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Table des matières

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  • ISBN: 978-2-8124-5575-9
  • ISSN: 2114-1223
  • DOI: 10.15122/isbn.978-2-8124-5575-9.p.0478
  • Publisher: Classiques Garnier
  • Parution date: 04-04-2007
  • Language: French
Free access
Support: Digital
478 Table des matières
AVERTISSEMENT 8 INTRODUCTION
1. ORDRE ET DESORDRE DANS LES TRAGIQUES.
1) Un texte composé et discontinu 13 -le tempérament de l'auteur, les circonstances de la
composition, deux explications contestables.
-une cohérence perturbée, qui appelle l'interprétation. 18
Problèmes de méthode.
-Deux possibilités de retrouver une cohérence : inté-
gration sémantique et intégration syntaxique 20
-Leurs faiblesses 23 -Méthode retenue : déterminations intertextuelles des
matériaux, leur agencement spécifique 25

II. DANS LE VIF DU SUJET.
LA TRIPLE CRISE DU DEBUT DE MISER ES 29
Patrie, Eglise.
-Une révolte matricide. Eglise et Nation. Loi de Dieu
et loi politique 30
Les différentes figures du poète.
-Des déterminations contradictoires. Le face à face
avec l'Eglise. Prière : la régénération implorée.
Charniers : l'horreur anonyme 33
Des styles.
-Un intertexte en conflit. L'harmonie de la prière et la
Muse défigurée 36 Conclusion :
Les trois enjeux de l'oeuvre, leur solidarité 39
479
PREMIERE PARTIE

CHAPITRE I DU TABLEAU POLITIQUE AU CANTIQUE

1. UN TABLEAU POLITIQUE.
1. Ut pictura poesis.
-Le modèle pictural dans I : authenticité, intensité, in- telligibilité 43 2) Narratio : le discours dans la cité.
-Narratio/narration : un discours politique. Le "Nous" : la communauté nationale. Une perspective
politique 48 -Citations d'historiens juristes : convocation de valeurs
juridiques et politiques 53
-Point de vue national ou partisan ? 59

II. VISAGES DE L'HORREUR : LE NARRATEUR MEDUSE.
Deux tableaux tragiques.
-La "tragique histoire" de Montmoreau. Un narrateur
"vaincu" et sans voix, une narration hantée 60 -Le "banquet d'horreur". Des phrases embrouillées
comme entrailles, un narrateur pétrifié 63 -Aristide de Thèbes et Thimante : le vertige de la repré-
sentation 65
L'impensable : la victime coupable.
-Deux scènes exceptionnelles : deux mises en abyme.
Ce qu'elles révèlent : les innocents enragés 66 -La même révélation dans tout le tableau du
royaume 69
-Le drame de Jacob, innocent puis coupable 72

III. LES CAUSES DE LA CULPABILITE TRAGIQUE : EXPLICATION COLLECTIVE ET MYTHE PERSONNEL. 1) Explication collective : la dénaturation.
-Des solidarités physiologiques. La dénaturation par le
corps. La dénaturation par la vue 75
480
2) Mythe personnel : l'aegre partus 82
-Les figures ambivalentes de la mère 83 -Les mises en scène de la naissance : le fils meurtrier
ou assassiné 87
IV. DU TABLEAU AU CANTIQUE.
Du royaume à l'Eglise 91
-Le recours nécessaire à la transcendance inscrit dans
l'enrichissement (I, 97-130) du sonnet "La France al-
laicte",
-Dans la prosopopée de la Terre (I, 283-310), 93 -Dans la prière finale de I. Renversement de la pers- pective du tableau du royaume : rupture avec le vi- sible, chant et non plus description, corps de l'Eglise
séparé du corps social 95
De la mère selon la chair au Père céleste.
-Les exigences de la reconnaissance par le père 100
-Père "terrestre" et Père céleste 102 -La progression de Miseres : une aventure per-
sonnelle  : 103 Conclusion :
-Le recours à la transcendance imposé par les
anomalies du discours politique. Mais rupture entre
Eglise et Nation 104
CHAPITRE II DE LA NARRATION A L'AFFABULATION POETIQUE
INTRODUCTION :
-Les indications de l'Avis : un passage de l'inspiration politique à l'inspiration religieuse, une progression
stylistique 107
-continuité discursive et continuité narrative 109
481
1. DES "EFFECTS" VERS LEURS CAUSES.
Une réalité stratifiée.
-Le concept de nature : une réalité physique, politique,
morale et religieuse (I, 275-288) (I, 683-1044) 110
La progression de Miseres.
-Du visible vers l'invisible. Une progression hermé-
neutique 117
...et stylistique 119
3. Princes.
-Les responsables des misères : les Princes et la no-
blesse 121
-Un style tendu et burlesque 123
La Chambre doree.
-Une critique de l'autorité judiciaire 125 -Indices d'une signification plus large : les allusions à
la figure royale 128 -Au-delà du roi et des juges, l'accès à la cause pro-
fonde : la disparition de la Justice 133
-De Justice à Piété 135

II. LE RECIT POETIQUE : L'ORDRE TRANSFIGURE DE L'HISTOIRE.
1. La mise en scène de Dieu : sa signification intrinsèque. -L'affirmation de la foi (III, 1-32) : les analogies dis- semblables. Les anthoropomorphismes : ana-
gogie 137 -Ovide chrétien : les références aux Métamorphoses, indices d'une représentation à la mesure de
l'homme 140 -Un récit poétique informé par des catégories philoso- phiques et garanti par les citations
bibliques 145 -La double évaluation de l'événement : les enjeux du récit poétique : représenter l'histoire à la lumière de
l'éternité 148
482
La mise en scène de Dieu : une représentation poétique de l'histoire.
-L'intégration de III et de IV dans une même séquence narrative. V ouvre une nouvelle séquence, mais dans
le même récit 150 -Ce récit respecte la périodisation établie dans l'Histoire Universelle. Les événements de III et Histoire Universelle I, 2. La séquence III-IV et la chronologie des persécutions. L'agencement partiel-
lement chronologique des tableaux de IV et V 154 -La distinction entre "fait" et "droit" remise en cause.
Un travail sur l'histoire 162
Une transfiguration de l'histoire.
-Le dépassement de la perspective historique : III, un commencement hors du temps et de tous les temps. Les infractions à la chronologie dans IV, puis
dans V 164 -L'histoire éclairée par la fin des temps : VII relié au récit poétique. III et VII, deux pôles solidaires. IV,
V, VI, trois étapes dans l'eschatologie 168
Conclusion :
Une réponse cohérente aux contradictions et aux solu-
tions de continuité de Miseres ? 173
DEUXIEME PARTIE
CHAPITRE III ECRITURE D'UN DESASTRE
INTRODUCTION : Quel sens revêt cette cohérence par rapport à la
rupture entre Eglise et Nation ? 177

I.OVIDE ET JOB.
1. Une déception narrative.
-Intention toujours mobilisatrice du récit poétique. Il ne perd pas de vue la cité : des indices, et la fonction traditionnelle du écit mythologique, laissent attendre
une restauration de la Justice 178
483
-Attente déçue. Le contraste entre terre et ciel 182
Talcy et l'exorde de Vengeances.
-Talcy : un événement miraculeux. Thèmes kabbalis- tiques qui le singularisent : l'angle focal de la contem-
plation des tableaux 184 -Une mise en scène de la rupture : la temporalité divi- sée entre histoire et fin des temps. Le début de VI :
Pentecôte et Apocalypse 189 -Le point de vue divisé. Mourir pour voir. Déploration et jubilation. VI : mort, pénitence et
régénération 191
L'épreuve dans le temps.
-Un point de vue dans le temps. Présent de la tragédie
et point de vue céleste 197

II. IMAGINER : LES TABLEAUX CELESTES.
Une représentation paradoxale.
-Triomphes et massacres. Evénement brut ou image distanciée ? Mimèsis et représentation mentale. L'écart mimétique. Point de vue humain et point de
vue céleste 201
Une fin de l'histoire.
-Retour des catégories juridico-politiques. Fin de la monarchie.Deuil de la nation. La disposition
spatiale : arrêt de la temporalité 205
La tragédie entre ombre et lumière.
-Une négation renversée en affirmation. Syncope et
ressaisissement. La nécessité du poétique 214

III. ART POETIQUE.
1. La fable d'Océan : intermède et conclusion.
-Un miroir concentrique de V, un supplément. Du profane au religieux, une palinodie en acte. De la
sensation à la vision spirituelle 217
484
2. Le poète, l'homme spirituel.
-Du poétique quand même. "L'improbable". Un corps poétique divisé. Un exercice de l'agonie et de la
transfiguration 225

IV. L'INFINI, L'INACHEVE.
L'approche d'une objectivité.
-VI, VII : vers un effacement du poète. La scène de la
résurrection : vision pure ? 231
Un accord suspendu.
-VII : vision ou prévision argumentée ? Vision, aveu-
glement, conjectures : un accord suspendu entre le
temps et l'éternité 236
CHAPITRE IV L'HISTOIRE UNIVERSELLE
UN RECIT EN ATTENTE D'UN POEME

INTRODUCTION : L'impossibilité d'une synthèse ordonnée. Un travail de la contradiction, qui relie les Tragiques à l'Histoire
universelle 243

1. UNE OEUVRE APOLOGETIQUE SOLIDAIRE DES TRAGIQUES.
-A. dAubigné n'a pas mis l'Histoire Universelle au-
dessus des Tragiques 244
Une apparente objectivité.
-Protestations d'impartialité. De subtiles interventions
dé l'auteur 247
Une apologie juridique et politique.
-Une plaidoirie pour la "distinction d'estat" des réfor-
més. Une disposition éloquente 251
-Un texte discontinu, orienté vers les Tragiques 255
485
II. L'HISTOIRE TRAGIQUE D'HENRI IV :
DE L'HISTOIRE DU MONARQUE A LA POESIE PROPHETIQUE.
L'histoire glorieuse d'Henri IV.
-Henri IV, premier sujet de l'oeuvre. Le récit histo-
rique lié au Prince. Une geste triomphale ? 257
Le poème tragique du châtiment du roi.
-Les critiques contre le roi. Leur effet sur la cohésion
de l'oeuvre 258 -La fin de la journée du roi : des cendres de l'historien... :
l'Appendix, couronnement de l'oeuvre, en renverse la signification. Le recours à Constant : continuité et
interruption de l'histoire 260 -...naît un poète :
l'historien ressuscité : le poète. Un discours poé-
tique 262 -Le vieux juge de Moncontour, figure du prophétisme tragique.
Une apparition symbolique. L'intrusion du poète
tragique dans l'histoire 265 -Une biographie scindée, une narration inter-
rompue 267

III. MIRACLES : LA POESIE DE DIEU DANS LA PROSE DE L'HISTOIRE.
Le Parti protestant, l'Eglise et les miracles.
-Une histoire du parti protestant. Le miracle, indis-
pensable et suspect 268
L'insertion paradoxale du miracle dans la narration histo-
rique.
-Dédains, prétéritions, des affirmations para-
doxales 271
3. Le miracle, au centre et hors de la narration historique. -Le miracle, au coeur de la signification de l'oeuvre. Mais indéchiffrable pour l'historien : nécessité du
poète 276
486
IV. L'HOMME AGRIPPA D'AUBIGNE DANS SON OEUVRE :
LE POETE DANS L'HISTOIRE.
Histoire, Mémoires, Commentaires autobiographiques.
-A. d'Aubigné omniprésent. Justification : des épi-
sodes instructifs. En fait, projet autobiographique à
l'intérieur de l'Histoire universelle 278
Agrippa d'Aubigné, personnage principal de l'Histoire
universelle.
-Un rôle capital dans les événements. D'où l'énigme
de sa marginalité dans le récit 281
Le poète dans l'histoire.
-Anonyme, il incarne un groupe mal reconnu 283 -L'anonymat, signe d'une différence radicale :
l'intrusion de la vérité. L'histoire : une suite
discontinue de moments de vérité 284 Conclusion :
L'Histoire Universelle et les Tragiques indissociables.
Supériorité de l'oeuvre poétique 286 La prière finale de l'Histoire Universelle : l'histoire
continue en poésie 286
TROISIEME PARTIE
CHAPITRE V LA REVOLTE PRESCRITE ET IMPENSABLE
INTRODUCTION : Un travail poétique dans le temps et en rupture
avec lui. Le problème de la pratique politique 291

1. PRINCES : LE SATIRISTE HORS LES MURS.
Un premier constat de décès de la monarchie.
-satire : une agression sans espoir 292
La noblesse et la vérité exilées au désert.
-"Fuyez, Loths" : éthique nobiliaire et devoir
chrétien 294
-Le poète assassiné, la Vérité au désert 297
487
II. NECESSITE DE LA RESISTANCE :
LA SAINT-BARTHELEMY, HIER ET POUR DEMAIN 299
La vive représentation, expression d'une obligation mo-
rale et d'une nécessité 301
-Une obligation morale : ne pas oublier, venger 302 -Nécessité : le "grand dessein" de la papauté. Les révé-
lations de G. Baronius 304
La promesse du roi, le repos de Capoue.
-L'extirpation des hérétiques, promise au sacre. Elle
engage Louis XIII 307
-La léthargie réformée 312
-"Nécessité" 315

III. LA REVOLTE ABSOLUE. ANGROGNE : L'EGLISE AU
DESERT 318
Le "Petit troupeau".
-"Camps enflez" et "petits troupeaux". La méfiance
envers les Grands 313
Angrogne.
-Les bergers, figure de la pureté patriarcale. Analogie
avec les Fermes 322 -Mythe de la séparation du corps social :
Préf. v. 103-348 : Angrogne et Nérac 324 -V, 687 sq : Angrogne et la Saint-Barthélemy : triomphes dans l'exil, massacres dans la capitale. Vers les origines évangéliques. L'Eglise hors du
royaume 327

IV. L'ETAT SECULARISE, LE DEUIL DU ROI-PRETRE.
-Le politique et le religieux, conjoints dans la théorie,
disjoints dans la réalité 334
1. Le mythe d'Angrogne : un refuge contre la sécularisation. -Eglise et Etat : le triomphe des "Politiques". Le mo-
ment machiavélien 338
La rupture avec le roi.
-Le roi, seul modèle d'identité politique. Image de
Dieu 345
-La mission religieuse du souverain 349
488
-pas sans le roi, pas avec un roi catholique 352 Conclusion :
Aucun modèle d'action pensable : le sacrifice 354


CHAPITRE VI LES SIGNES SUR LES BUCHERS
INTRODUCTION  : 357
1. INSURRECTION ET VOCATION AU MARTYRE.
Révolte et sacrifice.
-Dans V, action et verbe conciliables seulement dans
le combat sacrificiel. Même idée dans les Traités 357 -La mort, principe de la révolte comme de la poésie.
Mort et Ecriture : du temps à l'Apocalypse 362
Combattants et martyrs.
-Angrogne, entre Fers et Feux. Peut-on identifier mar-
tyrs et combattants ? 368 -Le chevauchement chronologique entre IV et V :
temps des guerres : affaiblissement de la foi 374 -Le début de IV : vision apocalyptique. L'ombre des
guerres, les clartés des bûchers. Le combattant
associé au martyr après sa mort 380
II. MARTYRE : LE SENS INCARNE.
-Martyre : acte et parole 385
Gestes, corps écrits. .
-Gestes, présences éloquentes 385 -Le corps signe de l'âme, manifestation de
l'invisible 388
-Le "style vif' des signes 393
Une sémiotique unitive.
-Signifiant et signifié, corps et âme : des dichotomies
abolies dans le martyre 396 -Une continuité ménonymique restaurée dans le
monde 399
489
-Paronomases : les récits impliqués dans les noms
propres : une densité nouvelle d'être et de sens 401
Douceur, épiphanie.
-Douceur féminine. Réconciliation : vision épipha- nique.
Beauté : restauration de l'homme dans la présence à
Dieu 406
-Une préfiguration de la réconciliation finale 411
L'aspiration au martyre, dans l'oeuvre et dans le mythe personnel.
-La prière propitiatoire de I (35-54) : l'attente d'une plénitude atteinte seulement dans IV et à la fin de
VII. Le face à face avec Dieu 414 -La vie d'A. d'Aubigné, une vie et une oeuvre pour le
martyre 416

III. LE MONUMENT, LA DISSEMINATION.
-Feux : un foyer central du poème, et un chant subor-
donné à Fers 422
Une nostalgie, et non une apologie du martyre 423
Martyre : un sacrifice fondateur ?...
-Dimension miraculeuse du martyre. Le martyr entre les hommes et Dieu. Cendres et semences.
Conversions 425
-Des nations régénérées ? 430
3. ...Martyre : une rupture avec le corps social.
-Un acte de rupture avec le monde. L'horreur discrimi-
nante 4431
-Les signes : un sens ravi sitôt que révélé 432 -Le prosélytisme du martyr. Une révélation intradui-
sible dans le corps social 433
-La singularité absolue, la libre dissémination 435 -Moïse et Etienne : de Dieu vers les hommes ou des
hommes vers Dieu 436
-Traces, errances : l Egl ise ensauvagée 438 Conclusion :
Les martyrs, le poète, exclus et intrus : la limite de la
mort.
Signifier en mourant : la seule manière de préserver
par la violence l'exigence de totalité 440
490
CONCLUSION LA MOBILITE DE LA REPRESENTATION
I -Une structure d'ensemble, discursive puis narrative 443 -Une double transfiguration du visible : par un dépassement du
visible, et par un point de vue au coeur de la tragédie 445
II Le moment tragique, la mort de l'histoire 447
Le moment apocalyptique 449
M Le témoin, impliqué dans la tragédie 450
Le témoin voué à la tragédie 451
Mort individuelle et naissance baptismale 452
Une agonie et une renaissance sans fin 452
IV Style : un travail sur les représentations 453
La représentation en travail 445
ANNEXES
BIBLIOGRAPHIE 455
INDEX NOMINUM 471
INDEX DES PASSAGES COMMENTES OU ANALYSES" 476
TABLE DES MATIERES 481
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