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Établissement du texte

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  • ISBN: 978-2-406-08680-2
  • ISSN: 2109-7577
  • DOI: 10.15122/isbn.978-2-406-08682-6.p.0095
  • Éditeur: Classiques Garnier
  • Date de parution: 13/08/2019
  • Langue: Français
Accès libre
Support: Numérique
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Établissement du texte

Nous suivons les principes dédition de la collection « Classiques Garnier » (modernisation pour les textes du xviie siècle) mais nous avons choisi de rester le plus proche possible de létat initial, notamment pour ce qui est de la ponctuation. Nous présentons ci-dessous, sans les détailler, certaines particularités dans lapplication des principes dédition exposés à la fin de lintroduction générale.

Graphie

Majuscules et minuscules

Nous avons conservé la majuscule à linitiale des noms communs dans la plupart des cas. Lorsquil y a hésitation entre majuscule et minuscule, nous avons systématisé lusage le plus fréquent : cest le cas pour les titres (« Prince », « Roi », « Majesté »), pour les divinités ou les incarnations dune transcendance (« Dieux », « Immortels », « Fortune », « Soleil », « Astre », « Cieux » lorsquils désignent un principe divin, « Enfer », « Parque », « Pasteur » lorsquil sagit dune métaphore christique), ou encore lorsque le nom évoque une totalité (« Univers », « Empire ») ou une vertu (« Justice »). Nous avons choisi de systématiser la majuscule sur « Barbare » lorsquil est employé en substantif pour désigner ceux qui ne sont pas grecs ; pour respecter une différence établie dans lédition princeps, le terme est mis en minuscule lorsquil est utilisé dans son sens moderne (cf. v. 815, 1062, 1411). Enfin, pour harmoniser les présentations, nous avons mis le nom de lauteur en majuscules sur la page de titre.

Nous avons choisi de supprimer la majuscule dans certains cas où elle est minoritaire pour certains substantifs : « Lieutenant » (Argument), 96« Soldat » (Argument, v. 373), « Médecins » (v. 1460), « Trompette » (v. 374), « Chef » (v. 264, etc.), « Eunuque » (v. 892), « Destin » (v. 35, 144, etc.), « Pilote » (v. 969), « Avril » (v. 465), « Macédonien » quand il est adjectif (Argument, v. 1247), « Persane » (v. 111), « Royale » (Argument), « Capitaine » (Argument, 205, 309), « Pasteur » lorsquil ne sagit pas dune métaphore (v. 517, 1100), « Surgeon » (v. 749).

Espaces, traits dunion, apostrophes

Toutes les graphies ont été modernisées : cela nous a conduit à supprimer un espace, un trait dunion, une apostrophe dans certains cas.

Dans certains cas, peu nombreux, nous avons ajouté un trait dunion (« là dessus » (v. 155), « de soi même » (v. 157)).

Orthographe

Comme pour toutes les autres pièces publiées dans ce volume, nous avons modernisé systématiquement lorthographe et les conjugaisons des verbes, supprimant ainsi les imparfaits et les conditionnels en -oi, les formes plurielles en -ez, ajoutant les désinences actuelles aux impératifs ou aux premières personnes du singulier. Nous avons systématiquement remplacé lorthographe ancienne par lorthographe actuelle, en suivant les principes de dissimilation ordinaires.

Lorthographe du xviie siècle étant très libre, nous navons pas considéré comme coquilles ce qui nest peut-être quune variation parfaitement admise de la forme de certains mots.

Coquilles

Nous dressons la liste des coquilles manifestes ou des formes si minoritaires quelles viennent sans doute dune erreur.

Dangèr (v. 196) ; presperer (v. 263) ; EPHESTION (Acte II, sc. 3, didascalie) ; que laccueil (v. 624) ; est (v. 694)

Lédition originale de La Mort de Daire comporte à lacte III une erreur importante dans lattribution des répliques entre les deux conjurés 97Besse et Nabarzane : aux pages 30 et 31, deux répliques de Nabarzane se suivent. Il semble quune intervention du second personnage ait été fondue à celle du premier. À la suite de lédition Stengel, nous avons choisi dattribuer le passage qui va des v. 615 à 620 à Besse. Le dialogue devient alors plus compréhensible.

Nous avons aussi ajouté des numéros de scène entre crochets lorsquil ny en a pas. Cest en particulier le cas à lacte IV où la deuxième séquence, bien que distinguée par une nouvelle liste des personnages (mais en minuscule et en romain), ne porte pas de numéro de scène. Le lieu de laction a changé, il ny a pas de liaison de scène. Si lon applique la logique de la pièce, il devrait y avoir une scène. Limprimeur a peut-être proposé une correction au manuscrit qui nen mentionne pas. Nous avons choisi didentifier cette séquence comme une scène à part entière, ce qui a pour effet de modifier le décompte des autres scènes dans lacte IV.

Les rimes 

Nous navons pas maintenu ce qui serait aujourdhui une rime pour lœil et avons modernisé lorthographe ou la grammaire (par exemple, méchants/cachant (v. 887-888)). Le seul cas où elles nont pas été modifiées, concerne les rimes qui pourraient être altérées ou rendues impossibles par une modernisation. Ainsi nous avons maintenu les rimes suivantes :

successeur/seur (v. 19-20)

lois/soulois (v. 79-80)

proie/effroie (v. 253-254)

harnois/autrefois (v. 318-319)

seurs/ravisseurs (v. 326-327)

exclus (au lieu de exclu)/plus (v. 685-686)

dérobe/Niobe (v. 1086-1087)

épois/tu dois (v. 1208-1209)

sœur/seur (v. 1464-1465)

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Ponctuation

Nous avons cherché à respecter la ponctuation de lédition princeps qui a souvent une fonction respiratoire plutôt que syntaxique, comme cest encore lusage dans le théâtre du xviie siècle. Cependant, conformément aux principes en vigueur dans la collection, nous avons choisi de moderniser certains usages pour faciliter la compréhension et clarifier la syntaxe dans la mesure du possible. Le lecteur trouvera à la fin de lintroduction générale lexposé des principes que nous avons suivis pour moderniser la ponctuation ; nous ne détaillons ici que quelques points.

Comme pour tous les textes du volume, nous avons remplacé systématiquement les deux points lorsquils précèdent un alinéa en choisissant une ponctuation plus forte : point-virgule, point ou point dinterrogation en fonction des articulations logiques ou de la syntaxe (v. 778, 1213, 1253, 1260). Dans dautres cas, nous avons choisi de traduire la courte pause marquée par les deux points par leur équivalent dans la ponctuation actuelle : cela peut être parfois une virgule (par exemple, v. 3 ou v. 74), un point (par exemple, v. 267) ou un point dinterrogation (par exemple, v. 86). Cependant, nous navons pas modifié les deux points de manière systématique : nous les avons conservés lorsque leur usage correspond au nôtre (v. 20, 146, 174, etc.).

Pour clarifier la syntaxe et mieux faire apparaître certaines intonations, nous avons choisi dajouter points dinterrogation et points dexclamation en fonction des structures de phrase et de vers (par exemple, v. 597, 624, 665, 722, 778, 812, 1090, 1096, 1181, 1218, 1246, 1347, 1405, 1455, 1475). Nous navons pas ajouté ces marques de ponctuation après les interjections (Ah, Hé, Las, etc.) ; lédition originale ne ponctue presque jamais après ces signes dexpressivité. Enfin, nous avons transformé à deux reprises un signe en points de suspension (v. 1287, v. 1300) pour mieux rendre les interruptions du discours de Daire agonisant.

Comme il a été rappelé dans lintroduction générale, nous avons supprimé un signe de ponctuation pour rendre la syntaxe plus claire et ne pas séparer le sujet de son verbe, un nom et son complément, un verbe et son complément.