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Résumés

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  • ISBN: 978-2-406-08578-2
  • ISSN: 2257-4700
  • DOI: 10.15122/isbn.978-2-406-08580-5.p.0369
  • Éditeur: Classiques Garnier
  • Date de parution: 16/07/2019
  • Langue: Français
Accès libre
Support: Numérique
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Résumés

Yan Greub, « Le choix dune méthode dédition et ses conséquences sur les introductions linguistiques »

Cet exposé examine si le choix dune méthode dédition a une incidence sur les descriptions linguistiques qui figurent dans les introductions et sur la normalisation linguistique du texte édité ; la différence entre le comportement des éditions interventionnistes et des éditions conservatrices ne semble pas très marquée. Au passage, il en vient à critiquer la notion de « langue du copiste » lorsquelle est conçue statiquement : une philologie diachronique a besoin dintroductions dynamiques.

Christiane Marchello-Nizia, « Édition électronique et introduction linguistique »

Larticle souligne la modification apportée à la conception du texte par la pratique collaborative induite par lélaboration dune édition électronique, et revient sur les conséquences du changement de support, notamment méthodologiques, tant en ce qui concerne létablissement du texte que sa description linguistique. À partir de lexemple de la Queste del saint Graal, il avance deux propositions : des introductions modulables et lélaboration dun cadre danalyse global favorisant une approche comparative.

Anne Rochebouet, « Lintroduction linguistique dans les éditions semi-savantes. Un paysage en mutation ? »

Cet article vise à décrire la part de lintroduction que les éditions semi-savantes consacrent à la linguistique, et souligne demblée lhétérogénéité de cette catégorie éditoriale problématique. La variété du lectorat ne peut permettre de satisfaire simultanément lensemble des besoins spécifiques des différents publics. Des pistes de réflexion sont avancées afin de faire évoluer les pratiques et trouver le plus grand dénominateur commun parmi les attentes des lecteurs potentiels.

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André Thibault, « Les éditions de textes contemporains (littératures régionales, francophonie) »

Cette contribution est consacrée aux problèmes qui se présentent aux éditeurs de textes contemporains rédigés dans une langue marquée par de nombreux régionalismes, que leurs auteurs soient de métropole ou doutre-mer. La démarche est illustrée par une étude de cas consacrée aux Œuvres complètes de lauteur haïtien Jacques Roumain. Le paratexte métalinguistique consacré aux particularités linguistiques de lauteur y fait lobjet dune analyse critique, suivie de propositions damélioration.

Marcello Barbato, « La tradition italienne »

La première partie de la contribution propose une typologie des études linguistiques qui accompagnent les éditions de textes médiévaux produites en Italie dans ces cinquante dernières années ; et aborde également les rares réflexions théoriques ou prescriptives consacrées au genre « étude linguistique ». Lexcursus historique de la seconde partie montre comment cette tradition détudes sest constituée à partir des travaux pionniers de Mussafia et Ascoli.

Olivier Collet, « Phonétique, larbre qui cache la forêt »

La phonétique historique est un champ détudes restreint dont les travaux de générations de chercheurs ont déjà largement délimité les contours. Plus de 150 ans après lavènement de la philologie en France, il convient ainsi de sinterroger sur la place quelle doit occuper dans nos nouvelles éditions et sur les orientations quil convient de lui donner dans ce contexte afin que leurs auteurs ne simposent pas sans réelle nécessité ni bénéfice scientifique lénumération de faits déjà bien avérés.

Pietro G. Beltrami, « Le rôle de la métrique »

Létude de la métrique est fondamentale pour les éditions de textes en vers. Larticle prend en compte quelques éditions choisies de textes gallo-romans médiévaux (le Roman de la Rose, divers troubadours, le Saint Brendan, la Chanson de Guillaume), pour analyser leurs choix en matière de description métrique vis-à-vis des lecteurs savants (notamment par rapport à la discussion ecdotique et à létude linguistique) et aussi du grand public, en tant quaide à la lecture de textes anciens.

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Lino Leonardi, « Langue du copiste et langue de lauteur »

Après une contextualisation historique opposant les approches française et italienne, la question même de la possibilité de distinguer la langue de lauteur de la langue des copistes est posée à partir de lopposition entre « substance » et « forme », actuellement en cours de réexamen. Lauteur plaide pour une extension de la surface au-delà des phénomènes grapho-phonétiques et montre à partir dexemples que la surface touche les domaines syntaxique et lexical.

Paul Videsott, « “Diatopie” et scripta »

Soulignant limportance dune analyse scriptologique dans les introductions linguistiques, larticle présente un « Inventaire des critères scriptologiques pour la description du diasystème de la langue doïl médiévale » comme proposition pratique. Une banque de données de ce genre constituerait un outil de travail qui pourrait avoir, au début du xxie siècle, les mêmes répercussions positives sur la discipline que celles quont eues il y a un siècle les atlas linguistiques pour la dialectologie et la lexicographie.

Claude Buridant, « La morphologie au carrefour de la description linguistique »

Larticle se concentre sur les facteurs internes qui permettent de rendre compte des traits morphologiques. À partir des articulations multiples reliant la morphologie aux autres niveaux de lanalyse linguistique, larticle montre de quelle manière la description morphologique peut enrichir notre connaissance de lancienne langue, grâce à un relevé précis des formes, spécialement des formes ignorées ou peu attestées dans les grammaires et dont certaines nous renseignent sur les processus de changement en cours.

Giovanni Palumbo et Laura Minervini, « La syntaxe »

Larticle propose quatre critères permettant dorganiser les phénomènes à traiter afin de mieux articuler les relations entre la partie syntaxique et les autres sections de lintroduction : traits relatifs aux choix dédition ; traits pouvant apporter des informations sur lorigine géographique du manuscrit, de son modèle ou de lœuvre originale ; faits syntaxiques pouvant poser des problèmes de compréhension ; traits pouvant contribuer à définir les constructions préférées et caractéristiques dun auteur ou dun texte.

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Sophie Prévost, « Quelle place pour la syntaxe ? »

Larticle insiste sur la méthodologie de la recherche en syntaxe diachronique, notamment sur le développement des corpus numériques qui permettent de traiter des masses de données importantes, mais qui impliquent de sappuyer sur une connaissance et une caractérisation précises de chaque texte. Une grille danalyse des faits de syntaxe, un mode dorganisation des données par type dunité syntaxique, ainsi quune présentation spécifique des variantes par une triple classification, y sont proposés.

Alexei Lavrentev, « Traitement de la ponctuation. Normes, introductions, pratiques »

En prenant appui sur une définition de la ponctuation qui est avant tout fonctionnelle, larticle envisage la ponctuation à trois niveaux différents : le niveau des mots (la segmentation graphique), le niveau des unités syntaxiques et communicatives (la ponctuation au sens propre) et le niveau du texte (la structuration textuelle). Il sarrête sur lintérêt croissant des éditeurs pour les procédés graphiques, notamment dans leur travail de transcription et prend aussi en considération les apports du numérique.

Anthony Lodge, « La sociolinguistique historique »

La pratique actuelle des introductions linguistiques remonte à la seconde moitié du xixe siècle et aux idées néo-grammairiennes. Larticle réfléchit dabord aux principes sous-jacents de ces descriptions en les situant dans lévolution générale des idées sur la diachronie depuis le xixe siècle. Il souligne ensuite lintérêt assez inédit que porte la linguistique socio-historique aux textes médiévaux, avant de formuler certains desiderata afin que les introductions linguistiques prennent en compte cette dimension.

Robert Martin, « Une place pour la stylistique dans les éditions de textes ? » 

La description stylistique est souvent détendue limitée et fait rarement lobjet dune section séparée. Larticle montre que les procédés mis en évidence relèvent de quatre stylistiques distinctes : celle des figures et de la rhétorique, celle des genres et des techniques littéraires, celle des choix et des écarts, celle des intentions et des effets. Il se termine par un plaidoyer pour une 373vraie rubrique stylistique, sappuyant sur une étude du Quadrilogue invectif dA. Chartier et du Traité du sacre de J. Golein.

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