Aller au contenu

Index des principaux personnages cités par Guérin

Afficher toutes les informations ⮟

  • ISBN: 978-2-8124-0634-8
  • ISSN: 2103-4877
  • DOI: 10.15122/isbn.978-2-8124-1122-9.p.1051
  • Éditeur: Classiques Garnier
  • Date de parution: 26/09/2012
  • Langue: Français
Accès libre
Support: Numérique
1051

Index des principaux personnages
cités par Guérin1

Albenque (Pierre Noël) (1757-1831), dit « l’oncle Albenque », demi-frère d’Élisabeth Fontanilles (née Albenque), grand-mère maternelle de Maurice de Guérin. Grand-oncle et parrain de Maurice de Guérin. Juge suppléant au tribunal civil de Gaillac.

Aragon (Jean Louis Henri de Bancalis de Maurel, marquis d’) (1763-1848), pair de France en 1819, chef du collège électoral du Tarn sous l’Empire et la Restauration. Il est à plusieurs reprises sollicité par la famille de Guérin.

Arnail (Louise Henriette), née de Verdun, habite Cahuzac, où son mari Jean Pierre Arnail (1766-1852) est notaire.

Augé, directeur du collège Stanislas (34 rue Notre-Dame-des-Champs) de 1824 à 1838.

Augier (Claude), ami de la famille de Gervain, peintre, fait le portrait de Maurice, d’Eugénie, et d’Érembert de Guérin.

Barbey d’Aurevilly (Jules Amédée) (1808-1889), originaire de Normandie, rencontre Guérin au collège Stanislas où il est, lui aussi, pensionnaire (il est son compagnon de pupitre en étude l’année 1828-1829). Il fait des études de droit à Caen où il se lie d’amitié avec Trebutien. Il retrouve Guérin en 1834 à Paris où il espère s’imposer par ses écrits. En 1836 et 1838, il tient pour Guérin un journal (Memoranda) et écrit pour lui un poème en prose, Amaïdée (1835), où il le met en scène sous les traits du poète Somegod, poète que le désir d’absolu rend impuissant. Il a le projet de publier avec Trebutien les textes de Guérin, mais ce projet ne sera jamais mené à bien.

Barbey d’Aurevilly (Léon Louis Frédéric) (1809-1876), frère de Jules Barbey d’Aurevilly : il fréquente le collège Stanislas, fait des études de droit, s’intéresse à la littérature et compose des poèmes ; il rompt brutalement ses fiançailles pour entrer au séminaire (1836) après, dit-on, la lecture de Volupté de Sainte-Beuve. Un de ses poèmes, publié en 1836, suscite l’écriture du poème de Guérin « La Délivrande ».

Bayne de Rayssac (René Louis Marie de) (1777-1838), sous-préfet d’Albi en 1812, de Gaillac sous la Restauration (1823-1830). Révoqué après la révolution de Juillet, il se retire avec sa famille dans son domaine de Rayssac. Il s’intéresse à la personnalité et aux idées de Lamennais ; il lit L’Avenir, puis La Revue européenne.

1052

Bayne de Rayssac (Renée Louise de) (1812-1846) rencontre Eugénie de Guérin à Gaillac en 1828, en devient l’amie privilégiée et entretient avec elle une correspondance suivie. Maurice de Guérin la rencontre pour la première fois à Gaillac en septembre 1829 ; il la revoit lorsqu’il accompagne son père à Rayssac en septembre 1831 (il tombe alors malade) et il la retrouve un an plus tard lors d’un nouveau séjour (du 26 août au 7 septembre 1832) au cours duquel il la demande en mariage, mais il n’est pas agréé. Louise de Bayne épouse en 1843 Maximilien de Tonnac-Villeneuve, elle suit son mari en Algérie où elle meurt en 1846. Son frère Charles (1809-1879) est un ami d’Érembert.

Bellerive (Charles Martin de), allié aux Guérin par sa femme née Albenque. Il quitte Gaillac pour s’installer à Montauban en 1831, mais passe l’été avec sa famille à Lacourtade, propriété des Albenque située entre Gaillac et Albi. Père de treize enfants.

Bellerive (Gabrielle Martin de) (1814-1847), aînée des treize enfants de Charles de Bellerive, amie d’Eugénie de Guérin (il est un moment question d’une union entre elle et Érembert de Guérin). De santé très fragile. Sa sœur Lucie est de cinq ans plus jeune. Deux de ses frères, Victor André (1815-1862) et Adrien (né en 1816) font leurs études au collège Stanislas.

Bellerive (Adrien Martin de) (né en 1816) prépare Saint-Cyr à Paris (il sera officier en Afrique).

Boré (Eugène) (1809-1878), condisciple de Maurice de Guérin au collège Stanislas, se spécialise dans l’étude des langues orientales (arabe, arménien, persan). Il rencontre Lamennais en 1825 et lui restera toujours attaché. Il voyage en Orient de 1837 à 1849, entre au noviciat des Lazaristes à Constantinople et il est ordonné prêtre en 1850. Il devient supérieur général des Lazaristes.

Bories (Marc Casimir) (1796-1867), ordonné prêtre en 1819, curé de Cahuzac en 1829, il est le directeur de conscience d’Eugénie de Guérin. Nommé à Graulhet en 1835, il ne quitte Cahuzac qu’en juillet 1836. Il s’intéresse à la politique. C’est par lui que Maurice et Eugénie de Guérin échangent une correspondance secrète.

Boudet (Jean Pierre Thomas), juge au tribunal de première instance de Gaillac, a pu servir de facteur entre Paris et le Cayla dans les premières années parisiennes de Guérin.

Boulay-Paty (Évariste) (1804-1864), originaire de Donges dans la Bretagne sud, ami de Turquety et de Souvestre, fait ses études de droit à Rennes. Il devient ensuite bibliothécaire du Palais-Royal. En 1834, quand il rencontre Guérin, il a publié Dithyrambes (1825), Odes nationales (1830).

Buquet (Louis Charles) (1796-1872), ancien élève du collège Stanislas, puis surveillant, professeur, préfet des études dans ce même collège, ordonné prêtre en 1824, puis vicaire général à Paris. Il est le directeur de conscience de Maurice de Guérin dont il célèbre le mariage avec Caroline de Gervain.

Cardonnel (Pierre Salvi Félix de) (1770-1829) commence une carrière d’avocat et se lance dans la politique. Anobli sous la Restauration, il est en 1826 député du Tarn. Sa fille, Élisabeth, épouse Prosper Gorsse, avocat à Albi.

1053

Cazalès (Edmond de) (1804-1876), fils de Jacques de Cazalès, député de la Constituante, parent de Philibert de Roquefeuil. Rédacteur du Correspondant et de la Revue européenne, il publie dans ce dernier journal, le 15 janvier 1832, un compte rendu de lecture de Guérin. Il est professeur à l’Université catholique de Louvain de 1837 à 1839, ordonné prêtre en 1843, élu membre de l’Assemblée constituante (1848) puis de l’Assemblée législative (1849).

Chavin de Malan (Émile), originaire de Besançon et condisciple de Guérin à La Chênaie. Il sera ordonné prêtre, enseignera l’Histoire au collège de Juilly, puis aura la responsabilité de la bibliothèque de la Chambre des pairs. Il écrira des livres pieux, dont plusieurs vies de saints.

Chopin (Charles Auguste) (1811-1844), ami de Guérin et de Barbey, sauve l’œuvre guérinienne du néant en copiant un grand nombre de poèmes qu’il remet à Barbey en vue d’une publication. Chef du contentieux dans une Compagnie d’Assurances contre l’incendie, Le Soleil, il est l’auteur d’un recueil de poèmes, Au coin du feu (1844). Les commentaires dont il ponctue ses copies des textes de Guérin agacent Barbey.

Coutaud (Joséphine Marie), cousine des Guérin, marraine de Marie de Guérin, habite place du Salin à Toulouse.

Coux (Charles de) (1787-1864), professeur d’économie politique, participe à l’aventure de L’Avenir. Il se sépare de Lamennais en 1834, enseigne alors à l’Université de Louvain. En 1845, il devient directeur de L’Univers.

Decazes (Joseph Léonard comte) (1783-1868), sous-préfet de Lavaur, puis de Castres, préfet du Tarn de 1820 à 1830, est destitué de ses fonctions après la révolution de Juillet, mais élu député d’Albi en novembre 1830. Il finit par se rallier au gouvernement de Louis-Philippe. Il est sollicité par les Guérin pour le bien de la famille.

Dulac (Frédéric), beau-frère de Caroline de Gervain, époux d’Émilie de Gervain, sœur aînée de Caroline, commerçant aux Indes.

Du Lac (Melchior, comte de Montvert) (1807-1872), rédacteur de la Revue européenne, puis de L’Univers (1834).

Duquesnel (Amédée) (1802-1878) fait partie, comme Paul Quemper, du cénacle breton de La Morvonnais. Poète et historien, il écrit dans la Revue européenne, L’Univers catholique, La Revue des provinces de l’Ouest, La Vigie de l’Ouest. Il sera conservateur de la bibliothèque de Saint-Malo en 1838.

Durel (Auguste), dit Durelou, originaire d’Andillac, soldat en garnison à Paris, dans les premières années de la vie parisienne de Maurice de Guérin. Il sera plus tard candidat à la mairie d’Andillac.

Eckstein (baron d’) (1790-1861), danois d’une famille d’origine juive convertie au luthéranisme, il se convertit au catholicisme lors d’un séjour à Rome (1807-1809). Il participe à l’aventure de L’Avenir, collabore au Correspondant et à La France catholique. Philosophe et auteur dramatique, il joue un grand rôle dans la redécouverte de l’Orient en France.

1054

Facieu (Henri), médecin à Cahuzac.

Faramond-La Fajole (Élisabeth de) (1784-1829), née Albenque, marraine de Maurice de Guérin.

Fontanilles (Jean Pierre), oncle maternel de Maurice de Guérin, parrain d’Eugénie de Guérin, habite aux Cabannes de Cordes. Il est, en 1836, conseiller général du Tarn.

Gaudin de Villaine (Victor), originaire de Normandie (il habite le château du Boisferrant dans la Manche), est un ami de collège que Barbey et Guérin fréquentent à Paris. Il vit fort largement, mais fait faillite à la suite d’affaires malheureuses.

Gerbet (Olympe Philippe) (1798-1864), ordonné prêtre en 1822, intime de Lamennais, il participe à la fondation de L’Avenir et séjourne à La Chênaie dès 1825. Il se sépare de Lamennais après l’encyclique Singulari nos (1834). Il enseigne alors au collège de Juilly. Il publie en 1834 un Précis de l’histoire de la philosophie. Il est nommé évêque de Perpignan en 1854. Son ouvrage Esquisse de Rome chrétienne (1844-1850) est plusieurs fois réédité.

Gervain (Caroline de) (1819-1862) naît à Wetterede (Batavia). Son père, Étienne Gervain ou de Gervain, était négociant à Port-Louis (île Maurice). À la mort de ses parents, elle est recueillie avec son frère par sa tante maternelle, Joséphine Martin-Laforêt. C’est à son frère puîné, Charles, mélomane et musicien (violoniste), que Guérin donne des leçons de français et de latin à partir de septembre 1836. Elle se fiance à Maurice de Guérin au Cayla en novembre 1837 et se marie le 15 novembre 1838. Après la mort de Guérin, elle repart en 1843 en Inde, épouse en 1847 William Vincent, revient en France avec son mari et ses cinq enfants en 1856.

Guérin (Jean Guillaume Joseph de) (11 mars 1778-16 décembre 1848), fils d’Antoine de Guérin (1741-1803) et de Reine Sabine Libérate de Verdun (1758-1835), épouse en 1802 Victoire Gertrude Fontanilles (18 mars 1776-2 avril 1819) dont il a quatre enfants. Cultivé, il écrit des poèmes et encourage ses enfants à faire de même. Sa vie est rythmée par les récoltes et les soucis d’argent.

Guérin (Louis Anselme Érembert de) (24 janvier 1803-16 décembre 1850), frère aîné de Maurice de Guérin, commence des études de droit puis reprend l’exploitation du domaine familial, épouse en 1842 Anaïs Boudet dont il aura une fille, Caroline.

Guérin (Eugénie Henriette Augustine de) (29 janvier 1805-31 mai 1848), sœur de Maurice de Guérin auquel elle lie sa vie et son destin. À la mort de sa mère, elle s’occupe particulièrement de son frère dont elle suit pas à pas les travaux et les jours. Elle écrit des poèmes (on lui donne le surnom de « Sapho ») et, à partir de 1834, elle tient un journal destiné à son frère et, après la mort de celui-ci, à Barbey d’Aurevilly. Elle meurt de phtisie.

Guérin (Reine Marie Augustine Gertrude de) (30 août 1810-29 juillet 1876), surnommée Mimi ou Mimin, ou encore l’Illustre, demeure au Cayla toute sa vie. Après la mort de sa sœur Eugénie, elle prend soin de la publication des œuvres de son frère Maurice.

Guillermard (Henri), professeur, puis, ordonné prêtre, curé de Bourgouin (Isère) et chanoine honoraire de Grenoble. Il écrit en mars 1833 à Guérin à propos des stances « Sur la Pologne » publiées dans L’Avenir le 29 septembre 1831. S’ensuit un échange de lettres et de poèmes.

1055

Guyon (Claude), appartient à la compagnie des missionnaires fondée par les Jésuites sous la Restauration avec pour mission de prêcher à travers toute la France. Il se distingue par son éloquence et devient un orateur très populaire. Il prêche avec un très grand succès le Carême à Gaillac en 1829, à Castres en 1830.

Hugues, colonel anglais à la retraite, ami de Victor Mathieu, reçoit Maurice de Guérin lorsque celui-ci est pensionnaire au collège Stanislas.

Jean (J.-S.), directeur-gérant de La France catholique. D’après une lettre de Montalembert à Lamennais, il peut s’agir du M. Jean qui a travaillé à l’Agence générale pour la défense de la liberté religieuse, agence fondée en décembre 1830 à Juilly et présidée par Lamennais et qui disparaît en 1832.

Kertanguy (Elie de) (1811-1846), originaire de Saint-Paul-de-Léon, arrive à La Chênaie en 1828. Il devient le disciple préféré de Lamennais auquel il restera toujours fidèle et dont il épouse la nièce en 1836. D’après Marzan, il continue à fréquenter Guérin à Paris de 1834 à 1836.

Lacordaire (Henri) (1802-1861), ordonné prêtre en 1827, il participe à la création de L’Avenir, mais rompt avec Lamennais en 1832. Il donne des conférences à Stanislas en 1834 et prêche à Notre-Dame en 1835 et 1836. Il entrera dans l’ordre des Dominicains qu’il rétablira en France.

Lamennais (Jean Marie Robert de) (1780-1860), ordonné prêtre en 1804, fondateur des Frères de l’instruction chrétienne à Ploërmel, et, avec son frère Félicité, de la Congrégation de Saint-Pierre où prend place l’École de La Chênaie. Il rompt avec son frère au moment de la publication des Paroles d’un croyant.

Lamennais (Félicité Robert de) (1782-1854), ordonné prêtre à 24 ans, d’abord proche des ultras et des catholiques traditionalistes, devient progressivement libéral et ultramontain. En collaboration avec son frère, il fonde en 1828 la Congrégation de Saint-Pierre où prend place l’École de La Chênaie. Avec Lacordaire et Montalembert, il crée le journal L’Avenir (1831) qui défend la liberté de conscience, d’enseignement, de presse, d’association, et qui prône la séparation entre l’Église et l’État. Fin 1831, il se rend à Rome en compagnie de Lacordaire et de Montalembert pour exposer au pape Grégoire XVI les idées du journal, mais celui-ci est condamné dans l’encyclique Mirari vos (1832). Lamennais publie les Paroles d’un croyant en 1834, mais l’ouvrage est condamné par l’encyclique Singulari vos (1834). Il rompra avec l’Église, siègera à la Montagne en 1848 et 1849.

La Morvonnais (Hippolyte de) (1802-1853), romancier et poète (La Thébaïde des grèves, 1838), épouse en 1826 Marie Macé de La Villéon. Il réunit autour de lui un petit cénacle de poètes bretons (François du Breil de Marzan, Amédée Duquesnel, Paul Quemper, Edouard Turquety). Sa rencontre avec Guérin à la Chênaie est relatée dans la note du Cahier vert du 10 avril 1833. C’est dans sa demeure, le Val de l’Arguenon (sis dans la commune Le Guildo) que Guérin se réfugie après la dispersion de la communauté de Lamennais en décembre 1833.

1056

C’est pour lui que sont écrites les Pages sans titre après la mort de son épouse. Il a une petite fille, nommée elle aussi Marie (1832-1864), née le 22 octobre 1832.

La Morvonnais (Marie de, née Macé de la Villéon) (1804-1835), meurt au Val le 22 janvier 1835.

Lefebvre de Bécourt (Charles), né en 1811, fait son droit à Paris et entre au ministère des Affaires étrangères en 1834. Signe avec Barbey le contrat de mariage de Guérin (14 novembre 1838). Écrira plusieurs ouvrages d’Histoire et collaborera à plusieurs journaux.

Lesquen (Claude Louis de) (1770-1855), évêque de Rennes lorsque Guérin se trouve à La Chênaie.

Limer (Jean Baptiste René) (1804-1871), ordonné prêtre en 1828, curé d’Andillac de 1829 à 1836.

Maistre (Henriette Marie de) (1809 ou 1810-1875), fille de Louis Rapine de Sainte-Marie et sœur d’Adrien de Sainte-Marie, condisciple et ami de Maurice de Guérin. Elle épouse Charles Augustin Almaury, baron de Maistre (1802-1875) en 1831 (Guérin écrit un poème à cette occasion) : deux filles jumelles, Valentine et Henriette, naissent en 1832. Elle compose de la musique (romances, musique religieuse, opéras) et fait jouer ses œuvres. Elle souffre de maux multiples (cœur, estomac, poitrine) et passe sa vie le plus souvent allongée. Elle noue une relation amoureuse avec Maurice de Guérin l’été 1837 et entre en relation avec Eugénie de Guérin à la fin de cette même année.

Martin-Laforêt (Joséphine), tante maternelle de Caroline de Gervain (épouse de Maurice de Guérin). Après la mort de sa sœur et de son beau-frère survenue en Inde, elle prend la direction des affaires de commerce de son beau-frère. Elle rentre en France en 1836 avec ses deux neveux, Caroline et son frère Charles, pour permettre à ces derniers de terminer leurs études. Elle habite au no 36 de la rue du Cherche-Midi. Elle repart en Inde en 1841.

Marzan (François Marie Toussaint du Breil de Pontbriand, vicomte de) (1812-1889) rencontre Maurice de Guérin à La Chênaie le 18 décembre 1832. Vit à la Brousse-Briantais, non loin du Val. Poète, ami d’Hippolyte de La Morvonnais, il contribue à l’édition des Reliquiæ (le second tome s’ouvre sur le compte rendu de sa relation avec Guérin : « Impressions et Souvenirs »). Guérin lui dédie plusieurs poèmes.

Mathieu (Julie Alexandrine) dite Lily, sœur de Victor Mathieu, habite Albi, est très proche de Joseph de Guérin. Sa disparition en 1838 cause un grand chagrin à tous les Guérin.

Mathieu (Paul), frère des précédents, est juge au tribunal de première instance à Albi.

Mathieu (Victor), cousin des Guérin (sa mère, née de Verdun, était la tante paternelle de Joseph de Guérin), brigadier des gardes du corps du Roi, compagnie de Grammont. Il possède une métairie dans le Tarn dont Joseph de Guérin s’occupe. Il sort Maurice lorsque celui-ci est à Stanislas et lui fait connaître la famille du colonel Hugues. Il meurt le 19 décembre 1829.

Mermet, originaire de Montpellier, condisciple de Guérin à la Chênaie, sera ordonné prêtre, deviendra proche de Lacordaire et sera l’un des fondateurs du tiers-ordre dominicain.

1057

Mickiewicz (Adam) (1798-1855), poète polonais, contraint pour des raisons politiques à se réfugier en France en 1831. Publie Le Livre des pèlerins polonais en 1833 dans une traduction de Charles de Montalembert.

Montalembert (Charles Forbes, comte de) (1810-1870), catholique libéral, il défend la liberté de l’enseignement et participe à l’aventure de L’Avenir, mais rompt avec Lamennais en 1834. Il traduit Le Livre des pèlerins polonais d’Adam Mickiewicz et défend avec passion l’indépendance de la Pologne. Il siégera à droite dans l’Assemblée constituante (1848).

Pacca (cardinal Bartolomeo), évêque d’Ostie et de Velletri, écrit à Lamennais le 23 novembre 1833 pour lui signifier les désirs du pape Grégoire XVI. Lamennais répond par une lettre de soumission le 11 décembre.

Plater (Comte César) (1810-1869), patriote et homme politique polonais, émigre à Paris après la prise de Varsovie par les Russes.

Quélen (Hyacinthe Louis de), archevêque de Paris de 1831 à 1839, n’est pas défavorable à Lamennais.

Quemper (Paul) (1801-1872) ami d’enfance de La Morvonnais et ami de Maurice de Guérin ; fait des études de droit, séjourne à Paris en 1837 puis s’embarque pour les Etats-Unis, emportant dans ses bagages le Cahier vert. Il deviendra avocat.

Raynaud (Auguste), cousin éloigné des Guérin, il est le correspondant de Maurice à Paris. Il dirige un cours privé après avoir été professeur au collège Stanislas. Il logera chez lui (no 45 rue d’Anjou-Saint-Honoré) Maurice de Guérin lorsque celui-ci sera étudiant. Il lit et corrige les écrits d’Eugénie. Il épouse le 29 août 1831 Félicité Vernois. Il sera professeur au collège Bourbon puis recteur d’Académie à Nevers.

Raynaud (Eugénie), née en 1832, fille d’Auguste et de Félicité Raynaud, filleule de Joseph de Guérin.

Rivières (Jean Charles Edmond Séré de), (1805-1847), fait des études de droit à Paris, rédacteur de La Revue européenne et du Correspondant.

Rivières (Claude Augustin, dit Gustave, Séré de) (1809-1889), condisciple de Maurice de Guérin au petit Séminaire de Toulouse, termine ses études au séminaire de Saint-Sulpice à Issy-les-Moulineaux, ordonné prêtre en 1833.

Rivières (Raymond Séré de) (1815-1895), condisciple de Maurice de Guérin au collège Stanislas, reçu à Saint-Cyr, continue des études de droit, entre à Polytechnique en 1835, deviendra général de division.

Robert, verrier au mas de Haute-Serre, dans la forêt de Grésine, ami de la famille Guérin. Maurice de Guérin mentionne son nom dans les premières années de son séjour à Paris.

Robert (Auguste François) (1813-1883) a probablement rencontré Guérin à l’École de Droit. Il est attaché au Bureau du Domaine privé en 1833 et écrit des drames. Il collaborera à l’édition des textes de Guérin.

Rohrbacher (René François) (1789-1856), ordonné prêtre en 1812, membre de la Congrégation de Saint-Pierre, responsable de 1825 à 1835 des études philosophiques

1058

et théologiques. Après la rupture avec Lamennais, devient professeur d’Histoire de l’Église au séminaire ecclésiastique de Nancy. Son grand ouvrage est l’Histoire universelle de l’Église catholique (1849-1853).

Roquefeuil (Philibert de) (1786-1837), cousin des Guérin (fils de la sœur de la mère de Guérin) et très proche d’Eugénie, s’installe à l’Isle de France (île Maurice) et fait un voyage en France en 1832-1833 alors qu’il connaît de graves problèmes financiers, son gendre ayant fait faillite et l’émancipation des Noirs ayant entraîné une chute de la valeur des terres et des immeubles dans l’île.

Sainte-Marie (Geneviève Rapine de, née Goyaut de Maubranges), mère d’Adrien de Sainte-Marie et de Henriette de Maistre

Sainte-Marie (Adrien Rapine de) (1811-1885), frère d’Henriette de Maistre et condisciple de Guérin à Stanislas.

Saint-Géry (Jean Jacques Augustin de Rey, marquis de) (1771-1847), homme politique originaire de Lisle-sur-Tarn, facilite l’admission de Maurice de Guérin au Séminaire de l’Esquile.

Salinis (Louis Antoine de) (1798-1861), ordonné prêtre en 1822, proche de Lamennais, fonde avec l’abbé Gerbet le Mémorial catholique en 1824, participe à l’aventure de L’Avenir, reprend le collège de Juilly avec l’abbé de Scorbiac en 1828. Sera évêque d’Amiens en 1849.

Thézac (Charles Victor Alexandre Compagnon de) (né en 1818), parent de Maurice de Guérin.

Trebutien (François Guillaume Stanislas) (1800-1870), philologue, orientaliste, libraire à Caen, puis conservateur-adjoint de la bibliothèque de cette ville. Il est très lié avec Barbey avec lequel il entretient une importante correspondance de 1832 à 1858. Cette amitié se rompt une première fois en 1837 (la réconciliation a lieu en 1841), puis définitivement en 1858 : Trebutien reproche à Barbey d’avoir songé à publier les œuvres des Guérin chez Poulet-Malassis, libraire qu’il considère comme l’incarnation du mal. Il fait œuvre de copiste (notamment des textes de Barbey et de ceux des Guérin) et d’éditeur.

Vacher (Onésime), ancien condisciple de Guérin au collège Stanislas, habite au Parc, près de Nogent-le Rotrou, où il reçoit Guérin l’été 1834.

1 Seuls sont mentionnés les noms qui apparaissent à plusieurs reprises dans la correspondance. Les informations données sont pensées en relation avec Maurice de Guérin. Elles doivent beaucoup aux précédents chercheurs guériniens, notamment aux index d’Émile Barthés.