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Chronologie sommaire

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  • ISBN: 978-2-8124-0249-4
  • ISSN: 2261-575X
  • DOI: 10.15122/isbn.978-2-8124-4135-6.p.0079
  • Éditeur: Classiques Garnier
  • Date de parution: 06/04/2011
  • Langue: Français
Accès libre
Support: Numérique
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CHRONOLOGIE SOMMAIRE 1



1862 8 décembre, Naissance à Paris, 49 bis, rue de Cli- chy, de Georges-Léon Jules-Marie Feydeau, fils d'Ernest Feydeau et de Léocadie Bogaslawa Zé- lewska (épousée en secondes noces, le 30 jan- vier 1861), nièce d'Alphonse de Calonne, directeur de la Revue contemporaine.
1866 Naissance de la soeur cadeae de G. F., Diane-Va- lentine (décédée en 1942),
1869 Éveil de la vocation théâtrale de l'auteur. Il
compose sa première pièce.
Fin mars. Ernest Feydeau est frappé d'hémiplégie.
1870 Septembre. Après les premières défaites, la famille Feydeau se réfugie àBoulogne-sur-mer,
1871 18 mars, retour à Paris.
Mai. La famille Feydeau quitte Paris pour Hom-
bourg, en Allemagne, où l'auteur de Fanny suit
1. Pour plus de détails sur la biographie de l'auteur, on consultera J. Lorcey, Georges Feydeau, Paris, la Table Ronde, 1972.
80 une cure thermale. Retour. à Paris au début de l'automne.
Octobre. G. F. qui n'a, jusqu'ici, bénéficié que des leçons d'une institutrice particulière, entre comme interne au Collège Chaptal.
1872 Octobre. G. F. est interne au Lycée Saint-Louis (classe de huitième, 2t division), Il continue à écrire des pièces et reçoit les encouragements d'Henri Meilhac.
1873 Juillet. G. F, obtient, à la fin de sa huitième, le lr~ accessit d'allemand.
29 octobre. Mort d'Ernest Feydeau. Obsèques à l'Église Saint-Augustin. Inhumation au cimetière Montmartre.
Composition d'Églantine d'Amboi.re, ~ pièce en deux actes et trois tableaux ~, dont l'action se dé- roule sous Louis XIII 1.
1874 Juillet. G. F. obtient, à la fin de sa septième, des accessits en thème latin, version latine et alle- mand.
1876 Léocadie Feydeau épouse en secondes noces le chroniqueur Henry Fouquier, dont elle aura bien- tôt une fille, Henriette (celle-ci épousera le chirur- gien Thierry de Martel, fils de Gyp}.
Fondation par G. F. et son condisciple Adolphe Louveau (plus tard Fernand Samuel) du Cercle des Castagnettes qui donnera des concerts et des repré- sentations théâtrales.
1877 Juillet. A la fin de sa quatriëme, G. F. obtient un accessit d'allemand.
1878 Juillet. A la fin de sa troisième, G. F. obtient des
1. Le manuscrit de cette pièce inédite se trouve entre les mains de M. Alain Feydeau.
81 accessits en thème latin, thème grec et allemand. Par la suite, il semble bien n'avoir plus fréquenté
aucun établissement scolaire c'est par erreur,
semble-t-il, que l'on a parlé d'études poursuivies
au Collège Sainte-Barbe.

1879 lei novembre. Le Cercle des Castagnettes donne un spectacle au cours duquel G. F, interprète du Mo- lière et du Labiche (Il est Oronte dans Le Misan- thrope et Beaudéduit dans Un Mansieur qui prend la mouche). Il récite deux monologues.
Le public est composé de jeunes amateurs de théâ- tre, d'amis des membres du cercle, de leur famille et de quelques critiques sympathisants.
1880 2 janvier. Nouvelle soirée donnée par le Cercle des Castagnettes. G. F. y exécute au pied levé un nu- méro d'imitations qui obtient un vif succès.
9 février. Autre séance du Cercle. G. F. joue le rôle de Sautenoge dans Les Fraises, un acte d'An- dré Theuriet, et celui de Jean dans Les Trois Som- mations, un acte de Louis Besson.
2 avril. Séance du Cercle au cours de laquelle une élève du Conservatoire, Octavie d'Andor, dit un monologue de G. F., La Petite Révoltée, qui est ensuite récité dans plusieurs salons à la mode.
1881 8 janvier. Matinée artistique donnée par le Cercle de l'Obole. G. F. y récite un monologue intitulé Md Pièce (le texte en a été perdu) où il imite les acteurs en vogue. François Coppée et Francisque Sarcey apprécient son talent.
G. F. se produit en tant qu'auteur, diseur ou comédien, dans de nombreux galas de charité, en compagnie, notamment, de Félix Galipaux avec lequel il se liera et qui est le directeur dramatique du Cercle de l'Obole.
A cette époque, G. F. évolue essentiellement dans un milieu passionné de théâtre :les cercles lui ont
82 permis de rencontrer élêves du Conservatoire, ac- teurs débutants ou confirmés, jeunes auteurs, criti- ques dramatiques. Il profite des nombreuses rela- tions de sa mêre et de son beau-pêre, le journaliste Henry Fouquier, dans le monde des Lettres et des Arts. Il voit, par exemple, Dumas fils et Carolus- Duran, portraitiste du Tout-Paris.
1882 lef juin. Création de Par la fenêtre, piêce en un acte de G. F. au cours d'un spectacle donné par le Cercle des Arts intimes (reprise au casino de Ro- sendaël le 9 sept.). Succës.
Au cours des années 1881-1882, G. F. écrit plu- sieurs monologues qui sont dits par Gaiipaux, Co- quelin cadet et Saint-Germain (Ainsi, Le Mouchoir, Un Coup de tête, Un Monsieur qui n'aime pas let monologuer, Trop vieux, j'ai mal aux dents...).

1883 28 janvier. Représentation donnée par le Cercle de l'Obole à l'Athénée-Comique. Au programme, Amour et piano, un acte de G. F., bien accueilli par la critique.
1°~ juin. G. F. donne, au Cercle des Arts intimes, Gibier de potence, comédie-bouffe en un acte (Il joue lui-même le r61e de Plumard).
Nouvelle série de monologues dits paz Coquelin cadet {Le Potache et Patte en d'air) et par Judic (Aux Antipodes, Le Petit Ménage).
12 novembre. G. F., qui a tiré un c mauvais nu- méro s, est incorporé pour un an au 74~ régiment d'infanterie de ligne, en garnison à Rouen. Assi- milé aux engagés conditionnels d'un an, il sera envoyé en disponibilité le 12 novembre 1884, après avoir obtenu les grades de caporal puis de sergent. Incorporé dès le 11 mars 1884 à la deuxième section d°infirmiers militaires, en garni- son àVersailles, il profite de ses loisirs pour écrire sa première grande piêce, Tailleur pour Dames.
83 1884 G. F. continue à écrire des monologues :Les Célè- bres pour Coquelin cadet, Le Volontaire pour Gali- paux.
A la fin de l'année, il devient secrétaire général du théâtre de la Renaissance dont son ami Fernand Samuel a pris la direction depuis le 14 octobre. C'est, semble-t-il, grâce à G. F., que Samuel ac- cepte de monter La Parisienne de Becque (qui de- vait être créée le 7 février 1885).

1885 20 février. Première représentation publique de Gibier de potence, comédie en un acte, au Concert Parisien.
A partir du 16 mars et jusqu'au lef mars 1886, G. F. tient la rubrique c courrier des théâtres ~ au XIX" Siècle, journal dont son beau-père, Henri Fouquier, assume la direction depuis l'année pré- cédente.
Nouveaux monologues :Les Réformes, par Coque- lin cadet, Le Colis et Le Billet de mille par Saint- Germain.

1886 G. F, fréquente chez le professeur Peter, médecin célèbre, dont le fils, René, deviendra l'un de ses collaborateurs ; il y rencontre le vaudevilliste Léon Gandillot et Claude Debussy.
29 mars. Création de Fiancés en herbe, ~ comédie enfantine ~ en un acte, à la Salle Kriegelstein. Coquelin cadet crée deux nouveaux monologues de G. F.: L'Homme intègre, et L'Homme économe. G. F. abandonne ses fonctions au théâtre de la Renaissance.
17 décembre. Création de Tailleur pour Dames, comédie en 3 actes, à la Renaissance. Succès : 79 représentations. Bonne critique.

1887 Projet de collaboration —qui n'aboutira pas —avec

84 Valabrègue 1 pour une pièce intitulée L'Asile des cocottes.
G. F. fréquente assidûment chez le peintre Caro- lus-Duran ; il rencontre chez lui Maurice Desval- lières 2 qui deviendra son principal collaborateur. Coquelin aîné crée un nouveau monologue de G. F., Les Enfants.
Création de La Lycéenne, vaudeville-opérette en trois actes, musique de Gaston Serpette, à la Re- naissance. Mauvais accueil de la critique ; 20 re- présentations.
1888 13 avril. Création d'Un Bain de ménage, vaude- ville en un acte, au théâtre de la Renaissance. Échec : 16 représentations.
19 septembre. Création de Chat en poche, vaude- ville en trois actes, au théâtre Déjazet. Echec 36 représentations.
27 septembre. Création des Fiancés de Loches, vau- deville en trois actes, de G. F. en collaboration avec Maurice Desvallières, au théâtre Cluny. Échec. La pièce quitte l'affiche dès le 11 octobre. Feydeau est pressenti par R. Deslandes et A. Carré, les directeurs du Vaudeville, pour inter- préter le principal rôle de Mensonges, pièce de Léo- pold Lacour et Pierre Decourcelle d'après le roman de Paul Bourget. L'affaire n'aura pas de suite.
1889 12 janvier. Création de L'Affaire Édouard, comé- die-vaudeville en trois actes de G. F. et Maurice
Desvallières, au théâtre des Variétés. Échec 17
représentations.

14 octobre. G. F. épouse Marianne Carolus-Duran, la fille du peintre.
1. Albin Valabrègue (1853-1934), auteur de nombreux vaudevilles, ainsi L'Homme de paidle (1885), ou Durand et Durand (1887).
2. Maurice Desvallières (1857-1926), vaudevilliste, avait déjà écrit plusieurs pièces, dont Prête-moi ta femme (Palais-Royal, 1883).
85 Hiver 1889-1890. L'auteur met en chantier Un Fil â la patte.
1890 14 février. G. F. est admis à la Société des auteurs er compositeurs dramatiques. Ses parrains sont Henri Meilhac et Georges Ohnet.
10 mars. Création de C'est une femme du monde, comédie en un acte, et du Mariage de Barillon, vaudeville en trois actes, au théâtre de la Renais- sance. Les deux pièces sont écrites en collaboration avec Maurice Desvallières. Échec 26 représenta- tions.
2 5 avril. Création à Bruxelles de Mademoiselle Nounou, opérette en un acte, de G. F, et Maurice Desvallières. (Le texte du livret a disparu).
Tout à Brown-Séquard, monologue créé par Co- quelin cadet.
18 novembre. Naissance du premier enfant de G. F., Germaine, décédée à New York, le 23 décem- bre 1940.
1891 31 aoûr. Création de Madame Sganarelle, saynète- monologue, au Casino de Spa (Belgique). (Nous publions dans le tome IV le texte de cette pièce restée jusque-là inédite).
La gêne financière dans laquelle se trouve l'auteur depuis plusieurs années l'amène à se livrer à des spéculations boursières qui ne font qu'aggraver sa situation.
1892 16 avril. Naissance du second enfant de G. F., Jacques (décédé le 26 février 1970).
23 avril. Création de Monsieur chasse, comédie en trois actes, au Palais-Royal. Grand succès 114 représentations. Très bon accueil de la criti- que. Dans la distribution figure le jeune Marcel Simon, qui deviendra l'un des meilleurs amis de l'auteur.
5 novembre. Création de Champignol malgré lui,
86 pièce en trois actes de G. F, et Maurice Desval- lières au théâtre des Nouveautés. Triomphe en 1892, 65 reprêsentations ; en 1893, 369 ; en 1894, 33.
30 novembre. Création du Système Ribadier, comé- die en 3 actes de G. F. et Maurice Hennequin 1, au Palais-Royal. 78 représentations, malgré une critique assez bonne.
1893 A partir du printemps 1893 et au moins jusqu'en 1898, l'auteur fréquente le salon de madame Ar- man de Caillavet et y joue la comédie.
Préparation des Maris des deux pôles, pièce en trois
actes qui deviendra L'Hôtel du Libre-Echange.

1894 10 janvier. G. F. est nommé chevalier de la Lé- gion d'Honneur, grâce, semble-t-il, à l'intervention d'Alexandre Dumas fils.
9 janvier 1894. Création d'Un Fil à la patte, comêdie en trois actes, au Palais-Royal. Vif suc- cès :129 représentations.
11 février .Création de Notre futur, pièce en un acte, â la Salle de Géographie.
24 février. Création du Ruban, comédie en trois actes, de G. F. et M. Desvallières, à l'Odéon. Mauvais accueil de la critique. 45 représentations. 5 décembre. Création de L'Hôtel du Libre-Échange, pièce en trois actes de G. F. et Maurice Desvalliè- res au théâtre des Nouveautés. Très vif succès 371 représentations.
Ce vaudeville marque la fin de la collaboration avec Maurice Desvallières. (Si l'on excepte le cas de L'Age d'or, en 1905).
1. Maurice Hennequin (1863-1926), fils du vaudevilliste Alfred Hennequin (cf. Introduction, p. 44) et lui-même auteur de près de cent pièces, parmi lesquelles on peut citer La Femme du commifraire (c. en 3 a. Théâtre Cluny, 1892) et Vour n'avez rien d déclarer ? (p. en 3 a., Nouveautés, 1906).
87 1896 8 février. Création du Dindon, pièce en 3 actes, au Palais-Royal. Très grand succès :275 représenta- tions.
26 septembre. Création des Pavés de l'ours, comé- die en un acte, au théâtre Montansier, à Versailles.
1897 29 mars. Création de Séance de nuit, comédie en un acte, au théâtre du Palais-Royal, 44 représenta-
tions.
29 avril. Création de Dormez, je le veux !, comédie en un acte, au théâtre de l'Eldorado.
L'auteur travaille à un vaudeville en 3 actes inti- tulé Gardons nos poules. Son projet n'aboutira pas. La Dame de chez Maxim est reçue aux Nouveau-
tés.
1898 G. F., Robert de Flers et madame Gaston de Cail- lavet interprètent, avenue Hoche, chez madame Arman de Caillaver, le second acte d'Amants (pièce en 4 a. de Maurice Donnay, créée le 5 no- vembre 1895 à la Renaissance). Devant le succès obtenu par cette représentation, Anatole France leur confie sa première pièce, Au petit Bonheur, qui sera jouée — toujours avenue Hoche — le 2 juin 1898.
11 mai. Création de La Bulle d'amour, ballet à grand spectacle en 2 actes et 10 tableaux, musique de Francis Thomé, au théâtre Marigny I.
Coquelin. cadet crée un nouveau monologue de G. F., Le Juré.
Chez Lucien Guitry, place Vendôme, l'auteur ren- contre depuis plusieurs années Forain, Maurice Donnay, Anatole France, Edmond Rostand, Jules
1, Le texte manuscrit de l'argument, resté inédit, est en la posses- sion de M. Alain Feydeau. On trouvera dans le numéro spécial Geor~ ges Feydeau des Cahiers du théâtre (voir notre bibliographie) la repro- duction d'un résumé de ce texte, paru dans le programme de la création.
88 Lemaitre, Octave Mirbeau, Alfred Capus, Jules Renard et Alphonse Allais.
30 décembre. Achèvement de la version manus- crite de La Dame de chez Maxim actuellement à la B. N.
1899 17 janvier. Création de La Dame de chez Maxim, pièce en trois actes, au théâtre des Nouveautés. Succès triomphal. La pièce est jouée toute l'année et reprise en 1900 ; le 26 novembre de cette an- née, 5240 représentation.
La Dame de chez Maxim est la première pièce où Feydeau attribue un rôle à l'actrice Armande Cas- sive qui, après son succès dans le rôle de la môme Crevette, deviendra l'une des interprètes préférées de l'auteur,
Nouveau monologue de G. F., créé par Coquelin cadet : Un Monsieur qui e.rt condamné d mort.
Le triomphe de La Dame de chez Maxim permet à G. F. de se consacrer exclusivement à la peinture pendant deux ans. (Madame Jacques Feydeau, belle-fille de l'auteur, possède trois oeuvres de lui c Une plage :, c Coucher de soleil à Saint-Ay- gulf ~, c Saint-Aygulf, le jour ~).
1900 13 mars. Naissance de Michel Feydeau, troisième enfant de l'auteur (décédé en 1961), père du comédien Alain Feydeau.
1901 11 février, 14 heures, Hôtel Drouot. G. F., sous la pression de nécessités financières, met en vente une part importante de sa collection de tableaux 136 huiles, aquarelles, études, gouaches, pastels et dessins (Boudin, Corot, Cézanne, Monet, Renoir Sisley, etc.) dont la valeur actuelle dépasserait cent millions de francs.
24 décembre. Mort d'Henry Fouquier, beau-père de l'auteur.
89 1902 23 fêvrier. Création du Billet de Joséphine, opéra- comique àgrand spectacle, en 3 a. et 4 tabl, de G. F. et Jules Méry, musique d'Alfred Kaiser, au théâtre de la Gaité t. Échec total (16 représenta- tions). L'auteur, semble-t-il, n'a travaillé à cette oeuvre que sur la prière de son beau-père, Henry Fouquier, et talonné par ses besoins d'argent.
3 décembre. Crêation de La Duchesse des Fodies- Bergére, pièce en 3 actes et 5 tableaux, au théâtre des Nouveautés. Succès : 82 représentations.
1903 4 avril. Hôtel Drouot, 14 h 30. Seconde vente de 75 tableaux, aquarelles, pastels et dessins apparte- nant à G. F.
30 septembre. Naissance de Jean-Pierre Feydeau, quatrième enfant de l'auteur (décédé en 1970). Il aura pour marraine Colette Dumas, fille de Du- mas fils, et pour parrain, Alfred Capus.
1904 lr~ mars. Création de La Main passe, pièce en quatre actes, au théâtre des Nouveautés. Vif suc- cès :211 représentations en 1904.
20 juin. Séparation judiciaire des biens des époux
Feydeau.
21 et 22 novembre. G. F. met en vente 202 ob- jets de vitrines et meubles.
1905 le' mai. Création de L'Age d'or, pièce féerique à grand spectacle en 3 actes et 12 tableaux, de G. F. et Maurice Desvallières. Musique de Louis Var- ney. Bon accueil de la critique ; 33 représenta- tions. Mais la pièce, dont la mise en scène entraîne des frais excessifs, n'est pas reprise à la rentrée.
Été. Feydeau, en villégiature à Puys, près de Dieppe, dans l'ancienne villa de Dumas fils, pré- pare c une comédie en trois actes, Le Va-tout, ainsi qu'Au Nom de la Loi, grande machine sé-
1. Le texte du livret de cette oeuvre reste jusqu'à présent inédit,
90 rieuse, le type de la pièce que l'on écrit pour sa satisfaction et qui ne fait pas le sou r. Ces projets n'aboutiront pas.
Cure à Plombiëres où l'auteur écrit le premier acte du Bourgeon, puis séjour à Villennes chez Pierre Decourcelle ~ où il travaille au second acte.
1906 lef mars. Création du Bourgeon, comédie en trois actes, au Théâtre du Vaudeville. Assez bon accueil de la critique. 92 représentations.
1907 2 mars. Création de La Puce à l'oreille, pièce en trois actes, au Théâtre des Nouveautés. Triomphe. Mais la mort de l'acteur Torin, qui interprète le rôle de Camille, abrège la carrière de la pièce elle n'obtient que 86 représentations.
1908 2 mars. Création d'Occupe-toi d'Amélie, pièce en 3 actes et 4 tableaux. Triomphe :288 représenta- tions en 1908 et 1909.
15 novembre. Création de Feu la mére de Ma- dame, pièce en un acte, à la Comédie-Royale. Bon accueil de la critique et du public.
1909 Septembre. G. F. quitte son épouse et s'installe à l'hôtel Terminus, près de la gare Saint-Lazare ; il y restera, selon toute vraisemblance, jusqu'en octo- bre 1919.
29 octobre. Création du Circuit, pièce en trois ac- tes et quatre tableaux de Georges Feydeau et Fran- cis de Croisset au Théâtre des Variétés. Mauvais accueil de la critique et du public. 44 représenta- tions. La pièce quitte l'affiche le 13 décembre malgré un remaniement du troisième acte.
191 U 13 avril. Création d' On purge Bébé, pièce en un

1. Pierre Decourcelle (1857-1926), auteur d'opérettes, de revues, de comédies et surtout de drames (Ainsi Gigolette dr. en 5 a., Ambigu, 1893 ou Ler Deux Gorrer, dr. en 8 tabl., Ambigu, 1896).
91 acte, au Théâtre des Nouveautés. Bon accueil du public et de la critique ; 85 représentations en 1910.
19 avril. Mariage de Germaine Feydeau, fille de
l'auteur {née en 1890), avec Georges Keun,
1911 Janvier. On répête aux Nouveautés les deux pre- miers actes de Cent Millions qui tombent, piêce qui nie fut jamais terminée par l'auteur —lequel en aurait cherché le dénouement pendant sept ans... 30 juin. Célébration aux Nouveautés de la 1.032" représentation de Champignol malgré lui. Dês le lendemain, lei juillet, commence la démoli- tion du théâtre, qui permettra le percement de ia nouvelle rue des Italiens.
2 5 novembre. Création de Mais n'te promène donc pas toute nue ,~, comédie en un acte, au Théâtre Fémina. Très bon accueil du public et de la criti- que. La pièce, qui fait partie d'un ~ spectacle coupé', tient l'affiche jusqu'au début de mars 1912.
9 décembre. Création de Léonie est en avance ou Le Mal joli, pièce en un acte, à la Comédie- Royale. Bon accueil de la critique.
1912 G. F. est élu vice-président de la Société des au- teurs et compositeurs dramatiques pour l'exercice 1912-1.913 (de même pour 1913-1914).
1913 Février. On répète au Théâtre Michel, le premier acte d'On va faire la cocotte, piêce en deux actes restée inachevée à la mort de l'auteur.
5 juïllet. G. F. est nommé Officier de la Légion d'Honneur.
1914 18 février. Création de Je ne trompe pas mon mari, pièce en trois actes de G. F. et René Peter, au Théâtre de l'Athénée. Bon accueil de la critique et du public :200 représentations.
21 décembre. Mort de Fernand Samuel.
92 1916 14 janvier. Création d'Horten.te a dit K Je m'en
four ! .v, pièce en un acte, au Théâtre du Palais- Royal. 89 représentations.
G. F, êcrit un dernier monologue La Complainte du paaiv' propriétaire.
6 avril. Divorce de G. F. (à ses torts). Il doit verser une pension à son ex-femme qui obtient la garde des enfants.
16-18 octobre. G. F. est membre du jury du concours d'entrée au Conservatoire d'Art dramati- que. Il le sera à nouveau les 21-22-23 octo- bre 1918.

1917 18 février. Mort de Carolus-Duran.

1918 On prête à l'auteur une liaison avec la comédienne Darthys — à laquelle il confie des rôles importants. Mais aucune preuve ne permet, jusqu'ici, de confirmer ces rumeurs.

1919 G. F., conquis à l'art cinématographique par un film de Chaplin, Charlot Soldat, projette d'écrire un scénario pour lui.
3 et 4 juin. Polémique —dans Le Figaro —entre l'auteur et Marcel Simon.
Été. Premiers troubles psychiques. L'auteur est soi- gné par le docteur Sicard, célèbre neurologue de l'êpoque, qui est également le médecin des Gui- try.
Octobre. Jacques et Michel Feydeau installent leur père dans une maison de santé de Rueil-Malmai- son, le < Sanatorium >, rue Bergère (dont les bâti- ments ont été, depuis lors, démolis). Il y reçoit quelques visites d'amis et de journalistes.
17 novembre. L'état de santé de G. F. le contraint à confier à Jacques, son fils aîné, un pouvoir qui lui permettra de défendre les intérêts de son père.
93 Ce pouvoir est enregistré par devant Maître Jules Lardy, notaire, le $décembre 1919 i.
1)21 5 juin. Mort de G. F.
8 juin. Cérémonie religieuse à l'église de la Tri- nité. Inhumation au cimetière Montmartre. Robert de Flers, prêsident de la Sociêté des Auteurs, pro- nonce l'éloge funèbre du défunt.
























1, Ce document se trouve entre les mains de M. Alain Feydeau.