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Note sur l'établissement du texte et sur l'annotation

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  • ISBN: 978-2-8124-0972-1
  • ISSN: 2105-9950
  • DOI: 10.15122/isbn.978-2-8124-0974-5.p.0123
  • Éditeur: Classiques Garnier
  • Date de parution: 29/05/2013
  • Langue: Français
Accès libre
Support: Numérique
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NOTE SUR L'ÉTABLISSEMENT DU TEXTE
ET SUR L'ANNOTATION



Est reproduit le texte de l'exemplaire du Second Curieux conservé à la Bibliothèque de Troyes (cote T. 8. 610). ll s'agit du cinquième texte sur les six qui sont réunis sous le titre Discours philosophiques, parus en 1587 à Paris chez Abel L'Angelier. La disposition et la ponctuation sont respectées, ainsi que la graphie (parfois peu cohérente), à l'exception de la résolution des abréviations et de la dissimilation pour i et j, u et
v (et par conséquent la suppression des trémas à valeur discriminante) ; les manchettes sont données à leur place. Les corrections manuscrites de Tyard présentes sur l'exemplaire de la Bibliothèque municipale de Troyes sont intégrées au texte et indiquées en note de bas de page avec les variantes3 collationnées à partir de deux exemplaires tous deux consultables sur le site Gallica de la Bibliothèque nationale de France
1 Ainsi, f. 320 v°, à quelques mots d'intervalle  : desjd et desja. Quant aux finales en -é, elles sont tantôt accentuées, tantôt non ;cette hésitation a été respectée. Sur les choix de Tyard et la part —faible —qu'il prend dans les corrections, voir K. Hall, p. 121-125, et S. Bokdam, introduction à son édition de Mantice, p. 61-62.
2 Elles ont été revues à partir du relevé de John McClelland, «  Un exemplaire annoté des Discours philosophiques de Pontus de Tyard » ,Bibliothèque d'Humanisme et Renaissance, XLI (1979), p. 317-338. Il s'agit d'un exemplaire des Discours philosophiques (Paris, Abel L'Angelier, 1587) coté T. 8. 610 à la Bibliothèque municipale de Troyes. Comme le note John McClelland, ces annotations étaient destinées à la préparation d'une nouvelle édition.
3 Les variantes graphiques ne sont pas signalées. À titre d'exemple on peut remarquer, pour le seul feuillet 290 v° de l'édition de 1587, les différences suivantes par rapport à Pédition de 1557  : en 1587 aines remplace Aines de 1557 ;violant remplace violent; vaincues remplace veincues ; abysmees remplace abismees ;mortels remplace mortelz ; estoyent remplace estoient; aux remplace aus ; f. 291 r°, a remplace ha; f. 302 r°, noz remplace nos de 1578 ; 302 v°, besoin remplace besoing présent dans les deux précédentes éditions. Et, preuve, peut-être, d'une certaine « modernité » de Jean de Tournes, les articles qu'il imprimait déjà en 1557 un / une sont désormais imprimés en 1587 vn / vne. Évolution qui a conduit S. Baridon à écrire dans son introduction à son édition du Solitaire premier (Genève/Lille, Droz/Giard, 1950, p. XIII)  : «  il semble fort probable que les différences orthographiques entre les trois éditions soient dues à Pontus lui-même » et à ajouter que Tyard «  se rattache décidément à l'école conservatrice  ».
124 le premier, pour l'édition de 1557 (Lyon, Jean de Tournes et Guillaume Gazeau, p. 114-156), est abrégé en 57 ; le second, pour celle de 1578 (Paris, Mamert Patisson, f. 84 r°-128 v°), en 78.
Un glossaire précise le sens des mots qui sont précédés, dans le texte, d'un astérisque.
L'annotation a suivi les principes suivants
préciser les sources, c'est-à-dire les textes qui ont été sinon traduits par Tyard, du moins largement démarqués  :fontes. établir brièvement une généalogie des notions afin de marquer la position de Tyard par rapport à une ou plusieurs traditions (des passages parfois longs ont été donnés pour permettre des confrontations)  : parallela.
indiquer quelques références à d'autres textes de Tyard où un même thème, une même expression apparaissent  : iterationes.
Les références complètes des ouvrages mentionnés dans les notes se trouvent dans la bibliographie placée à la fin de ce volume3.
La foliotation indiquée pour les oeuvres de Tyard renvoie à l'édition de 1587 des Discours philosophiques.
1 Je n'ai pas indiqué tout ce que je devais à mes prédécesseurs. Il va de soi que ma gratitude est grande, et que leurs intuitions ont été utilisées, parfois contestées, toujours vérifiées. Je voudrais remercier Jean Céard qui, avec la générosité qu'on lui connaît, m'a aidé sur bien des points. Par la mention de son nom, le lecteur trouvera dans les notes les rensei- gnements que je lui dois.
2 Quand cela a paru utile, les références des citations présentes dans les textes convoqués ont été données. En cours de travail, j'ai pu profiter des notes mises par Saverio Campanini à sa traduction de LArmonia del mondo.
3 Les titres des ouvrages grecs et latins sont donnés tantôt en latin tantôt en français, en fonction de Pusage. J'ai suivi sur ce point l'exemple de remarquables modèles. La référence donnée sous la seule forme La Bibliothèque renvoie à  :François Roudaut, La Bibliothèque de Pontus de Tyard, Paris, Champion, 2008.
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