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Notes

  • Type de publication: Chapitre d’ouvrage
  • Ouvrage: Théâtre complet. Tome I
  •  
  •  
  • Pages: 1119 à 1134
  • ISBN: 978-2-8124-0400-9
  • ISSN: 2417-6400
  • DOI: 10.15122/isbn.978-2-8124-2880-7.p.1119
  • Éditeur: Classiques Garnier
  • Collection / Revue: Classiques Jaunes, n° 581
  • Série: Littératures francophones
  • Date de parution: 30/05/2012
  • Première édition: 1988
  • Langue: Français

  • Chapitre d’ouvrage: Précédent 19/23 Suivant
Accès libre
Support: Numérique
1119 NOTES
du
Tome I

1120 1121 NOTES

Page 111.
PAR LA FENÊTRE
1. Dans le langage populaire, favoris (qui ont vaguement la
forme d'une côtelette) qu'ont l'habitude de porter domestiques,
maîtres d'hôtel, garçons de café et de restaurant...
2. Le terme avait été créé huit ans plus tôt en 1874, dans un
sens défavorable, par Leroy, critique du Charivari, à propos d'une
toile de Claude Monet intitulée Impression, soltil levant.
3. On vendait généralement le sucre blanc en pains de forme
conique qu'il fallait casser.

Page 135.
AMOUR ET PIANO
1. Terme de procédure remontant au xvn" siècle et signifiant
«  comparaître en justice >, usité seulement à l'infinitif et au parti¬
cipe présent. Il est tombé en désuétude au début du XX' siècle.
2. Artiste en renom (littéralement  : «  dont le nom est le premier
de l'affiche >),
3. L'erreur de Baptiste vient de ce qu'il existe à la hauteur du
37, rue de Richelieu, une fontaine consacrée à Molière, édifiée en
1844 par Visconti.
4. Editeur de musique, 1-3 boulevard des Italiens et 103 rue de
Richelieu.
3. Le terme < livre > était souvent utilisé à la place de < franc >
lorsqu'il s'agissait de revenus.
6. Le Conservatoire, ouvert en 1784 par le baron de Breteuil
sous le nom d'École Royale dt chant it de dans* avait été installé
dans la partie sud de l'Hôtel des Menus-Plaisirs du Roi, rue du
Faubourg-Poissonnière, où il se trouvait encore à la date où cette

1122 NOTES

pièce fut représentée (au numéro 13). Il fut transféré, en 1913, 14
rue de Madrid. Mais le Conservatoire national supérieur d'art drama¬
tique a encore pour siège les anciens locaux dont l'entrée se trouve
maintenant 2 bis, rue au Conservatoire.
7. Ce restaurant, alors une des meilleures tables de Paris, était en
réalité situé 32 boulevard Poissonnière, à l'angle du Faubourg
Montmartre où se trouve encore actuellement un café-brasserie du
même nom.
8. Titre inventé par l'auteur.
9. Allusion aux couples célèbres qui sont les héros d'oeuvres por¬
tant leurs noms  : une tragédie de Shakespeare ( 1595  ?), un roman
de Bernardin de Saint-Pierre (1787), un roman grec attribué à Lon-
gus (ΠΓ ou rv* siècle après J.-C). En ce qui concerne Héloïse et
Abélard qui, à la différence des précédents ne sont pas des êtres de
fiction, mais ont vécu au XIIe siècle, leur correspondance amoureuse
avait été traduite en 1870 par Octave Gréard. D'autre pan, il exis¬
tait une pièce de Scribe portant leur nom (1850) ainsi qu'une opé¬
rette-bouffe de Clairville et Busnach (musique de Litolff). représen¬
tée aux Folies-Dramatiques (1872). Les plaisanteries grivoises
concernant la mutilation que le chanoine Fulbert avait infligée à
Abélard étaient courantes.

Page 163.
GIBIER DE POTENCE
1. Les demi-mondaines - chanteuses ou non — abandonnaient
souvent leur patronyme roturier pour un nom plus distingué (Ici,
celui de la princesse de Lamballe - 1749-1792 - amie de Marie-
Antoinette). De même dans Le Bourgeon, Étiennette se présente sous
le nom de < madame de Marigny  ».
2. Cette salle dont le nom est forgé sur le modèle des Folies-Ber¬
gère, des Folies-Dramatiques, etc. n'existait pas.
3. Signifie, en langage familier, habillé de vêtements trop étroits,
trop collants. Substantivement, le terme désigne une personne dont
les prétentions à l'élégance ne font que la rendre ridicule.
4. < Voilà comme on monte aux étoiles > (comme on s'immorta¬
lise). Virgile, Enéide, IX, 641.
5. < Cela est peu crédible >. Cette formule revient souvent sous
la plume de Suétone (Voir Vie des douze Césars, XXIX, 3> etc.).
6. Adage latin. «  L'erreur est humaine.  »
7. Cher-lieu de canton des Hauts-de-Seine, arrondissement de
Nanterre, dans la banlieue nord-ouest de Paris.
8. «  Ο belle jeune fille  ». (Expression courante chez les élégiaques
latin »),
9. Actuellement chef-lieu de canton des Hauts-de-Seine, arrondis¬
sement de Nanterre, sur la Seine, à l'ouest de Paris, en bordure du
Bois-de-Boulogne. Ce fait divers semble inventé.

1123 1123

10. Hôpital de Paris, fondé par Marie de Médicis en 1612. Il
devait être partiellement reconstruit en 1912.
11. Épicier en gros disposa » de plusieurs succursales à Paris. Il
en sera aussi question dans la Dame de chez Maxim (III, 17).
12. Formules latines  : < Ô mon père, ô ma mère  !  ».

Page 201.
FIANCÉS EN HERBE
1. Ronde enfantine composée en 1860 et due pour la musique et
les paroles à J.B : Clément (1837-1903), l'auteur du Temps des cen¬
ses.
Page 217.
TAILLEUR POUR DAMES
1. Les bals de l'Opéra, qui remontaient à 1715, année où le
régent les avait autorisés, avaient acquis une célébrité universelle. Us
étaient souvent masqués. Les rencontres que l'on y faisait et les
aventures ou mésaventures qui en résultaient étaient devenues au
XIX* siècle un thème courant de vaudeville.
2. C'est-à-dire en pleine confiance, comme le faisaient les parties
qui, sûres de leur droit, n'hésitaient pas à devancer la partie adverse
sous l'orme où devait siéger le juge.
3. Ce couplet qui doit être chanté avec des paroles nouvelles sur
un air préexistant (valse pour piano de L.-C. Desormes composée en
1883) est donc un authentique couplet de vaudeville, comme il en
existait depuis la naissance du genre (1690-1715) jusqu'aux envi·
rons de 1860 (voir sur ce point notre ouvrage le Vaudeville, coll.
< Que sais-je  ?  », PUF, 1986).
4. Paul Bourget (1852-1935) qui venait de publier ses premiers
romans  : Cruelle énigme (1885) et Un crime d'amour (1886), l'année
même de la création de la présente pièce. Quelques critiques avaient
reproché à l'auteur de situer exclusivement ses intrigues dans une
société élégante et riche où il était de rigueur qu'un homme du
monde disposât d'une garçonnière où recevoir discrètement ses
conquêtes féminines.
5. Ligne d'omnibus A.F. bien connue des Parisiens. Courteline
devait, treize ans plus tard, lui consacrer une pièce portant ce nom
(Grand-Guignol, 1899).
6. La polonaise, d'abord redingote à brandebourgs utilisée en Po¬
logne, est ensuite une toilette féminine en usage après 1870, portée
sur une tournure et dont la robe de dessous se relève par des coulis¬
ses sur la jupe de dessous en formant trois pans arrondis.
Les bouillonné ! ou bouillons sont de gros plis ronds (bouillonner une
robe).

1124 NOTES

Le jais est une variété de lignite d'un noir luisant dont on fait des
bijoux.
7. Allusion à l'histoire biblique de Suzanne, femme juive d'une
grande beauté. Deux vieillards l'avaient surprise dans son bain.
Voyant leurs avances repoussées, ils l'accusèrent d'adultère et elle ne
dut son salut qu'à l'intervention de Daniel. La scène du bain a été
un thème pictural souvent traité.
8. Vimptligo est une affection dermique caractérisée par le déve¬
loppement de pustules de petite dimension. La dtsquamation de
l'épiderme consiste dans son exfoliation sous forme de fines écailles.
9. Il s'agit, non du musée mais des Grands Magasins du Louvre
fondés en 1833 par Alfred Chauchat (1821-1909), aujourd'hui dis¬
parus.
10. On attendrait plutôt < du faubourg Saint-Germain > dont les
hôtels abritaient nombre de familles de vieille noblesse.

Page 309.
LA LYCÉENNE
1. A l'occasion du contrat de mariage, se donnait généralement
chez les parents de la jeune tille un dîner suivi d'une soirée, et
souvent d'un bal où les invités se présentaient en tenue de gala.
2. Établissement imaginaire.
3. Lycée parisien situé 101 rue Saint-Antoine, au coeur du Ma¬
rais.
4. Cet établissement n'existait pas.
3. Sorte de valse répandue surtout en Amérique et qui s'exécute
sur une mesure à trois-quatre temps et selon un mouvement modt-
rato.
6. Lycée de Paris situé 123 rue Saint-Jacques, ancien collège de
Clermont fondé en 1361 par les Jésuites, devenu Louis-le-Grand en
souvenir de Louis XIV. Les locaux actuels ont été reconstruits entre
1883 et 1892, puis agrandis.
7. Le texte de cette chanson, que l'on trouve acte I, scène 13,
semble bien dû λ Feydeau. Elle constitue un bon pastiche d'un
certain type de chanson à l'époque.
8. Voir plus haut Amour et piano, note 9.
9. Prononciation phonétique de l'expression high lift (train de
vie élevé) telle qu'elle est déformée par les personnes ignorantes de
l'anglais.
10. Phoebus (Φοίβος en grec, c'est-à-dire «  le brillant >) figure
parmi les nombreux surnoms dont on dota le dieu Apollon.
11. Derrière le Palais de l'Industrie, à gauche des Champs-Ely¬
sées, sur les terrains antérieurement occupés par le bal Mabille et les
concerts Besselièvre-Morard, Charles Zidler et Joseph Holler, les fu¬
turs fondateurs du Moulin rouge, avaient ouvert, en 1883, le pre¬
mier « Jardin de Paris ». C'était à l'époque de la Lycitnnt, un bal

1125 1125

dans un enclos planté d'arbres où se rassemblaient pendant la belle
saison les promeneurs en quête de fraîcheur, de musique et de dis¬
traction. C'est seulement en 1890 que le Jardin devint café-concert.
Il émigra d'ailleurs en 1898 pour s'installer dans le carré Ledoyen,
le long de l'actuelle avenue Edward Tuck, sur l'emplacement de
l'ancien concert de l'Horloge.
12. Paul-Désiré Trouillebert (1829-1900), peintre français, au¬
teur de paysages traités dans le goût de Corot (période de Ville
d'Avray).
13- Dot considérable. Il est malaisé d'établir des équivalences
avec le franc actuel. Mais, à titre de comparaison, le salaire moyen
d'un fonctionnaire ou d'un ouvrier < spécialisé > était de
1 500 francs par an, l'indemnité parlementaire de 9 000, le traite¬
ment d'un préfet de 20 à 25 000 francs.
14. Journal quotidien, politique et littéraire fondé en 1879 par
Dumont qui en fit un organe de centre gauche. Ce journal, essen¬
tiellement mondain et boulevardier, était réputé pour la verve
joyeuse et gauloise de ses rédacteurs.
15. Début des stances A Ninon datées de 1837, qui furent insé¬
rées dans Emmeline, nouvelle qui parut pour la première fois dans la
Revue des deux Mandes et figurèrent ensuite dans les Poésies nouvelles
(1850).
16. La Fontaine, Fables, Livre XI, 8.
17. Sujet traditionnel dans les vaudevilles et les revues de cafés-
concerts.
18. Jeu de cartes d'origine française qui se joue à deux - quel¬
quefois à trois ou à quatre - et qui est ainsi appelé parce que les
joueurs y écartent les cartes.
19. Espèce de singe du genre macaque, d'où, par extension, fi¬
gure grotesque, sculptée ou modelée ou, comme ici, homme d'une
grande laideur.
20. Caner signifie dans la langue populaire  : < avoir peur >.
21. Marque de pâte dépilatoire bien connue à l'époque.
22. Terme populaire  : < mauvais cheval, rosse >.
23. Voir plus haut, note 11.
24. Vaste édifice construit à Paris, à gauche des Champs-Elysées,
vis-à-vis de l'Avenue Marigny. Il avait été élevé de 1853 à 1855
sous le nom de Palais Napoléon, pour abriter les expositions et les
grandes cérémonies. L'exposition de 1855 y fut installée. Il fut dé¬
moli pour l'exposition de 1900 et l'on construisit sur son emplace¬
ment le grand et le petit Palais.
25. En langage familier, l'ensemble des élégants de Paris avec
une nuance péjorative (cf. les «  gommeux >).
26. Personnage fictif.
27. L'homme d'État était mon 10 ans plus tôt, en 1877.
28. Bouvard transpose ici l'injonction «  Entre au couvent  » lan¬
cée par Hamlet à Ophélie (Hamlet, III, 1). On pensera aussi à
la réplique de Corneille «  Rentre en toi-même, Octave...  » (Cinna,
IV, 2).
29. Ces soucoupes qui, dans les cafés, étaient apportées avec cha-

1126 NOTES

que consommation, permettaient aux garçons d'en compter le nom¬
bre au moment de l'addition. La formule utilisée par la cocotte
équivaut donc à demander i Saboulot s'il consent à lui offrir ses
consommations.
30. Le < griffon > est une variété de chien d'arrêt ou de chien
couchant dont le pelage est dur au toucher, broussailleux et plus
long sur la tête de l'animal. Il est classé parmi les épagneuls. Le
< carlin > est un petit chien à poil ras et à museau écrasé.
31. Courtisane grecque née en Béothie au IV siècle avant J.C.,
maîtresse de Praxitèle. Selon une tradition rapportée par Quintilien,
Phryné, accusée d'impiété, allait être condamnée quand son défen¬
seur imagina de soulever le voile de sa cliente  : la beauté de son
corps désarma immédiatement les juges...
32. Comme le louis est à l'époque une pièce d'or de vingt
francs, le pourboire est singulièrement modeste  !
33. Voir plus haut, même pièce, note 25.
34. Voir plus haut, note 13.
33. Selon une vieille tradition du vaudeville, les principaux per¬
sonnages, réapparaissant à la fin de la pièce, chantent chacun un
couplet et sollicitent les applaudissements du public.

Page 405
UN BAIN DE MÉNAGE
1. A l'origine, valet qui suit habituellement son maître quand il
va à pied, ou monte derrière sa voiture. Ce mot a fini par désigner
un domestique de grande maison en livrée.
2. Feydeau a peut-être songé ici aux émois juvéniles de Chérubin
dans le Manage de Figaro (I, 7). Dans cette pièce, en effet, Suzanne
raillant le fétichisme de l'adolescent, évoque < l'heureux bonnet et
le fortuné ruban qui renferment, la nuit, les cheveux > de sa belle
marraine, la comtesse Almaviva.
3. Fille publique (argot des boulevards). Ce terme venait d'appa¬
raître dans la langue (1886), selon Bloch et Von Wartburg.
4. «  Faire ses farces >, selon un sens déjà vieilli à l'époque, signi¬
fiait < se dévergonder >. L'expression est fréquente chez Labiche.
5. Jeu de mots  : le terme < daim > ne désigne pas seulement un
animal dont la peau est utilisée pour faire des manteaux ou des
gants, mais aussi, dans la langue familière un personnage particuliè¬
rement niais.
6. Interjection populaire équivalant à < rien  ! > (à faire).
7. Article du Coat pénal punissant d'une amende < le mari qui
aura entretenu une concubine dans la maison conjugale et qui aura
été convaincu sur la plainte de sa femme.  »
8. Maison de retraite crée en 1806, installée primitivement à
Paris, rue de Chaillot, dans un ancien couvent des Augustines, puis
11 rue Chardon Lagache.

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9. Réputé pour le caractère léger, voire grivois de son répertoire,
d'où te choix, très «  orienté >, du collégien.
10. Où se rencontraient traditionnellement les duellistes.

Page 437.
CHAT EN POCHE
1. Quartier situé au sud-ouest de Paris, dans le 16e arrondisse¬
ment, le long du Bois de Boulogne.
2. Pénétration de l'oxygène dans le sang pendant qu'il circule et
rejet, par celui-ci, du gaz carbonique.
3. Désigne le passage d'un liquide organique - ici le sang - à
travers la paroi de la cavité qui le contient, comme dans le cas de
l'hématose.
4. Les muscles sus-hyoïdiens et sous-hyoïdiens situés sur et sous
l'os hyoïde, petit os en forme de fer à cheval qui se trouve au
dessus du larynx.
5. L'opéra de Gounod (livret de J. Barbier et M. Carré) avait été
créé le 19 mars 1859 au Théâtre-Lyrique.
6. Charles Gamier (1825-1898), architecte de l'Opéra de Paris,
inauguré 13 ans plus tôt, en 1875.
7. Marque de purgatif très connue à l'époque (le < purgatif des
familles >). Il en sera encore quetion dans On purge B4b( (1910).
8. Conditions remarquablement avantageuses. Voir plus haut, La
Lycéenne, note 13.
9. Louis Duprez (1806-1896), compositeur, ténor de l'Opéra de
Paris de 1837 à 1849, professeur au Conservatoire de 1842 à 1850.
10. La colonne Vendôme, érigée en 1803, sous le nom de co¬
lonne d'Austerlitz ou de la Grande Armée, comporte effectivement
un escalier intérieur assez étroit, de 180 marches. Il était déjà ques¬
tion de monter dans la colonne Vendôme chez Labiche (voir La
Cagnotte, II, 3, 5, 11.)
11. Mal très à la mode. L'année qui suit la création de cette
pièce, paraissait la Grande Névrose du docteur J. Gérard (Paris,
Marpon et Flammarion, 1889).
12. L'un des airs les plus fameux du Faust de Gounod (III, 4).
13- Chansons du vieux répertoire populaire dont l'origine est
mal connue.
14. Célèbre chanson d'Aristide Bruant (1851-1925) pour la mu¬
sique et de Jules Jouy (1855-1897) pour les paroles, créée en 1882.
En voici le premier couplet  :
Mademoiselle, écoutez-moi donc  !
J'voudrais vous offrir un verre de Madère.
Mademoiselle, écoutez-moi donc  !
f voudrais vous offrir un amer Picon.
15. Faust (Gounod), 1, 2. Même origine pour les fragments
contenus dans les deux scènes suivantes.

1128 NOTES

16. Chapelle du palais du Vatican, construite en 1473 par Gio¬
vanni de Oolci (et dont le nom vient de celui de son fondateur
Sixte IV). Principalement destinée aux cérémonies de la semaine
sainte. Parmi les chanteurs de la Chapelle Sixtine - qui faisaient
partie du groupe de chanteurs de la chapelle pontificale - figurèrent
de nombreux castrats, dont les qualités vocales étaient très recher¬
chées.
17. Premiers mots d'une chanson écrite par Alexandre Dalès en
1839, à partir d'une «  scie > que l'on entendue alors dans tout Paris
{Il a des hottes, Bastiee  !). Voir François Caradec et Alain Weill, le
Café-Concert, Paris, Hachette/Massin, sd. (1980), p. 25.
18. Acheter < chat en poche >, vieille locution peu usitée de nos
jours, signifiant  : < acheter une marchandise sans l'avoir vue >.

Page 531.
LES FIANCÉS DE LOCHES
1. Prison cellulaire construite à Paris de 1845 à 1850 pour rem¬
placer la prison de la Force et située boulevard Mazas - aujourd'hui
boulevard Diderot - dans un triangle formé par le boulevard Mazas,
la rue de Lyon et l'Avenue Daumesnil. Elle ne recevait plus, à cette
époque, que des détenus en prévention. Ses services furent transférés
en 1900 à Fresnes et ses bâtiments démolis.
2. Les périodes militaires destinées à l'entraînement des réservis¬
tes -selon les dispositions de la loi militaire de 1872- duraient
soit 13 soit 28 jours. Les situations qu'elles entraînaient étaient sou¬
vent exploitées par les vaudevillistes et les librettistes d'opérettes.
3. Les Bouillons Dupai fondés par le boucher Pierre-Louis Duval
(1811-1870) étaient une chaîne de restaurants économiques ainsi
appelée parce que l'on n'y servait d'abord que du bouillon et du
bœuf.
4. Métal argenté par galvanoplastie, selon la méthode inventée en
1840 par Henri de Ruolz (1811-1887).
5. Soldat attaché au service particulier d'un officier.
6. Elisa Félix, dite mademoiselle Rachel (1820-1858), entrée au
Théâtre-Français en 1838. L'une des plus célèbres tragédiennes du
XIX' siècle.
7. Cette caserne est une invention de l'auteur.
8. C'est-à-dire à la fois borné et suffisant comme l'est le person¬
nage de Joseph Prudhomme créé par Henri Monnier et figurant
notamment dans Grandeur et décadence de M. Joseph Prudhomme
[1853) et Mémoires de M. Joseph Prudhomme (1857).
9. Mandrin, bandit fameux né en 1724, condamné et exécuté à
Valence en 1755.
10. Cette rue existe, reliant la place des Victoires à la rue des
Petits-Pères.
11. Réplique d'une statue exposée aux Offices, à Florence, et qui

1129 1129

se trouvait primitivement à la villa Médicis, à Rome. Cette statue
s'inspirait, semble-t-il d'un prototype de Praxitèle (début du
IIIe siècle avant J.C.)
12. Mot populaire, altération de «  lécher >, signifiant «  boire ou
manger avec gourmandise >.
13. Voir la Lycéenne, note 13. En ce qui concerne les gages de
domestique dont il est question, 80 francs par mois est un chiffre
moyen.
14. Terme populaire  : < coup sur le chapeau qui l'enfonce pro¬
fondément > et, par extension, < coup > en général.
13. Il s'agit de la commune de Plessis-Robinson, au sud de Paris
dans l'arrondissement de Sceaux. En 1848, un restaurateur eut
l'idée d'aménager une plate-forme en bois, perchée dans un chataî-
gner et d'y servir consommations et repas à l'enseigne de l'arbre de
Robinson. Il fit de nombreux émules et l'agglomération en tira son
nom.
16. Rachel assimile sa situation à celle de la reine d'Espagne qui
est aimée d'un valet qu'elle prend pour un gentilhomme dans Ruy-
Blas (1838), drame de Victor Hugo.
17. Citation de Ruy-Blas où le laquais s'apparente à un < ver de
terre amoureux d'une étoile > (II, 2).
18. Les établissements dits c hydrothérapiques > sont très nom¬
breux à la fin du siècle. Le guide Joanne de 1884-1885 signale,
entre autres, Ylnstitut hydrothérapique de Passy, 22 rue Franklin,
Y Etablissement hydrothérapique du docteur Therme (sic), 133 avenue
de Malakoff, ΓÉtablissement hydrothérapique d'Auteuil, 12 rue Boi-
leau etc.
19. Ordre de chevalerie anglais créé en 1399 par Henry IV, roi
d'Angleterre (ordre ainsi appelé parce que, dit-on, il était d'usage
que les nouveaux chevaliers prissent un bain purificateur symboli¬
que,)
20. Nom imaginaire évoquant plaisamment une princesse tom¬
bée dans la misère (la < dèche > en langage populaire).
21. Formule latine forgée antithétiquement sur le célèbre vae vic-
tis (< malheur aux vaincus >). Ces mots avaient été adressés par
Brennus aux Romains quand il jetait son épée dans la balance où
l'on pesait l'or destiné à acheter le départ des Gaulois. (Voir Tite-
Live, V, 8).

Page 621.
L'AFFAIRE EDOUARD
1. Cette commune n'existe pas.
2. C'est exactement ce qu'avait fait Adolphe Louveau qui, pour
les mêmes raisons, avait adopté le nom de Fernand Samuel. Fey-
deau était alors brouillé avec lui.
3. Le restaurant Bignon (Café Riche), 16 boulevard des Italiens

1130 NOTES

et 1 rue Le Peietier, l'une des meilleures tables de la capitale, à
cette époque.
4. Ce campanile (tour destinée à supporter les cloches d'une
église) est celui de l'église Saint-Marc, qui borde la place du même
nom. Construit en 900, rebâti en 1329, il devait s'écrouler en
1902. 11 fut reconstruit à l'identique.
5. Ce célèbre hémistiche est le début du poème qui ouvre les
FeuiUtt £ automne (1831), l'un des premiers recueils de Victor
Hiugo.
6. Benêt (d'après un personnage du théâtre comique rendu célè¬
bre au xviir siècle par Dorvigny).
7. Le héros de Robinson Crusoi' (1719) roman de Daniel de Foi,
avait fabriqué, tant bien que mal, une sorte de parasol-parapluie
recouvert de peaux de bêtes dont le poil était tourné vers l'extérieur.
8. Opérette en trois actes de Charles Lecocq, livret de Siraudin,
Clairville et Koning, donnée en 1873 aux Folies-Dramatiques, avec
un immense succès.
9. Ces articles, qui font partie de la section IV du Code pénal,
répriment la < résistance  », la < désobéissance > et autres manque¬
ments envers l'autorité publique. Les articles 209 à 221 concernent
particulièrement les cas de rebellion envers les agents de la force
publique. Voir aussi, plus loin, scène 9.
10. Cigare havanais spécialement fabriqué, à l'origine, pour Lon¬
dres - d'où son nom - et l'Angleterre.
11. Le plus célèbre orateur de la Grèce antique. (384-322 avant
J.C.)
12. Terme d'argot signifiant < ami >.
13. Lieu de détention où l'on amène d'abord les personnes arrê¬
tées dans Paris et sa banlieue.
Page 703.
C'EST UNE FEMME DU MONDE
1. Homme que son élégance excessive et son air prétentieux ren¬
dent ridicule. Voir plus haut, la Lycéenne, note 25.
2. Le casuel est un revenu de caractère variable que l'on retire
d'un emploi en dehors du revenu fixe qui y est attaché. Le terme
s'emploie en ce qui concerne notamment les revenus des ecclésiasti¬
ques, mais aussi, par exemple, ceux des hôteliers ou de leur person¬
nel. Le mot est employé ici métaphoriquement, pour désigner les
< extras  » accomplis, hors mariage, par Alfred.
3. La Maison dorée ou Maison d'or, 20, boulevard des Italiens et
1 rue Lafitte, célèbre restaurant de la capitale, fondé en 1839 et
succédant au café Hardy.
4. Ce théâtre, fondé en 18)5 aux Champs-Elysées et dirigé par
Offenbach, avait été installé plus tard passage Choiseul, puis
agrandi et transformé en 1864. Il était le sanctuaire de l'opéra-
comique et de l'opérette.

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5. Air de la Dame Blanche, opéra-comique en trois actes, paroles
de Scribe, musique de Boieldieu, créé à l'Opéra-Comique le
10 décembre 1825. Ces vers sont extraits du couplet de Jenny (I, 5)
avertissant ceux qui ont de mauvaises intentions — et notamment les
maris volages - que la Dame blanche (il s'agit d'un fantôme), les
surveille.
6. Rappelons que ce terme désigne d'abord un amateur pas¬
sionné de musique.
7. Ce mot désigne, en langage populaire, un apprenti cordonnier,
puis un homme mal élevé, ou un ladre.
8. Virot et Tignasson sont des noms de coiffeurs imaginaires.
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LE MARIAGE DE BARILLON
1. Lucie de Lammermoor, opéra sérieux en trois actes, paroles de
Salvatore Cammarino, musique de Donizetti, créé à Naples en
1835, représenté au Théâtre Italien à Paris en 1837, puis à l'Opéra
en 1846 (cette œuvre est tirée d'un roman de Walter Scott, la
Fiancée de Lammermoor, paru en 1819).
2. Roméo et Juliette, opéra en cinq actes de Gounod, livret de
Jules Barbier et Michel Carré, créé au Théâtre-Lyrique le 27 avril
1867.
3. Célèbre chanson, composée par Désormes (musique), Delormel
et Garnier (paroles), créée à la Scala en 1886 et avec laquelle le
chanteur Paulus obtint un triomphe à 1'Alcazar d'été, le 14 juillet
de la même année.
4. En langage familier, < agacer  », c irriter >.
5. Louis-Philippe était une des cibles favorites des caricaturistes
qui lui dessinaient une tête en forme de poire. D'autre part, certains
lui reprochaient de n'être pas intervenu militairement en faveur de
la Pologne quand ce pays s'était révolté contre la domination russe
(1830-1831). On avait également reproché à Napoléon III une pas¬
sivité identique. Lors de la visite d'Alexandre II i Paris, en 1867, le
cri de < Vive la Pologne, Monsieur  ! > aurait été poussé par l'avocat
Charles Floquet (1828-1896), le futur président du Conseil, à
l'adresse du Tsar.
Barillon a cru discerner une ressemblance entre l'inconnu qu'il
croisait et Louis-Philippe ; il a alors songé à l'attitude du souverain
envers la Pologne, ce qui lui a rappelé le mot de Floquet, prononcé
bien plus tard, certes, mais qui se référait toujours à la question
polonaise.
6. Romance fort populaire à l'époque,
7. Le jeune homme porte le même nom que le fameux Roland
Surcouf (1773-1829), corsaire qui s'attaqua au commerce anglais
dans l'Océan Indien, et fut nommé baron d'Empire.
8. Jean Bart (1650-1702) s'illustra comme corsaire, notamment

1132 NOTES

de 1689 à 1696. Il fit subir aux Anglais et aux Hollandais des
pertes considérables.
9. Coup d'épée entre les deux yeux.
10. Chanson de Frédéric Doria (musique), C. Soubise et L. Le-
maître (paroles), créée en 1882, donc huit ans avant la première
représentation du Mariage de Baril Ion.
11. Sonnerie militaire en usage dans l'armée française.
12. Née en 1290, morte en 1315, seconde fille de Robert II,
duc de Bourgogne, mariée en 1305 à Louis le Hutin, roi de Na¬
varre. Accusée d'adultère en 1314, elle fut emprisonnée, puis, en
1315, exécutée sur les ordres de son mari, devenu entre temps roi
de France, sous le nom de Louis X le Hutin. Une légende, reprise
par Alexandre Dumas père dans la Tour de Nesles (drame créé à la
Porte Saint-Martin en 1832) fait de Marguerite une sorte de Messa-
line qui, attirant les jeunes gens dans la tour, les faisait égorger et
précipiter dans la Seine, après avoir assouvi sa lubricité.
13. Parure des jeunes mariées et symbole de virginité.
14. En argot, désigne un homme en proie à la misère (cf. < être
dans la panne >).
15. Lame rigide qui maintient la partie antérieure d'un corsage
du d'un corset.
16. Expression curieuse  : on dit d'une personne qui n'a plus
[Oute sa raison qu'elle a < le timbre fêlé  ». Le timbre est en effet
une cloche ou une clochette que frappe un marteau. Le timbre ne
donne pas de < coup > mais en reçoit... Il est confondu ici avec le
marteau. De toute façon, le sens de la phrase est très clair.
17. Bois-Colombes, actuellement chef-lieu de canton des Hauts-
de-Seine (arrondissement de Nanterre), à 9 kilomètres au N.O. de
Paris.
18. Statue d'une hauteur de 32 mètres, dédiée à Apollon,
construite en bronze, une des sept merveilles du monde. Élevée de
292 à 280 avant J.C., elle se dressait au fond du port de Rhodes.
19- Attendre, en langage populaire.
20. Zampa ou la Fiancée de marbre, opéra-comique en trois actes,
paroles de Mélesville, musique d'Hérold, représenté à l'Opéra-
Comique le 3 mai 1831. Cette œuvre est bien adaptée à la situa¬
tion puisque le héros en est précisément un corsaire.
Page 845.
MONSIEUR CHASSE  !
1. Jeu sur le nom et le prénom du personnage  : il existait à
l'époque de Monsieur chasse  !, une compagnie parisienne de trans¬
ports qui s'appelait < L'Urbaine >.
2. Eau de vie fabriquée avec les mélasses, les gros sirops et les
débris du sucre de canne (terme créole).
3. Terme juridique  : «  se laisser faire un protêt > (le protêt est un
icte légal constatant le refus de paiement.

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4. Paroles qui auraient été tenues par le comte de Hauteroche,
officier de grenadiers français, lors de la bataille de Fontenoy qui, le
11 mai 1743, opposa les troupes françaises commandées par le Ma¬
réchal de Saxe aux Anglo-Autrichiens.
5. Voir plus haut Ces ! une femme du monde, note 3.
6. Le cirque Fernando, fondé en 1873, était installé 63 boule¬
vard Rochechouart, en bas de la butte Montmartre, à l'angle de la
rue des Martyrs. C'est dans cet établissement que le clown Médrano
débuta (voir Tristan Rémy, les Clowns, Paris, Grasset, sd. [1945],
pp. 85-86).
7. Antoine Rubinstein, pianiste et compositeur russe (1829-
1894) vint à Paris à plusieurs reprises. Fondateur du Conservatoire
de Saint-Pétersbourg, et directeur de celui de Vienne, il fut le pro¬
tégé de la grande duchesse Hélène.
•8. Mot attribué à Louis XIV au moment où il embrassait son
petit-fils qui allait prendre possession de la couronne d'Espagne.
(Voir Voltaire, Siècle de Louis XIV, chap. XXVIII).
9. Nom d'un jeu qui s'accompagne d'une ronde d'enfants et qui
remonte au XVIe siècle.
10. Il s'agit d'un couplet de Marguerite (V, 3) extrait de l'œuvre
de Gounod, opéra en 5 actes dont le livret est dû à Michel Carré et
Jules Barbier et qui avait été créé à Paris au Théâtre Lyrique le
19 mars 1859, puis à l'Opéra le 3 mars 1869.
11. Sert d'insigne aux députés et à certains officiers civils comme
les maires et les commissaires de police. Chez eux, l'écharpe est
considérée comme l'emblème de la loi.
12. Célèbre traiteur installé Galerie de Chartres, au Palais-Royal.
13. Signifie dans un provençal approximatif  : « Jamais, jamais je
n'ai vu pareil individu  ! bandit que tu es  !...  »
14. Frayeur subite (Terme apparu au XIII· siècle, aujourd'hui ar¬
chaïque).
Page 985.
CHAMPIGNOL MALGRÉ LUI
1. Chef-lieu d'arrondissement de l'Oise, sur la Brèche, à 30 km
à l'ouest de Compiègne.
2. Voir les Fiancés de Loches, note 2.
3. Ce Vanderbilt ne peut qu'appartenir à la famille de Cornelius
Vanderbilt (1794-1877), armateur et magnat des exploitations fer¬
roviaires, appelé le «  roi des chemins de fer > et fondateur de l'Uni¬
versité Vanderbilt à Nashville (Tennessee).
4. Station balnéaire d'Ille-et-Vilaine, à l'est de Saint-Malo.
5. Membre de l'c armée territoriale >, appellation donnée par la
loi.de recrutement du 27 juillet 1872, et conservée jusqu'en 1914,
pour désigner la fraction des réserves de l'armée de terre composée
par les classes les plus anciennes. La constitution de l'armée territo-

1134 NOTES

riale, soumise à des périodes régulières d'entraînement, répondait à
la nécessité d'organiser les réserves nombreuses et instruites qui
avaient fait défaut pendant la guerre de 1870.
6. Voir note 1.
7. Ce discours, selon l'auteur, était, mot pour mot, celui qu'avait
prononcé l'un de ses supérieurs durant son service militaire.
8. Le < jules > désigne, en argot, le vase de nuit. < Pincer l'oreille
à jules > signifie  : «  porter la tinette à deux > (l'oreille étant l'image
qui désigne l'anse du récipient)·
9. Du nom de son inventeur, le chapelier Gibus, chapeau haut
de forme, à claque, qui, grâce à des ressorts disposés à l'intérieur de
la coiffe, peut se replier sur lui-même.
10. Une pochetée signifie en langue populaire une grande quan¬
tité. < En avoir une pochetée > veut dire < être particulièrement stu-
pide.  »
11. Sorte de siège pliant dont se servent les peintres lorsqu'ils
travaillent en plein air.
12. Les cercles privés de la capitale portaient parfois, à côté de
leur dénomination officielle, un sobriquet adopté par leurs membres
eux-mêmes. Ainsi le Cercle artistique et littéraire de la rue Volney,
où Feydeau avait fait représenter Amour et piano et Gibitr de potence
(1883), était surnommé « Les pieds crottés  ». Le Cercle de l'Union
artistique - anciennement des < Mirlitons  » - était devenu «  L'Épa¬
tant >.
13. Vieille chanson du répertoire populaire.
14. Nom donné en Suisse à des airs pastoraux. Les < ranz des
vaches  » sont des airs populaires chantés par les bergers dans les
montagnes ou joués par eux sur le cor des Alpes pour conduire les
troupeaux (Cette expression vient d'un mot du patois suisse alle¬
mand signifiant  : «  cortège >, «  défilé >).
15. Type de manteau bouffant à la mode dans les années 1890.
16. Dans la langue familière, «  soldat de l'infanterie de ligne >.
17. Joseph Lesurques (1763-1797) fut accusé d'avoir assassiné
près de Lieusaint (Seine-et-Marne) le courrier de Lyon (27 avril
1796). Reconnu par la servante de l'auberge de Montgeron où il
était descendu, Lesurques fut condamné et exécuté, peut-être à tort.
Il aurait eu un sosie qui était le vrai coupable. Moreau, Siraudin et
Delacour avaient tiré de ce fait divers un drame en cinq actes Le
Courrier de Lyon, créé au Théâtre de la Gaîté en 1850.