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Assemblée générale ordinaire du 24 janvier 2015 de la société Paul Claudel

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  • ISBN: 978-2-8124-4602-3
  • ISSN: 0037-9506
  • DOI: 10.15122/isbn.978-2-8124-4603-0.p.0091
  • Éditeur: Classiques Garnier
  • Date de parution: 10/04/2015
  • Périodicité: Quadrimestrielle
  • Langue: Français
Accès libre
Support: Numérique
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ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ORDINAIRE
DU 24 JANVIER 2015
DE LA SOCIÉTÉ PAUL CLAUDEL

Bibliothèque nationale de France
Salle des commissions, 5 rue Vivienne, Paris

MESSAGE DU PRÉSIDENT HUBERT MARTIN

Chers amis claudéliens,

Mes propos daujourdhui commenceront par vous souhaiter à vous et à tous les vôtres une bonne année 2015. Le ciel en est assombri par bien des nuages mais espérons que la vraie lumière du ciel nous aidera à les dissiper.

De lannée écoulée, je retiendrai dabord la disparition de trois grandes personnalités claudéliennes auxquelles nous avons rendu hommage dans nos Bulletins et dont je veux, avec vous, honorer la mémoire : nous ont quittés, en janvier 2014, Gérald Antoine, en avril Michel Malicet et en juin le Père Boly. Je viens dapprendre aussi le décès de notre fidèle amie, Jacqueline de Casanove. Recueillons-nous un instant dans leur souvenir.

Je voudrais rappeler aussi que, lan dernier, Geneviève Page ma fait lhonneur, en tant que président de notre association, de lui remettre sa décoration dofficier de la Légion dhonneur.

Je veux vous parler maintenant de deux évènements qui marquent la vie de notre association.

Le premier, qui nous a réjouis tous, a été la remise, le 27 juin 2014 au château de Brangues, à loccasion des Rencontres annuelles, des insignes de commandeur dans lOrdre des arts et des lettres à Renée Nantet, par Monsieur Jean-Yves Tadié, professeur émérite de la Sorbonne et directeur des collections Folio-classique et Folio théâtre aux Éditions Gallimard. La lettre mensuelle de la Société Paul Claudel vous donnera le texte de

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la belle allocution quil a prononcée, ainsi que celles de Jean Balestas, président des Amis du château de Paul Claudel, de Violaine Bonzon représentant la famille, et de moi-même, qui ont rendu hommage à celle qui na cessé dœuvrer personnellement, dans le cadre de nos associations respectives, à la mémoire de lœuvre de Paul Claudel. Nous souhaitons à Renée Nantet joie et santé, dans le monastère merveilleux qui laccueille, regrettant seulement, mais nous le comprenons, de ne plus la voir parmi nous puisquelle ne revient plus à Paris. Concomitamment, nous avons eu le grand plaisir de voir le film qua réalisé Florence Bonnier, Paul Claudel, un nouveau regard, et qui donne un éclairage très intéressant sur Paul Claudel, à travers, essentiellement, ce quen dit Renée Nantet, qui est interviewée, brillamment, dans ce film.

Cette situation mamène à vous parler du deuxième évènement, annoncé à nous en automne et qui se situera avant lété de cette année. Cette absence de Renée Nantet nous conduit à quitter la rue du Pont-Louis-Philippe où nous avons notre siège social et nos bureaux depuis lorigine de notre association. Cest un changement auquel nous devrons nous adapter tant en ce qui concerne un nouveau siège social que lorganisation de nos activités et celle de nos archives. Des solutions sont en vue, en liaison étroite dune part avec la famille Claudel et dautre part avec la Bibliothèque nationale de France. Je remercie la famille Claudel de nous aider pour le siège qui devrait aller au château de Brangues ainsi qu une partie des livres et archives et Joël Huthwohl qui étudie un accord avec la BnF pour ce qui concerne plus particulièrement le théâtre. Notre lettre mensuelle vous informera, le moment venu, des solutions que nous aurons pu apporter à ces problèmes. Sans attendre, grâce à René Sainte Marie Perrin que je remercie beaucoup, nous réglons la question du courrier, ce dernier ayant accepté de le recevoir à son adresse personnelle et de continuer à en assurer le traitement, comme il le fait si bien depuis déjà un certain temps. Ces changements vont exiger des dépenses de déménagement et dinstallation et nous avons bon espoir de trouver la solution pour les financer.

Et maintenant je laisse à notre secrétaire général le soin de présenter le rapport dactivité, puis Francis Turlotte, notre trésorier, en fera le point financier, ensuite François Claudel nous parlera du théâtre, Marie-Victoire Nantet du Bulletin et des prochaines Rencontres et la parole sera donnée à ceux qui, dans la salle, souhaiteront intervenir. Suivra la présentation de manuscrits de Paul Claudel de la Bibliothèque nationale de France par monsieur Guillaume Fau, chef du service des

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manuscrits. Je len remercie ainsi que Joël Huthwohl et madame Anne Verdure-Mary, conservateur en charge du fonds Claudel, qui, tous deux sont venus examiner nos archives le 16 janvier.

Je suis persuadé quavec limplication de nous tous, conseil dadministration et membres, nous réussirons notre adaptation aux changements nécessaires. Je vous en remercie.

RAPPORT MORAL DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL
DIDIER ALEXANDRE

Lannée claudélienne 2014 qui sachève annonce une transformation profonde de la vie de notre société. Elle met fin à une longue période de la vie de la Société Paul Claudel. En effet, la décision a été prise de quitter le siège historique de la Société Paul Claudel, le 13 rue du Pont-Louis-Philippe, pour un retour à Brangues. Dans lappartement où Didier Alexandre est entré, pour la première fois, il y a plus de vingt-cinq ans, se trouvaient non pas accumulés mais rangés, classés des documents, des archives, des volumes et des collections, des souvenirs. Ce dépôt est une richesse quil ne faut pas perdre. Il forme un patrimoine et une mémoire de Claudel, de son œuvre, de lhistoire des représentations de lœuvre. Cette mémoire, Renée Nantet, Jacqueline Veinstein, aujourdhui Marie-Victoire Nantet, François Claudel et René Sainte Marie Perrin, en ont été les acteurs et les gardiens. Didier Alexandre veut les remercier au nom de tous les claudéliens et de tous les amis de Claudel. La rue du Pont-Louis-Philippe est ainsi devenue un lieu qui nous réunissait régulièrement. Ce nest pas le lieu unique de la géographie de Claudel : il y a Villeneuve, Brangues, la BnF et la Bibliothèque littéraire Jacques Doucet, le Centre Jacques-Petit.

Il fallait donc, pour les membres du conseil dadministration, retrouver des espaces dignes de la rue du Pont-Louis-Philippe. La BnF, bien sûr, qui est devenue, faut-il le rappeler, depuis le don fondateur que fit Victor Hugo de ses manuscrits à la France, ce lieu où les archives qui font le socle dune statue dauteur sidentifient à un pays. Les archives claudéliennes viendront sajouter à limpressionnante collection de manuscrits claudéliens, aux documents du fonds Barrault : cest un retour normal, somme toute. Brangues est lautre lieu qui accueillera

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les livres de la Société Paul Claudel : autre retour normal, en somme, qui va enrichir et compléter la bibliothèque de Brangues, le berceau de la famille claudélienne. La France et la famille, deux notions, deux valeurs claudéliennes évidemment. La vie de Claudel, en qui la vie sest faite œuvre, se poursuit donc très naturellement. Cest une période qui prend fin, cest donc aussi une autre période qui commence. Il revient à la Société et à tous ses membres de maintenir cette vitalité. Il revient aussi à de petits miracles de nous aider à mettre en place ce nouveau départ.

De ce tournant, Didier Alexandre voit dautres signes dans la conversion au numérique de la Société Paul Claudel. Le site est de plus en plus visité. Le Centre Jacques-Petit donne accès à de nombreuses informations et ressources. Et la lettre mensuelle administrée par René Sainte Marie Perrin, adressée à tous les membres de la SPC qui ont une adresse électronique, en est une autre phase. Cest cet autre point qui importe : la circulation de linformation entre les membres de la Société, rapide et efficace.

Le Bulletin, évidemment, remplit cette fonction, lui aussi. On y observe de mieux en mieux combien Claudel a été et est politiquement présent, avec sa foi et son art. Herriot, Suarès, lengagement patriotique et catholique de la Première Guerre mondiale, tous sujets qui font la matière centrale des Bulletins de cette année 2014, en sont les témoins. On y observe aussi une autre présence de Claudel, qui ne va pas sans un renouvellement générationnel des chercheurs. La plasticité de lœuvre est immense : il y a un Claudel intermédial comme il y a un Claudel, marginal à léchelle du monde, traduit en chinois, qui pénètre le monde universitaire chinois. François Claudel rend compte, après lintervention de Didier Alexandre, des activités de théâtre. Didier Alexandre résume à grands traits les faits qui ont marqué cette année et qui font écho aux travaux évoqués précédemment. Il y a eu des moments très sérieux, savants et passionnants, par exemple grâce aux amis américains de la Paul Claudel Society à Vancouver en janvier 2014, et aux amis japonais de la Société Paul Claudel au Japon, ou, enfin, ce nest quun exemple, grâce au Père Michel Cagin o.s.b qui a parlé en septembre 2014 à la Cité internationale des Arts à Paris (dans le cadre des premières Rencontres des Amitiés Charles Journet) des rapports de ce dernier avec Paul Claudel, sous le titre : « Dans la liberté daimer à la fois théologie et poésie : Paul Claudel et Charles Journet ». Il ny a pas eu de colloque

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Claudel cette année. Les publications sont là cependant, nombreuses, et de beaux projets prennent corps et forme, comme le dictionnaire Claudel qui mobilise plus de vingt chercheurs et sera achevé en 2016. Un dictionnaire sadresse à un public large, comme les expositions où Claudel est présent. Didier Alexandre prend lexemple de lexposition, organisée du 5 avril au 15 juin 2014 par lAssociation Camille et Paul Claudel en Tardenois à Château-Thierry : 1914-1918. Voix décrivains et dartistes : Paul Claudel, Paul Landowski et Charles Lhermitte, labellisée par le comité du centenaire de la Première Guerre mondiale, qui témoigne des ravages et de lhorreur du conflit en Tardenois. Du 11 juin au 28 septembre 2014, dans la bibliothèque musée de lOpéra de Paris, Palais Garnier, lexposition Les Ballets suédois (1920-1925). Une compagnie davant-garde, fait place à LHomme et son désir, rappelant ainsi combien le dialogue des arts est constant chez Claudel. Quant au nom de Paul Claudel, donné à la promotion automne 2013 du Cours de civilisation française de la Sorbonne, où œuvre Pierre Brunel, que Didier Alexandre salue, il réconcilie Claudel avec luniversité et la Sorbonne avec qui il ne fut pas toujours tendre. Cest évidemment la personnalité de Claudel qui est ainsi honorée. Et pouvait-il lêtre davantage quen la personne de Renée Nantet, à qui lœuvre et le nom doivent tant ? Paul Claudel était très présent aux nouvelles Rencontres de Brangues à travers sa fille Renée Nantet à qui ces Rencontres – quelle a créées en 1972 avec son frère Pierre et Jacqueline Veinstein – rendaient hommage.

Didier Alexandre donne la parole à François Claudel, puis à Francis Turlotte qui présente le rapport financier de la Société Paul Claudel. Hubert Martin clôt la séance avant de donner la parole à Guillaume Fau, chef du service des manuscrits, qui présente les fonds claudéliens conservés à la BnF et qui montre aux assistants de précieux manuscrits de Paul Claudel.

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RAPPORT FINANCIER DU TRÉSORIER FRANCIS TURLOTTE

(1er janvier 2014 – 31 décembre 2014)

A – RECETTES :

Abonnements :

4 322

Abonnements étrangers :

2 056

Cotisations :

3 622

Ventes livres et bulletins :

260

Subvention CNL :

1 896

Produits exceptionnels :

23

TOTAL DES RECETTES :

12 179

B – DÉPENSES :

Bulletins (3 numéros) :

8 168

Frais de gestion :

376

Fournitures administratives :

562

Honoraires :

749

Cotisation :

140

Frais postaux :

472

Déplacements et réceptions :

1 565

Frais bancaires :

157

TOTAL DES DÉPENSES :

12 189

C – SOLDE Négatif : PERTE

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