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Résumés

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  • ISBN: 978-2-406-07475-5
  • ISSN: 2103-480X
  • DOI: 10.15122/isbn.978-2-406-07477-9.p.0303
  • Éditeur: Classiques Garnier
  • Date de parution: 31/03/2018
  • Langue: Français
Accès libre
Support: Numérique
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Résumés

Jérôme Laurent, « “Quimporte qui parle”. Michel Foucault et la fonction dauteur »

Cet article revient sur la notion dauteur, telle que lentend Foucault dans son célèbre essai de 1969 : être auteur, cest accepter pour un temps une « fonction » dans le champ éditorial et littéraire. Sefforçant de resituer la thèse de Foucault dans une longue tradition philosophique, létude diagnostique une mise en question problématique du moi substantiel.

Ginette Michaud, « Après lAuteur porté disparu, qui ou quoi signe ? »

Larticle se demande « qui ou quoi signe » et si, comme chez Lacoue-Labarthe, il nest plus possible de savoir « qui vient après le sujet ». Il y aurait une différence sensible à cet égard, quil analyse, entre la philosophie dune part, et la psychanalyse et la littérature, dautre part.

Laurent Milesi, « Les fleurs du mâle. Anthographies de la “signature polysexuée” dans Glas »

Cet article sintéresse à ce qui, dans Glas de Derrida, invite à une réflexion sur la signature, le corpus et le propre. La contribution en vient à cette proposition quen littérature, la signature « signe-et-rature » plus quelle naffirme ou ne saffirme. Androgyne et anti-génétique, elle combine « la vie la mort » dans sa souscription.

Catherine Lanone, « La signature à la dérobée. Charlotte et Emily Brontë ou le nom à secrets »

Cet article retrace lhistoire de la signature des sœurs Brontë et le rapport différent quentretiennent à la signature Charlotte et Emily (et dans une 304moindre mesure Anne), depuis leur première publication jusquaux dispositifs complexes des Hauts de Hurlevent (Wuthering Heights).

Alexandra Bourse, « Claude Cahun, un auteur ? Travestissements et crise de lauctorialité dans Aveux non avenus »

Cette contribution sintéresse au cas de « Claude Cahun », pseudonyme adopté par Lucy Schwob dès 1916. Larticle interroge le besoin, voire lurgence dadopter des pseudonymes, et analyse comment et pourquoi lun deux a pu simposer au point deffacer le nom « véritable » de lauteure.

Andrea Oberhuber et Alexandra Arvisais, « Noms de plume et de guerre. Stratégies auctoriales dans la démarche collaborative de Claude Cahun et (Marcel) Moore »

Cet article sintéresse aux diverses postures et signatures adoptées successivement par « Claude Cahun » et « Marcel Moore ». À la lumière des choix pseudonymiques opérés, létude en vient au constat que cest la part du masculin qui semble lemporter sur le sexe biologique des deux artistes.

Alice Braun, « Janet Frame, les métamorphoses dune signature »

Cette étude analyse de quelle manière la « folie » de Janet Frame inverse les règles de la pseudonymie, publiant sous son vrai nom tout en vivant sous un nom demprunt. Elle sintéresse aussi aux signatures de Frame dans une culture littéraire qui devient de plus en plus visuelle et en vient à privilégier des signes corporels distinctifs.

Chloé Chaudet, « Signature et auctorialité voilée chez Assia Djebar »

Cet article propose une réflexion sur lœuvre dAssia Djebar, pseudonyme de Fatima-Zohra Imalayène, écrivaine algérienne de langue française. Sil ne mène pas à un brouillage de genre, le pseudonyme nen provoque pas moins un effet dindétermination paradoxal pour une écrivaine qui sest donné pour mission de transcrire les voix de Maghrébines opprimées.

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Pierre Zoberman, « Affirmation, négociation, effacement/appropriation du féminin. Signatures du/des genre/s au début de lépoque moderne »

Cet article sintéresse aux questions daffirmation et deffacement du féminin au début de lépoque moderne en France. Sappuyant sur quelques exemples de leffacement des femmes de lettres réelles au profit de femmes auteurs fictives créées par des hommes, cette contribution y voit la preuve que si la littérature se pense alors au masculin, elle exploite déjà habilement les deux « genres ».

Myriam Dufour-Maître, « Genres, signatures et attributions. Le cas de Madeleine de Scudéry »

Cet article se concentre sur le cas de Madeleine de Scudéry et de son auctorialité problématique. Il démontre que la valeur performative de la signature est bien constitutive de lœuvre et de ses conditions de lecture, mais à condition de maintenir ce quil nomme un « tremblé ».

Anne Rouhette, « “By a Lady”, signature genrée ? »

Cet article étudie, dans lAngleterre du xviiie siècle, toute la complexité de la mention « By a Lady » (par une dame), qui signe alors de nombreuses œuvres. Lanalyse de multiples occurrences permet de cerner la spécificité du cas Jane Austen.

Françoise Orazi, « Pourquoi Harriet Taylor ne signe-t-elle pas ? »

Cette contribution rappelle le rôle dHarriet Taylor, lamie puis la femme de John Stuart Mill, dans lélaboration des œuvres de ce dernier, notamment pour ce qui concerne De la liberté (On Liberty). Mill ne dissimule pas cette collaboration. Labsence de la signature dHarriet au bas des œuvres reste donc énigmatique.

Nathalie Saudo-Welby, « Un texte excessivement signé. Le cas dune parodie dOlive Schreiner »

Cet article sintéresse à une « farce » – cest le terme qui fut employé en anglais – qui se joua entre femmes en 1891 dans lEmpire britannique. Lidentité 306de lauteur de la farce est inconnue, mais les victimes de la plaisanterie sont deux auteures alors très connues, contemporaines et potentiellement rivales, Olive Schreiner et Marie Corelli.

Audrey Lasserre, « Une révolution de lautorité et de lauctorialité. La signature au sein du Mouvement de libération des femmes »

Cet article examine les choix des auteures féministes des débuts du MLF de signer leurs publications de leur seul prénom, de manière collective ou anonyme, dans le souci dafficher leur parfaite indépendance à légard du patronyme et de tout ce quil signifie de domination masculine dans une société patriarcale.

Marta Segarra, « Effets de signature dans le texte. Appropriation ou désappropriation ? »

Cet article analyse lappropriation poétique du « nom de lauteure » dans lœuvre de la poétesse catalane Maria-Mercè Marçal. Il décortique en particulier la façon dont Marçal travaille les syllabes « mar » et « mer » (la mer, en espagnol et en catalan).

Danielle Perrot-Corpet, « TIQQUN, collectif neutre ? Autour de Premiers matériaux pour une théorie de la jeune fille (2001) »

Cet article prend pour objet Premiers matériaux pour une théorie de la Jeune-Fille (2001), mystérieusement signé « Tiqqun » – signature collective, anonyme et « neutre » quant au genre, fait paradoxal compte tenu du titre de louvrage. Il interroge lambition des auteurs de livrer une critique radicale de notre société de consommation qui ferait léconomie de la question du genre.