qui, ne visant pas des personnes paz- ticuli8res en ce cas, dénonce ceux qui affirment que `taus les Scribes de l'Esprit Saint parlent selon l'appa- rence' pareeque David le ferait dans le Ps 18 à propos du mouvement du Soleil, et les compare à ceux qui diraient que, Pierre ayant renié trois fois le Christ, tous les Apôtres l'ont également fait 195a, 178-184
Mt 26/34
d) autres usages n'ayant pas un caractère propre- mentcostnologique
[nous regroupons ici des références scripturaires pré- sentes dans les extraits du dossier B et n'ayant qu'un rapport indirect avec la cosmologie ou le conflit entre Ecriture et astronomie]
dl) des usages liés à l'histoire
1- présence dans l'Ecriture de données concernant les empires du monde, et une preuve de l'antiquité de l'astronomie à travers `ces briques cuites, écrites pour le calcul des astres, et trouvées à Babylone', cela bien que seulement huit individus aient survécu au déluge, avec Borrhaus: 39, 97-101 et 102-113 Dan 2 et 7 et Gen 7113
2- allusion par Boulliau, dans un résumé d'histoire de l'astronomie, à la dispersion du genre humain après le déluge: 210b, 81-860
Gen 10/32
3- ou celle faite par Gilbert aux deux 'fondateurs' de la musique et de la technique de la forge, alors qu'il refuse toute science aux premiers hommes: 104b, 8- 170
Gen 4/212, 4/22
4- dans une Préface où Bortsch décrit l'abondance des dons répandus par le `Pére des lumiëres' (Jc) sur un certains nombre de personnages bibliques, mais aussi sur des païens illustres, mention spéciale (Ex 31) de deux artisans de la construction du Tabernacle: 163, 4-26
2947 Je 1/173, Gen 3n, Ex 31/2-6
5- la science astronomique d'Enoch longuement décrite par Rheita, et celle d' Abraham par laquelle il a accédé selon JosBphe à la connaissance de Dieu, par quoi il a mérité d'entendre de Dieu que `sa des- cendance serait innombrable' (Gen 22/17): 234, 24- 58 et 67-83
Gen 5/24n, Si 44/162, Ps 146/4n, Gen 5/1-21, Jude 14-15, 6 et Gen 22/17
6- cette même science astronomique d'Enoch qui, selon Gassendi, n'est cependant pas mentionnée par ]osèphe pazce que ce patriarche est mort à 365 ans, n'ayant donc pas atteint les 600 ans qui ont permis à ses prédécesseurs d'atteindre une science achevée, et les réticences qu'apporte ce même Gassendi à la science d'Abraham ou à celle de Joseph: 2224, 30- 43 et 44-70c
Jude 142, Gen 5/23 et Gen 11/31, 47/22
7- la science de Noé décrite brti8vement par Cellarius, et celle d'Abraham en sa relation à la science des Chaldéens, et encore celle de Joseph qu'il met en relief à partir de ce qu'en dit Étienne dans son discours: 261, 199-205, et 210-223, et 224- 251
Gen 6/14-163, et Gen 12/1, Is 19/3, 19/14, 44/25A, 47/12-13, et Gen 41/47-57, Act 7/10
8- et encore ce que dit Christiani de celle de ce
même Noé: 244, 35-44
Gen 6/14-ibg
9- la science d'Abraham décrite emphatiquement paz Pirovano, avec un complément concernant celle d'Enoch, et une allusion à l'enlèvement au ciel d'Esdras:9, 123-149
Gen ]1/1-9, 19/29, 5/1-21, 5/24y Si 441162, 4 Esd 14/9
10- celle de Joseph, dont A. Curtz pense qu'elle doit être préférée à la science d'Abraham, et celle de Moïse pour laquelle il fait une mention spéciale du candélabre et de son ornementation: 255, 80-98 et 64-79
Gen 37/9, Act 7/22n, Gen 41/45, et Ex 25/31-393, 37119-20
11- celle de ce même Joseph dont Ross, selon le ver- set du Ps, affirme qu'il ne l'a pas reçue des Égyp- tiens mais a au contraire enseigné ceux-ci: 195a, 65-66
Ps 104/22
12- la science astronomique de Moïse, telle qu'elle apparaît dans la construction du Tabernacle et dans la confection du chandelier et des vêtements d'Aazon, avec Campanella: 134a, 284-296c Act 7/22n, Ex 25131-393, Sag 18/248, Heb 9!1,23
13- celle de Josué venant de Dieu et de Moïse, cela dans un contexte qui parle de la réalité de l'arrêt du Soleil, selon Windekilde: 267, 254-282
Dt 34/9, Nb 27/18, 13/17, Act 7/22n, Nb 27120
14- et celle d'Isaïe dans un contexte analogue, étant
alors ajouté que le Christ pazle le même langage
(Mt): 283-300
Is 38/8n, 4 Reg 20/l ln, Si 48125, Mt 5/45n
] 5- celle de Job, telle que la décrit Rheita: 234, 129-
145
Job 9/7>9, 38/31-323
16- tandis que Alsted se sert pratiquement des mêmes versets de lob pour montrer que l'Astronomie est nécessaire au théologien pour comprendre l'Écriture: 116a> 22-28
Ps 8, 18, 103, Job 9/7-9, 38/31,33, 1 Cor ] 51414
17- celle de David et de Salomon concernant le calendrier pour le service du Temple, selon A. Curtz: 255, 182- i 89
2 Chron 35/4
18- une preuve de celle de Daniel étant sa supériorité sur les `devins Astronomes' du roi des Assyriens, mais celle de ces derniers leur ayant permis d'inter- gréter l'étoile de Bethléem et d'accéder ainsi au salut, selon Rheita: 234, 150-164
Dan 5110-12, Mt 2/9-11
19- mention de la conversion de Denys l'A- réopagite, dans une Note concernant ce que dit Sacro Bosco de l'éclipse à la mort du Christ, avec Desbordes: 58, 5-23
Act 17/34, Lc 23/448
20. ou encore, la belle allusion de Snell, dans sa des- cription des navigations qui sont facilitées de son temps par l'usage de la boussole, à l'action mission- naire de l'Église qui accomplit ainsi la pazole pro- phétique de l'évangéliste -`rassembler dans l'unité les enfants de Dieu dispersés'-, en la nuançant cependant paz cette autre affirmation que ces terres nouvelles deviennent ainsi `la proie de notre cupi- dité': 148, 41-52
Jn 11/52
21- mais, dans un contexte qui est astrologique, l'ap- pel paradoxal fait paz Goclenius à cette parole du
2948 Christ —`il ne vous appartient pas de connaître les
temps que Dieu a fixés d'avance'—: 106, 4-6
Act 1 /7 et 1 Cor 12/4-1 ]
d2) autres usages divers
1— allusion aux deux versets —`moi, je suis la vigne' et `priez pour ne pas entrer en tentation'— dans une homélie astrologique de Melanchthon: 18c, 25-53 Jn 15/5, Lc 22/40
2— allusion à la parabole des talents par Rheticus pour affirmer que l'reuvre de Copernic est pour `l'Eglise Catholique du Christ': 25b, 814-8210
Mt 25/14-30
3— un usage paradoxal de l'échelle de Jacob par Gallucci, pour fonder sa description de l'univers: 84, 52-65
Gen 28/10-17
4— une expression remarquable de Gassendi pour parler de l'Incarnation, prise de Baruch et figurant dans un développement abordant le problème de la pluralité des mondes habités: 222b, 10-160
Bar 3/38
e) usages particuliers dans des hymnes solaires [en terminant, nous insérons ces notations qui, d'or- dre cosmologique, sont évidemment indépendantes du conflit]
1— l'hymne très beau de Titelmans, commençant par une allusion à la Transfiguration et s'achevant parle Cantique du Soleil de François d'Assise: 17, 55-103 Mt 17/2-3, Apoc 1/16, Cant 6/9, Si 23/28, 26/212, 27/122, Mt 13/43y Si 17/302, 41/16.43/2-52, Ps 18/6-7n
2— et celui de J.P. de Mesme, où nous trouvons déjà
Mt 5/45: 43, 84-134
Ma14/2n, Ps 18/6n, Apoc 5/5, Mt 5/45n, Ps 18/7n
3— à quoi il faut ajouter son admirable traduction française versifiée du Ps l8/6-7: 188-199
4— une allusion aux `vierges sages' de Mt 25 dans la belle description du `concert des Cieux (Job 38)' faite par Bellarmin:133a, 171-t99
Job 38/375, Mt 25/4
5— un autre hymne de Ph. Lansberge, d'un style plus paradoxal, faisant du Soleil une image parfaite de la Trinité: 153b, 287-3270
1 Jn 1/5, Jn 8/122, 1/95, 1 Jn 5/7-8, Rom 1/19-202, Ps 18/2n
6— ou bien, dans une ligne proche, cette comparaison entre le Soleil et le coeur, entouré par le péricazde et les poumons que sont Mercure et Vénus autour du Soleil, avec la citation plutôt inattendue, comme preuve d'un fait naturel, du verset parlant du côté transpercé du Christ après sa mort d'où coule de l'eau et du sang: 330-3510
Jn 19/34, Ps 8/7

E. Les interventions de l'Eglise
dans le conflit
et
leur place dans le dossier

(ce que nous décrivons dans ce chapitre est l'attitude qu'ont les auteurs de notre dossier vis-à-vis, non plus de l'Ecriture elle-même, mais des autorités religieuses dont l'intervention devient évidemment possible en tant que l'Ecriture est présente au conflit et que, en l'absence de toute preuve définitive, son interprétation est en jeu]
E1. Rappels d'exemples anciens
d'une intervention

[les rappels d'exemples relevant de l'antiquité pâienne sont significatifs de ]'existence de conflits analogues dans d'autres cultures que la culture chrétienne; d'autre part, les rappels concernant des interventions antérieu- res d'autorités religieuses dans la sphère chrétienne doivent être situées exactement quant à leur portée]
a) des exemples pris dans l'antiquité pàienne
a1) accusation de sacrilège portée contre Aristarque
par Cléanthe de Samos
al 1) ses mentions
[que, après la mention très elliptique de Juste Lipse
(108), la première occurrence se trouve dans
2949 l'Epitome de Kepler (93c) n'est pas sans importance, les deux derniers renvois à Riccioli (242a) étant des citations de Kepler; nous mettons s en indice lorsque le terme `sacrilège', présent dans le texte de Plutarque concernant Aristarque et Cléanthe, est explicitement repris]
93c: 63-65s;
108:
47-48n; 1446: 45n;
1536: 5-6;

2096: 171n;
231:
236n; 232: 27-30s;
242a: 427-
428, 586-595x, 1148-1153; 267: 122-123

a12) emploi générique du terme `Cléanthe'
— cela dans la citation de Huygens faite par De Divinis (Fabri) —les deux premiers renvois —, et la réponse que ce dernier fait à Huygens
262a:10-12,37-4],103-107
— mais déjà chez Kepler que reprend Riccioli
93c:68-69;242a:590-593
a13) simple évocation d'une condamnation 119: 21-23; 1956:38
a2) allusions à la déesse Vesta
(on pourrait ajouter la citation de Plutarque faite paz
Pineda, A104, 98-103]
a21) accusation de blasphème à son égard, selon Moxon 275: 29-31
a22) autres emplois du nom de la déesse Vesta
1— soit par Froidmont dans le titre de son ouvrage (141c)
2— soit par I. Newton qui l'identifie au feu central 298c: 20-22
231: 82-84; 242a: 427n
a3) emploi du terme `hérétique' par AL Tassoni pour désigner le rejet paz les païens de la thèse d'une Terre placée parmi les étoiles
999:42-49
b) des exemples chrétiens
bl) les citations de Philastre (IV°siècle)
[Philastre est souvent donné en exemple à ce propos, en l'associant parfois à Diodore de Tarse; cela ne cor- respond pas à une intervention proprement dite de l'Eglise — la qualification ne relève que de lui seul —, mais le fait que ce Père de l'Eglise ait qualifié comme étant hérétiques certaines propositions naturelles est donné en exemple de la possibilité d'une intervention dans ce domaine; Campanella (134a) nomme également dans le même sens Chrysostome, Ambroise et Procope]
134a: 613-619; 1456: 62-63; 158: 60-62, 81-87,
93-107; 16?: 100-103; 188: 343-346; 231: 217-
221, 522-528
62) l'épisode de l'évêque Virgile (VIIIe siècle} (en ce cas, et quoi qu'il en soit des conditions exactes dans lesquelles s'est déroulé l'épisode, cela est perçu, à travers les mentions du pape Zacharie quand elles ont lieu, comme une intervention proprement dite] 621) avec la mention du pape Zacharie
3— soit et surtout son emploi par Kepler disant
70c: 111-116; 115: 7-8; 1416: 18,
48-49;
141c:
d'Aristarque qu'il était accusé de faire mouvoir les
363-366; 1S3b: 100-106; 161a: 178-183,
483-
autels de la déesse Vesta, dont le texte sera cité à
488; 205: 135-145; 210c: 48-56;
231: 70-72;

deux reprises par Riccioli
242a: 759-762; 312: 259-264


93c: 64-65; 242a: 593-595, 1150-1151
622) sans la mention du pape Zacharie


4— et enfin, Polacco et Riccioli citant le vers d'Ovide
189: 450n; 195a: 129-135; 2386:
83-84;
242a:
relatif à la stabilité de la Terre et contenant le nom de 610-6]4;276:45-47
la déesse Vesta

E2. Exposés techniques
concernant des termes `doctrinaux'

[nous entendons par termes `doctrinaux' les qualifications soit négatives - hérétique, témëraire, etc. -, soit posi- tives - de fade, article de foi, etc. -dont les emplois seront décrits en BE3 et E4]
a) les termes négatifs
al) Foscarini exposant selon Melchior Cano les cas oi) l'on peut pazler d'une note de témérité
1356:87-113
a2} Mersenne donnant les définitions des termes
`hérétique, erroné dans la foi, téméraire'
161a: 266-300
2950 a3) Polacco ajoutant les termes `sentant l'hérésie' ou
`scandaleux'
231: 531-546
b) le terme positif de fide
[son usage dans notre dossier est particulièrement diffi- cile àapprécier parce qu'il a aussi bien un sens strict, en tant que lié à une définition proprement dite, qu'un sens large, et il n'est pas toujours précisé lequel est visé; on notera de plus que le terme n'apparaît pratiquement pas de manière explicite avant Campanella ou Foscarini (134a et 1356), des documents d'abord inédits et dont seul le premier sera publié en 1622; voir BC3e1 pour l'apparition simultanée de l'expression `la foi eC les moeurs'; auparavant, celle-ci était le plus souvent expri- mée par l'affirmation que l'Ecriture concerne le seul salut et non les réalités naturelles (voir BC4d)]
bl) des définitions selon le sens strict
bl1) celle de Polacco liant eetui-ci à une définition d'un Concile Général et posant avec Thomas d'Aquin la question de la possibilité d'une augmen- tation dans le temps du contenu de ce qui est `de foi'
231:547-571
blé celle de Riccioli liant à 'l'article de foi' ce qui est `defide par soi et directement', et rattachant le de fïde à une définition émanant du Souverain Pontife ou d'un Concile dirigé et approuvé par lui
242a: 860-863 et 1230n
b13) celle de Campanella, avec sa référence à la Préface de l'Opuscule X de Thomas d'Aquin, lequel distingue entre ce qui appartient à la `doctrine de la foi', ce qui est `dogme de foi' et ce qui est seulement `théories de philosophes', le texte de Thomas d'Aquin étant aussi cité partiellement par J. Lansberge, Riccioli et La Lande
134a:341-377;189:605-620:242a:942-946; 320:115-133
blç) celle de Ross qui se réfère aux `articles du Credo' comme équivalent du strict de fide 195b:174-175
b2) des définitions selon le sens large
b21) celle de Campanella selon laquelle une appro- bation pontificale ordinaire ne signifie pas que ]a doctrine concernée est `tout entière de foi' 134a:851-854
b22) celle de Riccioli selon laquelle certaines choses sont `de foi' indirectement et par accident en tant qu'ordonnées à ce qui est de fide par soi, avec une référence à la Somme Théologique de Thomas d'Aquin donnant l'exemple des deux fils d'Abra- ham auquel il ajoute celui de la queue du chien de Tobie, mais également en tant qu'ordonnées au pro- blème de `la vérité de toute l'Ecriture sacrée' — on notera que c'est ce même Riccioli qui affirme en même temps qu'on peut s'écarter de l'Ecriture si celle-ci s'oppose à `une proposition certaine et évi- dente par la raison naturelle'-
242a: 855-895; 242b: 159-163
b23) celle de Bellarmin liant ce sens large à ce qui est `matière de foi ex parte dicentir', et donnant aussitôt l'exemple des deux fils d'Abraham, manifestant implicitement qu'il se réFete ainsi au même texte de Thomas d'Aquin — on notera que Bellarmin fait aus- sitôt référence à une `démonstration vraie' qui obli- gerait de revoir le sens de l'Ecriture —, et la formula- tion très proche de Froidmont à partir de Is ] /20
133b: 36-41; 141c: 220-224
b24) celle faite implicitement par Inchofer à partir du moment où il commence à utiliser un langage en de fide (ligne 472), mais exprimée de manière explicite à la fin de son `discours' en rappelant ]e genre d'ad- verbes qu'il a sans cesse adjoints à tous ses de fide
188:834-840
E3. Attitudes à l'égard des autorités ecclésiastiques
et emplois de termes `doctrinaux'
du côté copernicien

a) premiers signes lors de la naissunc•e du conflit
al) ainsi, la crainte exprimée par Gasser que la nou- veauté copernicienne ne soit qualitiée comme étant `hérétique'
26: 14-15
a2) la tentative de `couverture' faite par Copernic au moyen de sa Dédicace d Paul III
2951 [celle-ci est perçue par les coperniciens comme ayant été une quasi-approbation `doctrinale', ce qui est un témoignage évident de la possibilité, pour le syst8me de Copemic, de relever d'une qualification doctri- nale; inversement, les non-coperniciens qui sont inclus ici nient en général qüe cette Dédicace ait été telle; nous distinguons de plus les cas os les noms du Cardinal de Schbnberg ou de l'évêque Giese sont ou ne sont pas mentionnés en tant que leur présence ren- force l'apparence d'une approbation]
a21) mentions de cette Dédicace incluant les noms de Sch&nberg et de Giese
70c: 49-71; 136b: ]40-145; 175: 25-29; 247: 91-95; 276: 56-61
a22) mentions avec le seul nom de Schdnberg 195b: 183-195; 209b: 300-305
a2g) mentions ou citafions de la seule Dédicace 91: 15-16; 93ab: 293-295; 93e: 16-17; 101a: 51-56; 134a: 848-851n; 136b: 182-196; 231: 52-53n; 242a: 445-447, 472-511, 525-526; 254: 112-116; 312: 33-34
a24) et autre mention indirecte par Lipstorp 247:409-431
b) diverses attitudes
bl) sachant que Kepler, à la demande d'un théolo- gien de Tübingen, avait retiré en 1596 de son Mysterium Cosmographicum le texte scripturaire qu'il avait préparé
93ab: 1-2
— les quelques lignes qu'il met à la place
93ab: 14-21
— et la finale relativement dure de l'Intrnduc•tion à l'Astronomia Nova ainsi que la Note ajoutée en 1621 à la nouvelle édition du Mysterium Cosmo- graphic•um
93ab:277-287,293-324
b2) autres notations particuli8res
b21) la belle affirmation de Kepler de ne pas vouloir `glisser dans l'hérésie', cela au nom de l'amour que tout astronome doit avoir pour le Christ 93d:223-229
b22) les précautions prises par le semi-copernicien Origanus à l'égard du pouvoù politique protestant 115: 43-47
b2g) la crainte de Gassendi que Morin ne l'ait quali-
fié d'hérétique
177e: 5-9
b3) protestations à l'égard des autorités ecclé- siastiques
b31) soit de soumission
[le second renvoi à Gassendi (222b) contient l'ex- pression `obéissance aveugle']
25b: 216-220, 419-427; 105: 12-13; 134a: 885- 887; 135a: 181-184; 135b: 75-86, 400-402; 210c: 26-31, 56-58; 222b: 36-39, 73-76; 229a: 215-219; 274: ]71-172
b32) soit de suspendre son jugement
134a: 841-843; 211b: 33-38; 284b: 14-16;

296b: 42-50
big) soit de tenir captive son intelligence
25b: 45-49; 222a: 36-43n; 224x: 84-86; 242b:
154-157; 245a: 690-692
c) emplois de termes 'doctrinaux'négatifs
cl} l'emploi du terme `téméraire'
— Foscarini excluant que l'opinion de Copemic puisse être qualifiée ainsi, cela selon les normes de Melchior Cano, et poursuivant encore longuement son discours sur ce point
135b: 114-136 et 137-211
c2) l'emploi du terme `erroné'
[il est le fait du seul Galilée dans la Lettre d Christine de Lorraine; il emploie par ailleurs ce même terme dans la lettre à Dini de mai 1615]
— diverses occurrences du terme, qui se situent dans un contexte de qualification
136b: 378-383, 679-683, 710-717, 897-904, 1108-1111
c3) emplois divers des termes 'hérésie' ou `héré-
tique'
c31) des remarques de Campanella
1— le danger qu'il y a pour l'Eglise à parler d'hérésie à propos d'un phénom8ne naturel 134a:160-167,394-397n
2— le fait que la recherche dans le domaine des phé-
nom8nes naturels ne rend pas hérétique
250-254
2952 3— ou que nier que le Soleil soit de feu, comme le dit
l'hymne chanté par l'Eglise, ne conduit pas à l'héré-
sie
656-658
c32) les accusations d'hérésie portées contre Galilée
1— par ses opposants
136b:104-118,147-163

2— alors que, seule, l'autorité suprême peut porter
une note d'hérésie
1117-1137
3— et d'autres usages du terme `hérésie'
239-247, 383-384
c33} Wilkins (209b) qui nie que les jugements de
1616 et 1633 qualifient d'hérésie l'opinion de
Copernic, tandis que Ross (195b) le contredit sur ce
point
209b:284-299;195b:178-182
c34) Hobbes (225) qui semble accepter l'éventualité
d'une telle qualification d'hérésie
225:124-132
c35) Boulliau qui, apr8s avoir évoqué la con- damnation de l'évêque Virgile du fait que son affir- mation des Antipodiens impliquerait deux Christs, ce qui est hérétique, proteste que parler d'une Terre mobile n'équivaut à rien de tel, ou Malebranche qui, en 1674, ridiculise les `quelques personnes de piété' qui traitent encore d'hérétique l'opinion de Copernic
210c: 56-58; 292: 38-54
c36) Zimmermann qui parle `du péché dont sont blâ-
més les coperniciens'
310:176-177
c37) emploi du terme 'blasphème' par Ph. Lansberge (153b) et Boulliau (210c), auxquels nous adjoi- gnons le non-copernicien Comenius
153b: 7-10; 187a: 168-174; 210c: 36-37

d) emplois de termes `doctrinaux'posirifs
dl) l'emploi du de fide
[ce qui a été dit dans le liminaire de BE26 est pleine-
ment valable ici]
dl 1) le `quasiment de fide' de Campanella à propos du lieu de l'enfer
134a:569-573
d12) diverses remarques mettant en garde contre un usage trop étendu du de,fide
134a: 475-478; 135a: 356-365n; 135b: 196-211; 144a:39-44
dlg) les très nombreuses allusions de Galilée oppo- sant de Jide et propositions naturelles
136b:163-169,306-310,378-383,598-600,
710-717, 775-782, 874-899, 905-926

d2) l'emploi du terme `article de foi'
d21) Rheticus notant que ce terme porte seulement sur ce qui est `la volonté de Dieu sur nous' 25b:54-65
d22) Origanus et Carpenter refusant que le fait de la rotation de la Terre puisse être relié à un article de foi
115: 90-96; 157b: 130-134
d23) Galilée et Havemann affirmant que l'Ecriture s'accommode au vulgaire pour ce qui n'est pas arti- cle de foi
136b: 822-831;164: 162-163
d24) J. Lansberge employant une expression analo- gue, `dogmes de foi', pour dire qu'on ne trouve dans l'Ecriture que ce qui les concerne, et non pas l'astro- nomie
189:177-186
d25) Gassendi notant que la prise de position de l'Eglise concernant l'opinion de Copernic n'est pas un article de foi puisqu'elle n'a pas été `promulguée et reçue comme telle dans l'Eglise universelle', et sa citation par Riccioli
222a: 39-43; 222b: 69-76; 222c: 76-88; 242a: 736-748
d26) et, dans une ligne proche, Campanella et Boulliau rappelant que seul un concile général peut statuer de manière définitive
134a: 846-851; 210c: 26-31
d27) enfin la remarque tranchante de Petit selon laquelle des `Règlements de Police Ecclésiastique', à savoir la condamnation de Galilée, ne peuvent être une `Décision de Foi'
276:64-66
2953
E4. Emplois de termes `doctrinaux'
du côté non-copernicien

[nous incluons ici les emplois de termes doctrinaux liés aux censures théologiques de 1616, qui, inconnues avant la publication de la sentence de 1633, n'ont jamais, en elles-mêmes, été `déclarées'; et nous distinguerons les emplois de termes doctrinaux qui sont faits avant 1616, ou indépendamment]
a) les premières qualifications
— ces deux allusions sibyllines de Melanchthon et de
Schegk: `impie' et 'une peste qui rampe'
18c: 46-48; 35: 20-26
b) emplois de termes `doc•trinaux' négatifs
bl} emplois du terme `téméraire'
— ]e terme `téméraire' utilisé pour qualifier l'opinion de Copernic, cela d'abord par Clavius (57), `une opinion fausse ... pour ne pas dire téméraire', puis par Delle Colombe (119) citant Pineda (A46, ] 03- 108) et paz quelques autres auteurs
57: 123-124; 119: 77-81, 86-91;1356: 8-9;
1416: 142-144, 155-160; 161a: 359-361

b2) emplois du terme `hérétique' indépendamment des censures théologiques
621) son emploi par Bellarmin dans la lettre à Foscarini où il ne donne que des exemples d'ordre historique —une allusion au texte de Thomas d'Aquin dans la Somme est certaine —, et la réponse que lui fait Galilée en distinguant faits historiques et phénom8nes naturels
1336: 38-41; 136a: 41-52
622) la note d'hérésie portée contre l'opinion de Copernic par Juste Lipse (108) en 1604, et les cita- tions qui en sont faites 108: 50-53; 2096: 283-284; 223: 15-18; 231: 32-35;242a:1187n b2g) la note d'hérésie
1— portée par Serarius en 1610 (A102, 190-196) et
ses citations
1416: SSn; 2096: 283-284; 231: 36; 242a: 1187n
2— et celle portée par Al. Tassoni en 1616
999: 9n et 42-49
624) le refus de Mersenne d'appliquer la qua- lification d'hérésie, bien que l'opinion de Copernic ait été condamnée en 1616 comme `contraire à l'Ecriture' par la Congrégation de l'Index
161a:404-415
b2g) ou, en sens inverse, Froidmont la disant proche de l'hérésie sinon dans l'hérésie, et les citations qu'en font Ross et Wilkins
1416: 142-144, 158-160; 1956: 183-184; 2096: 292-299
b3) emplois du terme 'héretique' résultant de la connaissance des censures de 1616 à partir de 1633 [elles comprennent, en plus du terme `hérétique' appliqué à l'immobilité du Soleil, celui de `erroné dans la foi' pour la mobilité de la Terre; rappelons que les mentions de ces qualiScations sont sans fonde- ment entant que de telles notes théologiques n' ont été `déclarées' ni en 1616 ni en 1633]
631) dans une simple prise en compte de l'existence de la qualification
1956: 178-182; 242a: 1224-1228; 254: 126-139;
264: 77-85; 279:1 ]2-117; 291: 133-140; 299: 8-19, 20-26
632) ou avec une accentuation de la portée de cette
qualification
231: 579-585; 273: 26-29; 281: 316-318

64) une qualification d'hérésie contre l'opinion de Copernic porté indépendamment de tout jugement de l'F,glise
641) soit par le catholique Du Hamel, mais avec des
réserves
259a: 136-144n
642) soit, de manière lointaine, par les protestants Du Bois et Herbin, ce dernier le faisant cependant seulement dans un vocabulaire de péché
245a: 21-46; 251: 1044-1060
c) emplois de termes 'doctrinaux'positifs
cl) l'emploi du de fade
e t 1) son usage extensif par Inchofer
[rappelons qu'il s'agit d'un de fade au sens large]
1— énumération de diverses propositions naturelles
qui sont de fade
2954 188:472-481,523-603,608-650,657-734
2— attribution de `notes' complémentaires qui font que ces propositions sont de fade au sens large 736-840
3— comment et jusqu'à quel point peut-on discuter d'une proposition inverse de celle qui est de.flde 842-1082
c 12) reprise partielle par Mastrius et Polacco des
positions de lnchofer
215: 35-41; 231: 595-598
clg) mentions d'un `de foi relatif' par Grossi et d'un
`de foi par accident' par Riccioli pour les choses
naturelles
152b:13-16;242b:221-222
c14) une nette mise à l'écart du de Fide au sens strict
paz Riccioli
242a: 1230n
c2) l'emploi du terme `article de foi'
c21) affirmation, paz Minerva, que le fait de la crea-
tion est un article de foi
143:232-234
c22) la discussion entre Morin et J. Lansberge à pro- pos de l'ascension du Christ, qui est elle-même un article de foi
177a:153-159;189:793-810
c23) l'accusation, Faite par Comenius, concernant l'existence d'une contamination des articles de foi par la philosophie aristotélicienne
187a: 285-294
c24) affirmation, par Du Bois, que l'on peut parler de métaphore dans l'Ecriture s'il y a opposition à un article de foi, et sa citation d'un ouvrage de Lipstorp antérieur à sa conversion au copemicianisme otl celui-ci soutient que parler de métaphore pour la sta- bilité de la Terre induirait la possibilité de le faire aussi pour ce qui concerne les articles de foi
245a: 318-320 et 385-390
c25) son emploi par Inchofer dans une discussion
technique relative à la note de Fide
188: 744, 782, 785, 791, 799

E5. Appels, ou allusions,
à des Conciles
ou
à l'Église

a) appels aux Conciles en général
[voir BE2b1 pour le de fade au sens strict dépendant d'un Concile, et aussi BE3d2g et d26 pour les articles de foi énoncés par un Concile]
al) Galilée rappelant que, seuls, le Pontife Romain ou les Conciles peuvent déclarer erronée une propo- sition
136b:1108-1110,1123-1126
a2) un appel par Ross aux quatre Conciles oecumé-
niques des premiers siècles
1956:166-169
a3) Accarisi affirmant que, selon les Conciles, la seule Église Romaine détient `la clef de l'interpréta- tion de l'Écriture'
205:153-157
a4) Gassendi exprimant que la sentence de 1633, non promulguée par un Concile général, n'est pas un article de Foi
222c: 82-88
— et Campanella dans une ligne analogue 134a: 846-849
a5) et Hobbes envisageant la possibilité pour ]'Église
de porter une définition
225:123-132
b) Latran lV (1215)
— la mention d'un texte de ce concile par Mersenne à
propos de Joachim de Flore
161a: 270-271n
c) la Constitution Apostolici Regiminis (Session Vlll, 1513) et la Constitution Supernæ Majestatis Præsidio (Session XI, 1516) de Latran V
[est souvent reprise la proposition que `le vrai ne peut contredire le vrai', telle qu'elle est contenue dans la première Constitution qui vise des erreurs d'ordre phi- losophique; Pereira, dans sa Quatrième Règle, l'avait employée sans donner sa source parce qu'elle était plus ou moins un lieu commun à l'époque; pour la
2955 seconde Constitution, voir aussi Volume I, p.266-267, l'allusion qu'y fait Caccini dans son interrogatoire]
cl) citations de la proposition que `le vrai ne peut contredire le vrai'
cl1) par Campanella et Accarisi avec une référence explicite à la Constitution de 1513, ce dernier don- nant également un autre fragment de celle-ci, et affirmant, en lien avec son texte, que `l'Église Romaine' peut statuer même en ce qui concerne les choses physiques
134a: 184-187.307-309; 205: 30-33, 121-131 et 145-150
— et peut-être également par Polacco
231: 251-254n
c 12) par Foscarini et Galilée, sans référence explicite à la Constitution, à travers la citation de la Qua- trième Règle de Pereira
135b:235-236;136b:397-398
cl3) reprises de cette proposition sans référence aucune au Concile
135a: 65-66; 136b: 406-407, 734; 176: 60-62;
188: 330-331; 195b: 141-143; 238b: 38-40
cl4) citation d'un autre fragment de cette Constitutio~a par lnchofer
188:1007-1021
c2) l'appel de Foscarini à la Constitution de la
Session XI
135b:219-222
c3) enfin les mentions de Latran V à propos de la réforme du calendrier
134b:181-184;136b:128-132;247:417-420
d) le Décret de la Sessian N du Concile de Trente [voir BC3e pour ce qui concerne `la foi et les moeurs' et `le consentement unanime des Pères']
dl) le terme contoryuere du Décret
dl1) les citations explicites du Décret en ce qui
concerne ce terme
141b: 341-343; 141c: 861-867; 242x: 896-906; 299:51-54
d12) les mentions implicites
136b: 916-918; 202: 17-20; 231: 2S I -253; 233:
43-51
dl3) des usages, à propos de l'Écriture, du terme detoryuere — ou, moins souvent, contoryuere —qui manifestent que le terme est devenu très commun pour parler d'une interprétation déformée de l'Écriture
100a: 167-17Q 207-208, 224-225; 141b: 68-70;
141c: 453-455, 816-818; 152b: 10-13; 164: 77- 79; 177c: 33-37; 231: 147-150; 242a: 441-444; 242b: 45-47; 244: 60-61; 245a: 376-378; 245b: 15-16; 251: 383-385, 693-695; 254: 103-105;
266: 42-44, 77-78; 291: 93-97
dl4) et l'usage qu'en avait fait Copernic en sens inverse, cela étant repris par Kepler et Regius avec ]e terme toryuere
28: 6-7; 93ab: 309; 93c: 15-17; 235b: 43-45
d2) d'autre part
d21) la notation de Campanella sur les réticences des Ultramontains à l'égard de Trente
134a:400-405
d22) un appel, par Polacco, à un autre Décret de
Trente à titre d'exemple
231:552-556
d23) et entn une mention étrange de Wilkins concer- nant l'attitude des Pères de Trente à propos des épi- cycles et excentriques de Ptolémée, reprise par Ross pour la contester
209b:305-311;195b:185-186


E6. Les Décrets de l'Index
de 1616 et de 1620

a) les yréludes
[antérieurement, le projet d'une mise à l'Index du De Revolutionibus parle Maître du Sacré Palais en 1545 ou 1546 (31: 151-154)]
a) en premier lieu,
al I) la Lettera de Foscarini (135a), du début de 1615, qui a certainement contribué à précipiter une décision
2956 al2) et, de la part de Campanella à la même époque, le document qui sera publié plus tard par Adami sous ]e titre Apulo,~>iu pro Gulileo (134a), et qui était sa réponse au Cardinal Cactani, l'interrogeant sur l'opportunité d'une décision
a2) de la part de Galilée
[le second renvoi, pris de ]a Lettre ù Christine de Lorraine, contient en particulier ces quelques mots: 'donner quelque avertissement utile pour la Sainte Eglise au sujet d'une décision sur le système de Copernic']
a21) sa conscience claire de la possibilité d'une pro- hibition dans sa réponse inédite à la Gettre de Bellarmin à Foscarini
136a:15-16
a22) sa tentative, lors de son séjour à Ronte à partir de la fin de novembre 1615, pour éviter la mise à l'Index de Copernic
136b:197-220
a23j sa mise en gazde vigoureuse à propos d'une
telle décision
136b: 1 ] 06- l 137
b) les rnendons yui sont,fuites du Décret de 1616 et de celui de 1620
[nous mettons en italiques les cas où le texte du Décret est donné in extenso; voir aussi BE7a2 les cas où la mention du Décret de 1616 est jointe à celle de la sentence de 1633]
b 1) le décret de 1616
]41b: 19-23; 155: 79-83; 158: 63-69; 161a: 169-172, 360-364; 165: 78-83, 185-190; 167: 704-112; 173: 36-38; 175: 34-38; 176: 56-62; 186a: 8-10; 188: 924-926; 215: 134-136; 226: 28-29; 234: 187-188: 243: 48-SOn
— une telle mention étant faite également par des auteurs protestants, parmi lesquels Herbin (251) n'est pas copernicien
247: 400-402; 251: 689-700; 286: 245-250

62) le décret de 1620
161a: 393-403; 171c: 14 22n; 188: 924-926;

231: 53; 234: 233-240n; 242a: 1194-1195; 307:
30-33; 312: 45-49; 317: 40-44
c) diverses réac•tinns plus développées, nu particuliè- rement significatives
[voir aussi BA3c3 pour le donec cnrrigutur]
cl) mises en cause du Décret de 1616
70c: 4-1 l6: 93ab: 293-324; 141b: 24-47, 87-93

c2) autres critiques plus tardives
[postérieures à la condamnation de 1633, il est diffi- cile de juger si elles portent uniquement sur le Décret de 1616 ou également sur la condamnation; elles sont en toute hypothèse un jugement porté sur le fait qu'une décision a été prise par l'Eglise]
c21) soit de la part de White (224a) que, cependant,
Hobbes critique
224a: 79-82; 225: 124-128
c22) soit de la part de Petit
276: 23-55. 165-176

c3) inversement
c31) les réactions non critiques de Campanella, diffi- ciles àdater et dont la seconde porterait plutôt sur la condamnation de 1633
134b:132-163,164-165
— et des commentaires de Froidmont qui surévalue la portée du Décret en tendant à en faire un acte ponti- fical au sens strict
141b:113-154
c32) l'attitude de Bazanzano qui abandonne le coper- nicianisme après avoir eu connaissance du Décret
144b:5-35.210-218
c33) des mises en avant du Décret, quasiment
comme première raison du refus de ]'héliocentrisme
158: 63-69; 161a: 410-415
c34) enfin, de la part d'Arnauld, des jugements rétrospectifs assez remarquables. qui expriment ce qui aurait été le caractère inévitable de la décision de
1616

312:55-85,240-253
c4) en outre, et parce que ceci est lié aux événements de 1616, les mentions du precetto alors imposé à Galilée, et qui ont pour origine une lecture de la sen- tence de 1633, bien qu'aucune référence explicite n'y soit faite
177d: S-7n; 254: ]26-128; 312: 41-45
d) l'histoire ultérieure
2957 dl) comment &ncovich parle de la révocation de d2) comment La Lande demande en 1765 que soient
1757 refrrés de l'Index le Dialogo de Galilée
319x:20-28 320:167-176

E7. La sente~ace et l'abjuration
de 1 ~i33

a) les mentions qui en sprat. faites
[comme en BE6b ci-dessus, nous mettons en italiques les cas où les textes de la sentence et de l'abjuration sont donnés irt extenso — 177c ne donnant cependant que celui de l'abjuration —; voir aussi BE463 pour les citations des censures; rappelons en outre l'abjuration imposée à un étudiant suédois en 1679 (296a)]
al) d'une part, les sentence et abjuration seules
1616:41-52;1776:87-95;177c:9-12,92-IO2;
177e: 41-43:1866: 7-25, 30-33; 204: 16-27; 205:
132-135; 210c: 17-23; 222x: 15-18; 2226: 34, 63-
69;222c:76-88;222e:67-71;231:69-70,533,
579-589; 246: 9-I1; 2626: 8-11; 262c: 33-34;
269: 47-49, 102-1 I l; 271: l7; 273: 26-33; 276:
69-70;279:112-117;281:315-320;302:7-11n
— une telle mention étant faite également par des auteurs protestants, parmi lesquels le premier est
copernicien
171c: 14-15; 1956: 57-65. 178-182; 261: 409- 422;309:26-30
a2) d'autre part, mention conjointe du Décret de l'Index, où l'on rencontre ]e protestant Wilkins (2096) 141c: t-3n; 177d: 5-10; 2096: 284-292; 242a: 1194-1196; 254: 116-140; 264: 74-85; 266: 42- 46; 291: 118-140; 299: 8-13, 20-26, 69-73; 315: 17-20;317:40-46;320:134-I39
a3) enfin, appels à l'autorité de l'Église en général, sans que soit toujours faite une mention explicite des décisions de 1616 ou 1633, où l'on rencontre le protestant Ross (1956)
1866: 7-25; 1956: 101-126; 202: 47-51; 210c:
4 ] -58; 222a: 36-43; 2226: 35-76; 229a: 215-
222; 231: 237-266; 262x: 56-75; 307: 30-34
a4) de plus, par Morin, la mention de `la Présidence de l'Fsprit Saint' assistant les décisions de l'Église
1776:95-101
b) diverses réactions plus développées, ou particu-
lièrement significatives
b t) mises en cause
b 11) celles qui sont plus ou moins flanchantes, le texte de Fabri (262x) étant en fait une citation de Huygens
2096: 312-317; 2386: 78-82; 262x: 14-41 bl2) ou bien, par Gassendi, une interprétation res- trictive selon laquelle la sentence concernerait seu- lement Galilée, cela étant repris par Lipstorp et Cellarius
2226: 63-69; 222c: 76-82; 247: 403-416; 261:
409-416
613) La Lande allant encore plus loin en ajoutant que `l'Église n'a jamais porté aucune décision formelle contre le système de Copernic' et que `on a toujours permis à Rome de l'adopter comme hypothèse', ce qui vise le dnnec corrigatur
320:139-152
b2) en sens inverse, ]es divers textes de Riccioli,
concernant
621) soit les conditions pour porter un jugement 242x: 626-650
622) soit la compétence des juges
151-169,651-672
b2g) une compétence qui, dans le jugement porté, rejoint celle d'un certain nombre d'astronomes sontalors cités Tycho, Clavius, Muler et Gassendi — 701-753
b24j soit le bien-fondé de la nécessité d'un jugement de l'Église
673-686
63) des notations particulières
631) le refus de l' héliocentrisme parle semi-coperni- eien Argoli, parce que `répugnant' à l'Église
228:26-28
632) et cet autre jugement rétrospectif d'Arnauld
312:20-85,253-264
big) comment Boscovich fait encore référence en 1746 aux Décrets de l'Église pour refuser le coper- nicianisme
2958 319a:11-18
b4) le `scandale causé' donné comme motif de la condamnation
b41) cela par Auzout
274: 34-35, 46-48
— exprimé par Sturm et La Lande avec les termes
`scandale des simples'
301a: 58-61; 320: 144-146
b42) ce qui rejoint l'attitude de Kepler en 1596 93ab:1-2n
b5) le texte de Morin stigmatisant l'attitude de
Gassendi à l'égard des décisions romaines
177e: 4-59
c) lu possibilité d'une révision
[nous adjoignons ici un texte de Kepler bien qu'il ne
concerne que le Décret de l'Index]
cl) un appel aux `juges', de la part de Kepler, pour
une révision
93e: 32-37
— et, aussi bien, avant le Décret de l'Index, la re-
marque de Bellarmin concernant ce que t+ésulterait
de l'existence d'une vraie démonstration
133b: 42-48
c2) et une remarque de Wilkins considérant que la forme des décisions de 1616 et 1633 réserve l'avenir 209b: 287-292
c3) le texte capital de Auzout (274) concernant ]e paradoxe de la signification d'une décision sur laquelle on pourrait revenir, lié à celui non mains capital de Fabri —`l'Eglise n'hésitera en aucune manière ...'-
262a: 67-78; 274: 8-147
— et la manière dont La Lande reprendra ce texte après la révocation de 1757
320: l 52- 166
c4) les nombreux hactenus ou yuamdüt qui parsèment l'exposé de Riccioli, lesquels manifestent par leur répétition qu'il n'est pas absolument sûr qu'une preuve définitive ne puisse survenir, ainsi que les lignes où il explique qu'il est tout à fait possible de continuer la recherche en vue de faire retirer la censure
242a: 22, 35, 132, 436, 641, 1087, 1224, et 687-
700
c5) et ces quelques autres textes de non-coperniciens selon lesquels la possibilité d'une revision reste ouverte si une `raison' valable en faveur du systëme de Copemic venait à être trouvée
245a: 775-780; 276: 61-76; 279: 68-73; 302: 17-20

E8. Le Souverain Pontife

[nous réunissons dans cette section des passages où il est fait explicitement référence à l'autorité du Souverain Pontife, nëgligeant cependant les mentions fréquentes de Paul III provenant des citations de la Dédicace que lui adresse Copernic, ou celles de Paul V à propos du Décret de l'Index, mais insérant cependant des notations par- ticulières concernant Urbain VIII; voir aussi BC3a42, E2b12 et h21, ESaI, E6c31 pour d'autres mentions du Souverain Pontife]
a) un Juge commun des controverses 238b:1-86
al) refus, par J. Lansberge et Du Bois, qu'il puisse y
avoir un tel Juge
189: 977-988; 245b: 654-657
a2) l'affirmation contraire, avec en particulier la
réponse de Froidmont (141c) à J. Lansberge
b) der mentions du Souverain Pontife cnrnme 'uuto- rité'suprême
bl) soit en général, ou en y faisant plus ou moins appel
141c:
729-730, 854-860, 876-883:
231; 237-250;
134a:
848-851; 135a: 365n; 136b: 1106-1126;

242a:
1055-1064; 262a: 96-103

144b:
22-29; 204: 16-18; 242a: 687-695; 254:

a3) la discussion de Pascal sur l'authenticité des 183-187
décisions romaines dans des Bulles h2) soit pour s'y soumettre
2959 1346: 146-148; 210c: 22-31; 2226: 69-73
b3) soit pour la refuser, avec Huygens qui est cité par Fabri et avec Zimmermann 262x:25-28;310:33-34
b4) soit, par Foscarini, pour mettre cette autorité en garde contre une décision concernant des 'réalités naturelles'
135c: 89-93
65) soit, par Froidmont et Cornæus, pour noter la nuance d'une décision qui n'est pas faite ex cuthe- dru
1416:139-154;254:116-118
— et citation par Froidmont d'un fragment de la Bulle de Sixte-Quint, concernant la tâche de la Congré- gation de l'Index
1416: 118-121, 126-13]
— et d'un autre fragment de la même Bulle concer-
nant la Congrégation du Concile
1416:150-151
b6) une expression exagérée, sinon inadmissible, du
rôle du Vicaire du Christ
192:13-43
c) notations particulières cnncerrumr Urbain VIII
c 1) un exposé, par Oregio, de son `argument astrono-
mique'
172: 6-38
c2) des affirmations, par Froidmont et Riccioli, de sa
compétence en astronomie
141c: 367-369; 242x: 652
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