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Notices biographiques

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  • ISBN: 978-2-8124-5847-7
  • ISSN: 2114-1223
  • DOI: 10.15122/isbn.978-2-8124-5847-7.p.0335
  • Publisher: Classiques Garnier
  • Parution date: 02-28-2007
  • Language: French
Free access
Support: Digital
335
NOTICES $IOGRAPHIQUES


Nous réunissons ici, par ordre alphabétique —les patronymes utilisés sont ceux qui ne sont pas entre parenthèses dans la Bibliographie —, les notices biographiques de tous les auteurs dont des extraits sont donnés dans les dossiers A et B. D'autre part, le(s) codes(s) de l'auteur est indiqué, à droite, avant chaque notice; on peut ainsi identifier aisément dans la Bibliographie chronologique le(s) livres) dont nous donnons des extraits. De plus, le(s) 'sigle' , ou le(s) 'nom' entre crochets, à la fin du texte de la notice indique la (ou les) sources) que nous avons utilisée pour l'établir; les références correspondant à ces sigles ou noms sont données ci-dessous.
Cependant pour quelques auteurs plus connus, et selon un choix peut-être parfois arbi- traire, une notice nous a semblé superflue, et nous donnons seulement le nom, les dates de naissance et de mort, et le code. Cela concerne Augustin, Calvin, Copernic, Descartes, Galilée, Gassendi, Hobbes, Huygens, Kepler, Leibniz, Malebranche, Montaigne, Newton, Pascal, Thomas d'Aquin et Tycho Brahe.
La présence des grands Dictionnaire de la Bible (DB), de Spiritualité (DS) et de Théologie Catholique (DTC) est évidemment due aux auteurs du dossier A. Tandis que nous avons fait une utilisation systématique dn Dictionary of Scientific Biography (DSB) — étant étonné parfois d'y trouver certains auteurs alors que d'autres qui semblaient de même rang en étaient absents —, notre point de départ a été le plus souvent les deux Biographie Universelle (U, U') d'origine française, les complétant d'ailleurs par d'autres sources telles que des Biographies nationales quand l'auteur concerné en était absent ou que les informations qu'elles contenaient nous semblaient insuffisantes. Parce que le Dizionario Biografico degli Italiani (It) n'est pas achevé, nous avons dû faire appel aux Dictionnaires Biographiques provinciaux plus ou moins anciens pour l'Italie (9 items dans la liste des 'noms' ); une remarque analogue vaut pour le Dictionnaire de Bio- graphie Française, à ceci près que nous ne connaissions pas d'inventaire systématique de tels substituts provinciaux pour la France. Les autres items de la liste des 'noms' interviennent principalement pour des auteurs britanniques, danois ou des Pays-Bas.
Des notices plus ou moins longues dont nous disposions, les informations que nous avons retenues de manière plus systématique concernent soit la formation universitaire, soit le milieu professionnel. Nous avons adjoint des traits divers qui nous semblaient les plus pertinents pour situer la présence de l'auteur concerné dans notre dossier.
Nous ajoutons quelques commentaires que suggère une lecture cursive de l'ensemble de ces notices.
Parallèlement à la précocité de l'entrée dans des ordres religieux de maint auteur — souvent dès 14 ans —, il y a celle de l'entrée à l'université souvent bien avant 20 ans. Une remarque analogue peut être faite pour l'acquisition de grades universitaires ou pour l'accès à des charges d'enseignement. En revanche, pour situer le caractère exceptionnel des morts précoces de Horrox, ou de Peurbach et Regiomontanus, nous avons établi un
336 histogramme des durées de vie des 319 auteurs d'après 1500 pour lesquels nous avions les dates de naissance et de mort; il en résulte que plus de 52% d'entre eux ont atteint la tranche d'âge de 61 à 80 ans, avec une moyenne de 69.8. La moyenne générale est de 60.3, 35 auteurs ayant dépassé 80 ans, et 22 n'ayant pas atteint 40 ans, tandis que 75 se situent dans la tranche 41 à 60.
Un certain nombre des notices sont une illustration saisissante de la peregrinatio academica, à laquelle il est fait allusion dans la notice d'Alsted et alors dite ' coutu- mière en Allemagne' . D'origine médiévale, ces passages successifs dans diverses universités lors de la période de formation n'ont pas, apparemment, disparu en dépit de la naissance de l'imprimerie, et ils sont nettement plus fréquents dans les pays autres que l'Italie, l'Espagne ou la France. Dans une ligne analogue, est impressionnante la mobilité des charges universitaires en ce qui concerne soit les disciplines diverses enseignëes soit les lieux des universités. En outre, autant que les notices consultées nous ont permis de le percevoir, nous retiendrons le fait que, dans une demi-douzaine de cas, l'origine familiale d'auteurs non-ecclésiastiques est plutôt modeste.
Enfin, si une mention de l'Inquisition est présente dans les notices d'une demi- douzaine d'auteurs catholiques, celle d'emprisonnement pour des raisons religieuses l'est pour le même nombre de cas du côté protestant. A ce dernier point de vue, la multiplication rapide des diverses confessions protestantes est bien illustrée dans l'ensemble des notices.
Sigles
(pour les Dictionnaires Biographiques d'un pays donné, le sigle est pris de cette nationalité, tandis
que, pour les Biographies Universelles, le sigle est U ou U'; les grands Dictionnaires ou
Encyclopédies sont repérés par les initiales de leur titre; quelques autres ouvrages; de types divers
et assez souvent utilisés, sont repérés par la (ou les) premières) lettres) du nom de l'auteur ou
des auteurs: H, J, L, M, QE, S]
— Al: Allgemeine Deutsche Biographie, Leipzig, 1875-1912
— Bg: Biographie Nationale, Bruxelles, 186b-1983
— Br: The Dictionary of National Biography from the earliest times to 1900, Oxford,
1917-1930
— DB: Dictionnaire de la Bible, Paris, 1895-1912
— Dn: Dansk Biografisk Leksikon, —une nouvelle édition de Dn' —, Copenhague, 1979-
1984
— Dn': Dansk Biografisk Leksikon incluant la Norvège pour 1537-1816 —, Copenhague,
1887-1904
— DS: Dictionnaire de Spiritualité, Paris, 1937-1995
— DSB: Dictionary of Scientific Biography, New York, 1970-1978
— DTC: Dictionnaire de Thëologie Catholique, Pazis, 1909-1950
— EUI: Enciclopedia Universal Ilustrada Europeo-Americana, Barcelone, 1905-1930
— Fr: Dictionnaire de Biographie Française, Paris, 1932-...
— H: Haag, M.M., La France Protestante, Paris, 1846-1858
— It: Dizionario Biografico degli Italiani, Rome, 1960-...
— J: Jbcher, Ch. G., Allgemeines Gelehrten-Lexicon, Leipzig, 1750-1751
— L: Lohr, Ch. H., Latin Aristotle Commentaries, II, 'Renaissance Authors' ,Florence,
1988
337 — M: Le grand dictionnaire historique de L. Moreri, Paris, 1725
— NCE: New Catholic Encyclopedia, Washington, 1967-1979
— Pl: Wielka Encyklopedia Powszechna, Varsovie, 1970
— QE: Scriptores ordinis Prædicatorum de J. Quétif et J. Erhard, Paris, 1719-1723
— S: Bibliothèque de la Compagnie de Jêsus de G Sommervogel, Bruxelles-Paris, 1890-
1930
— Sd: Svendska Mân Och Kvinnor, Stockholm, 1942-1955
— U: Biographie Universelle ancienne et moderne de Milhaud, nouvelle édition, Paris,
1870-1875
— U': Nouvelle Biographie Universelle de Hoeffer, Paris, 1852-1866
Noms
— Adam, Ch, et Milhaud, G., Correspondance de Descartes, III, PUF, Paris, 1941,
p. 413-416
— Arisi, Fr., Cremona litorata, Parme, 1702-1741
— Baldini, U. et Napolitani, P. D., Christoph Clavius: Corrispondenza, I, 2, Université
de Pise, 1992
— Barn: Scrittori Barnabiti, Olschki, 1433-1937
— Belforti, M.A., Chronologia Brevis ... Congregationis Montis Oliveti ..., Milan, 1720
— Bie, J.P. de, et Loosjus, J.,: Biographisch Woordenboek van Protestantism Godgeleer-
den in Nederland, Gravenhage, 1919
— Boaga, E., ' Annotazioni e Documenti Sulla vita e Bulle opere di Paolo Antonio
Foscarini teologo Copernicano' , Carmelus, 37, 1990, p. 175-216.
— Bruniati, G., Dizionarietto degli nomini illustri della Riviera di Salo, Milan, 1837
— Cart6e, K., Den Danske Laegestand, Copenhague, 1922
— Dainville, Fr. de, 'L'enseignement des mathématiques dans les collèges de jésuites
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11 et 109-123.
— De Gregory, G. Istoria della Vercellere litteratura ed arti, Turin, 1819-1844
— Dreyer, J.L.E., A history of astronomy from Thaler to Kepler, Dover Publications,
1953
— Fantuzzi, G., Notizie degli Scrittori Bolognesi, Bologne, 1781-1794
— Favaro, A., Le Opere di Galileo Galilei, XX, Florence, 1939
— Fransen, I., Le Commentaire du livre de Job du prêtre Philippe, thèse présentée aux
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— Garin, E., ' Alle origini della polemica anticopernicana' , Studia Copernicana, III,
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— Ginanni, P. P., Memorie storico-critiche degli scrittori Ravennati, Ravenne, 1769
— Gouget, C1.P., Mémoire historique et littéraire sur le Collège de France, II, Paris,
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— Hellman, C.D., The Comet of 1577, Columbia, New York, 1971
— Ingerslev, V., Danmarks Laeger og Laegevaeser, Copenhague, 1879
— Longden, H., Northamptonshire and Rutland Clergy from 1509, VII, Northampton,
1940
— Mayaud, P. N., 'Une nouvelle affaire Galilée ?' , Rev. Hist. Sci., XLV, 2-3, 1992,
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338 — Mazetti, S., Repertorio di tutti i Professori ... della Università e dell'Istituto, Bologne,
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— Mazuchelli, G.M., Gli Scrittori d'Italia, cioè notizie storiche, e critiche intorno alle
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— Moesgaard, Ch. P., ' How Copernicanism took root in Denmark and Norway' ,Studia
Copernicana, VI, Turin, 1973, p. 117-151
— Moroni, G., Dizionario di Erudizione Storico-Ecclesiastica, Venise, 1846-1879
—Patin, Ch., Lyceum patavinum, sive icones et vitæ Professorum, Patavii, MDCLXXXII,
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— Pedersen, O., Early physics and Astronomy, A historical Introduction, Cambridge
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— Picot, E., Les Français Italianisants au XVIe siècle, I, Paris, 1906
— Rbrdam, A.Fr., Kjibenhavns Universitets Historie fra 1537 til 1621, Copenhague,
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— Rosen, Ed., Three Imperial Mathematicians, New-York, 1968
— Russell, J.L., 'The Copernicam System in Great Britain' , Studia Copernicana, VI,
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— Scott, H., Fasti ecclesiae Scoticanae, III, Edinburg, 1920
— Strina, J., in Le Culte de la Prudence, de J. de Jesu-Maria, édité par le P. Strina,
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— Thorndike, L., A history of Magic arad Experimental Science, IV et V, Columbia, 1934
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— Thÿssen-Schoule, C.L., Nederlands Cartesianisme, Amsterdam, 1954
— Van der Aa, A.J., Biographisch Woordenboek der Nederland, Haarlem, 1852
— Venn, J. et Venn, J.A., Alumni Cantabrigenses, Cambridge, 1927
— Villoslada, R.G., Storia del Collegio Romano del suo inizio (1 SSl) alla suppressions
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— Worm, J., Fors~g til et lexicon ..., Helsing~r, 1771-1774

A68 ABBOT, Georges (1603-1649), est né à Easington (Yorkshire) d'une famille noble. Il ne doit pas être confondu avec des homonymes, tous plus ou moins ecclésiastiques, ce qu'il ne fut pas. On n'a aucun élément concernant son éducation universitaire, mais ses écrits manifestent une connaissance profonde, en particulier de l'hébreu et de la tradition patristique, et il tient une place exceptionnelle dans la littérature religieuse de l'époque. Il fut membre du Parlement de 1645 à sa mort. [BrJ
B205 ACCARISI, Jacques (1599-1653), est né à Bologne. Il a peut-être appartenu à la Compagnie de Jésus, mais en toute hypothèse suit une carrière ecclésiastique. Il obtient un grade en philosophie en 1626, et enseigne la logique en 1627 puis la rhétorique à l'Académie de Mantoue pendant quatre ans. Il vient alors h Rome et est attaché au Cardinal Bentivoglio comme secrétaire; il sera qualiiicateur au Saint-Office, et lecteur à la Sapienza jusqu'en 1641. Nommé au siège épiscopal de Vieste en 1644, il part résider dans son diocèse oil il mourra. Ses publications, une dizaine, semblent toutes relever de circonstances occasionnelles. [It, S]
339 B86 ACOSTA, Joseph DE (c.1539-1600), est né à Medina del Campo et entre au noviciat des jésuites vers 1554. II professe la théologie à Ocana, puis passe en Amérique en 1571; il sera, à Lima, le second provincial du Pérou. Il revient en Espagne en 1588; proche de Philippe II, il l'entretient de ce qui regarde le Nouveau Monde et c'est sans doute à ce fait que nous devons ce livre sur l'Amérique dont les traductions en diverses langues manifestent un succès exceptionnel. C'est le premier ouvrage donnant des informations de première main sur l'histoire naturelle et l'histoire humaine de ces nouvelles contrées. A ce titre, Acosta est considéré comme le premier des vrais américanistes. Sommervogel énumère neuf autres ouvrages édités au Pérou ou en Espagne, de portée missionnaire ou théologique. [S, U, DSB]
A22 ALBERT LE GRAND (1206-1280) est né à Lauingen en Bavière, d'une famille féodale puissante liée à Frédéric II. Jeune, il va étudier à Padoue et entre chez les dominicains à 16 ans. II étudie puis enseigne dans diverses villes d'Allemagne avant de venir à Paris en 1245 pour y acquérir le grade de maître en théologie et être régent d'une des écoles dominicaines. C'est alors qu'il commence la vaste encyclopédie scientifique qui a contribué à sa célébrité. Probablement en 1248, il quitte Paris pour Cologne où il est du nouveau collège dominicain, Il y réside le plus souvent jusqu'à sa mort. Il sera cependant évêque de Ratisbonne en 1260, charge qu'il résiliera dés 1262 pour se livrer à l'étude et à l'enseignement malgré toutes les autres missions qu'il accomplira en Allemagne, à Rome ou à Paris. Son oeuvre scientifique, surtout en biologie, est considérable et aura de l'influence. [DTC, DSB]
B116 ALSTED, Jean-Henri (1588-1638), est né à Herborn où il étudia à l'université, fondée en 1584 et centre d'influence calviniste et ramiste. II entreprend ensuite la peregrinatio academica coutumière en Allemagne jusqu'à Strasbourg et Bâle. II commence à enseigner à Herborn en 1608, devient professeur de philosophie en 1610, puis recteur et professeur de théologie en 1619. Il participe au synode des théologiens réformés de Dordrecht en 1618. La Guerre de Trente Ans le force à émigrer en 1629, et il devient recteur de la nouvelle université de Weissemburg. Ses écrits, nombreux (une trentaine de titres au moins), concernent la philosophie et la théologie et exercent une grande influence dans les universités du XVII` siècle. Son Encycdopædia, 1630, connaît un grand succès; elle aurait influencé Comenius, son étudiant, et Leibniz. [DSB]
A7 AMBROISE (c.340-397) est né probablement à Trêves où son père était préfet du prétoire pour les Gaules. Après la mort prématurée de celui-ci, sa mère le conduit à Rome où il reçoit une forte culture littéraire et juridique. Désigné par l'empereur pour le gouvernement de l'Émilie et de la Ligurie, il arrive à Milan où, lors d'une élection épiscopale difficile, il est acclamé comme évêque bien qu'encore simple catéchumène. Il s'initie alors par une étude incessante et approfondie à la doctrine qu'il a mission d'enseigner; c'est lui qui dissipera les derniers doutes d'Augustin. Il est l'un des grands évêques de l'époque, ne craignant pas de s'opposer au pouvoir temporel à plusieurs reprises. Ses oeuvres auront une grande influence. [DTC]
B280 AMERPOËL, Jean (?), est un personnage relativement obscur. On sait seulement de lui qu'il entre à l'université de Grtiningen en 1664 et qu'en 1669 il attaquait le théologien anti-cartésien H. Witsins. Le Journal des Savants consacrait une notice à son livre Cartesius Mozaïsans en 1677. [Thÿssen-Schoule]
340 B167 AMICI, Baztholomé D' (1562-1649), est né à Anzo, royaume de Naples, et entre au noviciat des jésuites en 1581. Il enseigne la philosophie et la théologie au collège de Naples où il fut longtemps préfet des études. L'ouvrage que nous utilisons est le Tome V d'un commentaire de toute l'oeuvre d'Aristote paru en sept tomes de 1622 à 1648. Sommervogel donne trois autres ouvrages de philosophie ou spiritualité. [S, U]
B20 AMICI, Jean-Baptiste (1512-1538), est né à Cosenza en Calabre. On ne sait presque rien de sa vie, sinon qu'il étudie à Padoue où il est assassiné à 26 ans. De sa seule oeuvre, le De motibus corporum ccelestium, 1536, où il essaye de dépasser les excentriques et épicycles de Ptolémée, Dreyer fait un grand éloge. [It, Dreyer]
B272 ANGELIS, Augustin DE {1606-1681), est né dans le royaume de Naples. Il entre chez les clercs réguliers de la Congrégation de Somasque. Il enseigne philosophie et théologie en divers lieux, et en particulier à la Sapienza à Rome. Il remplira diverses charges dans son ordre et, en 1667, finira comme évêque de Umbriatico en Calabre où il mourra. Ses quelques autres oeuvres sont d'ordre théologique ou moral. [Mazuchelli]
B24 APIAN, Pierre (1495-1552), est né à Leisnig en Allemagne et mourra à Ingolstadt. Son premier ouvrage important, la Cosmographie, 1524, connaîtra de multiples éditions au XVI` siècle et sera encore réimprimé au XVII`. II avait étudié les mathématiques et l'astronomie à Leipzig et à Vienne. Le succès de ce livre le conduit à devenir professeur à Ingolstadt, où il gagnera la faveur de Charles-Quint qui le créera chevalier. Importante est son idée d'introduire dans les ouvrages d'astronomie des planches à 'volvelles' —terme du XVI` siècle désignant des parties mobiles —, qui sont en quelque sorte l'équivalent de tables astronomiques; ce procédé sera souvent utilisé ensuite pendant plusieurs dizaines d'années. Apian propose encore d'utiliser les éclipses solaires pour mesurer les longitudes. Il reste entièrement traditionnel dans son abord des problèmes astronomiques. [DSB]
B273 ARCONS, César D' (?-1681), est né à Viviers en Gascogne. Avocat au pazlement de Bordeaux, il s'applique à la physique et à la théologie autant qu'au droit. On a de lui des oeuvres dans ces deux derniers domaines. Il cherchera en particulier à concilier Aristote et Descartes. [U']
B228 ARGOLI, André (1570-1653), est né à Tagliacezzo dans le royaume de Naples. II étudie la philosophie et la médecine, mais s'intéresse à l'astronomie et surtout à l'astrologie. n a corres- pondu avec Clavius, a peut-être suivi des cours au Collège Romain et a observé la comète de 1618 avec Grienberger. Il tient la chaire de mathématiques à la Sapienza à Rome de 1622 à 1627, mais doit la quitter à cause de son goût trop grand pour l'astrologie, Il se retire à Venise où il est bien accueilli, puis devient professeur de mathématiques à Padoue en 1632 où il meurt. Ses tables astronomiques font sa réputation. Il tient un système dérivé de Maztianus Capella: Mercure et Vénus tournent autour du Soleil, mais celui-ci, Mars, Jupiter et Saturne autour de la Terre; d'autre part, celle-ci tourne en 24 heures sur son axe. [U, DSB, Baldini]
B312
ARNAULD, Antoine, dit le Grand Arnauld (1612-1694), est né à Paris; il est le vingtième et dernier enfant d'un homme de loi, célèbre pour son opposition aux jésuites. Jeune, il subit à
341 travers sa mère l'influence de Saint-Cyran qui l'oriente vers les études théologiques. Reçu docteur en 1641, il est ordonné prêtre. Son premier ouvrage, De la Fréquente communion, 1643, oü il s'oppose à un jésuite a un grand retentissement, et il devient l'une des grandes figures du jansénisme français. II quitte la France en 1679 pour la Hollande afin d'assurer sa liberté et continuera à avoir jusqu'à sa mort une grande activité littéraire. La logique de Port-Royal (1662), rédigée avec P. Nicole et qui est un développement des Regulæ de Descartes, restera un texte de référence pour des générations, et ses Nouveaux Eléments de Géométrie (1667) sont remarquables.
[DTC,DSB]
B178 ARRIAGA, Rodrigue DE (1592-1667), est né à Logroiïo en Espagne. Il entre à 14 ans chez les jésuites. Il enseigne la philosophie à Salamanque, la théologie à Valladolid. En 1624, il est envoyé à Prague od il est successivement professeur, préfet des études, chancelier de l'université jusqu'à sa mort. En plus de son Cursus philosophicus, il a des Disputationes theolagicæ de même ampleur, qui connaissent également de multiples éditions. Esprit pénétrant, il s'acquit une grande réputation; il lui arrivera de s'écarter des opinions communes, en particulier ~ propos du vide. [U,
M]
B95 ASLAKSEN, Conrad (1564-1624), est né à Bergen. L'évêque du lieu le remarque; il fait partie de sa maison et est envoyé d'abord à Malmti en 1578, puis en 1584 à l'université de Copenhague aux frais du diocèse. Autour de 1590, il est assistant chez Tycho Brahe et acquiert le titre de maître en 1593. Il voyage pendant six ans en accompagnant de jeunes nobles: Allemagne, Suisse, France et Grande Bretagne jusqu'à Edinburg. C'est alors qu'il publie son De ratura Cæli ..., qui veut être une conciliation de la Bible et de l'astronomie. A son retour à Copenhague en 1600, il est le premier norvégien à devenir professeur à l'université. En 1607, il prend le grade de docteur en théologie et succède à Dybvad; il aura cependant des difficultés à cause de ses tendances calvinistes, mais se soumettra. [Dn]
A9 A13
AUGUSTIN (354-430)
B274 AUZOUT, Adrien (1622-1691), est né à Rouen et fut un des premiers membres de l'Académie des Sciences en 1666. Il est plus un expérimentateur qu'un théoricien et publiera peu. D'une part, il fait des expériences significatives sur le vide; d'autre part et surtout, il participe de manière significative à la mise au point du micromètre à fils mobiles, condition d'un progrès considérable et décisif dans la précision des mesures astronomiques. A la suite d'une intrigue, il se retire de l'Académie des Sciences et émigre en 1668 à Florence puis à Rome ot1 il meurt en 1691. [DSB, Adam et Milhaud]
B165 AVERSA, Raphaël (c.1589-1657), est né à Mercato Sanseverino près de Salerne et entre chez les clercs réguliers mineurs. Il passe presque toute sa vie à Rome. Il est recteur au collège de théologie en 1623, et sera préposé général de son ordre à plusieurs reprises. Comme qualificateur au Saint-Office, il aura à traiter du jansénisme dans les années 1650. Son oeuvre est surtout théologique, ses deux premiers ouvrages traitant de logique et de philosophie. [It]
B154
BACON, François (1561-1626), est né à Londres et a fait ses études à Cambridge. Homme de loi, il eut une place importante et controversée dans la vie politique de l'Angleterre. Il eut par ailleurs
342 l'ambition de réformer la science. Mary Hesse, dans le DSB, note que «si il fut curieusement isolé des développements scientifiques contemporains», son influence provient de «son fondamental optimisme concernant les possibilités d'un développement rapide de la science». Par ailleurs, «si la philosophie naturelle est indépendante de la théologie, en un sens, sa fin est aussi la connaissance de Dieu, car elle cherche les traces du Créateur imprimées en ses créatures». [DSB]
B150 BAINBRIDGE, Jean (1582-1643), est né à Ashby-de-la-zouch (Leicestershire). Après des études à Cambridge, il revient dans sa ville natale où il tient une école et pratique la médecine. De plus, il s'intéresse à l'astronomie. Puis il va à Londres et y est admis en 1618 au College of Physicians. Il est alors remazqué pour sa publication sur la Comète de 1618 par Sir H. Souille qui le fait venir à Oxford pour y enseigner. n commencera à étudier l'Arabe à l'âge de 40 ans pour éditer des textes astronomiques. (Br]
B102 BANG, Charles-Georges (?) est né à Nysted, acquiert le titre de maître en philosophie et voyage à l'étranger avec Christophe Ulfeld. u séjourne plusieurs années à Wittenberg. Rtirdam note que son Compendium naturalis scientiæ que nous analysons est estimé à l'époque (fin XVI` siècle) comme étant un bon manuel, mais ne précise pas s'il a eu un poste universitaire. [RtSrdam, Worm]
B144 BARANZANO, Redento (1590-1622), est né à Séravalle dans le Piémont. Il entre chez les barnabites et est envoyé en 1615 à Annecy pour enseigner la philosophie dans leur collège. De 1617 à sa mort, il a une activité littéraire intense, avec pratiquement une publication chaque année. Il participe, à partir de 1620, à la fondation d'un collège à Montargis, en France, où il meurt le 23 décembre 1622. On possède une longue lettre que Fr. Bacon lui écrit le 30 juin 1622. II reste de lui une Nuovo teoria dei planeti e dei moti cedesti manuscrite. Peut-être philosophe plus qu'astronome, ce qui reste de son ceuvre manifeste un intérêt spécial porté à l' astronomie. [U, DSB, Barn]
B131 BARCLAY, Jean (1582-1621), est né àPont-à-Mousson où son père, écossais, était professeur de droit civil; sa mère était française et il épousera une française en 1605. Il réside tantôt à Londres, tantôt dans diverses villes françaises dont Pans, avant d'aller à Rome en 1616 où il meurt. Homme de lettres de talent, sa grande ceuvre, l'Argenis, roman de fiction politique, sera achevée quelques jours avant sa mort et connaîtra de multiples éditions dont la première sera faite par les soins de Peiresc; on considère que Fénelon s'en inspirera dans son Télémaque. Son Icon animarum ou 'Portrait des Esprits' veut être une peinture des caractères des principales nations européennes. [Br]
B139 BARLOWE, Guillaume (?-1625), est cils d'évêque, et ses quatre soeurs seront épouses d'évêques. Gradué d'Oxford en 1564, il entre dans les Ordres vers 1573 et aura une responsabilité ecclésiastique presque toute sa vie. Passionné de navigation et donc de magnétisme, son premier livre, The Navigator's Supply, 1597, aborde ces sujets. ll connaît Gilbert et est en relation avec lui. Il est crédité d'avoir amélioré la suspension des compas magnétiques à la mer et d'avoir découvert la différence entre fer et acier du point de vue magnétique. [Br]
343 B56 BAROZZI, François (1537-1604), est né à Candie en Crète. Patricien vénitien, il acquiert une maîtrise remarquable du grec et du latin, et il édite ou traduit de nombreux textes d'auteurs anciens dont certains sont alors encore manuscrits. En 1587, il est accusé de sorcellerie et traduit devant l'Inquisition; la peine infligée semble n'avoir été que financière. Il compose un traité sur treize mani8res de dessiner deux lignes parallèles sur un plan. Les 84 erreurs qu'il relève dans le traité de Sacro Bosco ne sont, selon Thomdike, que matière de définition et ordre de traitement. [DSB, Thorndike]
B289 BARTHOLIN, Erasme (1625-1698}, est né à Copenhague et est le fils de Gaspard. Il commence son éducation à Copenhague, puis il va à Leiden en 1646 et y reste plusieurs années pour étudier les mathématiques. Il voyage ensuite en France, en Italie, en particulier à Padoue où il reçoit le titre de docteur en médecine, et en Angleterre. Il est un fervent admirateur de Descartes, tant en mathématiques qu'en physique. Il devient professeur de mathématiques à Copenhague en 1656, puis est transféré à une chaire de médecine en 1657; il sera doyen de la faculté de médecine, bibliothécaire et recteur, de plus médecin du roi et conseiller privé. Il apporte une contribution significative au problème de la double réfraction. En astronomie, sa contribution porte sur les connètes qu'il observe de 1664 à 1669; il est assisté paz Roemer. Il a une attitude sceptique tant en ce qui concerne leur place que leur nature physique. [DSB, Dn]
B145 BARTHOLIN, Gaspard (1585-1629), est né à Malmti en Suède, où son pére était pasteur; il est lui-même le père d'Erasme et le grand-père de Gaspazd-Thomas. Enfant prodige, il fait des études brillantes qu'il achève à l'université de Copenhague (1604) avant de partir à l'étranger: il va en Allemagne —Rostock, puis Wittenberg où il étudie philosophie et théologie pendant trois ans —, en Flandre —Louvain et Leiden —, de nouveau en Allemagne puis en Suisse, enfin en Italie en 1609 —Rome, Naples, Padoue —, et finalement revient à Wittenberg en 1611, où il enseigne la médecine. Il rentre au Danemark en octobre 1611 et épouse la fille de Thomas Fincke. Il est professeur de médecine à Copenhague en 1613 et sera plusieurs fois recteur de l'université. Il sera en relation avec l'alchimiste H. Rosenkrantz. A la fin de sa vie, il s'adonnera à la théologie. San oeuvre en philosophie et en médecine aura de l'influence en son temps. [Dn, DSB]
B305 BARTHOLIN, Gaspard-Thomas (1655-1738), est né à Copenhague où il fait ses premières études. Il entre à l'université de Copenhague en 1671 et est nommé professeur de philosophie en 1674, un signe de la puissance de la famille à cette époque. Mais il part alors en voyage en Flandre (Leiden), en France et en Italie. Il revient à Copenhague en 1677 et commence son enseignement en physique et en anatomie. Il acquiert le titre de docteur en médecine en 1678. Il sera plusieurs fois recteur de l'université, et aura des responsabilités administratives importantes qui l'éloigneront, surtout après 1701, de toute activité intellectuelle. [Dn]
B179 BARTHOLIN, Pierre (1586-1642), est né à Vensyssel dans le Jutland. Il va d'abord à l'école à Aalborg, puis à l'université. En 1612, il prend le grade de maître à Copenhague. L'astronomie est sa science préférée et il a eu Longomontanus pour maître. De son voyage à l'étranger, on sait seulement qu'il est passé à Wittenberg. En 1616, il est professeur de pédagogie à Copenhague, puis bibliothécaire, mais le chancelier ne l'estime pas, il doit s'en aller pour devenir pasteur; il exercera ce ministëre jusqu'à sa mort. [Rtirdam]
344 Blb3 BARTSCH, Jacques (1600-1633), est né à Lauban, dans une région de la Silésie actuellement en Pologne. R étudie la médecine, passe son doctorat et devient médecin à Strasbourg en même temps que professeur extraordinaire de mathématiques. II publie plusieurs ouvrages d'astronomie et, avec Kepler dont il épouse la fille, des tables de logarithmes d'arcs et de cosinus de 2 en 2 secondes. [Al]
AS BASILE (329-379) est né à Césarée de Cappadoce; son père y était professeur de rhétorique et l'un de ses frères est Grégoire de Nysse. Il étudie à Césarée, Constantinople et enfin Athènes oa il se lie avec Grégoire de Nazianze. Il revient à Césarée en 355 et y professe quelque temps la rhétorique; mais il entre peu après dans la vie monastique et, par la rédaction de Règles, il en fut en quelque sorte le fondateur. Devenu évêque de Césarée en 370, il aura un rôle important, en particulier vis-à-vis de l'arianisme. Ses écrits auront une grande influence. [DTC]
B42 BASSANTIN, Jacques (? -1568), est né en Ecosse dans le Berwickshire sous le règne de Sacques IV. Il fait des études de lettres et de philosophie à l'université de Glasgow et s'adonne ensuite par lui-même aux mathématiques et sciences connexes, en lesquelles il aurait acquis une bonne compétence. Il voyage ensuite sur le continent —Flandre, Suisse, France, Italie, Allemagne —pour finalement s'établir à Paris où il enseigne les mathématiques avec grand succès. C'est alors qu'il publie son Astronomique Discours. Il rentre en Ecosse en 1562. Bien que ne connaissant que sa langue maternelle et le français, et n'ayant donc pas accès aux textes originaux en latin, grec ou arabe, il a la réputation d'être un des principaux astronomes de son époque. [Br]
B26b BEATI, Gabriel (1607-1673), est né à Bologne. Il entre chez les jésuites en 1627, ayant déjà publié un recueil de Poésie sacrée à 17 ans. II enseigne les mathématiques au Collège Romain en 1638-39, 1642-44, 1646-47 et 1660-61, mais aussi la philosophie ou la théologie pendant vingt autres années. Il est plus tard recteur du Collège des Grecs, et mourra à la maison professe de Rome. [Mazzuchelli, Villoslada]
B133 BELLARMINO, Robert (1542-1621), est né à Monteputciano; le frère de sa mère sera le pape Marcel II (1555). Il entre dans la Compagnie de Jésus en 1560, étudie d'abord au Collège Romain od Clavius est alors lui-même étudiant, enseigne les lettres à Florence (1563) puis la rhétorique à Mondovi (1564-1567), ce qui inclut un cours d'astronomie; il achève sa théologie et est nommé en 1569 professeur de théologie à Louvain où il commente la Somme de Thomas d'Aquin. En 1576, il vient inaugurer au Collège Romain la chaire de Controverses qu'il occupera jusqu'en 1588; la publication de ce cours aura un retentissement considérable. Il est ensuite chargé de diverses missions, et est entre temps recteur du Collège Romain (1594-1598). En 1597, à la mort du cardinal Tolet, le pape Clément VIII en fait son théologien et l'élève au cardinalat en 1599. Dans le cadre de la controverse De auxilüs et peut-être pour l'éloigner de Rome, il est fait évêque de Capoue en 1602 od il va résider. Paul V l'en rappelle en 1605 et, jusqu'à sa mort, il sera étroitement associé, dans la Curie pontificale, au gouvernement de l'Eglise. Homme de grande intelligence, il a pu au Collëge Romain, de 1576 à 1598, suivre les travaux de Clavius et, ultérieurement, acquérir des informations de première main à propos des problèmes astronomiques par l'intermédiaire des professeurs de mathématiques du Collège. [DTC, Baldini]
345 B215 BELLUTI, Bonaventure (1599-1676), est né à Catane en Sicile. Entré chez les frères mineurs conventuels, il achève ses études au Collège Saint-Bonaventure à Rome od i1 rencontre Mastrius. Créés régents aux couvents des études de Céséne, puis de Pérouse et Padoue (1638-1641), ils réalisent de concert un traité de philosophie selon le système de Duns Scot. Il sera publié par fragments jusqu'à l'édition complète de 1678. En 1641, Belluti retourne à Catane ot1 il devient provincial en 1645. Il aura quelques autres oeuvres théologiques ou morales. [DTC, U']
B78 BENEDETTI, Jean-Baptiste (1530-1590), est né ~ Venise; son p8re, peut-être espagnol, s'intéressait à la physique et sans doute aussi à la médecine, et il lui doit toute son éducation. Il publie à 22 ans un premier ouvrage remarquable sur les Eléments d'Euclide. Il est en 1558 mathématicien à la cour de Parme, puis en 1567 à celle de Turin, cela jusqu'à sa mort. Dès 1554 il apporte une contribution importante au problème de la chute des corps, puis, en 1563, à celui de l'origine des sons musicaux et, ultérieurement, à celui de la pression hydrostatique. Son couvre en astronomie est peu importante, mais, dans son admiration pour Copernic, il apporte la liberté d'esprit dont il fait preuve ailleurs vis-à-vis de la science du passé. [DSB]
B180 BÉRIGARD, Claude DE (1578-1663), est né à Moulins. Il s'appelait en fait GULLERMET, seigneur de BEAUREGARD, mais ses couvres portent le nom italianisé de BERIGARDUS. Il fait ses études à l'académie d'Aix-en-Provence où il s'adonne ~ la médecine et à la philosophie. Il est appelé à la cour de Toscane en 1625 et devient professeur de philosophie à Pise en 1628, puis é Padoue en 1640 où il est un professeur renommé. Certainement au courant du mouvement intellectuel de son temps et bien disposé à l'égard d'une évolution, la scolastique qu'il eut i; enseigner domine cependant sa pensée. Il restera profondément enraciné dans une physique qualitative et ne saisira pas les implications de sa propre physique corpusculaire. [DSB]
B160 B$RULLE, Pierre DE (1575-1629), est né à Sérilly aux environs de Troyes. n étudie au Collège de Clermont chez les jésuites et s'y fait remarquer pour ses qualités exceptionnelles. Sa famille veut l'orienter vers la magistrature à sa sortie du collège, mais, après un séjour chez sa mère, il revient étudier la théologie en Sorbonne et est ordonné prêtre en 1599. Il est alors en relation avec tous les grands maîtres spirituels de l'époque dont François de Sales. Il participe à la fondation du Carmel en France (1604), puis fonde une branche de l'Oratoire (1611) qui va se développer très rapidement et aura une grande influence. Bérulle lui-même doit être considéré comme l'un des plus grands maîtres spirituels de son temps avec Vincent de Paul et François de Sales. [DS]
B219 BETTINI, Mario (1582-1657), est né à Bologne. Il entre au noviciat de la Compagnie de Jésus en 1595 et aura une carrière d'enseignement à Parme en mathématiques, en philosophie et en morale. Il avait beaucoup de goQt pour les belles-lettres et, en particulier, la poésie latine. Ses quelques autres oeuvres rel8vent de ce domaine; l'une d'elles, une tragédie, eut beaucoup de succès et fut traduite en plusieurs langues. Il mourut à Bologne. [Mazzuchelli]
A44 BÈZE, Théodore DE (1519-1605), est né à Vézelay en Bourgogne; élevé d'abord par un oncle à Pans, celui-ci l'envoie à 10 ans faire ses études à Orléans où il a pour maître Melchior Volmar qui l'initie aux idées de la Réforme. Il le suit à Bourges. Puis, en 1535, il revient à Orléans pour
346 faire du droit mais s'y occupe surtout de poésie latine; il reçoit cependant ses grades. Revenu à Paris en 1539, il jouit de bénéfices ecclésiastiques sans entrer dans les Ordres et mène une vie dissolue jusqu'en 1548 où, à la suite d'une maladie grave, il abandonne ses bénéfices pour embrasser la Réforme. Il rejoint ensuite Volmaz à Tübingen, puis est nommé en 1549 professeur de grec à Lausanne où il enseigne pendant dix ans. C'est alors qu'il publie son écrit célèbre en faveur de l'intolérance après la condamnation de Servet à Genève. En 1559, Calvin fait de lui le recteur de l'Académie de Genève. Il a un r81e déterminant dans le passage de Henri de Navarre à la Réforme. A la mort de Calvin en 1564, il est considéré par tous comme son successeur et aura une grande influence dans son intransigeance aussi bien contre les luthériens que contre les catholiques. Par ailleurs, pendant les 40 ans qu'il dirigea l'Académie de Genève, il lui assura son développement et sa renommée. [U]
B155 BIANCANI, Joseph (1566-1624), est né à Bologne. on hésite sur la date de son entrée dans la Compagnie de Jésus (1582 ou 1592). I1 fait des études de philosophie à Brescia, est professeur à Piacenza, fait sa théologie à Padoue en 1596-1598 et, sans doute, y rencontre Galilée. Il séjourne certainement au Collège Romain à la fin du siècle pour des études de mathématiques. Après divers postes, il est professeur de mathématiques à Parme en 1605; il aura Riccioli et Cabei comme élèves. Il suspend son enseignement en 1619-1620 pour s'occuper de la publication de sa Cosmographie. [Baldini]
B252 BII.LY, Jacques DE (1602-1679), est né à Compiègne et entre au noviciat des jésuites en 1619. Il passera sa vie dans les collèges, enseignant les mathématiques ou la théologie selon les besoins, à Pont-à-Mousson, Reims ou Dijon. ri sera également recteur à Châtons, Langres et Sens. Il enseignait déjà les mathématiques àPont-à-Mousson, alors qu'il étudiait la théologie et n'était pas encore prêtre. Il eut comme élève à Dijon Jacques Ozanam qu'il forma aux mathématiques. Il fut ami intime de Claude-Gaspaz Bechet de Mizeriac, le commentateur de Diophante, qui l'introduisit au type d'analyse mathématique initiée paz cet auteur. Dans cette ligne, il entra en correspondance avec Fernet, et il est connu des mathématiciens à travers son Doctrinæ analyticæ inventum novum. En astronomie, il est surtout connu à travers la publication de ses tables. [S, DSB]
B181 BLAEU, Guillaume (1571-1638), est né à Amsterdam. D'abord charpentier et commis dans l'affaire de son cousin, C. Pieterszoon, il s'intéresse à l'astronomie et à la navigation. Il passe deux ans chez Tycho en 1595-1596. En 1599, il fonde un établissement qui deviendra célèbre par la fabrication de cartes et de globes; il est en contact permanent avec les marchands et les navigateurs hollandais. En 1633, il deviendra le cartographe officiel de la Compagnie Hollandaise des Indes. Il s'intéresse au problème de la détermination des longitudes et aurait tenté une mesure d'azc de méridien. [DSB, U]
B79 BLAGRAVE, Jean (? -1611), est né à Reading à une date inconnue. Il fait ses études à Oxford sans cependant prendre de degré; il se retire dans sa ville natale où il s'adonne aux mathéma- tiques. Il est considéré à son époque comme un bon mathématicien. [Br]
B91
BLUNDEVILLE, Thomas (fl. 1561). Le lieu et la date de sa naissance sont inconnus. Son premier ouvrage, de morale, est de 1561. II semble avoir étudié à Cambridge puis vécu à Newton Flotman,
347 dans le Norfolk, où ses aïeux et lui-même sont enterrés. Il fut un vulgarisateur plus qu'un professionnel. Son dernier ouvrage, The Theoriques of rhe Seven Planets, 1602, est la première description en anglais du mode de calcul des orbites des Planètes. [Br, Russell]
B67 BODIN, Jean (c.1530-1596), est né à Angers et fait des études de droit à Toulouse. Il vient à Paris pour plaider, mais, ne réussissant pas dans ce domaine, il s'adonne à la composition de livres. A travers la faveur d'Henri III, il entre en politique et y subit des revers. Il se retire à Laon en 1576 où il mourra. Son oeuvre principale, Les Six livres de la République, connaîtra un grand succès et en fera le fondateur de la science politique; c'est à propos de l'astrologie, pratiquée à l'époque par tous les souverains, qu'il y aborde des problèmes astronomiques. [U]
B3 BONATTI, Guy (XIII` siècle), mourut vers 1300; son entrée tardive dans l'ordre des franciscains semble une légende. Florentin, il pratiquait l'astrologie. On a des traces de son passage dans diverses villes d'Italie de 1231 jusqu'à peut-être 1296. Son traité d'astronomie fut célébre, et souvent réimprimé au XVI° siècle. [It]
Al BONFRÊRE, Jacques (1573-1642), est né à Dinant en Belgique et entre chez les jésuites en 1592. II enseigne la rhétorique, la philosophie, la théologie, l'Ecriture Sainte et l'hébreu à Douai; il fut supérieur du Séminaire des Écossais. Dans ses commentaires de l'Écriture Sainte, les Prolégomè- nes sont considérés comme particulièrement remarquables; d'autre part, il sait tenir une juste mesure quant à l'ampleur du texte en évitant les digressions et en n'aborâant pas les questions en scolastique ou en controversiste. Il a traité de presque tous les livres de la Bible mais la majorité de ses commentaires sont restés manuscrits. Son Onomasticum, traité de géographie sacrée, fut particulièrement apprécié. [U, DB]
B277 BORELLI, Jean-Alphonse (1608-1679), est né à Naples d'un soldat espagnol et d'une italienne. San nom lui viendra de celle-ci, Loura Porello. Son père, impliqué dans un complot en relation avec Campanella, dAt s'enfuir à Rome avec ses enfants; il revient à Naples en 1617 et c'est alors que son fils, Jean-Alphonse, a ses premiers contacts avec Campanella. On sait que Borelli est à Rome en 1628, y retrouvant Campanella; avec Toricelli, il est étudiant de Castelli. Celui-ci lui obtient une chaire de mathématiques à Messine en 1635; il y sera jusqu'en 1656 où il est nommé à la chaire de Pise; il a déjà alors une réputation dans toute l'Italie en mathématiques, en physiologie et en astronomie. C'est alors qu'il devient l'un des membres influents de l'Accadèmia del Cimento à Florence. Il retournera à Messine en 1667; mais, à la suite de difficultés politiques, il se réfugie à Rome en 1672 où il fait la connaissance de la reine Christine de Suède. Un moment, il espérera rejoindre Cassini à Paris, mais il passera les deux dernières années de sa vie chez les Frères des Écoles Pies. Son ceuvre dans les divers domaines mentionnés ci-dessus est importante, bien qu'il ne soit pas toujours arrivé à des résultats définitifs. Cependant, dans son travail sur les satellites de Jupiter, il est considéré comme étant un précurseur de Newton. [DSB]
A29 B39 BORRHAUS, Martin (1499-1564), est né à Stuttgart. Après des études à Tübingen, il se rend à Wittenberg où il devient en 1522 professeur à l'école privée de Melanchthon. II se lie avec les anabaptistes de Zwickau et, selon Luther lui-même, serait l'un des plus enragés. Il mène alors une vie errante jusqu'à ce que, en étant venu à des opinions plus mesurées, il se rapproche des
348 Strasbourgeois puis des Suisses; finalement il s'établit à Bâle en 1535 où il mourra. Il commence par vivre du travail de ses mains et fait de la chimie, puis devient professeur de rhétorique; en 1544, il est nommé à une chaire de théologie de l'Ancien Testament. Outre ses commentaires d'Écriture, il a des ouvrages en philosophie, mathématiques et cosmographie. [Al]
B175 BORRI, Christophe (1583-1632), est né à Milan et entre dans la Compagnie de Jésus en 1601. Il enseigne les mathématiques à Mondovi de 1606 à 1609, puis ensuite à Milan. Il est envoyé en mission aux Indes et à Macao en 1615 —donc avant les événements de 1616 —pour avoir été trop favorable aux idées coperniciennes. Il est alors chargé par le recteur du collège d'écrire un opuscule pour persuader les jésuites de la mission de Chine d'abandonner le système des onze cieux de l'astronomie classique, qui était repoussé par les Chinois; ce sera sans doute la base de son traité De tribus Cælis qu'il publiera plus tard au Portugal. De 1617 à 1622, il est en Indochine où il écrit en italien un livre décrivant ce pays inconnu, ouvrage à succès aussitôt traduit en cinq autres langues. Revenu au Portugal en 1624, il est chargé de l'enseignement des mathématiques à Coimbre. Il invente un nouveau moyen de navigation à la boussole et est appelé à Madrid en 1629 paz Philippe IV; mais sa méthode n'étant pas acceptée, on le fait venir à Rome. Il quitte la Compagnie en 1632, essayant d'entrer dans d'autres ordres, mais meurt subitement cette même année. [S, It]
B319 BOSCOVICH, Roger-Joseph (1711-1787), est né à Dubrovnik. Fils de marchand, il commence ses études au collège des jésuites de cette ville, puis entre en 1725 au noviciat de la Compagnie de Jésus à Rome. n étudie ensuite au Collège Romain où il se fait remarquer pour son aptitude pour les sciences. Il est titulaire de la chaire de mathématiques dés 1740; il l'occupera jusqu'en 1750, puis de nouveau de 1752 à 1760. Ses premières publications commencent dés 1735 et consistent alors le plus souvent en une Dissertation annuelle; ce sont des opuscules assez courts portant sur les sujets les plus divers; il a très tôt étudié Newton extensivement et le suit de près, bien que n'adhérant pas encore à l'héliocentrisme malgré la découverte de l'aberration annuelle dont il perçoit l'importance. Son adhésion franche est tardive, mais est peut-être postérieure au retrait des livres coperniciens de l'Index 1757 auquel il affirme cependant avoir participé. Son oeuvre majeure, la Philosophiæ Naturalis Theoria, paraît en 1758. Après un long voyage de 4 ans en Europe, il devient professeur successivement à Pavie et Milan. Lors de la suppression de la Compagnie de Jésus en 1773, il vient en France où il est appointé par le Roi; il reviendra en Italie en 1782 pour l'impression de ses Opera (1785). Son oeuvre, considérable, est de premier plan, en particulier en ce qui concerne une réflexion sur les concepts fondamentaux de la physique. [DSB, Villoslada]
B80 BOSTOCKE, Richazd (?). Nous n'avons pu trouver aucune information biographique concernant cet auteur; la page de titre de ce qui est peut-être son unique ouvrage mentionne qu'il est 'esquire' . La seule référence que nous ayons trouvée est celle d'Allen Debus (The English Paracelsians, 1965, Londres, p. 57-65), qui discute longuement ses théories chimiques.
A65 BOULDUC, Jacques (? -1646), appartient probablement à une famille parisienne illustrée à la fm du XVIIe siècle par J.B. Boulduc, apothicaire du roi et membre de l'Académie des Sciences. II entre chez les capucins à Paris et y prononce ses voeux en 1581. Une chaire de théologie lui est rapidement confiée. De 1610 à 1620, il est supérieur dans différents couvents de son ordre en
349 province. Il se consacre ensuite entièrement à la publication de ses ouvrages: le commentaire de Job — la seconde édition que nous utilisons est volumineuse, avec ses 4 000 colonnes d'in-folio —, et des commentaires de l'épître de Jude et de la seconde épître de Pierre. [DB]
B169 BOULENGER, Jean (? -1636), est originaire de Poissy, prës de Paris. On sait seulement de lui que son mérite le fit choisir comme Lecteur Royal en 1607 dans la chaire de mathématiques et qu'il fut l'un des commissaires désignés en 1634 pour examiner la technique de détermination des longitudes proposée paz J.B. Morin. Il sera aussi précepteur de Louis de Bourbon (1604-1641) pendant quelques années. [Gouget]
B210 BOULLIAU, Ismaël (1605-1694), est né à Loudun de pazents calvinistes, mais revient au catholicisme ~ 21 ans et est ordonné prêtre quatre ans plus tard. Quand il s'installe à Paris en 1633, il renoue avec l'astronomie, un goQt que son père lui avait inculqué. Franchement coper- nicien dès le Philolaus qu'il publie anonymement, il adopte dans son Astronomia Philolaica les ellipses de Kepler mais en rejetant sa dynamique et en adoptant un point de vue géométrique qui réconcilie l'ellipticité des orbites avec l'uniformité du mouvement circulaire. Il s'intéresse aux mathématiques, cherchant à prolonger l'Arithmetica Infnitorum de Wallis. Il est le premier à détecter la période d'une étoile variable (1667). Il entretient, presque à l'égal de Mersenne, une correspondance avec toute la communauté scientifique européenne. [DSB]
B260 BOYLE, Robert (1627-1691), est né en Irlande à Lismore Castle. A 8 ans, son père l'envoie à Eton, puis il a un précepteur français qui, en 1638, l'emmène avec son frère aîné à Paris, Lyon et Genève où il reste vingt-et-un mois. Il date sa conversion —une vie chrétienne profonde — de cette époque. Il séjourne à Florence pendant l'hiver 1641-1642 an moment de la mort de Galilée, revient à Genève et rentre en Angleterre à l'été de 1644. Aussit8t, il participe aux réunions du Philosophical College qui deviendra la Royal Society, et en devient l'un des inspirateurs. Il s'installe à Oxford en 1654 et y aura R. Hooke, de huit ans plus jeune, comme assistant. Il apprend le Grec, l'Hébreu, le Chaldéen et le Syriaque pour lire les Ecritures dans le texte original; il refusera, vers 1660, d'entrer dans les Ordres. Il vient finalement à Londres en 1668 où il sera jusqu'à sa mort un personnage de premier plan en maints domaines. En particulier, initiateur de la chimie moderne par son adhésion à l'atomisme, il ne peut être considéré comme un traditionaliste. Son couvre est considérable, en particulier en ce qui concerne la purification de substances, un début de classification de celles-ci et d'une compréhension de leur composition. Ecrivain prolixe, il ne cesse de développer une réflexion théologique à partir de la science. [Br, DSB]
A78 GREEN, Daniel DE (1594-1664), est né à Harlem. Il étudie à Leiden où il a pour maure Episcopius, disciple d'Arminius et son successeur. Au synode de Dordrecht, il est aux côtés des arminiens. II doit quitter Harlem en 1621 da fait de ses opinions et se retire à Amsterdam. En fait, au long de sa vie, il s'écartera des Arminiens pour aller vers les anabaptistes. Il a diverses couvres théologiques qui sont regroupées dans ses Opera omnia publiées paz les soins d'un sien cousin à Amsterdam. [Al]
350 A28 BRENTZ, Jean (1499-1570), est né à Weil en Souabe et fait ses études à Heidelberg. Il embrasse très tôt le luthéranisme et est appelé à Halle pour y organiser l'église luthérienne. Il est à la diète d'Augsbourg en 1530, et est appelé à 1534 à Tübingen pour diriger l'université. Il retourne à Halle en 1540. Il refusera en 1548 de signer l'Interim proposé par Charles-Quint et devra se cacher. Le duc de Wurtemberg le prendra ensuite sous sa protection. Il rédigera alors la Confession de Wurtemberg qui sera envoyée au Concile de Trente. Il travaillera le reste de sa vie à propager le luthéranisme, s'écartant cependant de Luther sur certains points. [U]
B61 BRUCÆUS, Henri (1531-1593), est né à Alost en Flandre. ri enseigne les mathématiques à Rome, est reçu docteur à L'université de Bologne et va, en 1567, professer les mathématiques et pratiquer la médecine à Rostock, dans le Grand-Duché de Mecklembourg. u y meurt, très considéré, tant en mathématiques qu'en médecine; il a publié dans ces deux disciplines. [U]
B76 BRUNO, Giordano (1548-1600), est né à Nola (il sera souvent désigné dans la littérature de l'époque par le nom de Nolanus) au royaume de Naples. Il entre à 15 ans chez les dominicains de Naples, où il acquiert une forte formation scolastique et une estime pour Thomas d'Aquin qu'il conservera toujours. Mais, à travers Ficin, il s'imprègne du néoplatonisme de la Renaissance et surtout de la pensée d'Hermès Trismégiste. Inquiété pour ses idées, il quitte Naples en 1576 pour Rome. C'est alors qu'il sort de son ordre; il passe par Genève, Toulouse (1579), Paris (1581), Londres (1583), Paris (1585), puis il séjourne à Wittenberg, Prague, Helmstadt et Francfort. C'est en 1591 qu'il revient en Italie à Padoue; il est arrêté à Venise par l'Inquisition (1592) et, au terme d'un long procès, brQlé vif pour hérésie, en particulier la négation de la divinité du Christ. Sa première oeuvre est publiée à Paris en 1582. Son copernicianisme est fondé sur sa conception magique et animiste de la nature. Peut-être est-il le seul auteur de l'époque à proclamer clairement une infinité de l'univers et une pluralité infinie de systèmes solaires. [DSB, DTC]
A20 BRUNON DE SEGNI (c.1046-1123) est probablement originaire d'Asti en Piémont. Chanoine régulier à Asti puis à Sienne, il est appelé à Rome en 1079 pour argumenter contre Bérenger de Tours. Il est alors nommé évêque de Segni et y sera en même temps le conseiller des papes successifs, étant souvent chargé de missions importantes. Entré en 1105 chez les bénédictins pour accomplir un voeu, il devient abbé du Mont-Cassin tout en gardant son siège d'évêque. Il s'opposera en 1111 à Pascal II, dans le cadre de la querelle des Investitures, pour avoir trop concédé à Henri V. Il dut alors se retirer à Segni où il exerça avec zèle sa charge pastorale. Il est surtout réputé pour ses oeuvres exégétiques: sans négliger le sens littéral, il recherche de préférence et met en relief le sens mystique et allégorique. [DTCJ
B306 BRUNSMAND, Jean (1637-1707), est né à Trondjeihm où son père est pasteur et dirige un hôpital. De faible santé dans sa jeunesse, il va d'abord en 1658 à l'université d'Upsata, puis à celle de Copenhague en 1661 oi7 il vit pauvrement dans le quartier des étudiants. Sa tendance à la controverse apparaît déjà. En 1668, il devient recteur de l'école d'Herlufsholm, collège des jeunes gens de la noblesse, et acquiert la maîtrise en 1669. Puis en 1679, il est pasteur au Vartov Hospital où il mourra. Il écrit dans beaucoup de domaines: exégèse, théologie, linguistique ... . Il aurait eu une correspondance importante, même avec l'étranger. Il eut une controverse avec N. Steensen après la conversion de celui-ci. [Dn']
351 B77 BUCHANAN, Georges (1506-1582), est né en Ecosse, d'une famille pauvre. AprBs la mort de son përe, un oncle qui remarque ses capacités l'envoie en 1520 étudier à Paris. En 1522, il est obligé de revenir en Ecosse à la mort de cet oncle; il suit en 1524 les cours de J. Mair à St.-Andrews et revient avec lui à Paris en 1525; il y reçoit le titre de bachelier en 1527 puis de maître ès arts en 1528. Il enseigne alors la grammaire au Collège de Sainte-Barbe. Il retourne en Ecosse en 1536 et devient précepteur d'un fils naturel du roi Jacques; de là date son entrée dans la vie politique de son pays. II est alors du c8té de la Réforme et doit partir en exil en 1539. Il enseigne en particulier à Bordeaux ot1 il a Montaigne parmi ses élèves. Il revient en Ecosse vers 1562; Principal àSaint-Andrews, il a une part importante dans les événements politiques de l'époque. II est alors considéré comme le 'prince des poètes de son temps' . Il sera en relation avec Tycho, qu'il a rencontré au Danemark en 1571; celui-ci lui envoie très t8t son livre sur l'étoile nouvelle de 1572 et Buchanan, en le remerciant, précise qu'il n'a pas encore achevé son poème De Sphæra.
[U]
A27
BUGENHAGEN, Jean (1485-1558), est né dans l'île de Wollin en Poméranie. II embrasse le luthéranisme tr8s t8t et fut l'un des premiers pasteurs et professeurs de théologie â Wittenberg. Il ira organiser la Réforme à Brunswick, Hambourg, Lubeck et Copenhague, et mourra ~ Wittenberg. ll aidera Luther dans sa traduction de la Bible, et est l'auteur d'une multitude d'ouvrages de théologie. [iJ]
B182
BURGERSDUK, François (1590-1635), est né près de Delft en Hollande; son père était paysan. Il fait des études secondaires à Amersfort puis à Delft. Il est ensuite étudiant en philosophie à Leiden en 1610 et y acquiert son doctorat en 1614. Il est alors appointé en 1616 comme professeur de philosophie à l'Académie Protestante de Saumur, en France. Il retourne ix Leiden en 1619 comme professeur de logique et d'éthique, puis, en 1628, de philosophie. Il sera ~ plusieurs reprises recteur de l'université. Sa popularité et son influence, à travers ses publications, proviennent d'une méthode d'exposé claire, logique, concise et bien organisée. Bien que protestant, il puise abondamment chez les auteurs catholiques, en particulier Suarez, Pereira, Tolet et les Coimbristes. De sensibilité traditionnelle, particulièrement apparente dans son Commentaire de la Sphère de Sacro Bosco (1626), il est la figure dominante de la scolastique hollandaise jusqu'à son effacement par le cartésianisme, son influence s'étendant en Allemagne et en Angleterre. Ses ouvrages sont maintes fois réédités, après sa mort à Leiden, jusque dans la seconde moitié du XVII` siècle. [DSB]
B170 CABEI, Nicolas (1586-1650), est né à Ferrare et entre dans la Compagnie de Jésus en 1602; il eut Biancani comme professeur de mathématiques. Il enseigne la théologie morale et les mathématiques à Parme jusqu'en 1622. Puis il s'adonne à la prédication dans diverses villes d'Italie. En 1632, il est à Génes o~5 il enseignera les mathématiques jusqu'à sa mort. ll est alors très lié à Baliani et interprète des expériences de chute des corps faites par celui-ci à la forteresse de Savonne, selon une indépendance du temps de chute en fonction du poids; il n'est pas clair s'il tenait compte, en cela, de la résistance de l'air, et Renieri contestera ce résultat dans une lettre à Galilée de 1641. Dans son premier ouvrage, la Philosophia Magnetica, il attaquera Gilbert à propos de la rotation de la Terre. [DSB, It]
352 A31 CAJÉTAN, Thomas (1468-1534), est né à Gaète, d'où le nom sous lequel il est connu alors qu'il s'appelait Thomas de Vio. De famille noble, il entre chez les dominicains à 16 ans. Il étudie successivement à Naples, Bologne et Parme od il arrive en 1491. Rapidement chargé d'enseigne- ment, il est maître en théologie dès 1494; il fait face alors à l'averroïsme padouan et s'appose également à certaines thèses scotistes, En 1497, il est appelé à Pavie pour y commenter Saint Thomas. A partir de 1501, il est à Rome o~1 il remplit les plus hautes charges de son ordre; il est en même temps chargé de missions importantes dans l'Église, en particulier lors du Concile du Latran (1512-IS17). Cardinal en 1517 et envoyé comme légat en Allemagne, il fut le premier à devoir traiter avec Luther. Nommé évéque de Gaète en 1519, il accomplit encore des missions importantes — en particulier, une nouvelle légation en Allemagne —, jusqu'à ce qu'il puisse mener à Rome une vie plus retirée pendant les dix dernières années de sa vie, en s'adonnant plus que jamais aux études théologiques qu'il n'avait jamais entièrement abandonnées. Il s'applique alors en particulier à la traduction et au commentaire de l'Ancien Testament; la mort le surprendra lorsqu'il commençait le livre d'Isaïe, Il avait commenté tout le Nouveau Testament à l'exception de l'Apocalypse. [DTC]
B13 CALCAGNINI, Celio (1479-1541), est né à Ferraze; il est fils naturel d'un ecclésiastique. Ilfait des études universitaires dans sa ville natale, puis embrasse la carrière des armes et sert avec distinction soit l'empereur Maximilien soit le pape Jules II. Il est chargé de plusieurs missions politiques en Allemagne, Pologne et Hongrie. Il revient à Ferrare en 1509 otl il commence à enseigner les lettres; il entre dans les Ordres en 1510 et est ordonné prêtre. Homme de grande culture, il écrit sur beaucoup de sujets, y compris contre Érasme et Luther. Un signe de son intérêt pour les mathématiques elles-mêmes serait que le legs de sa biblioth8que aux dominicains inclut des instruments de mathématiques. [U, It]
A105 CALMET, Augustin (1672-1757), est né prés de Commercy en Lorraine. Il fait ses premières études au prieuré de Breuil, entre à l'abbaye de Saint-Mansui où il prononce ses premiers voeux en 1689, fait sa philosophie à l'abbaye de Saint-Eure et sa théologie à celle de Munster. Une grammaire hébraïque de Buxtorf lui tombe alors dans les mains; il apprend ainsi l'hébreu puis se fait aider d'un ministre protestant. Il apprend aussi le grec, se préparant ainsi à l'étude des Écritures qu'il est bient8t chargé d'enseigner à ses frères. Il rédige ses commentaires en latin, mais Mabillon lui conseille de les traduire en français pour les rendre accessibles à plus de personnes. Cela est le début d'une oeuvre considérable concernant l'Écriture, souvent rééditée et à laquelle s'ajouteront des travaux historiques concernant spécialement la Lorraine. II sera abbé àSaint- Léopold de Nancy, puis à Sénones ot1 il mourra. [U]
A38
CALVIN, Jean (1509-1564)
B134 CAMPANELLA, Thomas (1568-1639), est né à Stilo en Calabre. Esprit précoce, il entre à 14 ans chez les dominicains, fait sa théologie à Cosenza (1588) et c'est alors qu'il lit Telesio dont la pensée le marque profondément. Il rédige un premier traité pour le défendre. Il est à Naples en 1589 ot1 il rencontre della Porta et un astrologue juif, Abraham, ce qui de nouveau marquera profondément sa pensée. La hardiesse de ses idées le met aux prises avec l'Inquisition dès 1592; cela le conduit à Rome ot1 il est absous en 1597. Impliqué en 1599 à Naples dans un complot anti-
353 espagnol, il est condamné à la prison perpétuelle par le pouvoir politique. Transféré à Rome en 1626, il sera libéré en 1629. Mais il sera obligé de quitter précipitamment Rome pour la France en 1634 par suite d'une nouvelle conspiration napolitaine où un de ses disciples est impliqué. Il meurt à Paris en 1639. Son oeuvre, considérable et écrite en grande partie dans sa prison à Naples, est à la fois théologique et philosophique; on y rencontre en particulier ce contraste entre une défense appazente du copernicianisme dans l'Apologia pro Galileo de 1615 et une justification du géocentrisme dans son Universalis Philosophia de 1638. [DSB, DTC]
B111 CAPRA, Balthazar (1580-1626), est né à Milan d'une famille noble. Son p8re vint à Padoue en 1590 pour enseigner l'escrime et la chirurgie. Quand Simon Mayr, qui prétendait avoir connu Tycho et Kepler à Prague, vient à Padoue en 1601, le jeune Capra lui fut confié par son père et on peut penser qu'il commença sous son influence, entre 1602 et 1605, à rédiger ce qu'il publiera ensuite. En 1605, son ouvrage en italien sur l'étoile nouvelle de 1604 manifeste qu'il a fait de bonnes observations. Son nom passera à la postérité à cause de son livre sur le compas géométrique (1607), plagiat des cours et du livre de Galilée sur ce sujet. Il fut alors obligé de quitter Padoue et de retourner à Milan où l'on perd sa trace. [DSB]
B38 CARDAN, Jérôme (1501-1576), est né à Pavie; fils naturel et de faible santé, il eut une enfance difficile. Il commence ses études universitaires à Pavie en 1520 et les achève à Padoue en 1526 par le doctorat en médecine. Il commence par exercer celle-ci près de Padoue. En 1534 il devient professeur de mathématiques dans les 'petites' écoles de Milan, exerçant en même temps la médecine et s'attirant à ce titre une réputation européenne. En 1543, il occupe la chaire de médecine à Pavie, puis à Bologne en 1562. Il est emprisonné paz l'Inquisition en 1570 pour avoir tiré l'horoscope du Christ. Libéré, il va à Rome en 1571 où il acquiert la faveur de Pie V qui le protégera et il y restera jusqu'à sa mort. Sa contribution aux théories des équations algébriques et des probabilités est fondamentale. Il écrira plus de 200 oeuvres sur les mathématiques, la physique, la philosophie, la religion et la musique. Son De Subtilitate, ouvrage encyclopédique, aura une grande influence par les idées nouvelles qu'il contient. [D5B]
B157 CARPENTER, Nathanaël (1589-1628), est nê à Norlaigh, Devonshire, où son père était curé. Il fait ses études à Oxford à partir de 1605. Il sera maître ès arts en 1613 et en théologie en 1628. Il est considéré, pendant son séjour à Oxford, comme ' un bon philosophe, poète, mathématicien et géographe' . Ses talents le font remarquer par les théologiens de son époque et le doyen d'Exeter College à Oxford le nomme membre de son nouveau College à Chelsea; il est ensuite envoyé à Dublin comme directeur de l'école des pupilles du rai. Il y serait mort peu après son arrivée en 1628. En plus de ses oeuvres philosophiques, on a de lui des sermons qui seront imprimés à plusieurs reprises. [Br]
A72 CARYL, Joseph (1602-1673), est né à Londres; il fit ses études à Exeter College d'Oxford où il devint bient8t éminent comme orateur et argumentateur. Entré dans les Ordres, il tint pour quelque temps l'office de prédicateur à Lineoln's Hill à Londres. En 1643 il est nommé à l'assemblée des théologiens à Westminster, puis devient ministre de l'église de Saint-Magnus près de London Bridge. Il y est grandement estimé pour ses sermons sur l'Ecriture Sainte. Après la restauration de Charles II, il est chassé de son église de Saint-Magnus mais continue de vivre à Londres. Sa
354 grande oeuvre est son commentaire de Job dont la première ëdition est en 12 volumes in 4°. La deuxième édition en 2 grands in-folios court sur plus de 5 000 colonnes. [Br]
B100 CASMANN, Othon (? -1607), fut élève de Goclenius, puis maître et recteur de l'école de Steinfurt, près de Luxembourg; il était en même temps prédicateur dans cette ville. Dans son ceuvre, une quinzaine d'ouvrages, il cherche à se libérer de l'autorité d'Aristote. >I semblerait que ce sont sa Psychologies et son Anthropologies qui présenteraient le plus d'originalité. (Al]
B313 CASSINI, Jean-Dominique (1625-1712), florentin d'origine, fait ses études au collège des jésuites de Gênes. Tôt, il s'intéresse aux mathématiques et à l'astronomie, et aussi à l'astrologie dont cependant il se détourne rapidement. En 1648, le mazquis de Malvasie le fait venir près de Bologne dans son observatoire privé où il profite de l'expérience des P. P. Riccioli et Grimaldi. Pendant vingt-et-un ans, il fera des observations de grande valeur sur des comètes, sur les planètes (leur vitesse de rotation axiale en particulier), sur les satellites de ces planètes, sur le mouvement du soleil lui-même. En 1669, il est invité par Colbert à venir en France pour mettre sur pied l'Observatoire de Paris, et finalement en deviendra pratiquement le directeur. Il poursuit un travail observationnel remarquable: découverte des satellites de Saturne, de son anneau; mesure de la parallaxe de Mars et du Soleil, conduisant à des valeurs presque correctes des dimensions du sys- tème solaire; hypothèse de la vitesse finie de la lumière; mesure de la longueur du méridien ... . II est significatif que ses vues théoriques, en particulier vis-à-vis du système de Copernic, resteront toujours en retrait. [DSB]
B183 CAVALIERI, Bonaventure (1598-1647), est né à Milan; il entre jeune chez les jésuates, et reçoit les Ordres Mineurs en 1615. Il arrive à Pise en 1616 où il rencontre Castelli qui, ancien élève de Galilée, est professeur. De 1620 à 1623, il enseigne la théologie à Milan, se faisant remarquer par la profondeur de ses connaissances. Parallèlement, il développe déjà ses premières idées sur la méthode des indivisibles qui le rendra célèbre. De 1623 à 1629 il est à Lodi puis à Parme. C'est alors qu'il réussit à obtenir la chaire de mathématiques à Bologne où il succède à Magini. Dans sa correspondance fréquente avec Galilée, apparaît en particulier son copernicianisme. En astronomie, il perfectionne l'usage des logarithmes et conçoit l'idée d'un télescope à réflexion. [DSB]
B12 CELAYA, Jean DE (c.1490-1558), est né à Valence où il commence ses études à l'université. Il arrive à Paris en 1505 et est inscrit au Collège de Montaigu, obtenant la maîtrise ès arts en 1509. Il commence alors à enseigner au Collage de Coqueret, puis à celui de Sainte-Bazbe (1515), poursuivant des études de théologie; il sera docteur en 1522. ll retourne à Valence en 1525 et y sera professeur de théologie jusqu'en 1550. Il a sans doute subi l'influence de John Mair durant son séjour à Paris. Ses ceuvres, surtout des commentaires d'Aristote> datent de ses années d'enseignement à Paris. Son commentaire de 1a Physique est remarquable par son traitement du mouvement où il intègre les principales contributions des Disciples Anglais de l'école de Merton, des Terministes Parisiens et des Calculateurs de Padoue. [L, DSB]
B261
CELLARIUS, André (?), est originaire du Palatinat; il fut recteur de l'école latine de Hom dans la Hollande méridionale, cela selon la page de titre de son Harmonies mescrocosmica (1668). On
355 n'a sur lui aucun autre renseignement biographique. Ses deux autres oeuvres, concernant soit les fortifications (1656), soit la géographie de la Pologne et de la Lithuanie (1659), permettraient de supposer qu'il a d(i mourir assez jeune, l'ampleur de chacune d'elles évoquant un auteur qui aurait pu avoir une production plus importante. (UJ
B296 CELSIUS, Niels (1658-1724), est né à Upsala. Il est inscrit ii l'université en 1672, et présente en 1679 une dissertation De principes astronomicis communibus où il soutient la thèse copernicienne; il est alors soumis à un procès ecclésiastique et est contraint d'abjurer et de quitter l'université. Il y revient cependant comme professeur de philosophie en 1685. Puis il est nommé co-recteur de l'école cathédrale en 1687 et recteur en 1697. Il sera professeur d'astronomie en 1719. Au cours de toutes ces années, il publiera divers ouvrages portant sur cette discipline. [Sd]
A62 CERMELLI, Augustin (? -1677), est originaire du Piémont. On sait seulement de lui qu'il fut Inquisiteur Général en Lombardie de 1651 à 1662. En sus de son commentaire de Job, on a en particulier de lui une vie de Saint Jérôme et une vie de Saint Augustin. [QE]
B59 CESALPINO, André (1519-1603), est né à Arezzo; il étudie la philosophie et la médecine à Pise, oil il obtient en 1551 le titre de docteur. Il devient en 1555 professeur de médecine et directeur du jardin botanique de Pise. En 1598, il est appelé à Rome par Clément VIII qui en fait son médecin personnel, et il est nommé professeur à la Sapienza ot1 il enseigne jusqu'à sa mort. L'aristotélisme est à la base de ses travaux médicaux et botaniques. En anatomie, il frôle la découverte de la circulation du sang. Dans son De Plantis de 1583, il présente les principes de la botanique selon un système cohérent et unifié de notions, et il établit les éléments de base d'une botanique générale. Selon Linné, il est le fondateur de la systématique. [DSBJ
B149 CESI, Frédéric (1585-1630), est né à Rome. De famille princière, sa mère est une Orsini. Eduqué à Rome par des précepteurs privés, il fonde à 18 ans l'Académie des Lincei, dont Galilée deviendra membre en 1611. Parmi ses trente-deux membres en 1630, il y a trois étrangers. Sa mort brutale en cette même année l'empêchera d'aider Galilée à publier le Dialogo, alors que le Saggiatore l'avait été à ses frais en 1623. u correspond avec beaucoup de scientifiques en Italie et en Allemagne. Son oeuvre en botanique est de premier plan. Il est un précurseur de Linné pour la classification des plantes et il décrit en particulier leur sexualité. En astronomie, on a de lui cette lettre à Bellarmin sur la liquidité des cieux; on peut rappeler qu'il avait auparavant interrogé Galilée sur les ellipses de Kepler. [DSBJ
A58 CHASTEIGNIER DE LA ROCHEPOZAY, Henri-Louis (1577-1651), est né à Tivoli près de Rome, son père étant ambassadeur de Henri III auprès du pape. Il a pour maître Joseph Scaliger; il fait philosophie et théologie, et reçoit les Ordres Mineurs à Rome, Il est ordonné prêtre à son retour en France et devient évêque de Poitiers en 1611. II sera un évêque zélé. Le futur abbé de Saint-Cyran fut son vicaire général pendant quelques années. Il a publié divers commentaires d'Ecriture Sainte, et cela surtout dans les années 1620-1630. [U]
356 B66 CHEYNE, Jacques (c.1545-1602), appartient à une vieille famille d'Ecosse. Après avoir étudié la grammaire et la philosophie à Aberdeen, il fit sa théologie et fut ordonné prêtre. Il fut obligé de se retirer en France à l'époque de la Reformation, enseigna d'abord la philosophie au Collège de Sainte-Bazbe à Paris, d'où il alla au Collège Ecossais de Douai comme professeur de philosophie et de mathématiques. Des contemporains le décrivent comme un homme de grand savoir. [Br]
B186 CHIARAMONTI, Scipion (1565-1652), est né à Césène d'une famille noble; son père est médecin. Il fait ses études surtout chez lui et dira avec fierté qu'il est un autodidacte. Il obtient un grade en philosophie à Ferrare en 1592; dans une première rencontre avec Gaulée, ils s'apprécient mutuellement. Il remplit d'abord diverses fonctions liées à la famille d'Este. Sa première oeuvre scientifique sur la comète de 1618 où il est du c8té de Galilée pour affirmer le caractère sublunaire de ce phénomène révèle son aristotélisme, et son Antitycho de 1621 aura la même tendance; c'est à cet ouvrage que Kepler répondra en 1626. En 1627, il est professeur de mathématiques à Pise. Ridiculisé par Galilée dans son Dialogo, il répondra en 1633 parla Difesa. Après son échec pour obtenir une chaire à Padoue, il se retire dans sa ville natale en 1636. Il continuera son combat polémique par plusieurs oeuvres dans les années suivantes, s'attachant aussi à des oeuvres d'histoire concernant Césène. Devenu veuf en 1644, il se retire de la vie laïque, accède au sacerdoce et fonde une maison de l'Oratoire. [It]
A32 CHIARI, Isidore (1495-1555), est né près de Brescia. II entre chez les bénédictins au Mont-Cassin et y fait profession en 1517; il se fait remarquer par sa connaissance du grec et de l'hébreu. Il gouverne successivement diverses abbayes. Puis Paul III, qui l'avait appelé au Concile de Trente où il intervint surtout à propos de l'Écriture Sainte, le nomme évêque de Foligno. Les deux premières éditions de sa Bible annotée seront condamnées pour la manière dont il parle de la Vulgate dans la Préface, et l'édition posthume de 1567 avait été corrigée par ses soins. Il a, en autre, un commentaire du Cantique, et une édition du Nouveau Testament. [U, DB]
B244 CHRISTIANI, Daniel (1610-1688), est né à Greiffenberg en Poméranie. Après une première formation à Colberg et Stettin, il fait des études universitaires à Greifswald, Francfort-sur-Oder (1631), Rostock puis de nouveau Greifswald oQ il obtient son doctorat en philosophie. Il fait des séjours à Rostock, Mazbourg et Strasbourg comme maître-assistant, et se fait alors une réputation dans le monde savant. En 1638, il est à Bile où il suit les cours de Buxtorf; puis il apprend à Mazbourg le syriaque et le chaldéen avec Hanneken. Il voyage pendant deux ans à travers l'Allemagne, la Hollande et l'Angleterre. En 1642, il est professeur de mathématiques à Marbourg mais aussi d'hébreu. Lors du rétablissement de l'université de Giessen, il est d'abord professeur de mathématiques puis, peu après, professeur de théologie. En 1659, il va comme superintendant à Saint-Gour, puis revient à Giessen en 1681 comme professeur de théologie. En dehors de ses ouvrages d'histoire, de géographie et d'astronomie, il a des écrits théologiques dont l'un s'intitule Disputationes antejesuiticce. [Al]
A8 Al2 CHRYSOSTOME, Jean (c.344-407), est né à Antioche; son père, militaire, meurt peu de temps après sa naissance et sa mère qui n'a que 20 ans se donne entiérement à l'éducation de son fils. Il suit les enseignements du rhéteur Libanius qui l'enthousiasme; il se livre aussi avec ardeur â
357 l'étude de l'Ecriture Sainte et, à la demande de sa mère, renonce à la vie monastique. Mais, vers 374, il mène pendant six ans une vie d'ermite. A son retour en 381, il est ordonné diacre et, en 386, prêtre. Orateur né, c'est à cette période que l'on doit la plupart de ses traités. A l'occasion d'une révolte contre l'empereur (387), c'est lui qui réussit à pacifier le peuple d'Antioche; celui-ci lui en gardera une grande reconnaissance. En 397, il est appelé à succéder au patriarche de Constantinople et doit quitter Antioche en secret. Il essaye d'accomplir une réforme du patriarcat. Il est alors exilé une première fois en 401 par l'empereur, puis de nouveau en 404 jusqu'à sa mort. Son ouvre littéraire est immense: il sera sans doute celui des Pères Grecs qui aura le plus de poids dans la tradition. [DTC]
B57 CLAVIUS, Christophe (1537-1612), appelé l'Euclide de son siècle, est né à Bamberg et entre au noviciat des jésuites à Rome en 1555. Il étudie quelques années à Coimbre où il observe l'éclipse de soleil du 21 aoQt 1560. Il commence à enseigner les mathématiques au Collège Romain en 1565 — il tiendra cette chaire à trois reprises pendant 18 ans en tout — et y restera pratiquement jusqu'à sa mort. Il est essentiellement un mathématicien au sens moderne du terme, et ses Eléments d'Euclide connaîtront 14 rééditions; son influence sera considérable par la place qu'il contribuera à donner aux mathématiques dans le Ratio Studiorum des universités de la Compagnie, et que suivront toutes les institutions jésuites en Europe. Sa contribution à la réforme du calendrier fut essentielle. En astronomie, il fut grandement conservateur; ainsi, dans les multiples rééditions de son In Sphæram Joannis de Sacro Bosco, il ne parlera jamais du système de Tycho. Il meurt en janvier 1612 après avoir reconnu la validité des observations de Galilée décrites dans le Sidereus Nunclus ainsi que ce qui concerne les phases de Vénus qui impliquent la non-validité du système de Ptolémée. [DSB, U]
A69 COCK, Jean (1603-1669), est né à Brême où son père était secrétaire de la ville; il y fait ses premières études, qu'il continue à Hambourg et achève à Franeker. Son domaine principal con- cerne les langues orientales et la théologie. On le fait revenir à Brême pour enseigner l'hébreu; mais, en 1636, il est rappelé à Franeker comme professeur d'hébreu puis de théologie. Finalement, en 1649, il est appelé à Leiden pour occuper la chaire de théologie qu'il tiendra jusqu'à sa mort. Il est considéré comme un des plus grands théologiens hollandais et, par l'originalité de sa pensée, il est le fondateur non pas d'une secte mais d'une école dite ' coccéienne' qui lui survécut. [U]
A74 CODURC, Philippe (? -c.1660), est né à Annonay. On ne sait rien de sa jeunesse. Il est pasteur à Manosque puis à Riez et, à ce titre, assiste en 1605 à l'Assemblée politique de Chatellerault. Puis il est pendant quelques années professeur d'hébreu à Montpellier et à Nîmes. Il est remercié en 1623 par le Synode national de Charenton et envoyé comme pasteur dans le Dauphiné, où il refusera de se rendre. II est encore en 1637 porté sur la liste officielle des pasteurs de Nîmes. Mis de nouveau en cause au Synode de Charenton en 1644 et suspecté dans son orthodoxie protestante, il est interdit de pastorat. Il se convertit alors au catholicisme et, apparemment, presque toutes ses publications sont postérieures à cette date; elles sont surtout d'ordre scripturaire. [H]
B90 COIMBRISTES: les Commentarii Collegü Conimbricensis représentent des leçons dictées aux élèves et furent édités à l'initiative du préposé général de la Compagnie de Jésus. C'est le P. Em. Goès qui commença le travail de cette édition, et sortirent en 1592 les commentaires de la
358 Physique, du De Calo, des Météorologiques d'Aristote. Ces ouvrages connurent une fortune considérable et furent réédités à Lyon, à Venise, à Cologne. [S]
B187 COMENIUS, Jean-Amos (1592-1670), est né en Moravie, et sa famille était étroitement liée à la secte des Frères Moraves. Son père (meunier) et sa mère meurent de la peste en 1604, et il ne commence vraiment des études qu'en 1608. ll entre à l'université d'Herbom en 1611 où il subit l'influence d'Alsted. II complète ses études en 1613-1614 à Heidelberg et retourne alors en Moravie où il tient une école. Il est ordonné en 1616. Après la bataille de la Montagne Blanche (1620), il doit mener une existence incertaine jusqu'à son émigration en Pologne en 1628. C'est en 1633 qu'il acquiert une réputation européenne par la publication d'un livre d'initiation au latin. Il est, dans les années qui suivent, invité en Angleterre, en Suède, en Transylvanie. En 1656, il doit quitter la Pologne et se réfugier à Amsterdam où il mourra. Comenius n'a à son actif aucune contribution à la science et il fut plutôt étranger à son développement au long de sa vie, mais il fut très lu; pour lui, il y a trois 'principes pour philosopher' ; les Sens, la Raison et l'Écriture. (DSB]
B60 COMMANDINO, Frédéric (1509-1575), est né à Urbino d'une famille noble. Il étudie le grec et le latin avec un humaniste et reçoit des leçons de mathématiques d'un précepteur de la famille des Orsini. Ses liens avec cette famille lui procurent en 1533 le poste de secrétaire privé de Clément VII. A la mort de celui-ci en 1534, il va étudier pendant dix ans la philosophie et la médecine à Padoue, mais obtient son diplôme de médecin à Ferrare. Il revient à Urbino et se consacre alors à l'aeuvre de sa vie: l'édition de textes mathématiques anciens. Il est aussi médecin du duc d'Urbino; le frère de la duchesse, cardinal, le fait venir à Rome dans sa Maison, ce qui facilitera son travail. A la mort de celui-ci en 1565, il revient à Urbino où, après une dépression, il reprend son travail à la suite d'une visite de John Dee. Son seul travail original concerne le centre de gravité des corps solides, mais il a une influence et une réputation considérables à travers ses éditions de textes, dont en particulier deux traités de Ptolémée. [DSB]
B28
COPERNIC, Nicolas (1473-1543)
A73 CORDIER, Balthazar (1592-1650), est né à Anvers. Il entre dans la Compagnie de Jésus en 1612. Il enseigne d'abord pendant trois ans le grec et huit ans la théologie morale en Belgique. Puis il est envoyé à Vienne pour enseigner la théologie et surtout l'Écriture Sainte. A publiera de nombreux commentaires d'Écriture, dont certains seront insérés dans l'ensemble des commentaires de Cornelius a Lapide pour combler les lacunes laissées par celui-ci; c'est le cas en particulier du livre de Job. Il éditera aussi les oeuvres de divers Pères de l'Église, dont celle de Denys l'Aréopagite. [Bg, S]
B254 CORNAEUS, Melchior (1598-1665), est né près de Cologne et entre dans la Compagnie de jésus en 1618. Il doit se réfugier en France pendant la Guerre de Trente Ans et enseigne alors la philosophie au collège de Toulouse durant sept ans. A son retour en Allemagne, il enseignera la théologie scolastique et la controverse à Mayence et Wurzburg; il sera aussi recteur dans ces deux villes, et mourra à Mayence. La plupart de ses ouvrages, plus de 25, portent sur la controverse avec les protestants. (S]
359 B176 COTTUNIUS, Jean (1577-1658), est né à Verria prés de Thessalonique; il étudie à Rome au Collège des Grecs où il devient docteur en philosophie et théologie. Il commence par enseigner le grec et les humanités en ce collège, puis va étudier la médecine à Padoue où il acquiert le titre de docteur en médecine. En 1617, il est professeur de grec à l'université de Bologne, puis de philosophie en 1630. En 1632, il est professeur de philosophie à Padoue où il fondera un collège pour Grecs pauvres. [L]
B128 CREMONINI, César (1560-1631), est né à Cento dans le duché de Modène. II fait ses études à Ferrare où, à peine âgé de 21 ans, il est nommé professeur. En 1590, il est appelé ii Padoue pour enseigner la médecine et la philosophie. Sa réputation de professeur est grande et les leçons de cet aristotélicien convaincu sont très suivies. II a un sens très fort de l'observation et se refuse à toute généralisation trop hâtive; les mathématiques, conçues par lui comme une science appliquée, sont entièrement subordonnées à la physique qui est la science suprême. Avec l'école de Padoue, il est averroïste après Zarabella et Cesalpino. [U']
B196 GRUGER, Pierre (1580-1639), est né à Koenigsberg et fait ses études à Wittenberg où il obtient le titre de maître en 1606. II devient alors professeur de poésie et de mathématiques â Dantzig où il aura pour élève Hevelius. Ses écrits portent sur la trigonométrie, la chronologie et l'astronomie. II mourra à Dantzig. [Al]
B240 CUNITZ, Marie (? -après 1669), est née à Schweiduidtz en Silésie. Elle est la seule femme qui ait publié un ouvrage d'astronomie au XVII` siècle. Elle avait appris dans sa jeunesse les langues anciennes et modernes (allemand, polonais, français, italien, grec et hébreu),1'histoire, la médecine et l'astronomie. Elle épouse en 1630 un médecin, Elie de Lewen, qui lui avait donné des leçons d'astronomie. La Guerre de Trente Ans les força à se réfugier en Pologne. Trouvant les tables de Longomontanus défectueuses, relevant les erreurs de celles de Lansberge, elle s'attache à rendre plus abordables celles de Kepler. [U]
8255 CURTZ, Albert (1600-1671), est né à Munich. II entre dans la Compagnie de Jésus en 1616 et enseigne les mathématiques et la philosophie â Ingolstadt. C'est à la demande de l'empereur qu'il composera son Historia Cælestis contenant les observations de Tycho Brahe, édition que critiquera Er. Bartholin. De lui, Riccioli dans son Almagestum Novum, p. XXIX, dit que «Kepler admirait son talent (ingenium), comparable au sien, pour la Théorie de la Lune et le louait au chap. 2 de ses Tables Rodolphines~. [U, S]
B140 CURTZ, Joachim (1585-1642), docteur en médecine et habile praticien en sa ville natale de Hambourg, fut en même temps un bon mathématicien. II édita en particulier le Oratio de discipIinis mathematicis de Tycho Brahe. [J]
B151 CYSAT, Jean-Baptiste (1588-1657), est né à Lucerne d'un père homme de lettres et bienfaiteur du collège de la Compagnie en cette ville. II entre au noviciat jésuite en 1604 et fut élève de Scheiner en 1611 à Ingolstadt, où il l'aide dans ses observations de taches solaires. En 1618, i1
360 est professeur de mathématiques en cette ville et y observe la fameuse com8te de 1618-1619; les données qu'il obtient sont les meilleures qu'on ait sur ce phénomène. Il les interpr8te dans un système tychonien et est sans doute le premier jésuite à adopter publiquement ce système. Il observera, en liaison avec Gassendi, le transit de Mercure de 1631. Recteur dans plusieurs colléges, il meurt à Lucerne en 1657. [DSB]
B303 DALRYMPLE, Jacques (1619-1695), vicomte DE STAIR, est né en 1619 dans le comté d'Ayr en Ecosse. Aprés avoir fait deux ou trois campagnes dans l'armée parlementaire, il fut nommé professeur de philosophie à Glasgow en 1641, mais résilia cette charge en 1667 pour s'établir comme avocat à Edinburg. Il entre dans la Haute Cour d'Ecosse en 1657 et la préside sous Charles II de 1671 à 1681. Il s'oppose alors aux tendances de la Cour et fut obligé de se retirer en Hollande o~l il connut le prince d'Orange, qui le réintégra dans ses fonctions quand il monta sur le tr8ne. En sus de son ouvrage astronomique, il a des oeuvres concernant le droit. [U']
B68 DANEAU, Lambert (1530-1595), est né à Beaugency. Il perd son père très jeune, et son tuteur le fait étudier à l'université d'Orléans. Il y devient calviniste et part pour Genève en 1560 od, renonçant à la jurisprudence, il se consacrera à la théologie. Ordonné ministre, il revient en France en 1562 pour desservir l'église de Gien. Après la Saint-Barthélémy (1572), il regagne Genève oil il exerce à la fois les fonctions de ministre et de professeur de théologie. En 1584, il accepte une chaire à l'université de Leiden; puis, soupçonné de comploter avec l'Angleterre contre la Hollande, il doit rentrer en France et demande asile au roi de Navarre. Il exerce les fonctions pastorales successivement à Orthez, Lescar et Castres où il meurt. Il eut, à son époque, une grande réputation, et plusieurs de ses oeuvres furent souvent rééditées. Tycho Brahe estimait sa Physica Christiana. [H]
B262
DE DNINIS [voir FABRI]
B45 DEE, Jean (1527-1608), est né à Londres et étudia à Cambridge od il obtint sa maîtrise ès arts en 1548. Il est à Louvain de 1548 à 1550 od il se lie avec G. Mercator. Puis il va à Paris ot1 il enseigne avec grand succès les mathématiques au Collège de Reims; on lui propose une chaire au Collège de France qu'il refuse. Il rentre en Angleterre en 1551 mais fera de fréquents et longs voyages sur le continent au cours de sa vie. Certainement bon mathématicien, son principal intérêt sera l'occultisme, l'astrologie et l'alchimie. Son dernier traité scientifique concerne la réforme du calendrier (1583) qu'il ne put faire accepter en Angleterre; il refusa à plusieurs reprises des dignités ecclésiastiques. [Br, DSB]
B46 DELFINO, Jean-Antoine (1506-1560), est né dans la région de Crémone. Il entre jeune chez les franciscains, et il fait philosophie et théologie à Bologne; il a alors la réputation de donner peu de temps au sommeil et beaucoup à l'étude. Il est rapidement appelé à enseigner la philosophie en ce même lieu, et siégera parmi les théologiens au Concile de Trente. En 1559, à la mort du ministre général de l'ordre, il est nommé vicaire général apostolique mais il meurt peu après. Ses oeuvres, dont certaines sont posthumes ou restées manuscrites, sont surtout théologiques. [Arisi]
361 B119 DELLE COLOMBE, Louis (1565-?), est né à Florence d'une famille noble. On ignore la formation qu'il reçut, mais ses écrits manifestent qu'elle fut étendue tant en philosophie qu'en théologie, et il fut pétri d'un aristotélisme accompli et systématique. Dès le début de 1598, il appartient à l'Académie florentine et y rencontre donc des célébrités culturelles. Excepté une production poétique peu connue, il semble avoir identifié son rôle à défendre constamment la physique et la cosmologie aristotélicienne. En 1606, il publie un discours sur la supernova de 1604, où il nie qu'il s'agisse d'un nouvel astre; cet écrit reçoit une réponse anonyme dont on peut se demander si elle n'est pas de Galilée ou inspirée par lui, et il y réplique en 1608. On notera que son écrit de 1610 ou 1611 contre le Sidereus Nuncius restera inédit. Il s'opposera par contre par un écrit au Discours sur les Corps Flottants. On ne sait rien de lui après. [Baldini]
B299 DEL OLMO, Joseph-Vincent (1611-1696), est né à Valence. Dans sa jeunesse, il étudie les lettres et les mathématiques, et succède à son père comme secrétaire du tribunal de l'Inquisition. En sus de son ouvrage astronomique qui est de vulgarisation, on a de lui un livre plein de recherches curieuses concernant les pierres et les antiquités découvertes lors de terrassements antérieurs à la construction d'une église à Valence. [U]
A25 DENYS LE CHARTREUX (1402-1471) est né dans le Limbourg belge; le nom de sa famille était Van Leeuven. II fait ses premières études à l'école de Saint-Troud, puis à celle de Zwole, alors très réputée en Flandre. Il eut voulu entrer aussitôt chez les Chartreux, mais, n'ayant pas encore 20 ans, âge exigé par la règle, on l'envoie étudier en philosophie et théologie à Cologne où il est reçu maître ès arts. Il entre à la Chartreuse en 1423. II y mène une vie très retirée, entièrement donnée ~ la prière et à l'étude. Ses oeuvres, exégé4ques, théologiques et philosophiques, attirent l'attention et de Nicolas de Cues et des pontifes de l'époque. Il est un des derniers, et non des moindres, représentants de la période proprement scolastique. Il connaît toute la tradition, aussi bien philosophique que théologique. Thomas d'Aquin reste son auteur préféré mais il n'hésite pas cependant à s'en écarter. Pour lui, la science est préparation ~ la contemplation. [DTC]
B58 DESBORDES, Guillaume, est né à Bordeaux dans le milieu du XVI° siècle; il acquiert un doctorat en droit, mais il se consacrera surtout aux sciences et sera professeur de physique et de mathématiques. Sa traduction en français du De Sphæra de J. de Sacco Bosco en 1570 connaîtra des rééditions. [Fr]
B229
DESCARTES, René (1596-1650)
B220 DEUSING, Antoine (1612-1666), est né à Meurs en Westphalie. Son père qui servait dans l'armée hollandaise lui fit faire ses études à Harderwick, puis à Leiden où il acquiert des connaissances étendues en philosophie, en mathématiques et dans les langues orientales. Mais la médecine l'attire et il est reçu docteur en 1637. Il revient ù Meurs où il pratique la médecine et enseigne les mathématiques au gymnasium de la ville. Il succède à J.I. Pontanus à l'université de Harderwick en 1638 comme professeur de physique et de mathématiques; puis en 1646, il devient premier professeur de médecine à Grdningen et sera, en particulier, recteur de l'université. Il meurt dans
362 cette ville en 1666 d'une maladie contractée en soignant le prince de Nassau, mortellement blessé en campagne. Son ceuvre est considérable: 53 ouvrages, [U]
All DIDYME L'AVEUGLE (c.313-c,398) est né à Alexandrie et perd la vue vers l'âge de 4 ans. La prière et l'étude furent dès lors sa seule occupation. On a peut-être à l'époque surfait l'étendue de son savoir; il n'est pas plus un mathématicien, un astronome, un polyglotte de premier ordre qu'il n'est un métaphysicien et un théologien de génie. Mais son érudition, pour n'égaler pas celle d'un Origène ou d'un Eusèbe de Césazée, est vaste et variée. Saint Athanase lui confiera une tâche d'enseignement à Alexandrie où il fera revivre la pensée d'origène, non sans expliquer dans un sens orthodoxe les expressions ambiguës du maître et même modifier ici et là sa pensée. Il ne reste cependant de ses oeuvres que des fragments, parce qu'elles ont disparu dans les querelles origénistes. En particulier, de ses commentaires exégétiques nombreux, ne subsiste que ce qu'on trouve dans des Chaînes. [DTC]
B37 DIGGES, Léonard (1520-c.1559), appartient â une ancienne famille du Kent. Il étudie à Oxford sans y prendre de degrés. Il s'intéresse aux éléments pratiques des mathématiques, spécialement à l' arpentage, à la navigation et à la balistique. Sa Pantometria est remarquable pour la description et l'usage d'instruments; le chapitre XXI de la première partie contiendrait une anticipation du [ëlescope. Cependant, la plupart de ses oeuvres seront éditées par son fils Thomas. [Br, DSB]
B62 DIGGES, Thomas (c.1546-1595), est né dans le Kent, probablement dans la résidence de son père, Léonard. Il étudie à Cambridge, ayant déjà bénéficié des connaissances de celui-ci et de John Dee qui l'estime beaucoup. Il s'attache surtout aux mathématiques et à l'art militaire. Il sera membre du Parlement et chargé de diverses missions militaires. Ses observations de la nova de 1572 sont bonnes, bien que Tycho en critiquera l'interprétation. Il sera le premier copernicien anglais; son opuscule, A perftt Description, aura peut-être une influence moindre, parce que publié en annexe du livre de son père. Il meurt à Londres. [Br, DSB]
A71 DIODATI, Jean (1576-1649), appartenant à une famille noble de Lucques et réfugiée à Genève pour cause de religion, est né dans cette dernière ville. Il n'est pas à confondre avec Elie, son contemporain et correspondant de Galilée. Il s'appliqua à l'étude des langues savantes avec un tel succès que Bèze le jugea en état d'occuper la chaire d'hébreu à 21 ans. ll aurait visité à Venise les PP. Sarpi et Micanzio pour tenter d'introduire la Réforme dans cette ville; mais, par prudence, Sarpi aurait arrêté l'exécution de ce projet. Il est au synode de Dordrecht en 1618. Il donne, en particulier, une édition italienne de la Bible (1607), puis une française (1645); il traduit en français l'Histoire du Concile de Trente de Sarpi. Il laisse sa chaire d'hébreu seulement en 1645. [U]
A63 DRUSIUS, Jean {1550-1616), est né de pazents catholiques à Oudenarden; i1 reçoit sa première formation à Gand puis va étudier à Louvain. Avec son père, il passe au protestantisme et rejoint celui-ci en Angleterre. Il se fait remarquer â Oxford et à Cambridge au point d'être nommé simultanément professeur de langues orientales en ces deux universités (1572). Il revient en Hollande apr8s la pacification de Gand et est nommé professeur de langues orientales à Leiden en 1577, puis à Franeker où il exercera pendant 30 ans. En 1601, il fut chargé officiellement de faire un commentaire de l'Ancien Testament par les Etats des Provinces Unies. Il sera suspecté
363 d'hétérodoxie paz suite de ses relations avec les arminiens. II a une ceuvre considérable, portant presque uniquement sur les livres de l'Ancien et du Nouveau Testament et, de plus, sur les langues orientales. [AI]
B69 DU BARTAS, Guillaume (c.1544-1590), est né de pazents nobles près d'Auch et fut élevé pour le métier de la guerre. Proche de Henri III de Navarre, le futur Henri N, et attaché à sa personne, il fut envoyé par lui au Danemark, en Ecosse et en Angleterre. U se trouvait à la bataille d'Ivry de 1590 et mourut quelques mois après. Il passait dans son château de Baztas le temps que lui laissaient ses obligations à composer des poèmes, dont l'un des premiers fut la Semaine de la Création. Cette ceuvre aurait eu en six ans pas moins de 30 éditions et fut traduite en latin, en italien, en espagnol, en anglais, en allemand, en hollandais. [U]
B7A5 DU BOIS, Jacques (? -1661), est un pasteur de l'Eglise réformée de Hollande. On sait seulement de lui qu'il exerce ses fonctions de pasteur à Landsmeer en 1631, i{ De Rijp en 1638 et finalement à Leiden en 1646 od il mourra. Il a la réputation d'être à la fois violemment anti-copernicien et anti-cartésien. [de Bie et Loosjus]
B287 DU CHASTEAU, Nicolas (?), est né à Chénée, prës de Liège, dans la premi8re moitié du XVII` siècle. Médecin et philosophe, on ne sait rien sur sa vie sinon, selon l'unique livre qu'on a de lui, qu'il était docteur en philosophie et en médecine, et licencié en théologie. Il est cartésien sans le dire, et donne dans son ouvrage un résumé simple et clair des Principes de Philosophie, dirigé à la fois contre l'Ecole et contre les adeptes des sciences occultes qui sévissaient alors dans la principauté liégeoise. Il fait preuve d'une grande indépendance d'esprit, mais a soin en terminant de soumettre en toute humilité son ceuvre au jugement de l'Eglise catholique. [Bg]
B259 DU HAMEL, Jean-Baptiste (1624-1706), est né à Vire en Normandie; son père était avocat. A commença ses études à Caen et les acheva à Paris. A IS ans, il rédige une explication des Sphériques de Théodose (1643), qui est remarquée. Il entre à l'Oratoire en 1643 et est envoyé enseigner la philosophie à Angers; il y est ordonné prêtre en 1649. Revenu â Paris en 1652 pour enseigner la théologie aux jeunes oratoriens, il quitte cependant l'Oratoire en 1653 et sera curé â Neuilly-sur-Marne jusqu'en 1663. Pasteur zélé, il publie cependant des ouvrages remarqués concernant la physique et ses rapports à la philosophie. Colbert, à cause de sa compétence dans les divers domaines de la science, physique et biologie en particulier, le choisit comme premier Secrétaire de l'Académie des Sciences en 1666; Fontenelle lui succédera en 1699. Après la paix d'Aix-la-Chapelle (1668), il accompagne l'ambassadeur de France en Angleterre et y rencontre longuement Boyle et Oldenburg. Homme de grande culture, réputé pour la qualité de son latin, il fut au cour des progrès de la science dans la seconde moitié du XVII` siècle. [U, DSB]
B197 DURRET, Noël (1590-c.1650), est né à Montbrison d'une famille de robe originaire du Lyonnais. Il professa les mathématiques à Paris, obtint le titre de cosmographe du Roi et fut pensionné par le cardinal de Richelieu, Par un privilège daté de 1637, il avait la permission de faire imprimer toutes sortes de livres de mathématiques, en tel nombre, par tels libraires et aussi souvent qu'il lui plairait. [U, U']
364 A49 DU VAIR, Guillaume (1556-1621), est né à Paris, d'un père gentilhomme d'Auvergne. Malade pendant son enfance, il fait cependant de bonnes études, surtout dans les langues anciennes. Il embrasse l'état ecclésiastique pour jouir d'un bénéfice mais fréquente le barreau. En 1584, il est pourvu d'une charge de conseiller au parlement et y mérite, paz son attitude pendant la Ligue, la confiance d'Henri IV. Il est chazgé de différentes missions dont l'une, à Marseille, le met en relations avec Peiresc. Louis XIII le choisit comme Garde des Sceaux mais, jalousé, il doit se retirer au bout de six mois. Il entre alors au couvent des bernazdins. Il sera sacré évêque de Lisieux en 1617. Il n'avait jamais cessé de cultiver les lettres et on lui doit des traités de piété, de philosophie et d'art oratoire. [U]
B55 DYBVAD, Christophe (? -1612), est né près de Gosmer. On ne sait pas où il commence ses études, mais il est à Wittenberg en 1569 où il édite un ouvrage de mathématiques; il y prend un grade en droit et enseigne à titre privé. Il visite Leipzig puis rentre au Danemark où il se marie en 1576. Il devient professeur de mathématiques à l'université de Copenhague en 1578, puis de théologie en 1590. Il connaîtra des difficultés à la suite d'écrits théologiques et, traduit devant le consistoire, perdra sa chaire en 1607. Il meurt dans la pauvreté en 1612. Il est le premier auteur danois à avoir traité explicitement de Copernic. (U, Dn, Moesgaard]
B230 EICHSTADT, Laurent (1596-1660), est né à Stettin, acquiert le doctorat en médecine à Wittenberg en 1621 et est médecin de la ville à Stettin de 1624 à 1645; il est ensuite professeur de médecine et d'astronomie à Dantzig. Ses oeuvres, une dizaine, portent sur la médecine, l'astrologie et l'astronomie. Il est remarqué paz Gassendi (préface à la Vie de Tycho Brahe) pour la valeur de ses Éphémérides. [U'> J]
B307 ESCHINARDI, François (1623-1703), est né à Rome et entre dans la Compagnie de Jésus en 1637. Après avoir professé quelque temps la philosophie et la rhétorique, il enseigne les mathématiques à Florence, Pérouse puis au Collège Romain. Il est membre de l'Académie physico-mathématique fondée à Rome par Ciampini; il y tut un grand nombre de mémoires. Villoslada le mentionne dans sa liste de professeurs de mathématiques en 1665 alors qu'il y a un autre titulaire. Lui-même affirme au début de son Cursus Mathematicus qu'il est appliqué aux mathématiques depuis 1648. [S, Villoslada]
B262 FABRI, Honoré (1607-1688), est né à Virieu-le-Grand (Dauphiné) d'une famille de magistrats. Il entre au noviciat de la Compagnie de Jésus en 1626. Il enseigne dans divers co118ges après la fin de sa formation (1637) avant d'arriver au Collège de la Trinité à Lyon en 1640 où, pendant six ans, il sera professeur de métaphysique, d'astronomie, de mathématiques et de philosophie naturelle. Il est en relation avec Gassendi, Mersenne, Descartes. Il est envoyé à Rome en 1646 et nommé théologien de la Pénitencerie. Il déploie une activité considérable en dehors de cette fonction. II serait un précurseur de Newton quant au concept de fluxus. Il s'oppose d'abord à Huygens pour les anneaux de Saturne, puis reconnaît son erreur. Il découvre la nébuleuse d'Andromède. II a des idées originales dans d'autres domaines, et Leibniz Iui rend hommage. Son emprisonnement paz le Saint-Office n'est pas lié à une affirmation concernant le système de Copernic, mais au fait qu'il a édité un livre hors de Rome sans permission romaine. Il a publié sous beaucoup de pseudonymes, dont celui de De Divinis. [Fr, DSB, DTC]
365 B120 FABRICIUS, Jean (1587-c.1617), est le fils de David (1564-1617), pasteur et astronome réputé en son temps, qui connut Tycho Brahe aussi bien que Kepler. Jean, né à Resterhave où son père exerçait son ministère, étudie successivement â Helmstedt (1604), Wittenberg (1606) et Leiden (1609). Il est connu seulement par le fait de sa publication, en juin 1611, sur les taches solaires, la première concernant ce phénomène, i.e. avant celles de Scheiner et Galilée. (U', Favaro)
B206 FANTUZZI, Jean (? -1646), appartient à l'illustre famille de Bologne qui porte ce nom. Il est reçu docteur en philosophie et en médecine en 1608, et occupa successivement à l'université de Bologne la chaire de logique, puis celle de médecine. Il fit partie à plusieurs reprises des Anciens de la cité de Bologne où il meurt en 1646. [U]
B40 FÉABLE, Louis (?-1555 ou 1562), est né dans les environs de Tournai vers la fin du XV` siècle. Il termina ses études de théologie à Paris où il fut reçu docteur en théologie. Il y professa quelque temps la théologie, puis revint à Toumai où il est nommé chanoine de la cathédrale et recteur de l'hSpital Notre-Dame. Prêtre vertueux et érudit, il s'est fait connaître par divers ouvrages de morale ou de théologie. [Bg]
B124 FINCKE, Jacob (1592-1663), est le fils de Thomas. Elevé d'abord au collège de Herlufsholm, il part très tôt (1607), comme son père, à l'étranger: Meissen, puis Strasbourg. Protégé par son père, il devient professeur de mathématiques et de physique à l'université de Copenhague en 1623. Il en sera le recteur à plusieurs reprises et ne semble pas avoir eu une activité scientifique en dehors de son professorat. [Dn]
B74 FINCKE, Thomas (1561-1656), est né à Flensburg et fait ses premibres études sous la direction de son père. Il part à 16 ans pour Strasbourg où il publiera, à 22 ans, son æuvre mathématique majeure qui lui donne une réputation européenne. Il visite alors des universités allemandes, puis séjournera quatre ans à Padoue et à Pise. Il devient professeur de mathématiques ia Copenhague en 1591, puis de médecine en 1603. Il y meurt à 95 ans, honoré de tous pour sa longue æuvre universitaire. [U, DSB]
B14 FINE, Oronce (14941555), est në dans le Dauphiné, d'un père médecin qu'il perd très jeune. Il vient faire ses études à Paris sous la direction d'un compatriote, qui est régent du collège de Montaigu. Il prend un degré en médecine en 1522, mais son intérêt le porte plus vers les mathématiques; il sera appointé comme professeur de mathématiques au Collège Royal (Collège de France) en 1531. Il édite des textes anciens, Euclide, ..., Peurbach (1525), dont il donnera la première traduction française en 1528. Sa première æuvre personnelle, un traité sur l'équatoire, 1524, contient une innovation ingénieuse pour l'usage de cet instrument. Dans un ouvrage couvrant toutes les mathématiques, sa Protomathesis, 1532, on trouve un traité de cosmographie qui sera édité séparément en 1542 dans sa Cosmographia. Il tentera, sans y réussir, de résoudre le problème de la quadrature du cercle. Sa contribution aux horloges est célèbre, mais peut-être surévaluée. [DSB]
366 B146 FLUDD, Robert (1574-1637), est né dans le Kent d'une famille proche de la Cour. Il étudie d'abord au Saint-John's College à Oxford où il obtient la maîtrise ès arts en 1598. Il passe alors six ans en France, en Allemagne, en Espagne et en Italie à étudier la médecine, la chimie et les sciences occultes. A son retour en Angleterre, il devient membre du Christ Church College à Oxford oil il acquiert le doctorat en médecine en 1605. Il part alors pour Londres oa il pratique la médecine avec succès; mais, par suite de son mépris pour Galien, il ne parvient à entrer au Royal College of Physicians qu'en 1609. Sa première publication, une défense des Rose-Croix, date seulement de 1616. Son oeuvre majeure, l'Utriusque cosmi ... (1617), od il cherche une nouvelle compréhension de la nature basée sur des principes chrétiens en les teintant d'hermétisme et de néoplatonisme, lui acquiert une réputation européenne; sa Philosophia Mosa'ica (1638) sera de la même veine. Il n'a pas de contribution scientifique proprement dite, mais sera le premier à défendre la thèse de Harvey sur la circulation du sang. [DSB]
B304 FONTENELLE, Bernazd DE (1657-1757), est né à Rouen; sa mère était la soeur de Corneille. u fait ses études chez les jésuites dans cette ville. II s'installera à Paris vers 1687. II entre à l'Académie Française en 1691, et à l'Académie des Sciences en 1697 dont il devient le secrétaire perpétuel en 1699. Il publiera en 1727 un mémoire sur les Éléments de la géométrie de l'infini qui sera critiqué. Profondément cartésien bien que refusant les animaux-machine, d'une curiosité intellectuelle infatigable et croyant à un progrès illimité de la connaissance, son oeuvre essentielle dans le champ des sciences fut peut-être l'accomplissement de sa tâche de secrétaire perpétuel. [DSB]
B135 FOSCARINI, Paul-Antoine (c.1562-1616), est né à Montalto d'un père vénitien établi comme médecin dans cette ville de Calabre. Les données biographiques le concernant sont très incertaines jusque vers 1605. On sait seulement de manière sûre qu'il est entré chez les carmes avant 1587, étant déjà diacre, et qu'il a été ordonné prêtre avant 1593. Esprit certainement puissant, il participe à des tâches d'enseignement dans son ordre, et s'intéresse à l'astronomie et à la physique. Il est supérieur provincial de Calabre en 1607. En sus de sa fameuse Lettera, on n'a de lui que trois ouvrages imprimés dont l'un concerne la divination. Une oeuvre importante, aussi bien théologique que philosophique, est restée inédite après sa mort; conservée à Montalto, elle a ensuite disparu. [Boaga]
B2S8 FOSTER, Samuel (?-1652), natif du Norihamptonshire, fait ses études à Cambridge où il acquiert le degré de maître ès arts en 1623. Il sera une première fois en 1636, puis définitivement en 1641, professeur d' astronomie à Gresham College. Très versé dans les langues anciennes, il corrige une traduction latine d' Archimède à partir d'un manuscrit arabe. u fait des observations d'éclipses, et il fut surtout célèbre pour avoir amélioré beaucoup d'instruments astronomiques. Il a peu publié de son vivant (deux livres seulement), le reste de son oeuvre étant édité après sa mort. [Br]
B22 FRACASTORO, Jérôme (1478-1553), descend d'une famille praticienne de Vérone. Il étudie à Padoue littérature, médecine, mathématiques et astronomie; il y rencontre Copernic quand celui-ci y vint en 1501, Après avoir obtenu son degré (1502), il enseigne la logique. Peu après la fermeture de l'université, il retourne à Vérone (1509) et s'adonne à ses propres études tout en soignant des patients venant de toute l'Italie. Sa Syphilis sive morbus gallicus, un poème
367 remarquable de 1 300 vers, le rend célèbre dans toute l'Europe et sera sans cesse réédité; il contient, comme ses autres eeuvres médicales, des remarques de valeur sur l'infection et la contagion. Son oeuvre astronomique, un retour au système homocentrique d'Eudoxe, aurait son origine selon Dreyer dans la promesse faite à G.B. della Torre, co-étudiant à Padoue et mort jeune, de développer ce qu'il avait commencé; elle sera souvent discutée au XVI° siècle, mais surtout pour être réfutée. [DSB]
B250 FRANÇOIS, Jean (1586-1668), est né àSaint-Claude dans le Jura d'une vieille famille de la région. Il fait ses études au collège des jésuites de D81e et entre dans la Compagnie en 1605. Il finira ses études de théologie à la Flèche en 1617, et y enseigne pendant trois ans la philosophie. De 1620 à 1628, il est à Paris où il enseigne d'abord les mathématiques au Collège de Clermont. Il fait alors la connaissance de Mersenne, et de Descartes qui lui enverra ses Principia. Il est ensuite souvent recteur dans divers collèges. Il est envoyé à Rennes en 1650 où il restera jusqu'à sa mort; c'est là qu'il publiera ses divers ouvrages, la géographie étant l'une de ses principales préoccupations. [Fr]
B82 FRISCHLIN, Nicodème (1547-1590), est né à Balingen (Wurtemberg). Il fait ses études à Tübingen où il enseigne ensuite les belles-lettres, puis les mathématiques. L'empereur Rodolphe le fait comte palatin en récompense d'une oeuvre poétique. D'esprit naturellement satirique et violent, il se fait des ennemis —par exemple, il aura des controverses avec L. Osiander et L. Daneau — et sera contraint, les dix dernières années de sa vie, de mener une vie errante. Il mourra en cherchant à s'évader d'une prison. [U', Al]
B141 FROIDMONT, Libert (1587-1653), est né à Fromont, près de Liège, d'où son nom. Elève des jésuites, il achève ses études de philosophie à Louvain en 1606, où il l'enseignera pendant quatorze ans. Il obtient en 16281e titre de docteur en théologie et succédera à Jansénius en 1637 dans la chaire d'Ecriture Sainte; il sera l'un des éditeurs de l'Augustinus après la mort de Jansénius. Durant la période de son enseignement philosophique, il aura une activité scientifique significative: ainsi son livre sur la comète de 1618 ainsi que ses Meteorologicorum Libri Sex de 1627 que Descartes lira et à l'occasion desquels il entrera en correspondance avec l'auteur. [DTC]
B221 FROM, Georges (1605-1651), est né à Hovgard, près de Hortrup. Son père était chambellan du Roi. Il va d'abord à Luneburg (Holstein) pendant quatre ans, puis en 1625 et 1626 à Helmsted et à Rostock. Jusqu'en 1635, il est précepteur des cadets de famille et voyage à l'êtranger: France, Angleterre, Italie, Suisse, Flandre et de nouveau Angleterre. En 1641, il prend un degré de mathématiques à l'université de Copenhague, et le Roi lui promet de succéder à Longomontanus. Il devient professeur de logique en 1641, et n'accédera à la chaire de mathématiques qu'en 1647. Sans accomplir rien d'exceptionnel, il occupera ce poste avec beaucoup de sérieux. [Dn]
B125 FULLER, Nicolas (c.1557-1626), est né dans le Hampshire. Après des études à Southampton, il tient la maison de divers évêques et, par les contacts qu'il a, prend goùt à la théologie. En 1584, il décide de s'appliquer aux études; il gagne sa vie en étant précepteur de deux étudiants à Oxford et acquiert en 15901e degré de maître ès arts. Il entre alors dans les Ordres, dessert d'abord une
368 petite paroisse, puis deviendra en 1612 chanoine de la cathédrale de Salisbury. Il est respecté pour son savoir, même à l'étranger. [Br]
B136
GALILEI, Galileo (1564-1642)
A54 GALLO, Joseph (c.1586-après 1652), est né dans le diocèse de Ségovie et entre chez les ermites de Saint-Augustin. Il est ordonné prêtre en 1609 ou 1610. De 1617 à 1636, il enseigne successivement les 'arts' et la théologie au couvent de Burgos. En 1637, il est prieur à Pampe- lume; il a aussi exercé la charge de qualificateur de l'Inquisition. La seule oeuvre connue de lui est son commentaire de Job qui est, à certains égards, plus un traité de spiritualité qu'un livre d'exégèse. Il n'y en eut pas de rééditions. [DS]
B84 GALLUCCI, Jean-Paul (1538-c.1621), est né à Salo, près de Brescia. Il acquiert de son temps une réputation en mathématiques, astronomie et cosmographie. Il est l'un des fondateurs de la nouvelle Académie ouverte à Venise en 1593, puis, en 1604, de l'Academia degli Unanimi. Il a publié plus de vingt ouvrages, dont certains ont une forte tendance astrologique. Il édite égaiement en italien divers ouvrages étrangers dont l'Histoire Naturelle et Morale des Indes, de J. de Acosta. [Bruniati]
B222
GASSENDI, Pierre (1592-1655)
B26 GASSER, Achille-Pirmin (1505-1577), est né à Lindau (Souabe). En 1522, il est étudiant à Wittenberg et y rencontre Luther et Melanchthon dont il est l'élève. En 1527, il visite Montpellier puis est reçu docteur en médecine à Avignon en 1528. Il exercera la médecine en Allemagne à Feldkirch où Rheticus est né, puis à Augsburg où il mourra. Il est consulté par les princes de son temps non seulement sur la médecine mais sur la théologie et la politique. Ses publications portent sur la cosmographie, l'histoire et l'astrologie. Rheticus l'appelle son maître (en astrologie) dans la préface de ses Orationes duce de 1542, et il est dès l'abord un fervent copernicien. [U]
B198 GELLIBRAND, Henri (1597-1636), est né dans un faubourg de Londres; son père était membre du All Souls' College d'Oxford. Il acquiert le titre de maure ès arts à Oxford en 1623 et entre dans les Ordres. Il dessert une paroisse dans le Kent, mais revient rapidement à Oxford où il s'adonne aux mathématiques sous la direction de H. Souille. Il est choisi en 1627 comme professeur d'astronomie de Gresham College, à Londres, ce qui le conduira à s'intéresser aux problèmes de navigation. Son nom passera à la postérité pour avoir découvert le premier la variation séculaire du champ magnétique terrestre. [Br, DSB]
B16 GEMMA FRISIUS, Reiner (1508-1555), est né à Dockum en Frise; il étudie à Grtiningen, puis à Louvain où il fut reçu docteur en médecine en 1542. Dès 1529, i1 publie une édition de la Cosmographia d'Apian et, l'année suivante, son De Principiis ..., qui sera souvent réédité. Charles-Quint aurait voulu l'attacher à sa cour. Il excelle à construire des globes et des instru- ments astronomiques. Il conçoit le principe de la méthode de triangulation en 1533 et propose
369 vingt ans plus tard l'usage de garde-temps portables pour la mesure de la longitude. Son fils lui succédera dans sa chaire à Louvain. [U, DSB]
B104 GILBERT, Guillaume (1540-1603), est né à Colchester dans le Suffolk. on ignore ce que furent ses études dans sa prime jeunesse; il entre au Saint-John's College de Cambridge en 1561, acquiert la maîtrise en 1564 et le doctorat en 1569. Il s'établit à Londres en 1570 0$ il pratique la médecine avec succès. Il est membre du Royal College of Physicians en 1581 et sera médecin d'Élisabeth I, puis de Jacques I. Son De Magnete, probablement le fruit d'études faites dans la décennie qui suit son départ de Cambridge, lui acquiert rapidement une réputation européenne; cette æuvre contient en particulier une distinction claire entre phénomènes magnétiques et électriques. C'est lui qui sera à l'origine d'une explication physique du système copernicien par le magnétisme. (Br, DSB)
B193 GIRARD, Albert (1595-1632), est né à Saint-Mihiel dans le duché de Lorraine. On sait peu de choses sur son éducation, mais il émigra sans doute assez tSt en Hollande par suite de son protestantisme; il aurait terminé ses études à Leiden. Il sera ingénieur dans l'armée du Prince d'Orange et mourra pauvre, laissant onze orphelins. Son æuvre en mathématiques est de premier plan. Il éditera les æuvres de divers auteurs, dont une traduction française des tEuvres de Stevin. [DSB]
B63 GIUNTINI, François (1522-1590), est né à Florence. Il entre de bonne heure chez les carmes, y est ordonné prêtre et reçu docteur en théologie en 1554. 11 exerce dans son ordre diverses charges, dont celle de provincial. Mais il quitte son ordre, vient à Lyon et passe au protestantisme qu'il abjurera cependant. La date de ces événements ne nous est pas précisée, mais son premier ouvrage, publié à Lyon en 1570, donne un indice. Il fut à Lyon correcteur d'imprimerie, puis fera de la banque. Apparemment il a toujours été féru d'astrologie, et c'est la raison pour laquelle il s'occupe d'astronomie. II a plusieurs ouvrages à son actif dans ce domaine. [U]
B106 GOCLENIUS, Rodolphe (1572-1621), est né à Wittenberg et va étudier à Marburg o~l il acquiert en 1601 le grade de docteur en médecine. Il est professeur de physique en 1608, puis de mathématiques en 1612. Écrivain prolixe, la majorité de ses ouvrages touche plutôt à la médecine; il serait disciple de Paracelse. II aura en particulier une controverse avec un jésuite, Roberti, à propos du magnétisme animal. [U]
B246 GODEAU, Antoine (1605-1672), est né à Dreux; son père était lieutenant des eaux-et-forêts du Comté. Il fait des études brillantes au collège de Dreux, puis mène d'abord une vie mondaine. Avocat au Parlement de Paris, il est un des premiers membres de l'Académie Française grâce à son æuvre poétique qui, cependant, ne semble pas avoir été appréciée. Vers la trentaine, il se convertit, est ordonné prêtre en 1636 et nommé év@que par le cardinal de Richelieu. Il résidera dans son diocèse de Vence et le gouvernera avec zèle. Il a une æuvre considérable dans le domaine de la spiritualité. Son Histoire de l'Église, rappelant de loin les Annales de Baronius, est la première du genre en français. [DS]
370 B208 GODWIN, François (1562-1633), est né dans le Northamptonshire; son père deviendra évêque de Bath et Walls. II va à Oxford en 1578 et est de suite remarqué pour son intelligence. II entre dans les Ordres en 1586 et acquiert le degré de docteur en théologie en 1596. Il publie en 1601 son Catalogue des Evêques d'Angleterre; cela le signale à l'attention de la reine Elisabeth qui le fait évêque de Llandaff; il est transféré au siège de Hereford en 1617. Le dictionnaire biographique d'Oxford (1691-1692) le décrit comme «un homme bon, un théologien sérieux, un habile mathématicien, un excellent latiniste et un incomparable historienN. [Br]
A61 GORDON, Jacques (1553-1641), est né dans le Comté d'Aberdeen et appartenait à la maison de Lesmore. Il entre dans la Compagnie de Jésus à Faris en 1573. Après avoir enseigné la théologie avec distinction, il est recteur de collège à Toulouse, puis à Bordeaux. Il acquiert un doctorat en théologie et est nommé théologien de l'église métropolitaine de Bordeaux au Concile de Bordeaux. Vers la fin de sa vie, il sera à Paris confesseur de Louis XIII. Il est l'auteur d'un gros volume de théologie morale et, en sus de l'édition annotée de la Bible qui lui est due, ses autres oeuvres semblent avoir un caractère historique, ainsi une Chronologie. [Br]
A71 GOUGE, Guillaume (1578-1653), est né dans le Middlesex; sa mère est issue d'une famille d'ecclésiastiques. Il passe six ans à Eton, puis va au King's College de Cambridge. Il acquiert une réputation de logicien et de ramiste, devient maître ès arts en 1602. Il est professeur de logique et de philosophie dans son Collège et, de plus, enseigne l'hébreu. Il a la réputation d'un strict puritanisme. Il entre dans les Ordres en 1607 et continue ses études de théologie. Il sera prédicateur àSainte-Anne (Blackfriars) pendant trente-cinq ans, prêchant deux fois le dimanche et enseignant le mercredi. En 1643, il deviendra membre de l'Assemblée de Westminster et sera étroitement impliqué dans les événements religieux de l'époque. Les trois autres co-auteurs des annotations à la Bible de Diodati sont également puritains. [Br]
B69 GOULARD, Simon (1543-1628), est né à Senlis; il étudie le droit à Paris et c'est alors qu'il embrasse la Réforme, vers 1565. Il part pour Genève où il reçoit l'imposition des mains en 1566. Il y exercera le rninistàre jusqu'à sa mort, sauf quelques périodes od il va exercer en France pour pallier à l'absence de pasteurs. Il a une oeuvre considérable et originale en spiritualité, théologie et morale, et aussi de compilation historique et d'éditions de textes avec des annotations. Il serait l'un des meilleurs prosateurs français du XVI` siècle. D'esprit intransigeant, il s'opposera plusieurs fois aux magistrats de Genève. [iJ']
B34 GOUPIL, Jacques (c.1525-1564), est né dans le diocèse de Luçon, d'une bonne famille; il fait des études à Poitiers, surtout littéraires, et vient ensuite à Pans od il est reçu docteur en médecine en 1548. Il occupe en 1555 la chaire de médecine au Collège Royal, et c'est comme médecin qu'il édite le texte de Piccolomini. Il édite aussi des textes anciens de médecine et, en particulier, est le premier à publier en grec ceux d'Arétie de Cappadoce. [U']
B233 GRANDAMI, Jacques (1588-1672), est né à Nantes. Il entre en 1607 chez les jésuites; il enseignera les belles-lettres, la philosophie et la théologie, et sera recteur de divers collèges, dont celui de la Flèche. Il y était quand Descartes lui écrit en 1644 (lettre 437 de l'édition Adam et
371 Milhaud, PUF, 1956). Il mourra à Paris. Il s'est intéressé particulièrement àl'astronomie et à la physique; de ses neuf ouvrages recensés par Sommervogel, huit concernent ces sciences. [U, S]
B152 GRASSI, Horace (1583-1654), est né à Savone et entre chez les jésuites en 1600. Dès 1609, il est orienté vers l'architecture mais ses capacités le font désigner comme titulaire de la chaire de mathématiques au Collège Romain en 1616; il l'occupera jusqu'en 1624 puis de 1626 à 1628. Sa controverse avec Galilée sur les comètes le rendra célèbre, et il était dans le vrai avec Tycho et beaucoup d'autres contre Galilée. Il fut, en particulier, l'architecte de l'église Saint-Ignace à Rome. [Mayaud]
A6 GRÉGOIRE DE NAZIANZE (c.329-389) est né près de Nazianze en Cappadoce. Il étudie d'abord à Césarée, puis à Alexandrie et Athènes où il retrouve Basile de Césarée. Vers 357, il revient à Nazianze où, sur les instances des fidèles, il est ordonné prêtre un peu malgré lui par son propre père, évêque de cette ville; il partage sa vie entre l'ascèse et la solitude. Il aidera efficacement son père, lors de difficultés que celui-ci rencontre dans le gouvernement de son diocèse. En 372, Basile le consacre évêque, de nouveau un peu malgré lui; mais il s'enfuit encore dans la solitude dont il revient pour aider de nouveau son père. Après la mort de celui-ci en 374, il se réfugie au monastère de Saint-Thècle à Séleucie. C'est là qu'en 3791es fidèles de Constantinople font appel à lui dans la crise qu'ils traversent. Il devint de fait en 380 évêque de ce siège; mais, écoeuré des oppositions qu'il rencontre, il se démet de cette charge dès 381 et retourne à Nazianze où il administre le diocèse alors vacant avant d'ordonner un nouvel évêque en 383. Il se retire alors dans le domaine de ses pères pour se livrer à l'ascèse et à l'étude. Il est l'un des plus grands parmi les Përes Grecs, et on a de tout temps révéré sa doctrine que les Conciles oecuméniques ont à maintes reprises invoquée. [DTC]
A17 GRÉGOIRE LE GRAND (c.S40-604) est né à Rome d'une famille illustre. Avant 571, il est préteur de Rome. Mais, rapidement, il renonce au monde, vend tous ses biens pour les distribuer aux pauvres et entre chez les bénédictins. De S77 à 584, divers papes lui confient des missions importantes. II peut alors rentrer dans son monastëre à Rome où il devient abbé. Il est plébiscité en 590 comme successeur de Pélage II. Son pontificat est l'un des plus grands de l'histoire de la Chrétienté, et son action est fondamentale pour l'avenir de l'Eglise. De tous les papes, il est celui qui, avec Benoît XIV, a l'ceuvre la plus importante. Nous en retiendrons les Moralia in .lob, où le livre biblique reçoit tour à tour une triple explication, l'explication littérale ou historique, reléguée àl'arrière-plan, l'explication mystique ou typique, et l'explication morale, de toutes la plus ample et la plus détaillée. [DTC]
B268 GREGORY, Jacques (1638-1675), est né près d'Aberdeen. Après une enfance maladive, il fait des études à Aberdeen et, très t8t, se passionne pour l'astronomie et l'optique. Il part pour Londres en 1662, et il attire l'attention par la publication de son Oprica promota où il propose la conception du télescope à miroir. De 1663 à 1668, il est en Italie, surtout à Padoue où il publie deux ouvrages de mathématiques. A son retour, il est nommé à la chaire de mathématiques de Saint-Andrews puis à Edinburg en 1674. Il y meurt subitement l'année suivante, laissant des oeuvres manuscrites de valeur, spécialement en mathématiques dans le domaine de la théorie des équations et dans celui des séries infinies. Il est possible qu'il ait eu de l'influence sur Newton. [DSB]
372 A70 GROOT, Hugues DE (1583-1645), est né à Delft d'une famille distinguée. A 8 ans, il composait déjà des vers latins, et il entre à 11 ans à l'université de Leiden. A 14 ans, il soutient deux thèses de philosophie et fait partie d'une ambassade en France: Henri IV le remarque. Il reste en France, prenant des degrés de droit à Orléans. Il est ensuite agrégé au barreau de La Haye. Il commence à publier des traductions (celle d'un mémoire de Stevin sur la navigation) ou des éditions de textes; il compose trois tragédies de valeur. En 1601, il est nommé historien officiel des Etats de Hollande. En 1613, il est conseiller de la ville de Rotterdam et entre donc dans la vie politique de son pays tandis qu'il continue à cultiver les lettres. Il est condamné au synode de Dordrecht en 1629 et emprisonné, ce qui lui est occasion de travailler. Il s'évade en 1621, arrive à Pans où le roi lui donne une pension; Il travaille. Il peut rentrer en Hollande en 1631 mais, proscrit de nouveau un an après, la reine de Suède en fait son ambassadeur en France (1635). Il demandera son rappel en 1645 mais mourra en route. Sa production littéraire, considérable, porte sur la théologie, la jurisprudence, l'histoire, la littérature ancienne, la poésie. De ses commentaires d'Ecriture Sainte, Leibniz dira: «jusqu'ici, j'ai préféré Grotius ~ tous les interprètesN. [LJJ
B199 GULDIN, Paul (1577-1643), d'origine juive, est né à Saint-Gall et est élevé dans le protestan- tisme; il est d'abord ouvrier en orfèvrerie. En 1597, il devient catholique et entre chez les jésuites comme frère. Mais, par suite de ses talents, il est rapidement appelé à faire des études, en particulier à Rome, et il est ordonné prétre. A-t-i1 enseigné les mathématiques au Collège Romain comme le mentionne le DSB ? Il ne semble pas, car il ne figure pas dans la liste des professeurs selon Villoslada. Mais il enseignera les mathématiques à Gratz et à Vienne, et correspondra avec Kepler. Ses travaux portent surtout sur le problème du centre de gravité des corps solides et le volume engendré par une figure plane en rotation. [DSB]
B168 HAKEWILL, Georges (1578-1649), est né à Exeter; son père était marchand. Il va étudier à Oxford en 1595 et entre à Exeter College en 1596; il y acquiert la maîtrise ès arts (1602) et le doctorat en théologie (1611). Entre 1604 et 1608, il a voyagé sur le continent. Il entre dans les Ordres en 1610 et devient l'aumônier du Prince de Galles en 1612. En 1617, il est attaché à l'azchidiaconat de Surrey et deviendra recteur d'Exeter College en 1642. Il est considéré comme un des grands écrivains de son temps, et son oeuvre, importante, est surtout théologique. [Br]
B269 HAROUYS, Nicolas D' (1622-1698), est né à Nantes. Il entre dans la Compagnie de Jésus en 1641 et professera successivement la grammaire et les humanités. Il est au Collège de Clermont à Pazis en 1659 où il enseigne d'abord la rhétorique puis, en 1661-1664, les mathématiques. Le Systema Bibliothecæ Collegii Parisiensis Societatis Jesu, 1678, du P. Garnier signale (p. 118) qu'il avait construit des machines représentant 'les Systèmes Ptoléméen, Copernicien, Setnicopernicien, Tychonien, et Harouisien' . Il sera à Nantes en 1671, puis devient recteur à Rennes en 1679; il meurt à Nantes en 1698. [S, Dainville]
B164 HAVEMANN, Michel (1597-1672), est né à Bremervôrde. On ignore son curriculum d'études, mais il était en 1624 lecteur de philosophie et mathématiques au gymnase de Stade, en Basse- Saxe. Rapidement il devient pasteur de l'ancienne église des Saints Cosme et Damien de cette ville. Obligé de fuir en 1629 après l'édit de restitution, il reviendra à Stade en 1632 et occupera
373 des charges importantes dans l'Eglise Réformée. Il a la réputation d'y avoir été particulièrement intransigeant. Son oeuvre astronomique paraît être une oeuvre de jeunesse. [AI]
B251 HERBIN, Jean (1633-1676), est né Pietschen en Silésie. Il commence ses études en Hongrie où ses parents sont obligés de se réfugier par suite de la guerre, et les achève à Wittenberg. Notons que, sur la page de titre de son Examen de 1655, il mentionne son titre de maître ès arts et philosophie. Il est ensuite recteur des écoles de Pietschen, puis de Wolan. Les luthériens de Pologne le désignent en 1664 pour aller solliciter des secours de leurs coreligionnaires; il parcourt alors l'Allemagne, la Suisse, la France, la Hollande, le Danemark et enfin la Suëde où il est retenu à Stockholm comme recteur des écoles allemandes. Puis, en 1672, il exerce les fonctions du ministère à Wilna et Grandentz où il mourra. C'est un ouvrage d'histoire naturelle qui le rend célèbre. Son ouvrage d'astronomie est une oeuvre de jeunesse, comme celui de Wilkins. [U]
B194 HÉRIGONE, Pierre (?-c.1643), est probablement d'origine basque; il passe la majeure partie de sa vie à Paris comme professeur de mathématiques, et il participe à diverses commissions dont celle concernant J.B. Morin et la détermination des longitudes. Son Cursus Mathematicus manifeste une connaissance profonde des mathématiques de l'époque; il y introduit un système de notations, significatif quant à une recherche d'un langage universel mais qui ne sera pas retenu. [DSB]
B288 HEVELIUS, Jean (1611-1687), est né à Dantzig; son père était un riche brasseur. Il commence ses études à Dantzig et entre, très tôt, en relation avec Cruger qui l'initie à l'astronomie. En 1630, il va faire du droit à Leiden, mais s'intéresse aux mathématiques et à l'optique. Il séjourne de 1631 à 1634 en Angleterre et en France, puis revient à Dantzig en 1635. Ce n'est qu'en 1639, à la mort de Cruger, qu'il s'engage définitivement dans l'astronomie, tout en conservant une activité dans la brasserie de son père et dans le gouvernement de la cité. Son observatoire personnel sera peut-être le premier en Europe par la qualité des instruments et la densité des observations faites; lui-même sera en correspondance avec toute l'Europe scientifique. Il est et reste essentiellement un observateur. [DSB]
B105 HILL, Nicolas {c.1570-1610), est né à Londres. Il entre au Saint-John's College d'Oxford en 1587 et obtient le baccalauréat ès arts en 1592. II est successivement secrétaire du comte d'Oxford et du comte de Northumberland dont il partage les études philosophiques. Compromis dans un complot contre Jacques I, il se serait réfugié à Rotterdam où il se serait suicidé à la mort de son fils. Il semble être resté d'obédience catholique. [Br]
B103 HILL, Thomas (?), dont on ignore les dates de la naissance et de la mort (cette dernière est antérieure cependant à 1599) est plutôt un vulgarisateur ayant publié sur des sujets divers. On connaît de lui huit ouvrages. Il aurait pratiqué l'astrologie. Son premier livre, une traduction, serait de 1550. [Br]
B225
HOBBES, Thomas (1588-1679)
374 B295 HOFFVENIUS, Fierre (1630-1682), est né à Axnas. Il étudie à Upsala les langues classiques et orientales ainsi que la philosophie, et est choisi à 18 ans pour prononcer le discours universitaire à l'occasion de la Paix de Westphalie. Sous l'influence d'un professeur cartésien, il s'oriente vers l'histoire naturelle et la médecine et part pour Leiden où il acquiert le titre de docteur en 1660. Rentré en Suède, il est nommé professeur de médecine à Upsala où il sera avec son ami Rudbeck un pionnier de la médecine expérimentale. II aura des difficultés pour avoir attaqué dans certaines de ses leçons la philosophie régnante, mais sera cependant recteur de l'université en 1664 et 1681. [Sd]
B213 HOLWARDA, Jean (1618-1651), est né à Holwerd (d'où son nom latin) d'un père pasteur, Jean Fokkes (d'où son autre nom: Phocylides). ll va d'abord à Franeker et entre à l'Académie de cette ville où il est élève de A. Verhel et d'A. Metius. Il devient maître bs arts en 1637 et docteur en médecine en 1640. Il sera professeur extraordinaire de logique en 1639 puis ordinaire en 1647; son hostilité à l'égard d'Aristote aurait retardé cette nomination. u exerce son professorat avec enthousiasme, tout en pratiquant la médecine et en s'appliquant aux mathématiques. Il a quelques publications dans chacun de ces domaines. [Van der Aa]
B290 HOOKE, Robert (1635-1702), est né dans file de Wight; son père était pasteur et aurait voulu orienter son fils dans cette ligne. Fragile de santé, et il le restera toute sa vie, on le laisse exercer ses talents précoces et exceptionnels de facteur d'instruments. En 1648, à la mort de son père, il part pour Londres o~l le principal de Westminster College l'accueille; il mai"trise rapidement les langues anciennes et les mathématiques. II va à Oxford en 1653 (maître ès arts en 1663) et entre dans le groupe qui sera le noyau de la future Royal Society; il y sera aussi l'assistant de Boyle. Il est appelé à Londres en 1662 comme préparateur des expériences de la Royal Society otl son génie brillera; il en deviendra le secrétaire de 1677 à 1682. Sa Micrographies de 1665 peut être comparée au Sidereus Nuncius, en tant qu'entrée dans le monde du très petit. Ses contributions sont multiples — y compris son rôle pour la reconstruction de Londres après l'incendie de 1666 —, bien qu'aucune d'elles peut-être, sauf la loi de l'élasticité, n'ait été conduite à son terme. [DSB]
B117 HORKY, Martin (XVII` si8cle), médecin, mathématicien et astrologue, est originaire de Lochowitz en Bohême, et acquit lors de voyages la connaissance de beaucoup de langues étrangères. Il séjourne, en particulier, en Italie chez Magini au moment de la publication du Sidereus Nuncius, et il correspond alors activement avec Kepler. Il s' établit finalement à Hambourg oix il connut un certain succès. Il a publié quelques oeuvres d'ordre astrologique et, en 1624, un ouvrage contre la peste. [J]
B214 HORROX, Jérémie (1618-1641), est né près de Liverpool, d'une famille modeste. Il entre à l'Emmanuel College de Cambridge comme boursier en 1632, et le quittera en 1635 avant de prendre aucun degré, sans doute rappelé par sa famille. Ordonné en 1639, il sera alors curé de Hoole près de Liverpool, charge qu'il résignera dès 1640, sans doute pour raison de santé; il meurt prématurément en 1641. Dès l'âge de 16 ans, il est passionné d'astronomie et l'apprend à Cambridge dans les livres par suite d'absence de maître. Il excelle dans les observations; ainsi, il est le premier à observer un transit de Vénus, et obtient une valeur de la parallaxe solaire tr8s
375 proche de la réalité. Il excelle non moins dans la théorie; il est plus proche de Newton que de Kepler, et aurait pu être un Newton avant l'heure sans sa mort si précoce. [Br, DSB]
B171 HORTENSIUS, Martin (1605-1639), est né à Delft en Hollande. Il apprend les mathématiques auprès de Beeckman et Snell, et est étudiant à Leiden et à Gand de 1628 à 1630. II voyage alors dans diverses contrées, dont l'Italie. ll est en relation avec Ph. Lansberge et échange des lettres avec Descartes, Mersenne, Gassendi, Huygens et Galilée. En 1634, il enseigne les mathématiques à l'Athénée d'Amsterdam. En 1638, il est l'un des membres de la commission hollandaise qui négocie avec Galilée le problème des mesures de longitude par les satellites de Jupiter, Il est professeur à Leiden en 1633, mais meurt prématurément, Autodidacte en astronomie et d'abord disciple de Tycho, il adhère ensuite à Copernic. Il fait des mesures significatives concernant la variation annuelle du diamètre du Soleil, que cependant Kepler critiquera. [DSB]
A21 HUGUES DE SAINT-CHER (c.1200-1263) est né dans la banlieue de Vienne àSaint-Cher du Dauphiné. Il va fort jeune à Paris od il étudie philosophie et théologie et obtient le grade de bachelier. Il se livre ensuite à l'étude des droits civil et religieux, et commence à les enseigner avec succès tout en gérant les affaires du comte de Savoie. En 1225, il entre chez les dominicains. Il y est provincial dès 1227; en 1230, il est appliqué à l'enseignement à Paris et remplit de nouveau des charges dans son ordre, puis d'autres à la demande du pape Innocent 1V qui le fait cardinal en 1244. II participe au Concile de Lyon (1245) et, jusqu'à sa mort, ne cessera de remplir des missions pontificales tout en continuant de se livrer à l'étude. C'est lui qui divisera la Bible en chapitres (mais sans numérotation des versets) pour rendre possibles les Concordances qu'il établit, en même temps qu'il essaie d'homogénéiser le texte des manuscrits de la Vulgate, un travail commencé dès 1227. Il rédige un commentaire de la Bible mais aussi et en particulier des Sentences de P. Lombard. [DTC]
B207 HUME, Jacques, a vécu autour de 1639. Son père, David Hume of Godscroft, descendait d'une vieille famille écossaise qui semble avoir séjourné à plusieurs reprises sur le confinent; Jacques lui-même aurait vécu en France, et il publia diverses oeuvres en français et en latin concernant les mathématiques, l'art des fortifications, l'histoire, la langue hébraïque. Il aura une controverse avec Morin. [Br]
A50 HUMPHREYS, Richard (?), est né à Castor dans le Northamptonshire. II est bachelier en 1605- 1606 et obtient la maîtrise ès arts en 1609 à l'Emmanuel College de Cambridge. Il aurait alors 30 ans. Il dessert la paroisse de Great Haddon dans le Hertfordshire. Son livre sur Job est peut-être sa seule publicafion, faite alors qu'il est encore étudiant. [LongdenJ
B137 HURTADO DE MENDOZA, Pierre (1578-1651), est né à Valmaseda en Espagne et entre dans la Compagnie de 3ésus en 1595. Il enseigne d'abord la philosophie avec succès à Valladolid, puis la théologie à Salamanque pendant trente ans. Il publiera plusieurs oeuvres théologiques, en particulier un volumineux traité de la foi. [S, DTC]
376 A79 HUTCHESON, Georges (1616-1674), écossais, obtint la maîtrise ès arts à Edinbourg en 1638. Il est ministre d'une paroisse en cette ville en 1649, en est déposé en 1662 après la restauration de Charles II et y est renommé en 1669. Il a quelques autres ouvrages d'exégèse en plus de son commentaire de Job. [Scott]
B316
HUYGENS, Christian (1629-1695)
B188 INCHOFER, Melchior (1585-1648), est né à Vienne et s'applique d'abord à l'étude du droit, qu'il abandonne ensuite pour les mathématiques et la thêologie. II va â Rome poursuivre ses études et entre chez les jésuites en 1607. Il est rapidement envoyé à Messine pour enseigner les mathématiques, où il professera aussi la philosophie et la théologie. Ayant publié en 1629 un livre concernant une Lettre de la Sainte Vierge aux habitants de Messine, il est appelé à Rome pour se justifier devant la Congrégation de l'Index. Il y reste plusieurs années et sera membre de la Commission extraordinaire formée par Urbain VIII pour juger du Dialogo de Galilée. Il aura après 1641 une controverse avec un autre membre de cette Commission, Z. Pasqualigo, qui défendait les eunuques. Il quittera alors Rome et se consacrera à des travaux d'histoire. [S, U]
B142 INGOLI> François (1578-1649), est né à Ravenne et s'oriente d'abord vers le droit civil et canonique qu'il va étudier à Padoue; il revient à Ravenne avec le grade de docteur et commence à enseigner. C'est alors que le cardinal Caetani, légat du pape dans cette ville, le remarque et l'emmène à Rome. Après la mort de celui-ci en 1617, il achèvera la préparation des corrections à apporter au De Revolutionibus de Copernic, qui seront publiées en 1620 par la Congrégation de l'Index. Il entre au service du cardinal Ludovisi (le futur Grégoire XV, 1621-1623) et sera ensuite, jusqu'à sa mort, le premier Secrétaire de la Congrégation de la Propagande, fondée par ce Pontife; sa connaissance de nombreuses langues l'aidera dans cette tâche. Les quelques oeuvres imprimées qui viennent de lui concement le droit canon ou la liturgie. Mais il existe à la Vaticane un manuscrit concernant la comète de 1618. [Ginanni]
B30
JACQUINOT, Dominique (XVI` siècle). Nous n'avons pu trouver aucune information bio- graphique concernant cet auteur.
A55 JANSSOON, Jacques (1547-1625), est né à Amsterdam d'une famille pauvre. Il commence ses études à Louvain en 1562. Licencié en Théologie en 1575, professeur en 1580, il est reçu docteur en 1584. En 1595, on lui confie la chaire d'Ecriture Sainte qu'il conservera jusqu'à sa mort. II sera doyen de la collégiale Saint-Pierre et chancelier de l'université. Son nom reste surtout lié à l'histoire du jansénisme du vivant même de Jansénius, dont il fut le maître. Son oeuvre imprimée, peu considérable, est surtout exégétique et, semble-t-il, fut peu appréciée. [DTC, DB]
A52 JESU-MARIA, Jean A (1564-1615), est né à Calahorra en Espagne. II fit ses études à Alcala et entra en 1582 chez les carmes déchaussés. II achève sa formation théologique en 1585 et se rend alors à Gênes où il est ordonné. Il est maître des novices et commence à écrire. Il est à Rome en 1597 où il restera jusqu'à sa mort, à part un intermède à Naples en 1607-1608. II participe
377 activement à la fondation des couvents de son ordre en Italie; il aura, à la demande du pape, un rôle important dans la controverse De Auxilüs et sera chargé de fonctions importantes dans son ordre, y compris celle de préposé général. Il a une activité littéraire incessante en plus de ses charges: 27 livres imprimés avant sa mort, et une quarantaine de posthumes. La très grande majorité relève de la spiritualité; dans le domaine scripturaire, il a un commentaire du Cantique en plus du commentaire de Job. [String]
A77 JONGHEN, Henri DE (1608-1669), est né probablement à Hasselt (Flandre). on sait de lui qu'il occupa une chaire de théologie au couvent des franciscains de Louvain, qu'il fut visiteur de plusieurs provinces de son ordre et exerça à deux reprises la charge de provincial pour la province de Basse-Allemagne. II mourut au couvent de Maeseyck. En sus de son commentaire de Job, ses oeuvres concernent la spiritualité. [Bg, DB, DS]
B184 JONSTON, Jean (1603-1675), est né à Sambter, dans la grande Pologne, de l'illustre famille écossaise de Jonston de Crogborn. Il commence ses études en 1614 à Bentau-sur-l'Oder en Silésie, puis à Thorn dans la Prusse polonaise. En 1622, il va en Angleterre puis en Ecosse à Saint- Andrews où il s'applique aux sciences ainsi qu'à l'hébreu. II retourne à Sambter en 1625, où il est chargé de l'éducation de deux jeunes nobles. En 1628, il visite des universités allemandes, s'intéresse à la botanique et à l'anatomie à Leiden, puis va en Angleterre. Il est de retour en Pologne en 1632 et est encore chargé d'accompagner deux jeunes seigneurs à l'étranger; il passe à Leiden où i1 acquiert le doctorat en médecine, repasse en Angleterre, parcourt la France et l'Italie pour revenir en Pologne en 1636. En 1641, on lui propose une chaire à Francfort et à Leiden; mais finalement il restera en Pologne où il mène une vie d'étude. Il acquerra une notoriété surtout à travers des ouvrages concernant la botanique et la zoologie, qui contribueront à créer un intérêt croissant pour l'histoire naturelle au XVII` siècle. [M, DSB]
B19 JORDAN, Pierre, dont on ne connaît ni le lieu ni la date de sa naissance, est le septième impri- meur àavoir établi après Gutemberg un atelier d'imprimerie à Mayence. Il est en activité entre 1532 et 1536. Cette dernière année peut être celle de sa mort. [AlJ
B300 JUDICHAER, Olaf (1661-1729), est né sur l'île de Gulland. Il part pour Copenhague après la conquête de l'île par les Danois en 1676. II commence des études à l'université jusqu'à la théo- logie. Mais Roemer, qui lui a donné des leçons de mathématiques, remazque ses capacités et le recommande à l'amiral Span, responsable des chantiers navals. Il y fera une carrière brillante qui s'achève avec le grade d'amiral en 1718; mais il aurait été congédié en 1725. Son opuscule astronomique de 1684 est sans doute sa seule publication et est donc une oeuvre de jeunesse. [Dn']
A14 JULIEN D'ÉCLANE (c.390-c.455) est né d'une famille distinguée; son père fut évêque dans l'Italie méridionale et correspondit avec St. Augustin. Eclane dont Julien tire son nom pazce qu'il en fut évêque se trouve dans la Pouille. Il fait de brillantes études, connaissant tous les auteurs latins et apprenant le grec. Il se marie mais est veuf très tôt; il va faire un séjour à Carthage auprès de St. Augustin et il est appelé tôt à l'épiscopat, peut-être pour remplacer son père. Il jouit alors d'un grand renom de science. Il a sans doute connu Pélage à Rome et est proche de ses idées. En 418, il refuse de souscrire à un texte pontifical contre le pélagianisme, et il est
378 excommunié et déposé de son siège. Il erre alors dans tout l'Orient, essayant sans succès d'obtenir l'approbation de ses th8ses. C'est par l'intermédiaire de ses oeuvres que l'on a une connaissance relativement claire de la doctrine pélagienne. [DTC]
B101 KECKERMAN, Barthélémy (c.1571-1609), est né à Dantzig. Il subit dans sa jeunesse l'influence de Jacques Fabricius, recteur du gymnase, qui le pétrit de strict calvinisme. Il va en 1590 à Wittenberg, puis à Leipzig et finalement à Heidelberg otl il obtient en 1595 la max^[rise 8s arts. Il devient professeur d'hébreu en 1600, et il acquiert en 16021e doctorat en théologie. Par suite de sa réputation croissante, il est invité à revenir à Dantzig en 1602 pour y enseigner la philosophie; il introduit un nouveau cursus dans la ligne de Ramus et Zarabella. Ses oeuvres, surtout posthumes, sont des éditions de ses cours et auront de l'influence; elles illustrent typiquement le contenu de l'enseignement en mathématiques et philosophie naturelle au début du XVII° siècle. [DSB]
B93
KEPLER, Jean (1571-1630)
B217 KIRCHER, Athanase (1602-1680), est né près de Fulda od son père était intendant de l'abbaye. Il fait ses études au collège des jésuites de cette ville et entre dans la Compagnie en 1618. Il enseigne très t8t les humanités et les mathématiques à Paderborn, achève ses études et devient en 1628 professeur de philosophie et de mathématiques à l'université de Wurzburg, mais aussi d'hébreu et de syriaque. En 1631, il doit quitter l'Allemagne et vient enseigner à Avignon. Il sera appelé à Rome en 1633 oü il restera jusqu'à sa mort, occupant la chaire de mathématiques au Collège Romain seulement trois ans et se livrant le reste du temps à ses travaux personnels. Quelques 44 livres nous restent de lui: sciences physiques et mathématiques, langues et hiéroglyphes, histoire et antiquités, opuscules ascétiques; il est très lu à son époque. Il n'a à son actif dans le domaine de la science que quelques contributions particulières, en particulier en magnétisme et en optique. [DSB, S]
B302 KOCHANSKI, Adam-Adamand (1631-1700), est né à Dobtzin. Il entre chez les jésuites en 1652. Il enseigne les mathématiques à Wurzburg (1654), Mayence (1657), Bamberg (1665), Florence (1667), Prague (1670), Olomumietz (Ukraine) et Breslau. En 1677, il devient le mathématicien et le bibliothécaire de Jean III Sobieski. II publie dans les Acta Erualitorum de Leipzig des articles concernant la statique, La mécanique, les mathématiques et l'horlogerie. Il observe la comète de 1677 (lettre à Hevelius) et le transit de Mercure en 1690. Il correspond avec Leibniz: 24 lettres, et 12 réponses de Leibniz. [S, PI]
A4 LACTANCE (c.260-après 320) est certainement originaire d'Afrique, peut-être dans la région de Constantine. De famille païenne, il est venu tard au christianisme. Sans doute élève d'Arnobe et déjà rhéteur de renom, il fut appelé par Dioclétien à Nicomédie quand celui-ci y fonde une université. Il se convertit au christianisme avant que n'éclate la persécution de 303. Il peut y échapper et quitter Nicomédie en 305. Peut-être se réfugie-t-il en Afrique ou en Gaule. Il serait à Nicomédie de nouveau en 311. A-t-il été, en Gaule, le précepteur du fils de Constantin après 313 ?C'est possible mais on perd sa trace ensuite. L'essentiel de son rouvre consiste en des textes apologétiques, od il tente de donner une synthèse compréhensive des éléments de la foi chrétienne à l'usage des païens. [DTC]
379 B126 LA GALLA, Jules-César (1576-1624), est né à Padula dans le royaume de Naples. Il aurait terminé ses études secondaires à 11 ans, et se rend alors à Naples pour suivre des cours de philosophie et de médecine; il acquiert le fifre de docteur en médecine à 18 ans. Clément VIII le nomme professeur de philosophie à la Sapienza en 1597 où il enseignera jusqu'à sa mort. En sus de son ouvrage contre le 5idereus Nuncius, il a un ouvrage sur les comètes et un De Calo animato mentionnés par La Lande. [U, Favaro]
A37 LA HUERGA, Cyprien (?-1560), est espagnol. On ne sait à peu près rien de sa vie sinon qu'il fut longtemps professeur d'Écriture Sainte à Alcata et l'un des collaborateurs de la Bible Aolyglotte de Ximénès, se distinguant par sa connaissance de l'hébreu et du chaldéen. Il mourra à un âge avancé dans son monastère cistercien. Il publia peu de son vivant. Ses frères éditeront certains de ses commentaires, dont celui de Job, cependant inachevé. D'autres assez nombreux resteraient manuscrits. [DB]
B320 LA LANDE, JérSme-Joseph DE (1732-1807), est né àBourg-en-Bresse, et fut élève des jésuites à Lyon. Venu étudier le droit à Paris, il suit les cours d'astronomie de Delisle et Le Monnier et est envoyé, dès 1751, à Berlin pour participer à une opération astronomique concernant une mesure de la parallaxe lunaire, en lien avec des observations faites au Cap par La Caille. Elu dès 1753 comme membre associé à l'Académie des Sciences de Paris> il aide Clairault dans le calcul de la date du retour de la comète de Halley (1759). Il succède à Maratdi pour l'édition de la Connaissance des Temps, qu'il améliore considérablement; en 1760, il prend la place de Delisle au Co118ge Royal dans la chaire d'astronomie. Son Astronomie (lère édition en 1764) deviendra un texte de référence, et il a par ailleurs un nombre considérable de publications dans les domaines les plus divers. S'il n'a pas été à proprement parler un créateur, il a apporté des contributions importantes, soit dans l'enseignement de l'astronomie, soit dans l'organisation de campagnes d'observations. [DSB]
B239 LANGE, Guillaume (1624-1682), est né à Helsingor où son père était pasteur. Il fait ses premi8res études au collège de Herlufshom, et il va à l'université de Copenhague en 1643 où il obtient sa licence en physique et médecine. De 1646 à 1650, il est à Oxford, Paris et Leiden où il publie son De annis Christi. II est nommé professeur de mathématiques à Copenhague en 1650 mais continuera à voyager (Leipzig, Padoue, Florence). Il prend le grade de docteur à Copenhague en 1653 et enseigne à l'université; mais, de 1656 à 1658, il sera précepteur du futur Christian V. De ce fait, il aura à plusieurs reprises des charges politiques importantes; mais, en 1680, il reprendra son enseignement à l'université. [Dn]
B147 LANGE, Joseph (?-c.1630), est né dans la haute Alsace. Savant dans les langues anciennes et mathématicien, il aurait abjuré le luthéranisme et fut nommé peu après professeur de grec et de mathématiques au collège de Fribourg-en-Brisgau. Sa première oeuvre littéraire est de 1596. [U]
B189
LANSBERGE, Jacques VAN (c. 1590-1657), est né à Goes en Zélande; son père était Philippe Lansberge dont infra, Il est docteur en médecine. En 1640, il entre dans la magistrature de
380 Middelburg et sera le bourgmestre de cette ville en 1649. Il sera ensuite exclu de cette charge pour des raisons politiques, et devra se retùer dans une autre ville. [U']
B153 LANSBERGE, Philippe VAN (1561-1632), est né à Gand. Ses parents, calvinistes, durent s'enfuir en France puis en Angleterre où il fit ses études (mathématiques et théologie). De retour aux Pays- Bas en 1579, il fut nommé ministre à Anvers en 1580. Mais, après la conquête d'Anvers en 1585 par Philippe II, il se réfugie à Leiden où il continuera ses études théologiques. En 1586, il devient ministre à Goes en Zélande, puis à Middelburg en 1613 où, assez rapidement (1615), il se consacra uniquement à l'astronomie et aux mathématiques. Son oeuvre en trigonométrie n'est pas originale, mais il clarifie les exposés de Viète et de Clavius. Il est copernicien en astronomie, et son oeuvre sera souvent citée, mais aussi critiquée. En particulier, il refusera les ellipses de Kepler. [U, DSB]
B2Q4 LAUNOY, Lean DE (1603-1678), est né à Valdecie près de Coutances où il commence ses études. Il vient à Paris faire sa philosophie et sa théologie; il est docteur du Collbge de Navarre en 1636 et ordonné prêtre la même année. Puis il voyage en Italie où il se fait remazquer par son érudition. En 1643, il deviendra l'un des quatre censeurs royaux. II séjournera presque constamment à Paris où il publie un grand nombre d'écrits -ses oeuvres complètes forment dix volumes in folio —sur des matières de critique, d'histoire et de discipline ecclésiastique, mais aussi bien de théologie positive et de théologie dogmatique et morale. Ses travaux de critique historique lui vaudront la réputation de 'dénicheur de Saints et de destructeur des privilèges monastiques' . [DTC]
A43 LAVATER, Louis (1527-1586), est né à Kyburg, en Suisse où son père était bailli. ~commence ses études à Strasbourg où il se lie avec Bucer et vient suivre à Paris les cours de Turnèbe et Ramus. De retour en Suisse après une visite en Italie, il est chargé de diverses fonctions ecclé- siastiques, et sera le premier pasteur à Zurich en 1585. ri a laissé un nombre considérable d'ouvrages de théologie et d'histoire ecclésiastique ou littéraire. A a une dizaine de commentaires exégétiques, portant tous sur divers livres de l'Ancien Testament. [U, U']
B6 LEFÈVRE D'ÉTAPLES, Jacques (c.1450-1536), est né à Etaples et fait ses études à Paris; après avoù acquis le grade de maître ès arts, ou simplement de bachelier, il enseigne quelque temps les belles-lettres, puis se décide à parcourir une partie de l'Europe. De retour à Paris en 1493, il professe la philosophie au collège du Cardinal Lemoine jusqu'à ce que, vers 1507, Briçonnet, évêque de LodBve, se l'attache. ll suivra Briçonnet à Meaux en 1518. C'est alors qu'il commence à avoir des difficultés avec la Sorbonne en prenant des positions critiques sur certains points. En 1525, alors qu'il est vicaire général de l'évêque, nouvelles difficultés, et il est obligé de se réfugier à Strasbourg. A son retour d'Espagne en 1526, François I en fait le précepteur de son fils; et, en 1531, la reine de Navarre l'emm8ne à Nérac où il mourra. Homme de savoir universel, il a une oeuvre considérable tant en philosophie que comme patrologue et exégAte. Il est l'un des artisans, avec Erasme, du renouvellement des connaissances à l'orée du XVI` siècle. [U, DTC]
B308
LEIBNIZ, Guillaune-Godefroy (1646-1716)
381 A76 LEIGH, Edouard (1602-1671), est né dans le comté de Leicester. Il entre à Oxford en 1617, est bachelier ès arts en 1617 et maître ès arts en 1620, Il étudie aussi la théologie, le droit et l'histoire. Pendant la peste de 1625, il passe six mois en France. Il se retire ensuite à Baubury (Oxfordshire) aupr8s d'un théologien puritain qu'il admire. En 1640, il est élu Membre du Parlement pour Stafford. Ses connaissances théologiques lui valent de siéger à l'Assemblée des Théologiens; il est aussi colonel dans l'armée parlementaire, En 1648, il est chassé de la Chambre des Communes et semble à partir de cette époque avoir abandonné toute vie publique. Ses oeuvres, nombreuses, sont plut8t de compilation; elles concernent surtout l'Ecriture Sainte, mais aussi l'histoire et le droit. [Br]
B263 LESLE, Claus Nielsen (?), est né à Ystad en Scanie, sans doute de parents allemands. Il a fait des études de médecine, mais sans acquérir le doctorat. Il s'installe à Aarhus, et semble avoir eu une vie mouvementée comportant des arrestations. Ses publications, faites à Lubeck, rappelle son origine allemande; en sus de l'ouvrage que nous analysons, il y publie en 1650 une Universa planorum Geomerria et, en 1662, un Christianismus. L'information donnée paz Came selon laquelle il est curé de Loderup et Horup, en Scanie, de 1651 à 1659 n'est pas donnée par Ingerslev dont nous extrayons ce qui préckde. Cependant nous ajouterons cette information donnée par Mcesgazd, ' Copernicanism in Denmark and Norway' , Studio Copernicana, V, p. 138: après avoir noté que l'ouvrage de Lesle suscita rapidement celui de Windekilde (B267) en tant que jugé comme étant hérétique, il ajoute ceci: «je n'ai pas trouvé de relation directe entre l'abandon par Lesle de son poste clérical, son hérésie et sa vie misérable comme médecin à Aarhus où il fut finalement emprisonné en 1685». [Ingerslev, Carde]
B270 LEVERA, François (XVII` siècle), est originaire de Vercelli mais est dit le Romain parce qu'il vint habiter Rome dès sa jeunesse. Il est docteur dans l'une et l'autre loi, et fut un excellent astronome, cultivant la philosophie. A cet éloge qui est d'un compatriote, on peut ajouter, pour mieux situer son âge, que sa première oeuvre, relevant du droit, est de 1628 et sa dernière, sur la date de la mort du Christ, de 1668. [De Gregory]
B200 LICETI, Fortunat (1577-1657), est né à Rapallo. Très jeune, ii manifeste des dispositions exceptionnelles. Il étudie la médecine et la philosophie à Bologne, devient docteur en philosophie et en médecine en 1600; il va d'abord enseigner la logique puis la philosophie à Pise. Sa réputation le conduit à Padoue en 1609 où il enseigne avec éclat jusqu'en 1631. ri se retire alors à Bologne, d'où il reviendra à Padoue en 1645 pour occuper la chaire de médecine. Il aurait à son actif plus de 54 ouvrages; aristotélicien convaincu, il est l'un des grands professeurs de son temps. On a de lui un certain nombre de lettres à Galilée. [U]
B108 LIPSE, Juste (1547-1606), est né dans le Brabant, d'une famille riche. Il fait ses premières études à Ath (Hainaut), puis est élève des jésuites à Cologne en 1559-1563. Très brillant, ses parents le rappellent à Louvain où il se livre à l'étude des lettres et de la philosophie, le droit auquel le contraint son père ne l'intéressant guère. Orphelin à 18 ans, il devient secrétaire du cardinal de Granvelle qui l'emmène à Rome où il passe deux ans en contact avec toutes les sommités littéraires. Il revient à Louvain mais en repart pour un voyage littéraire en Allemagne; il sera professeur à Iéna en 1572, à Leiden de 1579 à 1591; il adhére alors à la religion réformée. Puis,
382 en 1591, il quitte Leiden, va en Allemagne où il se réconcilie avec l'Eglise catholique. Il est demandé à Rome, à Venise, à Florence, à Paris; il opte finalement pour Louvain où il accepte une chaire d'histoire ancienne en 1593, qu'il occupera jusqu'à sa mort. Son oeuvre, surtout littéraire et historique, est considérable. [U]
B247 LIPSTORP, Daniel (1631-1684), est né à Lubeck. On sait peu de choses sur ses études, mais il est maître en philosophie à Rostock en 1651 et mathématicien à la cour de Weimar en 1653. Puis il enseignera le droit à Upsala de 1662 à 1672, et sera avocat à la cour de La Haye jusqu'en 1675. Il se retire alors dans sa ville natale jusqu'à sa mort. Son Copernicus redivivus de 1653, qui est lié à un traité de philosophie cartésienne, est donc une oeuvre de jeunesse. Il semblerait que ses chazges ne l'aient pas conduit à publier beaucoup d'ceuvres; l'une d'elles, de 1656, est dirigée contre la monarchie papale. [Al]
B159 LONGOMONTANUS, Christian (1562-1647), est né dans le Jutland, d'une famille paysanne. Orphelin à 8 ans, un oncle le recueille et il continue quelque temps ses études. Mais, faute d'argent, il est obligé de revenir chez sa mère, d'où il s'enfuit en 1577 paz suite de la jalousie de ses frères. Il va à Wiborg où il essaye de continuer des études tout en travaillant. Venu à Copenhague en 1588, il acquiert l'estime des professeurs de l'université qui le recommandent à Tycho. Il le rejoint en 1589 et devient son disciple à Uraniborg, le suivant même à Prague en 1597. Mais il retourne rapidement au Danemark. Il deviendra professeur de mathématiques en 1605 et, s'il échoue sur le problème de la quadrature du cercle, il acquiert une réputation en élaborant plus pleinement le système du monde de Tycho dans son Astronomia Danica; il fera un pas de plus en tenant la rotation diurne, mais refusera Kepler. [[J, DSB]
B112 LORENZINI, Antoine-Laurent (XVI`-XVII` siècles), est originaire de Monte Pulciano, d'où son nom littéraire de Politianus. Professeur de logique à Pise, il vient à Padoue en 1604. Il eut une certaine notoriété au début du XVII` siècle. Il a un ouvrage de logique et un autre sur le rire, mais aussi, en 1606, un Discorso ... intorno alla nuova stedla. [U, J]
A103 LORINI, Jean DE (1559-1634), est né à Avignon et entre chez les jésuites en 1575. II enseigne la philosophie à Rome, puis la théologie et l'Écriture Sainte à Paris, Milan et Rome. Il fut long- temps le théologien attitré du supérieur général de son ordre. Ses ouvrages d'exégèse portent surtout sur l'Ancien Testament et connurent en général plusieurs éditions, y compris son Commentaire sur les Psaumes avec ses 7000 colonnes en trois in-folios. Il serait mort à D81e. [S, DB]
B309 LUYTS, Jean (1655-1721), est né à Horne dans l'Ouest de la Frise où il commence ses études. Il vient à Leiden en 1673 pour étudier la logique, l'hébreu et la physique. Appelé à Utrecht en 1674, il commence à enseigner, reçoit le doctorat en philosophie en 1677 et devient professeur extraordinaire de mathématiques et de physique. Dés 1680, il est fait professeur ordinaire et occupera cette charge jusqu'à sa mort. Il est partisan de la philosophie d'Aristote et adversaire de Descartes. On ne connaît de lui que deux ouvrages, celui d'astronomie et un de géographie. [M]
383 B110 LYDYAT, Thomas (1572-1646), est né dans le comté d'Oxford. Après de premières études à Winchester, il les continue à Oxford od il prend ses grades de maître ès arts en 1598-1599. II entre dans les Ordres, mais il s'applique à l'étude de l'astronomie, des mathématiques, des langues savantes et de la théologie. En 1609, le prince de Galles le prend à son service; i1 fait alors la connaissance de Ussher; celui-ci, devenu archevêque d'Armagh, l'attire en Irlande; il devient fellow au Trinity College de Dublin, mais retourne à Londres en 1611 oil il m8nera une vie précaire mais studieuse. Ses contemporains l'ont comparé à Bacon. Il a une oeuvre importante et laissera de nombreux manuscrits non publiés. [Br, U]
B70 MAESTLIN, Michel (1550-1631), est né à Goeppingen, prés de Tübingen od il étudie les mathématiques — il est maître ès arts en 1571 —, puis la théologie. Son observation concernant l'absence de pazallaxe de la nova de 1572 sera remarquée par Tycho. Assistant de Philippe Apian, qui occupe la chaire de mathématiques, il lui succède en 1575, mais l'année suivante il est nommé à Baclaiang comme pasteur. Puis en 1580, il devient professeur de mathématiques à Heidelberg; il revient en 1584 à Tübingen ot1 il enseignera jusqu'à sa mort. Il conseillera aux gouvernements protestants de refuser le calendrier grégorien. Tandis que son Epitome Astronomiæ, souvent réédité, est ptoléméen, il est franchement copernicien dès 1578 et sera le maître de Kepler qu'il oriente dans cette direction. [DSB]
B85 MAGINI, Jean-Antoine (1555-1617), est né à Padoue et obtient ses grades en philosophie à Sologne en 1579. Il y sera nommé professeur de mathématiques en 1588 et y enseignera jusqu'à sa mort. Très bon calculateur (il introduira en trigonométrie des notations nouvelles), ses éphémérides (1582 pour les premières} seront grandement estimées pour leur précision; il correspond avec Tycho Brahe et Kepler, qui l'estime, mais il restera attaché à l'astronomie ancienne. Son oeuvre de géographe est remarquable. [DSB)
B96 MAGIRUS, Jean (?-1596), est originaire de Fritzlar, prés de Kassel. Il étudie à Padoue avec J.C. Scaliger et Zazabella. De 1581 à 1585, il étudie la médecine à Marburg, y acquiert le titre de docteur en médecine, puis pratique celle-ci à Freitzlar. En 1591, il devient professeur de philosophie naturelle et de physiologie à l'université de Marburg. En 1593, il est doyen de la faculté de philosophie et meurt en 1596. [L]
B15 MA1R, Jean (1469-1550), est né à Haddington en Ecosse otl il fait ses premières études. n va ensuite à Cambridge, puis au Collège Sainte-Barbe de Paris vers 1492 et au Collage de Montaigu. Il est maître ès arts en 1496 et docteur en théologie en 1506. II a alors, parallèlement à son enseignement, une grande activité littéraire jusqu'à son retour en Ecosse en 1518. Il devient professeur à Glasgow puis àSaint-Andrews en 1522. u revient à Montaigu en 1525 et est à cette époque considéré comme le 'prince des théologiens de Paris' . Il retournera définitivement à Saint-Andrews en 1531. Son histoire de la Grande-Bretagne sera célèbre, et son traité sur l'infini aura de l'influence. [DTC, DSBJ
B190
MALAPERTE, Charles (1580-1630), est nê à Mons (Hainaut) d'une famille noble; il entre dans la Compagnie de Jésus en 1600. Il commença pazenseigner laphilosophie àPont-à-Mousson, puis
384 en Pologne où les cours de mathématiques entrèrent dans ses attributions. Il a une æuvre poétique qui connaîtra un certain succès. Il revient à Douai en 1619, où il est recteur du collège des Ecossais. Appelé paz Philippe IV à Madrid pour y enseigner les mathématiques, il mourra en route. Ses ouvrages de mathématiques ont connu des rééditions. Il s'intéresse aux taches solaires dès 1613 et correspond en particulier avec Cysat et Scheiner à ce sujet. L'ouvrage posthume où il expose sa propre théorie de ce phénomène a sans doute été longuement mûri. [S, Bg]
B292
MALEBRANCHE, Nicolas (1638-1715)
A56 MALVENDA, Thomas (1566-1628), est né à Xativa dans le royaume de Valence; il apprend dans sa jeunesse le grec et l'hébreu sans aucun maître. Il entre chez les dominicains en 1582 et, très tôt, enseigne philosophie et théologie au couvent de Lombay pendant quinze ans; il publie un ouvrage chaque année. En 1600, il adresse à Bazonius une longue lettre de remarques critiques sur ses Annales; celui-ci le fait venir à Rome et l'honore de son estime. Il accomplit divers travaux historiques que lui demande le maître général des dominicains. En 1610, il est rappelé en Espagne pour composer un Index des livres prohibés. II s'applique en même temps à un commentaire littéral de la Bible mais la mort le surprendra alors qu'il en était au chapitre 16 d'Ezéchiel. On s'accorde à dire que son comrllentaire contient une profusion de recherches et d'érudition mais que la mort l'a sans doute empêché de retoucher définitivement son texte. Nous avons arbitrairement placé son commentaire de Job quelques années avant sa mort dans notre Bibliographie. [U, DB]
B215 MASTRIUS DE MELDOLA, Baztholomé (1602-1673), est né à Meldola> près de Césène. II entre à 1S ans chez les frères mineurs conventuels, ayant déjà commencé sa philosophie. II continue à étudier à Bologne, est un moment maître des études à Parme; puis, en 1623, il part faire sa théologie à Naples où il subit l'influence de Trapani, fervent scotiste. En 1625, il vient achever ses études au Collège Saint-Bonaventure, à Rome, où il se lie d'amitié avec Bellutus. Tous les deux se mirent à l'æuvre et préparèrent un cours complet de philosophie selon le système de Duns Scot qui eut plusieurs éditions. Bien que provincial ou vicaire général pendant quelques années, il aura encore des publications théologiques importantes. [DTC]
A64 MAUCORPS, Pierre (1591-1649), est né à Vernon et entre chez les jésuites en 1615 après des études de lettres, de philosophie et un peu de droit. Il est envoyé à Rennes en régence, fait sa théologie à la Flèche (1621-1625), puis enseigne les humanités et la rhétorique à Alençon. Il fait la troisième année de probation à Rouen en 1629, exerce un ministère dans cette ville puis est préfet des études à Alençon. De 1632 à 1637, il est père spirituel à la Flèche, puis recteur à Caen; il est au noviciat de Paris en 1641 puis retourne à Alençon en 1645, où il meurt. Il a publié essentiellement des méditations théologiques et des paraphrases scripturaires. [DS]
B29 MAUROLICO, François (1494-1575), est né à Messine; sa famille était venue de Grèce pour échapper aux Turcs. Son père lui apprit le grec et l'astronomie. Ordonné prêtre en 1521, il entra chez les bénédictins. A l'exception de brefs séjours à Rome ou à Naples, il passe toute sa vie en Sicile. Il sera professeur à l'université de Messine en 1569. Son æuvre, importante, est restée en grande partie manuscrite. Ce qui fut publié de son vivant lui vaut une grande réputation de
385 mathématicien. Son traité sur l'optique est remarquable. Ses suggestions pour la mesure d'un méridien seront reprises par Picazd. Il aurait observé cinq jours avant Tycho la nova de 1572. [DSB]
B132 MAYR, Simon (1573-1624), est né à Gunzenhansen en Allemagne; il étudie de 1589 à 1601 à Heilbron, puis est appointé comme mathématicien du margrave de Ansbach et est alors envoyé à Prague chez Tycho, alors mathématicien de Rodolphe II. Il n'y reste que quatre mois, mais apprend à se servir des instruments. A la fin de 1601, il est à Padoue pour étudier la médecine et est admis dans l'Association des Etudiants allemands de cette ville. Il y observe une éclipse de soleil le 24 décembre 1601, puis la nova de 1604, ce que Galilée contestera. Il quitte Padoue en 1605 pour rentrer chez lui. Galilée contestera également son Mundus Jovialis (1614), description des satellites de Jupiter, alors que les observations de leurs mouvements moyens qu'il donne sont meilleures. En 1613, il aura rencontré Kepler lors de la Diète tenue à Regensburg. [DSB]
B18 MELANCHTHON, Philippe (1497-1560), est né à Brerten (duché de Bade). Ses parents, et son grand-oncle maternel Reuchlin, lui donnent une forte instruction. En 1509, il entre à l'université de Heidelberg où il acquiert le baccalauréat en 1511; mais, à cause de son âge, on lui refuse le doctorat. Il part pour Tübingen en 1512, est reçu docteur en 1514 et commence à enseigner. En 1518, il est appelé comme professeur de grec à Wittenberg où ses cours attirent beaucoup d'étudiants. Il rencontre alors Luther et deviendra l'un des artisans de la Réforme. A notre point de vue limité, nous retiendrons qu'il sera, d'une part, le grand réformateur des programmes d'enseignement dans les universités allemandes, et qu'il représente le type d'hommes ayant, à cette époque, un savoir universel, capables de pazler avec compétence et d'exercer une influence en beaucoup de domaines. [DTC]
A59 MENOCHIO, Jean-Etienne (1576-1655), est né à Pavie; son père est un jurisconsulte célèbre. Il entre chez les jésuites en 1594 et, après avoir achevé ses études, enseigne l'Ecriture Sainte et la théologie morale à Milan. U est supérieur à Crémone, Milan, Gênes, recteur du Collège Romain, provincial de Milan, puis de Rome, enfin assistant d'Italie. Il mourra à Rome. II a une oeuvre importante, concernant l'Ecriture Sainte principalement et l'hagiographie. [S, U]
B293 MERCATOR, Nicolas (1619-1687), est né à Eutin (Schleswig-Holstein) et son père fut peut-être le précepteur de Oldenburg. Il fait ses premières études dans l'école de son père, puis acquiert ses grades à l'université de Rostock où il devient en 1642 professeur à la faculté de philosophie. Il est à Copenhague en 1648 et y produit divers manuels d'astronomie élémentaire et de trigonométrie sphérique. Son tract sur la réforme du calendrier attire l'attention de Cromwell; il part pour l'Angleterre en 1653 et y restera trente ans, devenant membre de la Royal Society en 1666. En 1683, il accepte une proposition de Colbert pour travailler aux fontaines de Versailles, mais meurt peu après à Paris. Ses travaux en mathématiques sont significatifs, et il aura pu influencer Newton quant à sa connaissance de Kepler. [DSB]
A41 MERCIER, Jean (?-1570), est né à Uzès d'une famille noble. Il étudie le droit à Avignon et à Toulouse. Mais, passionné par les langues savantes, il devient disciple de Vatable et lui succède en 1546 au Collège Royal dans la chaire d'hébreu; ses cours sont très suivis. Devenu membre de
386 l'Eglise Réformée, il est obligé de quitter Paris vers 1567 et se retire à Venise. Ayant voulu revenir en France après 1a paix de Saint-Germain (1570), il mourut alors qu'il était de passage dans sa ville natale. Son oeuvre exégétique est importante, portant presque uniquement sur des livres de l'Ancien Testament; il s'attache surtout au sens littéral, cherchant à serrer le texte hébreu au plus près. [H]
A47 MERLIN, Pierre (c.1533-1603), est peut-être né en Suisse où son père, originaire du Dauphiné et qui deviendra pasteur, s'était réfugié. Il étudie la théologie à GenBve sous Th. de Bèze. Il est chapelain soit de Condé soit de Coligny; il vient à Paris en 1567. Il est chez son père dans le Dauphiné quand la seconde guerre civile éclate; il se retire un moment à Genéve, puis suit à la guerre des chefs protestants. Après la perte de la bataille de Moncontour, il gagne la Rochelle où il est employé dans l'église du lieu. Puis il suit Coligny à Paris et échappe paz miracle au massa- cre de la Saint-Barthélémy (1572). Il se réfugie à Berne mais rentre en France après 1576, où il a des activités importantes dans l'Eglise Réformée, spécialement en Bretagne. Lorsque Henri III proscrit le culte réformé, il se réfugie à Guernesey et ne reviendra en France qu'en 1590. Il est au synode de Saumur en 1596 et meurt à Vitré. C'est dans cette vie agitée qu'il a cependant composé quatre ouvrages qui, outre son commentaire de Job, concernent plut8t la spiritualité. [H]
B161 MERSENNE, Marin (1588-1648), est né à Oizé dans le Maine. Fils de paysans, il est élève au collège des jésuites de la Flèche de 1604 à 1609. Après deux ans de théologie à la Sorbonne, il entre chez les Minimes en 1611, fait son noviciat à Meaux, est envoyé à Nevers enseigner la philosophie aux jeunes religieux et revient à Paris en 1619 où il résidera jusqu'à sa mort. Il visitera la Hollande en 1630 et l'Italie en 1644. Il aura des contributions significatives en mathématiques, en acoustique, en mécanique, en optique, et est un bon expérimentateur. Mais son action principale, à travers sa correspondance dans toute l'Europe et l'institution de l'Académie des Sciences, est d'être un moteur du développement des sciences à son époque. [Ll, DSB]
B43 MESME, Jean-Pierre DE (1516-?), appartient à l'une des plus anciennes familles du Béarn dont une branche était établie à Paris. Paz la dédicace des Institutions Astronomiques, on sait qu'il est proche de son oncle Jean-Jacques, maître des requêtes, premier président du Parlement de Normandie et conseiller de Henri II. Lui-même a vécu en Italie dans sa jeunesse et a pu suivre à Bologne des cours d'astronomie. Poète et italianisant, sa première ceuvre est une Grammaire Italienne et il fréquente le groupe de la Pléiade. Il a longuement mûri son livre d'astronomie et préparait un traité des Théoriques de Peurbach. On ne connaît pas la date de sa mort. [Picot]
B114 METIUS, Adrien (1571-1635), est né à Alkmaar en Hollande. Son père était cartographe et ingénieur militaire pour les Etats de Hollande. Il étudie d'abord dans sa ville natale, puis va en 1589 à la nouvelle université de Franeker, et en 1594 à Leiden. Il travaille un moment chez Tycho Brahe à Hven, puis va à Rostock et Iéna. De retour en Hollande, il est d'abord l'assistant de son père, puis est nommé professeur de mathématiques à l'université de Franeker en 1598, poste qu'il occupera jusqu'à sa mort. Il est un professeur renommé et Descartes aurait été son élève en 1629. Son oeuvre porte surtout sur son enseignement, et eut une assez lazge diffusion à son époque. Son frère Jacob est l'un des co-inventeurs de la lunette astronomique. [DSB]
387 B32 MEXIA, Pierre (?-1552), est né à Séville d'une famille noble vers la fin du XV` siècle. Dès sa jeunesse, il montre beaucoup de goAt pour l'étude. Charles-Quint en fit son historiographe. Ilest un bon compilateur et ses oeuvres connurent un grand succès, au point d'étre traduites dans la plupart des langues européennes. [U]
B291 MILLIET DE CHALES, Claude-François (1621-1678), est né à Chambéry. Il entre chez les jésuites en 1636, et professe les humanités et la rhétorique. De 1643 à 1649, il est missionnaire ~ Naxos, l'une des Cyclades de la mer Egée. Puis il est nommé par Louis XIV professeur d'hydrographie à Marseille. Il est ensuite professeur de philosophie, de mathématiques, de théologie au Collège de la Trinité à Lyon, et recteur à Chambéry de 1665 à 1669. Il est enfin professeur de mathématiques au Collège de Clermont à Pans de 1673 à 1677; il mourra à Turin. Son oeuvre est uniquement scientifique; elle n'a aucune originalité, mais son Cursus mathematicus, en tant qu'encyclopédique, sera un ouvrage de référence de par la qualité de l'exposition. [DSB, Dainville]
B143 MINERVA, Paul (?-1645), est originaire de Ban; il entre à Naples chez les dominicains et Fait ses études à Bologne. Homme de grande culture, il s'intéresse à l'astronomie. En 1582, alors qu'il séjourne à Milan, il est nommé à l'Inquisition de cette ville. Il exercera diverses charges dans sa province de Sicile, sera régent du Studium de l'ordre à Naples, et provincial. Les titres de ses ouvrages (onze sont imprimés, et sept sont restés manuscrits) manifestent une grande diversité de sujets: théologie, exégèse, spiritualité, philosophie et astronomie. [QE]
B113 MOL$RY, Elie (?), serait originaire de Lausanne. Il est pasteur à Payerne en 1601, à Ressudem en 1608-1627. Il est l'auteur d'un Diaire astronomique et météorologique, calculé et accommodé au méridien de la cité chevalière de Lausanne. Le catalogue de la Bibliothèque Nationale recense encore de lui deux autres ouvrages: sur un météore en 1603, et sur une comète en 1615. [Dictionnaire historique, géographique et statistique du canton de Vaud].
B72
MONTAIGNE, Michel DE (1533-1592)
B237 MORE, Henri (1614-1687), est né à Grantham (Lincolnshire) d'une famille aisée et fit ses études à Eton puis à Cambridge; il acquiert la maîtrise ès arts en 1639, entre dans les Ordres et devient fellow de Christ's College. Il sera docteur en théologie en 1660, et membre de la Royal Society en 1664. Son oeuvre est philosophique et théologique. En philosophie, il appartient à ceux qu'on appelle les platoniciens de Cambridge. Il s'opposera au mécanicisme de Descartes, et aussi à celui de Boyle. Son influence sur Newton est discutée. [DSB]
B177 MORIN, Jean-Baptiste (1583-1656), est né à Villefranche-sur-Satine; il étudie d'abord la philosophie à Aix, puis la médecine à Avignon od il reçoit le doctorat en 1613. S'étant rendu à Paris pour y exercer la médecine, il en vient à s'intéresser à l'astrologie et à l'astronomie. Ses talents le conduisent à être nommé professeur de mathématiques au Collège Royal en 1630, un poste qu'il occupera jusqu'à sa mort. Sa contribution à la détermination des longitudes en mer
388 n'est pas négligeable, et Boulliau aurait été injuste envers lui. Dans son Asrrologia Gallica, oeuvre posthume, il exprime des idées valables sur la théorie de la chaleur. [U, DSB]
B275 MOXON, Joseph (1627-1700), est né à Wakefield (Yorkshire). Il aurait séjourné quelque temps en Hollande et y aurait acquis la connaissance de la langue, d'od sans doute cette traduction des Institutiones Astronomicæ de Blaeu. Il sera toute sa vie, comme celui-ci, imprimeur et libraire à Londres et, à partir de 1630, hydrographe royal, i.e. chargé d'imprimer et de vendre des cartes pour le Roi. Il publie divers livres concernant les arts mécaniques ou méme les mathématiques, qui connaîtront un grand succès. Il sera élu membre de la Royal Society en 1678. [Br]
B121 MULER, Nicolas (1564-1630}, est né à Bruges. Son père, Pierre des Miniers, français et devenu protestant, dut quitter cette ville et alla finalement s'établir à Leiden. Nicolas y acheva ses études et fut reçu docteur en médecine en 1589. Il s'établit alors comme médecin à Hazlingen, dans le Zuiderzée. En 1603, il part pour Amsterdam, puis est rapidement appelé à diriger le service médical de la province de Grüningen. En 1608, il est recteur du gymnase de Leuwazden. Il est finalement nommé professeur de médecine et de mathématiques à Grdningen en 1614, où, continuant à exercer la médecine, il se consacre généreusement au développement de l'enseigne- ment en médecine et mathématiques, et particulièrement en astronomie. Il sera à deux reprises recteur de l'université et participe aux activités de la Chambre de la Compagnie des Indes Orientales. C'est lui qui réédite, en le comgeant et l'annotant, le De Revolutionibus, une troisième édition qui sera la seule au cours du XVII` siècle. [Bg]
B21 MUNSTER, Sébastien (1489-1552), est né à Ingelhein, dans le Palatinat. Il a terminé ses études à l'âge de 16 ans et va à Tübingen suivre les leçons de Stoeffler et Reuchlin. u est fasciné paz le grec et l'hébreu; sa première publication sera une édition en hébreu des Psaumes (1516). Il entre tôt chez les cordeliers. Il est élu en 1527 à la chaire d'Hébreu de Bâle, od il arrive en 1529; il passe alors au protestantisme. Il restera à Bâle jusqu'ét sa mort. u édite en 1540 une traduction latine de la Géographie de Ptolémée. Sa Cosmographia (1544) connai^tra 46 éditions jusqu'en 1650 en six langues différentes. II y établit un nouveau standazd en géographie, et cet ouvrage est spécialement intéressant en ce qui concerne l'Allemagne et l'Europe Centrale otl l'auteur fit de longs voyages pendant quinze ans. [U, DSB]
B47 NEANDER, Michel (1529-1581), originaire de Joachimsthal en Bohême, étudie â Wittenberg otl il est l'élève de Melanchthon et obtient sa maîtrise ès arts en 1550. Il enseigne d'abord les mathématiques et le grec à la Hohe Schule de Iéna. En 1558, il obtient le titre de docteur en médecine et devient en 1560 professeur de médecine, cela jusqu'à sa mort. Sa réputation repose surtout sur les manuels qu'il écrit pour les étudiants de la faculté des arts. [DSB]
B298
NEWTON, Isaac (1642-1727)
B297 NEWTON, Jean (1622-1678), est né à Oundle (Northamptonshire). rientre àSaint-Edmund's College â Oxford en 1637 et obtient la maîtrise ès arts en 1642. Il se fait remarquer par ses capacités en mathématiques et en astronomie. Il obtient plus tard le grade de docteur en théologie,
389 et est fait aumônier du Roi en 1661, puis curé de Ross dans le Hersfordshire où il mourra. Il fut aussi l'avocat d'une réforme de l'éducation dans les collèges; il milite contre l'étroitesse d'un système qui enseignait le latin et rien d'autre aux enfants, ignorant cependant leur langue maternelle, et aussi contre la part insuffisante donnée à l'arithmétique, la géométrie et l'astronomie. Il est l'auteur de nombreux manuels. [Br]
A19 NICÉTAS D'HÉRACLÉE (fin du XI` siècle). II aurait été le neveu du métropolite de Serrès, d'où sa désignation fréquente par le nom de Nicétas de Serrès. Il fut le contemporain de Théophylacte de Bulgarie et de Nicétas Sthétathos avec qui il fut en correspondance. Il fut d'abord diacre, et didascale de la Grande Eglise; on ne sait pas quand il devint évêque d'Héraclée de Thrace, et on ignore la date de sa mort. C'est sans doute alors qu'il était didascale qu'il composa la plupart de ses ouvrages; si quelques-uns sont des écrits didactiques profanes, la plupart concernent les sciences ecclésiastiques. Ce sont surtout des Chaînes scripturaires, i.e. des fragments de textes de Pères concernant tel ou tel verset. En plus de la Chaîne de Job, on a de lui une Chaîne sur les Psaumes, une sur chacun des Evangiles, une sur les quatorze épîtres de Paul. Il y a aussi, et par exemple, des commentaires de discours de Grégoire de Nazianze. [DTC]
A24 NICOLAS DE LYRE (?-1349) est à peu près certainement né à Lire en Normandie. Une épitaphe dit de lui qu'il a vécu 48 ans dans l'ordre de Saint François. En 1325, il était provincial de Bourgogne et il fit partie en 1333 de l'assemblée convoquée par Philippe VI pour examiner l'opinion de Jean XXII sur le délai de la vision béatifique. Paris fut le centre de son activité religieuse, et ce maître en théologie enseigna sans doute à l'université de Paris, laissant un renom de vertu et de science. Ses Postilla sur l'Ecriture Sainte ont été composés de 1322 à 1332; son principal souci dans cette oeuvre est de revenir au sens littéral, souvent obscurci par le vice des copistes et l'impéritie de certains correcteurs ou par suite du désaccord de la version latine avec l'original hébreu, mais aussi par des explications mystiques innombrables. Les Moradia, plus tardives, sont un autre commentaire plus court et concernant les sens mystique, allégorique, tropologique et anagogique. On a de lui encore des écrits de polémique contre l'interprétation scripturaire des Juifs et divers textes théologiques. [DTC]
Bll NIFO, Augustin (c. 1469-1538), est né à Sessa Aurunca près de Naples où il commence ses études; il les poursuit à Padoue où il acquiert la maîtrise ès arts vers 1492 et devient professeur. Il semble avoir enseigné à Naples de 1500 à 1510, où il pratique aussi la médecine et apprend le grec Léon X l'appelle comme professeur à l'université de Rome en 1514; de 1519 à 1522, il est professeur à Pise, puis enseigne à Salerne jusqu'en 1535 malgré des invitations répétées à revenir soit à Rome soit à Pise. Sa production littéraire, commencée dès 1495, est très abondante; il a en particulier commenté presque toutes les cEuvres d'Aristote où il fait constamment référence aux commentaires d'Avermès, dont il publie d'ailleurs certains textes. Dans son De Ccelo, il a des notafions importantes concernant l'impetus. [L, DSB]
A26 tECOLAMPADE, Jean (1482-1531), est né à Weinsberg en Franconie, d'une famille originaire de Bâle. Son nom allemand était Hausschein qui signifie 'lumière de la maison', d'ot1 son nom grécisé. Après un curriculum classique en diverses universités allemandes, il alla étudier le grec à Stuttgart avec Reuchlin, et l'hébreu. Il exerçait le ministère à Weinsberg lorsqu'on le fait venir en 1515 à Bâle où il se lie avec Erasme qu'il aide pour l'édition de ses Notes sur le Nouveau
390 Testament. Il entre dans l'ordre de Sainte-Brigitte et prononce des voeux. Mais, imprégné des idées nouvelles, il en sort pour finalement aller à Bâle où il obtient une chaire de théologie et combat avec succès pour la Réforme. Erasme le critiquera lors de son mariage. Il sera le lieutenant de Zwingle contre Luther. On a de lui des commentaires sur plusieurs livres de l'Ancien et du Nouveau Testament. [U]
A16 OLYMPIODORE (première moitié du VI` siècle) était diacre à Alexandrie. Il a des commentaires sur les Proverbes, l'Ecclésiaste, Jérémie, Baruch et Saint Luc. Celui sur Job ne serait pas entièrement de lui. [DTC]
Bi72 OREGIO, Augustin (1577-1635), est né à Santa-Sofia en Emilie, de famille modeste. A 17 ans, il est envoyé à Rome suivre les cours du Collège Romain. Il termine brillamment ses études, obtenant le même jour doctorats en philosophie, en théologie et en l'un et l'autre droit. Ordonné prêtre, il entre rapidement au service du cardinal Maffeo Barberini qui se l'attache comme théologien alors qu'il est légat à Bologne (1611-1614). Quand celui-ci devient pape sous le nom d'Urbain VIII, il le gazde à ses côtés. Il devient Consulteur du Saint-Office au moins en 1628 et Cazdinal Inquisiteur dès son accession au cardinalat en novembre 1633. Nommé alors azchevéque de Bénévent, il quittera Rome en janvier 1635 pour rejoindre son diocèse où il mourra quelques mois après. A part son traité sur l'immortalité de l'âme chez Aristote, ses couvres sont spécifiquement théologiques. Il a été l'un des membres de la Commission créée par Urbain VIII pour examiner le Dialogo de Galilée. [U, DTC, Moroni]
B4 ORESME, Nicolas (c.1320-1382), est né près de Caen. On sait peu de choses sur sa famille, sinon que d'autres Oresme ont appartenu à l'université de Paris. Lui-même a sans doute été l'élève de Buridan dans les années 40. Il est maître en théologie en 1355 et devient Grand-Maure du Collège de Navarre en 1356. Il laisse cette charge en 1362 après avoir été nommé chanoine, puis doyen de la cathédrale à Rouen où il réside principalement jusqu'en 1369. Il revient alors à Paris où, à la requête de Charles V, il traduit en français des textes d'Aristote. Nommé év@que de Lisieux en 1377, il n'y résidera qu'à partir de 1380. Il est le plus remarquable des physiciens et mathémati- ciens de l'Ecole Parisienne au XIV` siècle. Sa méthode graphique fut utile à la fois pour la cinématique et la notion de fonction, puis plus tard pour le développement de la géométrie. [DSB, Pedersen]
B115 ORIGANUS, David (1558-1628), est probablement originaire de Bohême, et le nom de sa famille était Tost. Il fait ses études à Breslau et à Francfort-sur-Oder; il obtient dans cette dernière ville une chaire de langue grecque puis de mathématiques. Il est d'abord un astrologue, mais il a compétence dans les calculs astronomiques. Il correspond à ce propos avec Kepler et est souvent cité dans les textes astronomiques de l'époque. [Al]
A48 OSIANDER, André (1562-1617), fils aîné de Lucas Osiander, est né à Blauberen. Adolescent, il s'intéressait aux mathématiques et surtout à l'astronomie. Destiné à la théologie, il étudie à Ttibingen et devient en 1582 répétiteur au séminaire de théologie. Curé à Güglingen en 1586, il est dès 1590 prédicateur officiel, en même temps que son père, à la cour de Stuttgart. Il prend part aux Conférences de Bâle (1589) et Ratisbonne (1601). Ses écrits théologiques concernent surtout
391 les domaines de l'exégèse et de la controverse. Il écartera des invitations lui venant de Leipzig, Rostock ou Iéna. [Al]
A42 OSIANDER, Lucas (1534-1604), est né à Nuremberg d'André Osiander, célèbre pour avoir supervisé la première édition du De Revolutionibus de Copernic et y avoir ajouté en son début le fameux Avis au lecteur anonyme. Il suit son père à Koenigsberg en 1549, puis vient en 1553 dans le Wurtemberg pour une raison inconnue. Dès 1555, il reçoit une fonction ecclésiastique à Groppingen puis à Blaubeuren. II deviendra en 1567 prédicateur officiel à la cour de Stuttgart et membre du Consistoire. Son activité fut décisive pour l'implantation de la Réforme en Allemagne; ainsi il participe à l'élaboration de la Confession d'Augsbourg. Jusqu'à la mort du prince Louis en 1593, il sera son conseiller favori. Il aura ensuite quelques difficultés et est envoyé à Stuttgart. Il s'opposera violemment, par haine de la papauté, à la réforme du calendrier — en partie d'ailleurs parce qu'il croit à une fin du monde proche —. Son oeuvre d'exégète est considérable, portant sur tous les livres de la Bible. En plus de quelques autres ouvrages théologiques, il a une histoire de l'Eglise en plusieurs volumes dont la fin sera publiée après sa mort. [Al]
A36 OSORIO, Jér8me (1506-1580), est né à Lisbonne. Il appartient à une famille illustre et est envoyé à 13 ans à Salamanque étudier le grec et le latin. En 1525, il est à Paris pour la philosophie, mais y reste peu de temps et va à Bologne suivre des leçons d'hébreu et d'Écriture Sainte. Revenu au Portugal, il est chargé par le roi d'un cours d'Écriture Sainte. Ordonné prêtre peu après, il est nommé curé d'une paroisse, mais le cardinal Henri, frère du roi et évêque d'Evora, en fait son archidiacre. Puis il devient évêque de Silves. A plusieurs reprises, il a une action politique pacificatrice dans son pays. En plus de ses commentaires d'Écriture Sainte, on a de lui des ouvrages historiques et un traité De Religione qui connut un grand succès. [C1, DB]
B216 OVIEDO, François DE (1602-1651), est né à Madrid. Il entre chez les jésuites en 1618 et enseigne d'abord les humanités, puis la philosophie pendant cinq ans à Oropesa et Alcala. Il est ensuite professeur de théologie morale pendant deux ans à Madrid, et de théologie scolastique à Murcia et à Alcala pendant cinq ans. Il mourra à Madrid. [S, L]
B169 OZANAM, Jacques (1640-1717), est né à Bouligneux (Bresse) d'une famille juive convertie au catholicisme. Engagé par son père vers une carrière ecclésiastique, il abandonne cette voie à la mort de son pore et s'adonne aux mathématiques. Il les enseigne d'abord à Lyon, puis à Paris od il vit pauvrement des leçons qu'il donne. Il a une couvre considérable consistant surtout en ouvrages de vulgarisation et de référence; il peut être considéré comme un mathématicien de premier ordre à son époque. (DSB]
B256 PAGAN, Blaise-François DE (1604-1665), est né en Avignon et lire son origine d'une famille patricienne de Naples établie en 1552 dans le Comtat Venaissin. Attiré à la cour par le connétable de Luynes, il mène d'abord une carrière militaire. Louis XIII le choisit en 1633 pour établir le plan du siège de Nancy et, en 1642,1'envoie au Portugal avec le grade de mazéchal de camp. De retour à Paris en 1643, il s'adonne à l'étude des mathématiques ainsi qu'à la géographie et à l'histoire; il sera en autre le maître de Vauban. Sa maison à Paris était un lieu de rendez-vous des savants. [U']
392 B281 PARDIES, Ignace-Gaston (1636-1673), est né à Pau; son përe est conseiller du roi au Parlement de Navarre, TrBs lié avec les jésuites, il envoie son fils dans leur collège de Pau, et celui-ci entre dans la Compagnie en 1652. Il enseigne les humanités de 1656 à 1660 à Bordeaux, puis achève sa formation (1665). Il enseigne alors la philosophie et les mathématiques à la Rochelle (1666-68), à Bordeaux (1668-70), au Collège de Clermont à Paris (1670-73) od il meurt prématurément à Pâques en visitant des malades. Mort trop jeune, il n'a pas donné sa mesure qui était grande. Ses Éléments de Géométrie (1671} connaîtront onze éditions en France et à l'étranger. Il reste connu surtout à travers sa correspondance avec Newton et Huygens (problèmes d'optique) et sa rencontre avec Leibniz. [DSB]
B238
PASCAL, Blaise (1623-1662)
B88 PATRIZZI, François (1529-1597), est né à Cherso en Istrie. Il étudie à Ingolstadt puis à Padoue (1547-1554) et enfin à Venise. Au service de personnages de la noblesse, ii voyage en Crrèce et en Espagne. Il vit pendant un moment à Modane et à Ferrare otl il est, en 1577, nommé à une chaire de philosophie platonique. C'est de là que le pape Clément VIII l'appelle en 1592 à Rome pour y donner ce même enseignement. Son influence sur l'histoire des sciences tient à sa conception de l'espace, telle qu'elle sera développée au XVII` siècle avec son aboutissement chez un Newton. [DSB]
B97 PAZMANI, Pierre (1570-1637), est né à Vazazdin en Hongrie (actuellement Yougoslavie) d'une famille noble. Élevé dans la religion calviniste, il se convertit à 13 ans au catholicisme sous l'influence de la seconde femme de son père et est élevé chez les jésuites à Klausenburg. II entre dans la Compagnie en 1587. Il fait sa philosophie à Vienne de 1589 à 1592, puis sa théologie à Rome de 1592 à 1596 od il rencontre Clavius. II enseigne de 1597 à 1607 philosophie et théologie à Gratz. Remarqué paz l'évêque de Gratz, siège primatial, qui se l'attache comme théologien en 1607, il lui succédera en 1616 après avoir quitté la Compagnie à la suite de difficultés avec ses supérieurs. Primat de Hongrie, puis cardinal, il aura une influence considérable pour un retour de la Hongrie au catholicisme. Les ouvrages publiés de son vivant en latin et en hongrois sont nombreux et concernent surtout une lutte contre le protestantisme. [DTC]
A30 PELLIKANS, Conrad (1478-1556), est né à Ruffach en Alsace. Ses premières études sont entravées par une atteinte de la peste dont il guérit cependant. Il passe l'année 1491 auprès d'un oncle, recteur de l'université de Heidelberg, mais ne peut poursuivre faute d'argent et rentre à Ruffach. Il entre chez les franciscains en 1493 et est envoyé à Bâle faire sa théologie, puis à Tübingen oil il suit des cours de philosophie et de mathématiques. En 1499, il apprend l'hébreu auprès d'un franciscain d'origine juive; il en acquiert avec, en outre, l'aide de Reuchlin une maîtrise très grande. Ordonné prêtre en 1501, il enseigne, dans le couvent de Bâle, la théologie, la philosophie et l'astronomie. Il remplit dans son ordre des charges importantes. Vers 1520, il découvre les idées de Luther auxquelles il adhère sans se déclarer ouvertement. Zwingle, en 1526, l'appelle à Zurich pour occuper la chaire d'hébreu. C'est alors qu'il quitte son ordre et se marie, perdant ainsi l'amitié d'Erasme. Il mourra à Zurich. II a participé à une édition des oeuvres d'Augustin. Ses autres publications sont scripturaires, dont un commentaire de la Bible qui a de la valeur. [U]
393 A2 A101 B48 PEREIRA, Benoît (1535-1610), est né à Valence et entre chez les jésuites en 1552. Il est envoyé au Collège Romain, nouvellement fondé, en 1553, et un enseignement lui y est confié dés 1556, d'abord les lettres puis, en 1558, la philosophie et, en 1567, la théologie jusqu'à sa mort: une carrière exceptionnelle en vérité, manifestant peut-être à la fois le manque de professeurs ù la naissance du Collège Romain mais aussi la stature hors pair de cet homme dont les ceuvres philosophiques, théologiques et exégétiques seront sans cesse rééditées. Son De Communibus qui affirme en particulier que les démonstrations mathématiques n'ont pas une certitude rigoureuse l'oppose à son collègue Clavius. Son traité contre l'astrologie sera un classique. Les fameuses Règles du prologue de son commentaire de la Genèse seront prises en compte par les coperniciens, dont Galilée. [S, L, DTC, DSBJ
B201
PERSON, David (?), Nous n'avons pu trouver aucune information biographique sur cet auteur; la page de titre de ce qui est peut-être son unique ouvrage mentionne qu'il est originaire d'Ecosse.
B276 PETIT, Pierre (c.1598-1677), est né à Montluçon. Son père était 'Contrôleur de l'Election' — une 'Election' est une circonscription administrative de l'Ancien Régime, recouvrant à peu prés les diocèses, et le contrôleur s'occupait de certains impôts —, et Pierre Petit succède d'abord à son père. Mais il vend rapidement cette charge et vient à Paris en 1633 où sa réputation l'avait précédé. Richelieu le nomme Commissaire provincial de l'artillerie; il sera en 1649 Intendant général des fortifications. Il entre tôt dans le groupe qui entoure Mersenne. Ses instruments astronomiques sont parmi les meilleurs de Paris, et il invente le micromètre à fil. Il participe aux expériences de Pascal sur le vide. Il est en correspondance constante avec Oldenburg et sera membre de la Royal Society en 1677. [U, DSB]
B36 PEUCER, Gaspard (1525-]602), est né à Bantzen, dans la Lusace. Fils d'un artisan aisé, il fréquente dès l'âge de 15 ans l'université de Wittenberg où il demeure chez Melanchthon dont il épousera la fille. II étudie la philosophie et la théologie, mais surtout la médecine et les mathé- matiques; il a pour professeurs Rheticus et Reinhold. En 1554, il est nommé professeur de mathématiques et, en 1559, de médecine; il remplace Melanchthon comme recteur en 1560. Il gagne la faveur de l'Electeur de Saxe mais son combat pour faire triompher la tendance protestante de Melanchthon, le philippisme, lui attire des ennuis et il est emprisonné en 1574. Il ne sera relâché qu'en 1586 aprés une dure captivité. Il mourra à Dessau. En plus de quelques oeuvres théologiques et de l'édition des oeuvres de Melanchthon, il a à son actif plusieurs ouvrages en astronomie et en médecine. [U']
BS PEURBACH, Georges (1423-1461), est né dans la Haute-Autriche. Il étudie à l'université de Vienne de 1446 à 1453 où il acquiert la maîtrise 8s arts et est agrégé à la faculté des arts. il a séjourné avant 1453 en Allemagne, en France et en Italie et a alors déjà acquis une réputation européenne. Sa Theoricæ novæ planetarum, indéfiniment rééditée aux XVI` et XVII` siècles, était achevée en 1454; Regiomontanus, son élève depuis cette époque, l'éditera en 1474. Son Epitome Almagesti Ptolemæi et ses Tabulæ Eclipsium feront référence jusqu'à Tycho Brahe et Kepler. Lors de la visite du cardinal Bessarion à Vienne en 1460, lequel possédait de nombreux manuscrits grecs, des plans furent faits pour une visite de Peurbach en Italie afin d'établir une nouvelle traduction valable de l'Almageste de Ptolémée. Sa mort prématurée à Vienne l'empêcha
394 d'accomplir cette tâche. Il est incontestablement àl'origine du renouveau de l'astronomie moderne. [DSB]
B50 PHII,ALTEUS, Lucillo (c.1510-1578), est né à Brescia, u étudie à Venise, puis à Padoue otl, à l'dge de 17 ans, il aurait traduit le Commentaire de Philopon sur la Physique d'Aristote. Il achève ses études à Bologne ois il est reçu docteur en 1535. u aurait enseigné la philosophie et la médecine à Bologne et à Naples. II est certainement professeur de médecine à Pavie en 1546, et de philosophie de 1558 à 1563. Il est alors emprisonné par l'Inquisition et reprend ses leçons en 1565, puis accepte une chaire à l'université de Turin, où il meurt. Il est l'éditeur de textes d'Alexandre d'Aphrodise, de Philopon, de Simplicius ... [U', L]
A15 PHILIPPE (V` siècle). De cet auteur présumé d'un commentaire de Job, lequel cependant était souvent encore attribué à Jérôme aux XVI` et XVII` siècles, nous savons seulement ce qu'en dit Gennade (494) dans son De Viris Illustribus: Kle prêtre Philippe, excellent disciple de Saint Jérôme, composa sur le livre de Job, dans un style sobre, un commentaire qu'il édita ...; il est mort sous le règne de Marcien (457) et d'Avit (456)». De ce commentaire de Job, il existe trois traditions manuscrites dont une est éditée par Erasme en 1516 sous le nom de 7érôme, et une autre par Sichard en 1527 sous le nom de Philippe; la troisième circulait sous le nom de Bède. La plus ancienne citation du commentaire se trouve chez Fauste de Rietz (vers 500), ce qui en atteste l'ancienneté. [Fransen]
B23 PICCOLOMINI, Alexandre (1508-1578), est né à Sienne; Pie II (1458-1464) était son oncle. u fit ses études à Sienne, Ayant un goflt très vif pour l'étude, il acquit de grandes connaissances non seulement en hébreu, en grec et en latin, mais en théologie, en jurisprudence, en philosophie et en mathématiques. En 1540, il part pour Padoue enseigner la philosophie morale. Il passera sept ans à Rome et retournera à Sienne dans sa vieillesse. Il avait embrassé l'état ecclésiastique et Grégoire XIII le nommera coadjuteur de l'évêque de Sienne qui lui survivra. Ses couvres, nombreuses, portent sur les sujets les plus divers. Fait exceptionnel à l'époque, la plupart de ses couvres sont en italien, dont sa De la sfera ded mondo. Sa réputation fut grande à son époque. [U]
A46 A104 PINEDA, Jean DE (1557-1637), est né à Séville. Il entre chez les jésuites en 1572. Il enseigne d'abord la philosophie pendant cinq ans, puis, à partir de 1591, il est lecteur d'Écriture Sainte à Cordoue, Séville et Madrid pendant dix-huit ans. Nommé consulteur de l'Inquisition Espagnole, il sera chazgé avec le P, Deza d'établir un catalogue de livres prohibés (1612). Il exercera longtemps la charge de supérieur. Les éditions multiples qu'ont eues certains de ses commentaires de l'Écriture témoignent de l'estime dont ils furent l'objet à l'époque. [S, U, DB]
B9 PIROVANO, Gabriel (?-1512), est un médecin de Milan. Son oeuvre unique semble être cette Defensio astronomice, probablement écrite à la suite des attaques de Pic de la Mirandole contre l'astrologie. La seule indication que l'on ait sur son âge est qu'il fut grandement impressionné par une comète en 1472. [Thorndike]
395 A51 PISCATOR, Jean (1546-1625), est né à Strasbourg ot1 il fait ses premières études qu'il achève à Tübingen. Il est alors nommé professeur de théologie à Strasbourg, mais est bientôt congédié sous l'influence de Marbach qui le soupçonne de zwinglianisme. Il part alors pour Heidelberg (1574- 1577) od il obtient une chaire grâce à la protection du duc de Wittgenstein. Puis il devient précepteur du cils du comte Jean de Dillenburg. Après un séjour à Nenstadt et à Mors oh il est co-recteur du gymnase, il est professeur de théologie à l'école de Herborn (1584) récemment fondée par le comte Jean et y restera jusqu'à sa mort; il en sera plusieurs fois recteur. Son principal champ d'activité est l'exégèse oil il acquiert une grande réputation à travers ses commentaires de tous les livres de la Bible. Sa traduction de la Bible en allemand sera longuement utilisée dans le canton de Beme et ailleurs. Il a aussi quelques oeuvres en théologie et en philosophie; en ce dernier domaine, il est disciple de Ramus. [Al]
B231 POLACCO, Georges (?). Nous n'avons pu trouver pour cet auteur qu'une brève information où il est dit avoir été confesseur d'un monastère attenant à l'église Sainte-Lucie. Nous ne pouvons assurer qu'il s'agit de notre auteur. [Moroni, à l'article 'Venise', p. 40]
B226 PONCIUS, Jean (c.1599-1661), originaire d'Irlande, entre jeune au couvent des frères mineurs irlandais de Louvain. Il étudie la philosophie à Cologne, puis la théologie à Louvain. Il achève celle-ci à partir de 1625 au Collège Saint-Isidore àRome —fondé pour les franciscains irlandais —, od il enseigne ensuite philosophie et théologie. Il sera recteur de ce Collège en 1630. De 1633 à 1639, il collabore avec Wadding à l'édition des oeuvres de Duns Scot. En 1647, il est à Lyon pour enseigner la théologie. Puis, de 1648 jusqu'à sa mort, il enseigne dans le grand couvent de son ordre à Pans. De l'assentiment de tous les historiens, Pondus est un des meilleurs interprètes de Duns Scot. Dans une controverse avec Mastrius (B215), celui-ci reconnaîtra la valeur de ses arguments. [DTC —sous le nom de Ponce —, L —qui lui adjoint le nom de Punch —]
B129 PURCHAS, Samuel (c.1575-1626), est né dans l'Essex. Il fait ses études au Saint-John's College d'Oxford et entre dans les Ordres. Il dessert diverses paroisses de 1601 à 1614. Il entre alors comme attaché dans la maison de l'azchevêque de Canterbury et le reste jusqu'à sa mort. Il n'est qu'un compilateur et la manière dont il utilise des journaux de voyage récents (certains ont été conservés et permettent une comparaison) n'est pas toujours critique. Son érudition reste grande, telle que la manifestent les citations nombreuses qu'il fait. [BrJ
B49 RABELAIS, François (1494-1553), est né près de Chinon. Entré chez les franciscains à 16 ans, il est ordonné prétre, puis passe chez les bénédictins vers 1525 pour finalement quitter les ordres réguliers et devenir chanoine. Il entreprend alors des études de médecine à Paris et Montpellier, puis à Lyon od il pratique la médecine àl'Hôtel-Dieu. Il retourne à Montpellier en 1535 et acquiert le titre de docteur en 1537. De 1540 à 1543, il est au service de Guillaume du Bellay; il est un moment médecin à Metz, puis rejoint le cardinal Jean du Bellay {1547) qui obtient pour lui la cure de Meudon od il mourra. Ambroise Paré fera référence à certains de ses travaux. [DSB]
B52
RAMUS, Pierre (1515-1572), est né dans le Vermandois. Il entre au Collège de Navarre en 1527 oa il fait de brillantes études et est maître ès arts en 1536. Il enseigne alors dans divers collèges
396 et entame un programme anti-aristotélicien de réforme de l'éducation. Interdit d'enseignement, il se tourne vers la rhétorique et les mathématiques. Cependant il devient en 1545 principal du Collège de Presles; Henri II lève en 1547 l'interdiction qui le frappait et il est nommé professeur de mathématiques au Collège Royal en 1551. IL continue à eeuvrer pour une réforme de l'éducation, mais son passage au calvinisme en 1562 rend sa position intenable. En 1568-1570, il visite la Suisse et l'Allemagne où il reçoit un accueil triomphal. Son eeuvre, à caractère surtout pédagogique, aura une influence considérable, surtout hors de France (on parlera de ramisme)> et sera sans cesse rééditée. Sa Dialectique aurait eu une centaine d'éditions. [DSB]
B81 RANTZAU, Henri (1526-1598), d'une grande famille allemande, fut élevé à la cour d'Adolphe, duc de Holstein, et il étudia à Wittenberg; il passe sept années auprès de Charles-Quint, l'accompagne au siège de Metz et devient gouverneur du Holstein. Extrêmement riche, au point de prêter des sommes aux princes et aux rois, il joue un r&le de mécène en littérature. Très versé dans l'astrologie, son nom apparaît fréquemment dans la correspondance de Tycho Brahe. [U]
B211 RAVENSBERGER, Jacques (1615-1650), est né à GrBningen. Il est inscrit à l'université de cette ville en 1632, où il a pour professeur N. Muler et acquiert la maîtrise en 1639. Nommé professeur extraordinaire de mathématiques en 1640, il s'oppose alors à Regius sur le problème de la circulation sanguine. Il devient professeur ordinaire en 1644, puis va enseigner, en 1648, la physique à Amsterdam. Ses dissertations sur l'âme et sur Dieu lui valent des difficultés et une accusation d'athéisme, tandis que Voët le considère comme étant un philosophe subtil et un théologien de valeur, mais il meurt prématurément à Utrecht. [Al]
B41 RECORDE, Robert (1510-1558), est né dans le Pembrokeshire, Il obtient le Baccalauréat à Oxford en 1531 et est élu fellow de All Souls's College. Puis il va à Cambridge et reçoit le doctorat en médecine en 1545. Il aurait enseigné les mathématiques et à Oxford et à Cambridge. En 1547, il est à Londres où il pratique la médecine. Puis il sera en charge de la monnaie à Bristol en 1549 et ensuite en Irlande. En liaison avec les troubles politiques de l'époque, il connaîtra des difficultés et la prison à la fin de 1549. n est envoyé en Irlande pour s'occuper des mines, et de nouveau de la monnaie à Dublin d'où il est rappelé en 1553. Il connaîtra une nouvelle fois la prison en 1557 et y mourra. II est considérë comme le fondateur de l'école anglaise de mathé- matiques; son oeuvre, très populaire en Grande Bretagne, eut peu d'échos à l'étranger pazce qu'écrite en anglais. Elle anticipe, en quelque manière, l'anti-aristotélisme de Ramus. [DSB]
B7 REGIOMONTANUS, Jean (1436-1476), est né à Koenigsberg; il vient étudier à Vienne en 1450, est bachelier en 1452 et doit attendre l'âge de 21 ans pour recevoir le grade de maître. Il est alors agrégé à la faculté et devient l'assistant et collègue de Peurbach (voir cette notice). Il accompagne le cazdinal Bessarion lors de son retour en Italie (1461), acquiert avec lui une grande maîtrise du grec et prépare une édition des oeuvres astronomique et géographique de Ptolémée; elles ne paraîtront qu'après sa mort. Par contre il éditera la Théorie des Planètes de Peurbach. En 1464, il commente à Padoue des textes de Al-Fazgani, astronome arabe du IX° siècle. De 1467 à 1471, il est en Hongrie à Buda, capitale du royaume, puis s'installe à Nuremberg. Il serait ensuite revenu à Rome où il meurt probablement de la peste. Son oeuvre, indissociable de celle de Peurbach, est fondatrice de l'astronomie moderne; il a également une contribution originale en trigonométrie. [DSB]
397 B311 RÉGIS, Pierre Sylvain (1632-1707), est né dans la province d'Agen. Il étudie d'abord à Cahors au collège des jésuites, puis vient faire sa théologie à la Sorbonne, sa famille le destinant à l'état ecclésiastique. Mais, après avoir fait la connaissance de Rohault, il devient un fervent cartésien. Il est envoyé en 1665 à Toulouse pour enseigner la philosophie cartésienne et y obtient un grand succès; il en sera de même ensuite à Montpellier. De retour à Pans en 1680, il y continue les conférences de Rohault, de nouveau avec un tel succès que l'azchevêque s'en inquiète et lui enjoint de les interrompre. Il entrera à l'Académie des Sciences en 1699, mais n'aura que peu de part à ses travaux par suite d'une santé déficiente. Son traité de philosophie de 1690 sera critiqué paz Du Hamel, auquel il répondra par une Réponse aux réflexions critiques de M. Du Hamel. Il polémiquera aussi avec Malebranche et contre Spinoza. Son système de philosophie présente des divergences originales paz rapport ~ d'autres systèmes cartésiens de l'époque. [U']
B235 REGIUS, Henri (1598-1679), est né à Utrecht od il étudia la médecine et acquit le titre de docteur; il commença ensuite par y exercer sa profession; son habileté lui valut, en 1638, une chaire qu'il occupa jusqu'à sa mort. Depuis 1635, il est devenu un fervent de Descartes et fait soutenir par ses étudiants des thèses cartésiennes, ce qui lui attire en 1642 une censure de l'université. Dans son premier livre de 1646, il vulgarise les Principea Philosophiæ de Descartes, mais y inclut des compléments sur les relations âme-corps que Descartes lui avait communiqués, ce qui irrite Descartes qui le prendra à parti dans l'édition française des Principes en 1647. Regius récidivera dans son second ouvrage, lequel n'est qu'une réédition, mais complétée, du premier. [U, Adam et Milhaud]
B318 REGNAULT, Noël (1683-1762), est né à Anas. Il entre chez les jésuites en 1702. Il occupe la chaire de mathématiques du Collège de Clermont à Pans de 1735 à 1752 et y restera jusqu'à sa mort. Partisan zélé de Descartes, il aurait contribué, en particulier par ses Entretiens Physiques, à répandre en France le gorlt de la physique. [U]
B33 REINHOLD, Erasme (1511-1553), est né à Saalfeld oil son père était secrétaire de l'Abbé du monastère. Il est étudiant à Wittenberg en 1530 et, en 1536, Melanchthon le nomme professeur de mathématiques supérieures. Il sera recteur en 1542-1550; il fuùa la peste en 1552, mais mourra à Saalfeld. Les manuels d'astronomie qu'il éditera (Peurbach, Ptolémée) connaîtront une grande vogue. II est un calculateur de premier ordre et considérera avec intérêt le système de Copernic en tant qu'il élimine l'équant, mais ne l'acceptera que comme moyen de calcul; ainsi dans les célèbres Tables Pruténiques. Il est possible que Tycho Brahe, en étudiant en 1575 à Saalfeld les nombreuses notes manuscrites de l'exemplaùe du De Revolutionibus de Reinhold concernant divers arrangements des cercles planétaires, y ait trouvé inspiration pour son propre système. [DSB]
B8 REISCH, Grégoire (c.1470-1525), est né à Batingen dans le Wurtemberg. Il entre à l'université de Fribourg-en-Brisgau en 1487 et acquiert la maîtrise ès arts en 1489. En 1494, il va à l'université d'Ingolstadt puis entre vers 1496 à la Chartreuse de Fribourg dont il est le prieur de 1503 à 1525. La Margarita Philosophica, encyclopédie concernant les Arts Libéraux, est à peu près certainement achevée avant son entrée à la Chartreuse; elle constitue sa seule ceuvre. Ses rééditions au long du XVI` siècle manifestent que cet ouvrage eût de l'influence. [L]
398 B191 RENAUDOT, Théophraste (1584-1653), est né à Loudun; il vient jeune à Pans et commence à apprendre la médecine chez un chirurgien. En 1606, il se rend à Montpellier où il est reçu docteur en médecine en trois mois. Il voyage plusieurs années pour se perfectionner, puis revient exercer à Loudun où sa réputation se répand dans tout le Poitou. Revenu à Paris, Richelieu lui confie diverses charges dont, en particulier, la fondation de la Gazette de France qu'il dirigera jusqu'à sa mort. Ce journal, où Richelieu et Louis XIII lui-même écrivaient parfois sans signer, était donc sous la dépendance du pouvoir en place. (U]
B234 RHEITA, Antoine-Marie SITYRLEUS DE (c.1597-1660), est né en Bohême. On sait peu de choses de sa jeunesse, sinon qu'il entre chez les capucins et est ordonné prêtre. Sans doute quitte- t-il la Bohême pendant la Guerre de Trente Ans, et on le retrouve à Trèves où, théologien et prédicateur, il est confesseur de l'archevêque. Il sera appelé à Rome paz le supérieur général de son ordre et mourra à Ravenne. Il s'occupe activement d'astronomie. En 1643, il publie un ouvrage annonçant une découverte de nouveaux satellites de Jupiter, qui se révélera erronée. Cependant il est gratifié d'une amélioration du télescope et on lui doit en particulier les termes techniques 'objectif' et 'oculaire'. [U, DSB]
B25 RHETICUS, Georges-Joachim (1514-1574), est né à Feldkirch en Autriche d'un père médecin qui fut mis à mort pour sorcellerie en 1528. Il avait commencé ses études avec son père; il les continue à Zurich après 1528 et y rencontre Paracelse. En 1532, il est à Wittenberg où il acquiert la maîtrise ès arts en 1536. II devient alors professeur d'arithmétique et géométrie. En 1538, il prend un congé pour visiter des astronomes (Apian, Schtiner, ...) et va finalement en 1539 à Frauenburg pour rencontrer Copernic. Il y êcrit en quelques mois sa Narratlo Prima (1540) qui précédera de trois ans le De Revolutionibus. De retour à Wittenberg en 1541, il est élu doyen de la faculté des arts, C'est alors qu'il prépare, à partir du De Revolutionibus, son De Lateribus et angudis triangulorum (1542) qui présente des tables trigonométriques nouvelles. En avril 1542, il part pour Nuremberg faire imprimer le De Revolutionibus; mais, nommé professeur à Leipzig, il ne peut en superviser toute l'impression. De 1545 à 1554, sa vie est assez heurtée; il s'installe comme médecin à Cracovie en 1554 où il restera presque jusqu'à sa mort; c'est pendant cette période qu'il prépare de nouvelles tables trigonométriques, encore plus précises, qui seront publiées paz L.V. Otho après sa mort. [DSB]
B109 RIBER, Christian Jean (1567-1642), est né à Copenhague d'un p8re médecin qui a écrit plusieurs livres. Après son baccalauréat, il est assistant de Tycho Brahe à Hven pendant quatre ans. De 1590 à 1601, il voyage souvent à l'étranger comme précepteur. Il acquiert le grade de maître à Copenhague en 1594. Il est professeur de mathématiques en 1603, de grec en 1607, de dialectique en 1608; il donne aussi des cours de théologie. Il fut en outre bibliothécaire de l'université. En 1610, il est nommé archevêque à Aalborg où il terminera sa vie. [Rt3rdam]
B242 RICCIOLI, Jean-Baptiste (1598-1671), est né à Ferrare. Il entre dans la Compagnie de Jésus en 1614. Il enseignera successivement les belles-lettres, la philosophie et la théologie pendant plus de vingt-six ans à Parme et à Bologne, tout en poursuivant privément des recherches en astronomie et en géographie; puis il s'adonnera entièrement à ces disciplines, et cela en collabo- ration étroite pour de nombreuses expëriences avec le P. Grimaldi. Ses talents d'expérimentateur
399 sont exceptionnels, et il est de ceux qui cherchent à vérifier et améliorer toute donnée expérimentale utilisêe. Il a également une connaissance remarquable de tous les textes astrono- miques antérieurs. Selon sa correspondance, malheureusement non éditée, il est en relation avec toute l'Europe savante. Son Almagestum Novum fera date et sera sans cesse cité. Comme géographe, son couvre est également d'importance. [S, DSB]
B10 RICTUS, Augustin (XV`-XVI` siècle), est originaire de Lucques; il aurait été médecin de Paul III et, selon W. Jobst (voir sa Chronologie ..., Francfort, 1556, qui contient une liste des médecins les plus illustres), il aurait été i; l'université de Coimbre sous Jules III (1550-1555). Son De Motu Octavæ Sphæræ, publié d'abord en 1513, impose qu'il soit né au XV` siècle. Il ne semble pas qu'il ait publié d'autres ouvrages. [Thorndike]
B130 RIDLEY, Marc (1560-1624), est né à Stretham, près de Cambridge, od son père était pasteur. n est bachelier ès arts en 1580, et mai^tre en 1584 à Cambridge. IL entre au Collège des Médecins, à Londres, en 1590. Puis il va en Russie comme médecin de la colonie anglaise et devient le médecin du tsaz. A la mort de celui-ci, en 1598, il rentre à Londres otl il s'installe. Il remplit à plusieurs reprises diverses charges au College of Physiciens. Il s'intéresse aux mathématiques et, en particulier, au magnétisme; il a été en relation avec Gilbert. [Br]
B278 RINALDINI, Charles (XVII` siècle), appartient à une vieille famille noble d'Ancône et s'adonne très tôt à la philosophie et à la théologie. II aurait participé à des actions militaires sous Urbain VIII et Innocent X. Mais le Grand-Duc de Toscane le fait venir à Pise comme professeur de philosophie; il remplit cette charge pendant dix ans avant d'être précepteur du cils aîné du Grand- Duc. Ensuite, en 1667, il accède à la chaire de philosophie de Padoue. Ses couvres, surtout mathématiques, pazaissent principalement à partir de cette date, mais il a déjà un livre d'algèbre en 1644. [Patin]
B232 ROBERVAL, Gilles PERSONNE DE (1602-1675), est né près de Senlis; on sait peu de choses de sa jeunesse sinon que ses parents étaient des paysans. S'intéressant très tôt aux mathématiques, il fait lui-même son éducation et gagne sa vie en donnant des leçons privées. Il arrive à Paris en 1628 et entre rapidement dans le cercle de Mersenne. En 1632, il est professeur de philosophie au Collège de Maître Gervais et, en 1634, au Collège Royal, poste qu'il occupera jusqu'à sa mort. Il a peu publié, gardant souvent secrètes ses découvertes. Il obtient cependant des résultats importants dans la géométrie infinitésimale, cinématique (composition des mouvements) et analytique. Il introduit en mécanique la notion de composition des forces et démontre l'équation générale des moments dans un espace à trois dimensions, incluant la notion de travail virtuel. Il introduit également la notion d'attraction universelle. 11 est du côté de Pascal quant au problème du vide, et manifeste des talents exceptionnels d'expérimentateur. [DSB]
B192 ROCCO, Antoine (1586-1653), est né dans les Abruzzes. II étudie la philosophie au Collège Romain; de là, il va à Pérouse, puis finalement à Padoue avec Cremonini. II y obtient le doctorat en philosophie et théologie. Il est ensuite professeur d'éthique pendant vingt-cinq ans à Venise. I1 a publié des ouvrages sur Duns Scot et une paraphrase textuelle de la philosophie naturelle d'Aristote. [L]
400 B294 ROEMER, Olaf (1644-1710), est né à Aarhus d'une famille de petits commerçants. Il va à l'université de Copenhague en 1662 où Erasme Bartholin le remarque, le prend dans sa maison et lui confie l'édition de manuscrits de Tycho Brahe. Quand, en 1671, Picard vient à Copenhague en vue de redéterminer la longitude de Hven par des observations des satellites de Jupiter en liaison avec celles de Cassini à Paris, Roemer est son assistant, et Picard l'emmène avec lui à Paris où il restera neuf ans. C'est alors qu'il apporte la première preuve de la vitesse finie de la lumière, Après une visite de deux ans en Angleterre où il rencontre Newton, il rentre à Copenhague en 1681, devenant alors professeur de mathématiques et astronome royal. Outre maintes fonctions publiques accomplies, il réorganisera l'observatoire et y fera, avec des instru- ments performants, d'excellentes mesures aussi nombreuses que celles de Tycho Brahe. [DSBj
B71 ROESLIN, Elisée (1544-1616), est né dans le Wurtemberg, d'un père médecin, et commence ses études à Stuttgart; il les achève à Tübingen oùrl reçoit le titre de docteur en médecine. Il s'intéresse à l'astronomie et à l'alchimie, en vue de la médecine. Vers 1570, il est engagé comme médecin ordinaire de l'Electeur du Palatinat et, assez rapidement, vient s'installer à Haguenau où il restera pendant vingt-six ans; il ira ensuite à Buchsweiler pour y servir le comte de Hanau. Son traité sur la comète de 1577 attirera l'attention de Tycho, et il sera en relation avec Kepler qui l'estime malgré leurs divergences. [U', Hellmann]
B122 ROFFENI, Jean-Antoine (c.1580-1643), est né à Bologne d'une famille qui aurait compté parmi ses membres un mathématicien célèbre. Il obtient un doctorat en philosophie et en médecine en 1607, et devient lecteur à l'université; il s'applique en particulier à l'astronomie sous la direction de Magini. Il ne semble avoir publié qu'un seul autre ouvrage, le De Laudibus veræ Astrologiæ ..., Bologne, 1614. [Fantuzzi]
B284 ROHAULT, Jacques (1620-1675), est né à Amiens; son père est marchand de vins. Il commence ses études chez les jésuites, puis va rapidement à Paris pour les compléter. Passionné de mécanique pratique, il fréquente les boutiques des artisans pour examiner les machines et commence à enseigner les mathématiques. II entre dans le cercle cartésien animé par Clerselier dont il épousera la fille et, à partir de 1650, ses conférences hebdomadaires de physique sont très suivies. Il cherche à associer les principes cartésiens à l'expérimentation. Il reste attaché à Descartes dans un quasi-refus du vide, et l'une de ses seules contributions originales concerne les phénomènes de capillarité. Le grand succès de son Traité de Physique tient à son habileté à concevoir des expériences. [DSB]
B195 ROSS, Alexandre (1591-1654), est né à Aberdeen et semble avoir été étudiant au King's College de cette ville. En 1641, il dira qu'il a étudié la théologie depuis 1605. Il est d'abord directeur d'une école à Southampton. En 1622, il est nommé aumônier de Charles I, puis devient, en 1642, curé dans l'île de Wight. Il mourra à Bramshill chez Sir A. Herdey. Il a à son acüf une trentaine d'ouvrages en théologie, histoire et philosophie. [Br]
B94
ROTHMANN, Christophe (? -entre 1599 et 1608), est né à Bernburg dans la province d'Anhalt. Il étudie la théologie à Wittenberg et suit des cours d'astronomie et de mathématiques. En 1577,
401 Guillaume IV de Hesse en fait son mathématicien à Kassel pour l'assister dans ses travaux astronomiques. Rothmann prétendra avoir alors découvert la conversion de la multiplication en addition par le moyen de fonctions trigonométriques. En 1590, il est chez Tycho à Hven pendant un mois; de là, il retourne dans sa ville natale où il s'occupe de controverses théologiques. Il est connu pour sa correspondance avec Tycho, antérieure à sa visite. [DSB]
B138
RUBIO, Antoine (1548-1615), est né à Rueda, près de Medina del Campo. u entre chez les
jésuites en 1569. Il a pour professeur le futur cardinal Tolet. I1 part pour le Mexique oil il
enseignera la philosophie au collège de Mexico de 1576 à 1601. Délégué à Rome par les autorités mexicaines, il restera ensuite en Espagne et sera professeur à Alcala oil il mourra. Ses six ouvrages, qui sont tous des commentaires d'Aristote, sont publiés après 1601, et chacun connaîtra de nombreuses rééditions dans la première moitié du XVII` siècle. Il est un penseur original, du niveau de Tolet, Suarez ou Vasquez. [S, L, NCE]
B173 RUTHARD, Gaspard (1594-1638), est né à Eichstadt et entre chez les jésuites en 1612. Il enseignera la grammaire, la rhétorique, la philosophie et la théologie. Il sera aussi recteur de collège. Il meurt à Brisach, alors assiégé par les Français. [S]
B1
SACRO BOSCO, Jean DE {? -entre 1244 et 1256), serait né à Holywood près de Dublin. Il entre chez les augustins et arrive à Paris vers 1220, devenant membre de l'université en 1221; i1 est nommé peu après professeur de mathématiques. Son Liber de Sphæra, basé sur Ptolémée et l'astronomie arabe, est rapidement adopté comme le texte astronomique fondamental à travers toute l'Europe, et sera indéfiniment commenté jusqu'au milieu du XVII` siècle. [DSB]
A57 BANCHEZ, Gaspard (1554-1628), est né en Nouvelle Castille et entre chez les jésuites en 1571. Il enseigne les humanités ~ Oropesa pendant six ans, la rhétorique à Madrid, Huete et Talavera pendant treize ans, la philosophie à Murcie pendant trois ans, la théologie à Alcala pendant quatre ans, puis l'Ecriture Sainte à Murcie et Alcala. De ses dix commentaires sur l'Ecriture — du Nouveau Testament, seul le livre des Actes des ApBtres est traité —, le premier est publié seulement en 1615. Il est considéré comme un bon exégète en son temps. [S, EUI]
B285
SANDERSON, Robert (1587-1663), serait né ~ Rotherham dans le Yorkshire. ll y fait ses pre- mières études, puis est étudiant à Oxford en 1603 et maître ès arts en 1608; il enseigne alors la logique et sera docteur en théologie en 1636. II avait été ordonné en 1611. Il assure le ministère dans diverses paroisses, sera l'un des aum&niers du roi en 1637 et est nommé professeur royal de
théologie à Oxford en 1642. Après diverses péripéties, il deviendra év@que de Lincoln en 1660.
Son Physicæ Scientiæ Compendium est posthume et date sans doute de son premier séjour à Oxford; son Logicæ Amis Compendium de 1618 avait connu de nombreuses éditions. [Br]
B27
SANTBECH, Daniel (XVI` siècle), est un mathématicien de Nimègue qui, en sus de son Problematum astronomicorum..., aréédité une oeuvre de Regiomontanus sur les triangles. [J]
402 B44 SCALIGER, Jules-César (1484-1558), est né à Padoue. Son père s'appelait B. Bordons il était enlumineur de manuscrits et s'intéressait à l'astronomie. Jules-César, élevé prés de Venise, aurait peut-être passé quelques années chez les franciscains. Il eut ensuite une période d'activité militaire, puis étudie à Padoue où il est reçu docteur ès arts en 1519 et poursuit des études de médecine. Il accompagne comme médecin à Agen en 1524 l'évêque Antonio della Rovere; naturalisé français en 1528, il épouse une française. Il acquiert sa première célébrité par une sauvage attaque de la satire d'Erasme contre les cicéroniens, et sa grammaire latine apparai~t révolutionnaire. Son édition de trois traités anciens sur les plantes est remarquable. Il est surtout célèbre par son Exotericarum exercitationum contre Cardan où de nombreux sujets de philosophie naturelle sont abordés, et qui continuera à être lu tout au long du XVII` siècle. Il mourra à Agen. [DSB]
B35 SCHEGK, Jacques (1511-1587), est né à Schomdorf. ~ entre à l'université de Tübingen en 1527 pour étudier la philosophie, y obtient le baccalauréat en 1528 et la maîtrise en 1530. Il poursuit des études en médecine, acquérant le doctorat en 1539, et en théologie. Professeur de philosophie dès 1532, il poursuivra cet enseignement jusqu'en 1577, étant à plusieurs reprises recteur. Il publie en 50 ans plus d'une trentaine d'ouvrages, en majorité des commentaires d'Aristote, et aura des controverses avec Théodore de Bèze et Pierre Ramus. Il est alors l'un des plus éminents représentants de la tradition philosophique aristotélicienne en Allemagne; il est également remarqué par son insistance pour un retour au texte grec d'Aristote. [L, DSB]
B162 SCHEIBLER, Christophe (1585-1653), est fils d'un pasteur de Armsfeld et fait ses études à Marbourg et à Giessen. A 17 ans, il est maître en philosophie. Il est nommé professeur à 17 ans et, à 26 ans, est doyen puis recteur de l'université à Giessen. En 1625, il est nommé directeur de l'Archicollège de Dortmundt et superintendant de la ville et du comté. Il y restera jusqu'à sa mort. Il publiera divers écrits théologiques, plutôt d'actualité polémique. Son auvre philosophique, qui date de la première partie de sa vie, aura beaucoup d'influence en Allemagne — il est anti- ramiste — et sera souvent rééditée, y compris à l'êtranger et en particulier à Oxford. [Al]
B127 SCHEINER, Christophe (1573-1650), est né à Wald en Souabe. Il est êlève des jésuites à Augsbourg et à Landsberg avant d'entrer dans la Compagnie en 1595. En 1600, il étudie la philosophie et les mathématiques à Ingolstadt. De 1603 à 1605, il enseigne les humanités et les mathématiques à Dilligen; il y conçoit le pantographe. Après avoir achevé la théologie, Il est professeur d'hébreu et de mathématiques à Ingolstadt en 1610. C'est alors qu'il observe les taches solaires (1611) et publie ses résultats sous le pseudonyme d'Apelle. En 1616, il est à la cour de Maximilien à Innsbruck et montre alors que le siège de la vision est sur la rétine. Il occupe divers postes jusqu'à son séjour à Rome de 1624 à 1633 où, à la suite de nombreuses observations des taches solaires au Collège Romain, il publie sa Rosa Ursina où il montre en particulier l'inclinaison de l'axe de rotation du Soleil. En 1633 il est à Vienne, puis en 1639 à Neisse {Silésie) où il mourra. [DSB]
B185 SCHICKARD, Guillaume (1592-1635), est né à Herrenberg, près de Tübingen; il étudie à l'université de cette ville et est maître ès arts en 1611; il y poursuit des études de théologie et de langues orientales jusqu'en 1613. II accomplit divers ministères pastoraux dans des villes voisines
403 jusqu'en 1619 0~l il est nommé professeur d'hébreu. Il fait la connaissance de Kepler en 1617, ce qui réveille en lui un intérêt pour les mathématiques et l'astronomie; en 1631, il succédera à Maestlin dans la chaire d'astronomie. Il possède une maîtrise remarquable des langues orientales. D'une habileté manuelle exceptionnelle, il fabrique lui-même des poinçons pour fondre les caractères de ces langues; il propose à Kepler de développer une machine pour le calcul des éphémérides. Il a écrit des traités de mathématiques, d'astronomie, d'optique, de météorologie et de cartographie. II meurt de la peste à Tubingen, laissant inachevés de nombreux travaux. [DSB, U']
ASO SCHMIDT, Sébastien (?-1696), est né à Lamperthein en Alsace d'une famille pauvre. Après avoir terminé ses humanités, il erre pendant des années de Mazbourg à Wittenberg, Koenigsberg, Lubeck et Hambourg sans trouver de possibilités d'étudier. Finalement il va à Bâle otl professe Buxtorf; en trois ans d'un travail sans relâche, il étudie le Talmud et les écrits des rabbins qu'il s'exerce à traduire. Il est alors nommé ministre à Ensheim, mais échange rapidement cette charge contre la place de recteur du gymnase de Lindau pour faire ses études philosophiques. Il est alors appelé à Strasbourg en qualité de professeur de théologie. En 1654, il joignit les fonctions pastorales à cette charge et, en 1667, devint président de l'Assemblée ecclésiastique. Ses travaux d'exégèse lui attirent une réputation européenne et plusieurs universités l'invitent. Il restera à Strasbourg. II aura travaillé quazante ans à une traduction latine de la Bible, qui sera publiée après sa mort. Il a peut-être, en sus, une centaine d'ouvrages théologiques et exégétiques à son actif. [H]
B264 SCHOTT, Gaspazd (1608-1666), est né à Koenigshofen près de Wurzburg. On ne sait rien de son adolescence. Il entre dans 1a Compagnie de Jésus en 1627. Kircher est son professeur à Wurzburg. Obligé de fuir l'invasion suédoise en 1631, il va compléter à Palerme ses études od il enseigne ensuite la théologie, la philosophie et les mathématiques. II est à Rome en 1652 od il retrouve Kircher et collabore avec lui pendant trois ans. Puis il retourne en Allemagne, d'abord à Mayence puis à Wurzburg oil il enseigne les mathématiques et la physique. Il produit alors quelque onze livres (1658-1666) qui sont plus des compilations non toujours critiques que des ceuvres originales, mais qui ont cependant popularisé les travaux des physiciens contemporains. (DSB]
B202 SEMPLE, Hugues (1596-1654), est né à Craigever en Ecosse. Il entre au noviciat des jésuites à Tolède en 1615; il enseigna longtemps les mathématiques et fut recteur du Collage des Ecossais à Madrid où il est mort. En plus de l'ouvrage que nous recensons, il a un traité de mathématiques (1642) qui semble, selon son titre, concerner cette seule discipline au sens moderne du terme, et un Dictionarium Mathematicum resté manuscrit. [S, Br]
A66 SENAULT, Jean-François (1604-1672), est né à Anvers en 1604, son pore étant secrétaire du roi, commis au greffe du parlement de Paris. Il commence ses études à Douai et les poursuit à Paris; Bérulle l'attire en 1618 à l'Oratoire. Il en sort en 1622 pour y revenir en 1628. Pendant quinze ans, il se prépare à la prédication par une étude approfondie de la théologie, de l'Ecriture et des Pères. Sa prédication connais un très grand succès, et d'aucuns cherchent à se procurer ses sermons. Supérieur du séminaire de Saint-Magloire, il apporte beaucoup de soin à la formation des jeunes séminaristes. En 1662, il devient supérieur générai de l'Oratoire; il mourra en charge. On a de lui seulement peu d'ouvrages qui, en sus de son commentaire de Job, sont de piété. [U]
404 B218 SENNERT, Daniel (1572-1637), est né à Breslau; son père était cordonnier. Il entre à l'université de Wittenberg en 1593 et est marre ès arts en 1598. Puis il étudie la médecine pendant trois ans à Leipzig, Iéna et Francfort-sur-Oder. Après un séjour à Bâle, il obtient le doctorat en médecine à Wittenberg en 1601 où il enseigne cette discipline de 1602 jusqu'à sa mort. L'une de ses contributions importantes fut d'introduire la chimie en médecine; il tente de plus d'élaborer une philosophie de la vie, enracinée dans l'aristotélisme. La partie proprement médicale de son oeuvre eut de l'influence en son temps et après. [DSB]
A102 SERARIUS, Nicolas {1555-1609), est né à Rambervilliers dans les Vosges; il commence ses études à Remiremont et les poursuit à Cologne et à Wurtzburg, puis entre dans la Compagnie de Jésus en Allemagne en 1573. Il passera par tous les degrés de l'enseignement avant d'enseigner pendant vingt ans la théologie et l'Ecrituré Sainte à Wurtzburg et à Mayence où il meurt. En sus de ses quatre commentaires sur des livres de l'Ancien Testament —pratiquement l'ensemble des livres historiques —qui le font considérer comme un des meilleurs exégètes de son temps, il a plus de trente autres titres qui sont souvent de controverse anti-protestante, et il a la réputation d'être vigoureux. Il a beaucoup correspondu avec Baronius et on a de lui trois lettres à Kepler. (S, DTC]
B271 SERBELLONIUS, Sigismond (1619-1662), est né à Milan et entre chez les barnabites en 1635 à Monza. Il enseigne d'abord la philosophie à Pavie, et cela soit pour les étudiants de son ordre soit à l'extérieur, puis la théologie les dix dernières années de sa vie avant sa mort prématurée. Sa Philosophia Ticinensis où Ticinensis signifie 'de Pavie' semble être sa seule oeuvre. [Barn]
B248 SHAKERLEY, Jérôme (1626-c. 1655), est në à Halifax. Après une enfance dans le Yorkshire et une visite en Irlande, il s'établit dans le Lancashire vers 1648. Il s'intéresse à l'astronomie dés 1646 et est un autodidacte, fervent de Kepler et de Boulliau, bien que non entièrement détaché des tendances astrologiques cultivées paz son premier protecteur, l'astrologue W. Lilly qui est à Londres. Il est le premier à reconnaître la valeur des travaux de Horrox dont les manuscrits se trouvent chez son bienfaiteur, Ch. Towneley, chez qui il logé. Il prévoit un transit de Mercure en 1651 et il l'observera à Surat en Inde il est parti en 1650, sans doute parce qu'il a alors perdu le patronage de Lilly et non pas seulement pour observer ce phénomène —inobservable d'ailleurs en Europe parce que nocturne —. Il est donc le second à observer un tel transit. En Inde, il a le temps de s'initier à l'astronomie indienne, mais meurt là-bas vers 1655. [DSB]
B123 SIZZI, François (?-1618), est peut-être originaire de Florence. On ne sait rien de lui avant 1610, date à laquelle il apparaît dans la correspondance de Galilée, en liaison avec Horky et Magini. Il est encore à Florence en mars 1611. Puis il va, ou retourne en France, si on suppose que sa famille faisait partie du groupe de florentins qui avaient accompagné Marie de Médicis en 1600. Une lettre à Morandi, de 1613, nous apprend qu'il s'occupe à étudier les taches solaires avec des parisiens et un élève de Viète. Il sera exécuté en 1618 à la suite de l'affaire Concini. [Baldini]
B148 SNELL, Willibrod (1591-1626), est né à Leiden où son père, mathémakicien, avait en particulier publié un Apollonius batavus. Lui-même, passionné paz les mathématiques, essaya à 17 ans de restituer un traité perdu d'Apollonius; à 19 ans, il est capable d'expliquer les premiers livres de
405 l'Almageste de Ptolémée. Il parcourt la France et l'Allemagne, rencontre Kepler. En 1613, il succède à son père dans la chaire de mathématiques de Leiden. Il découvre la vraie loi de la réfraction et mesure un arc de méridien (1617). Sa mort prématurée l'empéchera de donner une nouvelle mesure de l'arc de méridien, beaucoup plus précise. Il s'intéressera aussi au calcul du nombre tt et introduira, pour la navigation, la nation de loxodromie. [DSB]
B243 SOAR$S, François (1605-1659), est né àTorres-Vedras et entre chez les jésuites en 1619. Il enseigne d'abord les humanités et la rhétorique à Lisbonne, puis la philosophie et la théologie à Coimbre et à Evora pendant dix-neuf ans. II fut chancelier et recteur de cette dernière université. Ayant suivi à l'armée ses étudiants pendant la révolution portugaise, il y meurt lors de l'explosion d'une poudrière. En sus de son Cursus philosophicus, on a seulement de lui un gros ouvrage posthume De Virtute et Sacramento Pænitentiæ. [S, DTCJ
B212 SPERLING, Jean (1603-1658), est né à Zeuchfeld en Thuringe. Il commence par étudier la théologie à Wittenberg. Après avoir perdu la main gauche dans une rixe, il fit des études de médecine et de sciences naturelles. Il devient professeur à Wittenberg dans ces disciplines en 1634. Il publia un grand nombre d'opuscules couvrant toutes les branches de ce que nous appellerions physique et biologie. Cependant c'est à la zoologie qu'il s'intéresse plus particuliè- rement; sa Zoologia Physica, publiée peu après sa mort, est importante comme première synthèse malgré des erreurs. Elle sera un point de départ pour les tentatives ultérieures. [Al]
B314 SPOLE, André (1630-1699), est le fils d'un forgeron. Il a fait des études dans diverses universités allemandes avant de revenir à Upsala comme précepteur chez C. Si6blad. II obtient une bourse en 1659 pour faire à Stockholm des études d'artillerie navale et de navigation. De 1664 à 1667, il accompagne de jeunes nobles en Hollande, Angleterre, France et Italie; il passe en particulier deux ans à Paris et, en Italie, rencontre Riccioli pour lequel il gardera une grande estime. Fin 1668, il devient professeur de mathématiques à Lünd où il construit le premier observatoire suédois; en 1679, il sera nommé à Upsala comme professeur de mathématiques, géographie et navigation, chaire qu'il occupera jusqu'à sa mort. [Sd]
B282 STEENSEN, Niels (1638-1686), est né à Copenhague; son père était orfèvre. II entre en 1656 à l'université de Copenhague pour étudier la médecine; il est en particulier l'élève de Th. Bartholin. Il va à Leiden en 1660 et y mène une recherche active, découvrant en particulier le système glandulaire et le système musculaire, De retour à Copenhague où l'université refuse ses services, il va à Paris en 1664, puis à Montpellier, à Pise et à Florence où, en 1667, il se convertit au catholicisme. C'est alors qu'il accomplit un nouveau travail de pionnier en anatomie du cerveau, embryologie et anatomie comparative. Lors de ce séjour à Florence, l'examen d'un fossile le conduit à des découvertes fondamentales en paléontologie, géologie et minéralogie. Après un séjour de deux ans à Copenhague (1672-1674), il retourne à Florence et sera ordonné prêtre puis évêque; il connaîtra pendant le reste de sa vie une activité pastorale importante jusqu'à sa mort à Schwerin, dans le Mecklemburg. [DSB]
A40
STEUCO, Augustin (1496-1549), est né à Gubbio, d'une famille aisée. Il entre chez les chanoines réguliers du Saint-Sauveur en 1513. En 1525, il est envoyé à Venise dans le monastbre de Saint-
406 Antoine de Castello auquel le cardinal Grimani venait de léguer sa riche bibliothèque. Chargé de la conservation de ce dépôt, il refuse toute charge dans l'ordre pour explorer ces richesses. Cependant en 1530, il est prieur à Modène, puis à Gubbio, A cause de sa renommée, Paul III le fait évêque in partibus en 1538 et le destine à être préfet de la bibliothèque vaticane. Il s'y dépense tellement que sa santé chancelle, et il lui faut retourner dans sa ville natale. II meurt à Venise alors qu'il était appelé à siéger au Concile de Trente. Parmi ses travaux, on peut noter un travail étendu sur la Bible où il cherche à montrer que la Vulgate ne s'écarte pas beaucoup du texte hébreu; il ne va pas, en cela, au delà du Pentateuque, mais ce sera aussi l'origine de sa Cosmopeia, commentaire sur la création. Il sera souvent cité sous le nom d'Eugubinus, forme latine de Gubbio. [U]
B87 STEVIN, Simon (1548-c.1620), est né à Bruges, et on a peu d'informations sur sa jeunesse. Il voyage dans le Nord-Est de l'Europe de 1571 à 1577 et vient s'établir à Leiden en 1581; il entre à l'université en 1583. Il n'aura pas de carrière universitaire, mais un certain nombre de fonctions officielles dont, par exemple, celle de précepteur de Maurice de Nassau pour lequel il écrira des opuscules. La plupart de ses oeuvres, multiples, sont d'abord écrites en flamand; il y aborde les mathématiques, la mécanique, l'astronomie, la navigation, la science militaire, les techniques de l'ingénieur, la musique, l'instruction civique, la dialectique, la comptabilité, la géographie, l'architecture. Beaucoup de ses ouvrages sont entièrement originaux, et ceux qui retracent l'état d'une question sont remarquables par la clarté de la présentation. Sa découverte la plus mémorable concerne la loi des plans inclinés, ou concept du parallélogramme des forces. Notons encore qu'il introduit la numérotation décimale. [DSB, Bg]
A18 STRABON (Glossa Ordinaria). Nous rangeons arbitrairement sous le nom de Strabon cette glose de la Bible, notes constituées surtout de centons de Pères de l'Eglise parce qu'elle lui fut longtemps attribuée. Walafrid Strabon vivait au IX` siècle et l'absence de manuscrits antérieurs au XII` siècle a fait abandonner cette attribution. L'hypothèse actuellement considérée comme vraisemblable consisterait à retenir Anselme de Laon, disciple du grand Saint Anselme, et qui dirige au début du XII` siècle l'école de cette ville. Quoi qu'il en soit, cette glose de la Bible connut une grande diffusion. [DTC]
B265 STREETE, Thomas (1612-1689), passe la plus grande partie de sa vie à Londres comme employé à la Régie. Mais il fréquenta le Gresham College et fut en relations avec beaucoup d'astronomes en Angleterre et à l'étranger, les assistant souvent paz des observations d'éclipses, de comètes, de transits. Il était réputé pour la qualité de ses éphémérides. Son Astronomia Carolina de 1661 a servi à Newton, Flamsteed et Halley et fut importante pour la dissémination des lois de Kepler. (DSB]
A39 B51 STRIGEL, Victor (1524-1569), est né en Souabe; son père, médecin, avait étudié avec Melanchthon à Heidelberg. II commence ses études à 14 ans àFribourg-en-Brisgau et va, en 1542, à Wittenberg pour faire philosophie et théologie où, évidemment, il est en contact avec Melanchthon et s' attache à son courant théologique. II est maître en 1544 et donne alors un cours. II doit quitter la région par suite de la guerre, donne des cours à Erfurt en 1547, et est appelé à Iéna par l'entremise de Melanchthon pour y fonder une université qui connut rapidement un grand essor. A la fin des années 50, par suite de ses violences théologiques pour soutenir le courant de
407 Melanchthon, il connaît des difficultés et est emprisonné pendant quelques mois. II put cependant assister au Colloque de Weimar en 1560 et est rétabli dans ses fonctions en 1562. Cependant, parce qu'il ne se sent plus à l'aise, il se réfugie en Saxe dont le Duc l'envoie à Leipzig (1563). Mais en 1567, nouvelles difficultés. II en vient à se déclarer calviniste, et finalement se retrouve à Heidelberg oi7 il meurt à 45 ans. Homme de grande connaissance, ayant une mémoire fabuleuse, très populaire auprès des jeunes, il doit sa célébrité aux polémiques qu'il a suscitées. [Al]
A45 B98 5TUNICA, Jacques A (c.1536-1598), est né à Salamanque et entre chez les augustins en 1550. Il étudie d'abord la philosophie dans le couvent de son ordre à Salamanque, puis de 1555 à 1558 la théologie à Alcala. Il réside quelques années à Valladolid et ensuite fait des études personnelles à Madrid (1568-1572). Il devient alors professeur de théologie à Osuna jusqu'en 1579. Il achève sa vie comme écrivain à Tolède. En plus des deux ouvrages dont nous donnons des extraits, il a un Commentaire sur Zacharie et un De vera Religione. [L]
B301 STURM, jean-Christophe (1635-1703), est né à Hippelstein dans la principauté de Neubourg. Son père étant ruiné par les guerres, il est recueilli par un pasteur qui lui fait faire ses premières études. Il va à l'académie d'Iéna en 1656 et y prend ses degrés avec distinction. Il est en 1660 à Leiden pendant un an. Puis il revient chez son bienfaiteur pour se charger de l'éducation de ses enfants; il reçoit les Ordres et exerce le ministère. Mais on lui obtient en 1669 la chaire de physique et de mathématiques à l'université d'Altdorf qu'il occupera jusqu'à sa mort. On lui devra l'introduction en Allemagne de l'enseignement des mathématiques dans les lycées. Bien qu'il n'ait aucune découverte propre à son actif et qu'il cherche d'autre part à concilier la philosophie d'Aristote et les nouveaux courants de pensée, ses cours très suivis auraient contribué à répandre le goût des expériences. [U]
B92 SUAREZ, François (1548-1617), est né à Grenade. Son père est avocat. Il commence par étudier le droit canonique à l'université de Salamanque, mais entre dans la Compagnie de Jésus en 1564. Après un début difficile, il enseigne de 1571 à 1580, surtout à Valladolid, et rédige alors de nombreux cours qui formeront la substance d'ouvrages ultérieurs. Il est au Collège Romain de 1580 à 1585, mais sa santé l' oblige à retourner en Espagne. Il enseigne à Alcata pendant trois ans, puis retourne à Salamanque. Il est enfin professeur à Coimbre à partir de 1597. Il mourra lors d'un séjour à Lisbonne. En particulier, les Disputationes Metaphysicæ (1597) auront un retentissement considérable. (DTC]
B203 SWAN, Jean (?-1671), est maître ès arts de l'université de Cambridge en 1629, et ordonné cette même année. Les quelques couvres qu'il a publiées selon le catalogue de la British Library permettent d'estimer qu'il est un ecclésiastique qui s'est intéressé à l'astronomie en vue d'écrire son Speculum Mundi, commentaire des premiers jours de la création. [Venn et Venn]
B279 TACQUET, André (1612-1660), est né à Anvers; son père était marchand et il est orphelin de bonne heure. Elevé au collège des jésuites d'Anvers, il entre dans la Compagnie en 1629. Il étudie en particulier à Louvain et a comme mai^tre un disciple de Grégoire de Saint-Vincent. Puis il enseigne dans divers collèges, achève sa formation et, ensuite, enseigne les mathématiques à Louvain et à Anvers. Son Cylindricorum et annularium Libri IV de 1651 contient quelques
408 théorèmes originaux. Ses Elementa Geometriæ (1654) connaîtront 6 éditions jusqu'en 1700 et plus de 20 au XV1II` siècle; elles sont remarquables par leur clarté. Il meurt, relativement jeune, de phtisie. [DSB]
B158 TANNER, Adam (1571-1632), est né â Innsbruck et entre chez les jésuites en 1590. Il achdve sa théologie à Ingolstadt. En 1596, il devient professeur d'hébreu en cette ville, puis il va à Munich comme professeur de controverses et de théologie morale. Le débat entre catholiques et protestants à Ratisbonne en 1601 le met en avant et il est appelé comme professeur de théologie ~ Ingolstadt en 1603, puis à Vienne en 1618. Devant l'insuffisance des biblioth8ques en cette ville, il revient à Ingolstadt dès 1619 où il restera, sauf un bref interm8de à Prague. Il a une oeuvre théologique considérable; il tient parfois des positions originales et se distingue par son combat contre la chasse aux sorcières. [S, Al, NCEJ
B999 TASSONI, Alexandre (1565-1635), est né à Modène d'une famille noble. Orphelin très t8t, il fait cependant de bonnes études à Modène, qu'il poursuit à Bologne et Ferrare où il fait du droit. Venu à Rome en 1597, il devient premier secrétaire du cardinal Colonna en 1599, qu'il accompagne en Espagne; il revient à Rame en 1603 pour assurer la direction des domaines de Colonna. A sa mort en 1608, il est quelques années sans emploi; puis il sert le duc de Savoie jusqu'en 1623, devient secrétaire du cardinal Ludovisi en 1626 et, après la mort de celui-ci en 1632, le duc de Modène l'attire à sa cour où il meurt en 1635. Il passera à la postérité surtout à travers La Secchia Rapita (1622), poème héroïco-comique; mais il s'était attiré une notoriété dés 1601 par ses Quesiti, ouvrage de jeunesse, qu'il développe dans ses Diversi Pensieri de 1612, plusieurs fois réédités, où, abordant tous les sujets, il affiche en particulier un and-aristotélisme virulent; il sera l'un des premiers membres de l'Accadèmia del Lincei. [U'j
B83 TASSONI, Jules (2de moitié du XVI` siècle), de Modène ou de cette région, étudie la philosophie et la médecine à l'université de cette ville et y acquiert le doctorat en 1587. L'année suivante, ü est lecteur en logique, puis en philosophie en 1594. Après 1595, on ne trouve plus son nom dans les registres de l'université, ce qui pourrait s'interpréter par une mort précoce. [Mazzetti]
B223 TELLEZ, Balthasar (1596-1675), est né à Lisbonne et entre dans la Compagnie de Jésus en 1610. Il enseigne pendant huit ans la grammaire, la rhétorique et la philosophie à Coimbre, puis, pendant huit autres années, la théologie à Lisbonne. Il sera supérieur du Séminaire Irlandais et du Collège Saint-Antoine à Lisbonne; il sera aussi provincial au Portugal. En plus de son ouvrage de philosophie, il écrit une histoire des jésuites au Portugal en deux volumes (1635 et 1647), ainsi qu'une histoire d'Ethiopie (1660) alors qu'il était provincial. [S, L]
A23 B2
THOMAS D'AQU1N (1228-1274)
A60 T1RIN, Jacques (1580-1636), est né à Anvers. ii entre chez les jésuites en 1600. n enseigne les humanités, puis l'Ecriture Sainte à Anvers. Il sera aussi préfet des études pendant quatre ans et, à la fin de sa vie, supérieur de la Mission de Hollande. u mourra i1 Anvers. Sa Bible annotée semble être sa seule ceuvxe, mais elle fut indéfiniment rééditée. [S, U]
409 A34 B17 TITELMANS, François (1502-1537), est né à Hasselt dans le Limbourg. Orphelin très jeune, il y commence ses études qu'il poursuit à Louvain en 1518. Il est reçu brillamment à la maftrise ès arts en 1521 et commence des études de théologie tout en enseignant la dialectique et la physique. Il est ordonné prêtre du diocèse de Liège, puis il entre chez les franciscains et y poursuit ses études théologiques. Il se rend célèbre en 1527 par le fait d'une controverse exégétique avec Erasme. Il enseigne dans son couvent la théologie et t'Ecriture. En 1536, pour pouvoir passer chez les capucins de stricte observance, il va en Italie et il est nommé lecteur à Milan, mais une mort rapide l'emporte. La réimpression fréquente de certaines de ses auvres est tout à fait impression- nante. [Bg]
B241 TITI, Placide (?-1668), a appartenu à la congrégation bénédictine du Mont-Olivet (olivétains). Il fut lecteur de mathématiques pendant onze ans au gymnase de Pavie, et proposé pour une chaire à l'université de Padoue. Il a plusieurs ouvrages d'astronomie à son actif. [Belforti]
B315 TOLOMEI, Jean-Baptiste (1653-1726), est né près de Florence d'une ancienne famille patricienne de Sienne. Il est d'abord élève au collège des jésuites de Florence, puis il étudie le droit à Pise et à Rome (Collège Clémentin). Il entre chez les jésuites en 1673. Il enseigne la grammaire, les humanités et la rhétorique à Raguse, commente l'Ecriture Sainte au Gesu à Rome et est professeur de philosophie, d'hébreu, de controverse et de théologie au Collège Romain. Il n'a cependant qu'un seul ouvrage important, celui que nous analysons. Alors qu'il était recteur du Collège Germanique, il sera créé cardinal en 1712 par suite de services rendus dans des affaires importantes. [S, U]
B31 TOLOSANI, Jean-Marie (1470-1549), est originaire de Toscane. Il entre chez les dominicains en 1487. Il fut l'un des disciples chéris de Savonarole. Il est expert dans toutes les sciences, mais spécialement en histoire et en mathématiques. Il se serait occupé de la réforme du calendrier; un opuscule concernant ce sujet est daté de 1535 et imprimé en 1545. On a aussi de lui un manuscrit, intitulé De veritate S. Scripturæ, qui est une oeuvre apologétique importante. Il semble avoir passé toute sa vie au couvent Saint-Marc de Florence et ses manuscrits ont pu être consultés par Th. Caccini qui, à la fin de 1614, devait attaquer Galilée en chaire. [QE, Garin]
B227 TORM, Erik Olaf (1607-1667), est né à Torum. Il est bachelier en 1627, et l'un de ses professeurs le recommande comme précepteur de son fils au chancelier Friis. Il va ainsi à l'étranger, étant en 1632 à Leiden et Amsterdam, puis Oxford, Londres et Paris (1634); il étudie surtout les mathématiques. Revenu à Copenhague, il est nommé professeur de mathématiques à l'université 0~1 il est également bibliothécaire et notaire. En 1637, il acquiert le grade de maître ès arts. C'est alors qu'il achève ses Disquisitiones et prépaze l'aménagement d'un observatoire à Copenhague. Par suite de la guerre, il doit abandonner et devient pasteur de l'église Notre-Dame à Copenhague en 1645. De caractère difficile, il aura ensuite des difficultés avec l'université. [Dn]
B107 TORPORLEY, Nathanaël (1564-1632), est né dans le Shropshire; il fait ses premières études à Shrewsbury dans ce même comté puis, en 1581, il est étudiant au Christ College d'Oxford. Il est maître ès arts en 1591 et entre dans les Ordres. Il desservira plusieurs paroisses, mais semble avoir
410 résidé assez longtemps au Sion College de Londres où il mourra. Il avait acquis une bonne connaissance des mathématiques et de l'astronomie. Il eut quelques ennuis après le Complot des Poudres en 1605 et dut résider alors au moins deux ans en France. [Br]
B317 TOSCA, Thomas-Vincent (1651-1723), est né à Valence et appartient à la congrégation de l'Oratoire. Il était philosophe et mathématicien, et ses ouvrages furent estimés en Espagne. En sus de son Compendio Mathematica, on a de lui un Compendio Philosophico. Il avait entrepris un ouvrage de même type pow la théologie, mais il ne put l'achever. [M]
A75 TRAPP, Jean (1601-1669), est né à Croome d'Abitot. Il commence ses études à l'école de Worcester, puis est inscrit en 1619 au Christ Chwch College à Oxford. Il est bachelier ès arts en 1620 et maître en 1624. ll devient alors prédicateur à Luddington, près de Stratford, et en 1636 curé àWeston-on-Avon. Après des difficultés pendant la guerre civile, il devient recteur de Welford puis retournera à Weston en 1660. Il est considéré comme l'un des grands prédicatews de son époque, et ses nombreux commentaires de l'Ecriture manifestent une érudition profonde. [Br]
B257 TREW, Abdias (1597-1669), est né à Ansbach prés de Nuremberg. Il fait ses études supériewes à Wittenberg où il acquiert la maîtrise en 1621. Il revient dans sa ville natale et y est recteur de l'école pendant dix ans. Puis, après un intermède difficile dA à la guerre, il succède à Schwenter à l'université Altdorf à Nuremberg en 1636 comme professeur de mathématiques; en 1650, il sera également professew de médecine. Il a de nombreuses publications en mathématiques, qui sont appréciées à l'époque. Mais il s'intéresse surtout à l'astronomie; il fonde un observatoire où il joint aux observations astronomiques des observations météorologiques de valew. Il essaye de purifier les conceptions astrologiques et s'efforce de faire accepter la réforme du calendrier en Allemagne. En physique, il est aristotélicien. Il ades publications dans tous ces domaines. [Al]
B64
TYCHO BRAHE (1546-1601)
B99 URSUS (1551-?) s'appelait Nicolas Raimers. Né dans la petite république de Dithmarshen à l'Ouest de la province de Holstein qui est gouvernée à partir de 1559 par H. Rantzau, c'est en gazdant des porcs qu'il apprend en autodidacte diverses langues anciennes et les mathématiques. Il gagne la favew du gouverneur qui l'engage comme arpenteur. En 1584, il entre au service d'un noble danois qui l'emmène avec lui à Hven pow visiter Tycho. Puis il quitte ce protectew, séjourne en Poméranie, va à Kassel en 1586 où il révèle au Landgrave son nouveau système analogue à celui de Tycho. Il est à Strasbowg en 1587 et y publie son Fundamentum Astronomi- cum, qui expose son propre système et lui vaudra de devenir en 1591 mathématicien impêrial à Prague. Il y publiera en 1597 son De astronomicis hypothesibus, que Tycho attaquera violemment au point d'intenter un procès. Ursus devra s'enfuir de Prague en 1598 et mourra sans doute peu après. [Al, Rosen]
B53
VALERIUS, Cornelius (1512-1578), est né à Oudewater en Flandre. Il fit des études littéraires à Louvain puis enseigna la rhétorique à des étudiants. Tl voyage en France avec des jeunes gens de
411 la noblesse. En 1557, il est professeur de belles lettres et de grec à Louvain; il aura Juste Lipse parmi ses élèves. Il a une dizaine d'ouvrages à son actif dont la plupart concernent la grammaire, la dialectique ou l'éthique, mais aussi deux livres concernant la physique et l'astronomie. [M, Bg]
B75 VALLÈ5, François (1524-1592), est né en Castille. Il étudie à Alcala, y acquiert le baccalauréat en 1544 et est docteur en médecine en 1553. Il obtient alors la chaire de médecine à Alcata et deviendra en 1572 médecin de Philippe II. Il est considéré comme l'un des meilleurs médecins d'Espagne dans la seconde moitié du XVI° siècle. Il publie des commentaires de la Physique et des Météorologiques d'Aristote, ainsi que d'ceuvres de Galien et d'Hippocrate. Sa Sacra Philosophia sera lue dans toute l'Europe. [U, L]
A53 VAN EST, Guillaume (1542-1613), est né à Gorcum en Hollande; son père était Conseiller, il eut deux frères religieux et fut lui-même prêtre du clergé séculier. Après des premières études à Utrecht, il vient à l'université de Louvain, y acquiert la maîtrise ès arts en 1561 et est docteur en théologie en 1580; il eut Baius parmi ses maîtres. A partir de 1570, il y enseigne la philosophie et, en 1582, il est appelé comme professeur de théologie à Douai où il restera jusqu'à sa mort, devenant professeur d'Ecriture Sainte vers 1590. A deux reprises, il s'opposera aux jésuites dans la controverse De Auxilüs. Son commentaire des Sentences de Pierre Lombard a fait date, ainsi que son commentaire des Actes des Ap8tres et celui des Epîtres, inachevé cependant — il s'arrête au chapitre 5 de la lère Epître de Jean —. Sa Bible annotée est moins considérée; elle provient de notes de cours prises par un élève. (U, Bg]
B89 VAN ROOMEN, Adrien (1561-1615), est né à Louvain où son père était marchand. Il étudie les mathématiques et la philosophie au collège des jésuites de Cologne. Il passe par Rome en 1585 et y rencontre Clavius. De 1586 à 1592, il enseigne les mathématiques et la médecine à Louvain. Il devient professeur de médecine à Wurzburg en 1593. Il visite la France en 1601 et y rencontre Viète. De 1603 à 1610, il est tant8t à Louvain tant8t à Wurzburg. Devenu veuf, il est ordonné prêtre en 1603 ou 1605. Il sera en Pologne de 1610 à 1612 et mourra à Mayence. Il est surtout connu pour ses travaux mathématiques, spécialement trigonométrie et calcul des cordes dans un cercle ainsi que problèmes afférents à la quadrature du cercle et aux nombres. [DSB, Bg]
A33 VATABLE, François (?-1547), est né en Picardie et fut d'abord curé de Bramet dans le Valois. A la fondation du Collège Royal à Paris, il fut le premier professeur d'hébreu; ses cours, paz suite de sa grande érudition et de la qualité de son enseignement, connurent un grand succès. A publia peu, et sa Bible annotée fut le fait de R. Estienne qui se servit de notes de cours en y ajoutant cependant celles d'auteurs protestants. Cette première édition fut, de ce fait, condamnée par la Sorbonne. L'édition de 1584 à Salamanque, corrigée, est digne de l'estime portée à ces notes littérales et critiques, claires et précises. On a également de lui les Psaumes, avec des notes plus étendues. [U, DB]
A67 VAVASSEUR, François (1605-1681), est né à Paray-le-Monial et entre dans la Compagnie de Jésus en 1621. Il enseigne les humanités et la rhétorique dans différents collèges, y compris à Paris (1638), puis va à Bourges comme professeur d'Ecriture Sainte. Il revient à Paris en 1660 pour succéder au P. Petau dans 1a chaire d'Ecriture Sainte au Collège de Clermont. 5a pazaphrase
412 latine du livre de Job est un exemple de sa mat^trise de la langue latine. Ses oeuvres, nombreuses mais courtes, sont plut8t des écrits d'occasion, par exemple des discours ou des sermons; il y a également un recueil de poésies latines, diversement jugé. Enfin, un texte posthume qui est un commentaire d'Osée. [S, U]
B286 VON GUERICKE, Othon (1602-1686), est né à Magdebourg. Appartenant à une vieille famille patricienne, il était voué à une activité politique. u étudie d' abord à la faculté des arts de Leipzig (1617-1620) puis à celle de Helmsted, et va à Iéna faire du droit (1621-1622); il poursuit ses études à Leiden, mais y suit également des cours de mathématiques et de génie civil, en particulier pour ce qui concerne les fortifications. Revenu à Magdebourg en 1626, il est engagé dans la vie politique de la cité et exercera au travers de la Guerre de Trente Ans des responsabilités diplomatiques importantes. Malgré toutes ces activités, il poursuit une recherche o>1 ses convictions coperniciennes sont à l'origine d'une réflexion sur l'espace et, de là, sur le vide. Sa contribution fondamentale dans cette dernière ligne serait la découverte de l'élasticité de l'air. II cherche à justifier la thèse de Kepler concernant la force magnétique comme source de l'interaction entre les corps célestes d'un système planétaire mais, pazadoxalement, refuse les orbites elliptiques. II a également des vues originales sur le problëme de l'infinité de l'espace. [DSB]
B253 WARD, Seth (1617-1689), est né dans le Hertfordshire. Il arrive à Cambridge en 1632 et est maïtre ès arts en 1640. Il est d'abord lecteur en mathématiques (1643), mais quitte l'université sous la pression des puritains. Il y retourne seulement en 1649, mais à Oxford o>7 il remplace Greaves dans la chaire Savilienne. I1 est docteur en théologie en 1654. II abandonne définitivement l'université en 1660. II sera évêque d'Exeter en 1662 puis de Salisbury en 1667; dans ces charges, il se montrera un administrateur zélé, II est connu dans l'histoire de l'astronomie pour avoir tenté une nouvelle formulation de la loi des aires de Kepler. [DSB, $r]
B118 WEDDERBURN, Jean (XVI°-XVII`). Il est écossais d'origine. Nous n'avons pu trouver aucune information biographique le concernant, Favaro lui-même ne donnant pas d'indication à son sujet à l'encontre des br8ves notices qu'il consacre aux autres auteurs des publications faites à la suite du Sidereus Nuncius.
B174 WENDELIN, Godefroi (1580-1667), est né à Herck-la-Ville en Belgique. Il étudie au collège des jésuites de Tournai puis à Louvain oa, à l' âge de 17 ans, il observe une éclipse. Il voyage en Allemagne, en France et en Italie. Il revient à Herck en 1604, puis va à Paris comme précepteur d'enfants. Il revient chez lui en 1612; il est alors ordonné prêtre et assure un ministère. En 1635, un canonicat lui permet de s'adonner plus longuement à ses travaux personnels. Il correspond avec Mersenne, Gassendi, Riccioli. TrBs bon observateur, il aurait été le premier à observer la variation de l'obliquité de l'écliptique; il note l'influence de la température sur la période d'un pendule. Il sera cité par Newton dans ses Principia. [DSB, U]
B166 WENDELIN> Marc-Frédéric (1584-1652), est né près de Heidelberg od son père était pasteur. Il est brillant et entre t8t à l'université de cette ville. En philosophie, il est ramiste, et suit les cours de Bareus. Mai^tre ès arts en 1607, il voyage à l'étranger en accompagnant deux jeunes nobles. Au retour et assez rapidement, il devient recteur du Collège de Zerbst et le restera, pendant 40
413 ans, jusqu'à sa mort. Il se consacre surtout à la philosophie et à la théologie. Ses écrits tant philosophiques que théologiques, et tout spécialement sa Theologia Christiana, lui vaudront une réputation en Allemagne et ailleurs; il entretient une correspondance importante. Certaines de ses thèses théologiques seront cependant contestées par des théologiens protestants. [Al]
B224 WHITE, Thomas (1593-1676), est né dans l'Essex. Il est envoyé très jeune au collège catholique anglais de Saint-Orner, puis en 1609 à Valladolid et ensuite à Séville. Il arrive à Louvain en 1614 où il complète ses études avant d'étre ordonné prêtre en 1617 à Douai. ll y enseigne la philosophie puis la théologie. Après un bref séjour en Angleterre en 1623, il va étudier le droit canon à Paris et, en 1626, il est envoyé à Rome comme représentant du clergé séculier. De 1631 à 1633, il est professeur de théologie à Lisbonne. Il revient alors en Angleterre où ii se lie â Sir Edward Digby. A la fin des années 1640, il est à Paris, puis de nouveau 3 Douai; ce sera son intense période de production. Il rentre en Angleterre en 1662 et continuera à publier. Théologiquement proche du jansénisme, certaines de ses ceuvres seront mises à l'Index. Il n'a pas d'apport scientifique proprement dit. [DSB, Br]
A35 WILD, Jean (?-1554), est né dans les environs de Mayence et entre chez les franciscains. Par suite de son talent pour la prédication, il deviendra le prédicateur ordinaire de la cathédrale de Mayence, charge qu'il remplit pendant 24 ans avec un zèle infatigable. Quand les protestants s'emparent de la ville en 1552, toutes les maisons ecclésiastiques sont livrées au pillage, sauf son couvent par considération pour lui; et, invité à défroquer, il refusera. De ses 28 ouvrages, la plupart sont des sermons et des commentaires de l'Ecriture, le plus souvent publiés après sa mort.
[U]
B209 WILKINS, Jean (1614-1672), est né dans le Northamptonshire; son père est orfèvre, mais le laisse orphelin très jeune. Son grand-père maternel, puritain, dirigera son éducation. Il va à Oxford en 1627 et est maître ès arts en 1634. Il est ordonné quelques années après. Il est docteur en théologie en 1649 et devient directeur du Wadham College. Il est envoyé à Cambridge en 1659 pour prendre la direction du Trinity College, mais n'y reste qu'un an. Il assure divers minist8res avant de devenir évêque de Chester en 1668. Entre temps, il aura participé à la création de la Royal Society. Bien qu'il n'ait à son actif aucune contribution directe à la science, il eut une grande influence sur ses contemporains. [DSB, Br]
B267 WINDEKILDE, Jean (1625-1711), est né à Dragsholm —localité qui, située sur l'île de Sjaelland, s'appelle encare ' Windekilde' et dont il prendra le nom —. Il fait ses études à l'école, puis ~ l'université de Roskilde. Il est d'abord précepteur des enfants d'un conseiller d'état, et il voyage avec eux à l'étranger. Ordonné pasteur en 1654, il est nommé curé de Steenlose, et devient doyen de la région d'fdlstykke en 1678. Il avait publié en 1652 à Copenhague une Disputatia de Generali Metaphysices Theoria. [Worm]
B283 WING, Vincent (1619-1668), est né à North Luffenham dans le Rutland; son père était un petit propriétaire. Il fut plutSt un autodidacte, qui conservera des tendances astrologiques. Dans son premier ouvrage, l'Urania practica, 1649, il était encore ptoléméen. Deux ans après, il devenait copernicien, acceptant le système keplérien modifié par Boulliau ou Seth Ward. Il passa toute sa
414 vie à North Luffenham; il s'y occupe d'arpentage et de compilation d'almanachs. Flamsteed estimait l'exactitude de ses éphémérides. [DSB]
B65 WITTEKIND, Harman (1522-1603), est né à Rode en Westphalie; il est professeur de grec à Heidelberg. Ses autres ouvrages témoignent d'un intérèt pour l'histoire ancienne mais aussi pour les horloges et la trigonométrie. [J]
B249 WITTICH, Christophe (1625-1687), est né dans la basse Silésie. II fréquente successivement les universités de Brême, Grtiningen et Utrecht, puis est nommé professeur de mathématiques à Herborn en 1659 et ensuite à Duisbourg. Quand cette dernière ville est érigée en université (1655), il y reçoit le doctorat en philosophie et théologie; puis il va enseigner la théologie à Nimègue pendant seize ans, y acquérant une réputation pour son attachement ~ la philosophie de Descartes. En 1671, il est appelé comme professeur à Leiden où il mourra Ses ouvrages, une quinzaine, sont principalement théologiques et, pour trais d'entre eux, une défense de Descartes. [CI]
B156 WORM, Olaf (1588-1654), est né à Aarhus; son père était maire et descendait d'une famille hollandaise réfugiée au Danemark. Il reçoit sa première éducation à Aarhus, puis étudie à Marbourg, Montpellier, Strasbourg et Padoue, recevant à Bâle le doctorat en médecine en 1611. Il pratique pendant un an la médecine à Londres; puis, en 1612, il est nommé professeur d'humanités à l'université de Copenhague, en 1615, de grec, en 1624 de médecine; il le restera jusqu'à sa mort. Il continue à pratiquer la médecine et sera le médecin personnel de Christian IV. Il découvre ce qu'on appellera les os wormiens, le long de la suture pariéto-occipitale du cerveau. Il est célèbre surtout pour les collections d'antiquités qu'il réunit. Il meurt de la peste à Copenhague au chevet de ses malades. [DSB]
B104a WRIGHT, Edouard {1561-1615), est né dans le Norfolk. Il étudie à Cambridge et y devient ma3tre ès arts en 1584. II participe à une expédition aux Açores en 1589, et c'est alors qu'il rédige son ceuvre essentielle, Certaine Errons in Navigation, imprimée seulement en 1599, et dans laquelle il élabore une construction exacte de la projection de Mercator, ce qui constitue un progrès définitif pour la navigation. [DSB]
B54 WURSTISEN, Christian (1544-1588), est né à Bâle d'une vieille famille patricienne. Il est docteur en philosophie à 18 ans, et on lui confie en 15641a chaire de mathématiques. II s'intéresse aussi à l'histoire — il écrit dans ce domaine — et à la théologie. En 1585, lui est donnée la chaire d'exposition de l'Ancien Testament. Il est chancelier de Bâle en 1586 avant de mourir prématurément. [U)
B73 ZAMORANO, Rodrigue (1542-?), fut astrologue, mathématicien et cosmographe de Philippe II, amiral principal de la Casa de Contratacion (Compagnie chargée des rapports commerciaux avec les Indes), et il occupait en même temps la chaire de cosmographie lorsque Cepedes fut chargé de la correction des normes et des instruments de navigation; ce dernier reçut des papiers du Roi lui assurant le concours de Tovar, Zamorano et Domingo de Villaroch; mais seul Zamorano l'aida
415 de sa personne et de ses connaissances. Il a traduit en castillan des livres d'Euclide et, en sus de l'ouvrage que nous utilisons, a publié deux autres livres concernant la navigation. [EUI]
B310 ZIMMERMANN, Jean-Jacques (1644-1693), est né à Bayhingen. Il étudie à TYibingen, y acquiert la maîtrise en philosophie en 1664 et est nommé curé à Bietigheim en 1671. II participe à l'effervescence religieuse régnant alors dans le Wurtemberg et est licencié en 1634 par suite de son manque d'orthodoxie luthérienne, II commence alors une vie entante: Amsterdam en 1685, Francfort en 1686, Heidelberg en 1689 ot1 il est pendant peu de temps professeur de mathémati- ques, puis Hambourg otl il est professeur privé et correcteur d'épreuves; cependant il est agrégé à la Société Mathématique de cette ville et y joue un r&le important. Ayant échoué à obtenir une chaire de mathématiques à Rostock, il prend contact avec les quakers et part pour l'Amérique, mais il meurt à Rotterdam avant d'embarquer tandis que sa veuve s'établira en Pensylvanie. Ses écrits portent sur les mathématiques et l'astronomie, et certains, posthumes, connaîtront des rééditions. [Al]
B236 ZUCCHI, Nicolas (1586-1670), est né à Parme, d'une famille noble, Il entre en 1602 dans la Compagnie de Jésus. II enseigne les humanités, la théologie, et les mathématiques au Collège Romain (1625-1626). Il occupe à plusieurs reprises des charges importantes soit dans son ordre soit à la Cour Pontificale. Lors d'une légation papale à la cour de Ferdinand II, il rencontrera Kepler. Il a une place dans l'histoire des sciences surtout à travers ses travaux d'optique; en particulier il conçoit dés 1616 l'un des premiers télescopes à réflexion qu'utiliseront Gregory, Cassini et Newton. Il est le premier à voir les taches de Jupiter. [S, DSB, U]
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