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  • ISBN: 978-2-406-07730-5
  • ISSN: 2103-5636
  • DOI: 10.15122/isbn.978-2-406-07732-9.p.0007
  • Éditeur: Classiques Garnier
  • Date de parution: 10/05/2018
  • Langue: Français

  • Article de collectif: 1/22 Suivant
Accès libre
Support: Numérique
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PRÉSENTATION

Les cyniques, à qui on fait une réputation desprit vif, sont en réalité les êtres les plus jobards. [] Ils ont décidé une fois pour toutes que le vin était de leau claire, et ils croient comme des enfants que cest définitif ? Grand bien leur fasse !

Jean GionoLe Moulin de Pologne.

En 2007, lactualité politique aidant – ou plutôt certaine élection présidentielle maccablant –, le désir me vint de mener une petite enquête sur le cynisme. Le fait est que je lisais alors beaucoup Pierre Drieu la Rochelle : ceci explique aussi cela. Laboutissement de cette enquête fut la publication dun ouvrage intitulé Chiens de plume. Du cynisme dans la littérature française du xxe siècle1. Aboutissement provisoire : conçu et organisé avec Pierre Glaudes, le colloque Cynisme et littérature en France, de la fin du xviiie à nos jours (de Diderot à Houellebecq, si lon veut), colloque dont voici les actes, sest voulu à la fois le prolongement et lélargissement de lenquête.

Le prolongement, puisque ledit colloque a été conçu comme loccasion de mettre à lépreuve (nuancer, affiner, contester) certaines propositions avancées dans Chiens de plume, et surtout certaines définitions, qui y avaient été rassemblées, du cynisme quon peut appeler « mondain » – par opposition au cynisme antique. Un bref rappel de ces définitions éclairera sans doute le lecteur, qui ne manquera pas de les méditer à son tour.

Dun point de vue psychologique, à tout seigneur tout honneur – il convient dabord dévoquer la formule de Dostoïevski dans Les Frères 8Karamazov : « Le précoce asséchement de lesprit et de limagination », voilà qui définirait le cynisme. Quand les eaux se retirent, restent les rochers et le sable : la dureté, lenlisement, et le sel qui ronge ; une amertume à la fois prématurée (mais vient-elle jamais à son heure ?), et généralisée – alors que le mépris, lui, a des objets précis. Lidée de précocité semble supposer que le cynisme viendrait de toute façon avec lâge ; peut-être, mais il est aussi un cynisme des jeunes gens, que Bertrand Russell a voulu comprendre (voir son essai « On Youthful Cynicism »), et que Roger Nimier sest voué à dépeindre (voir par exemple Le Hussard bleu).

Ce regard acide, celui dun être qui ne sait plus compatir, plus sourire non plus peut-être, Cioran le définira dune admirable formule dans Le Livre des leurres : « Voir le monde par les yeux du serpent ». Donc ni avec la bonté de Dieu, ni avec la naïveté dAdam, ni même avec la curiosité dÈve. Mais avec une méchanceté froide, qui calcule et qui piège, sans aucun égard pour lillusion, le pathos, laltruisme.

Ultime définition de type psychologique : pour le philosophe Émile Tardieu, au tournant du xxe siècle, le cynisme est « légoïsme qui se vante » ; ce que Vladimir Jankélévitch, après avoir cité Tardieu, glose comme la « friponnerie glorieuse » (LIronie). On pourrait sans peine trouver un soubassement à cette psychologie du côté de Freud, lequel, dans sa « Considération actuelle sur la guerre et la mort » de 1915, insiste sur la propension secrète de lhomme au meurtre : chacun à part soi tue son mandarin, ni vu ni connu, de lautre côté de la terre. Le cynisme vend la mèche ; par exemple ce mot desprit : « Lorsquun dentre nous mourra, jirai métablir à Paris ». En plaisantant, on dit la vérité : nous balayons de notre chemin tous ceux qui nous gênent.

Ainsi, chacun suit son intérêt, chacun ne cherche que son intérêt ? Cette formule, Sartre la commente et la critique au détour dune page de la Critique de la raison dialectique, et elle ne lui semble pas inattaquable2. Elle implique en effet beaucoup. À savoir : 1. Que les relations entre les hommes soient a priori dantagonisme. 2. Que cette division des hommes soit naturelle. 3. Quun fait de nature soit ainsi posé comme une donnée parfaitement… inintelligible. Lasséchement, le regard du serpent, légoïsme glorieux, son propre intérêt mis par-dessus tout : autant de définitions qui éclairent, mais demeurent aussi elles-mêmes à éclairer.

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Trouvera-t-on mieux du côté de la sociologie ? (Aussi bien celle qui affiche diplômes et patentes, que celle qui sesquisse à sa manière dans la littérature). Pourrait-elle nous dire, ou du moins nous faire entrevoir, doù naît le cynisme, à supposer quil ne soit pas transhistorique ? Après tout, il est tentant de considérer quil ny a pas de société, ou pas de gouvernement, sans cynisme. Peut-être Montaigne inclinait-il de ce côté : « Le bien public requiert quon trahisse, et quon mente, et quon massacre » (III, 1, « De lutile et de lhonnête »). Présent dune vérité générale indépendante des circonstances. Mais si lon sentête à soulever la question des circonstances : de quelle mutation de civilisation procéderait lexplosion moderne du cynisme ?

Revenons un instant à Dostoïevski : pour lui, si notre monde est cynique, cest quil nest plus chrétien, ou plus assez chrétien. La crise des valeurs dhumilité, de pauvreté, de charité engendre le cynisme. Et pourquoi pas, en effet. Encore faudrait-il ajouter que le christianisme, quand il se faisait pouvoir, savait, tout comme un autre, se montrer cynique. Dostoïevski ne lignore dailleurs pas, lorsquil met en scène, toujours dans Les Frères Karamazov, le Grand Inquisiteur expliquant au Christ revenu sur terre quil est un gêneur troublant lordre de lÉglise.

Deuxième hypothèse : le cynisme moderne proviendrait du nivellement des valeurs que produit une culture monétaire généralisée (voir Georg Simmel, LArgent, 1900) – largent se présentant désormais comme la valeur des valeurs, celle dans laquelle toutes les autres se peuvent transposer ou traduire. On se souvient du mot célèbre dOscar Wilde, qui définissait le cynique comme « A man who knows the price of everything and the value of nothing » (LÉventail de Lady Wintermere). Je citerai aussi un texte bien moins connu, La Confession cynique, roman de Renée Dunan (1928) : « Votre justice ne connaît dinnocence que dans la fortune. À un homme riche tout est permis ».

Un monde qui nest plus chrétien ; un monde où largent – autant dire le capitalisme – est roi. Mais aussi un monde marqué par le dévoiement, en URSS, de lexpérience communiste. Dès 1911, Joseph Conrad, dans son roman Sous les yeux de lOccident, montrait son narrateur, vieux professeur de langues installé à Genève, lisant le journal dun révolutionnaire exalté, Razumov, et trouvant que le mot de cynisme caractérisait au mieux lautocratie comme la rébellion russes. Dans le même sens ira Arthur Koestler, dont Le Zéro et lInfini, roman célèbre, paraît 10en 1940. Un communiste soviétique stalinien, Nicolas Roubachof, y déclare, avouant le mélange intime du totalitarisme et du cynisme : « Nous avons introduit dans ce siècle le néo-machiavélisme » ; et encore : « une conscience vous rend aussi inapte à la révolution quun double menton », parce que, selon lui, « lhistoire est a priori amorale : elle na pas de conscience ».

Le personnage de Koestler touche à une question difficile : entre cynisme et machiavélisme, quel rapport ? Faut-il dire que le machiavélisme est une pensée politique, et le cynisme une conduite privée ? Lopposition ne convainc guère. Prenons que le machiavélisme ait pour principe : le fait maccuse, mais le résultat mexcuse ; cest encore reconnaître des règles au nom desquelles on peut accuser, et donc un cadre moral. Le cynique, en revanche, sen passerait tout à fait ? Cest dans ce sens quorienterait une excellente remarque de Pierre-Louis Rey : « Si le machiavélien justifie la fin par les moyens, le cynique emploie si volontiers les moyens quil risque den oublier la fin3 ».

Enfin, après la psychologie et la sociologie, la philosophie nous aide à nettoyer la situation verbale, comme le demandait Valéry. Elle permet tout dabord de tracer une distinction nette entre lidéaliste, le réaliste, et le cynique4. Lidéaliste voudrait que le réel se conforme à lidéal, que les deux fusionnent pour le meilleur, que les valeurs sincarnent dans le réel. Le réaliste refuse de reconnaître autre chose que le réel ; lidéal nest pour lui rien quun mot, pure billevesée : il ny a pas de valeurs, il ny a que le réel. Le cynique (mondain) connaît et reconnaît les deux plans, lidéal et le réel ; mais de lidéal, il a pour toujours fait son deuil. Du coup il se règle, froidement, sur le réel, et suit les règles quil commande pour aboutir, pour réussir.

Nietzsche lavait bien vu, dans la Deuxième considération intempestive : le cynique rabat le devoir-être sur lêtre, il abolit la moralité au profit de la nécessité ; son mot dordre – so musste es kommen – annule lois et convenances au profit de ce qui ne peut manquer dadvenir. Il reste que ce deuil de lidéal saccompagne dune blessure ineffaçable : à savoir dun dépit amer, dune déception glacée, faits, pour en revenir un instant à lanalyse antique et classique des passions, de colère, de ressentiment, 11de chagrin et denvie mêlés (envie devant le bonheur des très rares heureux qui échappent au cynisme). Un cinéaste qui a commencé par la philosophie, Luc Dardenne, le dit très bien, en des termes inspirés de Hegel : « La conscience cynique est une conscience vivant à côté de son malheur. Elle se sait malheureuse, elle sait que ses idéaux sont meilleurs que létat de la réalité quelle pourrait transformer mais elle accepte dêtre séparée de ses idéaux. Cest ainsi ! Cest la réalité ! Sous prétexte de réalisme, cette conscience sarrange de son malheur, elle devient arrogante, méchante, pleine de mépris5 ». Au cœur du cynisme, un retournement contre soi-même ? Comme si le serpent se recourbait et se mordait tout en crachant son venin…

Cette amère morsure que le cynique sinflige, on pourra enfin la décrire à laide de la Critique de la raison cynique, publiée en Allemagne en 1983, avec un très grand succès, par Peter Sloterdijk. Lecteur de Kant mais surtout dAdorno, Sloterdijk suggère que la conscience cynique se présente comme lauto-démenti de la pensée éclairée6. Le cynisme, ce serait la fausse conscience éclairée : cest-à-dire la conscience des Lumières se retrouvant en porte-à-faux, lorsquelle comprend que les objectifs desdites Lumières sont inaccessibles. Relevons trois propos importants de Peter Sloterdijk.

Le cynisme est entré dans le « corps héréditaire socio-psychologique » de notre civilisation occidentale7. Prenons-en pour preuve un ouvrage de Richard Hoggart (le fondateur des « cultural studies ») : The Uses of Literacy. Aspects of working-class life (1957). Il montre – au chapitre ix  – que le cynisme est devenu une forme dactive protection de soi dans la classe ouvrière anglaise. Cest la déception du « decent man ». Sa formule serait : « Im not buying that », quon pourrait traduire par : « On ne me fera pas gober ça », et elle exprime le refus des valeurs offertes publiquement, lidée que toutes les valeurs affichées (lautorité, qui sert les puissants ; la liberté, qui devient si facilement licence ; la prétendue vérité dans la presse, etc.) sont suspectes. Le cynisme de la classe ouvrière anglaise tenait dès les années 50 à ce quelle voyait « un fossé entre la moralité professée publiquement et la réalité ». Du coup, 12ledit cynisme fonctionne comme une armure qui permet de montrer que lon nest pas dupe, de résister aussi aux trop nombreuses sollicitations extérieures (du désir, du jugement, etc.), mais qui in fine dissimule un grand trouble, le to be puzzled, le déconcertement (pour reprendre un mot quemploient les Goncourt), voire la « paralysie rampante de la volonté morale ».

Principe essentiel du cynisme moderne : lassociation dun « rigoureux cynisme des moyens à un moralisme des fins aussi rigide8 », car la modernité se prétend en guerre contre le nihilisme. Or le moralisme des fins, bien sûr, sert à recouvrir, à dissimuler, à faire avaler le cynisme des moyens : vous autres modestes travailleurs, vous autres petits fonctionnaires, vous devez souffrir les réformes qui se font sur votre dos, car cest le prix à payer pour le progrès de la France libérale, de lAllemagne toujours impériale, ou de la Grèce coupable.

Enfin, selon Peter Sloterdijk, cest « à partir du kunisme quon peut endiguer le cynisme, et non à partir de la morale9 ». Donc, à partir dune reprise du Cynisme antique. Ce qui signifie : par le dévoilement et par le scandale – par exemple, la révélation des mœurs fiscales des puissants et des riches, etc.

Prolongement de lenquête ouverte dans Chiens de plume, le colloque ici publié sen est aussi rêvé lélargissement. Il aurait – en principe – voulu aborder tout ce qui navait pu quy être effleuré, ou qui y avait été oublié, tant sur le plan des auteurs, que des questions, et des domaines.

Les auteurs : le colloque a été loccasion de revenir sur les cas passionnants de Diderot, de Maupassant et de Villiers, de Céline et de Camus. De sattarder du côté de Musset et de Balzac, de Stendhal et de Montherlant. De considérer Benjamin Constant et son Adolphe, ou bien Romain Gary, sous cet angle a priori peu attendu dans leur cas, du cynisme. Il est dautres écrivains que nous navons pu hélas que laisser en route : Chamfort, les Goncourt (Renée Mauperin), etc. Chacun, hélas, ajoutera à cette liste de nos oublis.

Les questions : les réflexions conduites lors du colloque ont permis de reprendre des interrogations cruciales. Par exemple : quand le mot de cynisme se fixe-t-il en français dans son deuxième sens (dérivé ou « mondain ») ? Sans doute au xviiie siècle, et Littré donne des exemples de 13Saint-Simon, Voltaire, Rousseau où le basculement se devine, se pressent… Mais lenquête lexicographique ne semble encore quesquissée. – Ou bien : le plein accomplissement du cynisme suppose-t-il léclat (lexhibition de limpudence, la gloire de la friponnerie), ou bien lombre (la parfaite et redoutable dissimulation, le refus dêtre percé à jour, pour mieux manipuler) ? – Ou encore : quels sont les points communs au cynisme antique et au cynisme moderne ? La morale reçue semble pour les deux inacceptable, voire entachée dindécence (un mot dun personnage de Drieu, dans Histoires déplaisantes : « on ne devrait avoir honte de rien »). Y a-t-il quelque proximité entre lapathie que vise le Cynique, et linsensibilité du froid cynique ? Dans les deux cas, sagit-il déviter la souffrance du sujet éthique, par anesthésie ? – Et toujours : le cynisme est-il une passion chaude, ou une passion froide ? Dans son Traité de la nature humaine (1739), Hume distingue entre passions violentes (la colère, etc.) et passions calmes (la bienveillance, laversion pour le mal), qui produisent « peu démotion dans lesprit », au point quon tend à les confondre avec lactivité de la raison. Où se situe le cynisme, froid calculateur, composant sans cesse ses moyens en vue de ses fins, mais fort peu bienveillant pour autrui, et donc dune ardente méchanceté ? – Ultime question, mais pas la plus simple : y a-t-il une positivité du cynisme ? Michel Houellebecq le réduisait un jour peu ou prou à la bêtise ; mais George Orwell, au détour dune phrase de 1984, le définissait comme le contraire du fanatisme… Ce qui ne saurait manquer de lui donner quelque utilité face aux nouvelles guerres de religion que le xxie siècle voit poindre ?

Les domaines : le colloque sest consacré à la littérature française, non sans quelques incursions du côté de la philosophie. Or il aurait été instructif de faire un détour du côté de la sociologie des entreprises ou des organisations, qui étudie la part du cynisme et de laltruisme dans la prise de décision, ou encore les différentes formes de cynisme qui se développent « au travail » : cynisme touchant sa propre fonction, cynisme à légard de lorganisation à laquelle on appartient, cynisme à légard des changements dorganisation interne et de ceux qui les promeuvent… Il ne serait pas difficile, et pas inutile, dappliquer tout cela à la réforme libérale de lUniversité française actuellement en cours.

Dans Chiens de plume comme dans le colloque ici publié, nous navons cessé de le mesurer : sinterroger sur le cynisme, cest aussi réfléchir sur larticulation entre littérature et philosophie. Le travers à éviter consiste, 14bien sûr, à faire des textes littéraires une simple illustration, ou un simple écho, dune philosophie ou dun comportement cynique qui leur préexisterait. Il sagit plutôt, à la fois, de reconnaître à la littérature sa pleine puissance de déchiffrement du monde social ; de considérer lexpérience de pensée qui est menée dans ces textes littéraires, laquelle peut poser de façon autre des problèmes philosophiques traditionnels, voire conduire à des découvertes singulières ; et enfin, de se demander : quels sont les éléments propres dune écriture cynique ? Question qui elle-même se divise pour essayer de se préciser10. Alors que toute la tradition de réflexion sur la « poïétique » associe création et chaleur (furor, fervor, feu sacré), lécriture cynique ne suppose-t-elle pas une invention par et dans la froideur ? Sur le plan du style, y a-t-il un lexique (brutal ?) et un niveau de langue (trivial ?) spécifiquement cyniques ? Existe-t-il une syntaxe de la déception cynique (par exemple lemploi de la négation restrictive ne… que…) ? Linteraction des personnages, dans une intrigue de type cynique, repose-t-elle avant tout sur la manipulation ? Lauteur dun texte cynique se pose-t-il en moraliste, se peint-il en complice ? Quelle est la situation faite au lecteur par un récit cynique ? Sagit-il de le prendre non dans des lacets de miel, mais dans un piège damertume ? Au fait, ne rencontre-t-on pas aussi une poésie cynique ? Et en prose ou en vers, quels affects produit le texte cynique ? Une déception qui se tourne en jouissance – pour parler comme Marot ou Huysmans, une décevance ?

Un mot, pour finir, de vifs remerciements à tous ceux qui ont bien voulu consacrer leur temps et leur énergie à la réussite de notre colloque : des collègues et chercheurs confirmés, mais aussi de jeunes chercheurs, qui ont engagé des thèses dans ce domaine (Caroline Laurent, sur Philippe Muray, Ludivine Fustin, sur Mirbeau, Drieu et Houellebecq) – et enfin notre ingénieur de recherches et elle-même chercheuse, dune admirable efficacité, Aurélia Cervoni, sans qui rien naurait été possible.

Jean-François Louette

Cellf 16-21

1 Jean-François Louette, Chiens de plume. Du cynisme dans la littérature française du xxe siècle, Genève, Éditions de la Baconnière, 2011.

2 Jean-Paul Sartre, Critique de la raison dialectique, t. 1 [1960], Paris, Gallimard, 1985, p. 326.

3 Voir ci-dessous, p. 219.

4 Voir André Comte-Sponville, dans une note de Valeur et vérité. Études cyniques, Paris, PUF, 1994, p. 148.

5 Luc Dardenne, Au dos de nos images, Paris, Éditions du Seuil, 2005, p. 41.

6 Peter Sloterdijk, Critique de la raison cynique [1983], trad. de lallemand par Hans Hildenbrand, Paris, Christian Bourgois, 1987, p. 8.

7 Ibid., p. 164.

8 Ibid., p. 248.

9 Ibid., p. 252.

10 Pour cette série de questions, voir Jean-François Louette, « Le cynisme, passion froide ? (Bourget, Drieu la Rochelle) », LHomme et ses passions, actes du congrès de lAssociation Guillaume Budé (Lyon, 2013), Paris, Les Belles-Lettres, 2016, p. 781-796.