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Repères biographiques

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  • ISBN: 978-2-8124-0377-4
  • ISSN: 2109-7577
  • DOI: 10.15122/isbn.978-2-8124-4050-2.p.0029
  • Éditeur: Classiques Garnier
  • Date de parution: 26/03/2012
  • Langue: Français
Accès libre
Support: Numérique
29

Repères biographiques

Prosper Jolyot de Crébillon
1674-1762

1674

13 janvier

Naissance de Prosper Jolyot à Dijon, de Melchior Jolyot, greffier en chef de la Chambre des comptes de Bourgogne et de Bresse, notaire royal, et Henriette Gagnard, fille du lieutenant-général au bailliage de Beaune.

16 janvier

Baptême en présence de Prosper Bauin, maître des comptes, et Anne de La Marre, épouse de Claude de Souver, conseiller au Parlement de Bourgogne, respectivement parrain et marraine du nouveau-né.

1686

3 octobre

Acquisition par Melchior Jolyot de la terre de Crais-Billon, près de Gevrey-Chambertin, au sud de Dijon ; cependant, le nom Jolyot de Crébillon n’apparaît pour la première fois qu’en 1707, sur l’acte de baptême de Claude-Prosper, premier fils du dramaturge.

[?]-ca. 1700

Humanités au collège des Godrans, à Dijon, puis au collège Mazarin. Études de droit à Besançon et à Paris : nomination comme avocat au Parlement.

ca. 1700-1703

Clerc dans l’étude de Me Louis Prieur, procureur au Châtelet, pour devenir greffier ; Prieur, homme de lettres par ailleurs, dirige Crébillon vers la carrière dramatique.

Fréquentation des sociétés littéraires et bachiques à la mode (café Procope et café Laurent) ; composition de chansons et poésies badines.

1705

Refus par les Comédiens Français de La Mort des enfants de Brutus, première tragédie du dramaturge (non conservée).

29 décembre

Première d’Idoménée ; succès se prolongeant sur 13 représentations, jusqu’au 6 février 1706 – l’acte V, qui avait déplu à la création, est refait en cinq jours. Les droits du texte ainsi que le produit de l’édition de la tragédie, parue début 1706 chez François Le Breton avec une dédicace à Louis III de Bourbon-Condé, petit-fils du Grand Condé, assurent à Crébillon un petit revenu personnel.

Première brouille avec Melchior Jolyot, qui désapprouve fortement ce choix d’une carrière dramatique.

1707

31 janvier

Mariage avec Marie-Charlotte Péaget (ou Péage), fille de Claude-François Péaget, maître-apothicaire et épicier de Paris ; ce mariage décidé à la hâte brouille définitivement Crébillon avec son père. Installation du couple place Maubert.

14-15 février

Naissance de Claude-Prosper, et baptême en l’église Saint-Étienne-du-Mont.

30

14 mars

Première d’Atrée et Thyeste (10 représentations jusqu’au 10 avril). Publication de la pièce en 1709, chez Pierre Ribou, avec une préface ; on prononce le surnom d’« Eschyle français »…

24 décembre

Mort de Melchior Jolyot ; transfert à Crébillon de la charge de greffier en chef de la Chambre des comptes de Bourgogne et de Bresse, ainsi que des gages, émoluments et autres droits afférents.

1708

14 décembre

Première d’Électre (14 représentations jusqu’au 12 janvier) ; publication de la tragédie en mai 1709, chez Pierre Ribou, avec une préface.

Crébillon se sépare du domaine de Crais-Billon, où il avait composé sa pièce, pour régler une succession paternelle grevée par les dettes et frais de justice.

1709

9 novembre

Naissance de Pierre, second fils de Crébillon et de Marie-Charlotte Péaget.

ca. 1710

Relations nouées avec le baron Oghières (ou Högger), banquier suisse, amant de Mlle Delamare, qui interprètera le rôle de Sémiramis en 1717.

Première tentative de réception à l’Académie française.

1711

23 janvier

Première représentation et brillant succès de Rhadamisthe et Zénobie (23 représentations jusqu’au 19 mars) ; parution de deux éditions en huit jours, chez Pierre Ribou, avec une dédicace à Charles-Henri de Lorraine.

12-13 février

Mort de Marie-Charlotte de Crébillon ; installation du dramaturge à Versailles pour environ trois années.

1713

Mort de Pierre, second fils du couple : veuf et impécunieux, Crébillon assume seul la charge de Claude-Prosper.

1714

Date supposée du début de la rédaction de Cromwel, interrompue sur ordre.

7 février

Échec cuisant de Xercès, que Crébillon retire aussitôt de l’affiche (1 unique représentation) ; impression de la pièce en 1749, à l’adresse de Laurent-François Prault.

1715

2 août

Attribution, grâce aux frères Pâris, d’une charge de receveur ancien et mi-triennal des exploits, épices et amendes de la Cour des aides de Paris ; installation rue Saint-Jacques.

1716-1717

octobre

Rencontre de Voltaire chez le baron Oghières, dans son château de Châtillon, près de Vanves.

1717

10 avril

Première de Sémiramis, tièdement accueillie par le public et la critique (7 représentations jusqu’au 25 avril) ; publication de la pièce la même année, chez Pierre Ribou.

début août

Mariage précipité de Marivaux avec Colombe Bollogne : Crébillon est témoin.

1718

26 janvier

Baptême de Colombe-Prospère de Marivaux, à l’église d’Ivry-sur-Seine : Crébillon est le parrain.

1720-1726

Protection des frères Pâris, qui prennent en charge la pension de Crébillon fils chez les Jésuites du collège Louis-le-Grand.

1721

Suppression de l’office de receveur à la Cour des aides : Crébillon touche 47 000 livres de dédommagement, qu’il perd dans le système de Law.

31

1726

1er avril

Crébillon est couché sur la Liste des entrées gratuites à la Comédie-Française, comme l’une des « personnes qui en différentes occasions ont témoigné leur zèle pour la Compagnie ou qui sont en état ou disposition de rendre tous les jours des services à la troupe, [et] qu’elle est bien aise de reconnaître » ; son fils Claude figure également sur la liste, en qualité de fils d’auteur de la Comédie.

29 avril

Première de Pyrrhus, tragédie dédiée à l’aîné des frères Pâris (16 représentations jusqu’au 1er juin) ; publication de la pièce la même année par la veuve d’Antoine-Urbain Coustelier.

9 juillet

Crébillon est aux côtés de l’aîné des frères Pâris, immobilisé à Amboise sur la route de son exil à Périgueux après la chute du duc de Bourbon.

1728

24 mars

Arrestation pour dettes et mise sous écrou à la prison du Grand Châtelet ; relaxe immédiate après paiement de la somme demandée.

1729

Nomination comme « président à vie » de la Société du Caveau, cofondée par le dramaturge et son fils dans le cabaret du traiteur Landel (ou Landelle).

1730

Rencontre de Mme de Villeneuve, née Gabrielle-Suzanne Barbot, futur auteur de La Belle et La Bête et bientôt « gouvernante » du dramaturge.

janvier

Retrait par Voltaire de sa tragédie de Brutus par crainte d’une cabale ourdie par Crébillon et le chevalier de Rohan, auteur de la bastonnade de 1726.

1731

Installation rue Mâcon, paroisse Saint-André-des-Arts ; Claude-Prosper semble partager ce domicile jusqu’en 1734.

10 mars

Obsèques de l’acteur Charles-Virgile Romagnesi (ou Romagnesi père) ; le dramaturge assiste au service funèbre en qualité d’ami intime du comédien.

1er septembre

Campagne académique (à laquelle contribue Voltaire) et élection de Crébillon à l’Académie française au fauteuil de Jean-François Lériget de La Faye, qui fut aussi celui de Jean Racine (13e fauteuil) ; perception de 1 000 livres d’émoluments et acquisition d’une charge à la bibliothèque.

27 septembre

Discours de réception composé en alexandrins (premier Discours académique) ; réponse de Jacques Hardion.

1732

Logement au Petit Luxembourg (jusqu’en avril 1733), grâce à la protection nouvelle du comte de Clermont, Louis de Bourbon-Condé.

1733

Nomination de Crébillon au poste de censeur royal de librairie, qu’il occupera jusqu’à sa mort, en remplacement de l’abbé Claude Chérier, décédé.

avril

Brouille avec Voltaire à l’occasion de la délivrance du visa de censure du Temple du Goût, présenté pour approbation par Crébillon fils.

juillet

Succès de la tragédie de Pellegrin, Pélopée, qui reprend le sujet d’Atrée et Thyeste : annonce par Crébillon de son intention de renoncer pour jamais à la carrière dramatique.

1734

9 décembre

Éloge en vers du Maréchal de Villars (deuxième Discours académique), prononcé à l’Académie mais mal déclamé – Crébillon est affecté par l’embastillement de son fils, survenu la veille, pour la publication de Tanzaï et Néadarné, brûlot contre la bulle Unigenitus, les Jésuites et le pape.

32

1735

Nomination à la charge de censeur de police des théâtres ; installation du dramaturge rue de Grenelle-Saint-Germain (jusqu’en 1741).

1736

Approbation refusée au Samson de Voltaire, qui devait être joué à l’Opéra – Crébillon en interdit aussi l’impression cinq ans plus tard.

1739

Annonce par les Comédiens Français de la représentation prochaine du Catilina de l’abbé Pellegrin : Crébillon menace les acteurs de représailles, la pièce portant ombrage à sa propre tragédie, encore en chantier, sur le même sujet.

1741

Établissement définitif dans le Marais, rue des Douze-Portes.

janvier

Refus du dramaturge-censeur d’accorder son approbation au Mahomet de Voltaire : la mésentente larvée entre les deux hommes se transforme en guerre ouverte.

25 août

Troisième Discours académique : Compliment adressé à Fontenelle pour le cinquantenaire de sa réception à l’Académie française.

1743

Nouvelle passe d’armes entre Crébillon et Voltaire : refus par le censeur de donner son approbation pour La Mort de César, qui ressemblerait trop à son Catilina, toujours sur le métier ; Crébillon se ravise finalement, et propose quelques amendements avec l’accord de Maurepas, ministre de la Librairie.

1744

17 novembre

Visite du roi aux Immortels : Compliment au Roi sur le rétablissement de sa santé (en vers) et Pièce de vers récités à la suite de ce compliment (quatrième et cinquième Discours académiques).

26 novembre

Seconde pièce de vers récités au Roi (sixième Discours académique).

29 décembre

Réception de deux nouveaux académiciens, l’abbé François-Joachim Pierre de Bernis (le futur cardinal) et l’abbé Gabriel Girard : Réponse de Crébillon aux discours des récipiendaires (septième Discours académique).

31 décembre

Représentation à Versailles, pour les fêtes de fin d’année, du Mahomet de Voltaire à l’initiative du duc de Richelieu, qui passe outre l’interdiction prononcée par Crébillon.

1745

11 mai

Victoire de Fontenoy : Compliment au Roi sur le glorieux succès de sa campagne (huitième et dernier Discours académique), tandis que Voltaire compose son Poème de Fontenoy et écorche le dramaturge, d’abord à la cour puis à Paris, dans son Temple de la Gloire.

septembre ?

Contre Crébillon, dédicace du Mahomet de Voltaire à Benoît XIV – le dramaturge a pour ce faire falsifié la réponse du pape à l’envoi de sa tragédie.

1746

9 mai

Réception de Voltaire à l’Académie française : hommage officiel mais empoisonné rendu à Crébillon, son « maître ». Début de la rédaction d’une Sémiramis destinée à prouver la supériorité de Voltaire.

1747

Faveurs financières en cascade, grâce à l’entremise de la marquise de Pompadour, nouvelle favorite du roi et protectrice du « Sophocle français » : pension de 1 000 livres sur la cassette royale, de 2 000 sur le Mercure, charge à la Bibliothèque du Roi (rétribuée 1 000 livres pour « la recherche […] [des] livres relatifs aux Belles-Lettres [ainsi que] l’arrangement et la traduction des poètes anciens et modernes ») et pension de 400 livres sur les Bâtiments en guise d’indemnité de logement, une partie du Louvre étant en démolition.

33

1748

Suppression provisoire de la pension de Crébillon sur le Sceau, pour exercice jugé trop modéré des fonctions de censeur.

29 août

Première représentation de la Sémiramis de Voltaire, avec une assistance spécialement composée pour nourrir une cabale contre Crébillon.

fin 1748

Autorisation accordée pour une parodie de la pièce de Voltaire écrite par Jean-Charles Bidault de Montigny ainsi qu’à La Cabale de Saint-Foix, composée « par amitié pour M. de Crébillon » : le ton monte encore entre les deux rivau.

[?]

Résidence chez Jean-Baptiste Bay de Curie (ou Cury), intendant des Menus Plaisirs du roi, dans son hôtel de la rue du Croissant, pour permettre l’achèvement de Catilina.

4 septembre

Lecture de la pièce à Choisy en présence de la marquise de Pompadour et du roi, dissimulé.

20 décembre

Première de Catilina à la Comédie-Française, devant la cour (19 représentations jusqu’au 1er février), avec des décors et costumes financés par le roi ; publication en 1749 chez Laurent-François Prault, avec une dédicace à la favorite.

1749

11 janvier-

9 février

Nouveaux démêlés dans la querelle de Crébillon avec son rival, autour de huit représentations à la Comédie-Française de La Cabale de Saint-Foix.

fin janvier-

début février

Retrait de Catilina de l’affiche, par crainte que la pièce ne tombe dans les règles (selon Collé), plus probablement à l’issue de manœuvres de Voltaire, de retour à Paris en raison du décès de la duchesse d’Orléans.

19 mars

Naissance de la légendaire brouille du dramaturge avec son fils, dans la suite du refus par Berryer de Ravenoville, lieutenant général de police, de partager avec Crébillon fils les fonctions de censeur exercées par le père.

21 mars

Dépôt devant le Conseil d’État d’une requête en faveur des droits des auteurs : issue favorable, par laquelle il est jugé « que les productions de l’esprit ne sont point au rang des effets saisissables ».

28 mars

Ordre signé de Maurepas, quelques jours avant sa révocation, et adressé à Anisson, directeur de l’Imprimerie Royale, de faire paraître sur les presses du Louvre 1 200 exemplaires des œuvres du dramaturge en 2 volumes in-quarto, ordre accompagné du manuscrit de la dédicace au roi.

août

Mise en chantier par Voltaire de deux tragédies destinées à « venge[r] Cicéron et la France [et] lave[r] la honte de [son] pays » : Rome sauvée, réplique de Catilina, et Oreste, refonte d’Électre.

1750

14 avril

Don d’un logement au Louvre ; début de la rédaction du Triumvirat, sous les auspices de la marquise de Pompadour.

15 juin

Impression de l’édition in-quarto sur les presses de l’Imprimerie Royale, avec exclusivité des droits pour l’auteur (rapport de 6 000 livres).

34

24-25 juin

Représentation, dans le théâtre de Voltaire rue Traversière, de la tragédie de Rome sauvée, avec les costumes de Catilina empruntés aux Comédiens Français : le lendemain, départ de Voltaire pour la cour de Frédéric II, au motif prétendu de la cabale menée contre lui à l’occasion de Catilina.

19 septembre

Gratification royale de 600 livres annuelles accordée par l’entremise de D’Argenson.

1751

Nouvelle interdiction de représenter le Mahomet de Voltaire, mais sur intervention de D’Alembert, la pièce est finalement jouée.

1752

24 février

Première représentation publique de la tragédie de Rome sauvée : le relatif succès de la pièce pousse Voltaire à engager une trêve avec son rival.

1753

2 octobre

Nouvelle action en justice en faveur de la reconnaissance des droits d’auteur.

1754

Début supposé de la composition de deux nouvelles tragédies : La Mort de Juba et Cléomène, dont Crébillon n’aurait rédigé que trois actes et qui lui aurait été dérobée quelques jours avant sa mort.

30 mai

Lecture des deux premiers actes du Triumvirat, à la suite du discours de réception de Jean-Pierre de Bougainville à l’Académie française.

21 novembre

Nomination du dramaturge, contre D’Alembert, en tant que « membre associé de l’Académie [des Sciences, Belles-Lettres et Arts] de Rouen », à la place laissée vacante par la mort de l’homme de sciences Pajot d’Ons-en-Bray.

29 décembre

Première du Triumvirat (10 représentations jusqu’au 13 janvier) ; édition de la pièce l’année suivante par Charles Hochereau, avec une dédicace à Mme Bignon, maîtresse des requêtes, et addition d’une impression spéciale de la pièce à l’édition royale de 1750, sans que le roi en assume cette fois les frais.

1755

[juillet-août]

Approbation, sous réserve d’amendement de quelques vers trop « déistes », de L’Orphelin de la Chine de Voltaire, lequel s’insurge et crie à l’affront personnel.

29 décembre

Mort de Mme de Villeneuve.

1756

3 février

Pension annuelle de 400 livres accordée grâce à l’entremise du marquis de Marigny, frère de Mme de Pompadour.

1761

Nouvelles hostilités entre Crébillon et Voltaire, le censeur refusant d’approuver Le Droit du Seigneur.

22 mai

Réception du dramaturge en tant que membre honoraire de l’Académie des Sciences, Arts et Belles-Lettres de Dijon.

1762

19 janvier

Crébillon malade reçoit le viatique, « réconcilié avec l’Église, son fils et M. de Voltaire » selon Favart.

14 juin

Nouvelle administration des derniers sacrements.

17 juin

Mort de Prosper Jolyot de Crébillon, « écuyer, l’un des quarante de l’Académie française et des Académies de Dijon et de Rouen, censeur royal et de la police ».

35

19 juin

Célébration du service funèbre en l’église Saint-Gervais, aux dépens du roi ; messe commandée par l’Académie française aux Cordeliers. La mort du dramaturge n’éteint pas la querelle avec Voltaire, dont l’Éloge de M. de Crébillon est rempli de perfidies.

6 juillet

Les Comédiens Français, interdits de présence le jour des obsèques, rendent hommage au dramaturge en finançant par souscription, à la Commanderie de Saint-Jean-de-Latran, propriété de l’Ordre de Malte, une pompe funèbre extraordinaire, dispendieuse et imposante – on y joue le Te Deum de François Rebel et le Requiem de Jean Gilles, rejoué deux ans plus tard aux funérailles de Jean-François Rameau – ; Crébillon fils [ou Mle Clairon, selon les sources], en grand manteau noir offert par les comédiens, mène le deuil. Le frère René Huot, prieur de Saint-Jean de Latran où se déroule la cérémonie, est sévèrement sanctionné par sa hiérarchie sur plainte de Mgr de Beaumont, archevêque de Paris, pour avoir accepté de dire un service funèbre commandé par un corps d’excommuniés : il est condamné à plusieurs mois de séminaire et 200 francs d’amende au profit des pauvres.

4 décembre

Élection de l’abbé Claude-Henri de Fusée de Voisenon à l’Académie française, au fauteuil de Crébillon ; remplacement du dramaturge par Claude Marin aux fonctions de censeur de police.

À la demande du marquis de Marigny, directeur général des Bâtiments, commande est passée par le roi, initialement pour l’église de Saint-Gervais, d’un monument commémoratif ; Jean-Baptiste Lemoyne, sculpteur officiel du roi, s’engage pour 10 000 livres à faire un ouvrage en marbre polychrome représentant « la figure de la Poésie pleurante sur le buste de M. de Crébillon » – l’épitaphe est composée par Piron.

1764

5 juillet

Première et unique représentation des Triumvirs, tragédie de Voltaire inspirée du Triumvirat de Crébillon.

1772

Annonce par Voltaire des Pélopides, version « raccommodée » d’Atrée et Thyeste – la pièce ne sera jamais jouée.