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Table analytique et alphabétique des matières

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  • ISBN: 978-2-8124-0244-9
  • ISSN: 2109-7623
  • DOI: 10.15122/isbn.978-2-8124-4388-6.p.0567
  • Éditeur: Classiques Garnier
  • Date de parution: 11/04/2011
  • Langue: Français
Accès libre
Support: Numérique
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TABLE
ANALYTIQUE ET ALPHABÉTIQUE

568 569
TABLE
ANALYTIQUE ET ALPHABÉTIQUE
DES MATIÈRES

CONTENUES DANS L'ESPRIT DES LOIS ET DANS LA DÉFENSE


Le chiffre romain indique le livre ; le chiffre arabe le chapitre,
et le D, la Défense.


A
ABBAYES. Pourquoi les rois de

France en abandonnèrent les
élections, XXXI, x 3.
Abbér. Menaient autrefois leurs vassaux à la guerre, XXX, i~. Pourquoi leurs vassaux n'étaient pas menés à la guerre par le comte, XXX, r 8.
Abondance et rareté de l'or et de
l'argent relatives  :abondance et rareté réelles, XXII, g.
Abyssins. Les suites qui résultent de la rigueur de ieut caréme prouvent que la religion devrait ne pas ôter la défense naturelle par l'autorité des pratiques de pure discipline, XXVI, ~.
Accurateurr. Précautions que l'on doit prendre pour garantir les citoyens de leurs calomnies exemples tirés d'Athènes et de Rome, XII, zo. 5'ils accusent devant le prince et non devant
les magistrats, c'est une preuve de calomnie. Exception à cette règle, XII, z4. Du temps des combats judiciaires, plu- sieurs ne pouvaient pas se
battre contre un seul accusé,
XXVIII, z4. Quand étaient obligés de combattre pour leurs témoins provoqués par l'ac- cusé, XXVIII, z6.
Accurationr. A qui la faculté de les porter doit être confiée,
suivant la nature du gouverne-
ment, VI, 8 ; XII, t S. Celles de magie et d'hérésie doivent être poursuivies avec une grande circonspection. Preuves
d'absurdités et de cruautés qui
peuvent résulter de la pour- suite indiscrète de ces accusa- tions. Combien on doit se défier de celles qui sont fon- dées sur la haine publique, Xli, 5. L'équité naturelle demande
que le degré de preuves soit
570
TABLE ANALYTIQUE SES MAT~ÈBES

proportionné à la grandeur de l'accusation, D. première partie,
z et z.
Accusation publique. Ce que c'est. Précautions nécessaires pour en prévenir les abus dans un état populaire, XII, zo. Quand et pourquoi elle cessa d'avoir lieu à Rome, contre l'adultère, VII, zz.
Accusés. Doivent, dans les grandes accusations, pouvoir, concur- remment avec la loi, se choisir leurs juges, XI, 6. Combien il faut de témoins et de voix pour leur condamnation, XII, 3. Pouvaient à Rome et à Athènes se retirer avant le ju- gement, XII, zo. C'est un abus de l'inquisïtion de condamner celui qui nie, et de sauver celui qui avoue, XXVI, z2. Comment se justifiaient sous les lois saliques et autres lois barbares, XXVIII, z3. Du temps des combats judiciaires, un seul ne pouvait pas se battre contre plusieurs accusa- teurs, XXVIII, z4. Ne pro- duisent point de témoins en France. Ils en produisent en Angleterre. De là vient qu'en France les faux témoins sont punis de mort; en Angleterre non, XXIX, z z.
Achat (commerce d'), XXII, r. Achinz. Pourquoi tout le monde
y cherche à se vendre, XV, 6.
rlcilia (la loi). Les circonstances

dans lesquelles cette loi fut
rendue, en font une des plus
sages qu'il y ait, VI, z4.
Acquisitions des gent de main morte. Ce serait une imbécillité que de soutenir qu'on ne doit pas les borner, XXV, 5.
Voyez Clergé, Monastère. Actions des hommes. Ce qui les fait
estimer dans une monarchie, IV, z. Causes des grandes actions des anciens, IV, 4.
Actionsjudiciaires. Pourquoiintro- duites à Rome et dans la Grèce, VI, 4.
Actions de bonne foi. Pourquoi introduites à Rome par les préteurs et admises en France,
VI, q,.
Actions tant civiles que criminelles. Étaient autrefois décidées par la voie du cômbat judiciaire, XXVIII, z9.
Adalingues. Avaient chez les Angles, la plus forte compo- sition, XXX, z 9.
ADELHAAD. C'est ce favori de Louis le Débonnaire, qui a perdu ce prince par les dissi- pations qu'il lui a fait faire, XXXI, zz.
Adoption. Pernicieuse dans une aristocratie, V, 8. Se faisait chez les Germains par les armes, XVIII, z8.
Adulation. Comment l'honneur l'autorise dans une monarchie, IV, z.
Adultère. Combien il est utile que l'accusation en soit publique dans une démocratie, V, 7. Était soumis, à Rome, à une accusation publique  : pourquoi,
VII, za. Quand et pourquoi il n'y fut plus soumis à Rome, VIT, z z. Auguste et Tibère n'infligèrent que dans certains cas les peines prononcées par leurs propres lois contre ce crime, VII, z 3 . Ce crime se multiplie en raison de la dimi- nution des mariages, XVI, zo. Il est contre la nature de per-
mettre aux enfants d'accuser
leur mère ou leur belle-mère de ce crime, XXVI, 4. La demande en séparation, pour
571
TABLE AN_ALYTI~UE DES MATI~KES 563

raison de ce crime, doit être accordée au mari seulement, comme Fait le droit civil; et non pas aux deux conjoints, comme a fait le droit cano- nique, XXVI, 8.
Adultérins. Il n'est point question

de ces sortes d'enfants à la
Chine, ni dans les autres pays de l'Orient  :pourquoi, XXIII,
5•
1Erarü. Qui l'on nommait ainsi à Itorne, XXVII, z.
Aj}'ranchis. Inconvénients de leur trop grand nombre, XV, z 8. Sagesse des lois romaines à leur égard  :part qu'elles leur lais- saient dans le gouvernement de la république, fbid. Loi abo- minable que leur grand nombre fit passer chez les Volsiniens, ibid. Pourquoi ils dominent presque toujours à la cour des princes et chez les grands, XV,
z9.
Affranchisserraerets. Règles que l'on doit suivre à cet égard dans les différents gouvernements, XV,
z8.
Affrancbi.rsement des serfs. Est une

des sources des coutumes de
France, XXVIII, 45•
Afrique, Il y Hait plus de filles que de garçons  : la polygamie peut donc y avoir lieu, XVI, q. Pourquoi il est et sera toujours si avantageux d'y commercer, XXI, z. Du tour de l'Afrique, XXI, ro. Description de ses côtes, ibid. Comment on y commerçait avant la découverte du cap de Bonne-Espérance, ibid. Ce que les Romains en connaissaient, ibid. Le voyage des Phéniciens et d'Eudoxe autour de l'Afrique était re- gardé comme fabuleux par Ptolomée Erreur singulière
de ce géographe à cet égard,
ibid. I,es anciens en connais- saient bien l'intérieur et mal les côtes nous en connais- sons bien les côtes, et mal l'in- térieur, ibid. Description de ses côtes occidentales, ibid. Les noirs y ont une monnaie, sans en avoir aucune, XXII, 8. Comparaison des mæurs de ses habitants chrétiens avec celles de ceux qui ne le sont pas, XXIV, 3.
Agilolfingues. Ce que c'était chez les $avarois  :leurs préroga- tives, XXX, ig.
llgnats. Ce que c'était à Rome leurs droits sur les successions, XXVII, r.
AGODARD. Sa fameuse lettre à
Louis le Débonnaire prouve que la loi salique n'était point établie en Bourgogne, XXVIII, 4. Elle prouve aussi que la loi de Gondebaud subsista long- temps chez les Bourguignons, XXVIiI, x5. Semble prouver que la preuve par le combat n'était point en usage chez les Francs elle y était cependant en usage, XXVIII, z8.
Agraire. Voyez Loi agraire.
Agriczrlture. Doit-elle, dans une ré- publique, être regardée comme une profession servile ? IV, 8. Était interdite aux citoyens dans la Gri ce, ibid. Honorée à la Chine, X1V, 8.
Aïesrl. Les petits-enfants succé- daient àl'aïeul paternel et non à l'aïeul maternel  :raison de cette disposition des lois ro- maines, XXVII, r.
Adner.re (droit d'). Ne doit pas avoir lieu dans une république conunerçante, V, 6. Ni entre les nobles dans l'aristocratie, V, 8. Ce droit, qui était
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TABLE ANALYTIQUE DES MATIÈRES

inconnu sous la première race de nos rois, s'établit avec la perpétuité des fiefs, et passa même à la couronne, quï fut regardée comme un fief, XXXI,
33•
Air de cour. Ce que c'est dans une monarchie, IV, z.
AISTIILPHE. Ajouta de nouvelles
lois à celles des Lombards, XXVIII, z.
ALARIC. Flt faire une compila- tion du code Théodosien, qui servit de loi aux Romains de ses $rats, XXVIII, 4.
ALCISIADE. Ce qui l'a rendu

admirable, V, 4.
Alwran. Ce livre fixe l'arbitraire dans les pays despotiques, XII, zy. Gengiskan le fait fouler
aux pieds de ses chevaux,
XXV, 3.
Alep (Caravane d'). Sommes immenses qu'elle porte en Ara- bie, XXI, i6.
ALEXANDRE. Son empire fut di-
visé parce qu'il était trop grand pour une monarchie, VIII, i~. Bel usage qu'il fit de sa conquête de la Bac- triane, X, S . Sagesse de sa conduite pour conquérir et pour conserver ses conquêtes, X, 14, ~ 5. Comparé à César, X, I f . Sa conquête révolu- tion qu'elle causa dans le commerce. Ses découvertes, ses projets de commerce et ses travaux, XXI, 8. A-t-il voulu établir le siège de son empire dans l'Arabie  ? ibid. Commerce
des rois grecs qui lui succé-
dèrent, XXI, g. Voyage de sa flotte, ibid. Pourquoi il n'at- taqua pas les colonies grecques établies dans l'Asie ce qui en résulta, XXI, z z. Révolu- tion que sa mort causa dans
le commerce, XXI, 16. On peut prouver, en suivant la méthode de M. l'abbé Dubos, qu'il n'entra point dans ia Perse en conquérant, mais qu'iI y fut appelé par les peuples, XXX, z4.
ALEXANDRE SÉVÉRE, empereur.

Ne veut pas que le crime de lëse-majesté indirect ait lieu sous son règne, XII, 9.
Alexandrie. Le frère y pouvait épouser sa soeur, soit utérine, soit consanguine, V, 5. Où et pourquoi elle fut bâtie, XXI, 8.
Alger. Les femmes y sont nubiles à neuf ans  :elles doivent dont erre esclaves, XVI, z. Qn y est si corrompu, qu'il y a des sérails où il n'y a pas une femme, XVI, 6. La dureté du gouvernement fait que chaque père de famille y a un trésor
enterré, XXII, z.
Aliénation des grands offices et des fiefs. S'étant introduite, dimi- nua le pouvoir du roi, XXXI,
z8.
Allemagne. République fédérative,

et par là regardée en Europe
comme éternelle, IX, z. Sa république fédérative plus im- parfaite que celle de Hollande et de Suisse, IX, z. Pourquoi cette république subsiste mal- gré le vice de sa constitution, ibid. Sa situation vers le milieu du règne de Louis XIV contri- bua à la grandeur relative de la France, IX, 9. Inconvénients d'un usage qui se pratïque dans ses diètes, XI, 6. Quelle sorte d'esclavage y est établi, X, ao. Ses mines sont utiles parce qu'elles ne sont pas abondantes, XXI, zz. Origine des grands fiefs que les ecclé- siastiques ypossèdent, XXXI,
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SABLE ANALYTIQUE DES NIATI~RES 5G~

rg. Pourquoi les fiefs y ont plus longtemps conservé leur consti- tution primitive qu'en France, XXXI, ;©. L'empire y est resté électif, parce qu'il a
conservé la nature des anciens
fiefs, XXXI, ;z.
A !lernands. Les lois avaient établi un tarif pour régler, chez eux, les punitions des différentes insultes que l'on pouvait faire aux femmes, XIV, t4. Ils tenaient toujours leurs esclaves armés, et cherchaient à leur élever le courage, XV, r s. Quand et par qui leurs lois furent rédigées, XXVIII, r. Simplicité de leurs luis ;cause de cette simplicité, ibid. Leurs lois criminelles étaient faites sur le même plan que les lois ripuaires, XXVIII, z;. Voyez Ripuaires.
Alleus. Comment furent changés en fiefs, XXXI, 8 et z5.
Alliancer. L'argent que les princes emploient pour en acheter est presque toujours perdu, XIII,
r7.
Allié. Ce qu'on appelait ainsi à Rome, XXII, zz.
Allodiales {terres). Leur origine, XXX, r 7.
Ambasradeurr. Ne sont soumis ni aux lois, ni au prince du pays où ils sont corrunent leurs fautes doivent cire punies, XXI, zG.
Ambition. Est fort utile dans une monarchie, III, 7. Celle des corps d'un État ne prouve pas toujours la corruption des membres, XXVIII, 4r.
rime. Il est égalemetxt utile ou pernicieux à la société civile de la croire mortelle ou immor- telle, suivant les différentes conséquences que chaque secte
lire de ses principes à ce sujet, XXIV, rq. Le dogme de son immortalité se divise en trois branches, ibid.
Amendement des jugements. Ce que c'était  :par qui cette procédure fut établie  : à quoi fut substi- tuée, XXVIII, zg.
Amender. Les seigneurs en payaient autrefois une de soixante livres, quand les sen- tences de leurs juges étaient réformées sur l'appel ; abolï- tion de cet usage absurde, XXVIII, ; z. Suppléaient autre- fois à la condamnation des dépens, pour arrêter l'esprit processif, XXVIII, 35•
Américains. Raisons admirables pour lesquelles les Espagnols les ont mis en esclavage, XV, ; et q. Conséquences funestes qu'ils tiraient du dogme de l'immortalité de l'âme, XXIV,
tg.
Amérique. Les crimes qu'y ont commis les Espagnols avaient la religion pour prétexte, XV,
4. C'est sa fertilité qui y entre- tient tant de nations sauvages, XVIII, g. Sa découverte comment on y fait le commerce, XXI, zr. Sa découverte a lié les trois autres parties du monde  :c'est elle qui fournit la matière du commerce, ibid. L'Espagne s'est appauvrie par les richesses qu'elle en a tirées, XXI, zz. Sa découverte a favorisé le commerce et la navigation de l'Europe, XXII,
5. Pourquoi sa découverte di- minua de moitié le prix de l'usure, XXII, G. Quel chan- gement sa découverte a dû apporter dans le prix des mar- chandises, XXII, 8. Les femmes s'y faisaient avorter, pour épar-
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SGG TABLE ANALYTIQUE DES MATIÈRES

gner à leurs enfants les cruautés des Espagnols, XXIII, z z. Pourquoi les sauvages y sont si peu attachés à leur propre religion, et sont si zélés pour la nôtre quand ils l'ont embras- sée, XXV, 3.
Aniimones. Magistrats de Gnide; inconvénients de leur indé- pendance, XI, 6.
Amortissement. Il est essentiel, pour un État qui doit des rentes, d'avoir un fonds d'amortissement, XXIT, i8.
Amortissement {droit d'). Son uti- lité  : la France doit sa prospé- rité àl'exercice de ce droit  : il faudrait encore l'y augmenter, XXV, 5.
Amour. Raisons physiques de l'insensibilité des peuples du nord et de l'emportement de ceux du midi pour ses plaisirs, X1V, z. A trois objets; et se porte plus ou moins vers cha- cun d'eux, selon les circons- tances, dans chaque siècle et dans chaque nation, XXVIII,
zz.
Amour de la j~atrie. Produit la
bonté des mæurs, V, z. Ce que c'est dans la démocratie, V, 3.
AMPHICTYON. Autcux d'une loi qui est en contradiction avec elle-même, XXIX, 5.
ANesresr;, empereur. Sa clé- mence est portée à un excès dangereux, VI, Zz.
Ancienr. En quoi leur éducation était supërieurc à la nôtre, IV, 4. Pourquoi ils n'avaient pas une idée claire du gouverne- ment monarchique, XI, 8. Leur commerce, XXI, G.
Anglais, Ce qu'ils font pour favo- riser leur lïberté, II, q. Ce qu'ils seraient s'ils la per- daient, ibid. Pourquoi ïIs n'ont
pu introduire la démocratie chez eux, III, 3. C~nt rejeté l'usage de la torture sans aucun inconvénient, VI, z7. Pourquoi
plus faciles à vaincre chez eug

qu'ailleurs, IX, 8. C'est le peuple le plus libre qui- ait jamais existé sur la terre  :leur gouvernement doit servir de modèle aua peuples qui veulent être libres, XII, z9. Raisons physiques du penchant qu'ils ont à se tuez  :comparaison entre. eux et les Romains, XIV, iz. Leur caractère  : gouver- nement qu'il leur faut en consé- quence, XIV, z3. Pourquoi les uns sont royalistes, et les autres parlementaires  : pour- quoi ces deux partis se haïssent mutuellement si fort, et pour- quoi les particuliers passent souvent de l'un à l'autre, XIX, i7. On les conduit plutôt par leurs passions, que par la rai- son, ibid. Pourquoi ils sup- portent des impôts si onéreux, ibid. Pourquoi et jusqu'â quel point ils aiment la liberté, ibid. Source de leur crédit, ibid. Trouvent, dans leurs em-
prunts même, des ressources
poux conserver leur liberté, ibid. Pourquoi ne font point et ne veulent point faire de conquêtes, ibid. Causes de leur humeur sombre, de leur timi- dité et de leur fierté, ibid. Caractère de leurs écrits, ibid.
Angles. Tarif des compositions de ce peuple, XXX, z9.
Angleterre. Fournit la preuve qu'une démocratie ne peut s'établir sans vertu, III, 3. Pourquoi les emplois militaires y sont toujours unis avec les magistratures, V, zg. Comment on y juge les criminels, VI, 3.
575
TABLE ANALYTIQUE DES MATIÈl~ES g 67

Pourquoi il y a dans ce pays moins d'assassinats qu'ailleurs, VI, z6. Peut-ily avoir du luxe dans ce royaume ? VII, 6. Pourquoi la noblesse y défendit si fort Charles Ier, VIII, 9. Sa situation, vers le milieu du règne de Louis XIV, contribua à la grandeur relative de la France, IX, c~. Objet principal de son gouvernement, XI, 6. Description de sa constitution, ïbid. Conduite qu'y doivent
tenir ceux qui y représentent

le peuple, ibid. Le système de son gouvernement est tiré du livre des murs des Germains par Tacite  :quand ce système périra, ibid. Sentiment de l'au- teur sur la liberté de ces peuples, et sur la question de savoir si son gouvernement est préférable aux autres, ibid. Les jugements s'y font à peu près comme ils se faisaient à Rome, du temps de la répu- blique, XI, x 8. Comment et dans quel cas on y prive un citoyen de sa liberté, pour conserver celle de tous, XII, z 9. On y lève mieux les impôts sur les boissons qu'en France, XIII, ~. Avances que les marchands y font à I'$tat, XIII, z 4. Effet du climat de ce royaume, XIV, z 3. Dans quelques petits districts, de ce royaume, la succession appar- tient au dernier des mâles
raison de cette loi, XVIII, 2z. Effets qui ont dü suivre, ca- ractère qui a dû se former, et manières qui résultent de sa constitution, XIX, z7. Le cli- mat aproduit ses lois en partie, ïbid. Causes des inquiétudes du peuple et des rumeurs qui en sont l'effet  :leur utilité,
ibid. Pourquoi le roi y est souvent obligé de donner sa confiance à ceux qui l'ont le plus choqué, et de l'ôter à ceux qui l'ont le mieux servi, ibid. Pourquoi on y voit tant d'écrits, ibid. Pourquoi on y fait moins de cas des vertus militaires que des vertus civiles, ibid. Causes de. son commerce, de sa jalousie sur les autres nations, ibid. Comment elle gouverne ses colonies, ibid. Comment elle gouverne l'Ir- lande, ibid. Source et motif de ses forces supérieures de mer, de sa fierté, de son in- fluence dans les affaires de l'Europe, de sa probité dans les négociations pourquoi elle n'a ni places fortes, ni armée de terre, ïbid. Pourquoi son roi est presque toujours inquiété au-dedans et respecté au-dehors, ibid. Pourquoi le roi y ayant unc autorité si bornée, a tout l'appareil et tout l'extérieur d'une puis- sance absolue, ibid. Pourquoi il y a tant de sectes de religion  :
pourquoi ceux qui n'en ont aucune ne veulent pas qu'on
les oblige à changer celle qu'ils auraient s'ils en avaient une  : pourquoi le catholicisme y est haï  :quelle sorte de persécution il y essuie, ibid. Pourquoi les membres du clergé y ont des mæurs plus régulières qu'ail- leurs pourquoi ils font de meilleurs ouvrages pour prou- ver la révélation et la pro- vidence pourquoi on aime mieux leur laisser leurs abus que de souffrir qu'ils de- viennent réformateurs, ibïd. Les rangs y sont plus séparés et les personnes plus confondues
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568 TABLE ANALYTIQUE DES 1l1ATIÈKES

qu'ailleurs, ibid. Le gouverne- ment yfait plus de cas des personnes utiles que de celles qui ne font qu'amuser, ibid. Son luxe est un luxe qui lui est particulier, rbid. Il y a peu de politesse  :pourquoi, ibid. Pourquoi les femmes y sont timides et vertueuses, et les hommes débauchés, ibid. Pour- quoi il y a beaucoup de poli- tiques, ibid. Son esprit sur le commerce, XX, 8. C'est le pays du monde où l'on a le mieux su se prévaloir de la religion, du commerce et de la liberté, ibid. Entraves dans lesquelles elle met ses commer- c~nts  :liberté qu'elle donne à son commerce, XX, I z. La facilité singulière du commerce y vient de ce que les douanes sont en régie, XX, I;. Excel- lence de sa politique touchant le commerce en temps de guerre, XX, z4. La Faculté qu'on y a accordée à la noblesse de pouvoir faire le commerce est ce qui a le plus contribué à affaiblir la monarchie, XX, zI . Elle est ce qu'Athènes aurait dû étre, XXI, 7. Conduite injuste et contradictoire que l'on y tint contre les Juifs dans les siècles de barbarie, XXI, zo. C'est elle qui, avec la France et la Hollande, fait à peu près tout le commerce de l'Europe, XXT, zI. Dans le temps de la rédaction de sa
grande charte, taus les biens
d'un Anglais représentaient de la monnaie, XXII, z. La liberté qu'y ont les filles sur le ma- riage, y est plus tolérable qu'ailleurs, XXIII, 8. L'aug- mentation des pâturages y diminue ie nombre des habi-
tarets, XXIII, z4, Combien y vaut un homme, XXIII, 1~. L'esprit de commerce et d'in- dustrie s'y est établi par la destruction des monastères et des hôpitaux, XXXIII, zg. Loi
de ee pays touchant des
mariages contraires à la nature, XXVI, g. Origine de l'usage qui veut que tous les jurés soient du m@me avis pour condamner à mort, XXVITI, z7. La peine des faux témoins n'y est pas capitale ; elle l'est en France  :motif de ces deux lois, XXIX, II. Comment on y prévient les vols, XXX, z7. Est-ce être sectateur de la religion naturelle que de dire que l'homicide de soi-même est en Angleterre l'effet d'une maladie 2 D., I, n, dixième objection.
ANUS ASELLUS. POürquOl 11 put,

contre la lettre de la ]oi voco- nienne, instituer sa fille unique héritière, XXVII, z.
ANNIBAL. Les Carthaginois, en l'accusant devant les Romains, sont une preuve que, lorsque la vertu est bannie de la démo- cratie, l'État est proche de sa ruine, III, 3. Véritable motif du refus que les Carthaginois firent de lui envoyer du secours en Italie, X, G. S'il eût pris Rome, sa trop grande puis- sance aurait perdu Carthage, ibid.
Anonymef (lettres). Cas que l'an en doit faire, XIT, z4.
Antilles. Nos colonies dans ces îles sont admirables, XXT, zI.
Antioche. Julien l'Apostat y causa une affreuse famine, pour y avoir fixé le pris des denrées, XXII, 7.
ANTIPATER. Forma à Athènes,
577
 ?'ABLE ANALYTIQUE DES MATIÈKES g G~

par sa loi sur le droit de suf- frage, la meilleure aristocratie qui fût possible, II, 3.
Antiquaires. L'auteur se compare à celui qui alla en $gypte, jeta un coup d'oeil sur les pyramides, et s'en retourna, XXVIII, 4S•
ANTONINS. Abstraction faite des vérités révélées, est le plus grand objet qu'il y ait eu dans la nature, XXIV, Io.
Antru.rtion.r. Étymologie de ce mot, XXX, z 6. On nommait ainsi, du temps de Marculfe, ce que nous nommons vas- saux, ibid. Étaient distingués des Francs par les lois mêmes, ibid. Ce que c'était  : il paraît que c'est d'eux que l'auteur tire principalement l'origine de notre noblesse française, XXX, zS. C'était à eux principale- ment que l'on donnait autrefois
les fiefs, ibid.
Appel. Celui que nous connais- sons aujourd'hui n'était pas en usage du temps de nos pères ce qui en tenait lieu, XXVIII, z~. Pourquoi était autrefois regardé comme félo- nie, ibid. Précautions qu'il fal- lait prendre pour qu'il ne fût point regardé comme félonie, ibid. Devait se £aire autrefois sur-le-champ, et avant de sortir du lieu où le jugement avait été prononcé, XXVIII, 31. Dif- férentes observations sur les appels qui étaient autrefôis en usage, ibid. Quand il fut permis aux vilains d'appeler de la cour de leur seigneur, ibid. Quand on a cessé d'ajour- ner les seigneurs et les baillis sur les appels de leurs juge- ments, XXVIII, 3z. Origine
de cette façon de prononcer
suz les appels dans les parle- ments La cour met l'appel au néant La tour met  !'appel et ce dont a été appelé au néant, XXVIII, 33. C'est l'usage des appels qui a introduit celui de la condamnation aux dépens,
XXVIII, 35, Leur extrême faci- lité acontribué àabolir i'usage constamment observé dans la monarchie, suivant lequel un juge ne jugeait jamais seul, XXVIII, 4z. Pourquoi Charles VII n'a pu en fixer ie temps dans un bref délai; et pourquoi ce délai s'est étendu jusqu'à trente ans,
XXIX, z 6.
Appel de défaute de droit. Quand cet appel a commencé d'être en usage, XXVIII, z8. Ces sortes d'appels ont souvent été des points remarquables dans notre histoire pourquoi, ibid. En quel cas, contre qui il avait lieu ; formalités qu'il fallait observer dans cette sorte de
procédure  :devant qui il se
relevait, ibid. Concourait quel- quefois avec l'appel de faux jugement, ibid. Usage qui s'y observait, XXVIII, ;z. Voyez Dêfaute de droit.
Appel de faux jugement. Ce que c'était  :contre qui on pouvait l'interjeter  :précautions qu'il fallait prendre pour ne pas tomber dans la félonie contre son seigneur, ou être obligé de se battre contre tous ses pairs, XXVIII, z7. Formalités qui devaient s'y observer, sui- vant les différents cas, ibid. Ne se décidait pas toujours par le combat judiciaire, ibid. Ne pou- vait avoir lieu contre les juge- ments rendus dans la cour du roi, ou dans celle des seigneurs,
578
s ~o TABLE ANA.~.YTI~UE DES MATIÈRES

par les hommes de la cour du roi, ibid. Saint Louis l'abolit dans les seigneuries de ses domaines, et en laissa subsister l'usage dans celles des barons, mais sans qu'il y eût de combat judiciaire, XXVIII, zq. Usage qui s'y observait, XXVIII, 3z.
Apjiel de faux jugement à la cour du roi. Était le seul appel établi ; tous les autres proscrits et punis, XXVIII, z8.
Appe ! en jugement. Voyez Assigna- tion.
APPUIS, décemvir. Son attentat sur Virginie affermit la liberté à Rome, XII, zz.
Arabes. Leur boisson, avant Mahomet, était de l'eau, XIV, Io. Leur liberté, XVIII, 19. Leurs richesses  :d'où ils les tirent  :leur commerce  :leur inaptitude à la guerre com- ment ils deviennent conqué- rants, XXI, IG. Comment la religion adoucissait, chez eux, ]es fureurs de la guerre, XXIV, 18. L'atrocité de leurs murs fut adoucie par la religion de Mahomet, ibid. Les mariages entre parents au quatrième degré sont prollibés chez eux
ils ne tiennent cette loi que de la nature, XXVI, IQ..
Arabie. Alexandre a-t-il voulu y établir le siège de son empire ? XXI, 8. Son commerce était-il utile aux Romains ? XXI, 16. C'est le seul pays, avec ses environs, où une religion qui défend l'usage du cochon peut être bonne  :raisons physiques, XXIV, z5.
Aragon. Pourquoi on y-fit des luis somptuaires, dans le xlne siècle, VII, 5. Le clergé y a moins acquis qu'en Castille, parce qu'il y a, en Aragon, quelque
droit d'amortissement, XXV,

5•
ARBOGASTE. Sa conduite avec
l'empereur Valentinien est un exemple du génie de la nation française à l'égard des maires du palais, XXXI, q.
Arcades. Ne devaient la dou- ceur de leurs moeurs qu'à la musique, IV, 8.
ARCAAIUS. Maux qu'il causa à
l'empire, en faisant la fonction de juge, VI, 5. Ce qu'il pensait des paroles criminelles, XII, Iz. Appela les petits enfants à la succession de l'aieul ma- ternel, XXVII, I.
ARCADILTS et HoNORIUS. Furent tyrans, parce qu'ils étaient faibles, XII, 8. Loi injuste de ces princes, XII, 30.
Aréopage. Ce n'était pas la même chose que le sénat d'Athènes, V, ~. Justifié d'un jugement qui paraît trop sévère, V, 19.
Aréopagite. Puni avec justice pour avoir tué un moineau, V, 19.
Argent. Funestes effets qu'il pro- duit, IV, 6. Peut être proscrit d'une petite république  : néces- saire dans un grand $tat, IV, 7. Dans quel sens il serait utile qu'il y en eût peu  :dans quel sens il serait utile qu'il y en eût beaucoup, XXII, q. De sa rareté relative à celle de l'or, XXII, 9. Différents égards sous lesquels il peut être considéré  : te qui en fixe la valeur relative dans quel cas on dit qu'il est rare dans quel cas on dit qu'il est abondant dans un État, XXII, Io. Il est juste qu'il produise des intérêts à celui qui le préte, XXII, i~.
Voyez Monnaie.
Argiens. Actes de cruauté de leur

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TABLE ANALYTIQUE DES 1bIATIÈXES S7r

part, détestés par tous les autres États de la Grèce, VI, I z.
Argonautes. Étaient nommés aussi Miniares, XXI, 7.
Argos. L'ostracisme y avait lieu, XXIX, 7.
Ariane (l'~. Sa situation. Sémi- ramis et Cyrus y perdent leurs armées ; Alexandre une partie de la sienne, XXI, 8.
ARI$TÉE. Donna dcs lois â la Sar- daigne, XVIII, 3.
Aristocratie. Ce que c'est, II, z.

Les suffrages ne doivent pas
s'y donner comme dans la démocratie, ibid. Les suf- frages ydoivent être secrets. Quelles sont les lois qui en dérivent, ibid. Entre les mains de qui y réside la souveraine puissance, II, 3. Ceux qui y gouvernent sont odieux
combien de distinetioas y sont afliigeantes  :comment elle peut se rencontrer avec la démo- cratie, quand elle est renfer- mée dans le sénat  :comment elle peut être divisée en trois classes autorité de chacune
de ces trois classes. Il est
utile que le peuple y ait une certaine influence dans le gou- vernement  :Quelle est la meil- ieurc qui soit possible  :Quelle est la plus imparfaite, ibid. Quel en est le principe, III, ~. Inconvénients de ce gouver- nement, ibid. Quels crimes commis par les nobles y sont punis  :quels restent impunis, ibid. Quelle est l'âme de ce gouvernement, ibid. Comment les lois doivent se rapporter au principe de ce gouver- nement V, 8. Quelles sont tes principales sources des dé- sordres qui y arrivent, ibid. Le$ distributions faites au
peuple, y sont utiles, ibid. Lsage qu'on y doit faire des revenus de l'État, ibid. Par qui les tributs y doivent être levés, ibid. Les lais y doivent être telles, que les nobles soient contraints de rendre jus- tice au peuple, ibid. Les nobles ne doivent y être ni trop pauvres ni trop riches  :moyens de prévenir ces deux excès, ibid. Les nobles n'y doivent point avoir de contestations, ibid. Le luxe en doit être banni,
VII, 3. Dc quels habitants est composée, ibid. Comment se corrompt le principe de cc gouvernement  : z° si le pou- voir des nobles devient arbi- traire; z° si les nobles de- viennent héréditaires; 3~ si les lois font sentir aux nobles les délices du gouvernement plus que ses périls et ses fatigues; 4° si l'Etat est en sûreté au dehors, VIII, 5, Ce n'est point un Ëtat libre pax sa nature, XI, 4. Pourquoi les écrits sati- riques ysont punis sévèrement, XII, I~. C'est le gouvernement qui approche le plus de la monarchie  :conséquences qui en résultent, X~III, I.
Aristocratie hérédàtaire. Inconvé- nients de ce gouvernement,
VIII, g .
ARISTODÉME. Fausses précautions qu'il exit pour conserver son pouvoir dans Cumes, X, t z.
ARISTOTE. Refuse aux artisans le droit de cité, IV, 8. Ne connais- sait pas le véritable état monar- chique, XI, ~. Dit quil y a dcs esclaves par nature, mais ne le prouve pas, XV, 7. Sa philo- sophie causa tous les malheurs qui accompagnèrent la destruc- tion du commerce, XXI, zo.
580
S 7z TABLE ANALYTIQUE DES MA TIËAES
Ses préceptes sur la propaga-

tion, XXIII, z~. Saurce du vice de quelques-unes de ses idées, XXIX, z9.
Armées. Précautions à prendre, pour qu'elles ne soient pas, dans la main de la puissance exécutrice, un instrument qui écrase la liberté publique  : de qui elles doivent être compo- sées  : de qui leur nombre, leur existence et leur subsistance doit dépendre  : où elles peuvent habiter en temps de paix  : à qui le commandement en doit ap- partenir, XI, 6. Étaient compo- sées de trois classes d'hommes, dans les commencements de la monarchie  :comment étaient divisées, XXX, 17. Comment et par qui étaient commandées sous la première race de nos rois  :grade des officiers qui les commandaient  :comment on les assemblait, XXX, 17, XXXI, 4. Étaient composées de plusieurs milices, XXX, 17.
Armes. C'est à leur changement que l'on doit l'origine de bien des usages, XXVIII, zz.
Armes â feu (port des). Puni trop rigoureusement à Venise pourquoi, XXVI, s4.
Armes enchantées. D'où est venue l'opinion qu'il y en avait, XXIII, Zs.
Arréts. Doivent ëtre recueillis et appris dans une monarchie causes de leur multiplicité, et de leur variété, VI, z. Origine de la Formule de ceux qui se prononcent sur les appels, XXIII, 33. Quand on a com- mencé à en faire des compila- tions, XXVIII, 39.
ARRIEAS, roi d'Épire. 5e trompa dans le choix des moyens qu'il
employa poux tempérer le pou- voir monarchique, XI, Io.
Arrière-fiefs. Comment se sont formés, XXXI, 2G. Leur établissement fit passer la couronne de la maison des Carlovingiens dans celle des Capétiens, XXXI, 32.
Arrière-vassaux. Étaient tenus au service militaire en consé- quence de leurs fiefs, XXX, 17.
Arrière-vasselage. Ce que c'était dans les commencements comment on est parvenu à l'état où nous le voyons, XXXI, z6.
ARTAXERXÉS. Pourquoi il fit mou-
rir tous ses enfants, V, z4.

Artisans. Ne doivent point, dans une bonne démocratie, avoir le droit de cité, IV, S.
Arts. Les Grecs, dans les temps héroïques, élevaient au pouvoir suprëme ceux qui les avaient inventés, XI, z z. C'est la vanité qui les perfectionne, XIX, g. Leurs causes et leurs effets, XXI, G. Dans nos l;tats, ils sont nécessaires à la population, XXIII, If.
As. Révolutions que cette mon- naie essuya à Rome dans sa valeur, XXII, z z.
Asiatiques. D'où vient leur pen- chant poux le crime contre na- ture, XiI, 6. Regardent comme
autant de faveurs les insultes
qu'ils reçoivent de leur prince, XII, i8.
Arie. Pourquoi les peines fiscales y sont moins sévères qu'en Euxape, XIII, z z . On n'y pu- blie guère d'édits que pour le bien et soulagement des peu- ples  :c'est le contraire en Eu- rope, XIII, 15. Pourquoi les derviches y sont en aussi grand nombre, XIV, 7. C'est le cli-
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TABLE A~VALY'fIOUE DES MATIÈkES S73

mat qui y a introduit et qui y maintient la polygamie, XVI, z. Ii y naît beaucoup plus de filles que de garçons  : ia polygamie peut donc y avoir lieu, XVI, 4. Pourquoi dans les climats froids de ce pays, une femme peut avoir plusieurs maris, ibid. Causes physiques du despo- tisme qui la désole, XVII, 3. Ses différents climats comparés avec ceux de l'Europe  :causes physiques de leurs différences
conséquences qui résultent de
cette comparaison pour les moeurs et le gouvernement de ses différentes nations  : raison- nements de l'auteur confirmés à cet égard par l'histoire, ibid. Quel était autrefois son com- merce  :comment et par où il se faisaït, XXI, 6. $poques et causes de sa ruine, XXI, I z. Quand et par qui elle fut décou- verte comment on y fit le commerce, XXI, zI.
Asie Mineure. Étaït pleine de petits peuples, et regorgeait d'habitants avant les Romains, XXIII, 18.
Asile. La maison d'un sujet fidèle aux lois et au prince doit être son asile contre l'espionnage, XII, z3.
Asiles. Leur origine  :les Grecs en prirent plus naturellement l'idée que les autres peuples cet établissement, qui était sage d'abord, dégénéra en abus, et
devint pernicieux, XXV, 3.
Pour quels criminels ils doivent être ouverts, ibid. Ceux que Moise établit étaient très sages pourquoi, ibid.
Assemblée du peuple. Le nombre des citoyens qui y ont voix doit être fixé dans la démocra- tie, II, z. Exemple célèbre des
malheurs qu'entraîne ce défaut de précaution, ibàd. Pourquoi, à Rome, on ne pouvait pas faire de testament ailleurs, XXVII, I .
Assemblées de la nation. Chez les Francs, XVIII, 30. Étaient fré- quentes sous les deux premières races  : de qui composées  :quel en était l'objet, XXVIII, ~.
Assigssation. Ne pouvait, à Rome, se donner dans la maison da défendeur  : en France, ne peut pas se donner ailleurs. Ces deux Lois qui sont contraires, dé- rivent du même esprit, XXIX,
I O.
Assises. Peines de ceux qui avaient été jugés, et qui, ayant demandé de l'être une seconde fois, suc- combaient, XXVIII, 28.
Asrociatàonr de viller. Plus néces- saires autrefois qu'aujourd'hui, pourquoi, IX, I.
Assyriens. Conjectures sur la source de leur puissance et de leurs grandes richesses, XXI, G. Conjectures sur leur communi- cation avec les parties de l'Orient et de l'accident les plus reculées, ibid. Ils épou- saient leur mère par respect pour Sémiramis, XVI, 14.
Athéer. Parlent toujours de reli- gion, parce qu'ils la craignent, XXV, z.
Athéisme. Vaut-il mieux pour la société que l'idolâtrie ? XXIV, z. N'est pas la même chose que la religion naturelle, puisqu'elle fournit les principes pour com- battre l'athéisme, D., I, II, dixième objectàon.
Athènes. Les étrangers que l'on y trouvait mêlés dans les assem- blées du peuple, étaient punis de mort  :pourquoi, II, z. Le bas peuple n'y demanda jamais à être élevé aux grandes dignités,
582
X74 TABLE ANALYTIQUE DES MATIÈRES

quoiqu'il en eût le droit  : rai- sons de cette retenue, ibid. Com- ment le peuple y fut divisé par Solon, ibid. Sagesse de sa consti- tution, ibid. Pourquoi tette république était la meilleure aristocratie qui fût possible, II, 3. Avaït autant de citoyens du temps de son esclavage
que lors de ses succès contre
les Perses, III, 3. En perdant la vertu, elle perdit sa liberté, pans perdre ses forces. Descrip- tion et causes des révolutions qu'elle a essuyées, ibid. Source de ses dépenses publiques, V, 3. On y pouvait épouser sa scEUr consanguine, non sa sæur uté- rine  :esprit de cette Ioi, V, 5. Contradiction dans ses lois tou- chant l'égalité des biens, ibid. Le sénat n'y était pas la même chose que l'aréopage, V, 7. Il y avait, dans cette ville, un magistrat particulier pour veil- ler sur la conduite des femmes, VII, g. La victoire de Sala- mine corrompit cette répu- blique, VIII, ¢. Causes de l'ex- tinction de ia vertu dans cette ville, VIII, G. Son ambition ne porta nul préjudice à la Grèce, -parce qu'elle cherchait non la domination, mais la préémi- nence sur les autres républi- ques, VIII, z6. Comment on y punissait les accusateurs qui n'avaient pas pour eux la cin- quième partie des suffrages, XII, zc. Les lois y permettaient à l'accusé de se retirer avant le jugement, ibid. L'abus de vendre les débiteurs y fut aboli par Solon, XII, zx. Comment on y avait fixé les impôts sur les personnes, XIII, ~. Pour- quoi les esclaves n'y causèrent jamais de trouble, XV, xG. Lois
justes et favorables établies par
cette république en faveur des esclaves, XV, x7. La faculté de répudier y était respective entre le mari et la femme, XVI, z 6. Son commerce, XX, 4. Solon y abolit la contrainte par corps  : la trop grande généra- lité de cette loi n'était pas bonne, XX, x 5. Eut l'empire de la mer  :elle n'en profita pas, XXI, ~. Son commerce fut plus borné qu'il n'aurait dû l'être, àbid. Les bâtards, tantôt y ëtaient citoyens, et tantôt ils ne l'étaient pas, XXIII, 6. Il y avait trop de fêtes, XXIV, z3. Raisons physiques de la maxime reçue à Athènes, par laquelle on croyait honorer davantage Les dieux, en leur offrant de petits présents, qu'en immolant des boeufs, XXIV, z4. Dans quel cas les enfants y étaient obligés de nourrir leurs pères tombés dans l'indigence justice et injustice de cette loi, XXVI, q. Avant Solon, aucun citoyen n'y pouvait faire de testament
comparaison des lois de cette
république, à cet égard, avec
celles de Rome, XXVII, x . L'ostracisme y était une chose admirable, tandis qu'il flt mille ~rxaux à Syracuse, XXIX, 7. Il y avait une loi qui voulait qu'on fît mourir, quand la ville était assiégée, tous les gens inu- tiles. Cette loi abominable était la suite d'un abominable droit des gens, XXIX, z ¢. L'auteur a-t-il fait une faute, en disant que le plus petit nombre y fuC exclu du cefxs par Antipater ?
D. Éclaircissenterrts, lI.
A/Lér :iera,r. Pourquoi ils pouvaient s'affranchir de tout impôt, XIII, x z. Leur humeur et leur carac-
583
TABLE ANALYTIQUE DE5 MATIÈRES S7S

tère étaient à peu près sem- blables à celui des Français, XIX, 7. Quelle était originaire- ment leur monnaie  : scs incon- vénients, XXII, z.
ATHUALPA, inca. Traitement cruel que lui firent subir les Espa- gnols, XXVI, zz.
ArriLn. Son empire fut divisé parce qu'il était trop grand pour une monarchie, VIII, z7. En épousant sa fille, il fit une chose permise par les lois srythes, XXVI, iq..
Attique. Pourquoi la démocratie s'y établit plutôt qu'à Lacédo- mone, XVIII, i.
Aubaine. Époque de l'établisse- ment de ce droit insensé ; tort qu'il 6t au commerce, XXI, z7.
AUGUSTE. Se donna bien de garde de détruire le luxe; il fondait une monarchie, et dissolvait une république, VII, 4. Quand et comment il faisait valoir les lois faites contre l'adultère, VII, t 3. Attacha aux écrits la peine du crime de lèse-majesté, et cette loi acheva de porter le coup fatal à la liberté, XII, z 3. Loi tyrannique de ce prince, XII, z 5 . La crainte d'être re- gardé comme tyran l'empêcha de se faire appeler Romulus, XIX, 3. Fut souffert parce que, quoiqu'il eût la puissance d'un roi, il n'en affectait point le faste, ibid. Avait indisposé les Romains par des lois trop dures; se les réconcilia, en leur rendant un comédien qui avait cté chassé raisons de cette bizarrerie, ibid. Entreprend la conquête de l'Arabie, prend des villes, gagne des batailles, et perd son armée, XXI, z 6. Moyens qu'il employa pour multiplier les mariages, XXIII,
zi. Belle harangue qu'il fit aux chevaliers romains, qui lui de- mandaient la révocation des lois contre le célibat, ibid. Com- ment il opposa les lois civiles aux céxémonies impures de la religion, XXIV, z5. Fut le pre- mier qui autorisa les fidéicom- mis, XXV1I, z.
Aocusrzrr (saint). Se trompe, en trouvant injuste la loi qui ôte aux femmes la faculté de pou- voir être instituées héritières, XXVI, G.
Aumônes. Celles qui se font dans les rues ne remplissent pas Ies obligations de l'État envers les pauvres  :quelles sont ces obli- gations, XXIII, zg.
Aux~vc-Z~n. Se trompait, en croyant quc s'il rendait son État riche, il n'aurait pas besoin d'hôpitaux, XXIII, zcJ.
Auteurs. Ceux qui sont célèbres et qui font de mauvais ouvrages recuient prodigieusement le progrès des sciences, XXX, z 5.
Authentique. Hodie quantiscrrmque est une loi mal entendue, XXVI, g. Quod hodie est au contraire un principe des lois civiles, ibid.
Auto-da fé. Ce que c'est com- bien cette cruelle exécution est injuste et ridicule, XXV, z 3.
Autorité royale. Dans les mains d'un habile homme s'étend, ou se resserre suivant les circons- tances. Elle doit encourager, et laisser aux lois le soin de menacer, XII, z5.
Ai)TIiICHE (la maison d'). Faux principes de sa conduite en Hongrie, VIII, g. Fortune pro- digieuse de cette maison, XXI, zz. Pourquoi elle possède l'empire depuis si longtemps, XXXI, 3z.
Avarice. Dans une dëmocratie où
584
S76  ?'ABLE ANALYT`I~UE DES MANIÈRES

ï1 n'y a plus de vertu, c'est la frugalité et non le désir d'avoir qui y est regardée comme ava- rice, III, ;. Pourquoi elle garde l'or et l'argent, et l'or plutôt que l'argent, XXII, g.
Aveugler. Mauvaise raison que donne la loi romaine qui leur interdit la faculté de plaider, XXIV, IG.
Avortement. Les Américains se le procuraient, pour ne pas four- nir des sujets à la barbarie, XXIII, I r.
Avoués. Menaient à la guerre les

vassaux des évêques et des
abbés, XXX, r~.
Avouér de la partie publique. Il ne faut pas les confondre avec ce que nous appelons aujourd'hui partie publique  :leurs fonc- tions, XXVIII, ;G. Époque de leur extinction, ibid.
B

Bachar. Pourquoi leur tête est toujours exposée, tandis que celle du dernier sujet est tou- jours en sûreté, III, q. Pourquoi absolus dans leurs gouverne- ments, V, I G. Terminent les procès en faisant distribuer, à leur fantaisie, des coups de bâton aux plaideurs, VI, z. Sont moins libres, en Turquie, qu'un homme qui, dans un pays o~1 l'on suit les meilleures lois criminelles possibles, est condamné à ètre pendu, et doit l'être le lendemain, XII, z.
Bactrienr. Alexandre abolit un usage barbare de ce peuple, X, 5.
Baillie ou garde. Quand elle a commencé à être distinguée de la tutelle, XVIII, z7.
Baillir. Quand on a commencé

à être ajourné sur l'appel de leurs jugements; et quand cet usage a cessé, XXVIII, zz. Comment rendaient la justice, XXVIII, qz. Quand et com- ment leur juridiction com- mença à s'étendre, ibid. Ne jugeaient pas d'abord, faisaient seulement l'instruction, et pro- nonçaient le jugement fait par les prud'hommes  :quand com- mencèrent. à juger eux-mêmes, et même seuls, ibid. Ce n'est point par une loi qu'ils ont été créés, et qu'ils ont eu le droit de juger, XXVIII, 4.3. L'or- donnance de Iz8~, que l'on regarde comme le titre de leur création, n'en dit rien elle ordonne seulement qu'ils se- ront pris parmi les laïques
preuves, ibid.
$Ar.sr. Pensa faire étouffer de rire le roi de Pégu, en lui apprenant qu'il n'y avait point de roi à Venise, XIX, z.
Baleine. Sa pêche ne rend presque jamais ce qu'elle coûte  :elle est cependant utile aux Hollan- dais, XX, 6. _
l3ALUZE. Erreur de cet auteur

prouvée et redressée, XXXI, 2.
Ban. Ce que c'était dans le com- mencement de la monarchie, XXX, I ~.
Banquer. Sont un établissement propre aux États qui font le commerce d'économie  :c'est trop en risquer les fonds, que d'en établir dans une monar- chie, XX, Io. Ont avili l'or et l'argent, XXI, zz.
Banque de rasnt Georger. L'influence qu'elle donne au peuple de Gênes, dans le gouvernement, fait toute la prospérité de cet État, II, 3.
Baaquierr. En quoi consiste leur

585 état et leur habileté, XXII, io. Sont les seuls qui gagnent, lorsqu'un État hausse ou baisse sa monnaie, ibid. Comment peuvent être utiles à un État,
XXII, I G.
Bantam. Comment les successions
y sont réglées, V, z4. Il y a dix femmes pour un homme c'est un cas bien particulier de la polygamie, XVI, 4. On y marie les filles à treize et qua- torze ans, XVI, Ig. Il y naît trop de filles pour que la pro- pagation ypuisse être propor- tionnée àleur nombre, XXIII,
z z.
Barbares. Différence entre les bar- bares et les sauvages, XVIII, z. Les Romains ne voulaient point de commerce avec eux, XXI, zq. Pourquoi tiennent peu à leur religion, XXV, z.
Barbares qu ! conquirent  !'Empire romala. Leur conduite, après la conquéte des provinces ro- maines, doit servir de modèle aux conquérants, X, 3. C'est de ceux qui ont conquis l'Em- pire romain et apporté l'igno- rance dans l'Europe, que nous vient la meilleure espèce de gouvernement que l'homme ait pu imaginer, XI, S. Ce sont eux qui ont dépeuplé la terre,
XXIII, z3. Pourquoi ils em- brassèrent si facilement le chris- tianisme, XXV, 3. Furent appe- lés àl'esprit d'équité par l'esprit de liberté  :faisaient les grands chemins aux dépens de ceux à qui ils étaient utiles, XXVI, 15. Leurs lois n'étaient point atta- chées à un certain territoire
elles étaient toutes personnelles, XXVIII, z. Chaque particulier suivait la lvi de la personne à laquelle la nature l'avait subor- SES MATIÈAE,S S 77 donné, Ibrd. Étaient sortis de la Germanie  :c'est dans leurs moeurs qu'il faut chercher la source des lois féodales, XXX, z. Est-il vrai qu'après la con- quête des Gaules, ils firent un règlement général pour établir partout la servitude de la glèbe ? XXX, 5. Pourquoi leurs lois sont écrites en latin  :pourquoi on y donne aux mots latins un sens qu'ils n'avaient pas origi- nairement  :pourquoi on y en a forgé de nouveaux, XXX, r4.
Baronr. C'est ainsi que l'on nom- rnait autrefois les maris nobles, XXVIII, zs.
BA$IL$, empereur. Bizarreries des punitions qu'il faisait souffrir, VI, IG.
Bâtards. Il n'y en a point à la Chine  :pourquoi, XXIII, 5. Sont plus ou moins odieux, suivant les divers gouverne- rnents suivant que la polyga- mie ou le divorce sont permis ou défendus, ou autres cir- constances, XXIII, 6. Leurs droits aux successions, dans les différents pays, sont réglés pat les lois civiles ou politiques, XXVI, 6.
Bâtoa. Ç'a été, pendant quelque temps, la seule arme permise dans les duels; ensuite on a permis le choix du bâton ou des armes; enfin la qualité des combattants a décidé, XXVIII, zo. Pourquoi encore aujour- d'hui regardé tomme l'instru- ment des outrages, ibid.
Bavarois. Quand et par qui leurs lois furent rédigées, XXVIII, I. Simplicité de leurs lois; causes de cette simplicité, ibid. On ajouta plusieurs capitulaires à leurs lois; suite qu'eut cette opération, XXVIII, ro. Leurs
586
S 7g T'AB~.E ANALYTIQUE DES MATIÈRES

Lois criminelles étaient faites sur le même plan que les lois ripuaires, XXVIII, 13. Voyez Ripzraires. Leurs lois permet- taient aux accusés d'appeler au combat les témoins que l'on produisait contre eux, XXVIII, zG.
BAYLE. Paradoxes de cet auteur,
XXIV, z, 6. Est-ce un crime de dire que c'est un grand homme  ? et est-on obligé de dire que c'était un homme abominable ? D., I, II, seconde objection.
Bearc-fils. Pourquoi il ne peut épouser sa belle-mère, XXVI,
14•
Bearrxfrères. Pays où il doit leur êtxe permis d'épouser leur belle-sueur, XXVI, 14.
SEAUMANQIR. SOn 11VYe nOUS
apprend que les Barbares, qui conquirent l'empire romain, exercèrent avec modêration les droits les plus barbares, XXVI, 15. En quel temps il vivait, XXVIII, 18. C'est chez lui gn'il faut chercher la juris- prudence du combat judicïaire, XXVIII, z3. Pour quelles pro- vinces il a travaillé, XXVIII,
38. Son excellent ouvrage est
une des sources des coutumes

de France, XXVIII, 45•
Beau père. Pourquoi ne peut épou-
ser sa belle-fille, XXVI, 14.

BELIÉVRE (le président de). Son discours à Louis XIII, lors- qu'on jugeait, devant ce prince, le duc de la Valette, Vi, 5.
Belle-fille. Pourquoi ne peut épou- ser son beau-père, XXVI, 14.
Belle-mère. Pourquoi ne peut épou-
ser son beau-fils, XXVI, Iq.

Belles-surs. Pays où il leur doit être permis d'épouser leur beau-frère, XXVI, 14.
Beiréfices. La loi qui, en cas de
mort de l'un des deux conten- dants, adjuge le bénéfice au survivant, fait que les ecclé- siastiques se battent, comme des dogues anglais, }usqu'à la mort, XXIX, 4.
Bénéfices. C'est ainsi que l'on nom- mait autrefois les fiefs et tout ce qui se donnait en usufruit, XXX, 16. Ce que c'était que
se rerammander pour rrn béncfice, XXX, zz.
Béne~ces militaires. Les fiefs ne

tirent point leur origine de cet établissement des Romains, XXX, I z. Il ne s'en trouve plus du temps de Charles Mar- tel; ce qui prouve que le do- maine n'était pas alors inalié- nable, XXXI, ~.
Bengale (golfe de). Comment dé- couvert, XXI, g.
Br•,~roir L~vzr~e. Bévue de ce malheureux compilateur des
capitulaires, XXVIII, 8.
Besoins. Comment un État bien policé doit soulager et préve- nir ceux des pauvres, XXIII,
zg.
Bêtes. Sont-elles gouvernées par les lois générales du mou- vement, ou par une motion particulière ? Quelle sorte de rapport elles ont avec Dieu ? comment elles conservent leur individu, leur espèce ; quelles
sont leurs lois  :les suivent-
elles invariablement ? Leurs
avantages et leurs désavan-
tages comparés aux nôtres, I,
I.
Bétis. Combien les mines d'or,

qui étaient à la source de te
fleuve, produisaient aux Ro- mains, XXI, z.
Bien. Il est mille fois plus aisé de faire le bien, que de le bien faire, XXVIII, ell.
587
TABLE ANALx'TI~UE DES MATIÊAES g ~~

Bien (gens de). Il est difficile que les inférieurs le soient, quand la plupart des grands d'un État sont malhonnêtes gens, III, q. Sont fort rares- dans les monarchies  : ce qu'il faut avoir pour I'étre, III, 7.
Bien particulier. C'est un paralo- gisme de dire qu'il doit céder au bien public, XXVI, x5.
Bien public. Il n'est vrai qu'il doit l'emporter sur le bien parti- culier que quand il s'agit de la liberté du citoyen, et non quand il s'agit de la propriété des biens, XXVI, Ij.
Biens. Il n'y a point d'inconvé- nient dans une monarchie qu'ils soient inégalement par- tagés entre les enfants, V, g. Combien il y en a de sortes parmi nous la variété dans leurs cspèccs est une des sources de la multiplicité de nos lois et de la variation dans les jugements de nos tribunaux, VI, I.
Biens (cession de}. Voyez Cession de biens.
Biens ecclésiastiques. Voyez Clergé, Évêques.
Biens fiscaux. C'est ainsi que l'on nommait autrefois les fiefs, XXX, 16.
Bienséances. Celui qui ne s'y conforme pas se rend 'incapable de faire aucun bien dans la société  :pourquoi, IV, z.
BlcxoN. Erreur de cet auteur, XXX, 2z.
Billon. Son établissement à Rome prouve que le commerce de l'Arabïc et des Tndes M'était pas avantageux aux Romains, XXI, 16.
Bills d'attainder. Ce que c'est en Angleterre; comparés à l'os- tracisme d'Athènes, aux lois
qui se faisaient à Rome contre les citoyens particuliers, XII,
i9.
Blé. C'était la branche la plus considérable du commerce in- térieur des Romains, XXI, 14. Les terres fertiles en blé sont fort peuplées  : pourquoi, XXIII, 14.
Bohême. Quelle sorke d'esclavage y cst établi, XV, Yo.
Baissons. On lève mieux, en Angleterre, les impôts sur les boissons qu'en France, XIII, 7.
Bonne-Espérance. Voyez Cap.
Bon sens. Celui des particuliers consiste beaucoup dans la mé- diocrité de leurs talents, V, 3.
Bondes. Leur inutilité pour le bien public a fait fermer une infinité de leurs monastères à la Chine, VIT, 6.
Bouclier, C'était, chez les Ger- mains une grande infamie de l'abandariner dans le combat, et une grande insulte de repro- cher à quelqu'un de l'avoir fait pourquoi cette insulte devint moins grande, XXVIII,
zI.
Boulangers. C'est utic justice outrée que d'empaler ceux qui sont pris en fraude, XXVI, zq..
BDULAINVILLIERS (le comte de).

A manqué le point capital de son système sur l'origine des fiefs; jugement sur son ou- vrage; doge de cet auteur, XXX, Io.
Battrgreignons. Leur loi excluait les filles de la concurrence avec leurs frères à la succession des terres et de la couronne, XVIII, zz. Pourquoi les rois portaient une longue chevelure, XVITT, z3. Leur majorité était fixée à quinze ans, XVIII, 26. Quand et pont qui firent écrire
588
g Sa TABLE ANALYTIQUE DES MATIÈRES

leurs lois, XXVIII, z. Par qui elles furent recueillies, ibid.
Pourquoi elles perdirent de

leur caractère, ibid. Elles sont assez judicieuses, ibid. Diffé- rences essentielles entre leurs lois et les lois saliques, XXVIII, 3. Comment le droit romain se conserva dans les pays de Leur domaine et de celui des Goths, tandis qu'il se perdit dans celui des Francs, XXVIII, 4. Conservèrent longtemps la loi de Gondebaud, XXVIII, 5. Comment leurs lois cessèrent d'être en usage chez les Fran- çais, XXVIII, g. Leurs lois criminelles étaient faites sur le même plan que les lois ripuaires, XXVIII, z3. Voyez Aspuaires. $poque de l'usage du combat judiciaire chez eux, XXVIII, z8. Leur loi permet- tait aux accusés d'appeler au combat les témoins que l'on produisait contre eux, XXVIII, z6. S'établirent dans la partie orientale de la Gaule; y por- tèrent les moeurs germaines
de là les fiefs dans ces contrées, XXX, G.
Bousrole. On ne pouvait, avant
son invention, naviguer que

près des cotes, XXI, G. C'est par son moyen qu'on a décou- vertle cap del3onne-Espérance, XXI, io. Les Carthaginois en avaient-ils l'usage ? XXI, zi. Découvertes qu'on lui doit, XXI, zz.
Brêril. Quantité prodigieuse d'or qu'il fournit à l'Europe, XXI,
zz.
Bretagne. Les successions dans le duché de Rohan appartiennent au dernier des males; raison de cette loi, XVIII, zi. Les coutumes de ce duché tirent
leur origine des assises du duc Geoffroi, XXVIII, 4i.
Bri uer. Sont nécessaires dans un ~tat populaire, II, i. Dange-
reuses dans le sénat, dans un
corps de nobles, nullement dans le peuple, ibid. Sagesse avec laquelle le sénat de Rome les prévint, VI, z4.
BRUNEHAULT. Son éloge, ses mal-
heurs il en faut chercher la cause dans l'abus qu'elle faisait de la disposition des fiefs et autres biens des nobles, XXXI, z. Comparêe avec Frédégonde, XXXI, z. Son sûpplice est l'époque de la grandeur des maires du palais, XXXI, G.
BRUT[rS. Par quelle autorité il condamna ses propres enfants, XI, z 8. Quelle part eut, dans la procédure contre les enfants de ce consul, l'esclave qui dé- couvrit leur conspiration pour Tarquin, XII, r 5.
Bulle unigenitur. Est-elle la cause occasionnelle de l'Erprit der Loiri ? D. I, ir, dixième objec- tion.
C

CAASZSJA, femme de Mahomet, XVI, z.
Calicut, royaume de la cote du Coromandel, XXI, Zz. On y regarde comme une maxime d'$tat que toute religion est bonne, XXV, x 5.
Cadmoukt, peuple de la grande Tartarie. Se font une affaire de conscience de souffrir chez eus toutes sortes de religions, XXV, zs.
C¢lomniateurs. Mausqu'ils causent lorsque le prince fait lui-même la fonction de juge, VI, g.
Pourquoi accusent plutat de-
589
TABLE ANALYTIQUE DES MATIÈRES S8x

tant le prince que devant les magistrats, XII, z4.
CALYIN. Pourquoi il bannit la hié- rarchie de sa religion, XXIV,
5•
Calvinisme. Semble être plus conforme à ce que Jésus-Christ a dit, qu'à ce que les ap8tres ont fait, XXIV, S.
Calvinistes. Ont beaucoup dimi- nué les richesses du clergé, XXXI, Io.
CAMBYSE, Comment pxofita de la superstition des )~gyptiens, XXVI, 7.
CAMOENS {le). Beautés de son poème, XXI, zI.
Campagne. Il y faut mains de fêtes que dans les villes, XXIV, z3.
Canada. Les habitants de ce pays
brûlent ou s'associent leurs

prisonniers, suivant les cir- constances, XXIII, 18.
Cananéens. Pourquoi détruits si fa- cilement, IX, z.
Candeur. Nécessaire dans les lois, XXIX, 16.
Canons. Différents recueils qui en ont été faits  : ce qu'on inséra dans ces différents recuéils  : ceux qui ont été en usage en France, XXVIII, ~. Le pou- voir qu'ont les évëques d'en faire, était, pour eux, un pré- texte de ne pas se soumettre aux capitulaires, ibid.
Cap de Bonne-Espérance. Cas où il serait plus avanta eux d'aller aux Indes pax l'~gypte que pax ce cap, XXI, q. 5a décou- verte était le point capital pour faire le tour de l'Afrique ce qui empêchait de le décou- vrir, XXI, Io. Découvert par les Portugais, XXI, zI.
CAPÉTIENS. Leur avènement à la couronne, comparé avec celui
des Cazlovingiens, XXXI, z G. Comment la couronne de France passa dans leur mai- son, XXXI, 3z.
Capitale. Celle d'un grand em- pire est mieux placée au nord qu'au midi de l'empire, XVII,
8.
Capitulairer. Ce malheureux compilateur, Benoit Lévite, n'a-t-il pas transformé une loi wisigothe en capitulaire ? XXVIII, S. Ce que nous nom- mons ainsi, XXVIII, 9. Pour- quoi il n'en fut plus question sous la troisième race, ibid. De combien d'espèces il y en avait; on négligea le corps des capitulaires, parce qu'on en avait ajouté plusieurs aux lois des barbares, ibid. Com- ment on leur substitua les coutumes, XXVIII, zz. Pour- quoi tombèxent dans l'oubli, XXVIII, 19.
Cappadociens. Se croyaient plus libres dans l'Êtat monarchique que dans l'État républicain, XI, z.
Captifs. Le vainqueur a-t-il droit de les tuer ? XV, z.
CARACALLA. Ses rescrits ne de- vraient pas se trouver dans le corps des lois romaines, XXIX,
17.
Caractère. Comment celui d'une nation peut être formé par les lois, XIX, z~.
Caravane d'Alep. Sommes im- menses qu'elle porta en Arabie, XXI, I G.
CARLOVINGIENS. Leur avènement à la couronne fut naturel, et ne fut point une révolution, XXXI, 16. Leur avènement à la couronne comparé avec celui des Capétiens, ibid. La cou- ronne de leur temps, était
590
5 8x TABLE ANALYTI~rTE DES MATIÈIïES

tout à la fois élective et héré- ditaire; preuves, XXXI, 17. Causes de la chute de cette maison, XXXI, zo. Causes principales de leur affaiblisse- ment, XXXI, z5. Ferdirent la couronne, parce qu'ils se trou- vèrent dépouillés de tout leur domaine, XXXI, 30. Com- ment la couronne passa, de leur maison, dans celle des Capétiens, XXXI, 3 z.
Carthage. La perte de sa vertu la conduisit à sa ruine, III, 3. Époques des différentes gra- dations de la corruption de cette république, VIII, t4. Vé- ritables motifs du refus que cette république fit d'envoyer des secours à Annibal, X, G. 1~tait perdue, si Annibal avait pris Rome, rbid. A qui le pouvoir de juger y fut confié, XI, 18. Nature de son com- merce, XX, 4. Son commerce; ses découvertes sur les côtes d'Afrique, XXI, Iz. Ses pré- cautions pour empêcher les Romains de négocier sur mer, ibid. 5a ruine augmenta la gloire de Marseille, ibid.
Carthaginois. Plus faciles à vaincre chez eux qu'ailleurs pour- quoi, IX, 8. La loi qui leur défendait de boire du vin, était une loi de climat, XïV, Io. Ne réussirent pas à faire le tour de l'Afrique, XXI, Io. Trait d'histoire qui prouve leur zèle pour leur commerce, XXI, I I. Avaient-ils l'usage de la bous- sole ? ibid. $ornes qu'ils impo- sèrent au commerce des Ro- mains; comment tinrent lcs Sardes et les Corses dans la dépendance, XXI, zi.
CARVILICT3 RvGA. Est-il bien vrai qu'il soit le premier qui ait
osé, à Rome, répudier sa femme ? XVI, IG.
Caspienne. Voyez Mer. Cassitérides. Quelles sont les îles que l'on nommait ainsi, XXI,
xi.
CASSIUS. Pourquoi ses enfants ne furent pas punis pour raison de la conspiration de leur père, XII, I e .
Carte. Jalousie des Indiens pour la leur, XXVI, G.
Castille. Le clergé y a tout envahi, parce que les droits d'indem- nité et d'amortissement n'y sont point connus, XXV, g.
Catholicisme. Pourquoi haï en Angleterre  : quelle sorte de persécution il y essuie, XIX, z7. Il s'accommode mieux d'une monarchie que d'une république, XXIV, i. Les pays où il domine peuvent suppor- ter un plus grand nombre de fêtes que ïes pays protestants, XXIV, z3.
Catholiques. Pourquoi sont plus attachés à leur religion que les protestants, XXV, 2.
CATON. Prêta sa femme à Hor- tensius, XXVI, z8.
CATON l'Ancien. Contribua de tout son pouvoir pour faire recevoir à Rome les lois Voco- nienne et Oppienne  :pourquoi, XXVIT, z.
Causer majeures. Ce que c'était au- trefois parmi nous elles étaient réservées au roi, XXVIII, 8.
Célibat. Comment César et Au- guste entreprirent de le dé- truire à Rome, XXIII, 2I. Comment les lois romaines le proscrivirent  : le christianisme le rappela, rbid. Comment et quand les lois romaines contre le célibat furent énervées, ibid. L'auteur ne blâme point celui
591
TABLE ANALYTIQUE DES MATI~BES S 83

qui a été adopté par la religion, mais celui qu'a formé le liber- tinage, ibid. Combien il a fallu de lois pour le faire observer à de certaines gens, quand, de conseil qu'il était, on en fit un précepte, XXIV, 7. Pourquoi il a été plus agréable au peuple, à qui il semblait convenir le moins, XXV, 4. Il n'est pas mauvais en lui-même il ne l'est que dans le cas où il serait trop étendu, ibid. Dans quel esprit l'auteur a traité cette matière. A-t-il eu tort de blâmer celui qui a le liberti- nage pour principe ? et a-t-il, en cela, rejeté sur la religion des désordres qu'elle déteste, D., à l'article Célibat.
Cens. Comment doit être fixé dans une détrlocratie, pour y conserver l'égalité morale entre les citoyens, V, 5. Quiconque n'y était pas inscrit à Rome, était au nombre des esclaves
comment se faisait-il qu'il y eût des citoyens qui n'y fussent pas inscrits, XXVII, z.
Cens. Voyez Census.
Censeurs. Nommaient à Rome les nouveaux sénateurs  :utilité de cet usage, II, g. Quelles sont leurs fonctions dans une démo- cratie, V, 7. Sagesse de leur établissement à Rome, V, 8. Dans quels gouvernements ils sont nécessaires, V, z9. Leur pouvoir, et utilité de ce pou- voir àRome, XI, z7. Avaient toujours, à Rome, l'ceil sut les mariages, pour les multiplier, XXIII, x z.
Censives. Leur origine; leur éta- blissement est une des sources des coutumes de l~rance, XXVIII,-45.
Censure. Qui l'exerçait à Lacédé-
more, V, 7. À Rome, ibid. Sa force ou sa faiblesse dépen- dait, àRome, du plus ou du moins de corruption, VIII, z6. Époque de san extinction to- tale, ibid. Fut détruite à Rome par la corruption des meeuxs, XXIII, zz.
Census ou Cens. Ce cXue c'était dans le commencement de la monarchie française, et sur qui se levait, XXX, x4. Ce mot est d'un usage si arbi- traire dans les lois barbares, que les auteurs des systèmes particuliers sur l'état ancien de notre monarchie, entre autres l'abbé Dubos, y ont trouvé tout ce qui favorisait leurs idées, ibid. Ce qu'on appelait ainsi dans les commen- cements de la monarchie, était des droits économiques, et non pas fiscaux, XXX, is. Était, indépendamment de l'abus que l'on a fait de ce mot, un droit particulier levé sur les serfs par les maîtres  :preuves, ibid. Il n'y en avait point autrefois de général dans la monarchie qui dérivât de la police géné- rale des Romains; et ce n'est point de ce cens chimérique que dérivent Ies droits sei- gneuriaux  :preuves, ibid.
Centeniers. Étaient autrefois des officiers militaires ; par qui et pourquoi furent établis, XXX, z7. Leurs fonctions étaient les mêmes que celles du comte et du gravion, XXX, z 8. Leur territoire n'était pas le même que celui des fidèles, XXX, zz.
Centumvirr. Quelle était, leur compétence à Rome, XI, z 8.
Centuries. Ce que c'était ; à qui elles procuraient toute l'au- torité, XI, r4.
592
TABLE ANALYTIQUE DES 1VfATIÈI~ES

Cérémonies religieuses. Comment multipliées, XXV, 4.
Cérites {table des). Dernière classe du peuple romain, XXVII, I.
Cerné. Cette île est au milieu des voyages que fit Hannon sur les côtes occidentales d'Afrique, XXI, II.
CÉ.$Alt. Enchérit sur la rigueur des lois portées par Sylla, VI, 15. Comparé à Alexandre, X, r4. Fut souffert, parce que, quoiqu'il eût la puissance d'un roi, il n'en affectait point le faste, XIX, 3. Par une loi sage, il fit que les choses qui repré- sentaient la monnaie, devinrent monnaie comme la monnaie même, XXII, x. Par quelle loi il multiplia les mariages, XXIII, zr. La loi par laquelle il défen- dit de garder chez soi plus de soixante sesterces, était sage et juste  :celle de Law, qui portait la même défense, était injuste et funeste, XXIX, G. Décrit les moeurs des Germains en quelques pages  :ces pages sont des volumes  : on y trouve le code des lois barbares, XXX, z.
CÉSARS. Ne sont point auteurs des lois qu'ils publièrent pour favoriser la calomnie, XII, 16.
Cession de biens. Ne peut avoir lieu dans les États despotiques utile dans les États modérés, V, 15. Avantages qu'elle auxait procurés à Rome, si elle eût été établie du temps de la répu- blique, ibid.
Ceylan. Un homme y vit pour dix sols par mois  : 1a polyga- mie y est donc en sa place, XVI, 3•
CHAINDA$UINE. Füt un deS réfot-
mateurs des lois des Wisigoths, XXVIII, I. Proscrivit les lois romaines, XXVIII, 7. Veut
inutilement abolir le combat judiciaire, XXVIII, 18.
Champagne. Les coutumes de cette province ont été accordées par le roi Thibault, XXVIII, 45-
Champions. Chacun en louait un pour un certain temps, pour combattre dans ses affaires, XXVIII, ~g. Peines que l'on infligeait à ceux qui ne se battaient pas de bonne foi, XXVIII, z4.
Change. Répand l'argent partout où il a lieu, XXII, G. Ce qui le forme. Sa définition  : ses variations; causes de ses varia- tions  :comment il attixe les richesses d'un $tat dans un autre  :ses différentes positions et ses différents effets, XXII, Io. Est un obstacle aux coups d'autoxité que les princes pour- raient faire sur le titre des mon- naies, XXII, z3. Comment gêne les États despotiques, XXII, z4.
Voyez lettres de change.
Charbon de terre. Les pays qui en produisent sont plus peuplés que d'autres, XXIII, Iq.
Charges. Doivent-elles ëtre vé- nales, V, Iq.
CHARLES MARTEL. C'est lui qui

fit rédiger les lois des Frisons, XXVIII, I, i.es nouveaux fiefs qu'il fonda prouvent que le domaine des rois n'était pas alors inaliénable, XXXI, 7. Opprima, par politique, le clergé que Pépin, son père, avait protégé par politique, XXXI, g. Entreprit de dépouil- ler le clergé dans les circons-
tances les plus heureuses la
politique lui attachait le pape, et l'attachait au pape, XXXI, II. Donna les biens de l'Église indifféremment en fiefs et en
593
TABLE ANALYTIQUE SES MATIÉAES S 8 S

alleus  :pourquoi, XXXI, iq.. Trouva l'$tat si épuisé qu'il ne put le relever, XXXI, zz. A- t-il rendu la comté de Toulouse héréditaire ? XXXI, a8.
CHARLH3âAGNE. Son empire fut

divisé, parce qu'il était trop grand pour une monarchie, VIII, r ~. Sa conduite envers les Saxons, X, ;. Est le pre- mier qui donna aux Saxons la loi que nous avons, XXVIII, z. Faux capitulaire qu'on lui a attribué, XXVIII, 8. Quelle collection de canons il intro- duisit en France, XXVIII, g. Les règnes malheureux qui suivirent le sien firent perdre jusqu'à l'usage de l'écriture, et oublier les lois romaines, les lois barbares et les capitu- laires, auxquels on substitua les coutumes, XXVIII, z r. Ré- tablit le combat judiciaire, XXVIII, r 8. $tendit le combat judiciaire des affaires crimi- nelles aux affaires civiles, ibid. Comment ü veut que les que- relles qui pourraient mitre entre ses enfants soient vidées, ibid. Veut que ceux à qui le duel est permis se servent du bâton  :pourquoi, XXVIII, zo. Réforme un point de la lai salique pourquoi, XXVIII, zz. Compté parmi les grands esprits, XXIX, z 8. N'avait d'autre revenu que son do- maine, preuves, XXX, z 3.
Accorda aux évêques la gràce qu'ils lui demandèrent, de ne plus mener eux-mêmes ,leurs vassaux à la guerre  :ils se plaignirent quand ils l'eurent obtenue, XXX, z~. Les jus- tices seigneuriales existaient de son temps, XXX, zz. $tait le prince le plus vigilant et le
plus attentif que nous ayons eu, XXXI, 8. C'est à lui que Ies ecclésiastiques sont rede- vables de l'établissement des dîmes, XXXI, rz. Sagesse et motif de la division qu'il fit des dîmes ecclésiastiques, ibid.
$loge de ce grand prince  :
tableau admirable de sa vie, de ses moeurs, de sa sagesse, de sa bonté, de sa grandeur d'âme, de la vaste étendue de ses vues, et de sa sagesse dans l'exécution de ses desseins, XXXI, z 8. Pax quel esprit de politique ii fonda tant de grands évêchés en Allemagne, XXXI, ig. Après lui, on ne trouve plus de sois dans sa race, XXXI, zo. La force qu'il avait mise dans la nation subsista sous Louis le Débon- naire, qui perdait son auto- ritë au-dedans sans que la
puissance parût diminuée au-
dehors, XXXI, zi. Comment l'empire sortit de sa maison, XXXI, 3r.
CHAALE$ II, dit le Chauve. Défend aux évêques de s'opposer à ses lois, et de les négliger, sous prétexte du pouvoir qu'ils ont de faire des canons, XXVIII, 9. Trouva te fisc si pauvre, qu'il donnait et faisait tout pour de l'argent il laissa même échapper, pour de l'ar- gent, Ies Normands, qu'il pou- vait détruire, XXXI, zz. A rendu héréditaires les grands oF&ces, les fiefs et les comtés
combien ce changement affai- blit la monarchie, XXXI, z8. Les fiefs et les grands afIices devinrent, aprës lui, comme la couronne était sous la seconde race, électifs et héréditaires en même temps, XXXI, zg.
594
58G TABLE ANALYTIQUE DES 1VIATIÉKES

CHARLES IV, dit le Bel. Est au- teur d'une ordonnance géné-
rale concernant les dépens, XXVIII, 35•
CHARLES VII. Est le premier roi qui ait fait rédiger par écrit les coutumes de France  :comment on y procéda, XXVIII, 45• Loi de ce prince, inutile parce qu'elle était mal rédigée,
XXIX, 46.
CHARLES IX. Il y avait sous son règne vingt millions d'hommes en France, XXIII, z4. Davila s'est trompé dans la raison qu'il donne de la majorité de ce prince à quatorze ans com- mencés, XXIX, zb.
CHARLES II, rai d'Angleterre. Bon
mot de ce prince, VI, z6.
CHARLES XII, roi de ,5irède. Son

projet de conquête était extra-
vagant; causes de sa chute
comparé avec Alexandre, X,

z3.
CHARLES-QvzNr. Sa grandeur, sa fortune, XXI, zz.
CHARONDAS. Ce fut lui qui trouva le premier le moyen de répri- mer les faux témoins, XII, 3.
Charter. Celles des premiers rois de la troisième race, et celles de leurs grands vassaux, sont une des sources de nos cou- tumes, XXVIII, 45•
Chartes d'affranchissement. Celles que les seigneurs donnèrent à leurs serfs, sont une des sources de nos coutumes, XXVIII, 45
Chasse. Son influence sur les moeurs, IV, 8.
Chemins. On ne doit jamais les construire aux dépens du fonds des particuliers, sans les indem- niser, XXVI, z 5. Du temps de Beaumanoir, on les faisait aux dépens de ceux à qui ils étaient utiles, ibid.
CHÉREA. Son exemple prouve qu'un prince ne doit jamais
insulter ses sujets, XII, z8.
Chevalerie. Origine de tout le merveilleux qui se trouve dans les romans qui en parlent, XXVIII, zz.
Chevaliers romains. Perdirent la république quand ils quittèrent leurs fonctions naturelles, pour devenir juges et financiers en même temps, XI, r 8.
Chicane. Belle description de celle qui est aujourd'hui en usage elle a forcé d'intro- duire la condamnation aux dépens, XXVIII, 35•
CHILDEBERT. Fut déclaré majeur à quinze ans, XVIII, z6. Pourquoi il égorgea ses neveux, XVIII, z7. Comment il fut adopté par Gontran, XVIII,
z8. A établi les centeniers

pourquoi, XXX, r ~. Son fa- meux décret mal interprété par l'abbé Dubos, XXX, z5.
CHILDÉRIC. Pourquoi fut expulsé du trône, XVIII, z5.
CuzLrÉxtc. Se plaint que les

évêques seuls étaient dans la grandeur, tandis que lui, roi, n'y était plus, XXXI, ~.
Chine. Établissement qui paraît contraire au principe du gou- vernement de cet empire, V, zg. Comment on y punit les assassinats, VI, zG. On y punit les pères pour les fautes de
leurs enfants  :abus dans cet
usage, VI, zo. Le luxe en doit être banni  :est la cause des différentes révolutions de cet empire  :détail de ces révolu- tions. On y a fermé une mine
de pierres précieuses aussitôt
qu'elle a été trouvée pour- quoi, VII, 6, L'honneur n'est point le principe du gouverne-
595
TABLE ANALYTIQUE DES tIIATIÈBES 5 S~

ment de cet empire  :preuves, VIII, zz. Fécondité prodi- gieuse des Femmes elle y cause quelquefois des révolu-
tions pourquoi, ibid. Cet empire est gouverné par les lois et le despotisme en méme temps, explication de ce para- doxe, ibid, Son gouvernement est un modèle de conduite pour les conquérants d'un grand Ëtat, X, r 5. Quel est l'objet de ses lois, XI, 5. Tyrannie injuste qui s'y exerce, sous prétexte du crime de lèse- majesté, XII, 7. L'idée qu'on y a du prince y met peu de liberté, XII, z9. On n'y ouvre point les ballots de ceux qui ne sont pas marchands, XIII, r z. Les peuples y sont heu- reux, parce que les tributs y sont en régie, XIII, z9, Sagesse de ses lois qui combattent la nature du climat, XIV, 5. Cou- tume admirable de cet empire pour encourager l'agriculture, XIV, 8. Les lois n'y peuvent pas venir à bout de bannir les eunuques des emplois civils et militaires, XV, r9. Pourquoi les mahométans y font tant de progrès, et les chrétiens si peu, XVI, z. Ce qu'on y regarde comme un prodige de vertu, XVT, 8. Les peuples y sont plus ou moins courageux, à mesure qu'ils approchent plus ou moins du midi, XVII, z. Causes de la sagesse de ses
lois pourquoi on n'y sent point les horreurs qui accom- pagnent la trop grande étendue d'un empire, XVIII, 6. Les législateurs y ont confondu la religion, les lois, les moeurs et les manières  :pourquoi, XIX, z6. Les principes qui regardent
ces quatre points sont ce qu'on appelle les rites, XIX, i~. Avantage qu'y produit la façon composée d'écrire, ibid. Pour- quoi les conquérants de la Chine sont obligés de prendre ses mrEUrs; et pourquoi elle ne peut pas prendre les moeurs des conquérants, XIX, z 8. Il n'est presque pas possible que le christianisme s'y éta- blisse jamais  :pourquoi, ibid. Comment les choses qui pa- raissent de simples minuties de politesse y tiennent à la constitution fondamentale du gouvernement, XIX, iq. Le vol y est défendu ; la fripon- nerie yest permise  :pourquoi, XIX, zo. Tous les enfants d'un même homme, quoique nés de diverses femmes, sont censés n'appartenir qu'à une seule  :ainsi point de bâtards, XXIlI, 5. Il n'y est point question d'enfants adultérins, ibid. Causes physiques de la grande population de cet em- pire, XXIII, i 3. C'est le phy- sique du climat qui fait que les pères y vendent leurs filles; et y exposent leurs enfants, XXIII, r6. L'empereur y est le souverain pontife; mais il doit se conformer aux livres de la religion  : il entreprendrait en vain de les abolir, XXV, 8. Il y eut des dynasties on les frères de l'empereur lui suc- cédaient, à l'exclusion de ses enfants  :raisons de cet ordre, XXVI, 6. Il n'y a point d'Êtat plus tranquille, quoiqu'il ren- ferme dans son sein deux peuples dont le cërémonial et la religion sont différents, XXIX, z 8.
Chinois. Sont gouvernés par les

596
g 88 TABLE ANA~.YTI,QUE DES MATI~RES

manières, XIX, 4. Leur carac- tère comparé avec celui des Espagnols  :leur infidélité dans le commerce leur a conservé celui du Japon  :profits qu'ils tirent du privilège exclusif de ce commerce, XIX, I o et XX, g. Pourquoi ne changent jamais de manières, XIX, 13. Leur religion est favorable à la propagation, XXIII, zI. Conséquences funestes qu'ils tirent de l'immortalité de l'âme établie par la religion de Foë, XXIV, 19.
Chrétiens. Un $tat composé de vrais chrétiens pourrait fort bien subsïster quoi qu'en dise Bayle, XXIV, 6. Leur système sur l'immortalité de l'âme, XXIV, zI.
Christianisme. Nous a ramené l'âge de Saturne, XV, ~. Pourquoi s'est maintenu en Europe, et a été détruit en Asie, XVI, z. A donné son esprit à la jurisprudence, XXIII, zt. Acheva de mettre en crédit dans l'empire le célibat, que la philosophie y avait déjà introduit, ibid. N'est pas favo- rable à la propagation, ibid.
Ses principes bien gravés dans

le coeur feraient beaucoup plus d'effet que l'honneur des monarchies, la vertu des ré- publiques, et ia crainte des États despotiques, XXIV, G. Beau tableau de cette religion, XXIV, z3. A dirigé, admira- blement bien pour la société, les dogmes de l'immortalité de l'âme et de la résurrection des corps, XXIV, 19. Il semble, humainement parlant, que le climat lui a prescrit des bornes, XXIV, z6. Il est plein de bon sens dans les lois qUi
concernent les pratiques de
culte il peut se modifier suivant les climats, ibid. Pour- quoi il fut si facilement em- brassé par les barbares qui conquirent l'empirc romain, XXV, 3. La fermeté qu'il inspire, quand ii s'agit de renoncer à la foi, est ce qui l'a rendu odieux au Japon, XXV, Iq.. Il changea les règlements et les lois que les hommes avaient faits pour conserver les moeurs des femmes, XXVI, g. Effets qu'il produisit sur l'es-- prit féroce des premiers rois de France, XXXI, z. Est la per- fection de la religion naturelle
il y a donc des choses qu'on
peut, sans impiété, expliquer sur les principes de la religion naturelle, D. I, u, dixième objection.
Voyez Keligion chrëtienne.
CHRISTOPHE CDLOME, Voyez Co-

lomb.
CIC~RON. Regarde comme une des principales causes de la chute de la république, les lois qui rendirent les suffrages secrets, II, z. Voulait que l'on abolît l'usage de faire des lois touchant les simples particu- liers, XII, 19. Queis étaient selon lui, les meilleurs sacri- fices, XXV, 7. A adopté les lois d'épargne faites par Platon, sur les funérailles, ibid. Pour- quoi regardait les lois agraires comme funestes, XXVI, Ij. Trouve ridicule de vouloir décider des droits des royaumes
par les lois qui décident du
droit d'une gouttière, XXVI, 16. Blâme Verrès d'avoir suivi l'esprit plutôt que la lettre de la loi Voconienne, XXVII, i. Droit qu'il est contre l'équité
597
TABLE ANALYTIQUE DES h2"AT'IÊK ES g 8g

de ne pas rendre un fidéicom- mis, fbid.
CI~q-Nlnxs (Di;}. Prétexte injuste
de sa condamnation, XII, 8.

Circonstances. Rendent les lois ou justes et sages, ou injustes et funestes, XXIX, 6.
Citation en jrrstice. Ne pouvait pas se faire, à Rome, dans la mai- son du citoyen ; en France, elle ne peut pas se faire ailleurs  :ces deux lois, qui sont contraires, partent du même esprit, XXIX,
I O.
Citoyen. Revêtu subitement d'une autorité exorbitante devient monarque ou despote, II, 3, Quand il peut, sans danger, être clevé dans une république à un pouvoir exorbitant, ibid. Il ne peut y en avoir dans un État despotique, IV, 3. Doivent-ils être autorisés à refuser les emplois publics ? V, 19. Comment doivent se conduire dans le cas de la défense naturelle, X, z. Cas où, de quelque naissance qu'ils soient, iis doivent être jugés par les nobles, XI, 6. Cas dans lesquels ils sont libres de fait, et non de droit, XII, I. Ce qui attaque le plus leur sûreté, XII, z. Ne peuvent vendre leur liberté, pour deve- nir esclaves, XV, z. Sont en droit d'exiger de l')~tat une subsistance assurée, la nour- riture, un vétement convenable, et un genre de vie qui ne soit point contraire â la santé  : moyen que l'État peut em- ployer pour remplir ces obliga- tions, XXIII, zg. Ne satisfont pas aux lois en se contentant de ne pas troubler le corps de l'État ; il faut encore qu'ils
ne troublent pas quelque ci- toyen que ce soit, XXV, ~.
Citoyen romain. Par quel privi- lège il était à l'abri de la
tyrannie des gouverneurs de
province, XI, I g. Pour l'être, il fallait étre inscrit dans le cens comment se faisait-il qu'il y en eût qui n'y fussent pas inscrits ? XXVII, I.
Civilité. Ce que c'est en quoi elle diffère de la politesse  :elle est, chez les Chinois, prati- quée dans tous les états; à Lacédémone, elle ne l'était nulle part pourquoi cette différence, XIX, 16.
Classes. Combien il est important que celles dans lesquelles on distribue le peuple dans les États populaires soient bien faites, II, z. Il y en avait six à Rome, distinction entre ceux qui étaient dans les cinq pre- mières, et ceux qui étaient dans la dernière  : comment on abusa de cette distinction pour éluder la loi Voconienne, XXVII, I.
CLAUDE, empereur. Se fait juge de toutes les affaires, et occasionne pax là quantité de rapines, VI, 5. Fut le premier qui accorda à la mère la succession de ses enfants, XXVII, I.
Clémence. Quel est le gouverne- ment o>x elle est le plus nêces- saire  :fut outrée par les empe- reurs grecs, VI, zI.
Clergé. Point de vue sous lequel on doit envisager sa juridic- tion en France. Svn pouvoir est convenable dans une mo- narchie; il est dangereux dans une république, II, 4. Son pouvoir arrête ]e monarque dans la route du despotisme, ibid. Son autorité sous la pre-
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590 TABLE ANALYTIQUE DES MATIÈRES

miëre race, XVIII, 3z. Pour- quoi les membres de celui d'Angleterre sont plus ci- toyens qu'ailleurs pourquoi leurs moeurs sont plus régu- licres  :pourquoi ils font de meilleurs ouvrages pour prou- ver la révélation et la pro- vidence pourquoi on aime mieux lui laisser ses abus que de souffrir qu'il devienne réfor- mateur, XIX, z7.5es privilèges exchisifs dépeuplent un État; et cette dépopulation est très difficile à réparer, XXIII, z8. La religion lui sert de prétexte paur s'enrichir aux dépens du peuple; et ]a misère qui résulte de cette injustice est un motif qui attache le peuple à la reli- gion, XXV, z. Comment on est venu à en faire un corps séparé; comment il a établi ses prérogatives, XXV, 4. Cas où il serait dangereux qu'il formât un corps trop étendu, ibid. Bornes que Ies lois doivent mettre à ses richesses, XXV, 5. Pour l'empêcher d'ac- quérir, il ne faut pas lui dé- fendre les acquisitions, mais l'en dégoûter moyens d'y parvenir, ibid. Son ancien do- maine doit être sacré et invio- lable; mais le nouveau doit sortir de ses mains, ibid. La maxime qui dit qu'il doit contribuer aux charges de l'État est regardée à Rome, comme une maxime de maltôte, et contraire â l'Écriture, ibid. Refondit les lois des Wisigoths, et y introduisit les peines cor- porelles, qui furent toujours inconnues dans les autres lois barbares auxquelles il ne toucha point, XXVIII, a. C'est des lois des Wisigoths qu'il a tiré,
en Espagne, toutes celles de l'inquisition, ibid. Pourquoi continua de se gouverner pax le droit romain sous la pre- mière race de nos rois, tandïs que la loi salique gouvernait le reste des sujets, XXVIII, 4. Par quelles lois ses biens étaient gouvernés sous les deux premières races, XXVIII, g. Il se soumit aux décrétales, et ne voulut pas se soumettre aux capitulaires pourquoi, ibid. La raideur avec laquelle il soutint la preuve négative par serment, sans autre raison que parce qu'elle se faisait dans l'Église, preuve qui faisait commettre mille parjures, fit étendre la preuve par le combat particulier, contre lequel i1 se déchaînait, XXVIII, r8. C'est peut-être par ménagement pour lui, que Charlemagne voulut que le bâton fût la seule arme dont on pût se servir dans les duels, XXVIII, zo. Exemple de modération de sa part, XXVIII, qr. Moyens par les- quels il s'est enrichi, ibid. Tous les biens du royaume lui ont été donnés plusieurs fois  : révo- lutions dans sa fortune; quelles en sont les causes, XXXI, t o. Repousse les entreprises contre son temporel par lcs révélations de rois damnés, XXXI, ri. I_es troubles qu'il causa pour son temporel furent terminés par les Normands, ibid. Assem- blé àFrancfort pour déterminer le peuple à payer la dîme, raconte comment le diable avait dévoré les épis de blé lors de la dernière famine, parce qu'on ne l'avait pas payée, XXXI, iz. Troubles qu'il causa après la mort de Louis le Débonnaire,
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TABLE ANALYTIQUE DES MATIÈKES S9E

à l'occasion de son temporel, XXXI, z3. Ne peut réparer, sous Charles le Chauve, les maux qu'il avait faits sous ses prédécesseurs, ibid.
CLL'RMONT (le comte nIï), Pour- quoi faisait suivre les Etablis- sements de saint Louis, son père, dans ses justices, pendant que ses vassaux ne les faisaient
pas suivre dans les leurs,

XXVIII, zg.
Climat. Borme la différence des caractères et des passions des hommes raisons physiques, Livre XIV. Raisons physiques des contradictions singulières qu'il met dans le caractère des Indiens, XIV, 3. Les bons législateurs sont ceux qui s'op- posent à ses vices, XIV, g. Les lois doivent avoir du rap- port aux maladies qu'il cause, XIV, I i. Effets qui résultent de celui d'Angleterre  : il a formé, en partie, les lois et les moeurs de ce pays, XIV, z3. Détail curieux de quelques-uns de ces différents effets, XIV, Icl. Rend les femmes nubiles plus tôt ou plus tard c'est donc de
lui que dépend leur esclavage

ou leur liberté, XVI, z. Il y en a où le physique a tant de force, que la morale n'y peut presque rien, XVI, 8 et Io. Jusqu'à quel point ses vices peuvent porter le désordre
exemple, ibid. Comment il
influe sur le caractère des

femmes, XVI, II. Influe sur le courage des hommes et sur leur liberté  :preuves par faits, XVII, z. C'est le climat presque seul, avec la nature, qui gou- verne les sauvages, XIX, 4. Gouverne les hommes concur- remment avec la religion, les
lois, les moeurs, etc. De là nait l'esprit général d'une nation, ibid. C'est lui qui fait qu'une nation aime â se communiquer; qu'elle aime, par conséquent, à changer ; et pax la méme conséquence, qu'elle se forme le goût, XIX, 8. Il doit rêgler les vues du législateur au sujet de la propagation, XXIII, z 6. Influe beaucoup sur le nombre et la qualité des divertisse- ments des peuples raison physique, XXIV, z3. Rend 1a religion susceptible de lois locales relatives à sa nature, et aux productions qu'il fait naître, ibid. Semble, humaine- ment parlant, avoir mis des bornes au christianisme et au mahométisme, XXIV, z6. L'auteur ne pouvait pas en parler autrement qu'il a fait, sans courir le risque d'être regardé comme un homme stupide, D., article climat.
Climats chauds. Les esprits et les tempéraments y sont plus avan- cés, et plus tôt épuisés qu'ail- leurs conséquence qui en résulte dans l'ordre législatif, V, 15. On y a moins de besoins, il en coûte moins
pour vivre; on y peut donc
avoir un plus grand nombre de femmes, XVI, 3.
CLO~OMIR. Paürquot ses enfants furent égorgés avant leur ma-
jorité, XVIII, z7.
CLOTAIRE. Pourquoi égorgea ses neveux, XVIII, z~. A établi les centeniers  :pourquoi, XXX, 17. Pourquoi persécuta Bxune- hault, XXXI, I. C'est sous son règne que les maires du palais devinrent perpétuels et si puis- sants, ibid. Ne peut réparer les maux faïts pax Brunehault
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j ~z TABLE ANALYTIQUE DES MATI~I~ES

et Frédégonde, qu'en laissant la possession des fiefs à vie, et en rendant aux ecclésias- tiques les privilèges qu'on leur avait ôtés, ibid. Comment ré- forma le gouvernement civil de la France, XXXI, z, Pour- quoi on ne lui donna point de maire du palais, XXXI, 3. Fausse interprétation qne les ecclésiastiques donnent à sa constitution, pour prouver l'ancienneté de leur dîme, XXXI, I z.
CLOVIS. Comment il devint si puissant et si cruel, XVIII, zg_ Pourquoi lui et ses successeurs
furent si cruels contre leur

propre maison; ibid. Réunit les deux tribus de Francs, les Saliens et les Ripuaires; et cha- cune conserva ses usages, XXVIII, z. Toutes les preuves qu'apporte l'abbé Dubos, pour prouver qu'il n'entra point dans les Gaules en conqué- rant, sont ridicules et démen- ties par l'histoire, XXX, z4. A-t-il été fair proconsul, comme le prétend l'abbé Dubos ? ibid. La perpétuité des offices de comte, qui n'étaient qu'an- nuels, commença à s'acheter sous son régne  : exemple, à ce sujet, de la perfidie d'un fils envers son père, XXXI, I.
Cochon, Une religion qui en dé- fend l'usage ne peut convenir que dans les pays oü il est rare, et dont le climat rend le peuple susceptible des maladies de la peau, XXIV, z5. Singu- lière loi des Wisigoths, XXIX, I G.
Code cis~il. C'est le partage dés terres qui le grossit  : il est donc fort mince chez les peuples oü
ce partage n'a point lieu, XVIII, 13.
Corte des étabLisrementr de saint

Louir. Il ht tomber l'usage d'as- sembler les pairs dans les jus- tices seigneuriales pour juger, XXVIII, 4z.
Code de justirtier :. Comment il a pris la place du code Théodo- sien, dans les provinces de droit écrit, XXVIII, Iz. Temps de la publication de ce code, XXVIII, çz. N'est paS fait avec choix, XXIX, 17.
Code des lais barbares. Roule presque entièrement sur Ies troupeaux  :pourquoi, XXX, 6.
Code Tbéodoslen. De quoi est composé, XXIII, zI. Gau- vcrna, avec les lois barbares, les peuples qui habitaient la France sous la première race, XXVIII, q.. Alaric en fit faire une compilation pour régler les différends qui naissaient entre les Romains de ses États, ibid. Pourquoi il fut connu en France avant celui de Justinien, XXVIII, 4z.
Cognatr. Ce que c'était  : pourquoi exclus de la succession, XXVII,
I.
COINTE (le père Le}. Le raisonne- ment de cet historien en faveur du pape Zacharie détruirait l'histoire, s'il était adopté, XXXI, 16.
Colchide. Pourquoi était autrefois si riche et si commerçante, et est aujourd'hui si pauvre et si déserte, XXI, f.
Collèges. Ce n'est point là que, dans les monarchies, on reçoit la principale éducation, IV, z.
COLOMB ~CIIRISTQPIIE}. Découvre

l'Amérique, XXI, z I . Fran- çois I~r eut-il tort ou raison de le rebuter ? XXI, zz.
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TABLE ANALYTIQUE DES MATI$RES S93

Colonies. Comment l'Angleterre gouverne les siennes, XIX, z7. Leur utilité, leur objet  : en quoi les nôtres diffèrent de celles des anciens  :comment on doit les tenir dans la dépendance, XXI, zi. Nous tenons les nôtres dans la même dépen- dance que les Carthaginois tenaient les leurs, sans leur imposer des lois aussi dures, ibid.
Combat judiciaire. Était admis comme une preuve par les lois barbares, excepté par la loi salique, XXVIII, z 3. La loi, qui l'admettait comme preuve, était la suite et le remède de celle qui établissait les preuves négatives, ibid. On ne pouvait plus, suivant la loi des Lombards, l'exiger de celui qui s'était purgé par serment, XXVIII, r4. La preuve que nos pères en tiraient dans tes affaires criminelles, n'était pas si imparfaite qu'on le pense, XXVIII, r7. Son origine
pourquoi devint une preuve juridique cette preuve avait quelques raisons fondées sur l'expérience, ibid. L'entêtement du clergé, pour un autre usage aussi pernicieux, le fit autorïser, XXVIII, t 8. Comment il fut une suite de la preuve négative, ibid. Fut porté en Italie par les Lombards, ibid. Charlemagne, Louis le Débonnaire et les Othons l'étendirent des affaires criminelles aux affaires civiles, ibid. Sa grânde extension est la principale cause qui fit perdre aux lois saliques, aux lois ripuaires, aux lois romaines et aux capitulaires leur autorité, XXVIII, z9. G'était l'unique voie par laquelle nos pères ju-
geaient toutes les actions civiles et criminelles, les incidents et les interlocutoires, ibid. Avait lieu pour une demande de douze deniers, ibid. QueLes armes on y employait, XXVIII, zo. Moeurs qui lui étaient rela- tives, XXVIII, zz. Était fondé sur un corps de jurisprudence, XXVIII, zg. Auteurs à consul- ter pour en bien connaître la jurisprudence, ibid. Règles qui s'y observaient, XXVIII, z4. Précautions que l'on prenait pour maintenir l'égalité entre les combattants, ibid. Il y avait des gens qui ne pouvaient l'offrir ni le recevoir  : on leur donnait des champions, ibid. Détail des cas où il ne pouvait avoir lieu, XXVIII, z5. Ne laissait pas d'avoir de grands avantages, même dans l'ordre civil, ibid. I.es femmes ne pou- vaient l'offrir à personne sans nommer leur champion; mais on pouvait les y appelez sans ces formalités, ibid. A quel âge on pouvait y appeier et y être appelé, ibid. L'accusé pouvait éluder le témoignagè du second témoin de l'enquête, en offrant de se battre contre le premier, XXVIII, zG. De celui entre une partie et un des pairs du seigneur, XXVIII, z7. Quand, comment et contre qui il avait üeu, en cas de défaute de droit, XXVIII, z8. 5aint Louis est celui qui a commencé à l'abolir, XXVIII, zg. Époquc du temps où l'on a commencé à s'en passer dans les juge- ments, ibid. Quand il avait pour cause l'appel de £aux juge- ment, il ne faisait qu'anéantir le jugement sans décider la question, XXVIII, 33. Lors-
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594 TABLE ANALYTIQUE DES MATIÈKES

qu'il était en usage, il n'y avait point de condamnation de dé- pens, XXVIII, ;~. Répugnaït à l'idée d'une paztie publique, XXVIII, 3G. Cette façon de juger demandait très peu de
capacité dans ceux qui ju-

geaient, XXVIII, 4z.
Comédiennes. Il était défendu à Rome, aux ingénus, de les épouser, XXIII, zt.
Comices par tribus. Leur origine ce que c'était à Rome, XI, ~zb.
Commerce. Comment une nation vertueuse le doit faire pour ne pas se corrompre par la fré- quentation des étrangers, IV, 6. Les Grecs regardaient la pro- fession de tout bas commerce comme infâme, et par consé- quent comme indigne du ci- toyen, IV, 8. Vertus qu'il inspire au peuple quï s'y adonne  :comment on en peut maintenir I'esprit dans une démocratie, V, 6. Doit être interdit aux nobles dans une
aristocratie, V, 8. Doit erre

favorisé dans une monarchie ; mais il est Contre l'esprit de ce gouvernement que les nobles le fassent; il suffit que les commerçants puissent espérer de devenir nobles, V, g ; XX, zi. Est nécessairement très borné dans un I~tat despo- tique, V, rs. Est-il diminué par le trop grand nombre d'habitants dans la capitale  ? VII, z. Causes, économie et esprit de celui d'Angleterre, XIX, z7; XX, 8. Adoucit et corrompt les murs, XX, z. Dans les pays où il règne, tout jusqu'aux actions humaines et aux vertus morales, se trafique. Il détruit le brigandage, mais il entretient l'esprit d'intérêt, XX,
z. Entretient la paix entre les nations ; mais n'entretient pas l'union entre les particuliers, sbid. Sa nature doit être réglée, ou même se réglo d'elle-même par celle du gouvernement, XX, ç, Il y en a de deux sortes
celui de luxe et celui d'écono- mie; à quelle nature de gou-
vernement chacune de ces
espèces de commerce convient le mieux, ihid. Le commerce d'économie force le peuple qui le fait à ctre vertueux  :exemple tiré de Marseille, XX, g. Le commerce d'économie a fondé des $rats composés de fugitifs persécutés, ibrd. Il y a des cas où celui qui ne donne rien, celui mémo qui est désavan- tageux, est utile, XX, 6. Ses intérêts doivent l'emporter sur les intérêts politiques, XX, 7. Moyens propres à abaisser Ies États qui font le commerce d'économie. Est-il bon d'en faire usage ? XX, 8. On ne doit, sans de grandes raisons, exclure aucune nation de son commerce, encore moins s'as- sujettir à ne commercer qu'avec une seule nation, XX, ~. L'éta- blissement des basques est bon pour le commerce d'économie seulement, XX, zo. L'établis- sement des compagnies de né- gociants ne convient point dans ]a monarchie; souvent même ne convient pas dans les l : :tais libres, ibid. Ses inté- rêts ne sont point opposés à l'établissement d'un port franc dans les Ëtats libres; c'est le contraire dans les monar- chies, XX, zi. Il ne faut pas confondre la liberté du com- merce avec celle du eoinmer- çant  :celle du commerçant est
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TABLE AN.ALYTI~OUE DES M_ATIÈRB.S 595

fort gênée dans les $rats libres, et fort étendue dans les États soumis â un pouvoir absolu, XX, z z. Quel en est l'objet, ibid. La liberté en est détruite par les douanes, quand elles sont affermées, XX, r;. Est-il bon de confisquer les marchan- dises prises sur les ennemis, et de rompre tout commerce, soit passif, soit actif, avec eux, XX, i~. Il est bon que la contrainte par corps ait lieu dans les affaires qui le concernent, XX, i g. Des lois qui en établissent la sûreté, XX, z G et r ~. Des juges pour le commerce, XX, z 8. Dans les villes où il est établi, il faut beaucoup de loïs et peu de juges, ibid. II ne doit point être fait par le prince, XX, tg, Celui des Por-
tugais et des Castillans dans
les Indes orientales fut ruiné quand leurs princes s'en empa- rèrent, XX, zo. Il est avanta- geux aux nations qui n'ont besoin de rien, et onêreux à celles qui ont besoin de tout, XX, z3. Avantages qu'en peuvent retirer les peuples qui sont en état de supporter une grande exportation, et une grande importation en même temps, ibid. Rend utiles les choses superflues; et les choses utiles nécessaires, ibid, Consi- déré dans les révolutions qu'il a eues dans le monde, XXI, r. Pourquoi, malgré les révolu- tions auxquelles il est sujet, sa nature est irrévocablement fixée dans certains $fats, comme aux Indes, ibid. Pourquoi celui des Indes ne se fait et ne se fera jamais qu'avec de l'argent, ibid. Pourquoi celui qui se fait en Afrique est et sera
toujours si avantageux, XXI, 2. Raisons physiques des causes qui en maintiennent la balance entre les peuples du nord et ceux du midi, XXI, 3. Diffé- rence entre celui des anciens et celui d'aujourd'hui, XXI, 4. Fuit l'oppression et cherche 1a liberté ; c'est une des prin- cipales causes des différences qu'on trouve entre celui des anciens et le nôtre, XXI, 5. Sa cause et ses effets, XXI, 6. Celui des anciens, ibid. Comment et par où il se fai- sait autrefois dans les Indes, ibid. Quel était autrefois celui d'Asie  :comment -et pax où il se faisait, ibid. Nature et éten- due de celui des Tyriens, ibid. Combien celui des Tyriens tirait d'avantages de l'imperfection de la navigation des anciens, ibid. Étendue et durée de celui des Juifs, ibid. Nature et éten- due decelui des Égyptiens, ibid. de celui des Phéniciens, ibid. — de celui des Grecs, avant et depuis Alexandre, XXI, 7. Celui d'Athènes fut plus borné qu'il n'aurait dû i'@tre, ibid. — de Corinthe, ibid. — de la Grèce, avant Homère, ibid. Révolutions que lui occasionna la conquête d'Alexandre, XXI, $. Préjugé singulier qui empêchait et qui empêche encore les Perses de faire celui des Indes, ibid. De celui qu'Alexandre avait pro- jeté d'établir, ibid. De celui des rois Grecs après Alexandre, XXI, g. Comment et par où on le fit aux Indes, après Alexandre, ibid. Celui des Grecs et des Romains aux Indes n'était pas si étendu, mais était plus facile que le nôtre, àbid.
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SgG TABLE ANALYTIQUE DES MATIËAES

Celui de Carthage, XXI, Io. La constitution politique, le droit civii, le droit des gens, l'esprit de ia nation, chez les Romains, étaient opposés au commerce, XXI, r4. Celui des Romains avec l'Arabie et les Indes, XXI, zG. Révolution qu'y causa la mort d'Alexandre, ibid. —intérieur des Romains, ibid. De celui de l'Europe après la destruction des Romains en Occident, XXI, a7. Loi des Wisigoths contraire au com- merce, ibid. Autre Ioi du même peuple, favorable au commerce, XXI, 18. Comment se fit jour en Europe, à travers la bar- barie, XXI, Zo. 5a chute, et les malheurs qui l'accompagnërent dans ies temps de barbarie, n'eurent d'autre source que la philosophie d'Aristote et Ies rêves des scolastiques, ibid. Ce qu'il devint depuis l'affaiblis- sement des Romains en Orient, ibid. Les lettres de change l'ont arraché des bras de la mau- vaise foi, pour le faire rentrer dans le sein de la probité, ibid. Comment se fait celui des Indes orientales et occidentales,
XXI, z I . Lois fondamentales de celui de l'Europe, ibid. Pro- jets proposés par l'auteur sur celui des Indes, XXI, a3. Dans quels cas il se fait par échange, XXIT, z. Dans quelle propor- tion il se fait, suivant les diffé- rentes positions des peuples qui le font ensemble, ibid. On en devrait bannir les monnaies idéales, XXIT, 3. Croit par une augmentation successive d'ar- gent, et pax de nouvelles décou- vertes de terres et de mers,
XXII, 8. Pourquoi ne peut fleurir en Moscovie, XXII, 14.
Le nombre de fêtes, dans les pays qu'il maintient, doit être proportionné à ses besoins, XXIV, s;.
Commerce d'économie. Ce que c'est dans quels gouvernements il convient et réussit le mieux, XX, 4. Des peuples qui ont fait ce commerce, XX, 5. Doit souvent sa naissance à la vio- lence et à la vexation, ibid. II faut quelquefois n'y rien gagner, et même y perdre, poux y gagner beaucoup, XX, G. Comment on l'a quelquefois gêné, XX, 8. Les banques sont un établissement qui lui est propre, XX, Io. On peut, dans les Ëtats, où il se fait, établir un port franc, XX, II.
Commerce de luxe. Ce que c'est dans quels gouvernements il convient et réussit le mieux, XX, 4. Il ne lui faut point de banques, XX, Io. Il ne doit avoir aucuns priviièges, XX, II.
Commirrairer. Ceux qui sont nom- més pour juger les particuliers, ne sont d'aucune utilité au monarque; sont injustes et fu- nestes à la liberté des sujets, XII, xz.
COMMODE. Ses rescrits ne de- vraient pas se trouver dans le corps des lois romaines, XXIX, I ~.
Communauté de bienr. Est plus ou moins utile dans les différents gouvernements, VII, I j.
Communer. Il n'en était point question aux assemblées de la nation sous les deux premières races de nos rois, XXVIII, g..
Communion. était refusée à ceux qui mouraient sans avoir donné une partie de Ieurs biens à l'Église, XXVIII, 41.
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TABLE ANALYTIQUE DES MATIÈRES 5 ~~

Compagnies de négociants. Ne conviennent presque jamais dans une monarchie; pas tou- jours dans les républiques, XX, ro. Leur utilité; leur objet, ibid. Ont avili l'or et l'argent, XXI, zz.
Compagnons. Ce que Tacite appelle ainsi chez Ies Germains  :c'est dans les usages et les obliga- tions de ces compagnons qu'il faut chercher l'origine du vas- selage, XXX, 3 et iG.
Compositions. Tarif de celles que les lois barbares avaient éta- blies pour les différents crimes, suivant la qualité des diffé- rentes personnes, XXVIII, 3 et zo. Leur grandeur seule consti- tuait la différence des condi- tions et des rangs, XXVIII, 4 et XXX, i9. Quand on commença à les régler plutôt par les coutumes que par le texte des lois, XXVIII, ii. L'auteur entre dans le détail de la nature de celles qui étaient en usage chez les Ger- mains, chez les peuples sortis de la Germanie pour conquérir l'empire romain, afin de nous conduire, par la main, à l'ori- gine des justices seigneuriales, XXX, z9. À qui elles appar- tenaient  :pourquoi on appelait ainsi les satisfactions dues chez les barbares, par les coupables, à la personne offensée, ou à ses parents, ibid. Les rédacteurs des lois barbares crurent en devoir fixer le prix, et le firent avec une précision et une finesse admirable, ibid. Ces règlements ont commencé à tirer les Ger- mains de l'état de pure nature, ibid. Étaient réglées suivan# la qualité de l'offensé, ibid. For- maient, sur la tête de ceux sur
qui elles étaient établies, une prérogative proportionnée au prix, dont le tort qu'ils éprou- vaient devait ètre réparé, ibid. En quelles espèces on les payait, ibid. L'offensé était le maître, chez les Germains, de recevoir la composition, ou de la refu-
ser, et de se réserver sa ven-
geance  :quand on commença à être obligé de la recevoir, ibid. On en trouve, dans le code des lois barbares, pour les actions involontaires, ibid. Celles qu'on payait aux vas-
saux du roi étaient plus fortes
que celles qu'on payait aux hommes libres, XXXI, 8.
Comte. Était supérieur au sei- gneur, XXVIII, z4. Différence entre sa juridiction, sous la seconde race, et celle de ses officiers, XXVIII, z8. Les juge- ments rendus dans sa cour ne ressortissaient point devant les misri dominici, ibid. Renvoyait au jugement du roi les grands qu'il prévoyait ne pouvoir pas réduire à la raison, ibid. On était autrefois obligé de répri- mer l'ardeur qu'ils avaient de juger et de faire juger, ibid. Leurs fonctions sous les deux premières races, XXX, r 3. Comment et avec qui ils allaient à la guerre dans les commence- ments de la monarchie, XXX, i~. Quand menait les vassaux des leudes â la guerre, ibid. Sa juridiction à la guerre, ibid. C'était un principe fon- damental de la monarchie, que le comte réunît sur sa tête et la puissance militaire et la juri- diction civile; et c'est dans ce double pouvoir que l'au- teur trouve l'origine des jus- tices seigneuriales, ibid. Pour-
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g gs TABLE ANALYTIQUE .DES MATIÈRES

quoi ne menaient pas à la guerre les vassaux des évêques et des abbés, ni les arrière- vassaux des leudes, XXX, r8. Étymologie de ce mot, ibid. N'avaient pas plus de droits dans leurs terres, que les autres seigneurs dans la leur, ibid. Différence entre eux et lcs ducs, ibid. Quoiqu'ils réu- nissent sut leur tête les puis- sances militaire, civile et fiscale, la forme des jugements les empêchait d'être despotiques
quelle était cette forme, ibid. Leurs fOT1Gt1ot1S étaient les mêmes que celles du gravion et du centenier, ibid. Combien il lui faIIait d'adjoints pour juger, ibid. Commencèrent dès le règne de Clovis, à se pro- curer, paz argent, la perpétuité de leurs offices, qui, par nature, n'étaient qu'annuels  :exemple de la perfidie d'un fils envers son père, XXXI, z. Ne pou- vaient dispenser personne d'al- ler à la guerre, XXXI, 27. Quand leurs offices commen- cèrent à devetùr héréditaires et attachés à des fiefs, XXXI, z8.
Comtés. Ne furent pas donnés à perpétuité en même temps que les fiefs, XXXI, 8.
Concubinage. Contribue peu à la propagation pourquoi, XXIII, 2. Il est plus ou moins flétri, suivant les divers gouver- nements, et suivant que la polygamie ou le divorce sont permis ou défendus, XXIII, G. Les lois romaines ne lui avaient laissé de lieu que dans le cas d'une três grande corruption de mæurs, ibid.
Condamnation de dépens. N'avait point lieu autrefois en France
en cour laie pourquoi,
XXVIII, 35•

Condamnés. Leurs biens étaient consacrés à Rome  :pourquoi, VI, p.
Conditions. En quoi consistaient leurs différences chez les Francs, XXVIII, 4.
Confesseurs des rais. Sages conseils qu'ils devraient bien suivre, X, z.
Conftscationr. Fort utiles et justes dans les $fats despotiques  : pernicieuses et injustes dans ]es Ltats modérés. V, r5.
Voyez Juifs.
Confircaiion des marchandises. Lois excellentes des Anglais sur cctte matière, XX, rç.
Confrontation des témoins aUec  !'ac- cusé. Est une formalité requise par la loi naturelle, XXVI, 3.
CoNr7uciUS. Sa religion n'admet point l'immortalité de l'âme ; et tire, de ce faux principe, des conséquences admirables pour la société, XXIV, r9.
Conquérants. Causes de ia dureté de leur caractère. Leurs droits sur le peuple conquis, X, 3. Voyez Conquête. Jugement sur la générosité prétendue de quelques-uns, X, r 7.
Conquête. Quel en est l'objet, I, 3. Lois que doit suivre un conquérant, X, 3. Erreurs dans lesquelles sont tombés nos auteurs dans le droit public. Ils ont admis un principe aussi faux qu'il est terrible, et en ont tiré des conséquences en- core plus terribles, ibid. Quand elle est faite, le conquérant n'a plus droit de tuer pour- quoi, ibid. Son objet n'est point la servitude, mais la
conservation conséquences
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TABLE AI~IALYTIQUE DES MATIÈRES S ~~

de ce principe, ibid. Avan- tages qu'elle peut apporter au peuple conquis, X, ¢. (Droit de). Sa définition, ibia : Bel usage qu'en firent le roi Gélon et Alexandre, X, S. Quand et comment les répu- bliques en peuvent faire, X, b. Les peuples conquis par une aristocratie, sont dans l'état le plus triste, X, 7, 8. Corn- rnent on doit traiter le peuple vaincu, X, II. Moyens de la conserver, X, t 5. Conduite que doit tenir un État despo- tique avec le peuple conquis, ibid.
CDNRAA, empereur. Ordonna le premier que la succession des fiefs passerait aux petits en- fants ou aux frères, suivant l'ordre de succession cette loi s'étendit peu à peu pour les successions directes à l'in- fini, et pour les collatérales au septième degré, XXXI, ;o.
Conseil dit prince. Ne peut être dépositaire des lois, I, ¢. Ne doit point juger les affaires contentieuses  :pourquoi, VI,
G.
Conseils. Si ceux de l'Évangile étaient des lois, ils seraient contraires à l'esprit des lois évangéliques, XXN, 6.
Conservation. C'est l'objet géné-
ral de tous les États, XI, 5.

Conspirations. Précautions que doivent apporter les législa- teurs dans les lois pour la révélation des conspirations, XII, t ~.
CoivsrAivcs. Belle loi de cet empereur, XII, i¢.
CONSTANTIN. Changement qu'il apporta dans ia nature du gouvernement, VI, 15. C'est à ses idées sur la perfection que
nous sommes redevables de la juridiction ecclésiastique, XXIII, zt. Abrogea presque toutes les lois contre ie céli- bat, ibid. A quels motifs Zozime attribue sa conver- sion, XXIV, t3. Il n'imposa qu'aux habitants des villes la nécessité de chômer le dï- manche, XXIV, 23. Respect ridicule de ce prince pour les évêques, XXIX, Iû.
CONSTAN`CIN Dvcns (le faux).
Punition singulière de ses crimes, VI, 16.
Canruls. Nécessité de ces juges
pour le commerce, XX, 18.

Consuls romainr. Par qui et pour- quoi leur autorité fut démem- brée, XI, I¢. Leur autorité et leurs fonctions. Quelle était leur compétence dans les juge- ments, XI, t 8. Avantage de celui qui avait des enfants sur celui qui n'en avait point, XXIII, zY.
Coartemplatian. Il n'cst pas bon

pour ]a société que la religion
donne aux hommes une vie
trop contemplative, XXIV, tt. Continence absolue. C'est une-vertu
qui ne doit @tre pratiquée que
par peu de personnes, XXIII,
2I. VDyeZ Célibat.
Continence publique. Est nécessaire dans un État populaire, VII, B.
Contrainte par corps. Il est bon qu'elle n'ait pas lieu dans les affaires civiles il est bon qu'elle ait lieu dans Ies affaires de commerce, XX, I j.
Contumace. Comment était punie dans les premiers temps de la monarchie, XXXI, 8.
Coples. Les Saxons appelaient
ainsi ce que nos pères appe-

laient comtes, XXX, 18. Corinthe. Son heureuse situation
608
60o TABLE ANALYTIQUE DES MATIEAES

son commerce  : sa richesse  : la religion y corrompit les moeurs, XXI, 7. Sa ruine augmenta la gloire de Marseille, XXI, I2.
Cornélïennes. Voyez Lois corné- liennes.
Corps dégïslatif. Quand, pendant combien de temps, par qui doit être assemblé, Prorogé, et ren- voyé, dans un Etat libre, XI, 6.
Corruptïorr. De combien il y en a de sortes, Livre VIII. Combien elle a de sources dans une dë- mocratie quelles sont ces sources, VIII, z. Ses effets funestes, VIII, II.
Casmes, magistrats de Crète. Vices dans leur institution, XI, 6.
COUCY (le sire de). Ce qu'il pen- sait de la force des Anglais, IX,
8.
Coups de bâton. Comment punis par les lois barbares, XXVIII,
Zo.
Couronne. Les lois et les usages des différents pays en règlent différemment la succession  : et ces usages qui paraissent in- justes àceux qui ne jugent que sur les idées de leur pays, sont fondés en raison, XXVI, 6. Ce n'est pas pour la famille ré- gnante qu'on y a fixé la succes- sion, mais pour l'intér@t de l'État, XXVI, IG. 5on droit ne se règle pas comme les droits des particuliers  :elle est sou- mise au droit politique; les droits des particuliers le sont au droit civil, ibid.'On en peut changer l'ordre de succession, si celui qui est établi détruit le corps politique pour lequel il a été établi, XXVI, i3. La nation a droit d'en exclure, et d'y faire renoncer, ihirl.
Couronne de France. C'est par
la loi salique qu'elle est affec- tée aux mâles exclusivement, XXVIII, zz. 5a figure ronde est-elle le fondement de quelque droit du roi ? XXIX, rG. )~tait élective saus la seconde race, XXXI, 17. Le droit d'aî- nesse ne s'y est établi, que quand il s'est établi dans les fiefs, après qu'ils sont devenus perpétuels, XXXI, 33. Pour- quoi les filles en sont exclues, tandis qu'elles ont droit à celles de plusieurs autres royaumes, ibid.
Cours des prïncer. Combien ont été corrompues dans tous les temps, III, 5.
Courtisans. Peinture admirable de leur caractère, III, S, En quoi, dans une monarchie, consiste leur politesse  :cause de la délicatesse de leur goût, IV, z. Différence essentielle entre eux et le peuple, XII, z7.
Courtïranes. Il n'y a qu'elles qui soient heureuses à Venise, VII, 3. Corinthe en était le sémi- naire, XXI, 7. Leurs enfants sont-ils obligés. par le droit naturel, de nourrir leurs pères indigents, XXyI, S.
Cousïns germains. Pourquoi le ma- riage entre eux n'est pas per- mis, X$VI, i4, $laient autre- foïs regardés et se regardaient eux-mêmes comme frères, ibid. Pourquoï et quand le mariage fut permis entre eux à Rome, ibid. Chez quels peuples leurs mariages doivent être regar- dés comme incestueux, ibid.
Coutumes anciennes. Combien i] est important pour les moeurs de les conserver, V, 7.
Coutumes de France. -L'ignorance de l'écriture, sous les règnes qui suivirent celui de Charle-
609
TABLE ANALYTIQUE DES MATIÈRES' GoI

magne, fit oublier les lois bar- bares, le droit romain, et les capitulaires, auxquels on substi- tua ies coutumes, XXVIII, I I. Pourquoi ne prévalurent pas sur  !e droit romain dans les provinces voisines de l'Italie, ibid. Il y en avait dès la pre- mïère et la seconde race des rois elles n'étaient point la même chose que les lois des peuples barbares ; preuves  : leur véritable origine, XXVIII, r z. Quand commencèrent à faire plier les lois sous leur autorité, ibfd. Ce serait une chose inconsidérée de les vou- loir toutes réduire en une générale, XXVIIi, 37. Leur origine; les différentes sources où elies ont été puisées  : com- ment, de particulières qu'elles étaient pour chaque seigneurie, sont devenues générales pour chaque province quand et comment ont été rédigées par écrit, et ensuite réformées, XXVIII, 4i. Contiennent beau- coup de dispositions tirées du droit romain, ibid.
Coutumes de Bretagne. Tirent leur source des assises de Geof- froi, duc de cette province, XXVIII, 4S. — de Champagne. Ont été accordées par le roi Thibault, ibid. — de Montfort. Tirent leur origine des lois du comte Simon, ibid. — de Nor- mandie. Ont été accordées par le duc Raoul, ibid.
Crainte. Fst un des premiers sen- timents de l'homme en état de nature. A fait rapprocher les hommes, et a formé les socié- tés, I, z. Est le principe du gouvernement despotique, III,
4•
Créanciers. Quand commencèrent

à être plutet poursuivis à Rome par leurs débiteurs, qu'ils ne poursuivaient leur débi- teurs, XII, zi.
Création. Est soumise à des lois invariables, I, z. Ce que l'au- teur en dit prouve-t-il qu'il est athée ? D. I, z, troisiéme objection.
Créature. La soumission qu'elle doit au créateur dérive d'une loi antérieure aux lois posi- tives, I, I.
Crédit. Moyens de conserver celui d'un État, ou de lui en procurer un, s'il n'en a pas, XXII, IS.
CREMUTIUS CORAUS injustement

condamné, sous prétexte de crime de lèse-majesté, XII, Ig,
Créte, Ses lois ont servi d'original à celles de Lacédémone, IV, 6. La sagesse de ses lois la mit en état de résister long- temps aux efforts des Ro- mains, ibid. Les Lacédémo- niens avaient tiré de la Créte leurs usages sux le vol, XXIX, z3.
Crétois. Moyen singulier dont ils usaient avec succès, poux main- tenir le principe de leur gou- vernement  :leur amour pour la patrie, VIII, iI, Moyen infâme qu'ils employaient pour empêcher la trop grande popu- lation, XXIII, 17, Leurs lois sur le vol étaient bonnes à Lacédémone, et ne valaient rien à Rome, XXIX, 13.
GRILLON. Sa bravoure lui inspira le moyen de concilier son honneur avec l'obéissance à un ordre injuste de Henri IiI, IV, i.
Crimes. Quels sont ceux que les nobles commettent dans une aristocratie, III, q. Quoique
610
6oz TABLE ANALYTIQUE DES 11~fATIÈKE.S

tous publics de leur nature, sont néanmoins distingués rela- tivement aux différentes es- pèces de gouvernement, III, g. Combien il y en avait de sortes à Rome; et par qui q étaient jugés, XI, z8. Peines qui doivcnt être infligées à chaque nature de crime. XII, 4. Combien il y en a de sottes, ibid. Ceux qui ne font que troubler l'exercice de la reli- gion, doivent être renvoyés dans 1a classe de ceux qui sont contre la police, ibid. Ceux qui choquent la tranquillité des citoyens, sans en attaquer ]a sûreté  : commcnt doivent être punis. Peines contre ceux qui attaquent la sûreté publique, ibid. Les paroles doivent-elles être mises au nombre des crimes, XII, t z. On doit, en lés punissant, respecter la pu- deur, XII, iq. Dans quelle religion on n'en doit point admettre d'inex-piables, XXIV, r3. Tarif des sommes que la loi salique imposait pour puni- tion, XXVIII, 3. On s'cn purgeait, dans les lois barbares, autres que la loi salique, en jurant qu'on n'était pas cou- pable, et en faisant jurer la même chose à des témoins en nombre proportionné à ]a gran- deur du crime, XXVIII, i3, N'étaient punis, par les lois bar- bares, que par des peines pécu- niaires; il ne fallait point alors de partie publique, XXVIII, 36. Les Germains n'en connais- saient que deux capitaux  : la poltronnerie et la trahison, XXX, z9.
Crimes cachés. Quels sont ceux qui
doivent être poursuivis, XII, 4.
Crimes capitaux. On en faisait

justice, chez nos pères, par le combat judiciaire, qui ne pou- vait se terminer par la paix, XXVIII, 2ç.
Crimes contre Diett. C'est à lui seul que la vengeance en doit être réservée, XII, ~}.
Crimes contre la pureté. Comment doivent étre punis, XII, 4. Crime contre nature. Il est horrible, très souvent obscur, et trop sévêrement puni  :moyens de le prévenir. Quelle en est la source parmi nous, XII, 6.
Crime de lèse-majesté. Pax qui et comment doit être jugé dans une république, VI, g. Voyez Lèse-majesté.
Criminels. Pourquoi il est permis de les faire mourir, XV, z. A quels criminels on doit laisser des asiles, XXV, 3. Les uns sont soumis à la puissance de la loi, les autres à l'autorité du magistrat, XXVI, z4.
Critique. Préceptes que doivent suivre ceux qui en font profes- sion, et surtout le gazetier ecclésiastique, D., troisième par- tie.
Croisades. Apportèrent la lépre dans nos climats  :comment on l'empêcha de gagner la masse du peuple, XIV, ti. Servirent de prétexte aux ecclésiastiques pour attirer toutes sottes de matiéres et de personnes à leurs tribunaux, XXVIII, 40.
CRQMWELL. Ses SilCCCS empê-

chèrent la démocratie de s'éta- blir en Angleterre, III, 3.
Cuivre. Différentes proportions de la valeur du cuivre à celle de l'argent, XXII, 5 et zs.
Culte. Le soin de rendre un culte à Dieu, est bien diffërent de la magnificence de ce culte, XXV,
7•
611
 ?'ABLE ANALYTIQUE DES MATIÈKES Goa

Cudte extérieur. Sa magnificence attache à la religion, XXV,
z. A beaucoup de rapport

avec la magnificence de l'État, XXV, 7.
Culture des terres. N'est pas en raison de la fertilité, mais en raison de la liberté, XVIII, ;. La population est en raison de
la culture des terres et des

arts, XVIII, Io. Suppose des arts, des connaissances, et la monnaie, XVIII, z5.
Cumes. Fausses précautions que prit Aristodème pour se conser- ver la tyrannie de cette ville, X, rz. Combien les lois cri- minelles yétaient imparfaites, XII, z.
Curies. Ce que c'était à Rome  : à qui elles donnaient le plus d'autorité, XI, z4.
Cyrrête. Les peuples y étaient plus cruels que dans tout le reste de ia Grèce, parce qu'ils ne cultivaient pas la musique, IV,
8.
C X R U S. Fausses précautions qu'il
prit pour conserver ses con-

quêtes, X, I z.
Char. Voyez Pierre L
CZarise (Anne). Injustice qu'elle commit, sous prétexte du crime de lèse-majesté, XII, Iz.
D
DAGOEERT. Pourquoi fut obligé de se défaire de l'Austrasie en faveur de son fils, XXXI, g. Ce que c'était que sa chaire, XXXI, 33
Danoés. Conséquences funestes qu'ils tiraient du dogme de l'immortalité de l'âme, XXIV,
z g.
Dantzig. Profits que cette ville tire du commerce de blé qu'elle
fait avec la Pologne, XX, 9.
DAIiIi1S. Ses découvertes mari-

times ne lui furent d'aucune
utilité pour le commerce, XXi,
S.
DAVII,A. Mauvaise raison de cet auteur touchant la majorité de Charles IX, XXIX, I G.
Débiteurs. Comment devraient être traités dans une répu- blique. Époque de leur affran- chissement de la servitude à Rome révolution qui en pensa résulter, XII, zz.
Déconfés. Ce que c'était  :étaient punis par la privation de la communion et de la sépulture, XXVIII, 4z.
Décemvirs. Pourquoi établirent des peines capitales contre les au- teurs de libelles et contre les poètes, VI, 15. Leur origïne,
leur maladresse, et leur injus-
tice dans le gouvernement causes de leur chute, XI, I g . ll y a, dans la loi des Douze Tables, plus d'un endroit qui prouve leur dessein de choquer l'esprit de la démocratie, XII,
zz.
Décrétales. On en a beaucôup

inséré dans les recueils des
canons, XXVIII, q. Comment on en prit les formes judi- ciaires, plutôt que celles du droit romain, XXVIII, q.o. Sont, à proprement parler, des rescrits des papes; et les rescrits sont une mauvaise sorte de législation  :pourquoi, XXIX,
17.
Défaute de droit. Ce que c'était, XXVIII, z~. Quand, comment, et contre qui donnait lieu au combat judiciaire, XXVIII, z8. Voyez Apped de défaute de droét.
DÉFON'l'AINE. C'est chez lui qu'il faut chercher la jurisprudence
612
~ioq. TABLE AIVALYTIOU.~ DES MATIÈKES

du combat judiciaire, XXV1I1, z3. Passage de cet auteur, mal entendu jusqu'ici, expliqué, XXVIII, 3 z , Pour quelles pro- vinces il a travaillë, XXVIII, 38. Son excellent ouvrage est une des sources des coutumes de France, XXVIII, 45•
Déisme. Quoiqu'il soit incompa- tible avec le spinosisme, le gazetier ecclésiastique ne laisse pas de les cumuler sans cesse sur la tëte de l'auteur  :preuve qu'il n'est ni déiste, ni athée,
D., I, z.
Délateurs. Comment, à Venise, ils font parvenir leurs délations,
V, 8. Ce qui donna naissance, à Rome, à ce genre d'hommes funestes. Établissement sage, parmi nous, à cet égard, VI, 8. Voyez Accusateurs, Accurés, Accusations.
Délicatesse du goût. Source de celle des courtisans, IV, z.
Délos. Son commerce  :sources de ce commerce  :époque de sa grandeur et de sa cllute, XXI, z z.
Démenti. Origine de ]a maxime qui impose à celui qui en a reçu un, la nécessité de se battre, XXVIII, zo.
DÉMÉTRIUS ï~fi PAALÈRE. Dans le
dénombrement qu'il fit des citoyens d'Athènes, il en trouva autant dans cette ville esclave, qu'elle en avait lorsqu'elle dé- fendit la Grèce contre les Perses, III, 3.
Démocratie. Quelles sont les loïs qui dérivent de sa nature. Ce que c'est. —Quelles en sont les lois fondamentales. Quel est l'état du peuple dans ce gou- vernement. — Le peuple y doit nommer ses magistrats et le sénat. —D'où dépend sa durée
et sa prospérité. —Les suf- frages ne doivent pas s'y don- ner comme dans l'aristocratie. — Les suffrages du peuple y doivent être publics ; ceux du sénat secrets pourquoi cette différence. —Comment l'aris- tocratie peut s'y trouver mêlée, quand elle est renfermée dans le corps des nobles, II, i. La vertu en est le principe, III, 3. Pourquoi n'a pu s'introduire en Angleterre, III, ;. Pour- quoi n'a pu revivre à Rome après Sylla, ibid. Les poli- tiques grecs ont eu, sur son principe, des vues bien plus justes que les modernes, III, 3. Ce que c'est qua cette vertu,
IV, 5. La vertu est singulière- menC affectée à ce gouverne- ment. La vertu doit y être le principal objet de l'éducation. Manière de l'inspirer aux en- fants, ibid. Quels sont les attachements qui doivent y régner sur le coeur des citoyens,
V, 3. Comment on y peut établir l'égalité, V, 4. Com- ment on y doit fixer le cens, pour conserver l'égalité morale, V, 5. Comment Ies lois y doivent entretenir la frugalité, V, 6. Dans quel cas les fortunes peuvent y être inégales sans inconvénient, ibid. Moyens de favoriser le princïpe de ce gouvernement, V, ~. Les dis- tributions faites au peuple y sont pernicieuses, V, 8. Le luxe y est pernicieux, VII, z. Causes de la corruption de son principe, VIII, z. Point juste de l'égalité qui doit y être introduite et maintenue, VIII, 3. Preuve tirée des Romains, VIII, z z. Un État démocratique peut-il faire des conquêtes  ?
613
TABLE ANALYTIQUE DES 1VfATL$AES Goy

quel usage il doit faire de celles qu'il a faites, X, 6. Le gou- vernement t'est plus dur que dans une monarchie consé- quence de ce principe, X, ~. On croit communément que c'est le gouvernement où le peuple est le plus libre, XI, z. Ce n'est point un Ëtat libre par sa nature, XI, q.. Pourquoi on n'y empêche pas Ies écrits satiriques, XII, z 3. II n'y faut point d'esclaves, XV, r. On y change les lois touchant les bâtards, suivant les différentes circonstances, XXIII, G.
Denier. Révolutions que cette monnaie essuya dans sa valeur â Rome, XXII, ii.
Deniers publics. Qui, de la puis- sance exécutrice ou de la puis- sance législative, en doit fixer la quotité, et en régler la régie dans un État libre, XI, 6.
Dénonciateurs. Voyez Accusateurs,
.Accusés, Accusations, Délateurs.

Denrées. En peut-on fixer le prix ? XIII, 8 ; XXII, ~.
D~vYs. Injustice de ce tyran, XII, ii.
D~vYS LE Psxzr. 5a collection des canons, XXVIII, g.
Dépens. Il n'y avait point autrefois de condamnation de dépens en cour laie, XXVIII, 35•
Dépopsalation. Comment on peut y remédier, XXIII, zg.
Dépôt der lois. Nécessaire dans une monarchie à qui doit être confié, II, 4.
Derviches. Pourquoi sont en si grand nombre aux Indes, XIV,
7•
DESCARTES. I~t1t aCCtlSé, ainsi que
l'auteur de l'Esprit des Loir, d'athéisme, contre lequel il
avait fourni Ies plus fortes

armes, D., troisième partie.
Déseriearrs. La peint de mort n'cn a point diminué le nombre ce qu'il y faudrait substituer, VI, is.
Désirs. Règlc sûre pour en connaître 1a légitimité, XV, 9.
Despote. L'établissement d'un vi- zir est pour lui une loi fonda- mentale, II, 5. Plus son empire est étendu, moins il s'occupe des affaires, ibid. En quoi consiste sa principale force
pourquoi ne peut pas souffrir
qu'il y ait de l'honneur dans ses États, III, 8. Quel pouvoir il transmet à ses ministres, III, g. Avec quelle rigueur il doit gouverner, ibid. Pourquoi n'est point obligé de tenir son serment, ibid. Pourquoi ses ordres ne peuvent jamais être révoqués, III, io. La religion peut étre opposée â ses volon- tés, ibid. Est moins heureux qu'un monarque, V, ir. Il est les Iois, l'État et le prince, V, z¢. Son pouvoir passe tout entier à ceux à qui il le confie, V, r6. Ne peut récompenser ses sujets qu'en argent, V, z 8. Sa volonté ne doit trouver aucun obstacle, VI, z. II peut être juge des crimes de ses sujets, VI, g. Peut réunir sur sa tête le pontificat et l'empire
barrières qui doivent être oppo- ses àson pouvoir spirituel, XXV, 8.
Despotisme. Le mal qui le limite est un bien, II, q. Loi fonda- mentale de ce gouvernement, ibid. Pourquoi dans les $tats od il rëgne, la religion a tant de force, II, ¢. Comment est exercé par le prince qui en est saisi, II, 5. Langueur affreuse dans laquelle il plonge le des- pote, ibid. Quel en est le prin-
614
6oG TABLE A.NALYTI~UE DES MATIÈRES

ripe, III, 3, g, V, t4. Peut se soutenir sans beaucoup de pro- bité, III, 3. État déplorable où il réduit les hommes, III, 8. I-Iorreur qu'inspire ce gou- vernement, III, g. Ne se sou- tient sauvent qu'à force de répandre du sang, ibid. Quelle sorte d'obéissance il exige de la part des sujets, III, io. La volonté du prince y est subor- donnée à ia religion, ibid. Quelle doit être l'éducation dans les États où il règne,
IV, 3. L'autorité du despote et l'obéissance aveugle du sujet supposent de l'ignorance dans l'un et dans l'autre, ibid. Les sujets d'un État où il règne n'ont aucune vertu qui leur soit propre, ibid. Comparé avec l'Ëtat monarchique, V, ii. La magnanimité en est bannie  : V, xz. Comiuent les lois sont relatives à ses principes, V, z4. Portrait hideux et fidèle de ce gouvernement, du prince qui le tient en main, et des peuples qui y sont soumis, ibid. Pourquoi, tout horrible qu'il est, la plupart des peuples y sont soumis, ibid. Il règne plus dans les climats chauds qu'ailleurs, V, r p. La cession
de biens ne peut y être auto-
risée, ibid. L'usure y est comme naturalisée, ibid. La misère arrive de toutes parts dans les États qu'il désole, ibid. Le péculat y est comme naturel, ibid. L'autorité du moindre magistrat y doit être absolue,
V, iG. La vénalité des charges y est impossible, V, i9. Il
n'y faut point de censeurs,
ibid. Cause de la simplicité des lois dans les $rats où il règne,
VI, r. Il n'y a point de loi,
VI, 3, La sévérité des peines y convient mieux qu'ailleurs, VI, g. Outre tout, et ne connaît point de tempéramem, VI, z;. Désavantage de ce gouverne- ment, VI, zG. La que.rtinn ou torture peut convenir dans ce gouvernement, VI, x~. La loi du talion y est fort en usage, VI, zg. La clémence y est moins nécessaire qu'ailleurs,
VI, zs. Le luxe y est néces- saire, VII, 4. Pourquoi les femmes y doivent être esclaves,
VII, g, XVI, g. XIX, i5. Les dots des fetnmes y doivent être, à peu près, nulles, VII, zs. La communauté des biens y serait absurde, ibid. Les gains nuptiaux des femmes y doivent ètre très modiques, ibid. C'est un crime contre le genre humain de vouloir l'introduire en Europe, VIII, 7. Son prin- cipe mérne, lorsqu'il ne se corrompt pas, est la cause de sa ruine, VIII, io. Propriétés distinctives de ce gouverne- ment, VIII, xg. Comment les $rats où il règne pourvoient à leur sûreté, TX, 4. Les places fortes sont pernicieuses dans les États despotiques, IX, 5. Conduite que doit tenir un Ëtat despotique avec le peuple vaincu, X, rG. Objet général de ce gouvernement, XI, 5. Moyens d'y parvenir, XT, G. Il n'y a point d'écrits sati- riques dans les États pù il règne pourquoi, XII, z 3. Des lois civiles qui peuvent y mettre un peu de liberté, XII, zg. Tributs que le despote doit lever sur les peuples qu'il a rendus esclaves de la glebe,
XIII, G. Les tributs y doivent
être très légers  :les marchands

615
TABLE ANALYTIQUE DES MATIÈRES 607

y doivent avoir une sauvegarde personnelle, XIII, zo. On n'y peut pas augmenter les tributs, XIII, z3. Nature des présents que le prince y peut faire à ses sujets tributs qu'il peut lever, XIII, z4. Les marchands
n'y peuvent faire de grosses

avances, ibàd. La régie des impôts y rend Ies peuples
plus heureux que dans les

États modérés oh ils sont affer- més, XIII, z ~. Les traitants y peuvent être honorés; mais ils ne le doivent être nulle part ailleurs, XIII, zo. C'est le gou- vernement oû l'esclavage civil
est le plus tolérable, XV, z. Pourquoi on y a une grande
facilité à se vendre, XV, 6. Le grand nombre d'esclaves n'y est point dangereux, XV,
z z. N'avait lieu en Amérique que dans les climats situés vers la ligne  :pourquoi, XVII, z. Pourquoi règne dans l'Asie et dans l'Afrique, XVII, 3. On n'y voit point changer les moeurs et Ies manières, XIX, z2. Peut s'allier très difficile- ment avec la religion chré- tienne  :très bien avec la maho- métane, XIX, i 8 ; XXIV, 3. Il n'est pas permis d'y rai- sonner bien ou mal, XIX, z7. Ce n'est que dans ce gouver- nement que l'on peut forcer les enfants à n'avoir d'autre
profession que celle de leur

père, XX, zz. Les choses n'y représentent jamais la monnaie, qui en devrait être le signe, XXII, z. Comment est gêné par le change, XXII, r4. La dépopulation qu'il cause est très difficile à réparer, XXVI, z8. 5'il est joint à une religion contemplative, tout est perdu,
XXIV, z z. Il est difficile d'éta- blir une nouvelle religion dans un grand empire ot1 il régne,
XXV, zg, Les lois n'y sont rien, ou ne sont qu'une volonté capricieuse et transitoire du souverain ; il y faut donc quelque chose de fixe; et c'est la religion qui est quelque chose de fixe, XXVI, z. L'inquisition y est destructive, comme le gouvernement, XXVI, zo. Les malheurs qu'il cause viennent de ce que tout y est incertain, parce que tout y est arbitraire, xXVI, ~~.
Dettes. Toutes les demandes qui s'en faisaient â Orléans, se vidaient par le combat judi- ciaire, XXVIII, zg. Il suPFisait, du temps de saint Louis, qu'une dette fût de douze deniers, pour que le demandeur et le défendeur pussent termi- ner leurs différends par le combat judiciaire, àbid.
Voyez Débàteur,r, Loir, Répu- blique, 8ome, Salon.
Dettes de l'Ltat. Sont payées par quatre classes de gens  :quelle est celle qui doit être la moins ménagée, XXII, r 8.
Detter publiques. Il est pernicieux pour un État d'être chargé de dettes envers les particu- liers inconvénient de ces dettes, XXII, z 7. Moyens de les payer sans fouler ni  !'$tat ni Ies particuliers, XXII, z8.
Deutéronome. Contient une loi qui ne peut pas @tre admise chez beaucoup de peuples, XII, z 7.
Dàctateurs. Quand lis étaient utiles  :leur autorité com- ment ils l'exerçaient  :sur quï elle s'étendait  :quelle était sa durée et ses effets, II, ; ; XI,
616
608 Z'ABLE ANALYiI~UE DES rV1ATIÈBES

zG. Comparés aux inquisiteurs d'état de Venise, Ii, 3.
Dictionnaire. On ne doit point chercher celui d'un auteur ail- leurs que dans son livre même, D., Éclaircissements, I.
DzaU. Ses rapports avec l'uni- vers, I, z. Motifs de sa conduite, ibid. La loi qui nous porte vers lui, est la première par son importance, et non la première dans l'ordre des lois naturelles, I, x. Les lois humaines doivent le faire honorer, et jamais le venger, XII, 4. Les raisons humaines sont toujours su- bordonnées à sa volonté, XVI, z. C'est être également impie que de croire qu'il n'existe pas, qu'il ne se mêle point des choses d'ici-bas, ou qu'il s'apaise par des sacrifices, XXV, 7. Veut que nous mé- prisions les richesses; nous ne devons donc pas lui prouver que nous les estimons, en Iui offrant nos trésors, ibid. Ne peut pas avoir pour agréables les dons des impies, ibid. Ne trouve d'obstacles nulle part oü il veut établir la religion chrétienne, D., article tolérance.
Digeste. $poque de la découverte de cet ouvrage  :changements qu'il opéra dans les tribunaux, XXVIII, 4z.
Dignités. Avec quelles précau- tions doivent ëtre dispensées dans les monarchies, VIII, 7,
Dimanche. La nécessité de le chô- mer ne fut d'abord imposée qu'aux habitants des villes, XXIV, z 3 .
Dîmes ecclésiastiques. Pépin en jeta les fondements mais leur établissement ne remonte pas plus haut que Charlemagne, XXXI, zz. À quelle condition
le peuple consentit de les payer, ibid.
Distinctions. Celles des rangs, éta- blies parmi nous, sont utiles  : celles qui sont établies aux Indes par la religion sont per- nicieuses, XXIV, zz.
Distributions faites au peuple. Au- tant elles sont pernicieuses dans la démocratie, autant elles sont utiles dans l'aristocratie, V, B.
Divinité. Voyez Dieu.
Division du peuple en classes.
Combien il est important qu'elle soit bien faite dans les États populaires, II, z.
Divorce. Différence entre le di- vorce et la répudiation, XVI, z 5. Les Iois des Maldives et celles du Mexique font voir l'usage qu'on en doit faire, ibid. A une grande utilité poli- tique, et peu d'utilité civile, ibid. Lois et usages de Rome et d'Athènes sur cette matière, XVI, zG. N'est conforme à la nature que quand les deux parties, ou l'une d'elles, y consentent, XXVI, 3. C'est s'éloigner des principes des lois civiles, que de l'autoriser pour cause de voeux en religion, XXVI, g.
Dogmes. Ce n'est point leur vérité ou leur fausseté qui les rend utiles ou pernicieux; c'est l'usage ou l'abus que l'on en fait, XXIV, zg. Ce n'est point assez qu'un dogme soit établi par une religion, il faut qu'elle le dirige, ibid.
Domaine. Doit être inaliénable pourquoi, XXVI, zG. Était
autrefois le seul revenu des
rois  : preuves, XXX, z3. Comment ils le faisaient valoir, ibid. On était bien éloigné autrefois de le regarder comme
617
TABLE ANALYTIQUE DES tYIATIÈAES Goy

inaliénable, XXXI, 7. Louis le Débonnaire s'est perdu, parce qu'il l'a dissipé, XXXI,
zz.
DOMAT. Il est vrai que l'auteur a commencé son livre autrement que M. Domat n'a commencé le sien, D., I, u, quatriéme
objectio~r.
Domination. Les hommes n'en auraient pas même l'idée, s'ils n'étaient pas en société, I, z. (Esprit de). Gàte presque tou- jours les meilleures actions, XXVIII, 4z.
DOMTTIEN. SES cruautés soula-
gèrent un peu les peuples, III, g. Pourquoi il fit arracher les vignes dans la Gaule, XXI, r5.
Donations â cause de noces. Les différents peuples y ont apposé différentes restrictions, suivant leurs différentes moeurs, XIX,
z5.
Dox~ (Ie vicomte). Refuse par honneur d'obéir à son roi, IV, z.
Dots. Quelles elles doivent étre dans les gouvernements, VII,
IS•
Douaire. Les questions qu'il fai- sait naître ne se décidaient point par le combat judiciaire, XXVIII, z5.
Voyez Gainr nuptiaux.
Douanes. Lorsqu'elles sont en ferme, elles détruisent la liberté du commerce et le commette même, XX, 13. Celle de Cadix rend le roi d'Espagne un parti- culier très riche dans un État très pauvre, XXI, zz.
Droit. Diverses classes détaillées de celui qui gouverne les hommes  :c'est dans ce détail qu'il faut trouver les rapports que les lois doivent avoir avec
l'ordre des choses sur lesquelles elles statuent, XXVI, z.
Droit canonique. On ne doit point régler sur ses principes ce qui est réglé par ceux du droit civil, XXVI, S. Concourut, avec le droit civil, à abolir les pairs, XXVIII, 4z.'
Droit tivil. Ce que c'est, I, 3. Gouverne moins les peuples qui ne cultivent point les terres, que le droit des gens,
XVIII, Iz et zG. De celui qui
se pratique chez les peuples qui ne cultivent point les terres, X-dIII, Iz. Gouverne les nations et les particuliers, XXI, zI. Cas aù l'on peut juger par ses principes, en modifiant ceux du droit natu- rel, XXVI, i. Les choses ré-
glées par ses principes ne
doivent point l'être par ceux du droit canonique, et rare- ment par les principes des lois de la religion  :elles ne doivent point l'être non plus par celles du droit politique XXVI, 8, Ig et z6. On ne doit point suivre ses dispositions géné- rales, quand il s'agit de choses soumises à des règles parti- culières tirées de leur propre nature, XXVT, zS.
Droit coutumier. Contient plusieurs dispositions tirées du droit ro- main, XXVIII, 45.
Droit de tonquéte. D'où il dérive quel en doit être l'esprit, X, 3. Sa définition, X, 4.
Droit de guerre. D'où il dérive, X, x.
Droit des gent. Quel il est, et quel en est le principe, I, ;. Les nations les plus féroces en ont un, ibid. Ce que c'est, X, z. De celui qui se pratique chez les peuples qui ne cultivent
618
Gzo TABLE ANALYTIQUE DES MATIÈRES

point les terres, XVIII, zz. Gouverne plus les peuples qui ne cultivent point les terres que le droit civil, XVIII, z6. De celui des Tartares  :causes de sa Cruauté, qui paraît contra- dictoire avec leur caractère, XVIIT, zo. Celui de Carthage était singulier, XXI, z z. Les choses qui lui appartiennent ne doivent pas être décidées par les lois civiles ni par les lois politiques, XXVI, zo et ai. La violation de ce droit est aujourd'hui le prétexte le
plus ordinaire des guerres,

XXVIIT, z8.
Droit des maris. Ce que c'était à Rome, XXIII, zz.
Droit écrit (pays de). Dès le temps de l'édit de Pistes, ils étaient distingués da la France coutumière, XXVIII, 4.
Voyez Pays de droit écrit.
Droit naturel. Tl est, dans les États despotiques, subordonné à la volonté du prince, III, z o. Gouverne les nations et les particuliers, XXI, zz. Cas où l'on peut modifier scs prin- cipes, en jugeant par ceux du droit civil, XXVI, 5.
Droit ,~alitique. En quoi consiste, I, 3. Il ne faut point régler par ses principes les choses qui dépendent des principes du droit civil; et vice versa, XXVI, z5 et zz. Soumet tout homme aug tribunaux civils et cri- minels du pays où il est  : exception en faveur des ambas- sadeurs, XXVI, az. La viola- tion de ce droit était un sujet fréquent de guerre, XXVIIT,
z8.
Droit public. Les auteurs qui en ont traité sont tombés dans
de grandes erreurs  :causes de
ces erreurs, X, 3.
Droit romain. Pourquoi, à ses formes judiciaires, on sub- stitua celles des décrétales, XXVIII, 40. Sa renaissance, et ce qui en résulta  : change- ments qu'il opéra dans les tribunaux, XXVIII, 4z. Com- ment fut apporté en France
autorité qu'on lui attribua dans
les différentes provinces, ibid.
Saint Louis le fit traduire, pour l'accréditer dans ses États  : en fit beaucoup usage dans ses Établissements, ibid. Lorsqu'il commença à être enseigné dans les écoles, les seigneurs per- dirent l'usage d'assembler leurs pairs pour juger, ibid. On en a inséré beaucoup de dispositions dans nos coutumes, XXVIII,
45•
Voyez Lois romaines, Rome, Tiamains.
Droits honorifiques dans Ies églises.
Leur origine, XXXI, z 5.

Droits seigneuriaux. Ceux qui existaient autrefois, et qui n'existent plus, n'ont point été abolis comme des usurpations; mais se sont perdus par négli_ gente ou par les circonstances, XXVTTI, 43. Ne dérivent point, par usurpation, de ce cens chimérique que l'on prétend venir de la police générale des Romains  :preuves, XXX, ig.
Dueos (M. l'abbé). Fausseté de son système sur l'établisse-
ment des Francs dans les Gaules  :causes de cette faus-
seté, XXVIII, 3. Son ouvrage sur l'Établissement de la monar-
chie franFaise dans les Gaules
semble être une conjuration contre la noblesse, XXX, zo. Donne aux mots une fausse
619
TABLE AN'ALYTI~UE DES NIATIÉKES 6zz

signification, et imagine des faits pour appuyer son faux système, XXX, iz. Abuse des
capitulaires, de l'histoire et dei
Iois, pour établir son faux systéme, ibid. Trouve tout ce qu'il veut dans le mot censur, et en rire toutes les consé- quences qui Iui plaisent, XXX, iq.. Idée générale de son Livre
pourquoi, étant mauvais, i1 a
séduit beaucoup de gens

pourquoi ü est si gros, XXX, z3. Tout son livre roule sur un faux système réfutation de ce système, XXX, z4. San système sur l'origine de notre noblesse française est faux, et injurieux au sang de nos pre- miéres familles, et aux trois grandes maisons qui ont ré- gné successivement sur nous,
XXX, z5. Fausse interpréta-
tion qu'il donne au décret de Childebert, ibid. Son éloge et celui de sas autres ouvrages, ibid.
DU CANGE. Erreur de cet auteur relevée, XXX, zz.
Ducs. En quoi différaient des comtes  :leurs fonctions, XXX, z8. Où on les prenait chez les Germains  :leurs prérogatives, XXX, zg. C'était en cette qualité, plutôt qu'en qualité de rois, que nos premiers monarques commandaient les armées, XXXI, 4.
Duels. Origine de la maxime qui impose la nécessité de tenir sa parole à celui qui a promis de se battre, XXVIII, zo. Moyen plus simple d'en abo- lir l'usage que ne sont les peines capitales, XXVIII, zq. Voyez Combat judiciaire.
E

Eav soorLZ.nrtre. Voyez Prouva par l'eau bouillante.
ecclésiastiques. La raideur avec laquelle ils soutinrent la preuve négative pax serment, par la
seule raison qu'elle se faisait
dans les églïses, fit étendre la preuve par le combat, contre laquelle ils étaient déchainês, XXVIII, z8. Leurs entreprises sur la juridiction laie, XXVIII, 40. Moyens par Iesqueis ils se sont enxichis, XXVIII, 4r. Vendaïent aux nouveaux ma- riés la permission de coucher ensemble les trois pxemières nuits de leurs noces. Pourquoi
ils s'étaient réservé ces trois
nuits plutôt que d'autres, ibid. Les privilèges dont ils jouis-
saient autrefois sont la cause de la loi quï ordonne de ne
prendre des baillis que paxmi les laïques, XXVIII, 43. Loi qui ies fait se battre entre eux, comme des dogues anglais, jusqu'à la mort, XXIX, 4. Déchiraient, dans les commen- cements de la monarchie, les rôles des taxes, XXX, iz. Levaient des tributs réglés sur les serfs de leurs domaines; et ces tributs se nommaient cen- sur ou cens, XXX, 19. L.es
maux causés par Brunehault et par Frédégonde ne puzent
ëtre réparés qu'en rendant aux ecclésiastiques leurs privilèges, XXXI, z. Origine des grands fiefs qu'ils possèdent en Alle- magne, XXXI, z9.
Voyez Clergé, Roi de France, Seigneurs.
Échange. Dans quel cas on com-
merce par échange, XXII, r.
Échevins. Ce que c'était autrefois

620
Giz  ?'ABLE ANALYTIQUE DES MATI.ÈI~ES

respect qui était dû à leurs décisions, XXVIII, z$. $taient ies mêmes personnes que les juges et les rathimburges, sous différents noms, XXX, r S.
École de l'honneur. Où elle se trouve
dans Ies monarchies, IV, z.

Écrits. Quand, et dans quels gouvernements peuvent être mis au nombre des crimes de lèse-majesté, XII, r 3.
Écriture. L'usage s'en conserva en Italie, lorsque la barbarie l'avait bannie de partout aii- leurs; de là vient que les coin turnes ne purent prévaloir, dans certaines provinces, sur le droït romain, XXVIII, ir. Quand la barbarie en fit perdre l'usage, on oublia le droit romain, les
lois barbares et les capitulaires,
auxquels on substitua les cou- tumes, XXVIII, ig. Dans les siècles où l'usage en était ignoré, on était forcé de rendre publiques les procédures cri- minelles, XXVIII, 34. C'est le témoin le plus sûr dont on puisse faire usage, XXVIII, 44..
Édifices publics. Ne doivent jamais être élevés sur le fonds des particuliers, sans indemnitë, XXVI, i5.
Édile. Qualité qu'il doit avoir,

II, z.
Édit de Plrtes. Par qui, en quelle année il fut donné on y trouve les raisons pour les- quelles le droit romain s'est
conservé dans les provinces
qu'il gouverne encore, et a été aboli dans les autres, XXVIII,
4-
Éducation. Les lois de l'éducation doivent être relatives au prin- cipe dugouvernement, Livre IV. Ce n'est point au collège que se donne la principale éduca-
tion dans une monarchie, IV, z. Quels en sont les trois prin- cipes dans une monarchie, ibid. Sur quoi elle porte dans une monarchie, ibid. Doit, dans une monarchie, être conforme aux règles de l'honneur, ibid. Quelle elle doit être dans les États despotiques, IV, 3. Dif- fërence de ses effets, chez les anciens et parmi nous, IV, 4. Nous en recevons trois aujour-
d'hui causes des inconsé-
quences qu'elles mettent dans notre conduite, ibid. Quelle elle doit être dans une république, IV, 5. Combien il dépend des pères qu'elle soit bonne ou mauvaise, ibid. Combien les Grecs ont pris de soins pour la diriger du c8té de la vertu, IV, 6. Comment Aristodëme faisait élever les jeunes gens de Cumes, afin de leur énerver le courage, X, z z. Les Perses avaient, sur l'éducation, un dogme faux, mais fort utile, XXIV, zo.
;alité. Doit être l'objet de la principale passion des citoyéns d'une démocratie  :effets qu'eue y produit, V, g. Comment on en inspire l'amour dans une république, V, 4. Personne n'y aspire dans une monarchie, ni dans les États despotiques, ibid. Comment doit être établie dans une démocratie, V, 5. Il y a des lois qui, en cherchant à l'établir, la rendent odieuse, ibid. On ne doit pas chercher à l'établir strictement dans une démocratie, ibid. Dans quels cas peut être ôtée dans la démocratie, pour le bien. de la démocratie, ibid. Doit être éta- blie et maintenue dans une aristocratie, entre les familles
621
TABLE ANALYTIQUE DES MATIÉ~iES G~3

qui gouvernent  :moyens d'y réussir, V, S. Dans quelles bornes doit être maintenue dans une démocratie, VIiI, 2. Ce que c'est  :cesse entre les hommes, dés qu'ils sont en société, VIII, 3.
égalité réelle. Est l'âme de la démocratie, très difficile à établir  : comment y suppléer, V, S .
ÉGIGA. Pit dresser, par le clergé,
te code que nous avons des
Lois des Wisigoths, XXVIII, r.
Égli,~e. A quelle superstition est redevable des fiiefs qu'elle acquit autrefois, XXX, Ir. Quand commença à avoir de`s justices territoriales  :comment elle les acquit, XXX, zI. Com- ment ses biens furent convertis en fiefs, XXXI, g.
Égli,ce.r. La piété les fonda; et l'esprit militaire les fit passer entre les mains des gens de guerre, XXXI, ro. Les laïques s'en étaïent emparês, sans que les évêques pussent faire usage des lois qui proscrivaient cet abus  :autorité qui était restée aux évêques de ce temps-là; source de toutes ces choses, XXXI, II,
Égypte, Est le principal siège de ia peste, XIV, II. Est un pays formé par l'industrie des hommes, XVIII, 6. Quand et comment devint le centre de l'univers, XXI, g. Plan de la navigation de ses rois, ibid. Cas où il serait avantageux d'en préférer la route â celle du cap de Bonne-Espérance, XXI, Io. Pourquoi son com- merce aux Indes fut moins considérable que celui des Ro- mains, XXI, IG. 5on commerce et sa richesse, optés l'affaiblis-
serrent des Romains en Orient, XXI, Ig. C'est le seul pays, et ses environs, où une religion qui défend l'usage du cochon puisse être bonne raisons physiques, XXIV, zg.
~gyptienr, Leur pratique sur la lèpre a servi de modèle aux lois des Juifs touchant cette ma- ladie, XN, I I. Nature et éten- due de leur commerce, XXI, 6. Ce qu'ils connaissaient des c8tes orientales de l'Afrique, du temps de leurs rois grecs, XXI, Io, Pourquoi avaient consacré certaines familles au sacerdoce, XXV, 4. Leur stu- pide superstition, lorsque Cam- byse les attaqua, prouve qu'il ne faut point décider par les préceptes de la religion, lors- qu'il s'agit de ceux de la loi naturelle, XXVI, 1. épousaient leurs soeurs, en l'honneur d'Isis, XXVI, aq. Pourquoi le ma- riage entre ]e beau-frère et la belle-soeur était permis chez eux, ibid. Le jugement qu'ils portërent de Solon, en sa pré- sence, appliqué à ceux qui rendent mademes les siècles anciens, XXX, Itl.
Élections, Avantages de celles qui se font par le sort, dans les démocraties, II, z. Comment Solon a corrigé les défectuo- sités du sort, ibid. Pourquoi les
rois ont abandonné, pendant
quelque temps, le droit qu'ils ont d'élire les évêques et les abbés, XXXI, 13.
Électidn à la couronne de France, Appartenait, sous la seconde race, aux grands du royaume comment en usaient, XXXI,
z7.
Élection des papes. Pourquoi aban- donnée par les empereurs au
622
G~4 TABLE ANALYTIQUE DES MATI.LKES

peuple de Rome, XXXI, z 3.
Éldens. Comme prêtres d'Apol- lon, jouissaient d'une paix étemelie sagesse de cette constitution relïgieuse, XXIV,
z G.
Élotes. Voy. Ilotes.
Empereurs romaàns. Les plus mau- vais étaient les plus prodigues en récompenses, V, z 8. Maux qu'ils causèrent, quand ils furent juges eux-mêmes, VI, g. Proportionnèrent la rigueur des peines au rang des cou- pables, VI, ig. N'in$igèrent des peines contre ie suicide que quand ils furent devenus aussi avares qu'ils avaient été cruels, XXIX, q. Leurs rescrïts sont une mauvaise sorte de législation, XXIX, r 7.
Empàre (l'). A toujours du rap- port avec le sacerdoce, XXIII,
2T.
Empàre d'Allemagne. Pourquoi, sortant de la maison de Charle- magne, est devenu électif pure- ment et simplement, XXXI, z 7. Comment en sortit, XXXI, 3x. Est resté électif, parce qu'il a conservé la nature des anciens fiefs, XXXI, 3z.
Empire romaàn. Les peuples qui le conquirent étaient sortis de  !a Germanie. C'est dans leurs moeurs qu'il faut chercher les sources des lois féodales, XXX, z.
Emploàs màlitaàres. Doit-on forcer un citoyen d'en accepter un inférieur à celui qu'il occupe  ? —Sont-ils compatibles, sur la même tête, avec les emplois civils  ? V, z 9.
Emploàs publàcs. Doit-on souffrir que des citoyens les refusent ?
V, z g.
Émulation. Est funeste dans un );rat despotique, IV, 3.
Enchantements. Source du préjugé où l'on était autrefois qu'il p avait des gens qui usaient d'en- chantements dans les combats, XXVIII, z2. Origine de ceux dont il est parlé dans les livres de chevalerie, ibid.
Enfants. II n'est bon que dans les $rats despotiques de les
forcer à suivre la profession
de leur përe, XX, zz. Quand doivent suivre  !a condition du
pêre; quand doivent suivre
celle de la mère, XXIII, ;. Comment se reconnaissent dans les pays où il y a plusieurs ordres de femmes légitimes, XXIII, q, Il n'est point in- commode d'en avoir beaucoup dans un peuple naissant; il en est autrement dans un peuple formé, XXIII, io. Privilêges qu'ils donnaient à Rome, XXIII, zi. L'usage de les exposer est-il utile ? lois et usages des Romains sur cette matière, XXIII, zz. Les Perses avaient, au sujet de l'éducation de leurs enfants, un dogme faux, mais fort utile, XXIV, zo. Il est contre la loi de la nature de les forcer à se porter accusateurs contre leur père ou leur mère, XXVI, ¢. Dans quel cas le droit naturel leur impose la loi de nourrir leurs pères indigents, XXVI, S. La loi naturelle les autorise à exiger des aliments de leur père, mais non pas sa succession elle leur est due en vertu du droit civil ou politique, XXVI, 6. L'oxdre politique demande sou- vent, nan pas toujours, que les enfants succèdent. aux pères, àbàd. Pourquoi ne peuvent
623
TABLE ANALYTIQUE DES MATIËKES Gr 5

épouser ni leurs pères, ni Leurs mères, XXVI, z4. Habitaient tous, et s'établissaient dans la maison du père de là l'ori- gine de la prohibition des ma- riages entre parents, ibid. Dans l'ancienne Rome, ne succé- daient point à leur mère, et vice versa  :motifs de cette loi, XXVII, x. Pouvaient @tre ven- dus àRome par leur père  : de Ià la faculté sans bornes de tester, ibid. S'ils naissent par- faits àsept mois, est-ce par la raison des nombres de Pytha- gore ? XXXIX, zG.
Enquête. L'accusé pouvait arrêter celle qui se préparait contre lui, en offrant le combat au premier témoin que l'on pro- duisait, XXVTII, zG. C'est par la voie des enquêtes que Yon décidait autrefois toutes sortes de questions, tant de fait que de droit  : comment on a suppléé à une voie si peu sûre, XXVTII, 44•
Enquêdes (chambres des). Ne pouvaient autrefois, dans leurs arrêts, employer cette forme, l'appel au néant ; l'appel et ce dons a été appelé art néant
pourquoi, XXVTII, 33•
Envoyés du roi. Voyez Missi domi- nici.
EPAMxNONAAS. Est une preuve

de la supériorité de l'éducation des anciens sur ]a nôtre, IV, 4. Sa mort entraîna la ruine de la vertu à Athènes, VII, G, note.
Éphèse. Cause des transports du peuple de cette ville, quand il sut qu'il pouvait appeler la sainte Vierge Mère de Dieu, XXV, z.
Éphores. Moyen de suppléer à cette magistrature tyrannique,
XI, 6. Vice dans l'institution de ceux de Lacédémone, ibid.
Épûlamnienr. Précautions qu'ils prirentcontre la corruption que les barbares auraient pu leur communiquer par la voie du commerce, IV, 6.
Époux. Ne pouvaient, à Rome, se faire des dons, autrement qu'avant le mariage, XIX, z5. Ce qu'ils pouvaient se donner par testament, XXITI, zz. Ce qu'ils pouvaient se donner chez les Wisigoths; et quand pouvaient se donner, XIX, z5.
Épreuve par de fer. Quand avait lieu chez les Ripuaires, XXVTII, i7.
Équilibre. Ce qui le maintient entre les puissances de l'Eu- rope, XIII, z7.
Équité. Il y a des rapports d'équité qui sont antérieurs à la loi positive qui les établit  :quels ils sont, I, z.
Erreur. Quelle en est la source
la plus féconde, XXX, z4.

Érudition. Embarras qu'elle cause à ceux chez qui elle est trop vaste, XXX, xz.
ESCHINE. Pourquoi condamné à l'amende, XTT, zo.
Esclavage. Pourquoi plus commun dans le midi que dans le nord, XIV, z. Les jurisconsultes ro- mains se sont trompés sur l'ori- gine de l'esclavage  :preuves de leurs erreurs, XV, z. Est contraire au droit naturel, et au droit civil, ibid. Peut-il dériver du droit de la guerre ? ibid. Peut-il venir du mépris qu'une nation conçoit pour une autre, ce mépris étant fondé sur la différence des usages  ? Raison admirable des Espagnols, poux tenir les Américains en escla- vage, XV, g. Raisons admi-
624
GAG TABLE ANALYTIQUE DES MATIÈRES

tables du droit que nous avons de tenir les nègres en esclavage, XV, 5. Sa véritable origine, XV, 6.Origine de cet esclavage très doux que l'on trouve dans quelques pays, ibid. Est contre la nature  :mais il y a des pays où il est fondé sur une raison naturelle, XV, 7. Est inutile parmi nous, XV, 8. Ceux qui voudraient qu'il pût s'établir parmi nous, sont bien injustes, et ont les vues bien courtes, XV, g. Combien il y en a de sortes  : le réel et le personnel  : leurs définitions, X V, z o. Ce que les lois doivent faire par rapport à l'esclavage, XV, ix. Ses abus, XV, xz. Est une partie des coutumes du peuple esclave, XIX, 27.
Voyez Ettlaves, Servitude.
Esclavage civil. Ce que c'est il est pernicieux au maître et à l'esclave  :dans quels pays il est le plus tolérable, XV, x.
Esclavage de la g1Pbe. Quels tri- buts doivent se payer dans les pays où il a lieu. Quelle en est ordinairement l'origine, XIII,
3•
Esclavage damettique. Ce que l'au-
teur appelle ainsi, XVI, x.

Esclaves. Ne doivent poins être affranchis pour accuser leurs maîtres, XII, z 5. Quelle part doivent avoir dans les accusa- tions, ibid. Il est absurde qu'on le soit par naissance, XV, i. Leur grand nombre est plus ou moins dangereux, suivant la nature du gouvernement, XV, x3. Il est plus ou moins dan- gereux qu'ils soient armés, sui- vant la nature du gouverne- ment, XV, x4. La douceur des lois qui les concernent, et des maîtres à qui ils appar-
tiennent, est le vtai moyen de les tenir dans le devoir, XV, zG. Règlements à faire entre Ieurs maîtres et eux, XV, z7. Étaient mis, à Rome, au niveau des b@tes, ibid. Il est contre la loi naturelle de les condamner comme parricides, lorsqu'ils tuent un homme libre en se défendant contre lui, XXVI, 3. Hors des sérails, il est absurde que la loi civile leur n-lette entre les mains le soin de la vengeance publique, domes- tique et particulière, XXVI, z g.
Voyez Esclavage, Servitude.
E.rclaver (guerre des). Principale cause de cette guerre attribuée aux traitants, XI, x 8.
Espagne. Combien le pouvoir du clergé y est utile au peuple, II, 4. Moyens étranges et absurdes qu'elle employa pour conserver sa vaste monarchie,
VIII, z 8. Heureuse étendue de ce royaume, IX, 6. Sa situa- tion contribua, vers le milieu du règne de Louis XIV, à la grandeur relative de la France,
IX, 9. Singularité des lois que les Wisigoths y avaient éta- blies elles provenaient du climat, XIV, z4. Mauvaise poli- tique de cette monarchie tou- chant le commerce, en temps de guerre, XX, t4. Opinion des anciens sur ses richesses ce qu'il en faut croire ses mines d'or et d'argent, XXI, x t . S'est appauvrie par les richesses qu'elle a tirées de l'Amérique, XXI, zz. Absur- dité de ses lois sur l'emploi de l'or et de l'argent, ibid. N'est qu'un accessoire, dont les Indes sont le principal, ibid. G'est un mauvais tribut pour
625
TABLE ANAL.YTI~UE DES MATIÈRES G17

son roi, que celui qu'il rire de la douane de Cadix, ibid. Pour- quoi l'intérêt de l'argent y diminua de moitié aussitôt après la découverte des Indes, XXII, 6. La liberté sans bornes qu'y ont les enfants de se marier à leur goût, est moins raisonnable qu'elle ne le serait ailleurs, XXIII, 8. )~tait pleine de petits peuples, et regor- geait d'habitants, avant les Romains, XXIII, 18. Com- ment le droit romain s'y est perdu, XXVIII, 7. C'est l'igno- rance de l'écriture qui y a fait tomber les lois wisigothes, XXVIII, II. Pourquoi ses lois féodales ne sont pas les mêmes que celles de France, XXX, I I.
F.spagnolr. Bien qu'ils pouvaient faire aux Mexicains ;mal qu'ils leur ont fait, X, 4. Raisons admirabi.es pour lesquelles ils ont mis les Américains en esclavage, XV, 3. La religion a été le prétexte de tous leurs crimes en Amérique, XV, 4. Maux qu'ils font à eux et aux autres, par leur orgueil, XIX, g. Leur caractère comparé avec. celui des Chinois  :leur bonne foi éprouvée dans tous les temps cette bonne foi, jointe à leur paresse, leur est pernicieuse, XIX, to. Leurs conquêtes et leurs découvertes. Leur différend avec les Por-
tugais par qui jugé, XXI, zI. Ne feraient-ils pas mieux de rendre le commerce des Indes libre aux autres nations ? XXI, 23. Leur tyrannie sur les Indiens s'étend jusque sur les mariages, XXIII, 7. Leurs cruautés déterminaient les femmes de l'Amérique â se procurer l'avortement, XXIII,
II. Ont VAOlé GkueÜemerit Ct
stupidement le droit des gens en Amérique, XXVI, ii. Cc n'était pas une absurdité de dire que leur religion valait
mieux pour leur pays que
pour le Mexique. XXIV, s4.
Espagnols ou Wisigoths. Motifs de leurs lois, au sujet des donations à cause de noces, XIX, a5.
Espions. Leur portrait  : il ne doit point y en avoir dans la mo- narchie, XII, a3.
Esprit der Loir. Ce que c'est, I, g. Comment, et dans quel ordre cette matière est traitée dans cet ouvrage, ibid. La nature de cet ouvrage n'a pas dû engager l'auteur à travailler pour faire croire ia religion chrétienne  :mais il a cherché à la faire aimer, D., I, I. Est- ce la bulle Unigenitur qui est la cause occasionnelle de cet ouvrage ? D., I, II, dixiéme objection. Cet ouvrage a été approuvé de toute l'Europe. Quel en est le but ? ce qu'il contient. Pourquoi le gazetier ecclésiastique l'a si fort blâmé, et comment il a raisonné pour le blâmer, D., seconde partie.
Esprit génêrà ! d'une nation. Ce que c'est, XIX, 4. Combien il faut être attentif à ne le point changer, XIX, 5.
Esséens. Sont une preuve que les lois d'une religion, quelle qu'elle soit, doivent être conformes à celles de la morale, XXIV, 9.
établissements de Philippe-Auguste, et ceux de saint Louis, sont une des sources des coutumes de France, XXVIII, 45•
Étabfisrements de saint Louis. Révo- lutions qu'ils apportèrent dans
626
Gié TABLE ANALYT"f~UE DES MAT'I$I~ES

la jurisprudence, XXVIII, z9. Pourquoi admis dans des txibu- naux, et rejetés dans d'autres, ibid. Sont l'origine de la pro- cédure secxi :te, XXVIII, 34 Comment tombèrent dans l'ou- bli, XXVIII, 37. Ce qu'il faut penser du code que nous avons sous ce nom, ibid. Ne furent point confirmés en parlement, ibid. Le code, que nous avons sous ce nom, est un ouvrage sur les établirrements, et non pas les établissements mêmes, ibid. Ce que c'est, comment, par qui a été fait ce code, et d'où il a été tiré, XXVIII,  ;8.
Établissement-le-roi. Ce que c'était du temps de saint Louis, XXVIII, z~, Ce code est un ouvrage très précieux ; pour- quoi  :ses défauts, sa forme, XXVIII, ;8.
Établissement de  !a monarchie fran- Faire. Voyez Darios.
État. Comment les États se sont formés, et comment subsistent, I, 3. Quelle en doit être la grandeur, pour qu'ils soient dans leur force, IX, 6. Plus un État est vaste, plus il est facile de le conquérir, ibid. Vie des États comparés avec celle des hommes  : de cette compa- raison dérive le droit de la guerre, X, z. Chaque État, outre la conservation, qui est feux objet géné.xal, en a un particulier, XI, g. De combien de manières un État peut changer, XI, 13. Quel est l'instant où il est le plus $o- rissant, ibid. Sa richesse dépend de celle des particuliers
conduite qu'il doit tenir à cet égard, XIII, 7. Doit à tous les citoyens uae subsistance assurée, la nourriture, un vête-
ment convenab ?e, un genre de vie qui ne soit point contraire à la santé, XXIII, 29. Un grand État devenu accessoire d'un autre, s'affaiblit, et affai- blit le principal  :conséquences de ce principe, au sujet de la succession à la couronne, XXVI, 23.
État civil. Ce que c'est, I, 3 : État modéré. Quelles y doivent @tre les punitions, VI, 8.
État politique. De quoi est formé,

I, 3.
États. $talent fréquemment as- semblées sous les deus pre- mièresraces  : de qui composés quel en était l'objet, XXVIII,
9•
Étatr (pays d'). On ne connaît pas assez en France la bonté de leur gouvernement, XIII,
I 2.
Éthiopie. C'est la religion chré- tienne qui en a banni le des- potisme, XXIV, 3.
Étrangers. Ceus qui arrivaient autrefois en France étaient traités comme des serfs de ce fait, l'auteur prouve que ce qu'on appelait census ou cens, ne se levait que sur les serfs, XXX, r 5 .
~trer. Ont tous leurs lois, I, I.
Étres intelligents. Pourquoi sujets à l'erreur  :pourquoi s'écartent de leurs lois primitives, et de celles qu'ils se prescrivent eux- mêmes, I, I ; XXVI, 14.
EUCHER (saint). Songe qu'il est ravi dans le paradis, d'où il voit Charles-Martel tourmenté dans l'enfer, dès son vivant, parce qu'il entreprit sur le temporel du clergé, XXXI, II.
Eunuques. Pourquoi on leur confie en Orient des magistratures pourquoi on y souffre qu'ils se
627
TADLE ANALYTIQUE DES M_A TIÈBES G ~ ~

marient  :usage qu'ils peuvent faire du mariage, XV, zg. Il semble qu'ils sont un mal nécessaire en Orient, ibid. Sont chargés, en Orient, du gouver- nement intérieur de la maison, XXI, r4.
Euzuc. C'est lui qui a donné les lois, et fait rédiger Ies cou- tumes des Wisigoths, XXVIII,
z et 4.
Europe. Se gouverne par les moeurs; d'où il suit que c'est un crime contre le genre humain d'p vouloir introduïre le despotisme, VIII, 7. Pour- quoi le gouvernement de la plu- part des États qui la composent est modéré, XI, G. Pourquoi les peines fiscales y sont plus sévères qu'en Asie, XIII, z z. Les monarques n'y publient guère d'édits qui n'aP,3igent avant qu'an les ait vus ; c'est le contraire en Asie, XIII, zS. La rigueur des tributs que l'on y paie vient de la peti- tesse des vues des ministres, ibid. Le grand nombre des troupes qu'elle entretient, en temps de paix comme en temps de guerre, ruine les princes et Ies peuples, XIII, z7. Le mo- nachisme t'est multiplié, dans les différents climats, en rai- son de leur chaïeur, XIV, 7. Sages précautions qu'on y a prises contre la peste, XIV, iz. Le climat ne permet guère d'y établir la polygamie, XVI, z. Il y naît plus de gar- çons que de filles  : la polyga- mie ne doit donc pas y avoir lieu c'est aussi ce qui la rend moins peuplée que d'autres pays, XVI, 4 ; XXIII, zz. Ses différents cli- mats comparés avec ceux de
l'Asie  : causes physiques de leurs différences  :conséquences qui résultent de cette compa- raison pour les moeurs et pour ie gouvernement des diffé- rentes nations  :raisonnement de fauteur confirmé, à cet égard, pax l'histoire, XViI,  ;. Inculte, ne serait pas si fertile que l'Amérique, XVIII, g. Pourquoi est plus commer- çante aujourd'hui, qu'elle ne l'était autrefois, XXI, 4. Le commerce y fut détruit avec l'empire d'Occident, XXI, z7. Comment le commerce s'y fit joui à travers la barbarie, XXI, zo. Son état, relative- ment à la découverte des Indes orientales et occidentales, XXI, zz. Lois fondamentaies de son commerce, ibid. Sa puis- sance et san commerce depuis la découverte de l'Amérique, ibid. Quantité prodigieuse d'or qu'elle #ire du Brésil, XXI, 2z. Révolutions qu'elle a es- suyées, pax rapport au nombre de ses habitants, XXIIl, z4. Ses progrès dans la navigation n'ont point augmentë sa popu- lation, XXIII, z5. Est actuel- lement dans le cas d'avoir besoin de lois qui favorisent la population, XXIII, z6. Ses mæurs, depuis qu'elle est chrétienne, comparées avec celles qu'elle avait aupara- vant, XXIV, 3. Les peuples du midi de l'Europe ont retenu le célibat, qui leur est plus difïicile à observer qu'à ceux du nord, qui l'ont rejeté
raisons de cette bizarrerie,
XXV, 4.
Européens. Raisons pour lesquelles leur religion prend si peu dans certains ~ pays, XXV; z g .
628
62o TABLE ANALYTIQUE DES MATIL~BES

Évangile. Est l'unique source où il faut chercher les règles de l'usure, et non pas dans les rêveries des scolastiques, XXI, zo. F.st-il vrai que l'auteur en regarde les préceptes comme de simples conseils ? D., ch. des conseils de religion.
Évêchés. Pourquoi les rois en ont abandonné les élections pen- dant un temps, XXXI, i 3.
Évêques. Comment sont devenus si considérables, et ont acquis tant d'autorité dès le com- mencement de la monarchie, XVIII, 3x. Ont refondu les lois des Wisigoths, desquelles viennent toutes les maximes, tous les principes, et toutes les vues de l'inquisition, XXVIII, z. Charles le Chauve leur dé- fend de s'opposer à ses lois, et de les négliger, sous pré- texte du pouvoir qu'ils ont de faire des canons, XXVIII, q. Parce qu'ils sont évëques, sont- ils plus croyables que les autres hommes ? XXIX, iG. Ceux d'autrefois avaient la charité de racheter des captifs. XXX, zz. Leçons d'économie qu'ils donnent à Louis, frère de Charles le Chauve, afin qu'il n'incommode point les ecclé- siastiques, XXX, i3. Menaient anciennement leurs vassaux à la guerre  :demandèrent la dis- pense de les y mener, et se plaignirent quand ils l'eurent obtenue, XXX, t~. Pourquoi leurs vassaux n'étaient pas menés à la guerre par le comte, XXX, r 8. Furent les princi- paux auteurs de l'humiliation de Louis le Débonnaire, et principalement ceux qu'il avait tirés de la servitude, XXX, z5. Du temps de Chilpéric,
Ieurs richesses les mettaient plus dans la grandeur, ~. ~ le roi même, XXXI, g. Lettre singulière qu'ils écrivirent à Louis le Germanique, XXXI, xz. Pat quel esprit de poli- tique Charlemagne les multi- plia, et les rendit si puissants en Allemagne, XXXI, t g. Quand quittèrent les habits mondains, et cessèrent d'aller à la guerre, XXXI, zi.
Exclusion de la ,ruccessiorr à la couronne. Quand peut avoir lieu contre l'héritier présomp- tif, XXVI, z3.
Excommunication. Les papes en firent usage pour arréter les progrès du droit romain, XXVIII, 4z.
Exécutrice. Voyez Puissance exé- cutrice.
Exemples. Ceux des choses pas- sées gouvernent les hommes, concurremment avec le climat, la religion, les lois, etc., de là na ?t l'esprit général d'une na- tion, XIX, 4.
Exhérédation. Peut être permise
dans une monarchie, V, ~.

F

Fnsiaivs. Il est assez difficile de croire qu'il n'en échappa qu'un enfant, quand ils furent exter- minés par les Véiens, XXIII,
zx
Faculté d'empêcher. Ce que c'est
en matière de lois, XI, G.

Faculté de statuer. Ce que c'est, et à qui doit étre confiée dans un État libre, XI, 6.
Faiblesse. Est le premier senti- ment de l'homme dans l'état de nature, I, z. On doit bien se garder de profiter de celle d'un État voisin, pour l'écra-
629
TABLE ANALYTIQUE DES MATIÈRES Gz r

set, IX, iv. )~tait à Lacédémone le plus grand des crimes, XXIX, g.
Famille. Comment chacune doit être gouvernée, IV, r. La loi, qui fixe la famille dans une suite de personnes du mémo sexe, contribue beaucoup à la propagation, XXIII, 4.
Famille (noms de). Leur avantage sur les autres noms, XXIII, 4.
Famille régnante. Celuï qui, le premier, l'a fait monter sur le trône, et ses trois ou quatre successeurs immédiats fuient les vices qui ont détrôné la famille qui les précédait et ces mêmes vices s'emparent
enfin de leurs successeurs, et
ouvrent le trône à une autre race, VII, ~. Ce n'est pas pour elle qu'on a établi l'ordre de succession à la couronne; c'est pour l'État, XXVT, iG.
Familles particulières. Comparées au clergé il résulte de cette comparaison, qu'il est néces- saire de mettre des bornes aux acquisitions du clergé, XXV,
5•
Famines. Sont fréquentes à la Chine  :pourquoi  : y causent des révolutions, VIII, zi.
Fatalüé der matérialàstes. Absurde pourquoi, I, z. Une religion qui admet ce dogme doit être soutenue par des Lois civiles très sévères, et très sévèrement exécutées, XXIV, z4.
Fausser la cour de son seigneur. Ce que c'était  :saint Louis abolit cette procédure dans les tri- bunaux de ses domaines; et introduisit, dans ceux des sei- gneurs, l'usage de fausset sans se battre, XXVIII, zg.
Fourrer le jugement. Ce que c'était, XXVIII, z7.
Faux monnayeurs. Svnt-ils cou-
pables de lèse-majesté ? XII, 8. Fécondité. Plus constante dans
les brutes, que dans Yespècc

humaine  :pourquoi, XXIII, t. Félonie. Pourquoi l'appel était
autrefois une branche de ce

crime, XXVIII, z~.
Femmes. Leur caractêre; leur in- fluente sur les murs. Elles sont capricieuses, indiscrètes, ja- louses, légères, intrigantes ; leurs petites àmes ont l'art d'intéresser celles des hommes.
Si tous ces vices étaient en
liberté dans un État despo- tique, il n'y a point de mari, point de père de famille qui pût y être tranquille; on y verrait couler des flots de sang, VII, g; XVI, g. Il y a des climats qui les portent si fort à la lubricité, qu'elles se livrent aux plus grands désordres, si elles ne sont retenues par une clô- tureexacte. Leur horrible carac- tère dans ces climats, XVI, t o. io. Ce caractère mis en oppo- sition avec celui de nos Fran- çaises, XVI, ii. Il y a des climats oü elles ne résistenC jamais à l'attaque, XVI, i x. Leur luxe rend le mariage si onéreux, qu'il en dégoüte les citoyens, XXIII, xt. Un Ro- main pensait qu'il est si diffi- cile d'être heureux avec elles, qu'il faudrait s'en défaire, si l'on pouvait subsister sans elles, ibid. Elles n'attachent constam- ment qu'autant qu'elles sont utiles pour les commodités de
ia vie intérieure, XVIII, a3,
z4. En Orient ne remplissent leurs devoirs qu'autant qu'elles sont séquestrées de 1a compa- gnie des hommes, privées d'amusements et éloignées des
630
Gza TABLE ANALYTIQUE DES tVfATIÈ~ES

affaires, XVi, io. Leurs moeurs ne sont pures qu'autant qu'elles sont séquestrées de la société, rbid. Quand elles vivent peu avec les hommes, elles sont modestes, comme en Angle- terre, XIX, z7. Sont trop faibles pour avoir de l'or- gueil; elles n'ont que de la vanité, si l'esprit général de ia nation ne les porte à l'or- gueil, VII, g; XIX, g. Leur faiblesse doit les exclure de la prééminence dans la maison; et cette même faiblesse les rend capables de gouverner un ~tat, VII, t7. La faculté que, dans certains pays, on donne aux eunuques de se marier, est une preuve du mépris que l'on y fait de ce sexe, XV, r9. Sont juges très éclairés sur une partie des choses qui consti- tuent le mérite personnel. De là, en partie, notre liaison avec elles, provoquée d'ailleurs par le plaisir des sens, et par celui d'aimer et d'être aimé, XXVIII, zz. Le commerce de galanterie avec elles produit l'oisiveté, fait qu'elles cor- rompent avant que d'être cor- rompues, qu'elles mettent tous les riens en valeur, réduisent à rien ce qui est important, et établissent les maximes du ridi- cule comme seules règles de la conduite, VII, 8. Leur désir de plaire, et le désir de leur plaire font que les deux sexes se gâtent, et perdent leur qua- lité distinctive et essentielle, XIX, tz. Si elles gâtent Ies moeurs, elles forment le goût, XIX, 8. Leur commerce nous inspire la politesse ; et cette politesse corrige la vivacité des Français, qui, autrement, pour-
rait les faire manquer à tous les égards, XIX, 6. Leur com- munication avec les hommes inspire àceux-ci cette galan- terie qui empêche de se jeter dans la débauche, XIX, z7. Plus le nombre de celles qu'on possède tranquillement et exclusivement est grand, plus on désire celles que l'on ne possède pas; et l'on s'en dégoûte enfin totalement, pour se livrer à cet amour que la nature désavoue. Exemples ti- rés de Constantinople et d'Al- ger, XVI, G. Elles inspirent deux sortes de jalousie; l'une de moeurs, l'autre de passion, XVI, i 3. Leur débauche nuit à ia propagation, XXIII, z. Dans quelle proportion elles influent sur la population, XXIII, ~. Leur mariage dans un âge avancé, nuit à la pro- pagation, XXIII, zi. Dans les pays où elles sont nubiles dès l'enfance, la beauté et~ la rai- son ne se rencontrent jamais en même temps la polyga- mie s'y introduit naturelle- ment, XVI, z. Ces deux avan- tages se trouvant réunis en même temps dans les femmes des pays tempérés et froids, la polygamie n'y doit pas avoir lieu, ibld. La pudeur leur est naturelle, parce qu'elles doivent toujours se défendre, et que la perte de leur pudeur cause de grands maux dans le moral et dans le civil, XVI, zz, XXVI, 8. Cet état perpétuel de défense ]es porte à la sobriété  :seconde raison qui bannit ia polygamie des pays froids, XVI, z. Leur influence .rur la relàgion et nrr le gauyernement. La liberté qu'elles doivent avoir de concourir
631
7"ABLE ANALYTIQUE DES MATI.ÈAES 6z3

aux assemblées publiques dans les églises nuit à la propaga- tion de la religion chrétienne, XIX, z8. Un prince habile, en flattant leur vanité et leurs passions, peut changer, en peu de temps, les moeurs de sa nation. Exemple tiré de la Moscovie, XIX, z4. Leur li- berté s'unit naturellement avec l'esprit de la monarchie, XIX, z 5. Si elles ont peu de retenue, comme dans les monarchies, elles prennent cet esprit de liberté qui augmente leurs agréments et leurs passions
chacun s'en sert pour avancer sa fortune, et elles font régner avec elles le luxe et la vanité, VII, g. Vues que les législa- teurs doivent se proposer dans les règles qu'ils établissent concernant les moeurs des femmes, XXVI, g. Leur luxe et les dérèglements qu'elles font naïtre sont utiles aux mo- narques. Auguste et Tibèrè en firent usage pour substituer la monarchie à la république, VII, q. et z;. Leurs déportements sont des prétextes dans la main des tyrans pour persécuter les grands. Exemple tiré de Tibère, V lI, z 3. Les empereurs romains se sont bornés à punir leurs crimes, sans chercher à établir chez elles la pureté des ma;urs, iGid. Ces vices sont méme quelquefois utiles à l'État, XIX, i, i,'envie de leur plaire établit les modes, et augmente sans cesse les branches du com- merce, XIX, 8. Leur fécondité plus ou moins grande doit être ]a mesure du luxe dans un $rat monarchique. Exemple fixé de la Chine, VII, b. Loi bizarre de file de Formose, pour
prévenir leur trop grande fé- condité, XXIII, iG. Leurs vices les rendent fatales au gouver- nement républicain, VII, 8. Leur pluralité, autorisée par le mahométisme, tenant le prince toujours séparé de ses sujets lui fait oublier qu'il est homme, et qu'il ne peut pas tout. C'est le contraire dans les États chrétiens, XXIV, ;. Lois et règles, faner ou â faire, concer- nant les femme. Pour qu'elles n'influent pas sur les moeurs, il faut les tenir séparées des hommes. Exemple tiré de la Chine, XIX, z;. Ne doivent point participer aux cérémonies religieuses qui sont contraires à la pudeur. Moyens de conci- lier ces cérémonies avec la pudeur, XXN, a 5. Les lois ne doivent jamais leur bter la défense de ia pudeur naturelle. Exemples tirés de 1a loi de Henri VIII, qui condamne toute fille quo le roi veut épou- ser, si, ayant eu un mauvais commerce, elle ne le lui déclare pas ; et de celle de Henri II, qui condamne à mort toute fille qui ne déclare pas sa grossesse au magistrat, XXVI, ;. C'est un bon moyen pour les conte- nir, que de rendre publique l'accusation d'adultère, V, ~. Leur esclavage suit naturelle- ment le despotisme du prince, XIX, zg. Leur liberté serait funeste dans ces IJtats, XVI, g, XIX, zz. C+n ne pourrait pas les tenir en servitude dans une république, XVI, 9. C'est un bon moyen pour les réduire, que de les attaquer par la vanïté, XXIII, ai. ©n doit, dans une république, faire en sorte qu'elles ne puissent se
632
Gz,¢ TABLE ANAI.Y7'IQUE DES MATIÈKES

prévaloir, pour le luxe, ni de leurs richesses, ni de l'espé-
rance de leurs richesses, c'est
le contraire dans une mo- narchie, XXVII, t. On cher- cha, â Rome, à réprimer leur luxe, auquel les premières lois avaient laissé une porte ouverte on défendit de les instituer héritières, ibid. Cas où la loi cher les premiers Romains, les appelait à la succession  :cas où elle les en excluait, lbid. La loi peut, sans blesser 1a nature, les exclure de toute succession, ibid. Pour- quoi, et dans quel cas la loi Papienne contre la disposition de la loi Voconienne, les rendit capables d'ètre légataires, tant de leurs maris, que des étran- gers, ihld. Comment les lois romaines ont mis un frein aux libéralités que la séduction des femmes pourrait arracher des maris, XIX, 25. Limitation de ces ]ois, en faveur de la pro- pagation, XXIII, 2i. Leurs droits successifs chez les Ger- mains et chez les Saliens,

z. M. de Montesquieu tire la preuve de cette tutelle perpétuelle etablie par la loi salique, du titre 46 de cette loi, suivant l'édition de Baluze; et 47, suivant d'autres éditions. Quoi qu'il en soit, l'auteur n'a pu trouver dans ce titre la tutelle dont il ne parle yue par induction. Il y est dit que celui qui veut épouser une veuve doit donner, en présence du juge et en public, une certaine somme aux personnes désignées par la loi. Or, il paraît que cette somme était le prix du consente- ment que ces personnes don- naient au mariage; d'où il y a lieu de conclure que la veuve était sous leur tutelle. D'ailleurs,
XVIII, 2z. Sont assez portées au mariage, sans qu'il faille les y exciter par l'app~t des gains nuptiaux, VII, z 5. Causes de cette propension au mariage, XXIII, ro. Quels doivent être leurs dots et leurs gains nup- tiaux dans les différents gou- vernements, VII, iq. Étaient
fort sages dans la Grèce. Cir-
constances et règlements qui maintenaient cette sagesse, VII, g. À Rome, elles étaient comp- tables de leur conduite devant un tribunal domestique, VII, to. Les traitements que ]es mazis peuvent exercez envers elles dépendent de l'esprit du gouvernement, XXVI, z4. Étaient à Rome, et chez les Germains, dans une tutelle per- pétuelle, VII, i2. Auguste, pour favoriser l'esprit de la monarchie qu'il fondait, et, en même temps, pour favoriser la population, affranchit de cette tutelle celles qui avaient trois ou quatre enfants, XXIII, zt. La loi salique les tenait dans une tutelle perpétuelle~,XVIlI,

la loi des Lombards ordonne expressément cette tutelle perpé- tuelle, et met les veuves au ntveau des enfants orphelins. Voyez  !e Recueil de B~luge, t. I, page j¢¢. Or, les personnes désignées sont en effet les parents du mari par femmes, suivantic degré de proxi- mité. C'est, en remter lieu, le fias de la soeur dpi défunt; après lui, c'est le fils de la nièce ; à son défaut, le fils de la cousine maternelle; ensuite le frère de la mère du défunt. Si tous ces parents manquent, alors le frère du défunt est appelé, pourvu qu'il n'ait pas droit à sa succes- s~on. Si tous ceux-là manquent, le plus proche, aprés eux, est
633
TABLE ANALYTIQUE DES MATIÈRES Gz5

zz. Leurs mariages doivent être plus ou moins subordon- nés à i'autorité paternelle, sui- vant les circonstances, XXIII,
7 et $. I1 est contre la nature
de leur permettre de se choisir un maxi à sept ans, XXVI, 3. Ii est injuste, contraire au bien public, et à l'intérêt particulier, d'interdire le mariage à Celles dont le mari est absent depuis longtemps, quand elles n'en ont aucune nouvelle, XXVI, q. Le respect qu'elles doivent à leurs maris est une des raisons qui empêchent que les mères puissent ëpot ser leurs fils
leur fécondité prématurée en est une autre, XXVI, rç. Passent dans la famille du mari; XXIII, 4. Il est contre la
nature, que leurs propres en-
fants soient reçus à les accuser d'adultère, XXVI, 4. La loi civile qui, dans  !es pays oit il n'y a point de sérails, les sou- met à l'inquisition de leurs esclaves, est absurde, XXVI, i~. Un mari ne pouvait au- trefois reprendre sa femme condamnée pour adultère
Justinien changea cette loi ; XXVI, 9. Il est contre la loi naturelle de les forcer à se porter accusatrices contre leur mari, XXVI, 4. Doivent, dans les pays où la répudiation est admise, en avoir le droit comme les hommes  :preuves, XVI, r5. Il est contre la nature que le père puisse obliger sa fille à répudier son mari, XXVI, 3. Pourquoi, dans les Indes, se brillent à la mort de leurs maris,
appelé, jusqu'au sixième degré, mais_ toujours sous la condition, qu'il ne sera pas héritier de la
XXIV, z r . Les lois et la religion, dans certains pays, ont établi divers ordres de femmes légitimes pour le même homme, XXIII, 5. Quand on en a plusieurs, on leur doit un trai- tement égal. Preuves tirées des lois de Moïse, de Mahomet, et des Maldives, XVI, ~. Doivent, dans les pays où la polygamie est établie, étre séparées d'avec les hommes, XVI, 8. On doit pourvoir à leur état civil, dans les pays où la polygamie est permise, quand il s'y introduit une religion qui la défend, XXVI, io. Chaque homme, â la Chine, n'en a qu'une lêgi- time, à laquelle appartiennent tous les enfants des concubines de son mari, XXIII, 5. Pour- quoi une seule peut avoir plu- sieurs maxis dans les climats froids de l'Asie, XVI, 4. Sous les lois barbares, on ne les faisait passer par l'épreuve du feu, que quand elles n'avaient point de champions pour les dé- fendre, XXVIII, r7. Ne pou- vaient appeler en combat judi- ciaire, sans nommer leur cham- pion, et sans être autorisées de leur mari; mais on pouvait les appeler sans ces formalités, XXVIII, z5.
Fer chaud. Voyez Preuves.
Fermes ef revenars du roi. La régie leur est prëférable  :elles ruinent le roi, affligent et appauvrissent le peuple, et ne sont utiles qu'aux fermiers, qu'elles enri- chissent indécemment, XIII,
z9.
Fermiers généraux. Leurs ri- veuve. (Note de l'édition de
1758.)
634
Gz6 TABiE A~ALY'TI~UE DES MATIÈRES

dresses énormes les mettent, en quelque sorte, au-dessus du législateur, XIII, iq.
Fertilité. Rend souvent déserts les pays qu'elle favorise  ; amol- lit les hommes, XVIII, 3.
Fêter. Leur nombre doit plutôt être proportionné. aux besoins des hommes, qu'à la grandeur de l'être que l'on honore, XXIV, z3.
FianFailles. Temps dans lequel on les pouvait faire à Rame, XXIII, zi.
Fidéicorrrmis. Pourquoi n'étaient pas permis dans l'ancien droit romain  :Auguste fut le pre- mier qui les autorisa, XXVII, r. Furent introduits d'abord pour éluder la loi Voconienne
ce que c'était  : il y eut des fidéi- commissaires qui rendirent la succession d'autres la gar- dérent, ibid. Ne peuvent être faits que par des gens de bon
naturel ne peuvent être confiés qu'à d'honnêtes gens et il y aurait de la rigueur à regarder ces honnêtes gens comme de mauvais citoyens, ibid. Il est dangereux de les
confier à des gens qui vivent
dans un siècle où les mcEUrs sont corrompues, ibid.
Fidêles. Nos premiers historiens nomment ainsi ce que nous agpelons vassaux, XXX, i6. Voyez Vassaux.
Fiefs. II en faut dans une mo- narchie doivent avoir les mêmes privilèges quc les nobles qui les possèdent, V, ~. Sont une des sources de la multi- plicité de nos lois, et de la variation dans les jugements de nos tribunaux, VI, x. Dans les commencements, ils n'étaient point héréditaires, XVIII, zz.
Ce n'était point la même chose que les terres saliques, ibid. Leur établissement est posté- rieur à la loi salique, ibid. Ce n'est point la loi salique qui en a formé l'établissement ; c'est leur établissement qui a borné les dispositions de la loi salique, ibid. $poque de leur établissement, ibid. Quand la tutelle commenra à être dis- tinguée de la baillie ou garde, XVIII, z7. Le gouvernement féodal est utile à la propaga- tïon, XXIII, z4. C'est peut- être avec raison qu'on a exclu les filles du droit d'y succéder, XXVI, 6. En les rendant héréditaires, on fut obligé d'introduire plusieurs usages auxquels les lois sa- liques, ripuaires, etc., n'étaient plus applicables, XXVIII, 9. Leur multiplicité introduisit,
en France, une dépendance
plutôt féodale que politique, ibid. Origine de la règle qui dit autre chose est le fief, autre cbore est  !a justice, XXVIII, z7. Leur origine ; théorie de leurs lois, et causes des révolutions qu'elles ont essuyées, Livrer XXX et XXXI. Il n'y en avait point d'autres chez les Germains, quc des chevaux de bataille, des armes et des repas ; mais il y avait des vassaux, XXX, 3. Est-il vrai que les Francs les ont établis en entrant dans la Gaule ? XXX, g. Le partage des terres qui se fit entre les Barbares et les Romains, prouve que les Romains ne furent pas tous mis en servi- tude; et que ce n'est point dans tette prétendue servitude générale qu'il faut chercher l'origine des fiefs, XXX, ~.
635
TABLE ANALYTIQUE DES MATIÈRES Gz7

Leur origine est la même quc celle de la servitude de la glèbe  :quelle est cette origine, XXX, ii. Par quelle supers- tition l'église en a acquis, ibid, Ne fixent point leur origine des bénéfices militaires des Ro- mains, XXX, iz. On en accor- dait souvent les privilèges à des terres possédées par des hommes libres, XXX, z3. Dif- férents noms que l'on a donnés à cette espèce de biens, dans les différents temps, XXX, z6. Furent d'abord amovibles
preuves, ibid. Le fredutrr ne pouvait appartenir qu'au sei- gneur du fief, à l'exclusion même du roi; d'où il suit que la justice ne pouvait appar- tenir qu'au seigneur du fief,
XXX, zo. Celui qui avait le fief avait aussi la justice, ibid. Au défaut des contrats ori- ginaires de concession, où trouve-t-on la preuve que les justices étaient originairement attachées aux fiefs ? XXX, zz. Ne se donnaient originaire- ment qu'aux antrustions et aux nobles, XXX, zS. Quoi- qu'amovibles, ne se donnaient et ne s'ôtaient pas par caprice comment se donnaient on commença à s'en assurer la possession à vie, par argent, dès avant le règne de la reine Brunehault, XXXI, r. Étaient héréditaires, dès la fin de la première race, XXXI, 7. Il ne faut pas confondre ceux qui furent créés par Charles Martel, avec ceux qui existaient avant, ibid. Ceux qui les possédaient autrefois s'embarrassaient peu de les dégrader pourquoi,
XXXI, 8. N'étaient destinés, dans le principe, que pour la
récompense des services la dévotion en fit un autre usage, XXXI, g. Comment les biens de l'$giise furent convertis en fiefs, ibid. Les biens de l'Église, que Charles Martel donna en fief, étaient-ils à vie ou à perpé- tuité ? XXXI, Y4. Origine des grands fiefs d'Allemagne pos- sédés par les ecclésiastiques, XXXI, r g. Quand tout le monde devint capable d'en posséder, XXXI, z4. Quand et comment ies fiefs se formèrent des ailerx, XXXI, z5. Quand et comment il s'en forma qui ne relevaient point du roi, XXXI, z6. Quand et dans quelles oc- casions ceux qui les tenaient étaient dispensés d'aller à la guerre, XXXI, z~. Quand commencèrent à devenir abso- lumenthéréditaires, XXXI, z8. Quand le partage a commencé d'y avoir lieu, ibid. Devinrent sous la seconde race des rois, comme la couronne, électifs et héréditaires en même temps qui est-ce qui héritait ? qui est- ce qui élisait ? XXXI, zg. Dans quel temps vivaient les auteurs des livres des fiefs, XXXI, ~o. L'empereur Conrad établit le premier que la succession des fiefs passerait aux petits-enfants, ou aux frères; cette loi s'éten- dit peu à peu pour ies succes- sions directes, à l'infini ; et pour les collatérales, au sep- tième degré, ibid. Pourquoi leur constitution primitive s'est plus longtemps conservée en Alle- magne qu'en France, ibid. Leur hérédité éteignit ie gouverne- ment politique, forma ie gou- vernement féodal, et fit passer la couronne dans la maison de Hugues Capet, XXXI, 3z.
636
G28 TABLE ANALYTIQUE DES MATIÈRES

C'est de leur perpétuité que sont venus le droit d'aînesse, le rachat, les lods et ventes, etc., XXXI, 33. Origine des lois civiles sur cette matière, XXXI,
34•
Fief de reprire. Ce que nos pères appelaient ainsi, XXXI, $.
Filler. Quand co mmencèxent, chez les F'xanc s, à être regar- dées comme capables de succé- der  :effet de ce changement, XVIII, zs. N'étaient pac géné- ralement exclues de la succes- sion des terres, pax la loi salique, iGid. La liberté qu'elles ont, en Angleterre, au sujet du mariage, y est plus tolé- rable qu'ailleurs, XXIII, 8. Sont assez portées au mariage  : pourquoi, XXIII, q. Leur nombre, relatif à celui des garçons, influe sur la propa- gation, XXIII, iz. Vendues à la Chine par leurs pères, par raison de climat, XXIII, z g. Il est contraire à la loi naturelle de les obliger à découvrir leur propre turpitude, XXVI, 3. Il est contraire à la loi naturelle de leur permettre de choisir un mari à sept ans, ibid. C'est peut-être avec raison qu'on les a exclues de la succession aux fiefs, XXVI, 6. Pourquoi
ne peuvent pas épouser leur
père, XXVI, z4. Pourquoi pouvaient être prétéxites dans le testament du père; et les garçons ne le pouvaient pas ëtre, XXVII, z. Pourquoi ne succèdent point à la couronne de France, et succèdent à plu- sieurs autres de l'Europe, XXXI, 33. Celles qui, du temps de saint Louis, succé- daient aux fiefs, ne pouvaient
se marier sans le consentement du seigneur, XXXI, 34•
Filr. Pourquoi ne peuvent épou- ser leur mère, XXVI, i4. Pour- quoi ne pouvaient pas étre pré- térits dans le testament de leur père, tandis que les filles pou- vaient l'être, XXVII, i.
Filr de famille. Pourquoi ne pou- vait point tester, même avec ]a permission de son père, en la puissance de qui il était, XXVII, x.
Financer. Causes de leurs dé- sordres dans nos États, XIII,
z6 et i~.
Finance (ta) détruit le commerce,

XX, z 3.
Financier. Combien les peuples simples sont éloignés d'ima- giner et de comprendre ce que c'est qu'un tel homme, XXX,
13•
Fàrnritar. Ce que c'était autrefois
en matière féodale, XXXI, 33•
Fisc. Comment ies lois romaines
en avaient arrêté la rapacité,

XXI, z7. Ce mot, dans l'an- cien langage, était synonyme de fief, XXX, 2r et zz.
Florence. Pourquoi cette ville a perdu sa liberté, VI, q. Quel commerce elle faisait, XX, 4.
Florinr. Monnaie de Hollande; l'auteur explique par cette monnaie, ce que c'est que le change, XXII, to.
Foi [nom chinois du Bouddha]. Son système, ses lois, en se prêtant à la nature du climat, ont causé mille maux dans les Indes, XIV, 5. Sa doctrine engage trop dans la vie contem- plative, XXIV, t t. Consé- quences funestes que les Chi- nois prêtent au dogme de l'immortalité de l'âme établi par ce législateur XXIV, z9.
637
TABLE AIVALYTI~UE DES MATIÊKES G2~

Foi et hommage. Origine de ce droit féodal, XXXI, 33•
Foi punique. La victoire seule a décidé si l'on devait dire la foi punique, ou la foi romaine, XXI, r z.
Folie. Il y a des choses folles qui sont menées d'une manière fort sage, XXVIII, zf.
Fonds de terre. Par qui : peuvent être possédés, XX, z3. C'est une mauvaise loi que celle qui empêche de les vendre, pour en transporter le prix dans les pays étrangers, XXII, zi.
I'ontenay (bataille de). Cause la ruine de la monarchie, XXXI,
z5-z7.
Force défensive des Êtatr, relative- ment les uns aux outrer. Dans quelle proportion elle doit être, IX, G.
Force défensive d'un État. Cas oû elle est inférieure à la force offensives IX, 8.
Farce der États. Est relative, 1X,

9•
Force générale d'un État. En quelles mains peut être placée, I, 3.
Farce o}jensive. Paz qui doit être réglée, X, z.
Forcer particuliëres der hommes. Comment peuvent se réunir,
I, 3.
Formalités de justice. Sont néces- saires dans les monarchies et dans ].es républiques ; perni- cieuses dans le despotisme, VI, a. Fournissaient aux Romains, qui y étaient fort attachés, des prétextes pour éluder les lois, XXVII, z. Sont pernicieuses, quand il y en a trop, XXIX, z.
Forneore. Dans cette île, c'est le mari qui entre dans la famille de la femme, XXIII, 4. C'est le physique du climat qui a établi le précepte de religion
qui défend aux femmes d'être mères avant trente-cinq ans, XXIII, zG. La débauche y est autorisée parce que la religion y fait regarder ce qui est néces- saire comme indifférent, et comme nécessaire ce qui est indifférent, XXIX, zq.. Les ma- riages entre parents, au qua- trième degré, y sont prohibés
cette loi n'est point prise ail- leurs que dans la nature, XXVI,
z4.
FranFais. Pourquoi ont toujours été chassés de l'Italie, X, z z. Leur portrait  :leurs manières ne doivent point être gênées par des lois ; on gênerait Ieurs vertus, IX, 7 et XIX, 5. Serait-iI bon de leur donner un esprit. de pédanterie ? ibid. Bonne loi maritime des Fran- rais, XXVI, z5. Origine et révolutions de leurs lois civiles, Livre XXVIII. Comment les lois saliques, ripuaires, bour- guignonnes et wisigothes, ces- sèrent d'être en usage chez les Français, XXVIII, 3. Férocité, tant des rois que des peuples, de la première race, XXX, z.
France. Les peines n'y sont pas assez proportionnées aux crimes, VI, z6. Y doit-on souffrir le luxe, VII, 6. Heu- reuse étendue de ce royaume; heureuse situation de sa capi- tale, IX, 6. Fut, vers le milieu du règne de Louis XIV, au plus haut point de sa grandeur relative, IX, g. Combien les lois criminelles y étaient impar- faites sous les premiers rois,
XII, 3. Combien il y faut de voix pour condamner un accusé, XII, 4. On y lève mal les impôts sur les boissons,
XIII, ~. Qn n'y connaît pas
638
~i3o TABLE ANALYTIQUE DES MA77~1~ES

assez la bonté du gouverne- ment des pays d'États, XIII,
x z. ll ne serait pas avantageux â ce royaume que la noblesse
y pût faire le commerce, XX, z2. A quoi elle doit ia constance de sa grandeur, ibid. Quelle y est la fortune et la récompense des magistrats, ibid. C'est elle qui, avec l'Angleterre et la Hollande, fait la navigation et le commerce de l'Europe, XXI, zi. Les filles ne peuvent pas y avoir tant de liberté, sur le mariage, qu'elles en ont en An- gleterre, XXIII, 8. Nombre de ses habitants sous Charles IX, XXIII, z~. 5a constitution actuelle n'est pas favorable â la population, ibid. Comment la religion du temps de nos pères y adoucissait Ies fureurs de la guerre, XXIV, 16. Doit sa prospérité â l'exercice des droits d'amortissement et d'in- demnité, XXV, 5. Par quelles Iois fut gouvernée pendant la première race de ses rots, XXVIII, 4. était, dès le temps de l'édit de Pïstes, distinguée en France coutumière, et en pays de droit écrit, ibid. Les fiefs devenus héréditaires s'y multiplièrent tellement, qu'elle fut gouvernée plutôt par la dépendance féodale, que par la dépendance politique, XXVIII, ~, Était autrefois distinguée en pays de l'obéissance-le-roi, et en pays horr l'obéissance-le-roi, XXVIII, z~. Comment le droit romain y fut apporté  :autorité qu'on lui donna, XXVIII, 4x. On y rendait autrefois la justice de deux différentes manières, ibid. Presque tout le petit peuple y était autrefois serf. L'affranchissement de ces serfs
est une des sources de nos cou- tumes, XXVIII, 45. On y ad- met la plupart des lois romaines sur les substitutions, quoique les substitutions eussent, chez les Romains, un tout autre motif que celui qui les a intro- duites en France, XXIX, 8. La peine contre les faux té- moins t'est capitale ; elle ne l'est point en Angleterre. Mo- tifs de ces deux lois, XXIX, u. On y punit le receleur de la même peine que le voleur; cela est injuste, quoique cela
fut juste dans la Grèce et â
Rome, XXIX, I z. Causes des révolutions dans les richesses de ses rais de la première race, XXX, 5. L'usage où étaient ses rois de partager leur royaume entre leurs enfants, est une des sources de la servitude de la glèbe, et des fiefs, XXX, I z . Comment la nation réforma elle-même le gouvernement ci- vil, sous Clotaire, XXXI, z.
La CourOrlrle était élective SOUS

la seconde race, XXXI, z 7. Pourquoi fut dévastée par' les Normands et les Sarrasins, plu- tôt que l'Allemagne, XXXI, 30. Pourquoi les filles n'y suc- cèdent point â la couronne, et
succèdent â plusieurs autres
couronnes de l'Europe, XXXI,
33
Franchise. Dans quel sens est estimée dans une monarchie, N, z.
FAANClOIS IeL. C'est par une sage
imprudence qu'il refusa la conquête de l'Amérique, XXI,
22.
Francs. Leur origine  :usage et propriété des terres, chez eux, avant qu'ils fussent sortis de la Germanie, XVIII, ii. Quels
639
TABLE ANALYTIQUE DES MATI~AES 63 z

étaient leurs biens et l'ordre de leurs successions, lorsqu'ils vivaient dans , la Germanie; changements qui s'introdui- sirent dans leurs usages, lors- qu'ils eurent fait la conquête
des Gaules; causes de ces

changements, ibid. En vertu de la loi salique, tous les enfants mâles succédaient, chez eux, à la couronne par portions égales, ibid. Pourquoi leurs rois portaient une longue chevelure, XVIII, z3. Pourquoi leurs rois avaient plusieurs femmes, tan- dis que les sujets n'en avaient qu'une, XVIII, z4. Majorité de leurs rois; elle a varié; pourquoi, XVIII, zG. Raison de l'esprit sanguinaire de leurs rois, XVIII, z9. Assemblées de leur nation, XVIII, 30. N'avaient point de rois dans la Germanie, avant la conquête des Gaules, ibid. Avant et après la conquête des Gaules, ils lais- saient aux principaux d'entre eux le droit de délibérer sur les petites choses, et réservaient à toute la nation la délibération des choses importantes, ibid. N'ont pas pu faire rédiger la loi salique avant que d'être sortis de la Germanie, leur pays, XXVIII, r. Il y en avait deux tribus  :celle des Ripuaires, et celle des Saliens; réunies sous Clovis, elles conservèrent cha- cune leurs usages, ibid. Re- conquirent la Germanie, après en être sortis, ibid. Préroga- tives que la loi salique leur donnait sur les Romains ; tarif de cette différence, XXVIII, 3. Comment le droit romain se perdit dans les pays de leur domaine, et se conserva chez les Goths, les Bourguignons et
les Wisigoths, XXVIII, 4. La preuve par le combat était en usage chez eux, XXVIII, r 8. Est-il vrai qu'ils aient occupé toutes les terres de la Gaule, poar en faire des fiefs, XXX, s. Occupèrent dans les Gaules les pays dont les Wisigoths et les Bourguignons ne s'étaient pas emparés ; ils y portèrent les moeurs des Germains; de là les fiefs dans ces contrées, XXX, 6. Ne payaient point de tributs dans les commence- ments de la monarchie; les seuls Romains en payaient pour les terres qu'ils possé- daient; traits d'histoire et pas- sages qui le prduvent, XXX, z z. Quelles étaient les charges des Romains et des Gaulois dans la monarchie française, XXX, z 3. Toutes les preuves qu'emploie M. l'abbé Dubos, pour établir que les Francs
n'entrèrent point dans les

Gaules en conquérants, mais qu'ils y furent appelés par les peuples, sont zidicules, et démenties par l'histoire, XXX,
z4.
Francr-adleus. Leur origine, XXX,
z7.
Francs Ripuaires. Leur loi suit pas à pas la loi salique, XVIII, zz. Viennent de la Germanie, ibid. En quoi leur loi, et celles des autres peuples barbares, différaient de la loi salique, XXVIII, z 3.
Fraude. Est occasionnée par les droits excessifs sur les mar- chandises ; est pernicieuse à l'État ; est la source d'injus- tices criantes, et est utile aug traitants, XIII, 8. Comment punie chez le Mogol et au Japon, XIII, z r.
640
G3x TABLE ANALYTIQUE DES 11~IATIÈRES

Fred. Ce que signifie ce mot en langue suédoise, XXX, zo. Voyez Fredum.
Freda. Quand on commença à les régler plus pax ta coutume que par le texte des lois, XXVIII,
II.
FRÉDÉGONDE. POUrquoï e11C mou-
rut dans son lit, tandis que Brunehault mourut dans les supplices, XXXI, I. Comparée à Brunehault, XXXI, z.
Fredum. Comment ce mot, qui se trouve dans les lois barbares, a été forgé, XXX, 14. Ce que
c'était ; ce droit est la vraie
cause de l'établissement des jus- tices seigneuriales; cas où il était exigé; par qui ïl l'était, XXX, zo. Sa grandeur se pro- portionnait àcelle de la pro- tection que recevait celui qui le payait, ibid. Nom que l'on donna à ce droit sous la seconde race, ibid. Ne pouvait appartenir qu'au seigneur du
fief, à l'exclusion rn@me du roï ;
de là, la justice ne pouvait appartenir qu'au seigneur du
fief, ibid.
Frérer. Pourquoi il ne leur est pas permis d'épouser leurs sa=urs, XXVI, 14. Peuples chez qui ces mariages étaient autorisés ; pourquoï, ibid.
Friro~rr. Quand et par qui leurs

lois furent rédigées, XXVIII,
I. Simplicité de leurs lois ; cause de cette simplicité, ibid. Leurs lois criminelles étaient faites sur le même plan que les lois ripuaires, XXVIII, 13. Voyez Ripuarrer. Tarif de leurs compositions, XXVIII, zo.
Frugalité, Dans une démocratie où il n'y a plus de vertu, c'est la frugalité, et non ie désir d'avoir qui passe pour ava- rice, III, 3. Doit étre générale dans une démocratie; effets admirables qu'elle y produit, ibid. Ne doit, dans une dêmo- crazie, régner que dans ]es familles, et non dans l'État, ibid. Comment on en inspire l'amour, V, 4. Ne peut pas régner dans une monarchie, ibid, Combien est nécessaire dans une démocratie com- ment les lois doivent l'y entre-
tenir, V, G.
Funérailler. Platon a fait des lois d'épargne sur les funérailles ; Cicéron les a adoptées, XXV, 8. La religion ne doit pas
encourager les dépenses funë- raires, ibid.
G
Gabeller. Celles qui sont établies

en France sont injustes et fu-
nestes, XIII, 8.
Gager de bataille. Quand ils étaient reçus, on ne pouvait faïre la
paix sans le consentement du seigneur, XXVIII, zq et z5.
Gains nufitlatrx. Quels doivent étre ceux des femmes, dans les différents gouvernements, VII, rj.
Galanterie, Dans quels sens est permise dans une monarchie, IV, z. Suites fâcheuses qu'elle entraîne, VII, 8 et ~. D'où elle rixe sa source ; ce que ce n'est point ; ce que c'est ; comment s'est accrue, XXVIII, zz. Drigine de celle de nos chevaliers errants, ibid. Pour- quoi celle de nos chevaliers ne s'est point introduite à Rome ni dans ia Grèce, ibid. Tira une grande importance des tour- nois, ibid.
Gange. C'est une doctrine gerni-
641
TABLE ANALYTIQUE SES MATI ÈRES G 3 3

cieuse, que celle des Indiens, qui croient que les eaux de ce fleuve sanctifient ceux qui meurent sur ses bords, XXIV,
14.
Gantoàs. Punis pour avoir mal à propos appelé de défaute de droit le comte de Flandre, XXVIII, z8.
Garyons. Sont moins portés pour le mariage que les filles ; pour- quoi, XXIII, 9. Leur nombre, relatif à celui des filles, influe beaucoup sur la propagation, XXIII, z z.
Garde-noble. Son origine, XXI, 33• Gardàens des murs, Gardàens des lois à Athènes, V, 7.
Gaules. Pourquoi les vignes y furent arrachées par Domitien, et replantées par Julien, XXI, r 9 . $taient pleines de petits peuples, et regorgeaient d'ha- bitants, avant les Romains, XXIII, z 8. Ont été conquises par des peuples de la Ger- manie, desquels les Français tirent leur origine, XXX, z,
5, G.
Gaude méridionale. Les lois ro- maines ysubsistèrent toujours, quoique proscrites par les Wisi- goths, XXVIII, ~.
Gauloàs. Le commerce corrompit leurs moeurs, XX, z. Quelles étaient IeurS charges dans la monarchie des Francs, XXX, r 3. Ceux qui, sous la domi- nation française, étaient libres, marchaient à la guerre sous les comtes, XXX, x7.
Gazetier ecclésiastique. Voyez Nou- velliste ecclésiastique.
GÉLON. Beau traité de paix qu'il

fit avec les Carthaginois, X, 5. Gênes. Comment le peuple a part
au gouvernement de cette répu-
blique, II, ;, Édit par lequel
cette république corrige ce qu'il y avait de vicieux dans son droit politique et civil, à l'égard de l'île de Corse, X, 8.
Genéve. Belle loi de cette répu- blique touchant le commerce, XX, 16.
GENGISKAN. S'il eût été chrétien, il n'eût pas été si cruel, XXIV, 3. Pourquoi, approuvant tous les dogmes mahométans, il méprisa si fort les mosquées, XXV, 3. Fait fouler l'Alcoran
aux pieds de ses chevaux,
àbid. Trouvait le voyage de la Mecque absurde, àbid.
Gentàlrhommer. La destruction des hôpitaux, en Angleterre, les a tirés de la paresse où ils vi- vaient, XXIII, z9. Comment se battaient en combat judiciaire, XXVIII, zo. Comment contre un vilain, XXVIII, z4. Vi- daient ieurs diffërends par la guerre; et leurs guerres se terminaient souvent par un combat judiciaire, XXVIII, z5.
GEOFFROY, comte de Bretagne. Son assise est la source de la coutume de cette province, XXVIII, 45-
Germaàns. C'est d'eux que les Francs tirent leur origine, VI, i 8. Ne connaissaient guère d'autres peines que les pê- cuniaires, àbid. Les femmes étaient, chez eux, dans une per- pétuelle tutelle, VII, iz. Sim- plicité singulière de leurs lois en matière d'insultes faites tant aux hommes qu'aux femmes ; cette simplicité provenait du climat, XIV, 14. Ceux qui ont changé de climat ont changé de lois et de moeurs, àbid. Quelle sorte d'esclaves ils avaient, XV, Io. Loi civile de ces peuples, qui est la
642
X34 TABLE ANALYTIQUE DES MATIÈRES

source de ce que nous appelons  !oi salique, XVIII, zz. Ce que c'était, chez eux, que la maison et la terre de la maison, ibid. Quel était leur patrimoine, et pourquoi il n'appartenait qu'aux mâles, ibid. Ordre bi- zarre dans leurs successions; raisons et source de cette bizar- rerie, ibid. Gradation bizârre qu'ils mettaient dans leur atta- chement pour leurs parents, ibid. Comment punissaient l'ho- micide, ibid. $talent le seul peuple barbare où l'on n'eût qu'une femme ; les grands en avaient plusieurs, XVIII, z4. Austérité de leurs moeurs, XVIII, zq. Ne faisaient aucune affaire publique ni particulière sans être armés, XVIII, zG. A quel âge, eux et leurs rois, étaient majeurs, ibid. On ne parvenait, chez eux, à la royauté, qu'après la majorité ; inconvénients qui firent chan- ger cet usage ; et de ce change- ment naquit la différence entre la tutelle et la baillie ou garde, XVIII, z7. L'adoption se fai- sait chez eux par les armes, XVIII, z8. Étaient fort libres; pourquoi, XVIII, 30. Pourquoi le tribunal de Varus leur parut insupportable, XIX, z. Combien ils étaient hospita- liers, XX, z. Comment punis- saient les crimes. La monnaie, chez eux, devenait bétail, mar- chandise ou denrée; et ces choses devenaient monnaie, XXII, 2. N'exposaient point leurs enfants, XXIII, zz. Leurs inimitiés, quoique héréditaires, n'étaient point éternelles  :les prêtres avaient vraisemblable- ment beaucoup de part aux réconciliàtions, XXIV, z 7, Bif-
férents caractères de leurs lôis, XXVIII, z. Ëtaient divisés en plusieurs nations qui n'avaient qu'un mëme territoire ; et cha- cune de ces nations, quoique confondue, avait ses lois, XXVIII, z. Avaient l'esprit des lois personnelles, avant leurs conquëtes, et le conser- vèrent après, ibid. Quand rédigèrent leurs usages par écrit, pour en faire des codes, XXVIII, ii. Esquisse de leurs moeurs; c'est dans ces moeurs que l'on trouve les raisons de ces preuves que nos pères employaient par le fer ardent, l'eau bouillante, et le combat singulier, XXVIII, a7. La fa- çon dont ils terminaient leurs guerres intestines est l'origine du combat judiciaire, ibid. Leurs maximes sur les ou- trages, XXVIII, zo. C'était, chez eux, une grande infamie d'avoir abandonné son bouclier dans le combat, XXVIII, zz. C'est d'eux que sont sortis les peuples qui conquirent l'em- pire romain; c'est dans leurs moeurs qu'il faut chercher les sources des lois féodales, XXX, z. C'est dans leur façon de se nourrir, dans la variation de leurs possessions, et dans l'usage où étaient les princes de se faire suivre par une troupe de gens attachés à eux, qu'il faut chercher l'origine du vasselage, XXX, 3. Il y avait, chez eux, des vassaux; mais il n'y avait point de fiefs ; ou plutôt les fiefs étaient des chevaux de bataille, des armes et des repas, ibid. Leur vie était presque toute pastorale  : c'est de là que presque toutes les lois barbares roulent sur
643
TA73LE ANAL~'TI~UE DES 11~ATIÈKES 63 q

les troupeaux, XXX, G. Il est impossible d'entrer un peu avant dans Hotte droit poli- tique, si l'on ne connaît les lois et les moeurs des Germains;
XXX, 19. Ce qui les a arra- chés àl'état de nature où ils semblaient être encore du temps de Tacite, ibid. Pour- quoi, étant si pauvres, ils avaient tant de peines pécu- niaires, ibid. Entendaient, par rendre la justice, protéger le coupable contre la vengeance de l'offensé, XXX, 20. Com- ment punissaient les meurtres involontaires, ibid. C'est dans leurs mæuxs qu'il faut chercher la source des maires du palais, et de la faiblesse des rois,
XXXI, 4.
Germanie. Est le berceau des Francs, des Ripuaires et des Saxons, XVIII, zz. Était pleine de petits peuples, et regorgeait d'habitants avant les Romains, XXIII, 18. Fut reconquise par les Francs, après qu'ils en furent sortis, XXVIII, I.
Gléhe {servitude de la). Quelle en est, la plupart du temps, l'ori- gine, XIII, 3. N'a point été établie par les Francs entrant dans la Gaule, XXX, 5. $ta- blie dans la Gaule, avant l'ar- rivéedes Bourguignons ; consé- quences que l'auteur rire de ce fait, XXX, Io.
Gloire. Celle du prince est son orgueil; elle ne doit jamais être le motif d'aucune guerre, X, z.
Gloire ou magnanimité. Il n'y en

a ni dans un despote ni dans
ses sujets, V, Iz.
Guide. Vice dans son gouverne- ment, XI, 6.
Goa. Noirceur horrible du carac-
tère des habitants de ce pays,

xvl, I I .
GONDESAUD. Loi injuste de ce
roi de Bourgogne, XXVI, q.. Est un de ceux qui recueillirent ies lois des Bourguignons, XXVIII, I. Caractère de sa loi; son objet; pour qui elle fut faite, XXVIII, 4. Sa loi subsista longtemps chez les Bourguignons, XXVIII, g. Fa- meuses dispositions de ce prince, qui ôtaient le serment des mains d'un homme qui en voulait abuser, XXVIII, Ij. Raison qu'il allègue pour substituer le combat singulier à la preuve par serment, XXVIII, 17. Loi de ce prince qui permet aux accusés d'ap- peler au combat les témoins que l'on produisait contre eux, XXVIII, zG.
Gozvrxn.x. Comment adopta Chil- debert, XVIII, z8.
Goths. Leur exemple, lors de la

conquête d'Espagne, prouve
que les esclaves armés ne sont pas si dangereux dans une monarchie, XV, 14. La vertu faisait, chez eux, la majorité, XVIII, zG. Comment le droit romain se conserva dans les pays de leur domination et de celle des Bourguignons, et se perdit dans le domaine des Francs, XXVIII, 4. La loi salique ne fut jamais reçue chez eux, ibid. La prohibition de leur mariage avec les Ro- mains fut levée par Reces- suinde; pourquoi, XXVIII, 7. Persécutés, dans la Gaule méri- dionale, pax les Sarrasins, se xetirërent en Espagne ; effets que cette émigration produisit dans leurs lois, ibid.
Goût. Se forme, dans une nation,

644
G36 TABLE ANALYTIQUE DES MATIÊKES

par l'inconstance même de cette nation, XIX, 8. Naît de la vanité, XIX, g.
Gouvernement. Il y en a de trois sortes quelle est la nature de chacune, II, x . Exemple
d'un pape qui abandonna le
gouvernement à un ministre, et trouva que rien n'était si aisé que de gouverner, II, g. Différence entre sa nature et son principe, III, z. Qucls en sont les divers principes, III, z. Ce qui le rend imparfait, III, zz. Ne se conserve qu'autant qu'on l'aime, IV, 5. Sa corrup- tion commence presque tou- jours pax celle des principes, Livre VIII. Quelles sont les révolutions qu'il peut essuyer sans inconvénient, VIII, 8. Suites funestes de la corruption de son principe, VIII, z z. Quand le principe en est bon, les lois qui semblent le moins conformes aux vraies règles et aux bonnes mæurs y sont bonnes; exemples, ibid. Le moindre changement dans sa constitution entraîne la ruine des principes, VIII, z4. Cas où, de libre et de modéré qu'il était, il devient militaire, XI, 6. Liaison du gouvernement do- mestique avec le politique, XVI, g. Ses maximes gou- vernent les hommes concur- remment avec le climat, la reli- gion, les lois, etc. ; de là naît l'esprit général d'une nation, XIX, 4. Sa dureté est un obs- tacle à la propagation, XXIII, zz.
Gouvernement d'un seul. Ne dérive point du gouvernement pater- nel, I, 3.
Gauvernementgathique. Son origine, ses défauts; est la source des
bons gouvernements que nous connaissons, XI, 8.
Gouvernement militaire. Les empe- reurs qui l'avaient établi, sen- tant qu'il ne leur était pas moins funeste qu'aux sujets, cherchèrent à le tempérer, V1,
~5.
Gouvernement modéré. Combien est difficile à former, V, z 4. Le tribut qui y est le plus naturel, est l'impôt sur les marchan- dises, XIII, z4. Convient dans les pays formés par l'industrie des hommes, XVIlI, 6.
Voyez Monarchie, République.
Gouverneurs des provinces romaines.
Leur pouvoir; leurs injustices,

XI, ~ 9.
GxeccHUS TIBEAIUS. Coup mor- tel qu'il porte à l'autorité du sénat, XI, z 8.
Grâce. On ne peut pas demander, en Perse, celle d'un homme que le roi a une fois condarnné, III, zo. Le droit de la faire aux coupables est le plus bel attribut de la souveraineté d'un monarque, il ne doit donc pas erre leur juge, VI, 5.
Grâce (lettres de). Sont un grand ressort dans un gouvernement modéré, VI, z6.
Grâce (la). L'auteur de l'Esprit der dois était-il obligé d'en parler ? D., I, zz, neuviëme objection.
Gradués. Les deux, dont le juge est obligé de se faire assis- ter dans les cas qui peuvent mériter une peine afflictive,
représentent les anciens pru-
d'hommes qu'ü était obligé de consulter, XXVIII, 4a.
Grandeur réelle des États. Pour l'augmenter, il ne faut pas diminuer la grandeur relative, IX, 9.
Grandeur relative des États. Pour

645
TABLE ANALYTIQUE DES MATIÈKES 637

la conserver, il ne faut pas écraser un État voisin qui est dans 1a décadence, IX, io.
Grands. Leur situation dans les $rats despotiques, III, q. Com- ment doivent être punis dans une monarchie, VI, zt.
Gnnvi~vn. Comment défanit l'état civil, I, 3.
Gravion. Ses fonctions étaient les mëmes que celles du comte et du centenier, XXX, i8.
Grèce. Combien elle renfermait de sortes de républiques, V, 6. Par quel usage on y avait prévenu le luxe des richesses, si pernicieux dans les répu- bliques, VII, 3. Pourquoi les femmes y étaient si sages, VII, g. Son gouvernement fédératif est ce qui la fit fleurir si long- temps, IX, i. Ce qui fut cause de sa perte, IX, z. On n'y pouvait souffrir le gouverne- ment d'un seul, XVIII, r. $elle description de ses richesses, de son commerce, de ses arts, de sa réputation, des biens qu'elle recevait de l'univers, et de ceux qu'elle lui faisait, XXI, 7. Était pleine de petits peuples, et regorgeait d'habitants, avant les Romains, XXIII, t 6. Pour- quoi la galanterie de chevalerie ne s'y est point introduite,
XXVIII, zz. 5a constitution demandait que l'on punît ceux qui ne prenaient pas de parti dans les séditions, XXIX, 3. Vice dans son droit des gens il était abominable, et était la source de lois abominables
XXIX, z4. On n'y punissait pas ]e suicide par les mémos motifs qu'à Rome, XXIX, g. On y punissait le recéleur comme le voleur cela était juste en Grèce; cela est injuste
en France; pourquoi, XXIX, t z.
Grecs. Leurs politiques avaient des idées bien plus nettes sur le principe de la démocratie que ceux d'aujourd'hui, IIT, 3. Combien ont fait d'efforts pour diriger l'éducation du côté de la vertu, IV, 6. Regardaient le commerce comme indigne d'un citoyen, IV, 8. La nature de Icurs occupations leur rendait la musique nécessaire, fbid. La crainte des Perses main- tint leurs lois, VIII, S. Pour- quoi se croyaient libres du temps de Cicéron, XI, z. Quel était leur gouvernement dans les temps héroïques, XI, z t. Ne surent jamais quelle est la vraie fonction du prince  :cette ignorance leur fit chasser tous leurs rois, ibid. Ce qu'ils appe- laient police, ibid. Combien il fallait de voix, chez eux, pour condamner un accusé, XII, ;. D'où venait leur penchant pour le crime contre nature, XII, 6. La trop grande sévérité avec laquelle ils punissaient les tyrans occasionna, chez eux, beaucoup de révolutions, XII, r 8. La lèpre leur était inconnue, XIV, ii. Loi sage qu'ils avaient établie en faveur des esclaves, XV, z7. Pourquoi leurs navires allaient plus vite que ceux des Indes, XXI, G. Leur commerce avant et depuis Alexandre, XXI, 7, 8 et g. — avant Homère, XXI, ~. Pour- quoi firent le commerce des Indes avant les Perses, qui en étaient bien plus à portée, XXI, 8. Leur commerce aux Indes n'était pas si étendu, mais plus facile que le nôtre, XXI, 9. Leurs colonies XXI,
646
63 S TABLE ANALYTIQUE .DES MA7'IËKES

z z. Pourquoi estimaient plus les troupes de terre que celles de mer, XXI, 13. Loi qu'ils imposèrent aux Perses, XXI, zi. Leurs différentes constitu- tionssur lapropagation, suivant le plus grand ou le plus petit nombre d'habitants, XXIII, 17. N'auraient pas commis les massacres et les ravages qu'on leur reproche, s'ils eussent étë chrétiens, XXIV, 3. Leurs prctres d'Apollon jouissaient d'une paix éternelle  :sagesse de ce règlement religieux, XXIV, IG. Comment, dans le temps de leur barbarie, ils employèrent la religion pour arrêter les meurtres, XXIV, 18. L'idée des asiles devait leur venir plus naturellement qu'aux autres peuples ; ils restrei- gnirent d'abord l'usage qu'ils en firent dans de justes bornes; mais ils les laissèrent deveniz abusifs et pernicieux, XXV, 3.
GRIMOALD. Ajouta de nouvelles lois à celles des Lombards, XXVIII, I.
Guébres. Leur religion est favo- rable à la propagation, XXIII, zz. Leur religion rendit autre- fois le royaume de Perse flo- rissant, parce qu'elle n'est point contemplative; celle de Maho- met l'a détruit, XXIV, II. Leur religion ne pouvait conve- nir que dans la Perse, XXIV,
zG.
Guerre. Quel en est l'objet, I, 3. On ne doit point en entre- prendre de lointaines, IX, 8. Dans quel cas on a droit de la faire d'où dérive ce droit, X, z. Donnc-t-elle droit de tuer lcs captifs  ? XV, z. C'est le christianisme qui l'a purgée d e presque toutes les cruautés
XXIV, 3. Comme la religion peut en adoucir les fureurs, XXIV, IG. $tait souvent ter- minée par le combat judiciaire, XXVIII, z5. Avait souvent, autrefois, pour motif la viola- tion du droit politique, comme celles d'aujourd'hui ont pour cause ou pour prétexte celle du droit des gens, XXVIII, z8. Tout le monde, du temps de Charlemagne, était obligé d'y aller, XXXI, z~.
Guerre civile. N'est pas tou- jours suivie de révolutions, V,
II. Celles qui ravagèrent tes
Gaules, après la conquête des barbares, sont la principale source de la servitude de la glèbe et des fiefs, XXX, .ii.
Guerre (état de). Comment les nations se sont trouvées en état de guerre, I, 3. Continent les particuliers sont parvenus à être en état de guerre les uns vis-à-vis des autres, ibid. Est la source des lois humaines, ibid.
Guinée. Cause de l'extrême lubri- citë des femmes de ce pays, XVI, Io.
Gymnastique. Ce que c'était ; combien il y en avait de sortes; pourquoi, de très utiles
qu'étaient d'abord ces exer-
cices, ils devinrent, dans la suite, funestes aux mcEUrs, VIII, II.
H
Habit de religieuse. Doit-ii être

un obstacle au mariage d'une femme qui l'a pris sans se consacrer ? XXIX, IG.
HluvrroN. Véritables motifs du refus qu'il voulait que l'on fït d'envoyer du secours à Anni- bal en Italie, X, G. Ses voyages;
647
TABLE ANALYTIQUE DES MATI$KES 639

ses découvertes sur les côtes de l'Afrique, XXI, I i. La rela- tion qu'il a donnée de ses voyages est un morceau pré- cieux de l'antiquité. Est-elle fabuleuse ? ibid.
HARDOUIN (le Père). Il n'appar- tient qu'à lui d'exercer un pou- voir arbitraire sur les faits, XXX, I z.
Harmonie. Nécessaire entre les lois de ia religion et les lois civiles du même pays, XXIV, 14.
HARRINGTON. Cause de son erreur sur la liberté, XI, 6. Jugement sur cet auteur anglais, XXIX,
I~.
HÉSON, archevêque de Reims. Son ingratitude envers Louis le Débonnaire. Qui était cet Hébon, XXX, zs.
HENRI II. Sa loi contre les ûlles qui ne déclarent pas leur gros- sesse au magistrat est contraire à la loi naturelle, XXVI, 3.
HENRI III. Ses malheurs sont une preuve bien sensible qu'un prince ne doit jamais insulter
ses sujets, XII, z8.
HENRI VIII, roi d'Angleterre. Dut vraisemblablement sa mort à une loi trop dure qu'il fit publier contre le crime de lèse- majesté, XII, Io. Ce fut par le moyen des commissaires qu'il se défit des pairs qui lui déplaisaient, XII, zz. A établi l'esprit d'industrie et de com- merce en Angleterre, en y détruisant les monastëres et les hôpitaux, XXIII, z9. En défen- dant la confrontation des té- moins avec l'accusé, il fit une loi contraire à la loi naturelle, XXVI, g. La loi, par laquelle ïl condamnait à mort toute fille qui, ayant eu un mauvais cômmerEe avec quelqù'un, ne
le déclarait pas au roi avant de l'épouser, était contre la loi naturelle, ibid.
HERCULE. Ses travaux prouvent que la Grëce était encore bar- bare de son temps, XXIV, 18.
Hérédité. La même personne n'en doit pas recueillir deux, dans une démocratie où l'on veut conserver l'égalité, V, 5.
Hérésie. L'accusation de ce crime doit être poursuivie avec beaucoup de circonspection exemples d'absurdités et de cruautés qui peuvent résulter d'une poursuite indiscrète, XII, 5. Combien ce crime est sus- ceptible de distinctions, XII,
G.
Héritiers. Les cadets, chez les Tartares, en quelques districts de l'Angleterre, et dans le duché de Rohan, sont héri- tiers exclusivement aux aînés, XVIII, zI. Il n'y avait à Rome que deux sortes d'héritiers, les héritiers-siens, et les agnats. D'où venait l'exclusion des cognats, XXVII, I. C'était un déshonneur à Rome de mou- rir sans héritiers pourquoi, XXIX, 8.
Héritiers-,rient. Ce que c'était, XXVII, I. Dans l'ancienne Rome, ils étaient tous appelés à la succession, mâles et femelles, ibid.
Héroïsme. Celui des anciens étonne nos petites âmes, IV, 4.
Héros. Écrivent toujours leurs propres actions avec simplicité, XXI, I I.
Hiérarchie. Pourquoi Luther la conserva dans sa religion, tan- dis que Calvin  !a bannit de la sienne, XXIV, S.
HIMILCON, pilote des Carthagi- nois. Ses voyages, ses ëtablisse-
648
64o TABLE ANALYTIQUE DES MATIÈRES

monts; se fait échouer pour ne pas apprendre aux Romains La route d'Angleterre, XXI, t r.
Hrppolyte. Ëloge de ce r81e dans la Phèdre de Racine, XXVI, 4.
Hirtoire. Il faut éclairer l'histoire

par les lois, et les lois par l'his-
toire, XXXI, z.
Histoires. Les monuments qui nous restent de celle de France sont une mer à qui les rivages, même manquent, XXX, z t. Germe de celle des rois de la première race, XXX, 4.
Historieras. Trahissent la vérité dans les États libres, comme dans ceux qui ne le sont pas, XIX, z~. Doivent-ils juger de ce que les hommes ont fait par ce qu'ils auraient dù faire ? XXXI, z 6. Source d'une erreur dans laquelle sont tombés ceux de France, XXX, z r .
HOBBSS. Son erreur sur les pre- miers sentiments qu'il attribue à l'homme, I, z. Le nouvelliste ecclésiastique prend pour des preuves d'athéisme les raison- nements que l'auteur de l'Es- prit der lais emploie poux détruire le système de Hobbes et celui de Spinosa, D., T, z.
Hollandais. Profits qu'ils tirent du privilège exclusif qu'ils ont de commercer au Japon, et dans quelques autres royaumes des Indes, XX, g. Font le com- merce sur les errements des Portugais, XXI, zt. C'est leur commerce qui a donné quelque prix à la marchandise des Espagnols, XXI, zz.
Hollande (la). Est une république fédérative, et par là, regardée en Europe comme éternelle, IX, z. Cette république fédé- rative est plus parfaite que celle d'Allemagne ; en quoi,
IX, z. Comparée, comme répu- blique fédérative, avec celle de Lycie, IX, 3. Ce que doivent faire ceux qui y représentent le peuple, XI, 6. Pourquoi n'est pas subjuguée pat ses propres armées, XI, 6. Pour- quoi le gouvernement mo- déré yconvient mieux qu'un autre, XVIII, 6. Quel est svn commerce, XX, 4. Dut son commerce à la violence et à la vexation, XX, g. Fait tel com- merce sur lequel elle perd, et qui ne laisse pas de lui être fort utile, XX, 6. Pourquoi les vaisseaux n'y sont pas si bons qu'ailleurs, XXI, 6. C'est elle qui, avec la France et l'Angleterre, fait tout le com- merce de l'Europe, XXI, zi. C'est elle qui règle le prix du change, XXII, ro.
HoMi=xE. Quelles étaient, de son temps, les villes les plus riches de la Grèce, XXI, ~. Commerce des Grecs avant lui, ibid.
Homicide. Comment ce crime était puni chez les Germains, XVIII,
zz.
Homicides. Doit-il y avoir des
asiles pour eux ? XXV, 3.

Hommage. Origine de celui que doivent les vassaux, XXXI, 33•
Hommes. Leur bonheur comparé à celui des bêtes, I, r. Comme êtres physiques, sujets à des lois invariables ; comme êtres intelligents, violent toutes les lois, pourquoi. Comment rap- pelés sans cesse à l'observation des lois, ibid. Quels ils seraient dans l'état de pure nature, I, z. Par quelles causes se sont unis en société, ibid. Changements que l'état de société a opérés dans leur caractère, I, 3. Leur état relatif à chacun d'eug en
649
TABLE A1~IALYTIOUE DF_S ~~IATIÈAES 64~

particulier, et relatif aux diffé- rents peuples, quand ils ont été en société, ibid. Leur situation déplorable et vile, dans les États despotiques, III, 8 et ro. Leur vanité augmente à pro- portion du nombre de ceux qui vivent ensemble, VII, z.
Leur penchant à abuser de
leur pouvoir, XI, 4. Quelle est la connaissance qui les intéresse le plus, XII, z. Leurs carac- tères et leurs passions dé- pendent des différents climats ; raisons physiques, XIV, z. Plus les causes physiques les portent au repos, plus les causes mo- rales doivent les en éloigner, XIV, 5. Naissent tous égaux; l'esclavage est donc contre nature, XV, ~. Beauté et utilité de leurs ouvrages, XVIII, 6. De leur nombre, dans le rap- port avec la manière dont ils se procurent la subsistance, XVIII, io. Ce qui les gouverne, et ce qui forme l'esprit général qui résulte des choses qui les gouvernent, XIX, 4. Leur pro- pagation est troublée en mille manières, par les passions, par les fantaisies et par le luxe, XXIII, z. Combien vaut un homme en Angleterre. Il y a des pays où un homme vaut moins que rien, XXIII, t 7. Sont portés à craindre, ou à espérer. Sont fripons en détail; et, en gros, de très honnêtes gens. De là le plus ou le moins d'attachement qu'ils ont pour leur religion, XXV, z. Aiment, en matière de religion, tout ce qui suppose un effort, comme, en matière morale, tout ce qui suppose de la sévérité, XXV, 4. Ont sacrifié leur indépen- dance naturelle aux lois poli-
tiques, et la communauté natu- relle des biens aux lois civiles ; ce qui en résulte, XXVI, is. IL leur est plus aisé d'être extrê- mement vertueux, que d'être extrémement sages, XXVIII, 4i. Est-cc être sectateur de la religion naturelle, que de dire que l'homme pouvait, à tous les instants, oublier son créa- teur, et que Dieu l'a rappe]é à lui par les lois de ia religion ? D., I, u, baritième objection.
Hommer de bien. Ce que c'est  : il y en a fort peu dans les monarchies, III, 6.
Hommes libres. Qui on appelait ainsi dans les commencements de la monarchie. Comment et sous qui ils marchaient à la guerre, XXX, t 7.
Hammer fui sont soatr la fai du roi. C'est ainsi que la loi salique désigne ceux que nous appelons aujourd'hui vassaux, XXX, z6.
Hongrie. La noblesse de ce royaume a soutenu la maison d'Autriche, qui avait travaillé sans cesse à l'opprimer, VIII, g. Quelle sorte d'esclavage y est établi, XV, io. Scs mines sont utiles, parce qu'elles ne sont pas abondantes, XXI, zz.
Honnêtesgens. Ceux qu'on nomme ainsi tiennent mains aux bonnes maximes que le peuple, V, z.
Honnête homme. Le cardinal de Richelieu l'exclut de l'admi- nistration des affaires, dans une monarchie, III, S. Ce qu'on 'entend pat ce mot dans une monarchie, IV, z.
Honneur. Ce que c'est ; il tient lieu de la vertu dans les mo- narchies, III, 6. Est essentiel- lement placé dans l'État mo- narchique, III, ~, Effets admi- rables qu'il produit dans une
650
642 TABLE ANALYTIQUE DES MATI~KES

monarchie, ibid. Quoique faux, il produit, dans une monarchie, les mêmes effets que s'il était véritable, iGid. N'est point le principe des États despotiques, III, 8. Quoique dépendant de son propre caprice, il a des règles fixes, dont il ne peut jamais s'écarter, ibid. Est tellement inconnu dans les Mats despotiques, que sou- vent il n'y a pas de mot pour l'exprimer, ibàd. Serait dan- gereux dans un $tat despo- tique, III, ~. Met des bornes à la puissance du monarque, III, Io. C'est dans le monde, et non au collcgc, que l'on en apprend les principes, IV, z. C'est lui qui fixe la qualité des actions dans une monarchie, ibid. Dirige toutcs les actions et toutes les façons de penser, dans une monarchie, ibid. Em- pêche Crillon et d'~rte d'obéir à des ordres injustes du mo- narque, ibid. C'est lui qui conduit les nobles à la guerre c'est lui qui la leur fait quit- ter, ibid. Quelles en sont les principales règles, ibid. Ses lois ont plus de force, dans une monarchie, que les lois posi- tives, ibid. Bizarrerie de l'hon- neur, V, z9. Tient lieu de censeurs, dans une monarchie, ibid. Voyez Point d'honneur.
Honneura. C'est ainsi que l'on a nommé quelquefois les fiefs, XXX, zG.
HONORIUS. Cc qu'il pensait des paroles criminelles, XII, Iz. 1blauvaisc loi de ce prince, XXIX, zG. Voyez Arcadius.
Honte. Prévient plus de crimes que les peines atroces, VI, zz. Punit plus le père d'un enfant condamné au supplice, et vice
verra, que toute autre peine, VI, zo.
HÔPITAL (le chancelier de l'). Erreur dans laquelle il est tombé, XXIX, zG.
Hôpitaux. Ne sont jamais néces- saires que dans les nécessités accidentelles. Des secours mo- mentanés sont toujours préfé- rables aux hôpitaux fondés à perpétuité. Exemples des maux que causent ces établissements, XXIII, zg.
HORTENSIUS. Emprunta ia femme de Caton, XXVI, z8.
Hospitalité. C'est le commerce qui l'a bannie, XX, z. Jusqu'à quel point observée par les Germains, ibid.
HT]CUES C.tinEr. Son avènement

à la couronne fut un plus
grand changement que celui de Pépin, XXXI, YG. Com- ment la couronne de France passa dans sa maison, XXXI,
3 z.
Humeur rociable. Ses effets, XIX, $ .
I

Ichthyophage.r. Alexandre les avait-
il tous subjugués ? XXI, $.

Idolâtrie. I~Tous y sommes fort portés; mais nous n'y sommes point attachés, XXV, z. Est- il vrai que l'auteur ait dit que c'est par orgueil que les hommes l'ont quittée ? D., IIe partie. art. erresrr.r Iiarticu- liére.r du critique.
Ignominie. Était, à Lacédémone, un si grand mal qu'elle auto- risait le suicide de celui qui ne pouvait l'éviter autrement, XXIX, g.
Ignorance. Dans les siècles où elle règne, l'abrégé d'un ouvrage
651
TABLE ANALYTIQUE DES h1ATIÈ~ES 643

fait tomber l'ouvrage même, XXVIII, Io.
Ile,r. Les peuples qui les habitent sont plus portés à la liberté que ceux du continent, XIII, 5.
Illurian. Fst utile en matière d'impôts. Moyens de l'entre- tenir, XIII, ~ et 8.
Ilotes. Condamnés, chez les La- cédémoniens, à l'agriculture, comme à une profession ser- vile, IV, 8.
Ilotie. Ce que c'est ; elle est contre la nature des choses, XV, Io.
Immortalité de L'âme. Ce dogme est utile vu funeste à la société, selon les conséquences que l'on en tire, XXIV, Ici. Ce dogme sc divise en trois branches, XXIV, zI.
Immunité. On appela ainsi d'abord le droit qu'acquirent les ecclé- siastiques de rendre la justice dans leur territoire, XXX, z z .
Impôts. Comment, et par qui doivent être réglés dans un État libre, XI, G. Peuvent ëtre mis sur les personnes, sur les terres, ou sur les marchandises, ou sur deux de ces choses, ou sur les trois à la fois. Proportions qu'il
faut garder dans tous ces cas,
XIII, ~. On peut les rendre moins onéreux, en faisant il~u- sion à celui qui ies paye; comment on conserve cette illusion, XIII, 7 et 8. Doivent être proportionnés à la valeur intrinsèque de la marchandise sur laquelle on les Iève, XIII,
8. Celui sur le sel est injuste
et funeste en France, ibid. Ceux qui mettent le peuple dans l'occasion de faire la fraude, enrichissent le traitant, qui vexe le peuple, et ruine l'Etat,
ibid. Ceux qui se perçoivent
sur les différentes clauses des contrats civils, sont funestes au peuple, et ne sont utiles qu'aux traitants. Ce qu'on y pourrait substituer, XIII, ~. L'impôt par tête est plus natu- rel à la servitude; celui sur la marchandise est plus naturel à la liberté, XIII, 14. Pourquoi les Anglais en supportent de si énormes, XIX, i7. C'est une absurdité que de dire que, plus on est chargé d'impôts, plus on se met en état de les payer, XXIII, I I.
Impuissance. Au bout de quel temps on doit permettre à une femme de répudier son mari, qui ne peut pas consommer son mariage, XXIX, IG.
Impureté. Comment ee crime doit étre puni. Dans quelle classe il doit être rangé, XII, 4.
Ixcn (l') Arlluntrn. Traitement cruel qu'iI reçut des Espagnols, XXVI, zz.
Inceste. Raisons de l'horreur que cause ce crime, dans ses diffé- rents degrés, à tous les peuples, XXVI, 13.
Incidents. Ceux des procès, tant civils que criminels, se déci- daient par la voie du combat judiciaire, XXVIII, ig.
Incontinente. Ne suit pas les lois de la nature; elle les viole, XVI, I z.
Incontinence puFilique. Est une suite du luxe, VII, I;.
Indemnité. Est due aux particuliers, quand on prend sur leurs fonds pour bâtir un édifice public, ou pour faire un grand chemin, XXVI, If.
Indemnité (droit d'). Son utilité. La France lui doit une partie de sa prospérité; il faudrait
652
644 TABLE ANI~LYTI~UE DES NNIATIÈB.ES

encore y augmenter ce droit, XXV, 5.
Indes. On s'y trouve très bien du gouvernement des femmes. Cas où on leur défère la couronne à l'exclusion des hommes, VII, z7. Pourquoi les derviches y sont en si grand nombre, XIV, 7. Extrême lubricïté des femmes indiennes. Causes de ee dé- sordre, XVI, io. Caractère des différents peuples indiens, XIX, 9. Pourquoi on n'y a jamais commercé, qu'avec de l'argent, XXI, z et 6. Comment, et pax où le commerce s'y faisait autrefois, XXI, r. Pourquoi ies navires indiens étaient moins vites que ceux des Grecs ou des Romains, XXi, 6. Com- ment et par où on y faisait le commerce après Alexandre, XXI, g et iG. Les anciens les croyaient jointes à l'Afrique par une terre inconnue, et ne regardaient la mer des Indes que comme un lac, XXI, ii. Leur commerce avec les Romains était-i1 avantageux ? XXI, r6. Projets proposés par l'auteur sur le commerce qu'on y pourrait faire, XXI, z3. Si on y établissait une religion, il faudrait, quant au nombre des fétes, se conformer au climat, XXIV, z3. Le dogme de la métempsycose y est utile; raisons physiques, XXIV, z4. Préceptes de la religion de ce pays, qui ne pourraient pas ctrc exécutés ailleurs, XXIV, z6. Jalousie que l'on y a pour sa caste. Quels y sont les suc- cesseurs à la couronne, XXVI, 6. Pourquoi les mariages entre beau-frère et belle-sceur y sont permis, XXVI, r4. De cc que les femmes s'y brûlent, s'en-
suit-il qu'il n'y ait pas de douceur dans le caractère des Indiens  ? D., IIe partie, art, climat.
Indiens. Raisons physiques de la force et de la faiblesse qui se trouvent tout à la fois dans le caractère de ces peuples, XIV, 3. Pont consister le souverain bien dans le repos ; taisons physiques de ce système. Les lé- gislateurs le doivent combattre, en y établissant des lois toutes pratiques, XIV, 5. La douceur de leur caractère a produit la douceur de leurs lois, XN, z 5. La croyance où ils sont que les eaux du Gange sanc- tifient ceux qui meurent Sur
ses bards, est très pernicieuse,
XXIV, z4. Leur système sur l'immortalité de l'âme. Ce sys- tèrnc est cause qu'il n'y a, chez eux, que les innocents qui souElrent une mort violente, XXIV, zi. Leur religion est mauvaise, en cc qu'elle inspire de l'horreur aux castes les unes pour les autres, et qu'il y a tel Indien qui se croirait dé- shonoré s'il mangeait avec son roi, XXIV, zz. Raison singu- lière qui leur fait détester les mahométans, ibid. Ceux des pays froids ont moins de diver- tissements que les autres ; rai- sons physiques, XXIV, z3.
Indus. Comment les anciens ont fait usage de ce $cuve pour le commerce, XXI, 8.
Indrastrie. Moyens de l'encoura-
ger, XIV, ~. Celle d'une nation
vient de sa vanité, XIX, 9.
Informations. Quand commen-

cèrent à devenir secrètes,
XXVIII, 34•
Ingénus. Quelles femmes pou-
653
TABLE ANAL~'TI~UE DE.S 1~IATIÈRES 645

vaient épouser à Rome, XXIIT, 2I.
Injure r. Celles qui sont dans les livres ne font nulle impression sur les gens sages, et prouvent seulement que celui qui les a
écrites sait dire des injures,
D., Première IiarJie, seconde ob- jection.
Inquisiteurs. Persécutent les Juifs plutôt comme leurs propres ennemis, que comme ennemis de la religion, XXV, ~ 3.
Voyez Inquisition.
Inquisitettr,r d'État. Leur utilité à Venise, II, 3. Durée de cette magistrature. Comment elle s'exerce, sur quel crime elle s'exerce, ibid. Pourquoi il y en a à Venise, XI, 6. Moyen de suppléer à tette magistrature despotique, ibid.
Inquisition. A tort de se plaindre de ce qu'au Japon on fait mourir les chrétiens à petit feu, XXV, 13. Son injuste cruauté démontrée dans les remontrances adressées aux in- quisiteurs d'Espagne et de Portugal, ibid. Ne doit pas faire brûler les Juifs, parce qu'ils suivent une religion qui
leur a été inspirée par leurs
pères, que toutes les lois les obligent de regarder comme des dieux sur la terre, ibid. En voulant établir la religion chré- tienne par le feu, elle lui a ôté l'avantage qu'elle a sur le mahométisme, qui s'est établi par le fer, ibid. Fait jouer aux chrétiens le rôle des Dioclé- tiens ; et aux Juifs celui des chrétiens, ibid. Est contraire à la religion de Jésus-Christ, à l'humanité, et à la justice, ibid. Il semble qu'elle veut cacher la vérité en la proposant pax
des supplices, ibid. Nc doit pas faire brùler les Juifs, parce qu'ils ne veulent pas fcindre une abjuration, et profaner nos mystères, ibid. Ne doit pas faire mourir les Juifs, parce qu'ils professent une religion que Dieu leur a donnée, et qu'ils croient qu'il leur donne encore, ibid. Déshonore un siècle éclairé tomme le nôtre, et le fera placer, parla postérité, au nombre des siècles bar- bares, ibid. Par qui, comment établie  : ce tribunal est insup-
portable dans toutes sortes de
gouvernements, XXVI, II. Abus injuste de ce tribunal, XXVI, I z. Ses lois ont toutes été tirées de celles des Wisi- goths, que le clergé avait rëdigées, et que les moines n'ont fait que copier, XXVIlI,
I
In.rinraation. Le droit d'insinuation est funeste aux peuples, et n'est utile qu'aux traitants, XIII, g.
Institutes. Celles de Justinien donnent une fausse origine de l'esclavage, XV, i.
Institutions. Règles que doivent se prescrire ceux qui en vou- dront faire de nouvelles, IV, 6. I1 y a des cas où les institu- tions singulières peuvent être bonnes, IV, 7.
Insulaires. Voyez Ile.r.
Insulte. Un monarque doit tou- jours s'en abstenir  : preuves par faits, XII, i8.
Insurrection. Ce que c'était, et quel avantage en retiraient les Cré- tois. On s'en sert, en Pologne, avec bien moins d'avantage, que l'on ne faisait en Crète, VIII, I I.
Intérêts. Dans quels cas l'État peut diminuer ceux de l'argent
654
G4G TABLE ANALYTIQUE DES 14~ATIÈAES

qu'il a emprunté  :usage qu'il doit faire du profit de cette diminution, XXII, r8. Il est juste que l'argent prêté en produise  : si l'intérêt est trop fort, il ruine le commerce; s'il est trop faible, s'il n'est pas du tout permis, l'usure s'introduit, et le commerce est encore ruiné, ibid. Pourquoi Ies intérêts maritimes sont plus forts que les autres, XXII, zo. De ceux qui sont stipulés par contrat, XXII, 2r.
Voyez Usrare.
Interprétation des loir. Dans quel gouvernement peut être laissée aux juges et dans quel gouver- nement elle doit leur être interdite, VI, 3.
Intolérance rrrorale. Ce dogme donne beaucoup d'attache- ment pour une religion qui l'enseigne, XXV, z.
In truste. Explication de cette expression, mal entendue par MM. Bignon et Ducange, XXX, zz.
Irlande. Les moyens qu'on a employés pour l'établissement d'une manufacture, devraient servir de modèles à tous les autres peuples pour encourager l'industrie, XIV, 9. Ëtat dans lequel l'Angleterre la contient, XIX, z7.
ISAAC L'ANGE, empereur. Outra la clémence, VI, zr.
Isrs. C'était en son honneur que les Égyptiens épousaient leurs scxurs, XXVI, r4.
Italie. Sa sïtuation vers le milieu du règne de Louis XIV, contri- bua à la grandeur relative de la France, IX, ~, Il y a moins de liberté dans ses républiques, que dans nos monarchies
pourquoi, XI, 6. La multitude
des moines y vient de la nature du climat  :comment on devrait arrêter le progrès d'un mal si pernicieux, XIV, 7. La lèpre y était avant les croi- sades  :comment elle s'y était communiquée comment on en arrêta les progrès, XIV, z r. Pourquoi les navires n'y sont pas si bons qu'ailleurs, XXI, 6. Son commerce fut ruiné pax la découverte du cap de Bonne-Espérance, XXI, zr. Loi contraire au bien du commerce, dans quelques États d'Italie, XXII, r 5. La liberté sans bornes qu'y ont les en- fants de se marier à leur goût, y est moins raisonnable qu'ail- leurs, XXIII, 8. Tstait pleine de petits peuples, et regorgeait d'habitants, avant les Romains. XXIII, r8. Les hommes et Ies femmes y sont plus tnt sté- riles que dans le nord, XXIII, zr. L'usage de l'écriture s'y Conserva, malgré la barbarie qui le fit perdre partout ail- leurs c'est ce qui empêcha Ies coutumes de prévaloir sur les lois romaines dans les pays de droit écrit, XXVIII, ir. L'usage du combat judiciaire y fut porté par les Lombards, XXVIII, ~ 8. On y suivit le code de Justinien, dès qu'il fut retrouvé, XXVIlI, 42. Pour- quoi ses lois féodales sont différentes de celles de France, XXX, r r.
Ivrognerie. Raisons physiques du penehaat des peuples du Nord pour le vin, XIV, z, Est établie par toute la terre, en proportion de la froideur et de l'humidité, XIV, ro.
655
TABLE ANALYTI,QiJE DES 1~IATI~KES X47
J

JncQvES I. Pourquoi fit des lois somptuaires en Aragon. Quelles elles furent, VII, S.
JncQu$s II, roi de Majorque. Parait être le premier qui ait créé une partie pubiique, XXVIII, 36.
Jalousie. Il y en a de deux sortes ; l'une de passion ; l'autre de coutumes, de moeurs, ou de lois  :leur nature; Ieurs effets, XVI, r 3.
Janicule. Voyez Mant Janicule.
Japon. Les lois y sont impuis- santes, parce qu'elles sont trop sévères, VI, x3. Exemples des lois atroces de cet empire, XII, iq.. Pourquoi la fraude y est un crime capital, XIII, ii. Est tyrannisé par les Iois, XIX, 4. Pertes que lui cause, sur son commerce, le privilège exclusif qu'il a accordé aux Hollandais et aux Chinois, XX, g. Il fournit la preuve des avantages infinis que peut tirer du commerce une nation qui peut supporter à la fois une grande importation et unc grande exportation, XX, 2;. Quoiqu'un homme y ait plu- sieursfemmes, les enfants d'une seule sont légitimes, XXIII, 5. Il y naît plus de filles quo de garçons ; il doit donc être plus peuplé que l'Europe, XXIII, iz. Cause physique de la grande population de cet empire, XXIII, z 3. Si les lois y sont sévères et sévèrement exécutëes, c'est parce que la religion dominante dans cet empire n'a presque point de dogmes, et qu'elle ne promet aucun avenir, XXIV, z4. Il y a toujours, dans son sein,
un conunerce que la guerre ne ruine pas, XXIV, t6. Pour- quoi les religions étrangères s'y sont établies avec tant de facilité, XXV, z. Lors de la persécution du christianisme, on s'y révolta plus contre la cruauté des supplices, que contre la durée des peines, XXV, z z. On y est autant autorisé à faire mourir tes chré- tiens àpetit feu, que l'inquisi- tion àfaire brûler les Juifs, XXV, ig. C'est l'atrocité du
caractère des peuples, et la
soumission rigoureuse que le prince exige, qui rendent la zcligion chrétienne si odieuse dans ce pays, XXV, z4. On n'y dispute jamais sur la reli- gion. Toutes, hors celle des chrétiens, y sont indifférentes, ibid.
Japonais. Leur caractère bizarre et atroce. Quelles lois il aurait fallu leur donner, VI, z3. Exemple de la cruauté de ce peuple, i6id. Ont des supplices qui font frémir la pudeur et la nature, XII, zç. L'atrocité de leur caractère est la cause de la rigueur de leurs lois, XIV, i 5. Conséquences funestes qu'ils tirent du dogme de l'immor- taIité de l'âme, XXIV, x9. Tirent leur origine des Tar- tares. Pourquoi sont tolérants en fait de religion, XXV, 3.
faxarte. Pourquoi ce fleuve ne va plus jusqu'à la mer, XXI, 6.
Jésuites. Leur ambition leur éloge, par rapport au Paraguay, IV, G.
Jeu de fref. Origine de cet usage, XXVIII, ro.
Jugements. Comment se pronon- çaient à Rome, VI, 3. Com- ment se prononcent en Angle-
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G48 TABLE ANALY ?'I~UE DES MATIÈKES

terre, ibid. Matiières dont ils se forment dans les dïfférents gouvernements, VI, 4. Ceux qui sont rendus par le prince sont une source d'abus, VI, S. Ne doivent être dans un Etat libre qu'un texte précis de la loi  :inconvénients des juge- ments arbitraires, XI, 6. Détail des différentes espèces de juge- ments qui étaient en usage à Rome, XI, z 8. Ce que c'était que fausser le jugement, XXVIII, z7. En cas de par- tage, on prononçait autrefois pour l'accusé ou pour le débi- teur, ou pour le défendeur, ibid. Quelle en était ia formule, dans les commencements de la monarchie, XXX, z8. Ne pou- vaient jamais, dans les com- mencements de la monarchie, être rendus par un homme seul, ibid.
Jugeiuent de la croix. Établi par Chariemagne, limité pat Louis le Débonnaire, et aboli par Lothaire, XXVIII, z8.
Juger. C'était, dans les moeurs de nos pères, la même chose que combattre, XXVIII, z~.
Juger (puissance de). Dans les États libres, doit êtte con&ée au peuple, avec quelques pré- cautions, VI, S, XI, z 8 ; ou à des magistrats momentanés, tirés du peuple, XI, G. Peu importe à qui la donner, quand le principe du gouvernement est corrompu, VIII, z z. Le despote peut sc la réserver, VI, 5. Le monarque ne doit point se l'attribuer, ibid. Elle doit être donnée, dans une mo- narchie, aux magistrats exclu- sivement, VI, G. Motifs qui en doivent exclure les ministres du monarque, ibid. Il n'y a
point de liberté dans les $fats où elle se trouve dans la main qui a la puissance exécutrice et la puissance législative, XI, 6. Comment peut être adoucie, ibid. Dans quel cas peut être unie au pouvoir législatif, ibid.
Juges. 1i qui cette fonction doit être attribuée dans les -diffé- rents gouvernements, VI, 5. La corruption du principe du gouvernement, à Rame, empê-
cha d'en trouver, dans aucun corps, qui fussent intègres,
VIII, z z ; XI, z 8. De quel corps doivent être pris dans un 1~tat libre, XI, G. Doivent, dans un État libre, ëtre de la condition de l'accusé, ibid. Ne doivent point, dans un État libre, avoir le droit de faire emprisonner un citoyen qui peut répondre de sa personne
exception, ibid. Se battaient, au commencement de la troi- sième race, contre ceux qui ne s'étaient pas soumis à leurs ordonnances, XXVIII, zg. Terminaient les accusations intentées devant eux, en ordon- nant aux parties de se battre, XXVIII, zo. Quand commen- cèrent à juger seuls, contre l'usage constamment observé dans la monarchie, XXVIII, 4z. N'avaient autrefois d'autre moyen de connaître la vérité, tant dans le droit que dans le fait, que par la voie des enquëtes comment on a suppléé à une voie si peu sûre, XXVIII, 44. Ëtaient Ies mêmes personnes que les ra- thimburges et les échevins, XXX, z8.
Juger de la guesüon. Ce que c'était à Rome, et par qui ils étaient nommés, XI, z 8.
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TABLE ANALYTIQUE DES MATIÈRES G49

Juges royaux. Ne pouvaient au- trefois entrer dans aucun fief, pour y faire aucunes fonc- tions, XXX, xo.
Juifs {anciens). Loi qui mainte- naït l'égalité entre eux, V,
5. Quel était l'objet de leurs lois, XI, 5. Leurs lois sur la lèpre étaient tirées de la pra- tique des Égyptiens, XIV, II. Leurs lois sur la lèpre auraient dû nous servir de modèle pour arrêter la communication du mal vênérien, ibid. La féro- cité de leur caractère a quel- quefois obligé Moise de s'écar- ter, dans ses lois, de la loi naturelle, XV, t7. CommenC ceux qui avaient plusieurs femmes devaient se comporter avec elles, XVI, 7. ]~`tendue et durée de leur commerce, XXI,
6. Leur religion encourageait la propagation, XXIII, zI. Pourquoi mirent leurs asiles dans des villes plutôt que dans leurs tabernacles ou dans leur temple, XXV, 3. Pour- quoi avaient consacré une cer- taine famille au sacerdoce,
XXV, 4. Ce fut une stupi- dité de leur part, de ne pas vouloir se défendre contre leurs ennemis, le jour du sabbat,
XXVI, 7.
Juifs (modernes). Chassés de

France sous un faux pré-
texte, fondé sur la haine pu- blique, XII, 5. Pourquoi ont fait seuls le commerce en Lurope, dans ies temps de barbarie  :traitements injustes et cruels qu'ils ont essuyés  : sont inventeurs des lettres de change, XXI, zo. L'ordon- nance qui, en 1745, les chas- sait de Moscovie, prouve que cet État ne peut cesser d'être
despotique, XXII, z4. Pour- quoi sont si attachés à leur religion, XXV, z. Réfutation du raisonnement qu'ils em- ploient pour persister dans leur aveuglement, XXV, z 3. L'inquisition commet une très grande injustice en les persé- cutant, ibid. Lcs inquisiteurs les persécutent plutôt comme leurs propres ennemis, que comme ennemis de la religion, iFiid. La Gaule méridionale était regardée comme leur prosti- bule  :leur puissance empêcha les lois des Wisigoths de s'y établir, XXVIII, 7. Traités cruellement par les Wisigoths, XXIX, IG.
Julia {la loi). Avait rendu le crime de lèse-majesté atbi- traire, XII, Io.
~iILIEN l'apostat. Pax une fausse combinaison, causa une affreuse famine à Antioche, XXII, 7. On peut, sans se rendre complice de son apostasie, le regarder comme le prince le plus digne de gouverner les hommes, XXIV, I o. À quel motif il attribue la conversion de Constantin, XXIV, 13.
JULIEN (le comte}. 5on exemple prouve qu'un prince ne doit ja- mais insulter ses sujets, XII, z8. Pourquoi entreprit de perdre sa patrie et son roi, XIV, z4.
Juridiction civile. C'était une des maximes fondamentales de la monarchie française, que cette juridiction résidait toujours sur la même tête que la puissance militaire; et c'est dans ce double service que l'auteur trouve l'origine des justices seigneuriales, XXX, 18.
Juridiction ecclésiastique. Néces- saire dans une monarchie, II, q.
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65o TABLE AIVALY7"I~~TE DES MATI~B.ES

Nous sommes redevables de son établissement aux idées de Constantin sur la perfection, XXIII, zi. Ses entreprises sur la juridiction laie, XXVIII, 40. Flux et reflux de la juri- diction ecclésiastique, et de la juridiction laie, XXVIII, 4z.
Juridiction royale. Comment elle recula les bornes de la juridic- tion ecclésiastique, et de celle des seigneurs  : bicn que causa cette révolution, XXVIII, 4r.
Jurirconsultes romains. 5e sont trompés sut l'origine de l'es- clavage, XV, 2.
Jurisprudence. Causes de ses va- riations dans une monarchie inconvénients de ses varia- tions  :remèdes, VI, i. Est-ce cette science, ou la thêologie qu'il faut traiter dans les livres de jurisprudence ? D., article célibat.
Jurisprudence franfaise. Consis- tait en procëdés, au commen- cement de la troisième race, XXVIII, i~. Quelle était celle du combat judiciaire, XXVIII, z3. Variaït du temps de saint Louis, selon la difFérente nature des tribunaux, XXVIII, zg. Comment on en conservait la mémoire, du temps où l'écri- ture n'était point en usage, XXVIII, 34. Comment saint Louis en introduisit une uni- forme par tout le royaume, XXVIII, 39. Lorsqu'elle com- mença àdevenir un art, les sei- gneurs perdirent l'usage d'as- sembler leurs pairs pour juger, XXVIII, q.z. Pourquoi l'au- teur n'est pas entré dans le détail des changements insen- sibles qui en ont formé le corps, XXVIII, 4Y.
Jurisprudence romaine. Laquelle, de

celle de la république, ou de celle des empereurs, était en usage en France, du temps de saint Louis, XXVIII, 38.
Justice. Ses rapports sont anté- rieurs aux lois, I, i. Les particuliers ne doivent jamais étre autorisés à punir eux- mêmes le crime qu'ils dé- noncent, XII, i~. Les sultans ne l'exercent qu'en l'outrant, XXVI, zq.. Précautions que doivent prendre les lois qui permettent de se la faire à soi-même, XXIX, z 5. Nos pères entendaient par rendre la justice, protéger le coupable contre la vengeance de l'of- fensé, XXX, zo. Ce que nos pères appelaient rendre la jus- tice  : ce droit ne pouvait ap- partenir qu'à celui qui avait le fief, à l'exclusion méme du roi  :pourquoi, ibid.
Justice divine. A deux pactes avec les hommes, XXVI, iz.
Justice humaine. N'a qu'un pacte avec les hommes, XXVI, iz.
Justices seigneuriales. Sont néces- saires dans une monarchie, II, 4. De qui ces tribunaux étaient composés  :comment on appe- lait des jugements qui s'y rendaient, XXVIII, z7. De quelque qualité que fussent les seigneurs, ils jugeaient en dernier ressort, sous la seconde race, toutes les matières qui étaient de leur compétence
quelle était cette compétente, XXVIII, z8. Ne ressortissaient point aux missi dominici, ibid. Pourquoi n'avaient pas toutes, du temps de saint Louis, la même jurisprudence, XXVIII, zg. L'auteur en trouve l'ori- ginedans le double service dont les vassaux étaient tenus dans
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TABLE ANALYTIQUE DES MATIÈRES 6 S ~

les commencements de la mo- narchie, XXX, i 8. L'auteur, pour nous conduire, comme par la main, à leur origine, entre dans le détail de la nature de celles qui étaient en usage chez les Germains, et chez les peuples sortis de la Germanie pour conquérir l'em- pire romain, ibid. Ce qu'on appelait ainsi du temps de nos pères, XXX, zo. D'où vient le principe qui dit qu'elles sont patrimoniales en France, ibid. Ne tirent point leur origine des affranchissements que les rois et les seigneurs firent de leurs serfs, ni de l'usurpation des seigneurs sur les droits de la couronne  :preuves, ibid. Comment et dans quel témps les églises commencèrent à en posséder, XXX, zi. Étaient établies avant la fin de la seconde race, XXX, zz. Où trouve-t-on la preuve, au dé- faut des contrats originaires de concession, qu'elles étaient ori- ginairement attachées aux fiefs, ibid.
Jus~rrhisrr. Maux qu'il causa à l'empire, en faisant la fonc- tion de juge, VI, 5. Pourquoi le tribunal qu'il établit chez les Laziens leur parut insuppor- table, XIX, z. Coup qu'il porta à la propagation, XXIII, zr. A-t-il raison d'appeler barbare le droit qu'ont les mâles de succéder au pré- judice des filles ? XXVI, G. En permettant au mari de reprendre sa femme, condam- née pour adultère, songea plus à la religion qu'à la pureté des moeurs, XXVI, 9. Avait trop en vue l'indissolubilité du ma- riage, en abrogeant une loi de
Constantin touchant celui des femmes qui se remarient pen- dant l'absence de leur mari, dont elles n'ont point de nou- velles, ibid. En permettant le divorce pour entrer en reli- gion, s'éloignait entièrement des principes des lois civiles, ibid. S'est trompé sur la nature des testaments per re.r et libram, XXViI, z. Contre l'esprit de toutes les anciennes lois, ac- corda aux mères la succession de leurs enfants, ibid. 6ta jusqu'au moindre vestige du droit ancien touchant les suc- cessions il crut suivre la nature, et se trompa, en écar- tant ce qu'il appela ies embar- ras de l'ancienne jurisprudence, ibid. Temps de la publication de son code, XXVIII, çz. Comment son droit fut apporté en France  :autorité qu'on lui attribua dans les différentes provinces, ibid. Époques de la découverte de son Digeste  : ce qui en résulta changements qu'il opéra dans les tribunaux, ibid. Loi inutile de ce prince, XXIX, r6. Sa compilation n'est pas faite avec assez de choix, XXIX, z7.
Voyez NoUelle.r.
K

Kan der Tartarer. Comment il est proclamê ce qu'il devient quand il est vaincu, XVIII, iq.
Kur ou Kour. C'est le seul fleuve, en Perse, qui soit navigable, XXIV, zG.
L

Lacédémone. Sur quel original les lois de cette république
660
65 z TABLE ANALYTIQUE DES MAT"IÈAES

avaient été copiées, IV, 6. La
sagesse de ses lois la trait en
état de résister aux Macédo- niens plus longtemps que les autres villes de la Grèce, ibid. On y pouvait épouser sa sæur utérine et non sa soeur consan- guine, V, 5. Tous les vieillards y étaient censeurs, V, 7. Dif-
férence essentielle entre cette
république et celle d'Athènes,
quant à la subordination aux
magistrats, ibid. Les éphores y maintenaient tous les états dans l'égalité, V, 8. Vice essentiel dans la constitution de 'cettc république, VI, 3. Ne subsista longtemps, que parce qu'elle n'étendit point son territoire, VIII, xG. Quel était l'objet de son gouvernement, XI, g. C'était une république que les anciens prenaient poux une monarchie, XI, ~. C'est le seul État où deux rais aient été supportables, XI, xo. Excès de liberté et d'esclavage en même temps dans cette répu- blique, XI, x ~. Pourquoi les
esclaves y ébranl~rent le gou-
vernement, XV, xG. État in- juste et cruel des esclaves dans cette république, XV, x 7. Pour- quoi l'aristocratie s'y établit plutôt qu'à Athènes, XV III, z. Les moeurs y donnaient le ton, XIX, 4. Les magistrats seuls y réglaient les mariages, XXIII, ~. Les ordres du ma- gistratyétaientabsolus, XXIX, 9. L'ignominie y était le plus grand des malheurs, et la fai- blesse le plus grand des crimes, rbid. On y exerçait les enfants au larcin ; et l'on ne punissait que ceux qui se laissaient surprendre en flagrant défit, XXIX, x 3. Ses usages sur le
vol avaient été tirés de la
Crète; et furent 1a source des
loïs romaines sur la même matière, ibid. Ses lois sur le vol étaient bonnes pour elle, et ne valaient rien ailleurs, ibid.
Lacédémoniens. Leur humeur et leur caractère étaient opposés à ceux des Athéniens, XIX, ~. Ce n'était pas pour invoquer la Peur que ce peuple belli- queux lui avait élevé un autel, ~XIV, z.
Lamas. Comment justifient la loi qui, chez eux, permet à une femme d'avoïr plusieurs maris, XVI, 4.
Laocklum ou Lao-tsé. Sa doc- trine entraîne trop dans la vic contemplative, XXIV, xx.
Larcin. Pourquoi on exerçait les enfants de Lacédémone à ce crime, XXIX, r3.
Latins. Qui étaient ceux que l'on nommait ainsi à Rome, XXII, zz.
LAW. Bouleversement que son

ignorance pensa causer, II, ç.
Son système fit diminuer le prix de l'argent, XXII, 6. Danger de son système, XXII, xo. La loi, par laquelle il défendit d'avoir chez soi au delà d'une certaine somme en argent, était injuste et funeste. Celle de César, quï portait la même dé- fense, était juste et sage, XXIX,
6.
LaZiens. Pourquoi le tribunal que Justinien établit chez eux leur parut insupportable, XIX, z.
Législateurs. En quoi les plus grands se sont principalement signalés, II, z. Doivent confor- mer leurs lois au principe du gouvernement, Livre V, Ce qu'ils doivent avoir princi-
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TABLE ANALYTIQUE DES MATIÈKES 6 S 3

palement en vue, VI, 9. Suites funestes de leur dureté, VI, z z. Comment doivent ramener les esprits d'un peuple que des peines trop rigoureuses ont rendu atroce, VI, r3. Com- ment doivent user des peines pécuniaires, et des peines cor- porelles, VI, z 8. Ont plus besoin de sagesse dans les pays chauds, et surtout aux Indes, que dans nos climats, XIV, 3. Les mauvais sont ceux qui ont favorisé le vice du climat; les bons, ceux qui ont lutté contre 1c climat, XIV, S. Belle règle qu'ils doivent suivre, XV, rG.
Doivent forcer la nature du
climat, quand il viole la loi naturelle des deux sexes, XVI, iz. Doivent se conformer à l'esprit d'une nation, quand il n'est pas contraire à l'esprit du gouvernement, XIX, 5. Ne doivent point ignorer la diffé- rence qui se trouve entre les vices moraux et les vices poli- tiques, XIX, Y~. Règles qu'iis doivent sc prescrire pour un État despotique, XIX, zz. Comment quelques-uns ont confondu les principes qui gou- vernent les hommes, XIX, i 6. Devraient prendre Solon pour modèle, XIX, zi. Doivent, par rapport à la propagation, régler leurs vues sur le climat, XXIII, iG. 5ont obligés de faire des lois qui combattent les senti- ments naturels m@mes, XXVII, z. Comment doivent introduire ]cs lois utiles qui choquent les préjugés et les usages géné- raux, XXVIII, 38. De quel esprit doivent être animés, XXIX, z. Leurs lois se sentent toujours de leurs passions et de leurs préjugés, XXIX, r9. Où
ont-ïls appris ce qu'il faut pres- crire pour gouverner ies socié- tés avec équité ? D., Ire partie, ii, huitième objection.
Législateurs romains. Sur quelles maximes ils réglèrent l'usure, après la destruction de la répu- blique, XXII, zz.
Législatif (corps). Doit-il être longtemps sans être assemblé ?
XI, 6. Doit-il être toujours assemblé ? ibid. Doit-il avoir la faculté de s'assembler lui- rnême ? ibid. Quel doit être son pouvoir vis-à-vis de la puissance exécutrice, ibid.
Législative (puissance). Voyez
Puissance législative.
Legs. Pourquoi la loi Voconienne y mit des bornes, XXVII, z.
LErrnus. L'injustice de ce trium- vir est une grande preuve de l'injustice des Romains de son temps, XII, z 8.
Lèpre. Dans quel pays elle s'est étendue, XN, zi.
Lépreux. Ëtaient morts civilement pax la loi des Lombards, XIV, xa.
Lèse-majesté (crime de). Précau- tion qve l'on doit apporter dans la punition de ce crime,
XII, ~. Lorsqu'il est vague, le gouvernement dégénère en des- potisme, XII, 8. C'est un abus atroce de qualifier ainsi les actions qui ne le sont pas. Tyrannie monstrueuse exercée par les empereurs romains, sous prétexte de ce crime, ibid. N'avait point lieu sous les bons empereurs, quand il n'était pas direct, XII, ~. Ce que c'est proprement, suivant Ulpien, ibid. Les pensées ne doivent point être regardées comme fai- santpartie de ce crime, XII, t r. Ni les paroles indiscrètes, XII,
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GS4 TABLE AI~TALY2'I,QUE DES MATIËAES

Iz. Quand, et dans quels gou- vernements, les écrits doivent être regardés comme crime de lèse-majesté, XII, i3. Calomnie dans ce crime, XII, 16. Il est dangereux de le trop punir dans une république, XII, 18.
Lettres anon~~mer. Sont odieuses, et ne méritent attention que quand il s'agit du salut du prince, XII, z¢.
Lettres de change. Ëpoque, et auteurs de leur établissement, XXI, zo, C'est à elles que nous sommes rédevables de la mo- dération des gouvernements d'aujourd'hui, et de l'anéan- tissement du machiavélisme, ibid. Ont arraché le commerce des bras de la mauvaise foi, pour le faire rentrer dans le sein de la probité, ibid.
Lettres de grâce. Leur utilité dans une monarchie, VI, IG.
Leudes, Nos premiers historiens nomment ainsi ce que nous appelons vassaux  :leur ori- gine, XXX, IG. Il paraît, que ce mot était proprement dit des vassaux du roi, ibid. Par qui étaient menés à la guerre, et qui ils y menaient, XXX, z7. Pourquoi leurs arrière-vassaux n'étaient pas menés à la guerre par les comtes, XXX, i 8. Étaient des comtes dans leurs seigneuries, ibid.
Voyez Vassazrx.
LEUVIGILDE. Corrigea les lois
des Wisigoths. XXVIII, I.

Lévitigzre. Nous avons conservé ses dispositions sur ies biens du clergé, excepté celles qui mettent des bornes â ces biens, XXV, 5.
Libelles. Voyez Ëcritt.
Liberté. Chacun a attaché à ce mot l'idée qu'il a tirée du gou-
vernement dans lequel il vit, XI, z. On a vu quelquefois confondre la liberté du peuple avec sa puissance, ibid. Juste idée que l'on doit se faire de la liberté, ibid., XXVI, z. On ne doit pas la confondre avec l'indépendance, XI, g. Elle ne réside pas plus essentiellement dans les républiques qu'ailleurs, XI, 4. Constitution du gouver- nement unique qui peut l'éta- blir et la maintenir, r'bid. Elle est plus ou moins étendue, suivant l'objet particulier que chaque État se propose, XI, s. Existe principalement en An-
gleterre, XI, 6. Il n'y en a
point dans les États oü la puissance législative et l'exécu- trice sont dans la même main, ibid. Il n'y en a point là où la puissance de juger est réunie â la législative et à l'exécu- trice, ibid. Ce qui la forme, dans son rapport avec la consti- tution de l'État, XII, I. Consi- dérée dans le rapport qu'elle a avec le citoyen  : en quoi elle consiste, ibid. Sur quoi est principalement fondée, XII, z. Un homme qui, dans un pays où l'on suit les meilleures lois criminelles possibles, est condamné à ëtre pendu, et doit l'être le lendemain, est plus libre qu'un hacha ne l'est en Turquie, ibid. Est favorisée par la nature des peines et leur proportion, XII, 4. Comment on en suspend l'usage dans une république, XII, 19. On doit quelquefois, mëme dans les Etats les plus libres, jeter un voile dessus, ibid. Des choses qui l'attaquent dans la monarchie, XII, zz. Ses rap- ports avec la levée des tributs
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TABLE ANALYTIQUE DES MATI~B.ES 6~ 5

et la grandeur des revenus
publics, XIII, r et rz. Est mor- tellement attaquée en France, par la façon dont on y lève les impôts sur les boissons, XIII, 7. L'impôt qui lui est
le plus naturel est celui sur
Jes marchandises, XIII, i4. Quand on en abuse pour rendre les tributs excessifs, elle dégé- nère en servitude; et l'on est obligé de diminuer ies tributs, XIII, r 5. Causes physiques qui font qu'il y en a plus en Europe que dans toutes les autres parties du monde, XVII, 3. Se conserve mieux dans les montagnes qu'ailleurs, XVIII, z. Les terres sont cultivées en raison de la liberté, et non de la fertilitë, XVIII, 3. Se main- tient mieux dans les îles, que sur le continent, XVII :, 5. _ Convient dans les pays formés par l'industrie des hommes, XVIII, 6. Celle dont jouissent les peuples qui ne cultivent point les terres est tres grande,
XVIII, iq. Les Tartares sont une exception à la règle précé- dente  :pourquoi, XVIII, r ~. Est très grande chez les peuples qui n'ont pas l'usage de la monnaie, XVIII, z7, Excep- tion à la règle précédente, XV1II, r8. De celle dont jouissent les Arabes, XVIII, rq, Est quelquefois insupportable
aux peuples qui ne sont pas
accoutumês à en jouir  :causes et exemples de cette bizarrerie,
XIX, z. Est une partie des coutumes du peuple libre, XIX, z7. Eflets bizarres et utiles qu'elle produit en Angleterre, ibid. Faculté que doivent avoir Ceux qui en jouissent, ibid. Celle des Anglais sc soutient
quelquefois par les emprunts de ia nation, ibàd. Ne s'ac- commode guère de la politesse, ibid. Rend superbes les nations
qui en jouissent; les autres
ne sont que vaines, ibàd. Ne
rend pas les historiens plus
véridiques que l'esclavage pourquoi, ibid. Est naturelle
aux peuples du nord, qui ont
besoin de beaucoup d'activité et d'industrie pour se procurer les biens que la nature Leur refuse; elle est comme insup- portable aux peuples du midi, auxquels la nature donne plus qu'ils n'ont besoin, XXI, 3. Est acquise aux hommes par ies lois politiques  :conséquences qui en résultent, XXVI, r 5. Cin ne doit point décider par ces lois ce qui ne doit l'être que par celles qu i coneexnent la pro- priété conséquences de ce principe, ibàd. Dans les com- mencements de la monarchie, les questions sur la übertê des particuliers ne pouvaient être jugées que dans les placites du comte, et non dans ceux des officiers, XXX, z 8.
Libertê civile. Époque de sa nais- sance àRome, XII, zi.
Liberté de fortir du royaume. De- vrait être accordée â tous les sujets d'un $tat despotique, XII, 30.
Làberté d'un càtayeM. En quoi elle consiste, XI, 6 ; XII, z. Il faut quelquefois priver un citoyen
de sa liberté pour conserver
celle de tous ; exemple tiré de l'Angleterre, XII, i~. Lois qui y sont favorables dans la répu- blique, ibid. Un citoyen ne la peut pas vendre, pour devenir esclave d'un autre, XV, z.
Liberté du commer¢ant. Est fort
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Gg6 TABLE ANALYTIQUE DES MATIÈRES

gênée dans les Ëtats libres, et
fort étendue dans ceux où le
pouvoir est absolu, XX, ~z.

Liberté du commerce. Est fort limi- tée dans les $fats où le pouvoir est absolu, et fort libre dans les autres ; pourquoi, XX, r z.
Liberté philosophique. En quoi elle consiste, XII, z.
Liberté politique. En quoi elle consiste, XII, z. Époque de sa naissance à Rome, XII, zi.
Libre arbitre. Une religion qui admet ce dogme, a besoin d'être soutenue par des lois moins sévèzes qu'une autre, XXIV, z4.
Lieutenant. Celui du juge repré- senteles anciens prud'hommes, qu'il était obligé de consulter autrefois, XXVIII, 4z.
Ligne de démarcation du Pape Alexandre VI, XXI, zx.
Lods et ventes. Ctrigine de ce droit, XXXI, 33•
LOI. Ce mot est celui pour lequel tout l'ouvrage a été composé. Il y est donc présenté sous un très grand nombre de faces, et sous un très grand nombre de xapports. On le trouvera ici divisé en autant de classes
que l'on a pu apercevoir de différentes faces principales.
Toutes ces classes sont rangées alphabétiquement dans l'ordre qui suit Lai Acidia. Lai de Gondebaud. Lai de Valentiniena. Loi der Douze Tables. Loi du talion. Loi Gabinienne. Loi Op- pienne. Lai Papientte. Loi Porcia. Loi saligzre. Loi Valérienne. Loi Vocanienne. Lois (ce mot pris dans sa signification générique.) Lois agraires. Loir barbares, Loir civiles. Lois civiles der FranFais, Loir civiles sur les fiefs, Lois (clergé). Lois (climat}. Lois
(commerce) . Lois (conspiration} . Lois Cornéliennes. Loir crimi- nelles. Loir d'Angleterre. Lois de Crète. Loir de la Grèce. Lois de la morale. Lois de l'éducation. Loir de Lycurgue. Loir de Moire. Lois de M. Penn. Lois de Platon. Loir des Bavarois. Lois des Bour- guignons. Lois des Lombards. Lois (despotisme}. Loir der Saxons. Loir des Il !isigaihr. Loir diviner. Lois domestiquer. Lois du mou- vement. Lois (égalité) . Lois (es- clavage). Lois (Espagne). Loir féodales, Loir (France). Loir humaines. Lois (Japon). Loir Juliennes. Loir (liberté). Lois (mariage). Lois (mæursJ . Lois (morwrchie}. Loir {monnaie). Loir naturelles. Loir (Orient). Lois politiques. Lois poriiiver. Lois (république). Lois (re- ligion). Lois ripuaires. Lois romaines. Lois sacrées. Lois (ra- briété}. Lois somptuaires. Lois (rurcide). Loir (terrain).
Loi Acilia. Les circonstances où elle a été rendue en font une des plus sages lois qu'il y ait, VI, t4.
Loi de Gondebaud. Quel en ëtait le caractère, l'objet, XXVIII, 4.
Loi de Valentinien permettant la polygamie dans l'empire : pour- quoi ne réussit pas, XVI, z.
Loi der DoseZe Tables. Pourquoi imposait des peines trop sé- vères, VI, is. Dans quel cas admettait la Ioi du talion, VI, r9. Changement sage qu'elle apporta dans le pouvoir de juger à Rome, XI, z8. Ne contenait aucune disposition touchant les usures, XXII, 2z. À qui elle déférait la succes- sion, XXVII, Y. Pourquoi per- mettait à un testateur de se choisir tel citoyen qu'il jugeait
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TABLE ANALYTI~JUE DES MATIÈRES G57

à propos pour héritier, contre toutes les précautions que l'on avait prises pour empêcher les biens d'une famille de passer dans une autre, ibid. Est-il vrai qu'elle ait autorisé le créancier à couper par mor- ceaux le débiteur insolvable ? XXIX, z. La diSérence qu'elle mettait entre le voleur mani- feste, et le voleur non mani- feste, n'avait aucune liaison
avec les autres lois civiles des
Romains  :d'où cette disposï- tion avait été tirée, XXIX, t 3, Comment avait ratifié la dis- position par laquelle elle per- mettait de tuer un voleur qui se mettait en défense, XXIX, r 5. Est un modèle de préci- sion, XXIX, r G.
Loi du talion. Voyez Talion.
Loi Gabiménne. Ce que c'ëtait, XXII, zz.
Loà Op~üenne. Pourquoi Caton fit des eilorts pour la faire rece- voir. Quel était le but de cette loi, XXVII, t.
Loi Papienne. Ses dispositions touchant les mariages, XXVI, z 3. Dans quel temps, par qui, et dans quelle vue elle fut faite, XXVII, z.
Lai Porcia. Comment rendit sans application celles qui avaient fixë des peines, VI, x5.
Loi salique. Origine et explica- tion de celle que nous nom- mons ainsi, XVIII, zz. Dis- position de cette loi touchant les successions, ibid. N'a jamaïs eu pour objet la préférence d'un sexe sur un autre, ni la perpétuité de la famille, du nvm, etc. Elle n'êtait qu'éco- nomicjue  :preuves tirées du texte même de cette loi, ibid. Ordre qu'elle avait établi dans
les successions  :elle n'exclut pas indistinctement les filles de la terre salique, ibid. S'explique par celles des Francs ripuaires et des Saxons, ibid. G'est elle qui a affecté la couronne aux mâles exclusivement, ibid. C'est en vertu de sa disposition, que tous les fréres succédaient éga- lement à la couronne, ibid. Eile ne put être rédigée qu'après que les Francs furent sortis de la Germanie, leur pays, XXVIII, z . Les rois de la première race en retranchèrent ce qui ne pou- vait s'accorder avec le chris- tianisme, et en laissèrent sub- sister tout le fonds, ibid. I,e clergé n'ÿ a point mis la main, comme aux autres lois bar- bares; et elle n'a point admis de peines corporelles, ibid. Dif- férence capitale entre elle et celles des Wisigoths et des Bourguïgnons, XXVIII, 3 et i~. Tarif des sommes qu'elle imposait pour la punition des crimes. Distinctions afl~igeantes qu'elle mettait, à cet égard, entre les Francs et les Romains, XXVIII, 3. Pourquoi acquit- elle, une autorité presque géné- rale dans le pays des Francs, tandis que le droit romain s'y perdit peu à peu ? XXVIII, 4. N'avait point lieu en Bour- gogne  :preuves, ibid. Ne fut jamais reçue dans le pays de l'établissement des Goths, ibid. Comment cessa d'être en usage chez les Français, XXVIII, g. On y ajouta plusieurs capitu- laires, XXVIII, io. Était per- sonnelle seulement, ou terri- toriaie seulement, ou l'un et l'autre à la fois, suivant les circonstances ; et c'est cette variation qui est la source
666
658 TABLE ANALYTIQUE DES ~VIATIÉAES

de nos communes, XXVIII, zz. N'admit point l'usage des preuves négatives, XXVIII, z 3. Exception â ce qui vient d'étre dit, XXVIII, 14. et z 6. N'admit point la preuve par le combat judiciaire, XXVIII, rq. Admettait la preuve par l'eau bouillante
tempérament dont elle usait, pour adoucïr la rigueur de cette cruelle épreuve, XXVIII, zG. ,Pourquoi tomba dans l'oubli, XXVIII, r~. Combien adjugeait de composition à celui â qui on avait reproché d'avoir laissé son boucIicr
réformée, à cet égard, par Charlemagne, XXVIII, zz. Appelle hommes qui sont four la foi dit roi, ce que nous appe- lons vassaarx, XXX, x6.
.Loi TTalérienne. Quelle en fait l'occasion ce qu'elle conte- nait, XI, z8.
Loi T/'oconienne, Était-ce une in- justïce, dans cette loi, de ne pas permettre d'instituer une femme héritière, pas même sa fille unique ? XXVI, 6. Dans quel temps et à quelle occasion fut faite  :éclaircissement sur cette ioi, XXVII, I, Comment on trouva, dans les formes judiciaires, le moyen de l'élu- der, ibid. Sacrifiait le citoyen et l'homme, et ne s'occupait que de la république, ibid. Cas où la loi papicnne en fit cesser la prohibition, en faveur de la propagation, ibid. Par quels degrés an parvint â l'abolir tout à fait, ibid.
Lois. Leur définition, I, I. Tous les êtres ont des lois relatives à leur nature; ce qui prouve l'absurdïté de la fatalitc ima- ginée par les matérialistes, ibid. Dérive de la raison primïtive, ibid. Celles de la création sont las mêmes que celles de la conservation, ibid. Entre celles qui gouvernent les êtres intel- ligents, il y en a qui sont éternelles  :quelles elles sont, ibid, La loi qui prescrit de se conformer à celles de la société dans laquelle on vit est anté- rieure à la lvi positive, ibid. Sont suivies plus constamment par le monde physique, que par le monde intelligent  : pour- quoi, ibid, Considérées dans le rapport que les peuples ont entre eux, forment le droit des gens; dans le rapport qu'ont ceux qui gouvernent avec ceux qui sont gouvernés, forment le droit politique; dans le rap- port que tous les citoyens ont entre eux, forment le droit civil, I, 3. Les rapports qu'elles ont entre elles, ibid. T eut rap- port avec la force défensive, Livre IX ; avec la force offen- sive, Liure X, Diverses sortes de celles qui gouvernent les hommes r, le droit naturel; z, le droit divin; 3, le droit ecclésiastique ou canonique; q, le droit des gens; 5, le droit politique général; 6, le droit politique particulier; 7, le droit de conquête; 8, le droit civil; 9, le droit domestique. C'est dans ces diverses classes qu'il faut trouver les rapports que les lais doivent avoir avec l'ordre des choses sur lesquelIcs elles statuent, Livre XXVI. Les êtres intelligents ne suivent pas toujours les leurs, XXVI,
14. LE SALUT DU PEUPLE EST
LA suP~iÊNrs Loz. Conséquences qui découlent de cette maxime, XXVI, z3. Le nouvelliste eccIé-
667
TABLE ANALYTIQUE DES MATI~kE.S G~~

siastique a donné dans une grande absurdité, en croyant trouver dans la définition des lois, telle que l'auteur la donne, la preuve qu'il est spinosiste  : tandis que cette définition même, et ce qui suit, détruit le système de Spinosa, D.,
I, I.
Lois agraires. Sont utiles dans la démocratie, VII, z. Au défaut d'arts, sont utiles à la propa- gation, XXIII, Ij. Pourquoi Cicéron les regardait comme funestes, XXVI, 15. Par qui faites à Rome, XXVII, I. Pourquoi le peuple ne cessa de les demander, à Rome, tous les deux ans, XXVII, I,
Lois barbares. Doivent servir de modèle aux conquérants, X, 4. Quand et par qui furent rédi- gées celles des Saliens, Ri- puaires, Bavarois, Allemands, Thuringiens, Frisons, Saxons, Wisigoths, Bourguignons et Lombards simplicité admi- rable de celles des six pre- miers de ces peuples  :causes de cette simplicité  :pourquoi celles des quatre autres n'en eurent pas tant, XXVIII, r. N'étaient point attachées à un certain territoire ; elles étaient
toutes personnelles pour- quoi, XXVIII, a. Comment on leur substitua les cou- tumes, XXVIII, Iz. En quoi différaient de la loi salique, XXVIII, x 3. Celles qui concer- naient les crimes, ne pouvaient convenir qu'à des peuples simples, et qui avaient une cer- taine candeur, ibid. Admettaient toutes, excepté la loi salique, la preuve par le combat singu- lier, XXVII, 14. On y trouve des énigmes à chaque pas,
XXVIII, zo. Les peines qu'elles infligeaient aux cri- minels étaient toutes pécu- niaires, et ne demandaient point de partie pùblique, XXVIII, 3G. Pourquoi rouleur presque toutes sur les trou- peaux, XXX, 6. Pourquoi sont écrites en latïn  :pourquoi on
y donne, aux mots latins, un sens qu'ils n'avaient pas origi- nairement  :pourquoi on en a forgé de nouveaux, XXX, IQ.. Pourquoi ont fixé le prix des compositions ee prix est réglé avec une précision et une sagesse admirables, XXX, 19.
Lois civiles. Celles d'une nation peuvent difficilement convenir â une autre, I, 3. Doivent ctrc
propres au peuple pour qui
elles sont faites, et relatives aux principes et à la nature de son gouvernement, au physique et au climat du pays, aux moeurs, aux inclinations et à la religion des habitants, I, 3. Pourquoi l'auteur n'a point séparé les lois civiles des lois politiques,
I, 3. Qui sont celles qui dé- rivent de la nature du gouver- nement, II, I. C1ù doivent être déposées dans une monarchie,
II, ¢. La noblesse et le conseil du prince sont incapables de ee dépôt, ibid. Doivent être relatives, tant au principe qu'à la nature du gouvernement, II, 5, Doivent remédier aux abus qui peuvent résulter de la nature du gouvernement, V,
z o. Différents degrés de sim- plicitë qu'elles doivent avoir dans les différents gouverne- ments, VI, I. Dans quel gou- vernement et dans quel cas on en doit suivre le texte précis dans les jugements,
668
66o TABLE ANAI.YTIOUE DES R-1ATIÈI~ES
VI, 3. À force d'être sé-

vères, elles deviennent impuis- santes  :exemple tiré du Japon, VI, r 3 • Dans quel cas, et pourquoi elles donnent leur confiance aux hommes, VI,
z7. Peuvent régler ce qu'on

doit aux autres, et non tout ce qu'on se doit àsoi-même, VII, ro. Sont tout à la fois clair- voyantes et aveugles  :quand et par qui leur rigidité doit être modérée, XI, G. Les pré- textes spëcieux que l'on em- ploie pour faire paraître justes celles qui sont les plus injustes, sont la preuve de la déprava- tion d'une nation, XII, i8. Doivent être différentes chez les différents peuples, suivant qu'ils sont plus ou moins communicatifs, XIV, io. De celles des peuples qui ne culti- vent point les terres, XVIII, r3. Celles des peuples qui n'ont point l'usage de la mon- naie, XVIII, i5. Celles des Tartares, au sujet des succes- sions, XVIII, Zi. Quelle est celle des Germains, d'où l'on a tiré ce que nous appelons la loï salique, XVIII, zz. Consi- dérées dans le rapport qu'elles ont avec les principes qui forment l'esprit général, les mæurs et les maniéres d'une nation, Livre XTX. Combien, pour les meilleures lois, il est nécessaire que les esprits soient préparés, XTX, z. Gouvernent les hommes, concurremment avec le climat, les mæurs, etc., de là naît l'esprit général d'une nation, XIX, 4. Différences
entre Icurs effets et ceux des

moeurs, XIX, tz. Ce que c'est, XIX, r4. Ce n'est point par leur moyen que l'on doit
changer les mæurs et les ma- nières d'une nation, ibàd. Diffé- rence entre les lois et les mæurs, XIX, z 6. Ce • ne sont point les lois qui ont établi les mæurs, ibid, Comment doivent être relatives aux mæurs et aux manières, XIX, zt. Com- ment peuvent contribuer à for- mer les moeurs, les manières et le caractère d'une nation, XIX, z7. Considérées dans le rap- port qu'elles ont avec le nombre des habitants, Livre XXIII. Celles qui font regar- der comme nécessaire ce qui est indifFércnt, font regarder comme indifférent ce qui est nécessaire, XXIV, r4. Sont quelquefois obligées de dé- fendre les mæurs contre la religion, XXIV, ig. Rapport qu'elles doivent avoir avec l'ordre des choses sur lesquelles elles statuent, XXVI, z. Ne doivent point être contraires à la loi naturelle exemples, XXVI, 3. Règlent seules les successions et le partage des biens, XXVI, 6, Seules, avec les lois politiques, décident, dans les monarchies purement électives, dans quels cas la rai- son veut que la couronne soit déférée aux enfants, ou à d'autres, ibid. Seules, avec les lois politiques, règlent les droits des bâtards, àbàd. Leur objet, XXVI, ~. Dans quel cas doivent être suivies lorsqu'elles permettent, plutôt que celles de la religion qui défendent, XXVI, ro. Cas où elles dé- pendent des mæurs et des manières, XXVI, iq. Leurs défenses sont accidentelles, ibid. Les hommes leur ont sacrifié la communauté naturelle des
669 biens conséquences qui en résultent, XXVI, x5. 5ont le palladium de la propriété, ibid. Il est absurde de réclamer celle de quelque peuple que ce soit, quand il s'agit de régler la succession à la couronne, XXVI, xG. Il faut examiner si celles qui paraissent se contre- dire sont du mime ordre, XXVI, x8. Ne doivent point décider les choses qui sont du ressort des lois domestiques, XXVI, x9. Ne doivent pas dc- cider les choses qui dépendent du droit des gens, XXVI, zo. C}n est libre, quand elles gou- vernent, ibid. Leur puissance et leur autorité ne sont pas la même Chose, XXVI, z4. Il y en a d'un ordre particulier, qui sont celles de la police, ibid. II ne faut pas confondre leur vio- lation avec celles de la simple police, ibid. Il n'est pas impos- sible qu'elles n'obtiennent une grande partie de leur objet, quand elles sont telles qu'elles ne forcent que les honnêtes gens à les éluder, XXVII, z. De la manière de les composer, Livre XXIX. Celles qui pa- raissent s'éloigner des vues du législateur, y sont souvent conformes, XXIX, 3. De celles qui choquent les vues du légis- lateur, XXIX, 4. Exemple d'une loi qui est en contra- diction avec elle-mëme, XXIX, 5 • Celles qui paraissent les mêmes n'ont pas toujours le même effet, ni le mëme motif, XXIX, 6. Nécessité de les bien composer, XXIX, 7. Celles qui paraissent contraires dé- rivent quelquefois du méme esprit, XXIX, zo. De quelle maniére celles qui sont di-
verses peuvent être comparées, XXIX, x t . CeIes qui paraissent les mêmes sont quelquefois réellement différentes, XXIX, x z. Ne doivent point être séparées de l'objet pour lequel elles sont faites, XXIX, x 3. Dépendent des lois politiques, ibid. Ne doivent point être séparées des circonstances dans lesquelles elles ont été faites, XXIX, x¢. Il est bon quelque- fois qu'elles se corrigent elles- mëmes, XXIX, x 5. Précau- tions que doivent apporter celles qui permettent de se faire justice àsoi-méme, ibid. Comment doivent être compo- sées, quant au style, et quant au fond des choses, XXIX, z6. Leur présomption vaut mieux que celle de l'homme, ibid. On n'en doit point faire d'inu- tiles exemple tiré de la loi Falcidie, ibid. C'était une mau- vaise manière de les faire par des rescrits, comme faisaient les empereurs romains ; pour- quoi, XXIX, i ~. Est-il néces- saire qu'elles soient uniformes dans un État ? XXIX, x8. 5e sentent toujours des passions et des préjugés du législateur, XXIX, r g.
Loir civiles des Franfais. Leur origine et leurs révolutions, Livre XXVIII.
Lois civiles sur les fiefs. Leur ori- gine, XXXI, 3 3
Lois (clergé). Bornes qu'elles doivent mettre aux richesses du clergé, XXV, g.
Lois (climat). Leur rapport avec 1a nature du climat, Livre XIV. Doivent exciter les hommes à la culture des terres, dans les climats chauds pourquoi, XIV, G. De celles qui ont
670
66z TABLE ANALYTIQUE DES .tl-IATIÈAES

rapport aux maladies du cli- mat, XIV, x I. La confiance qu'elles ont dans le peuple est différente, selon les climats, XIV, 15. Comment celles de l'esclavage civil ont du rapport avec la nature du climat. Livre XV.
Loir (commerce). Des lois consi- dérées dans le rapport qu'elles ont avec le commerce, consi- déré dans sa nature et ses dis- tinctions, Livre XX. De celles qui emportent la confiscation de la marchandise, XX, x~}. Dc celles qui établissent la sûreté du commerce, XX, 15. Des lois, dans le rapport qu'elles ont avec le commerce, considéré dans les révolutions qu'il a eues dans le monde, Livre XXI. Des lois du com- mexce aux Indes, XXI, zx. Lois fondamentales du commerce de l'Europe, ibid.
Loir (conspirationJ. Précautions que l'on doit apporter dans les lois qui regardent la révélation des conspirations, XII, 17.
Loir Cornéliennes. Leur auteur, leur cruauté, leurs motifs, VI, Ij.
Loir crirfainelles. Les différents degrés de simplicité qu'elles doivent avoir dans les diffé- rents gouvernements, VI, z. Combien on a été de temps à les perfectionner ;combien elles étaient imparfaites à Cumes, à Rome sous les premiers rois, en France, sous les premiers rois, XIi, z. La liberté du citoyen dépend principalement de leur bonté, ibid. Un homme qui dans un >~tat où l'on suit les meilleures lois crimi- nelles qui soient possibles, est condamné à ëtre pendu, et
doit l'être le lendemain, est plus libre qu'un hacha en Turquie, ibid. Comment on peut parvenir à faire les meil- leures qu'il soit possible, XII, 4. Doivent tirer chaque peine de la nature du crime, ibid. Ne doivent punit que les actions extérieures, XII, x x. Le criminel qu'elles font mourir ne peut réclamer contre elles, puisque c'est parce qu'elles le font mourir qu'elles lui ont sauvé la vie à tous les instants, XV, z. En fait de religion, les lois criminelles n'ont d'effet que comme destruction, XXV, Iz. Celle qui permet aux em fants d'accuser leur père de vol ou d'adultère, est contraire à la nature, XXVI, 4. Celles qui sont les plus cruelles peuvent-elles être les meil- leures ? XXIX, 2.
Loir d'Angleterre. Ont été pro- duites, en partie, par le climat, XIX, z7.
Loir de Crête. Sont l'original sur lequel on a copié celles de Lacédémone, IV, 6.
Lois de la Grêce. Celles de 1~4inos, de Lycurgue et de Platon, ne peuvent subsister que dans un petit Etat, IV, 17. Ont puni, ainsi que les lois romaines, l'homicide de soi-même, sans avoir le même objet, XXIX, g. Source de plusieurs lois abo- minables de la Grèce, XXIX, z q..
Lois de la naorule. Sont bien moins observées que les lois phy- siques, I, x. Quel en est le principal effet, ibid.
Lois de  !'éditcatiotr. Doivent être relatives aux principes du gou- vernement. Livre IV.
Lois de Lyczzrgue. Leurs eontradic-
671
TABLE <4NALYTIOUE IaES ~TATIFKES GG3

tions apparentes prouvent la grandeur de son gênie, IV, 6. Ne pouvaient subsister que dans un petit Ëtat, IV, 7.
Lois de Moïse. Leur sagesse au
sujet des asiles, XXV, 3.

Lois de 111. Pentr. Comparëes avec
celles de Lycurgue, IV, 6.

Lois de pfaton. Étaient la correc- tion de celles de Lacédémone,
IV, G.
Lois des Bavarois. On y ajouta plu- sieurscapitulaires  :suites qu'eut cette opération, XXVIII, Io.
Lois des Bourguignons. Sont assez judicieuses, XXVIII, I. Com- ment cessèrent d'être en usage chez les Français, XXVIII, ~.
Loir des Lombards. Les chan- gements qu'elles essuyèrent furent plutôt des additions que des changements, XXVIII, I. Sont assez judicieuses, ibid. On y ajouta plusieurs capitu- laires suites qu'eut cette opération, XXVIII, Io.
Lois (despotisme). Il n'y a point de lois fondamentales dans les États despotiques, II, 4. Qui sont celles qui dérivent de l'État despotique, Ii, 5. Il en faut un très petit nombre dans un État despotique. — Com- ment elles sont relatives au pouvoir despotique, ibid. La volonté du prince est la seuie ioi dans les Etats despotiques,
V, 14. Causes de leur simpli- cité dans les États despotiques.
VI, I. Celles qui ordonnent aux enfants de n'avoir d'autre profession que celle de leur père, ne sont bonnes que dans un État despotique, XX, 2I.
Loir des Saxons. Causes de leur dureté, XXVIII, I.
Lois des Wisigoths. Furent refon- dues par leurs rois et par le
clergé. Ce fut le clergé qui y introduisit les peines corpo- relles, qui furent toujours inconnues dans les autres lois barbares, auxquelles il ne tou- cha point, XXVIII, I. C'est de ces lois qu'ont été tirées toutes celles de l'inquisition  : les moines n'ont fait que les copier, ibid. Sont idiotes, n'at- teignent point le but, frivoles dans le fond, et gigantesques dans le style, ibid. Triom- phèrent en Espagne; et le droit romain s'y perdit, XXVIII, ~. Il y en a une qui fut trans- formée en un capitulaire par un malheureux compi]ateur, XXVIII, 8. Comment ces- sèrent d'être en usage chez les Français, XXVIII, 9, L'igno- xancc de l'écriture les a fait tomber en Espagne, XXVIII,
II.
Lois divines. Rappellent sans cessa l'homme à Dieu, qu'il aurait oublié à tous les instants, I, I. C'est un grand principe qu'elles sont d'une autre nature que les lois humaines. —Autres principes, aerxgrtels celui-lâ est sortmis.
I~ Les lois divines sont inva- riables ; les lois humaines sont variables. z~ La principale force des lois divines vient de ce qu'on croit 1a religion ; elles doivent donc être anciennes ; la principale force des lois humaines vient de la crainte; elles peuvent donc être nou- velles, XXVI, z.
Lois domestigrees. On ne doit
point décider ee qui est de leur ressort par les lois civiles, XXVI, 19.
Lois du mouvement. Sont inva- riables, I, I.
672
664 TABLE ANALYTIQUE DES MATIÈRES

Lois (égalité). Loi singuliére qui, en introduisant l'égalité, la xend odieuse, V, 5.
Lais (esclavage). Comment celles de l'esclavage cir-il ont du rapport avec la nature du climat, Livre XV. Ce qu'elles doivent faire, par rapport à l'esclavage, XV, ti. Comment celles de l'esclavage domes- tique ont du rapport avec celles du climat, Liure XVI. Comment celles de la servi- tude politique ont du rapport avec la nature du climat, Livre XVII.
Lais (Espagne). Absurdité de ceiles qui y ont été faites sur l'emploi de l'or et de l'argent, XXI, zz.
Loir féodales. On put avoir des raisons pour appeler les mâles à la succession, à l'exclusion des filles, XXVI, 6. Quand la France commença à être plu- tôt gouvernée par les lois féodales, que par les lois poli- tiques, XXVIII, q. Quand s'établirent, ibid. Théorie de ces lois, dans le rapport qu'elles ont avec la monarchie, Livre XXX. Leurs effets ; comparées à un chêne antique, XXX, t. Leurs sources, XXX, z.
Lois (France). Les anciennes lois de France étaient parfaitement dans l'esprit de la monarchie, VI, io. Ne doivent point, en France, gêner les manières
elles gcneraient les vertus, XIX, 5-8. Quand commen- cèrent, en France, à plier sous l'autorité des coutumes, XXVIII, iz.
Lois (Germais). Leurs diffërents caractères, XXVIII, r.
Lais humaines. Tirent leur princi-
pal avantage de leur nouveauté, XXVI, z.
Lois (Japon). Pourquoi sont si sévères au Japon, XI V, z5. Tyrannisent le Japon, XIX, ~. Punissent, au Japon, la moindre désobéissance; c'est ce qui a rendu la religion chrétienne odieuse, XXV, x4.
Lois fuliennes. Avaient rendu le crime de Lèse-majesté arbitraire, XIi, io. Loi Julienne et Pa- pienne. Ce que c'était, XXIII, xi. On n'en a plus que des fragments où se trouvent ces fragments  : détaii de leurs dispositions contre le célibat,
ibid.
Loir (JibertéJ. De celles qui forment la liberté publique, dans son rapport avec ]a constitution, Livre XI. De celles qui forment la liberté politique, dans son rapport avec le citoyen, LiJ~re XII. Comment se forme la liberté du citoyen, XII, i. Paradoxe sur la liberté, ibid. Authenticité que doivent avoir celles qui privent un seul citoyen de sa liberté, lors même que c'est pour conserver celle de tous, XiI, tg. De celles qui sus- pendent la liberté des citoyens, dans une république, ibid. De celles qui peuvent mettre un peu de liberté dans les États despotiques, XII, zg. N'ont pas pu mettre la liberté des citoyens dans le commerce, XV, 2. Peuvent être telles, que les travaux les plus pé-
nibles soient faits par des
hommes libres et heureux, XV, 8.
Lois (mariage). Ont, dans cer- tains pays, établi divers ordres de femmes légitimes, XXIII,
673
TABLE ANALYTIQUE DES MA TIÈBES 6G S

5. Dans quels cas il faut suivre les lois civiles, en fait de ma- riage, plutôt que celles de la religion, XXVI, x 3. Dans quels cas les lois civiles doivent régler les mariages entre pa- rents ; dans quels cas ils le doivent être pax les Lois de la nature, XXVI, x4. Nc peuvent ni ne doivent permettre les mariages incestueux  :quels ils sont, ibid. Permettent ou dé- fendent les mariages, selon qu'ils paraissent conformes ou contraires à la loï de nature dans les différents pays, ibid.
Lois (murs). Les lois touchant la pudicité sont de droit natu- rel  :elles doivent, dans tous les États, protéger l'honneur des femmes esclaves, comme celui des femmes libres, XV, x i. Leur simplicité dépend de la bonté des moeurs du peuple, XIX, z3. Comment suivent les mæurs, XIX, z4. Sont quelquefois obligées de dé- fendre les moeurs contre la religion, XXIV, t5.
Loir (monarchie). Arrêtent les entreprises tyranniques des mo- narques  :n'ont aucun pouvoir sur celles d'un citoyen subi- tement revêtu d'une autorité qu'elles n'ont pas prévue, II, 3. La monarchie a pour base les lois fondamentales de l'État, I [, 4. Qui sont celles qu i dérivent du gouvernement mo- narchique, ibid. Doivent, dans une monàrchie, avoir un dépôt fixe; quel est ce dépôt, ibid. Tiennent lieu de vertu dans une monarchie, III, 5. Jointes à l'honneur, produisent, dans une monarchie, le même effet que la vertu, III, G. L'honneur leur donne la vie dans une
monarchie, III, 8. Comment sont relatives à leur principe, dans une monarchie, V, 9. Doivent-elles contraindre les citoyens d'accepter les em- plois  ? V, x 9. Le monarque ne peut les enfreindre sans dan- ger, VI, 5. Leur exécution, dans la monarchie, fait la sûreté et le bonheur du monarque, XII, z3. Doivent menacer, et le prince encourager, XII, zg.
Loir (monnaie). Leur rapport avec l'usage de la monnaie, Livre XIII.
Loàs naturelles. 5'établissent entre les êtres unis par le sentiment, I, z. Leur source; règles pour les connaître, I, z. Règles pour les discerner d'avec les autres, ibid. Celle qui mous porte vers Dieu est la première par son importance, et non la première des lois dans l'ordre de la nature même, ibid. Obligent les pères à nourrir leurs enfants, mais non pas à les faire héritiers, XXVI, 6. C'est par elles qu'il faut décider, dans les cas qui les regardent, et non par les préceptes de la religion, XXVI, 7. Dans quels cas doivent régler les mariages entre parents ; dans quels cas ils doivent l'être par les lois civiles, XXVI, xq. Ne peuvent être locales, ibid. Leur défense est invariable, ibid. Est-ce un crime de dire que la première loi de la nature est la paix, et que la plus importante est celle qui prescrit à l'homme ses devoirs envers Dicu ? D., I, xx, sixième objection.
Loir (Orient). Raisons physïqucs de leur immutabilité en Orient, XIV, 5.
Loir politiquer. Quel est leur

674
G66 7'ABLFs ANALYTIÇ)liE ➢.ES MATIÈRES

principal effet, I, 3. Pourquoi l'auteur n'a point séparé les lais politiques des lois civiles, ibid. De celles des peuples qui n'ont point l'usage de la monnaio, XVIII, r8. La reli- gion chrétienne veut que les hommes aient les meilleures qui sont possibles, XXIV, r. Principe fondamental de celles quï concernent la rcligioa,
XXV, Yo. Elles seules, avec
les lois civiles, règlent les
successions et le partage des biens, XXVI, G. Seules, avec les lois civiles, décident, dans les monarchies purement élec- tives, dans quels cas la raison veut que la couronne soit déférée aux enfants, ou â d'autres, ibid. Seules, avec les iois civiles, règlent les suc- cessions des bâtards, XXVI, 6. Les hommes leur ont sacri- fié leur indépendance natu- relle ; conséquences qui en résultent, XXVI, z 5. Règlent seules la succession à la cou- ronne, XXVI, t6. Ce n'est point par ces lois que l'on doit décider ce qui est du droït des gens, XXVI, zi. Celle qui, par quelque circonstance, dé- truit 1'Ëtat, doit ëtre changée,
XXVI, z3. Les lois civil.cs en
dépendent; pourquoï, XXIX,
r;.
Loir patitive.r. Ne sont pas la règle sûre du juste et de l'in- juste, I, r. Ne s'établissent qu'entre les êtres unis pat la connaissance, iGid. Leur ori- gine, I, 3, pot moins de force, dans une monarchie, que les lois de l'honneur, IV, z.
Loir (républigrre}. Celles qui éta- blissent le droit de suffrage dans la démocratie sont fon-
damentales, II, z. Quelles sont celles qui dérivent du gou- vernement républicain; et pre- mièrement de la démocratie, ibid. Yar qui doivent cure faites dans une démocratie, ïbîd. Quelles sont celles qui dérïvent du gouvernement aris- tocratique, II, 3, Qui sont ceux qui les font, et qui les font exécuter dans l'aristocratie, ibid. Avec quelle exactitude elles doivent. être maintenues dans une république, III, 3. l~fadèles de celles qui peuvent mainte- nir l'égalité dans une démo- cratie, V, $. Doivent, dans une aristocratie, être de nari :re à forcer les nobles de rendre justice au peuple, V, 8. De leur cruauté envers les débi- teurs, dans ]a république, XTI,
zi.
Lois (re/i~;ion). Quel en est l'effet principal, I, z. Quelles sont les principales qui furent faites dans l'objet de la perfection chrétienne, XXIII, zr. Leur rapport avec la religion établie dans chaque pays, considérée dans ses pratiques et en ellc- même, Livre XXIV. La reli- gion chrétienne veut que les hommes aient les meilleures lais civiles qui sont possibles, XXIV, z. Celles d'une reli- gion qui n'ont pas seulement le bon pour objet, mais le meil- leur ou la perfection, doivent être des conseils, et non des préceptes, XXIV, 7, Celles d'une religion, quelle qu'elle soit, doivent s'accorder avec celles de la morale, XXI~T, 8. Comment la farce de la reli- gion doit s'appliquer à la leur, XXIV, r4. Il est bien dan- gereux que les lois civiles
675
TALÉ AIVALYTI~UÉ DÉS MATIÉRES GG7

permettent ce que la religion devrait défendre, quand celle- ci défend ce qu'elle devrait permettre, ibid. Ne peuvent pas réprimer un peuple dont la reli- gion ne promet que des récom- penses, et point de peines, ibid. Comment corrigent quel- quefois les fausses religions, XXIV, z5. Comment les loi; de la religion ont l'effet des lois civiles, XXIV, i8. Du rapport qu'elles ont avec l'éta- blissement de la religion de chaque pays, et sa police exté- rieure, Livre XXV. Il faut, dans la religion, des lois d'épargne, XXV, 7. Comment doivent être dirigées celles d'un $rat qui tolère plusieurs religions, XXV, 9 et ao. Dans quels cas les lois civïles doivent étre suivies, lorsqu'elles per- mettent, plutôt que Belles de la religion, qui défendent, XXVI, zo. Quand doit-on, à l'égard des mariages, suivre Ics lois civiles plutôt que celles de la religion ? XXVI, z3.
Loir riprrairea. Fixaient la majo- rité àquinze ans, XVIII, z6. Lcs rois de la première race en ôtèrent ce qui ne pouvait s'accorder avec le christia- nisme, et en laissèrent tout le fonds, XXVIII, z. Le clergé n'y a point mis la main, et elles n'ont point admis de peines corporelles, ibid. Comment ces-
sèrent d'être en usage chez
les Français, XXVIII, g. Se contentaient de la preuve néga- tive; en quoi consistait cette preuve, XXVIII, r3.
Lois rornaines. Histoire et causes de leurs révolutions, VI, z 5. Celles qui avaient pour objet de maintenir les femmes dans
la frugalité, VII, r4. La dureté des cois romaines contre les
esclaves rendit les esclaves
plus à craindre, XV, z6. Leur beauté; leur humanité, XXI, iT. Comment on élu- iiait celles qui étaient contre l'usure, XXII, ix. Mesures qu'elles avaient prises pour pré- venir le eancubinage, XXÜI, G, four la propagation de l'espêce, XXVI, zr. Tou- chant l'exposition des enfants, XXIiI, zz. Leur origine et leurs révolutions sur les suc- cessions, Livre XXVII. De celles qui regardaient les tes- taments. De la vente que le testateur faisait de sa famille, à celui qu'il instituait son héritier, XXVII, z. Les pre- mières ne restreignant pas assez tes richesses des femmes lais- sèrent une porte ouverte au luxe. Comment on chercha à y remédier, ibid. Comment se perdirent dans le domaine des Francs, et se conservèrent dans celui des Goths et des Bour- guignons, XXVIII, q.. Pour- quoi sous la première race, le clergé continua de se gouver- ner par elles, tandis que le reste des Francs se gouvernait par la loi salique, ibid. Comment
se conservèrent dans le do-
maine des Lombards, XXVIII, 6. Comment se perdirent en Espagne, XXVIII, ~. Subsis- tèrent dans la Gaule méridio- nale, quoique proscrites par les rois wisigoths, ibid. Pourquoi, dans les pays de droit écrit, elles ont résisté aux coutumes, qui, dans les autres provinces,
ont fait disparaître les lois
barbares, XXVIII, YY. Révw lutions qu'elles ont essuyées
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G6B ~A,~~,E ANALYTIQUE UE5 MATIÈRES

dans les pays de droit écrit,
XXVIII, z z. Comment résis-
tèrent, dans les pays de droit
écrit, à l'ignorance qui fit périr partout ailleurs, les lois per- sonnelles et territoriales, ibid. Pourquoi tombèrent dans l'ou- bli, XXVIII, z9. Saint Fouis les fit traduire; dans quelle vue, XXVIII, 38. Motifs de leurs dispositions, touchant les substitutions, XXIX, B. Quand et dans quel cas elles ont commencé à punir le suicide,
XXIX, g. Celles qui concer- naient le vol n'avaient aucune liaison avec les autres lois civiles, XXIX, z 3. Punissaient par la déportation ou même par la mort, la négligence ou l'impéritie des médecins, XXIX, z4. Celles du bas empire font parler les princes comme des rhéteurs, XXIX, zG. Pré-
caution que doivent prendre
ceux qui les lisent, XXIX, z~. Voyez Droit romain, Romains, Rome.
Lois sacrées. Avantages qu'elles

procurèrent aux plébéiens à
Rome, XI, z 8.
Lois (sobriété). De celles qui ont rapport à la sobriété des peuples, XIV, zo. Règles que l'on doit suivre dans celles qui concernent l'ivrognerie, ibid.
Lois somptuaires. Quelles elles doivent être dans une démo- cratie, VII, z. Dans une aris- tocratie, V1I, 3. Il n'en faut point dans une monarchie, VlI, 5. Dans quels cas sont utiles dans une monarchie, ibid. Quelles elles étaient chez les Romains, VII, z4.
Lois (saricide). De celles contre ceux qui sc tuent eux-mêmes, XIV, zz.
Lois (terrain). Leur rapport avec la nature du terrain, Liure XVIII. Celles que l'on fait pour la sûreté du peuple ont moins lieu dans Ies mon- tagnes qu'ailleurs, XVIII, z. 5e conservent plus aisément dans Ies îles que sur le conti- nent, XVIII, 5. Doivent être plus ou moins multipliées dans un État, suivant la façon dont les peuples se procurent leur subsistance, XVIII, 8.
Lombards. Avaient une loi en faveur de la pudeur des femmes esclaves, qui serait bonne pour tous les gouvernements, XV, zz. Quand et pourquoi firent écrire leurs lois, XXVIII, z. Pourquoi leurs lois perdirent de leur caractère, ibid. Leurs
lois reçurent plutôt des ad-
ditions que des changements ;
pourquoi ces additions furent
faites, ibid. Comment le droit romain se conserva dans leur
territoire, XXV11I, G. Un
ajouta plusieurs capitulaires à
leurs lois  :suites qu'eut cette
opération, XXVIII, ro. Leurs lois criminelles étaient faites sur le même plan que les lois ripuaires, XXVIII, z 3. Suivant leurs lois, quand on s'était dé- fendu par utx serment, on ne pouvait plus être fatigué par un combat, XXVIII, z4. Por- tèrent l'usage du combat judi- ciaire en Italie, XXVIII, z 8. Leurs lois portaient différentes compositions pour différentes insultes, XXVIII, zo. Leurs lois défendaient aux combat- tants d'avoir sur eux des
herbes propres aux enchante-
ments, XXVIII, zz. Loi ab- surde parmi eux, XXIX, z6 - Pourquoi ils augmentèrent, en
677
TABLE ANALYTIQUE .DES MATIÈRES 6G9

Italie, les compositions qu'ils avaient apportées de la Ger- manie, XXX, Ig. Leurs lais sont presque toujours sensées,
ibid.
LOTIIAIRE. AbOIIt le jugement par la croix et la preuve par l'eau froide, XXVIII, 18.
Louls I, dit  !e Débonnaire. Ce qu'il fit de mieux dans tout son règne, X, 3. La fameuse lettre qui lui fut adressée par Agobard prouve que la Ioi salique n'était point établit en Bourgogne, XXVIII, ç. Éten- dit le combat judiciaire des affaires criminelles aux affaires civiles, XXVIII, 18. Permit de choisir pour se battre en duel le bâton ou les armes, XXVIII, zo. Son humiliation lui fut causée par les évêques et surtout par ceux qu'ü avait tirés de la servitude, XXX, z5. Pourquoi laissa au peuple romain le droit d'élire les papes, XXXI, I;. Portrait de ce prince  :causes de ses dis- grâces, XXXI, zn. Son gou- vernement comparé avec ceux de Charles Martel, de Pépin et de Charlemagne, XXXI, zI. Perdit la monarchie et son autorité, principalement par la dissipation de ses domaines, XXXI, zz. Causes des troubles qui suivirent sa mort, XXXI,
z3.
Louls VI, dit le Gros. Réforme la coutume où étaient les juges de se battre contre ceux qui refusaient de se soumettre à leurs ordonnances, XXVIII,
I g.
Lovls VII, dit  !e Jeune. Défendit de se battre pour moins de cinq sous, XXVIII, Ig.
Louts IX (saint}. Il suffisait, de

son temps, qu'une dette montât à douze deniers, pour que le demandeur et le défendeur ter- minassent leur quereile par le combat judiciaire, XXVIII, Ig. C'est dans la lecture de ses Établissements qu'il faut puiser la jurisprudence du combat judiciaire, XXVIII, z3. Est le premier qui ait contribué à l'abolition du combat judi- ciaire, XXVIII, zg. État et variétë de la jurisprudence de son temps, ibid. N'a pas pu avoir intention de faire de ses Établissementr une Ioi géné- rale pour tout son royaume, XXVIII, 37. Comment ses Établissements tombèrent dans l'oubli, ibid. La date de son départ pour Tunis prouve que le code que nous avons sous le nom de ses Établissements est plein de faussetés, ibid. Sagesse adroite avec laquelle il tra- vailla àréformer les abus de la jurisprudence de san temps, XXVIII, 38. Fit traduire les
lois romaines dans quelle
vue cette traduction existe encore en manuscrit  : on en fit beaucoup usage dans les ~ta- blissements, ibid. Comment il fut cause qu'il s'établit une jurisprudence universelle dans le royaume, XXVIII, 39, Ses Établissementr et Ies ouvrages des habiles praticiens de son temps sont, en grande partie, la source des coutumes de France, XXVIII, r}5.
Lovls XIII. Repris en face par le président Belièvre, lorsque ce prince était du nombre des juges du duc de la Valette, VI, 5. Motif singulier qui le détcr- mista àsouffrir que les nègres
678
67o TABLE AI~ALYTI~Û~ DES MATI~KES

de ses colonies fussent esclaves,
XV, 4.
Lours XIV. i.e projet de la monarchie universelle, qu'on Iui attribue sans fondement, ne pouvait réussir sans ruiner l'Europe, ses anciens sujets, lui et sa famille, IX, ~. La France fut, vers le milieu de son règne, au plus haut point de sa grandeur relative, IX, g. Son édit, en faveur des mariages, n'était pas suffisant pour favoriser la population,
XXIII, z7.
LOYSEAU. Erreur de cet auteur sur l'origine des justices sei- gneuriales, XXX, zo.
Lucquer. Combien y durent les magistratures, II, 3.
LiJTHER. Pourquoi conserva une hiérarchie dans sa religion,
XXIV, S. Il semble s'être plus conformé à ce que les apôtres ont fait, qu'à ce que Jésus-Christ a dit, ibid.
Luxe. Il est ou intérieur dans l'État, ou relatif d'un État à l'autre, Livre VIII. N'est pas toujours fondé sur le raffine- ment de la vanité, mais quel- quefois sur celui des besoins
réels, XIX, z~. Ser causes.
z° Dans le même État, l'iné- galité des fortunes, VII, x. z° L'esprit outré d'inéga- lité dans les conditions, ibid. 3° La vanité, XIX, g. 4° La grandeur des villes, surtout quand elles sont si peuplëes que la plupart des habitants, sont inconnus les uns aux autres, VII, z. 5° Quand le sol produit plus qu'il ne faut pour la nourriture des cultivateurs et de ceux qui travaillent aux manufactures ; de Ià les arts frivoles et l'importation des
choses frivoles, en échange des choses nécessaires, VII, G. 6° La vie corrompue du souverain qui se plonge dans les délices, VII, 7. I° Les murs et les passions des femmes, VII, ç. Surtout quand, par la consti- tution de l'État, elles ne sont pas retenues par les lois de la modestie, VII, 8. 8° Les gains nuptiaux des £emmes trop considérables, VII, z 5. g° L'in- continence publique, VII, z4. zo° La polygamie, XVI, 3. zz° Les richesses, qui sont la suite du commerce, VII, z. zz° Les peuples qui ne culti- vent pas les terres n'ont pas même l'idée du luxe, XVIII, z 7. Ses proportions. Il se calcule, entre les citoyens du même État, par l'inégalité des for- tunes, VII, z. Entre les villes, sur le nombre plus ou moins grand des habitants, ibid. Entre les différents États, il est en raison composée de l'inégalité des fortunes qui est entre les citoyens, et de l'inégalité des richesses des différents États, ibid. Gradations qu'il doit suivre, ibid. Bient qu'il procure. z~ Augmente le commerce et en est le fondement, XX, 4. z° Entretient l'industrie et ie travail, VIF, 4. 3° Perfec- tionne les arts, XXI, 6. 4° Fait circuler l'argent des mains des riches dans celles des pauvres, VII, 4. 5° Le luxe relatif enri- chit un État riche par lui- même  :exemple tiré du Japon, XX, z3. 6° Est utile quand il y a moins d'habitants que le sol n'en peut nourrir  : exemple tiré de l'Angleterre, VII, 6. 7° Est nécessaire dans les monarchies; il les conserve.
679
TABLE ANALX TIQUE DES h1ATIÈKES 67~

Gradation qu'il y doit suivre, VII, z. Auguste et Tibère sen- tirent que, voulant substituer la monarchie à la république, il ne fallait pas le bannir, et agirent en conséquence, VII, 4. S° Dédommage de leur servitude les sujets du despote, ibid. Maux qu'il occasionne. z° Confond les conditions, VII, x, z~ Ne laisse plus d'harmonie entre les besoins et les moyens de les satisfaire, ibid. ;° $touffe l'amour du bien public et lui substitue l'intérêt particulier ; met la volupté en la place de la vertu
exemple tiré de Rome, VII, 2. 4° Est contraire à l'esprit de modération, VII, ;. 5° Cor- rompt les moeurs, VII, 4. 6° Entretient la corruption et les vices, ibid. 7° Rend le ma- riage onéreux et coûteux. Moyens de remédier â ce mal, XXV, i. 8° Peut occa- sionner une exportation trop
forte des denrées nécessaires,

pour en faire entrer de super- flues, VII, g. g° Le luxe relatif appauvrit un Ëtat pauvre exemple tiré de 1a Pologne, XX, z;. zo° Pernicieux, quand le soi a peine à fournir 1a nour- riture des habitants  : la Chine sert d'exemple, VII, 6. zx° Dé- truit toute république, VII, 4; les démocraties, VII, z ; les
aristocraties, VII, 3. I1 est

même des circonstances où l'on doit le réprimer dans la monarchie  :exemples tirés de_ l'Aragon, de la Suède et de la Chine, VII, g et 6, Usage et eflets des lois somptuaires, pour le réprimer dans les différents États, VII, ;.
Luxe de la superstition. Doit étre réprimé, XXV, 7.
Lucie. Comparée, comme répu- blique fédérative, avec la Hol- lande  :c'est le modèle d'une bonne république fédérative, IX, ;.
LYCURGUE. Comparé avec
M. Penn, IV, G. Les contra- dictions apparentes qui se trouvent dans ses lois prouvent la grandeur de son génie, ibid. Ses lois ne pouvaient subsister que dans un petit Ëtat, IV, 7. Pourquoi voulut que l'on ne choisît les sénateurs que parmi les vieillards, V, 7. A confondu
les lois, les mceurs et les
manières  :pourquoi, XIX, xG.
Pourquoi avait ordonné que
l'on exerçât ies enfants au larcin, XXIX, z;.
Lydiens. Le traitement qu'ils reçurent de Cyrus n'était pas conforme aux vraies maximes de la politique, X, z z. Furent les premiers qui trouvèrent l'art de battre la monnaie, XXII, z.
LYSANDRE. Fit éprouver aux Athéniens qu'il faut toujours mettre de la douceur dans les punitions, VI, z z.
M

Macassar. Conséquences funestes que l'on y rire du dogme de l'immortalité de l'âme, XXIV, r g.
MACHIAVEL. Veut que le peuple, dans une république, juge les crimes de lèse-majesté  : in- convénients de cette opinion, VI, 5. Source de la plupart de ses erreurs, XXIX, z 9.
Machiavélisme. C'est aux lettres de change que l'on en doit l'abo- lissement, XXI, zo.
680
67z TABLE ANALYT.~~UE DES 1VfATI$K$S

147achines. Celles dont l'objet est d'abréger le travail ne sont pas toujours utiles, XXIII, z 5.
Macrrte. Ce que c'est que cette monnaie, chez les Africains, XXII, 8.
1Llagie. L'accusation de cc crime doit être poursuivie avec beaucoup de circonspec- tion exemples d'injustices commises sous ce prétexte, XII, j. Il serait aisé de prouver que ce crime n'existe point, XII, 6.
Magistrat de police. C'est sa faute si ceux qui rcicvent de lui tombent dans des excès, XXVI, z4.
1~Iagistrat runique. Dans quel gou- vernement il peut y en avoir, VI, ~.
Magistrats. Par qui doivent étre nommés dans 3a démocratie, II, z. Comment élus à Athènes on les examinait avant et après leur magistrature, ibid. Quelles doivent étre, dans une répu- blique, la proportion de leur puissance, et la durée de leurs charges, II, 3. Jusqu'à quel point les citoyens leur doivent êtes subordonnés dans une démocratie, V, 7. Ne doivent recevoir aucun présent, V, r7. Doivent avoir le pouvoir exclu- sif de juger dans la monarchie, VT, G. Différence entre eux et les ministres, qui doit exclure ceux-ci du pouvoir de juger, ibid. Ne doivent jamais être dépositaires des trois pouvoirs à la fois, XI, 6. Ne sont point
propres à gouverner une ar-
mée  :exception pour la Hol- lande, ibid. Sont plus formi- dables aux calomniateurs que le prince, XII, 2g. Le respect et ia considération sont leur
unique récompense, XIII, zo. Leur fortune et leur xé- compense en France, XX, zz. Les mariages doivent-iis dé- pendre de leur consentement  ?
XXIII, 7.
Magistratures. Comment et à qui se donnaient à Athëncs, II, z. Comment Solon en éloigna ceux qui en étaient indignes, sans gêner les suffrages, ibid. Ceux qui avaient des enfants y parvenaient plus facilement, à Rome, que ceux qui n'en avaient point, XXIII, zi.
Mnxohrsr. La loi par laquelle il défend de bouc du vin est une loi de climat, XIV, ro. Coucha avec sa femme lors- qu'elle n'avaït que huit ans, XVI, z. Veut que l'égalité soit entière, à tous égards, entre les quatre femmes qu'il permet, XVI, 7. Comment rendit les Arabes conquérants, XXI, z6. A confondu l'usure avec l'intérêt ; maux Glue pro- duit cette erreur dans les pays soumis à sa loi, XXII, i~. Sa doctrine sur ia spécula- tion, et le penchant que sa religion inspire pour la spécu- lation sont funestes à la société,
XXIV, u. Source et effet de sa prédestination, XXIV, z4. C'est par le secours de la reli- gion qu'il réprima les injures et les injustices des Arabes, XXIV, z7. Dans tout autre pays que le sien, il n'aurait pas fait un précepte des fré- quentes ablutions, XXIV, z6. L'inquisition met sa religion de pair avec la religion chré- tienne, XXV, i3.
Mahométane. Furent redevables de l'étrange facilité de leurs conquêtes aux tributs que les
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TABLE ANALY~IO UE DES MATIÈKES G73

empereurs levaient sur leurs
peuples, XIII, 16. Sont maîtres de la vie, et même de ce qu'on appelle la vertu ou l'honneur de leurs femmes esclaves, XV,
i z, Sont jaloux par principe de religion, XVI, 13. Il y a, chez eux, plusieurs ordres de femmes légitimes, XXIII, 9. Leur religion est favorable à la propagation, XXIII, zI. Pourquoi sont contemplatifs,
XXIV, II. Raison singulière qui leur fait détester les In- diens, XXIV, zz. Motifs qui les attachent à leur religion,
XXV, z. Pourquoi Gengiskan, approuvant leurs dogmes, mé- prisa si fort leurs mosquées, XXV, 3. Sont les seuls Orien- taux intolérants en fait de reli- gion, XXV, Ij.
Mahamétirme. Maxime funeste de cette religion, V, 14. Pourquoi a trouvé tant de facilité à s'éta- blir en Asie, et si peu en Europe, XVI, z. Le despo- tisme lui convient mieux que le gouvernement modéré, XVI, 3. Maux qu'il cause, comparé
avec les biens que cause le
christianisme, XXIV, 3. Il semble que le climat lui a prescrit des bornes, XXIV, z6.
Mainmortabler. Comment les terres, de libres, sont deve- nues mainmortables, XXX, II.
Mainmorte. Voyez Clergê, Manar-

tèrer.
Majorats. Pernicieux dans une aristocratie, V, 8.
Majorité. Doit être plus avancée dans les climats chauds, et dans les États despotiques, qu'ailleurs, V, 15. À quel âge les Germains et leurs rois étaient majeurs, XVIII, z6.
S'acquérait, chez les Germains, par Ies armes, ibid. et XVIlI, z8. C'est la vertu qui faisait la majorité chez les Goths, XVIII, z6, Était fixée, par la loi des Ripuaires, à quinze ans, ibid., et chez les Bour- guignons, ibid. L'àge où elle était acquise chez les Francs a varié, ibid.
Maires du palair. Leur autorité et leur perpétuité commença à s'établir sous Clotaire, XXXI,
I. De maires du roi, ils de- vinrent maires du royaume le roi les choisissait  : la nation les choisit. Tel est le progrès de leur grandeur, XXXï, 3. C'est dans les moeurs des Ger- mains qu'il faut chercher la raison de leur autorité et de la faiblesse du roi, XXXI, 4. Comment parvinrent au com- mandement des armées, XXXI, 5. $poque de leur grandeur, XXXI, 6. Il était de leur intérêt de laisser les grands offices de la couronne inamovibles, comme ils les avaient trouvés, XXXI, 7. La royauté et la mairie furent confondues à l'avènement de Pépin à la couronne, XXXI, IG.
Mal vénérien. D'où il est venu comment on aurait dû en arr@ter la communication. XIV,

Malabar. Motifs de la loi qui y permet à une seule femme d'avoir plusieurs maris, XVI,
5•
Malair. Causes de la fureur de

ceux qui, chez eux, sont cou-
pables d'un homicide, XXIV,
17.
Maldiver. Excellente coutume pra- tiquée dans ces îles, XII, 30.
L'égalité doit @tre erxtière entre
682
G74 TABLE AIVALYTI~QUE DES MATI$KES

les trois femmes qu'on y peut épouser, XVI, 7. On y marie les filles à dix et onze ans, XVI, io. On y peut reprendre une femme qu'on a répudiée
cette loi n'est pas sensée, XVI, ig. Les mariages entre parents, au quatrième degré, y sont prohibés on n'y tient cette loi que de la nature, XXVI, z4.
Maltôte. C'est un art qui ne se montre que quand les hommes commencent à jouir de la félicité des autres arts, XXX, iz. Cet art n'entre point dans les idées d'un peuple simple, XXX, z 3.
Mammelus ou Mammelaucks. Leur exemple ne prouve pas que le grand nombre d'esclaves est dangereux dans un État despo- tique, XV, i3.
Mandarins chinois. Leurs brigan- dages, VIII, zi.
Mani~res. Gouvernent les hommes concurremment avec le climat, la religion, les lois, etic. De là naît l'esprit général d'une na- tion, XIX, ç. Gouvernent les Chinois, ibld. Changent chez un peuple, à mesure qu'il est sociable, XIX, 8. Celles d'un État despotique ne doivent jamais être Changées pour- quoi, XIX, xz. Différence qu'il y a entre les moeurs et les manières, XIX, t6. Comment celles d'une nation peuvent être réformées par les lois, XIX, z7. Cas où les lois en dépendent, ibid.
MANLIUS. Moyens qu'il em- ployait pour réussir dans ses desseins ambitieux, XII, zr.
Mansur. Ce qui signifie ce mot dans le langage des capitu- laires, XXX, i 3.
MAriUEL Co~N~vE. Injustices

commises sous son règne, sous prétexte de magie, XII, S.
Manufactures. Sont nécessaires dans nos gouvernements ; doit- on chercher à en simplifier les machines ? XXIII, z5.
MAxcANroNrrr. Sénatus-consulte qu'il fit prononcer touchant les mariages, XXVI, x4.
Marchands. Il est bon, dans les gouvernements despotiques, qu'ils aient une sauvegarde personnelle, XIII, ii. Leurs fonctions et leur utilité dans un État modéré, XIII, z4. Nc doivent point être gênés par les difficultés des fermiers, XX, i 3. Les Romains les rangeaient dans la classe des plus vils habitants, XXI, t4.
Marchandises. Les impôts que l'on met sur les marchandises sont les plus commodes et les moins onéreux, XIII, ~. Ne doivent point étre confisquées, même en temps de guerre, si ce n'est par représailles; bonne poli- tique des Anglais ; mauvaise politique des Espagnols sur cette matière, XX, iq. En peut-on fixer le prix ? XXII, ~. Comment on en fixe le prix dans la variation des richesses de signe, ibid. Leur quantité croit par une augmentation de commerce, XXII, 8.
MAACULFE. La formule qu'il rap- porte, et qui traite d'impie la coutume qui prive les filles de la succession de leur père, est- elle juste ? XXVI, 6. Appelle antrustions du roi ce que nous appelons ses vassaux, XX X, z 6.
Mariage. Pourquoi celui du plus proche parent avec l'héritière est ordonné chez quelques peuples, V, 5. Il était permis, à Athènes, d'épouser sa soeur
683
TABLE ANALY77QUE DES MATI~I3ES 67S

consanguine, et non pas sa sæur utérine ; esprit de cette loi, ibid. A Lacédémone, il était permis d'épouser sa soeur utérine, et non pas sa soeur consanguïne, ibid. À Alexan- drie, on pouvait épouser sa soeur, soit consanguine, soit utérine, ibid. Comment se fai- sait chez les Samnites, VII, t G. Utilité des mariages entre le peuple vainqueur et le peuple vaincu, X, iq.. Le mariage des peuples qui ne cultivent pas les terres n'est point indissoluble ; on y a plusieurs femmes à la fois; ou personne n'a de femmes, et tous les hommes usent de toutes, XVIII, r3, z4. A été établi par la nécessité qu'il y a de trouver un pére aux enfants, pour Ies nourrir et les élever, XXIII, z. Est-il juste que les mariages des
enfants dépendent des pères ?

XXIII, ~. Étaient réglés à Lacédémone par les seuls ma- gistrats, ibid. La liberté des enfants, à l'égard des mariages, doit être plus gênée dans les pays où le monachisme est établi, qu'ailleurs, XXIII, 8. Les filles y sont plus portées que les garçons pourquoi, XXIII, q. Motifs qui les y déterminent, XXIII, zo. Détail des lois romaines sur cette matiére, XXIII, zz. Était dé- fendu, à Rome, entre gens trop âgés pour avoir des enfants, -ibid. $tait défendu, à Rome, entre gens de condi- tions trop inégales ; quand a commencé d'y étre toléré
d'où vient notre fatale liberté à cet égard, ibid. Plus les ma- riages sont rares dans un État, plus il y a' d'adultères ; ibid.,
in fine. Il est contre la nature de ,permettre aux filles de se choisir un mari à sept ans, XXVI, 3. Il est injuste, contraire au bien public et à l'intérêt particulier, d'interdire le mariage aux femmes dont les maris sont absents depuis longtemps, et dont elles n'ont point eu de nouvelles, XXVI, 9. Justinien n'avait pas des vues justes sur cette associa- tion, ibid. Est-il bon que ie consentement des deux époux d'entrer dans un monastère, soit une cause de divorce ? ibid. Dans quels cas il faut suivre, à l'égard des mariages, les lois de la religion; et dans quels cas il faut suivre les lois civiles, XXVI, z3. Dans quels cas les mariages entre parents doivent se régler par les lois de la nature; dans quels cas ils doivent se régler par les lois civiles, XXVI, r4. Pourquoi le mariage entra la mëre et le fils répugne plus à la nature que le mariage entre le père et la fille, ibid. Les idées de religion en font contracter d'in- cestueux à certains peuples, ibid. Le principe qui le fait défendre entre les pères et les enfants, les frères et les soeurs, sert à découvrir à quel degré la loi naturelle le défend, i5id. Est permis ou défendu, par la loi civile, dans les diffé- rents pays, selon qu'il paraît conforme ou contraire à la loi de nature, ibid. Pourquoi permis entre le beau-frère et la belle-sæur chez des peuples, et défendu chez d'autres, ibid. Doit-rl étre interdit à une femme qui a pris l'habit de religieuse sans étre consacrée ?
684
676 TABLE ANALYTIaQUE DES MATLÈRES

XXIX, zG. Toutes les fois qu'on parle du mariage doit- on parler de la révélation ? D., art. mariage.
Marine. Pourquoi celle des An- glais est supérieure à celle des autres nations, XIX, i7. Du génie des Romains pour la marine, XXI, z4.
Maris. Nommés barons autrefois, XXVIII, ZS.
MARIUS. Coup mortel qu'il porta à la république, XI, z8.
Maroc. Causes des guerres civiles qui affligent ce royaume à chaque vacance du trône, V,
z4.
— (le roi de). A dans son sérail des Femmes de toutes couleurs, XVI, 6.
Marseille. Pourquoi cette répu- blique n'éprouva jamais les passages de l'abaissement à la grandeur, VIII, 5. Quel était l'objet du gouvernement de cette république, XI, g. Quelle sorte de commerce on y faisait, XX, 4. Ce qui détermina cette ville au commerce; c'est le commerce qui fut la source de toutes ses vertus, XX, 5. Son commerce, ses richesses; était rivale de Carthage, XXI, z r. Pourquoi si constamment fidcic aux Romains, ibid. La ruine de Carthage et de Co- rinthe augmenta sa gloire, ibid.
Martyr. Ce mot, dans l'esprit des magistrats japonais, signifiait rebelle; c'est ce qui a rendu la religion odieuse au Japon, XXV, z4.
Matelots. I.es obligations civiles qu'ils contractent, dans les navires, entre eux, doivent- elles être regardées comme nulles ? XXVI, z9.
Matérialistes. Leur système de

fatalité est absurde, I, r. Maures. Comment trafiquent avec
les nègres, XXII, z.
Mn.vxzcE, empereur. Outra la clémence, VI, z z . Injustice faite sous son règne, sous pré- texte de magie, XII, 5.
Max~nsirr. Sa cruauté était mal entendue, VI, zg.
Méaca. Est une ville sainte au Japon, qui entretient toujours le commerce dans cet empire, malgré les Fureurs de la guerre, XXIV, zd.
161ecque. Gengiskan en trouvait le pèlerinage absurde, XXV, 3.
Médailles fourrées. Ce que c'est, XXII, z 3.
Médecins. Pourquoi étaient punis de mort, à Rome, pour négli- gence ou poux impéritie, et ne le sont pas parmi nous, XXIX,
z4.
Mendiants. Pourquoi ont beau- coup d'enfants  :pourquoi se multiplient dans les pays riches ou superstitieux, XXIII, zz.
Mensonger. Ceux qui se font au Japon, devant les magistrats, sont punis de mort. Ccttc loi est-elle bonne ? VI, z;.
Mer Antiochide. Ce que l'on appelait ainsi, XXI, g.
Mer Carpienne. Pourquoi les an- ciens se sont si fort obstinés à croire que c'était une partie de l'océan, XXI, g.
Mer des Indes. Sa découverte,

XXI, g.
Mer Racage. Les Égyptiens en abandonnaient le commerce à tous les petits peuples qui y avaient des parts, XXI, 6. Quand et comment on en fit la découverte, XXi, g.
Mer Séleucide. Ce que l'on appe- lait ainsi, XXI, g.
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TABLE ANALYTIQUE DES MATIÈRES G77
hIERCATOR (Isidore). Sa collec-
tion de canons, XXVIII, q.

Mères. Il est contre nature qu'elles puissent être accusées d'adul- tère par leurs enfants, XXVI, q. Pourquoi une mëre ne peut pas épouser son fils, XXVI, 14. Dans l'ancienne Rome, ne succédaient point à leurs en- fants, et leurs enfants ne leur succédaient point; quand et pourquoi cette disposition fut abolie, Livre XXVII.
Méraningiens. Leux chute du trône ne fut point une révolution, XXXI, 16.
Mesurer. Est-il nécessaire de les rendre uniformes dans toutes les provinces du royaume ? XXIX, 18.
Métal. C'est la matière la plus propre pour la monnaie, XXII, z.
METELLLTS NUMIDICLIS. Regar- dait les femmes comme un mal nécessaire, XXIII, zI.
Métempsycose. Ce dogme est utile ou funeste, suivant qu'il est di- rigé, XXT'Y, zI. Est utile aux Indes; raisons physiques, XXIV, z¢,
Métier. Les enfants à qui leur père n'en a point donné pour gagner leur vie, sont-ils obligés, par le droit naturel, de le nourrir quand il est tombé
dans l'indigence ? XXVI, 5.
METIII5 SLIFFETIiIB. Supplice au-
quel il fut condamné, VI, 15,

Métropoles. Comment doivent commercer entre elles et avec les colonies, XXI, zI.
Meurtrer, Punition de ceux qui étaient involontaires chez les Germains, XXX, zo,
Mexicaine. Biens qui pouvaient leur revenir d'avoir été conquis
par Ies Espagnols; maux qu'ils en ont reçus, X, 4.
Mexique. On ne pouvait pas, sous peine de la vie, y reprendre une femme qu'on avait répu- diée  :cette loi est plus sensée que celle des Maldives, XVI, Ij. Ce n'était point une absur- dité de dire que la religion des Espagnols était bonne pour leur pays et n'était pas bonne pour le Mexique, XXIV, z4.
Midi. Raisons physiques des pas- sions et de la faiblesse de corps des peuples du Midi, XIV, z. Contradictions dans le carac- tëre de certains peuples du Midi, XIV, 3. II y a, dans les pays du Midi, une inégalité entre les deux sexes consé- quences tirées de cette vérité touchant la liberté qu'on y doit accorder aux femmes, XVI, z. Ce qui rend son com- merce nécessaire avec le Nord, XXI, 3• Pourquoi le catholi- cisme s'y est maintenu contre le protestantisme, plutbt que dans le Nord, XXIV, 5,
Milice. II y en avait de trois sortes dans les commencements de la monarchie, XXX, z7.
Militaire (gouvernement). Les empereurs qui l'avaient établi, sentant qu'il ne Ieur était pas moins funeste qu'aux sujets, chetchérent à le tempérer, VI, Ij.
Militaires. Leur fortune et leurs récompenses en France, XX,
22.
Militaires (emplois). Doivent-ils être mis sur la même tête que les emplois civils  ? V, z g.
Mine de pierres précieures. Pour- quoi fexmée à la Chine, aussi- t8t que trouvée, VII, 6.
Miner. Profitent moins, travail-

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678 TABLE ANALYTIQUE DES t~IATIÈkES

lées par des esclaves, que par des hommes libres, XV, 8. Y en avait-il en Espagne autant qu'Aristote le dit ? XXI, 4. Quand celles d'or et d'argent sont trop abondantes, elles appauvrissent la puissance qui les travaille ; preuves, XXI, zz. Celles d'Allemagne et de Hongrie sont utiles, parce qu'elles ne sont pas abon- dantes, ibid.
Miniarer. Noms donnés aux Argo- nautes et à la ville d'Orcho- mène, XXI, 7.
Mini.rtre,r. L'usage qu'en font certains princes fait qu'ils trouvent qu'il est bien aisé de gouverner, II, 5. Sont plus rompus aux affaires dans la monarchie, que dans un État despotique, III, ro. Ne doivent point être juges dans une monarchie; lanaturedes choses les en exclut, VI, G. Il est absurde qu'ils se mêlent de juger les affaires fiscales, ibid. Doivent être en petit nombre dans une monarchie, ibid. Sont coupables de lèse-majesté au premier chef, quand ils cor- rompent le principe de la monarchie, pour le tourner au despotisme, VIII, 7. Quand doivent en,trepxendre la guerre, X, z. Ceux qui conseillent mal leur maître doivent être recher- chés et punis, XI, 6. Est-ce un crime de lèse-majesté que d'at- tenter contre eux ? XII, 8. Portrait, conduite et bévues de ceux qui sont malhabiles ; ils ruinent l'autorité du prince en la présentant toujours mena- çante, XII, z5. Leur noncha- lance, en Asie, est avantageuse aux peuples la petitesse de leurs vues, en Europe, est cause
de la rigueur des tributs que l'on y paye, XIII, x g . Qui sont ceux que l'on a la folie, parmi nous, de regarder comme grands, ibid. Le respect et la considération sont leur récom- pense, XIII, zo. Pourquoi ceux d'Angleterre sont plus honnêtes gens que ceux des autres nations, XIX, z~.
Minorité. Pourquoi si longue à Rome  :devrait-elle l'être autant parmi nous ? V, 7.
MiNOS. Ses lois ne pouvaient subsister que dans un petit État, IV, 7.
Mixiviis, III, ~.
Misti dominici. Quand et pour- quoi on cessa de les envoyer dans les provinces, XXVIII, g. On n'appelait point devant eux des jugements rendus dans la toux du comte; différence de ces deux juridictions, XXVIII, z8. Renvoyaient au jugement du roi les grands qu'ils pré- voyaient ne pouvoir pas réduire à la raison, ibid. Époque de leur extinction, XXVIII, 36.
Mi.r.riaanairer. Causes de leu s erreurs tbuchant le gouvern - ment de la Chine, VIII, zi, Leurs disputes dégoûtent ies peuples chez qui ils prêchent, d'une religion dont ceux qui la proposent ne conviennent pas. entre eux, XXV, r5.
MITI~RIDAT~. Regardé comme le libérateur de l'Asie, XI, zo. Profitait de 1a disposition des esprits pour reprocher aux Romains, dans ses harangues, les formalités de leur justice, XIX, z. Source de sa grandeur,
de ses forces et de sa chute,
XXI, z z.
Mobilier. Les effets mobiliers
687
TABLE ANALYTIQUE DES MATIËAES G79

appartiennent à tout l'univers, XX, z3.
Modération. De quel temps on parle, quand on dit que les Romains étaient le peuple qui aimait le plus la modération dans les peines, VI, z5. Est une vertu bien rare, XXVIII, 4r. C'est de cette vertu que doit principalement être animé un législateur, XXIX, z.
11~Iodération dans le gouvernement Combien il y en a de sortes ; est l'âme du gouvernement aristocratique, III, q. En quoi consiste dans une aristocratie,
V, 8.
1l7ader. Sont fort utiles au com- merce d'une nation, XIX, 8. Tirent leur source de la vanité, XIX, g.
Mæurs. Doivent, dans une mo- narchie, avoir une certaine franchise, IV, z, Par combien de causes elles se corrompent,
VI, zz. Quels sont les crimes qui les choquent; comment doivent être punis, XII, 4. Peuvent mettre un peu de liberté dans les Mats despo- tiques, XII, zq. Raisons phy- siques de leur immutabilité en Orient, XIV, q.. Sont diffé-
rentes, suivant les différents
besoins, dans les différents cli- mats, XIV, ro. C'est elles, plutôt que les lois, qui gou- vernent les peuples chez qui ie partage des terres n'a pas lieu, XVIIT, z3, Gouvernent les hommes concurremment avec le climat, la religion, les lais, etc. ; de ià Hait l'esprit général d'une nation, XIX, 4. Donnaient le ton à Lacédé- mone, ibid. On ne doit point changer celles d'un État des- potique, XIX, z z. Différences
entre leurs effets et ceux des lois, ibid. Manière de changer celles d'une nation, XIX, z4. Ce que c'est que les moeurs d'une nation, XIX, x6. Diffé- rence entre les meeurs et les lois, ibid. Différence entre les mæurs et les maniéres, ibid. Combien elles in$uent sur les lois, XIX, zz. Comment celles d'une nation peuvent être for- mées par les lois, XIX, z7. Le commerce les adoucit et les corrompt, XX, z. La loi civile est quelquefois obligée de les défendre contre la xeligion, XXIV, z6. Pour les conserver, il ne faut pas renverser la nature, de laquelle elles tixent leur origine, XXVI, 4. La pureté des moeurs, que les parents doivent inspirer à leurs enfants, est la source de la prohibition des mariages entre proches, XXVI, z4. Cas où les lois en dépendent, ibid. De celles qui étaient relatives aux combats, XXVIII, zz. Des- criptions de celles de France, lors de 1a réformation des coutumes, XXVIII, 45
Mogol. Comment il s'assure la couronne, V, z4. Ne reçoit aucune requête, si elle n'est accompagnée d'un présent, V, r~. Comment la fraude est punie dans ses États, XIII, z t.
Moines. Sont attachés à leur ordre par l'endroit qui le leur rend insupportable, V, z. Cause de la dureté de leur caractère, VI, g. L'institut de quelques- uns est ridicule, si le poisson est, comme on le croit, utile à la génération, XXIII, z 3. Sont une nation paresseuse, et qui entretenait, en Angleterre, la paresse des autres; chassés
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G8o TABLE ANALYTIaQUE DES MATIÈT~ES

d'Angleterre par Henri VIII, XXIII, 2g. C'est eux qui ont formé l'inquisition, XXVI, tt. Maximes injustes qu'ils y ont introduites, XXVI, tz. N'ont fait que copier, pour l'inquisi- tion contre les Juifs, ]es lois faites autrefois pax les évèques pour les \X/isigoths, XXVIII, t. La ck !arité de ceux d'autre- fois leur faisait racheter les captifs, XXX, tt. Nc cessent de louer la dévotion de Pépin, à cause des libéralités que la politique lui fit faire aux églises, XXXI, g.
MoisF, On aurait dit, pour arrêter la communication du mal véné- rien, prendre pour modèle les lois de Moïse sur la lèpre, XIV, tt. Le caractère des Juifs l'a souvent forcé, dans ses lois, de se relâcher de 1a loi naturelle, XV, t~. Avait réglé qu'aucun Hébreu ne pourrait ctre esclave que six ans ; cette loi était fort sage  : pourquoi, XV, t8. Com- ment veut que ceux des Juifs qui avaient plusieurs femmes les traitassent, XVI, ~. Ré- fexion qui est l'éponge de toutes les difficultés que ]'on peut opposer à ses lois, XIX, zt. Sagesse de ses lois au sujet des asiles, XXV, 3. Pourquoi a permis le mariage entre le beau-frère et la belle.-soeur, XXVI, a4.
.If©Io~rer. Se trompèrent dans le choix des mo}'ens qu'ils em- ployèrent pour tempérer le pouvoir monarchique, XI, to.
1blonarhirme. Ravages qu'il fait
dans les pays où il est trop multiplié  :pourquoi il est plus multiplié dans les pays chauds qu'ailleurs  : c'est dans ces pays qu'on en devrait plus
arrêter les progrès, XIV, 7. Doit, dans les pays où il est établi, géner la liberté des enfants sur le mariage, XXIII,
8.
Voyez N1©ine.c.
.lhfonarthie. Quelles sont les lois
qui en dérivent, II, q. Le que c'est, et ce qui en constitue la nature, ibid. Quelle en est la maxime fondamentale, ibïd. Les justices seigneuriales et ecclé- siastiques y sont nécessaires, ibid. Les pouvoirs intermé- diaires sont essentiels à sa constitution, ïbid. Il doit y avoir un dépt intermédiaïrc pour les lois ; à qui il duit ëtxe conhé, ibid. Quel en est le principe, III, z et 7. Peut sc soutenir sans beaucoup de pro-
bité, III, 3. La vertu n'est
point le principe de ce gou- vernement, III, g. Gomment elle subsiste, ibid. Les crimes publics y sont pltis privés que dans une république, ibid. Com- ment on y supplée à la vertu, III, 6. L'ambition y est fort utile  :pourquoi, III, ~. Illusion qui y est utile, et à laquelle on doit se prêter, ibid. Pour- quoi les moeurs n'y sont jamais si pures que dans une répu- blique, IV, z. Les moeurs y doivent avoir une certaine franchise, ïbid. Dans quel sens on y fait cas de la vérité, ibid. La politesse y est essentielle, ibid. L'honneur y dirige toutes les façons de penser et toutes les actions, ibid. L'obéissance au souverain y est prescrite
par les lois de toute espèce

l'honneur y met des bornes, iGid. L'éducation y doït être conforme aux règles de L'hon- neur, ibid. Comment les lois
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TABLE Ai~TALYTI~UE DES MATIÈRES G8~

y sont relatives au gouverne- ment, V, g. Les tributs y doivent être levés de façon qu'ils ne soient point onéreux au peuple, ibid. Les affaires y doivent-elles être exécutées promptement ? V, io. Sesavan- tages sur l'État républicain, ibid. —Sur le despotisme, V, r r. Son excellence, ibid. La sûreté du prince y est attachée, dans les secousses, à l'incor- ruptibilité des différents ordres de l'État, ibid. Comparée avec le despotisme, ibid. Le prince y retient plus de pouvoir qu'il n'en communique à ses offi- ciers, V, rG. Y doit-on souffrir que les citoyens refusent les emplois publics  ? V, r"9. Les emplois militaires n'y doivent pas être réunis avec les civils, ibid. La vénalité des charges y est utile, ibid. Il n'y faut poïnt de censeurs, ibid. Lcs lois y sont nécessairement mul- tipliées, VI, r. Causes de la multiplicité et de la variation des jugements qui s'y rendent. ibid. Les formalités de justice y sont nécessaires, VI, z. Comment s'y forment les juge- ments, VI, 4, La puissance de juger y doit être confiée aux magistrats, à l'exclusion même des ministres, VI, G. La clé- mence y est plus nécessaire qu'aillcuxs, VI, zr. Il n'y faut point de lois somptuaires ; dans quel cas elles y sont utiles, VII, ¢. Finit par la pauvreté, ibid. Pourquoi les femmes y ont peu de retenue, VII, g. N'a pas la bonté des mmurs pour principe, VII, r 3. Les dots des femmes y doivent être considérables, VII, tg. La communauté de biens entre
mari et femme y est utile, ibid. Les gains nuptiaux des femmes y sont inutiles, ibid. Ce qui fait sa gloire et sa süteté, VIII, 5. Causes de la destruction de son principe
r° Si l'on ôte au corps leurs prérogatives, et aux villes leurs privilèges. z° Si le souverain veut tout faire par lui-même. 3° S'il ôte arbitrairement les fonctions naturelles des uns, pour Ies donner à d'autres. 4° S'il préfère ses fantaisies à ses volontés. 5° S'il rapporte tout à lui. G° S'il ne se croit pas assez gardé par son pou- voir et par l'amour de ses sujets. ~° Si l'on peut être couvert d'infamié et de digni- tés. 8° Si le prince change sa justice en sévérité. g° Si des âmes lâches viennent à croire que l'on doit tout au prince et rien à la patrie. ro° Si le pouvoir du monarque, deve- nant immense, diminue la süreté, VIII, 6 et 7. Danger de la corruption de son prin- cipe, VIII, 8. Ne peut subsister dans un Ëtat composé d'une seule ville, VIII, rG. Propriétés distinctives de ce gouverne- ment, VIII, r7. Moyen unique, mais funeste, pour la conser- ver, quand elle est trop éten- due, ibid. Esprit de ce gou- vernement, IX, z. Comment elle pourvoit à sa sûreté, IY, 5. Quand doit faire des conquëtes comment doit se conduire avec les peuples conquis et avec ceux de l'an- cien domaine. Beau tableau d'une monarchie conquérante, X, 9. Précautions qu'elle doit prendre pour en conserver une autre qu'elle a conquise,
690
G82 TABLE ANALYTIQUE DES MATIÈRES

X, ro. Conduite qu'elle doit tenir envers un grand $tat qu'elle a conquis, X, r 5. Objet principal de ce gouverne- ment, XI, S. Tableau rac- courci de celles que nous connaissons, XI, ~. Pourquoi les anciens n'avaient pas une idée claire de ee gouverne- ment, XI, 8. Le premier plan de celles que nous connaissons fut formé par les barbares qui conquizent l'empire romain, ibid. Ce que les Grecs appe- laient ainsi, dans Ies temps héroïques, XI, ir. Celles des temps hëtoïqucs des Grecs comparées avec celles que nous connaissons aujourd'hui, ibid. Quelle était ia nature de celle de Rome, sous les rois, XI, z z. Pourquoi peut apporter plus de modération qu'une république, dans le gouverne- ment des peuples conquis, XI, r 9. Les écrits satiriques ne doivent pas y être punis sé- vèrement  : ils y ont leur utilité, XII, r 3. Mesures que l'on doit y garder dans les lois qui concernent la révélation des conspirations, XII, r 7. Des choses qui y attaquent la liberté, XII, i2. Il ne doit point y avoir d'espions, XII, z3. Comment doit êtxc gou- vernée, XII, zf. En quoi y consiste la félicité des peuples, ibid. Quel est le point de per- fection dans le gouvernement monarchique, ibid. Le prince y doit être accessible, XII, z6. Tous les sujets d'un État mo- narchique doivent avoir la liberté d'en sortir, XII, 30. Tributs qu'on y doit lever sur les peuples que l'on a rendus esclaves de la glèbe,
XIII, 5. On peut y augmenter Ies tributs, XIII, r 3. Quel impôt y est le plus naturel, ibid. Tout est perdu, quand la profession des traitants y est honorée, XIII, 20. Il n'y faut point d'esclaves, XV, r. Quand il y a des esclaves, la pudeur des femmes esclaves doit être à couvert de l'incontïnence de leurs maîtres, XV, rs. Le grand nombre d'esclaves y est dangereux, XV, z3. Il est moins dangereux d'y armer des esclaves que dans une république, XV, i4. S'établit plus facilement dans les pays fertiles qu'ailleurs, XVIlI, r. Dans les plaines, XVIII, z. S'unit naturellement avec la liberté des femmes, XIX, r g. S'allie très facilement avec la religion chrétienne, XIX, i 6. Le commerce de luxe y convient mieux que celui d'éco- nomie, XX, 4. Les fonds d'une banque n'y sont pas en sûreté, non plus que les trésors trop considérables des particuliers, XX, ro. On n'y doit point établir de port franc, XX, r r. Il n'est pas utile au monarque que la noblesse y puisse faire le commerce, XX, zz. Com- ment doit acquitter ses dettes, XXII, z 8. Les bâtards y doivent être moins odieux que dans une république, XXIII, 6. Deux sophismes ont tou- jours perdu et perdront tou- jours les monarchies. Quels sont ces sophismes, XXIII, r r . S'accommode mieux de la reli- gion catholique que de la protestante, XXIV, 5. Le pon- tificat y doit être séparé de l'empire, XXV, 8. L'inquisi- tion n'y peut faire autre chose
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TABLE ANALYTIQUE DES MATIÈRES 683

que des délateurs et des traîtres, XXVI, rr. L'ordre de suc- cession à la couronne y doit être fixé, XXVI, iG. On y doit encourager les mariages, et par les richesses que les femmes peuvent donner, et par l'espé- rance des successions qu'elles peuvent procurer, XXVII, x. On y doit punir ceux qui prennent parti dans les sédi- tions, XXIX, 3.
Monarchie élective. Doit être sou- tenue par un corps aristo- cratique, XI, i3. C'est aux lois politiques et civiles à y décider dans quel cas la rai- son veut que la couronne soit déférée aux enfants, ou à d'autres, XXVI, 6. Celle de France l'était sous la seconde race, XXXI, t7.
Monargzre. Comment doit gou- verner. Quelle doit être la règle de ses volontés, II, q., III, z. Ce qui arrête le mo- narque qui marche au despo- tisme, II, 4. L'honneur met des bornes à sa puissance, III, io. Son pouvoir dans le fond, est le même que celui du despote, àbid. Est plus heureux qu'un despote, V, iz. Ne doit récom- penser ses sujets qu'en hon- neurs qui conduisent à la for- tune, V, i8. Ne peut être juge des crimes de ses sujets, VI, 5. Il doit interdire le pouvoir de juger à ses ministres, et le réserver aux magistrats, ibid. Quand il enfreint les lois, il travaille pour les séditieux contre lui-même, àbid. Combien la clémence lui est utile, VI, zi. Ce qu'il doit éviter pour gou- verner sagement et heureuse- ment, VIII, 6. C'est un crime de lèse-majesté contre lui que
de changer son pouvoir de nature, en le rendant immense, et en détruisant par là sa sûreté, VIII, ~. En quoi consiste sa puissance, et ce qu'il doit faire pour la conserver, IX, 6. Il faut un monarque dans un État vraiment libre, XI, G. Comment, dans un Êtat libre, il doit prendre part à la puis- sance législative, ibàd. Les an- ciens n'ont imaginé que de faux moyens pour tempérer son pouvoir, XI, g et to. Quelle est. sa vraie fonction,
XI, zz. Il a toujours plus l'esprit de probité que les com- missaires qu'il nomme pour juger ses sujets, XII, zz. Bonheur des bons monarques pour l'être, ils n'ont qu'à lais- ser les lois dans leur force,
XII, z3. On ne s'en prend jamais à lui des calamités publiques; on les impute aux gens corrompus qui l'obsèdent, ibàd. Comment doit manier sa puissance, XII, z5. Doit encou- rager, et les lois doivent mena-
cer, ibàd. Doit être accessible,
ibàd. Ses moeurs  :description admirable de la conduite qu'il doit tenir avec ses sujets, XII, z7. Égards qu'il doit à ses sujets, XII, z8.
Monastères. Comment entrete- naient la paresse en Angle- terre leur destruction a contribué à établir l'esprit de commerce et d'industrie, XXIII, zq. Ceux qui vendent leurs fonds à vie, ou qui font des emprunts à vie, jouent contre le peuple, mais tiennent la banque contre lui
le moindre bon sens fait voir que cela ne doit pas être permis, XXV, 6.
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684 TABLE ANALYTIQUE DES h1ATIÈI~ES

Monde physique. Ne subsiste que parce que ses Iois sont inva- riables, I, z. Mieux gouverné que le monde intelligent  : pourquoi, ibid.
MONLCTC (Jean dc). Auteur du registre ~lim, XXVIII, zg,
Monnaie. Est, comme les figures de géométrie, un signe certain que le pays où l'on en trouve est habité par un peuple policé, XVIII, 15. Lois civiles des peuples qui ne la connaissent point, XVIII, 16. Est 1a source de presque toutes les lois ci- viles, parce qu'elle est la source des injustices qui viennent de la ruse, ibid. Est la destructrice de la liberté, XVIII, I]. Raison de son usage, XXII, I. Dans quel cas est nécessaire, ibid. Quelle en doit être la nature et la forme, XXII, z. Les Lydiens sont les premiers qui aient trouvé fart de la battre, ibid. Quelle était originairement celle des Athéniens, des Ro- mains  :ses inconvénients, ibid. Dans quel rapport elle doit être, pour la prospérité de l'État, avec les choses qu'elle représente, ibid. Était autre- fois représentée, en Angle- terre, par tous les biens d'un Anglais, ibid. Chez les Ger- mains, elle devenait bétail, mar- chandise ou denrée; et ces choses devenaient monnaie, ibid. Est un signe des choses, et un signe de la monnaie même, ibid. Combien il y en a de sortes, XXII, 3. Augmente chez les nations policées, et diminue chez les nations bar- bares, XXII, 4. Il serait utile qu'elle fût rare, XXII, g. C'est en raison de sa quantité que le prix de l'usure diminue, XXII,
B. Comment, dans sa variation,
le prix des choses se fixe, XXII, 7. Les Africains en ont une, sans en avoir aucune, XXII, 8. Preuves, par calcul, qu'il est dangereux à un État de hausser ou baisser la monnaie, XXII, Io. Quand les Romains firent des changements à la leur, pen- dant les guerres puniques, ce fut un coup de sagesse qui ne doit point être imité parmi nous, XXII, I z. A haussé ou baissé, à Rome, à mesure que l'or et l'argent y sont deve- nus plus ou moins communs, XXII, Iz. $poque et progres- sïon de l'altération qu'elle éprouva sous les empereurs romains, XXII, 13. Le change empêche qu'on ne la puisse altérer jusqu'à un certain point, ibid.
Monnaie idéale. Ce que c'est, XXII, 3,
Monnaie réelle. Ce que c'est, XXII, 3. Pour le bien du commerce, on ne devrait se servir que de monnaie réelle, ibid.
Monnayeurs (faux}. La loi qui les déclarait coupables de lèse- majesté était une mauvaise loi, XII, 8.
Montagnes. La liberté s'y conserve
mieux qu'ailleurs, XVIII, z.

Montagnes d'argent. Ce que l'on appelait ainsi, XXI, I I.
MONTESQUIEU, Vingt ans avant

la publication de l'Esprit der Loir, avait composé un petit ouvrage qui y est fondu, XXI, zz. Peu imparte que ce soit
lui, ou d'anciens et célèbres
jurisconsultes, qui disent des vérités, pourvu que ce soient des vérités, XXVIII, q.. Pro- met un ouvrage particulier sur la monarchie des Ostro-
693
TABLE ANALYTIQUE 17ES MATIÈ~3ES 68 g

goths, XXX, Iz. Preuves qu'il n'est ni déiste ni spinosiste, D., I, I. Admet une reli- gion révélée croit et aime la religion chrétienne, D., II, I. N'aime point à dire des injures, mémé à ceux qui cherchent à lui faire les plus grands maux, D., ,
II, deuxième objection. Obligé d'omettre quantité de choses qui étaient de son sujet, a-t-il dû parler de la grâce, qui n'était point son sujet, D., I, II, neuvième objection. Son indul- gence pour le nouvelliste ecclé- siastique, D., I, II, dixiéme ob- jectiott. Est-il vrai qu'il regarde les préceptes de l'Évangile comme des conseils ? D., art. des conseils de religiott. Pourquoi il a répondu au nouvelliste ecclésiastique, D., Troïsième partie.
MONTÉSUMA. Ne disait point une
absurdité, quand il soutenait que la religion des Espagnols est bonne pour leur pays, et celle du Mexique pour le Mexique, XXIV, z4.
Montfort. Les coutumes de cc comté tirent leur origine des lois du comte Simon, XXVIII,
45•
Mont Janicule. Pourquoi le peuple de Rame s'y retira  : ce qui en résulta, XII, zI.
MONTPENSIER (la duchesse de).
Les malheurs qu'elle attira sur Henri III prouvent qu'un mo- narque ne doit jamais insulter ses sujets, XII, z8.
Mont .Sacré. Pourquoi le peuple de Rome s'y retira, XII, 2I.
Morale. Ses lois empêchent, â chaque instant, l'homme de s'oublier lui-mémé, I, I. Ses règles doivent être celles de
toutes les fausses religions, XXIV, 8. On est attaché à une religion, à proportion de la pureté de sa morale, XXV, z. Nous aimons spéculative- ment, en matière de morale, tout ce qui porte le caract~re de sévérité, XXV, 4.
Mort cfvile. Était encourue, chez les Lombards, pour la lèpxe, XIV, I I.
Moscovie. Les empereurs mêmes y travaillent à détruire le des- potisme, V, 14. Le czar y choisit qui il veut pour son successeur, ibid. Le défaut de proportion dans les peines y cause beaucoup .d'assassinats, VI, 1~. L'obscurité où elle avait toujours été dans l'Eu- rope contribua à la grandeur relative de la France sous Louis XIV, IX, 9. Loi sage établie dans cet empire par Piexre Ier, XIII, 6. Ne peut sortir du despotisme, parce que ses lois sont contraires au commerce et aux opérations du change, XX1I, Iq..
Moscovites. Idée plaisante qu'ils avaient de la liberté, XI, z. Combien sont insensibles à la douleux xaison physique de cette insensibilité, XIV, z. Pourquoi se vendent si faci- lement, XV, 6. Pourquoi ont changé si facilement de moeurs et de manières, XIX, 14 et
15.
Mosquées. Pourquoi Gengiskan les méprisa si fort, quoiqu'il approuvât tous les dogmes des mahométans, XXV, 3.
Moulins. Il serait peut-être utile qu'ils n'eussent point été in- ventés, XXIII, I j.
Moussons. La découverte de ces vents est l'époque de la navi-
694
GSG TABLE AI'~TALYTIQUE DES MATIÈKES

gation en pleine mer, XXI, q.
Mouvement. Est la loi du monde physique; ses règles sont inva- riables; ses variations mêmes sont constantes, I, z.
Muet. Pourquoi ne peut pas tester, XXVII, z.
Multiplication. Est beaucoup plus grande chez les peuples nais- sants que chez les peuples formés, XXIII, zo.
MUMMOLLIS. L'abus qu'il fit de la confiance de son père prouve que les comtes, à force d'ar- gent, rendaient perpétuels leurs offices, qui n'étaient qu'an- nuels, XXXI, z.
Musique. Les anciens la regar- daient comme une science né- cessaire aux bonnes mæurs, IV, 8. Différence des effets qu'elle produit en Angleterre et en Italie  :raisons physiques de cette différence, tirée de la différence des climats, XIV, z.
MUTIUS SCEVOLA. Punit ies trai-

tants, pour rappeler les bonnes moeurs, XI, z8.
N

Naïres. Ce que c'est dans le Malabar, XVI, 5.
Naissance. Les registres publics sont la meilleure voie pour la prouver, XXVIII, 44.
Narbonnaise. Le combat judiciaire s'y maintint, malgré toutes les lois qui l'abolissaient, XXVIII,
t8.
Nnxsizs {l'eunuque). Son exemple prouve qu'un prince ne doit jamais insulter ses sujets, XII,
z8.
Natch~s. La superstition force ce peuple de la Louisiane à dé- roger à la constitution essen- tielle de ses mcEUrs. Ils sont
esclaves, quoiqu'ils n'aient pas de monnaie, XVIII, t 8.
Nationr. Comment doivent se traiter mutuellement, tant en paix qu'en guerre, I, 3. Ont toutes, même les plus féroces, un droit des gens, ibid. Celle qui est libre peut avoir un libérateur ; celle qui est sub- juguée ne peut avoir qu'un oppresseur, XIX, z7. Compa- rées aux particuliers, qûel droit les gouverne, XXI, zz.
Nature. I,es sentiments qu'elle inspire sont subordonnés, dans les États despotiques, aux volontés du prince, III, to.
Douceur et grandeur des dé-
lices qu'elle prépare â ceux qui écoutent sa voix, XII, 6. Elle compense, avec justesse, les biens et les maux, XIII, z. Les mesures, qu'elle a prises pour assurer la nourriture aux enfants, détruisent toutes les raisons sur lesquelles on fonde l'esclavage de naissance, XV, z. C'est elle qui entretient les commodités que les hommes ne tiennent que de l'art, XVIII, 7. C'est elle, presque seule, avec le climat, qui gouverne les sauvages, XIX, 4. Sa voix est la plus douce de toutes les voix, XXVI, q. Ses lois ne peuvent être locales, et sont invariables, XXVI, z4.
Nature du gouvernement. Ce que c'est  : en quoi diffère du prin- cipe du gouvernement, III, i.
Naufrage (droit de}. époque de l'établissement de ce droit insensé  :tort qu'il fit au com- merce, XXI, i8.
Navigation. Effets d'une grande navigation, XX, G. Combien l'imperfection de celle des anciens était utile au commerce
695
TABLE ANALYTIQUE .DES MATIÈKE.S 687

des Tyxiens, XXI, G. Pourquoi celle des anciens était plus lente que la nôtre, ibid. Com- ment fut perfectionnée par Les anciens, XXI, q. N'a point contribué à la population de l'Europe, XXIII, ag, Défen- due sur les fleuves, pax les Guèbres, XXN, zG.
Navirer. Pourquoi leur capacité se mesurait-elle autrefois pax muids de blé; et se mesure- t-elle aujourd'hui par ton- neaux de liqueur ? XXI, 4. Causes physiques de leurs différents degrés de vitesse, sui- vant leurs différentes grandeurs et leurs différentes formes,
XXI, 6. Pourquoi les nôtres
vont presque �� tous vents; et
ceux des anciens n'allaient presque qu'à un seul, ibid. Comment on mesure la charge qu'ils peuvent porter, ibid. Les obligatïons civiles, que les matelots y passent entre eux, doivent-elles être regardées comme nulles ? XXVI, z5.
Négaciant.r. Dans quel gouverne- ment ils peuvent faire de plus grandes entreprises, XX, q, Il est bon qu'ils puissent acquérir la noblesse, XX, zz. — (Compagnies de). Ne conviennent jamais dans le gou- vernement d'un seul, et rare- ment dans les autres, XX, zo.
Nègres. Motif singulier qui déter- mina Louis XIII à souffrir que
ceux de ses colonies fussent
esclaves, XV, 4. Raisons admi- rables, qui font le fondement
du droit que nous avons de
les rendre esclaves, XV, 5. Comment trafiquent avec les Maures, XXII, r. Monnaie de Ceux des côtes de l'Afrique,
XXII, 8.
N~aorr. Pourquoi ne voulut pas faire les fonctions de juge, VI, g. Loi adroite et utile de cet empereur, XIII, ~. Dans les beaux jours de son empire, il voulut détruire les fermiers et les traitants, XIII, z ~. Com- ment il éluda de faire une loi touchant les affranchis, XV, z8_
Neveux. Sont regardés, aux Indes, comme les enfants de leurs oncles, XXVI, 3.
Naxaxn, Témoignage que cet historien, témoin oculaire, nous rend du règne de Louis le Débonnaire, XXXI, zz.
Nobles. Sont l'objet de l'envie dans l'aristocratie, II, 3. Quand ils sont en grand nombre dans une démocratie, police qu'ils doivent mettre dans le gouvernement, ibid. Répriment facilement le peuple dans une aristocratie, et se répriment difficilement eux-mêmes, III, q.. Doivent être populaires dans une démocratie, V, 8. Doivent être tous égaux dans une aris- tocratie, ibid. Ne doivent, dans une aristocratie, être n1 trop pauvres ni trop riches  :moyens de prévenir ces deux excès, ibid. N'y doivent point avoir de contestations, ibid. Com- mentpunis autrefois en France, VI, io. Quelle est leur unique dépense, à Venise, VIT, 5. Quelle part ils doivent avoir, dans un $rat libre, aux trois pouvoirs, XI, 6. Doivent, dans un État libre, être jugés par leur pairs, ibid. Cas où, dans un Etat iibre, ils doivent être juges des citoyens de tout étage, ibid.
Noblefse. Doit naturellement, dans une monarchie, être dépo- sitaire du pouvoir intexmé-
696
G88 TABLE A~VALYTI~UE SES 11~IATIÈAES

diaire, II, 4. Elle a des vices qui, dans une monarchie, em- pêchent qu'elle puisse être dépositaire des lois, ibid. Sa profession est la guerre. L'hon- neur l'y entraîne  ; l'honneur l'en arrache, IV, z. L'honneur en est l'enfant et le père, V, ~. Doit être soutenue dans une monarchie, ibid. Doit seule posséder les fiefs dans une monarchie. Ses privilèges ne doivent point passer au peuple, ibid. Cause des différences dans le partage des biens qui lui sont destinés, VI, r. Est tou- jours portée à défendre le trône exemples, VIII, ~. Doit, dans un Etat libre, for- mer un corps distinct, qui ait
part à la législation doit y être héréditaire. Comment sa part, dans le pouvoir législatif, doit être limitée, XT, 6. La gloire et l'honneur sont sa récompense, XIII, zo. Le commerce lui doit-il être per- mis dans une monarchie ? XX, zi. Est-il utile qu'on la puisse acquérir à prix d'argent ? XX, zz. Ccllc de robe comparée avec celle d'épée, ibid. Quand com- mença àquitter, même à mé- priser, le fonction de juge, XXVIII, q.z.
Noblesse franFai.re. Le système de M. l'abbé Dubos, sur l'origine de notre noblesse française, est faux et injurieux au sang de nos premières familles et aux trois grandes maisons qui. ont régné sur nous, XXX, z5. Il paraît que l'auteur la fait dériver des antrustions, ibid. Quand et dans quelle occa- sion elle commença à refuser de suivre les rois dans toutes portes de guerre, XXXI, z~.
Noies (secondes). Étaient favo- risées, et même prescrites par les anciennes lois romaines  : le christianisme les rendit défa- vorables, XXIII, zi.
Noirs. Voyez Nègres.
Noms. Contribuent beaucoup à la propagation. Il vaut mieux qu'ils distinguent les familles que les personnes seulement, XXIII, 4.
Nord. Raisons physiques de la force du corps, du courage, de la franchise, etc., des peuples du Nord, XIV, z. Les peuples y sont peu sensibles à l'amour, ibid. Raisons physiques de la sagesse avec laquelle ses peuples se maintinrent contre Ja puissance des Romaïns, XIV, 3. Les passions des femmes y sont tranquilles, XVI, ii. Est toujours habité, parce qu'il est presque inhabitable, XVIII, 3. Ce qui rend son commerce nécessaire avec le Midi, XXI, 3, Les femmes et les hommes y sont plus longtemps propres à la génération qu'en Italie, XXIII, zz. Pourquoi le pro- testantisme y aéré mieux reçu que dans le Midi, XXIV, g.
Normandie. Les coutumes de cette province ont été accordées par le duc Raoul, XXVIII, 45
Normandr. Leurs ravages cau- sèrent une telle barbarie, que l'on perdit jusqu'à l'usage de l'écriture, et que l'on perdit toutes les lois, auxquelles on substitua les coutumes, XXVIII, z z. Pourquoi persé- cutaient, surtout, les prêtres et les moines, XXXI, ro. Termi- nèrent les querelles que le clergé faisait aux rois et au peuple pour son temporel, XXXI, xi, z3. Charles le
697
TABLE ANALYTIQUE DES MATIË~ES b8~

Chauve, qui aurait pu les dé- truire, les laissa aller pour de l'argent, XXXI, 2x. Pourquoi
dévastèrent la France, et non
pas l'Allemagne, XXXI, 30. Leurs ravages ont Eait passez la couronne sur la tête de Hugues Capet, qui pouvait seul la défendre, XXXI, 3z.
Notoriété de fait. Suffisait autrefois, sans autre preuve ni procédure, pour asseoir un jugement, XXVIII, z5.
Novelles de Justinien. Sont trop diffuses, XXIX, x6.
Nouvelles ecclésiastiques. Les impu- tations dont elles cherchent à noircir l'auteur de l'Esprit des Lois, sont des calomnies atroces. Preuve sans réplique,
D., passim.
Nouvelliste ecclésiastique. N'entend jamais le sens des choses, D., Première partie, ch. I, Méthode singulière dont il se sert poux s.'autoriser à dire des invec- tives àl'auteur, ibid., ch. II. Jugements et raisonnements absurdes et ridicules de cet écrivain. D., ibid., dixième ab- jection. Quoiqu'il n'ait d'indul- gence pour personne, l'auteur en a beaucoup pour lui, D., iGid. Pourquoi a déclamé contre l'Esprit des Lois, quia l'appro- bation de toute l'Europe ; et comment il s'y est pris pour déclamer ainsi, D., Seconde par- tie. Sa mauvaise foi, D., art. tolérance. Sa stupidité ou sa mauvaise foi, dans les reproches qu'il fait à l'auteur touchant la polygamie, ibid. Veut que, dans un livre de jurisprudence, vn ne parle que de théolo- gie, D., art. célibat. Imputation stupide ou méchante de cet écrivain, D., art. erreurs particu-
fières. Juste appréciation de ses talents et de son ouvrage, D., att. usure. Sa critique de l'Esprit des Lois est pleine d'ignorance et de passion
n'est ni travaillée ni réfléchie elle est pleine de ces emporte- ments que les gens du monde ne se permettent jamais  :pleine d'un pédantisme qui va à détruire toutes les science, D., Troisième partie.
Nvrie. Fit des lois d'épargne sur les sacrifices, XXV, 7. Ses lois sur le partage des terres furent rétablies par Ser- vius Tullius, XXVII, z.
Numidie. Les Erères du roi succé- daient à la couronne, à l'exclu- sion de ses enfants, XXVI, G.
O

Obéissance. Différence entre celle qui est due dans les États modérés, et celle qui est due dans les États despotiques,
III, io. L'honneur met des bornes à celle qui est duo au souverain dans une monarchie,
IV, z.
O, ficer. Les maires du palais contribuèrent, de tout leur pouvoir, à les rendreinamo- vibles  :pourquoi, XXXI, 7. Quand les grands offices com- mencèrent à devenir hérédi- taires, XXXI, x8.
Officiers généraux. Pourquoi, dans les États monarchiques, ils ne sont attachés à aucun corps de milice. —Pourquoi il n'y en a point en titre dans les États despotiques, V, iG.
Offrandes. Raison physique de la maxime religieuse d'Athènes, qui disait qu'une petite of- frande- honorait plus les dieux
698
6~o T11~3LE ANALYTIQUE DES 1~7ATIÊKES

que le sacrifice d'un boeuf, XXIV, z4. On n'y doit rien admettre de ce qui approche du luxe, XXV, 7.
Olirn. Ce que c'est que les re- gistres que l'on appelle ainsi, XXVIII, 39.
Oncles. Sont regardés, aux Indes, comme les pères de leurs neveux  :c'est ee qui fait que les mariages entre beau-frère et belle-soeur y sont permis, XXVI, z4.
Or. Plus il se multiplie, plus il perd de son prix, XXI, zz. La loi qui défend, en Espagne, de l'employer en superfluités, est absurde, ibid, Cause de la quantité plus ou moins grande de l'or et de l'argent, XXII, 4. Dans quel sens il serait utile qu'il y en eût beaucoup, et dans quel sens il serait utile qu'il y en eût peu, XXII, g. De sa rareté relative à celle de l'argent, XXII, ~.
Or (côte d'). Si les Carthaginois avaient pénétré jusque-là, ils y auraient fait un commerce bien plus important que celui que l'on y fait aujourd'hui, XXI,
II.
Oracles, ,À quoi Plutarque attribue leur cessation, XXIII, Ig. ORANGE (le prince d'). Sa pros- criptiori, XXIX, Ifi.
OrchonrPne. A été une des villes les plus opulentes de la Grèce pourquoi, XXI, 7. Sous quel autre nom cette ville est connue, ibid.
Ordonnance de rz87. C'est à tort qu'on la regarde comme le titre de création des baillis; elle porte seulement qu'ils seront pris parmi les laïques, XXVIII, 43,
Ordonnance de r67o. Faute que

l'auteur attribue à ceux qui l'ont rédigée, XXIX, 16.
Ordonnances. Les barons, du temps de saint Louis, n'étaient sou- mis qu'à celles qui s'étaient faites de concert avec eux, XXVIII, z~.
Ordres. Ceux du despote ne
peuvent être ni contredits ni. éludés, III, Io.
Orgueil. Est la source ordinaire de notre politesse, IV, z. Source
de celui des courtisans; ses
différents degrés, ibid. Est per- nicieux dans une nation, XIX, g. Est toujours accompagné de la gravité et de la paresse, ibid. Pour être utile, quand il est joint à d'autres qualités morales  :les Romains en sont une preuve, ibid.
Orient. Il semble que les eunuques y sont un mal nécessaire, XV, r9. Une des raisons qui a fait que le gouvernement popu- laire y atoujours été difficile à établir, est que le climat demande que les hommes y aient un empire absolu sur les femmes, XVI, q. Principe de la morale orientale, XVi, ro. Les femmes n'y ont pas le gouvernement intérieur de la maison ; ce sont les eunuques, XVI, Id. Tl n'y est point question d'enfants adultérins, XXIII, 5.
Orientaux. Absurdité d'un de leurs supplices, XII, 14. Rai- sons physiques de l'immuta- bilité de leur religion, de leurs moeurs, de leurs manières et de leurs lois, XIV, q. Tous, excepté les mahométans, croient que toutes les religions sont ïndifférentes en elles- mêmes, XXV, I j.
Orléans. Le combat judiciaire p

699
TABLE ANALYTIQUE DES MATIÉKES Gai

était en usage dans toutes les demandes poux dettes,
XXVIII, Ig.
Orphelins. Comment un État bien policé pourvoit à leur subsis- tance, XXVI, zg.
Ostracisme. Prouve la douceur du gouvernement populaire qui l'employait, XXVI, z7. Pour- quoi nous le regardons cômme une peine, tandis qu'il couvrait d'une nouvelle gloire celui qu y était condamné, ibid. On cessa de l'employer dès qu'on en eut abusé contre un homme sans mérite, ibid. Fit mille maux à Syracuse, et fut une chose admirable à Athènes,
XXIX, 17.
Ostrogoths. Les femmes, chez eux, succédaient à la couronne, et pouvaient régner par elles- mêmes, XVIIT, zz, Théodoric abolit, chez eux, l'usage du combat judiciaire, XXVIII, 18. L'auteur promet un ouvrage particulier sur leur monarchie,
XXX, I z.
OTHONS. Autorisèrent le combat judiciaire, d'abord dans tes affaires criminelles, ensuite dans les affaires civiles, XXVIII, Iô.
OuUriers. On doit chercher à en augmenter, non pas à en dimi- nuer le nombre, XXVI, I f. Laissent plus de bien à leurs enfants que ceux qui ne vivent que du produit de leurs terres, XXVI, zg.
Oxzu. Pourquoi ce fleuve ne se jette plus dans la mer Cas- pienne, XXI, 6.
P

Paganisnee. Pourquoi il y avait, et il y pouvait y avoir, dans cette
religion, des crimes inexpiables, XXIV, z 3.
Païens. De ce qu'ils élevaient des autels aux vices, s'ensuit- il qu'ils aimaient les vices ? xxly, z.
Pairs, Henri VIII se défit de ceux qui luï déplaisaient, pax le moyen des commissaires, XII, zz, Étaient les vassaux d'un même seigneur, qui l'assistaient dans les jugements qu'il rendait pour ou contre chacun d'eux, XXVIII, 27. Afin d'éviter le crime de félonie, on les appe- lait de faux jugement, et non pas le seigneur, ibid. Leur devoir était de combattre et de juger, ibid. Comment rendaient la justice, XXVIII, 4z, Quand commencèrent à ne plus être assemblés par le seigneur pour juger, ibid. Ce n'est point une loi qui a aboli les fonctions de pairs dans les cours des sei- gneurs ; cela s'est fait peu à peu, XXVIII, 43•
Paix. Est la première loi natu- relle de l'homme qui ne serait point en société, I, z. Est l'effet naturel du commerce, XX, z.
Paladins. Quelle était leur occu- pation, XXVIII, za.
Palestine, C'est le seul pays, et ses environs, où une religion qui défend l'usage du cochon puisse être bonne  : raisons physiques, XXIV, zs.
Papes. Employèrent les excom- munications pour empêcher que le droiC romain ne s'accré- ditât au préjudice de leurs canons, XXVIII, 4z. Les dé- crétales sont, à proprement parlez, leurs rescrits; et les rescrits sont une mauvaise sorte de législation  :pourquoi,
700
6gz TABLE ANALYTI4UE DES 1~IATIÊAES

XXIX, z7. Pourquoi Louis le Débonnaire abandonna leur élection au peuple romain, XXXI, z;.
Papier. Un impôt sur le papier destiné à écrire les actes serait plus commode que celui qui se prend sur les diverses clauses des actes, XIII, 9.
Papiers circulants. Combien il y en a de sortes  :quels sont ceux qu'il est utile à un État de faire circuler, XXII, r ~.
PnniRivs. Son crime, qui ne doit pas être confondu avec celui de Piautius, fut utile à la liberté, XII, z r .
Parage. Quand il a commencé à s'établir en matière de fiefs, XXXI, z8.
Paraguay. Sagesse des lois que les jésuites y ont établies, IV, 6. Pourquoi les peuples y sont si fort attachés à la religion chré- tienne, tandis que les autres sauvages le sont si peu à la leur, XXV, 3.
Paresse. Celle d'une nation vient de son orgueil, XIX, g. Dé- dommage les peuples des maux que leur fait souffrir le pouvoir arbitraire, XIII, z.
Paresse de l'âme. Sa cause et son effet, XXI V, z 4.
Parlement. Ne devrait jamais frapper ni sur la juridiction des seigneurs ni sur la juri- diction ecclésiastique, II, 4. Il en faut dans une monarchie, ibid. Plus il délibère sur les ordres du prince, mieux il lui obéit, V, to. A souvent, par sa fermeté, préservé le royaume de sa chute, ibid. Son attache- ment aux lois est la sûreté du prince, dans Ies mouvements de 1a monarchie, V, r r. 1.a manière de prononcer des
enquêtes, dans le temps de leur création, n'était pas la méme que celle de la grand'cbambre pourquoi, XXVIII, i;. Ses jugements avaient autrefois plus de rapport à l'ordre poli- tique qu'à l'ordre civil  :quand et comment il descendit dans le détail civil, XXVIII, 39. Rendu sédentaire, il fut divisé en plusieurs classes, ibld. A réformé les abus intolérables de la juridiction ecclésiastique, XXVIII, 4z. Amis, par un arrêt, des bornes à la cupidité des ecclésiastiques, ibid.
Voyez Corps législatif.
Paroles. Quand sont crimes, et quand ne le sont pas, XII, is.
Parricides. Quelle était leur peine, du temps de l'empereur Henri I, XXVIII, 36.
Partage der biens. Est réglé par les seules lois civiles ou poli- tiques, XXVI, 6.
Partage des terres. Quand et com- ment doit se faire  :précautions nécessaires pour en maintenir l'égalité, V, 5. Celui que fit Romulus est la source de toutes les lois romaines sur les successions, XXVII, z. Celui qui se fit entre les Barbares et Ies Romains, lors de la conquête des Gaules, prouve que les Romains ne furent paint tous mis en servitude; et que ce n'est point dans cette préten- due servitude générale qu'il faut chercher l'origine des serfs et l'origine des fiefs, XXX, 7.
Parthes. L'affabilité de leur roi élevé à Rome leur rendit ce prince insupportable cause de cette bizarrerie, XIX, x. Rëvolutions que leurs guerres
701
TABLE ANALYTIQUE DES MATI~BES G93

avec les Romains apportèrent dans le commerce, XXI, 16.
Partie publique. Il ne pouvait y en avoir dans le temps que les lois des Barbares étaient en vigueur  : quand a été éta- blie, XXVIII, 36.
Passions, Les pères peuvent plus aisément donner à leurs en- fants leurs passions que leurs connaissances parti que les républiques doivent tirer de cette règle, IV, 5. Moins nous pouvons donner carrière à nos passions particulières, plus nous nous livrons aux géné- rales ; de là l'attachement des moines pour leur ordre, V, z.
Pasteurs. Moeurs et lois des peuples pasteurs, XVIII, 13.
Patare. Combien la lubricité des femmes y est grande, XVI, 5.
Patriciens. Comment leurs pré- rogatives influaient sur la tran- quillité de Rome  :nécessaires sous les rois  :inutiles pendant la république, XI, I;. Dans quelles assemblées du peuple ils avaient le plus de pouvoir, XI, Iq.. Comment ils devinrent subordonnés aux plébéiens, XI,
1~.
Patrie (amour de la). C'est ce que l'auteur appelle vertu. En quoi consiste  : à quel gouvernement est principalement afFecté, IV, S. Ses effets, V, z.
Pâturages. Les pays où il y en a beaucoup sont peu peuplés, XXIII, i4.
PnuL. Rassonnement absurde de
ce jurisconsulte, XXIX, IG.

Pauvreté. Fait finir les monarchies, VII, 4. Celle d'un petit $rat, qui ne paie point de tributs, est-elle une preuve que, pour rendre un peuple industrieux, il faut le surcharger d'impôts ?
XIII, z. Effets funestes de celle d'un pays, ibid. Celle des peuples peut avoir deux causes : leurs différents effets, XX, 3. C'est une absurdité de dire qu'elle est favorable à la pro- pagation, XXIII, z. Ne vient pas du défaut de propriété, mais du défaut de travail, XXIII, zq. Sources ordinaires de la pau- vreté des particuliers  :moyens de la soulager et de la détruire. I° Les hôpitaux, ou plutôt
des secours qui ne soient que
passagers, comme la cause du mal, qui, dans un temps bien réglé, ne doit jamais étre per- pétuelle; z° L'interdiction de l'hospitalité chez les moines, et de tous les asiles de la paresse, ibid.
Pays de droit écrit. Pourquoi les coutumes n'ont pu y prévaloir sur les lois romaines, XXVIII, Iz. Révolutions que les lois romaines y ont essuyées, ibid.
Pays formés par d'industrie des hommes. La liberté y convient, XVIII, 6.
Payrars. Lorsqu'ils sont à leur aise, la nature du gouverne- ment leur est indifférente,
XVIII, z.
Péché originel. L'auteur était-il obligé d'en parler dans son chapitre premier ? D., I, II, troisième objection.
Péculat. Ce crime est naturel dans les $rats despotiques, V, I ~. La peine dont on le punit à Rome, quand il y parut, prouve que les lois suivent les moeurs,
XIX, z3.
Pédaliers. N'avaient point de prêtres, et étaient barbares, XXV, 4.
Pédanterie. Serait-il bon d'en

702
694 T'AI3LE ANALYTIQUE DES MAT'IËAES

introduire l'esprit en Fiance ? XIX, 5.
Pégu. Comment les successions y sont réglées, V, rq. Un roi de ce pays pensa étouffer de rire, en apprenant qu'il n'y avait point de roi à Venise, XIX, z. Les points principaux de la religion de ses habitants sont la pratique des principales ver- tus morales, et la tolérance de toutes les autres religions, XXIV, 8.
Peine de mort. Dans quel cas est juste, VI, ~.
Peine du talion. Dérive d'une loi antérieure aux lois positives, I, z .
Peines. Doivent être plus ou moins sévères, suivant la nature des gouvernements, VI, g. Aug- mentent ou diminuent dans un État, â mesure qu'on s'ap- proche ou qu'on s'éloigne de la liberté, ibid. Tout ce que la loi appelle peine, dans un )~rat modéré, en est une  : exemple singulier, ibid. Com- ment on doit ménager l'em- pire qu'elles ont sur les es- prits, VI, i z. Quand elles sont outrées, elles corrompent le despotisme mëme, VI, z 3. Le sénat de Rome préférait
celles qui sont modérées

exemple, VI, rq.. Les empe- reurs romains en proportion- nèrent la rigueur au rang des coupables, VI, z5. Doivent être dans une juste proportion avec les crimes la liberté dépend de cette proportion, VI, z6; XII, 4. C'est un grand mal, en France, qu'elles ne soient pas proportionnées aux crimes, VI, r6. Pour- quoi celles que les empe-
reurs romains avaient pro-
poncées contre l'adultère ne furent pas suivies, VII, z3. doivent être tirées de la nature de chaque crime, XII, 4. Quelles doivent être celles des sacrilèges, ibid., —des crimes contre les moeurs, ou contre la pureté, ibid., — des crimes contre la police, ibid., -- des crimes qui troublent la tran- quillité des citoyens, sans en attaquer la sûreté, ibid., —des crimes qui attaquent la sûreté publique, ibid. Quel doït être leur objet, XII, r4. On ne doit point en faire subir qui violent la pudeur, ibid. On en doit faire usage pour arrêter les crimes, et non pour faire changer les manières d'une nation, XIX, z S. Imposées par les lois romaines contre les célibataires, XXIII, zi. Une religion qui n'en annon- cerait point pour l'autre via n'attacherait pas beaucoup, XXV, z. Celles des lois bar- baresétaient toutes pécuniaires ; ce quï rendait la partie publique inutïle, XXVIII, 3G. Pourquoi il y en avait tant de pécuniaires cher les Germains qui étaient si pauvres, XXX, ig.
Peines fiscales. Pourquoi plus grandes en Europe qu'en Asie, XII, ir.
Peiner pécuniaires, Sont préfé- rables aux autres, VI, i 8. On peut les aggraver par l'in- famie, ibid.
Pèlerinage de la Mecque. Gen- giskan le trouvait absurde pourquoi, XXV, 3.
Pénestes. Peuple vaincu par les Thessaliens. Étaient condam- nés â exercer l'agriculture, regardée comme une pro- fession servile, IV, 8.
703
TABLE ANALYTIQUE DES MATIÈRES 695

Pénitences. Règles, puisées dans le bon sens, que l'on doit suivre quand on impose des péni- tences aux autres ou à soi- même, XXIV, z z.
PsNN. Comparé à Lycurgue, IV,

G.
Penaée.r. Ne doivent point être punies, XII, z z .
PI3oNIUS. La perfidie qu'il fit à son père prouve que les offices des comtes étaient annuels, et qu'ils les rendaient perpétuels à force d'argent, XXXI, z.
PÉPIN. Fit rédiger les lois des Frisons, XXVIII, z. Consti- tution de ce prince qui ordonne de suivie la coutume partout où il n'y a pas de lois  ; mais de ne pas préférer la coutume à la loi, XXVIII, z z. Explica- tion de cette constitution, ibid. De son temps, les coutumes avaient moins de force que les lois on préférait cependant les coutumes ;enfin elles prirent entièrement le dessus, ibid. Comment sa maison devint puissante attachement sin- gulier de la nation pour elle, XXXI, G. Se rendit maître de la monarchie en protégeant le clergé, XXXI, zo. Précautions qu'il prit pour faire rentrer les ecclésiastiques dans leurs biens, XXXI, z z. Fait oindre et bénir ses deux fils en même temps que lui  :fait obliger les seigneurs à n'éiire jamais per- sonne d'un autre race, XXXI, i~. Partage son royaume entre ses deux fils, ibid. La foi et hommage a-t-elle commencé à s'établir de son temps  ?XXXI,
33•
Pére.r. Doivent-ils être punis pour leurs enfants ? VI, zo.
C'est le comble de la fureur
despotique, que leur disgrâce entraîne celle de leurs enfants et de leur femme, XII, 30. Sont dans l'obligation natu- relle d'élever et de nourrir leurs enfants ; et c'est pour trouver celui que cette obliga- tion regarde, que le mariage est établi, XXIII, i. Est-il juste que le mariage de leurs enfants dépende de leur consen- tement ? XXIII, 7 Il est contre la nature qu'un pére puisse obliger sa fille à répudier son mari, surtout lorsqu'il a consenti au mariage, XXVI, 3. Dans quels cas sont autorisés, par le droit naturel, à exigez de leurs enfants qu'ils les nourrissent, XXVI, S. Sont- ils obligés, par le droit naturel, de donner à leurs enfants un métier pour gagner leur vie ? ibid. La loi naturelle leur or- donne de nourrir leurs enfants ; mais non pas de les faire héri- tiers, XXVI, 6. Pourquoi ne peuvent pas épouser leurs filles, XXVI, 14. Pouvaient vendre leurs enfants. De là la faculté sans bornes que les Romains avaient de tester, XXVII, z. La farce du na- turel leur faisait souffrir à Rome d'être confondus dans la sixième classe pour éluder la loi Voconienne en faveur
de leurs enfants, ibid.
Père de famille. Pourquoi ne pou- vait pas permettre à son fils, qui litait en sa puissance, de tester, XXVIT, r.
Pères de d'Église. Le zèle avec lequel ils ont combattu les lois juliennes, est pieux, mais mal entendu, XXIII, Zz.
Péricienr. Peuple vaincu par les Crétois. $raient condamnés à
704 exercer l'agriculture, regardée de la conquête de l'$gypte
comme une profession servile, pour leur commerce, XXI, 9. IV, 8.
Perse. Les ordres du roi y sont irrévocables, III, Io. Comment le prince s'y assure la cou- ronne, V, 14. Bonne coutume de cet État, qui permet à qui veut de sortir du royaume, XII, 30. Les peuples y sont heureux, parce que les tributs y sont en régie, XIII, 19. La polygamie, du temps de Jus- tinien, n'y empêchait pas les adultères, XVI, 6, Les femmes n'y sont pas même chargées du soin de leurs habillements, XVI, 14. La religion des Guèbres a rendu ce royaume florissant ; telle de Mahomet le détruit  :pourquoi, XXIV, II. C'est le seul pays où la religion des Guèbres peut convenir, XXIV, sq. Le roi y est chef de la religion
l'Alcoran borne son pouvoir spirituel, XXV, 8. Il est aisê, en suivant la méthode de M. l'abbé Dubos, de prouver qu'elle ne fut point conquise par Alexandre, mais qu'il y fut appelé par les peuples, XXX,



















24.
Perses. Leur empire était des- potique, et les anciens le pre- naient pour une monarchie, XI, ~. Coutume excellente, chez eux, pour encourager l'agriculture, XIV, 8. Com- ment vinrent à bout de tendre leur pays fertile et agréable, XVIII, 7. Étendue de leur empire en surent-ils profiter pour ie commerce ? XXI, 8. Préjugé singulier qui les a toujours empêchés de faire le commerce des Indes, ibid.
Pourquoi ne profitèrent pas
Avaient des dogmes faux, mais très utiles, XXIV, Zo. Pourquoi avaient consacré cer- taines familles au sacerdoce, XXV, 4. Ëpousaient leur mère, en conséquence du pré- cepte de Zoroastre, XXVI, 14..
Personnes. Dans quelle proportion doivent être taxées, XIII, 7,
Peste. L'Ëgypte en est le siège principal  : précautions prises en Europe pour en empêcher la communication, XIV, II. Pourquoi les Turcs prennent si peu de précautions contre cette maladie, ibïd.
Petits-enfants. Succédaient, dans l'ancienne Rome, à l'aïeul paternel, et non à l'aïeul mater- nel  :raison de tette disposition, XXVII, z,
Peuple. Quand il est souverain, comment peut user de sa sou- veraineté, II, z. Ce qu'il doit faire par lui-même quand il est souverain; ce qu'il doit faire par ses ministres, ibid. Doit, quand il a la souveraineté, nommer ses ministres et soin sénat, ibid. Son discernement
dans le choix des généraux et
des magistrats, ibid. Quand il est souverain, par qui doit être conduit, ibid. Son ïnca- pacité dans la conduite de cer- taines affaires, ibïd. De quelle importance il est que, dans les États populaires, la division que l'on en fait par classes soit bien faite, ibid. Ses suf- frages doivent être publics, ibid. Son caractcre, ibid. Doit faire les lois dans une démo- cratie, ibid. Quel est son état dans l'aristocratie, II, 3. Il est utile que, dans une aristocratie,
705
~~IBLE _ANALYTIQUE DES MATIÈRES 6~~

il ait quelque influence dans le gouvernement, ibid. Il est diffi- cile que, dans une monarchie, il soit ce que l'auteur appelle vertueux pourquoi, IIi, 5. Comment, dans les États des- potiques, il est à l'abri des ravages des ministres, III, 9. Ce qui fait sa süreté dans les Etats despotiques, ibid. La cruauté du souverain ie soulage quelquefois, ibid. Pourquoi on méprise sa franchise dans une monarchie, IV, z. 'fient long- temps aux bonnes maximes qu'il a une fois embrassées, V, z. Peut-ii, dans une répu- blique, être juge des crimes de lëse-majesté ? VI, $. Les lois doivent mettre un frein à la cupidité qui le guiderait dans les jugements des crimes de lèse-majesté, ibid. Cause de sa corruption, VIII, ¢. Ne doit pas, dans un $tat libre, avoir la puissance législative
à qui doit la confier, XI, 6. Son attachement pour les bons monarques, XII, z3, Jusqu'â quel point on doit le charger d'impôts, XIII, ~. Veut qu'on lui fasse illusion dans la levée des impôts  :comment on peut conserver cette illusion, ibid. Est plus heureux sous un gou- vernement barbare que sous un gouvernement corrompu,
XIII, IG. SON SALUT EST LA
Pluerilli;I~ LoI, XXVI, z3. Peuple d'Athènes. Comment fut divisé par Solon, II, z.
Peuple de Rome. Son pouvoir sous les cinq premiers rois, Xi, Iz. Comment il établit sa liberté, XI, I¢. Sa trop grande puissance était cause de l'énor- mité de l'usure, XXII, zI. Voy. 8amains et Rome.
Peuple naàrrant. Il est incommode d'y vivre dans le célibat  : il ne l'est point d'y avoir des en- fants  :c'est le contraire dans un peuple formé, XXIII, Io,
Peuple romain. Comment fut divisé par 5exvius Tullius, II, z. Comment était divisé du temps de la république, et comment s'assemblait, XI, 14.
Peuples. Ceux qui ne cultivent point les terres sont plutôt gouvernés par le droit des gens que par le droit civil, XVIII, Iz. Leur gouvetnc- ment, leurs mæurs, XVIII, 13, Ne tirent point leurs orne- ments de l'art, mais de la nature  : de là la longue cheve- lure des rois Francs, XVIII, z3. Leur pauvreté peut dériver de deux causes qui ont différents
effets, XX, ¢,
PHALSAS de Chalcédoine. En vou- lant établir l'égalité, il la rendit odieuse, V, 5.
PHÈDRE. 1~loge de la Phèdre de Racine  :elle exprime les véri-
tables accents de la nature,
XXVI, ¢,
Phénicàens, Nature et étendue de leur commerce, XXI, 6. Réussirent à faire le tour de l'Afrique, XXI, Io. Ptolémée regardait cc voyage comme fabuleux, ibid.
PHILIPPE de Macédoine. Blessé par Aster, XII, z4. Comment profita d'une loi de la Grèce, qui était juste, mais impru- dente, XXIX, 5.
PHILIPPE II, dIt Auguste. Ses établissements sont une des sources des coutumes de France, XXVIII, 45
PHILIPPE IV, dit de Bel. Quelle autorité il donna aux lois de Justinien, XXVIII, ¢z.
706
6~8 TABLE ANALYTIQUE DES 1VfA.TIÈ~ES

PHILIPPE VI, dit de Valois. Abolit l'usage d'ajourner les seigneurs sur les appels des sentences de leurs juges, et soumit leurs baillis à cet ajourne- ment, XXVIII, zz.
PFIILIPPE TI, roi d'Espagne. Ses richesses furent cause de sa banqueroute et de sa misère, XXI, zz. Absurdité dans la- quelle il tomba quand il pros- crivit le prince d'Orange,
XXIX, z 6.
PHILON. Explication d'un pas- sage de cet auteur, touchant les mariages des Athéniens et des Lacédémoniens, V, 5.
Philoso~bes. Où ont-ils appris les lois de la morale ? D., I, I, huitième objection.
Philosophie. Commença à intro- duire le célibat dans l'empire le christianisme acheva de l'y mettre en crédit, XXIII, 2I.
PIERRE IeT (le czar). Mauvaise loi de ce prince, XII, z6. Loi sage de ce prince, XIII, 6. S'y prit mal pour changer les moeurs et les manières des Moscovites, XIX, 14. Com- ment ajoint le Pont-Euxin à ]a mer Caspienne, XXI, G.
Piété. Ceux que cette vertu inspire parlent toujours de la religion, parce qu'ils l'aiment, XXV, I.
Pistes. Voyez Édit de Pister.

Places fortes. Sont nécessaires sux les frontières d'une monar-
chie; pernïcieuses dans un
État despotique, IX, g.
Placite des hommes libres. Ce qu'on appelait ainsi dans les temps les plus reculés de la monarchie,
XXX, 18.
Plaideurs. Comment traités en Turquie, VI, i. Passions fu- nestes dont ils sont animés, ibid.
Plaines. La monarchie s'y établit mieux qu'ailleurs, XVIII, r et z.
Plantes. Pourquoi suivent mieux les lois naturelles que les
bêtes, I, z .
PLATON. Ses lais étaient la cor- rection de celles de Lacédé- mone, IV, 6. Doit servir de modèle à ceux qui voudront faire des institutions nouvelles,
IV, 6. Ses lois ne pouvaient subsister que dans un petit État, iV, 7. Regardait la mu- sique comme une chose essen- tielle dans un $tat, IV, 8. Voulait qu'on punît un citoyen qui Faisait ie commerce, ibid. Voulait qu'on punît de mort ceux qui recevraient des pré- sents pour faire leur devoir,
V, z7. Compare la vénalité des charges à la vénalité de la place de pilote dans un vais- seau, V, z9. Ses lois ôtaient
aux esclaves la défense natu-
relle on leur doit même la défense civile, XV, z7. Pour- quoi il voulait qu'il y eût moins de Iois dans une ville où il n'y a point de commerce maritime, que dans une ville où il y en a, XX, 18. Ses préceptes sur la propagation, XXIII, I~. Regardait, avec rai- son, comme également impies ceux qui nient l'existence de Dieu, ceux qui croient qu'il ne se mcle point des choses d'ici-bas, et ceux qui croient qu'on l'apaise par des présents. XXV, ~. A fait des lois d'épargne sur les fünérai]les, ibid. Dit que les dieux ne peuvent pas avoir les offrandes des impies pour agréables, puis- qu'un homme de bien rougi- rait de recevoir des présents
707
TABLE ANALYTIQUE DES MATIÈRES U99

d'un malhonnête homme, ibid. Loi de ce philosophe, contraire à la loi naturelle, XXVI, 3. Dans quel cas il voulait que l'on punît le suicide, XXIX, g. Loi vicieuse de ce philosophe, XXIX, 16. Source du vice de quelques-unes de ses lois, XXIX, Iq.
PLAUTIUS. Son crime, qu'il ne faut pas confondre avec celui de Papirius, affermit la liberté de Rome, XII, zI.
Plébéiens. Pourquoi on eut tant de peine, à Rome, à les élever aux grandes charges; pour- quoi ils ne le furent jamais à Athènes, quoiqu'ils eussent droit d'y prétendre dans l'une et dans l'autre viIle, II, z. Comment ils devinrent plus puissants que les patriciens, XI, IG. A quoi ils bornèrent leur puissance â Rome, XI, z 7. Leur pouvoir et leurs fonctions, â Rome, sous les rois et pendant la république, ibid. Leurs usurpations sur l'au- torité du sénat, XI, 18.
Voyez Peuple de Rome.
Plébiscites. Ce que c'était  :leur origine, et dans quelles assem- blées ils se faisaient, XI, IG.
PLUTARQUE. Dlt qUe la 101 est la

reine de tous les mortels et immortels, I, z. Regardait la musique comme une chose essentielle dans un État,' IV, 8. Trait horrible qu'il rapporte des Thébains, ibid. Le nouvel- liste ecclésiastique accuse l'au- teur d'avoir cité Plutarque, et il est vrai qu'il a cité Plu- tarque, D., I, I, seconde objec- tion.
Poéies. Les décemvirs avaient pro- noncé, àRome, la peine de mort contre eux, VI, 15.
Caractère de ceux d'Angleterre, XIX, a7.
Poids. JEst-il nécessaire de les rendre uniformes par tout le royaume ? XXIX, x8.
Point d'honneur. Gouvernait tout, au commencement de la troi- sième race, XXVIII, z g. Son origine, XXVIII, ao. Com- ment s'en sont formés les différents articles, ibid.
Poisson. S'ii est vrai, comme on le prétend, que ses parties hui- leuses favorisent la génération, la règle de certains ordres mo- nastiques est ridicule, XXIII, z3.
Palice. Ce que les Grecs nom- maientainsi, XI, i I . Quels sont les crimes contre la police; quelles en sont les peines, XII, 4. Ses règlements sont d'un autre ordre que les autres lois civiles, XXVI, a4. Dans l'exercice de la police, c'est le magistrat, plutôt que la loi, qui punit il n'y faut guère de formalités, point de grandes punitions, point de grands exemples; des règlements, plu- tôt que des lois pourquoi, ibid.
Politesse. Ce que c'est en elle- même  : quelle est la source de celle qui est en usage dans une monarchie, IV, z. Flatte autant ceux qui sont polis que ceux envers qui ils le sont, ibid. Est essentielle dans une monarchie ; d'où elle tire sa source, ibid., XIX, g. Est utile en France  : quelle y en est la source, XIX, 6. Ce que c'est  : en quoi elle diffère de la civilité, XIX, 16. Il y en a peu en Angleterre  :elle n'est entrée à Rome que quand la liberté en est sortie, XIX, i8. C'est
708
zoo TABLE ANALYTIQUE DES MATIÈRES

celle des moeurs, plus que celle des manières, qui doit nous distinguer des peuples barbares, ibid. Naît du pouvoir absolu, ibid.
Politique. Emploie, dans les mo- narchies, le moins de vertu qu'il est possible, III, 5. Ce que c'est  : le caractère des Anglais les empêche d'en avoir, XIX, z7. Est autorisée par la religion chrétienne, XXIV, z.
Politiques. Ceux de l'ancienne Grèce avaient des vues bien plus saines que les modernes sut le princspe de la démo- cratie, III, 3. Sources des faux raisonnements qu'ils ont faits sur le droit de la guerre, X, 3.
Pologne. Pourquoi l'aristocratie de cet 1~tat est la plus imparfaite de toutes, TI, 3. Pourquoi ü y a moins de luxe que dans d'autres États, VII, z. L'in- surrection y est bien moins utile qu'elle ne l'était en Grèce, VIII, it. Objet principal des lois de cet État, XI, q. Il lui serait plus avantageux de ne faire aucun commerce que d'en faire un quelconque, XX,
z3.
Polonais. Pertes qu'ils font sur
leur commence en blé, XX, 9.
Poltronnerie. Ce vice, dans un
particulier, membre d'une na-
tion guerrière, en suppose

d'autres la preuve par le
combat singulier avait donc une raison fondée sur I'Pxpé- rience, XXVIII, i~.
Poltronr. Comment étaient punis chez les Germains, XXX, Y9.
POLYBE. Regardait la musique comme nécessaire dans un $rat, IV, 8.
Polygamie. Inconvénient de la polygamie dans les familles des princes de l'Asie, V, z4. Quand la religion ne s'y op- pose pas, elle peut avoir lieu
dans les pays chauds  :raison
de cela, XVI, z. Raisons de religion à part, elle ne doit pas avoir lieu dans les pays tempérés, ibid. La loi qui la défend se rappoxte plus au physique du climat de l'Europe qu'au physique du climat de l'Asie, ibid. Ce n'est point la richesse qui l'introduit dans un État  : la pauvretê peut faire le même effet, XVI, 3. N'est point un luxe, mais une occasion de luxe, ibid. Ses
diverses circonstances, XVI,
4. Pays oû une femme a plu- sieurs maris raisons de cet usage, ibid. A rapport au cli- mat, ibid. La disproportion dans le nombre des hommes et des femmes peut-elle être assez grande pour autoriser la pluralité des femmes ou celle des maris ? ibid. Ce que l'au- teur en dit n'est pas pour en justifier l'usage, mais pour en rendre raison, ibid. Consi- dérée en elle-même, XVI, 6. N'est utile ni au genre humain,
ni ~ aucun des deux sexes, ni
aux enfants qui en sont le fruit, ibid. Quelque abus qu'on en fasse, elle ne prévient pas toujours les désirs pour la femme d'un autre, ibid. Mène â cet amour, que la nature désavoue, ibid. Ceux qui en usent, dans les pays où elle est permise, doivent rendre tout égal entre leurs femmes, XVI, ~. Dans les pays oû elle a lieu, les femmes doivent être séparées d'avec les hommes,
709
TABLE ANALYTIQUE DES MATIÈRES foi

XVI, 8. N'était permise, chez les Germains, qu'aux nobles, et aux rois seulement, du temps de  !a première race, XVIII, z4. On ne connaît guère les bà- tards dans les pays où elle est permise, XXIII, 6. Elle a pu faire déférer la couronne aux enfants de la soeur, à l'exclu- sion de ceux du roi, XXVI, G. Règle qu'il faut suivre dans un État où elle est permise, quand il s'y introduit une religion qui la défend, XXVI, ro. Mauvaise foi ou stupi- dité du nouvelliste, dans les reproches qu'il fait à l'auteur sur la polygamie, D., art. de la polygamie.
POMPÉE. Ses soldats apportèrent de Syrie une maladie à peu près semblable à ia lèpre elle n'eut pas de suite, XIV, ii.
Pont-Euxin. Comment Séleucos Nicanor aurait pu exécuter le projet qu'il avait de le joindre à la mer Caspienne. Comment Piexre Ier 1'a exécuté, XXI, G.
Pontife. Il en faut un dans une religion qui a beaucoup de ministres, XXV, 8. Droit qu'il avait, à Rome, sur les hérédités ; comment on l'éludait, XXIX,
8.
Pontificat. En quelles mains doit être déposé, XXV, 8.
POPE. L'auteur n'a pas dit un mat du système de Pope, D., I, tr, cinquième objection.
Population. Elle est en raison de la culture des terres et des arts, XVIII, io. Les petits États lui sont plus favorables que les grands, XXIII, z4. Moyens que i'on employa sous Auguste pour la favo- riser, XXVI, F.
Voyez Propagation.
Port d'armes. Ne doit pas étte puni comme un crime capital, XXVI, z4.
Port franc. Il en faut un dans un État qui fait le commerce d'économie, XX, z z.
Ports de mer. Raison morale et physique de la population que l'on y remarque, malgré l'ab- sence des hommes, XXIII, r;.
Portugais. Découvrent le cap de Bonne-Espérance, XXI, zi. Comment il§ trafiquèrent aux Indes, ibid. Leurs conquêtes et leurs découvertes. Leur dif- fërend avec les Espagnols  :par qui jugé, ibid. L'or qu'ils ont trouvé dans le Brésil les ap- pauvrira, et achèvera d'ap- pauvrir les Espagnols, XXI, zz, Bonne loi maritime de ee peuple, XXVI, zs,
Portugal. Combien le pouvoir du clergé y est utile au peuple, II, 4. Tout étranger, que le droit du sang y appellerait à la couronne, est rejeté, XXVI, z;.
Pouvoir. Comment on en peut réprimer l'abus, XI, 4.
Pouvoir arbitraire. Maux qu'il fait dans un État, XIII, z.
Pouvoir paternel. N'est point l'ori- gine du gouvernement d'un seul, I, ;.
Pouvoirs. Il y en a de trois sortes en chaque État, XI, 6. Comment sont distribués en Angleterre, ibid. ll est impor- tant qu'ils ne soient pas réunis dans la mème personne, ou dans le même corps. Effets salutaires de la division des trois pouvoirs, ibid. A qui doivent être confiés, ibid. Com- ment furent distribués à Rome, XI, z 4, z 7 et r 8. —Dans les provinces de la domination romaïne, XI, t9.
710
~oz  ?'ABLE ANALYTIQUE DES MATIÈRES

Pouvoirs intermédiaires. Quelle est leur nécessité, et quel doit être leur usage dans la mo•- narchie, II, 4. Quel Corps doit plus naturellement en être dé- positaire, ibid.
Praticiens. Lorsqu'us commen- cèrent à se former, les seigneurs perdirent l'usage d'assembler leurs pairs pour juger, XXVIII,
4z, Les ouvrages de ceux qui
vivaient du temps de saint Louis sont une des sources de nos coutumes de France, XXVIII, 45•
Pratiques religieuses. Plus une religion en est chargée, plus elle attache ses sectateurs, XXV, z.
Pratiques superstitieuses. Une reli- gion qui fait consister dans
leur observance le principal
mérite de ses sectateurs, auto- rise par là les désordres, la débauche et les haines, XXIV,
z4 et zz.
Préceptes. La religion en doit moins donner que de conseils, XXIV, 7.
Préceptions. Ce que c'était sous la première race de nos rois ;
par qui et quand l'usage en
£ut aboli, XXXI, z. Abus qu'on en fit, XXXI, z3.
Prédesti~ration. Le dogme de Ma- homet, sur cet objet, est per- nicieux à la société, XXIV, ix. Une religion, qui admet ce dogme, a besoin d'@tre sou- tenue par des lois civiles sé- véres, er sévèrement exécutèes. Source et effets de la prédesti- nation mahométane, XXIV, z4. Ce dogme donne beaucoup d'attachement pour la reiigion qui l'easeigne, XXV, z.
Prérogatives. Celles dea nobles ne

doivent pas passer au peuple, V, ~,
Prérents. On est obligé, dans les États despotiques, d'en faire à ceux à qui on demande des grâces, V, i~. 5ont odïeux dans une république et dans une monarchie, ibid. Les magis- trats n'en doivent recevoir aucun, ibid. C'est une grande impiété de croire qu'ils apaisent aisément la Divinité, XXV, 7.
Présomption. Celle de la loi vaut mieux que celle de l'homme, XXIX, iG.
Prêt. Du prêt par contrat, XXII,

zi.
Prêt r2 intérêt. C'est dans l'Évan- gile, et non dans les rêveries des scolastiques, qu'il en Eaut chercher la doctrine, XXI, zo.
Préteurs. Qualités qu'ils doivent avoir, II, z. Pourquoi intro- duisirent à Rome les actions de bonne foi, XI, 4. Leurs principales fonctions à Rome, XI, z 8. Temps de leur créa- tion  :leurs fonctions ; durée de leur pouvoix à Rome, ibid. Sui- vaient la lettre plutôt que l'es- prit des lois, XXVII, z. Quand commencèrent à être plus tou- chés des raisons d'équité que de l'esprit de la loi, ibid.
Prêtres. Sources de l'autorité qu'ils ont ordinairement chez les peuples barbares, XVIII, 3z. Les peuples qui n'en ont point sont ordinairement bar- bares, XXV, 4. Leur origine. Pourquoi on s'est accoutumé à les honorer, ibid. Pourquoi sont devenus un corps séparé, ibid. Dans quel cas il serait dangereux qu'il y en eut trop, ibid. Pourquoi il y a des religions qui leur ont ôté non seulement l'embarras des
711
TABLE ANALYTIQUE DES 7l~lATIÈRES 703-

affaires, mais même celui d'une famille, ibid.
Preuves. L'équité naturelle de- mande que leur évidence soit proportionnée à la gravité de l'accusation, D., I, I Celles que nos pères tiraient de l'eau bouillante, du fer chaud et du combat singulier, n'étaient pas si imparfaites qu'on le pense, XXVIII, 17.
Preuves négatives. N'étaient point admises par la loi salique  :elles t'étaient par les autres lois barbares, XXVIII, 13. En quoi consistaient, ibid. Les inconvé- tùents de la loi qui les admet- tait étaient réparés par celle qui admettait le combat singulier, XXVIII, 14. Exception de la loi salique à cet égard, ibid. Autre exception, XXVIII, 16.
Inconvénients de celles qui étaient en usagc chez nos
pères, XXVIII, 18. Comment entraînaient la jurisprudence du combat judiciaire, ibid. Ne furent jamais admises dans les tribunaux ecclésiastiques, ibid.
Preuves par l'eau bouillante. Ad- mises par la loi salique. Tem- pérament qu'elle prenait pour en adoucir la rigueur, XXVIII, IG. Comment se faisaient, XXVIII, 17. Dans quel cas on y avait recours, ibid.
Preuves par l'eaes froide. Abolies
par Lothaire, XXVIII, 18.

Preuves par le combat. Par quelles lois admises, XXVIII, 14-18. Leur origine, XXVIII, 14. Lois particulières à ce sujet, ibid. Étaient en usage chez les Francs  :preuves, XXVIII, z8. Comment s'étendirent, ibid. Voyez Combat judiciaire.
Preuves par le feu. Comment se faisaient. Ceux qui y succom-
baient étaient des efféminés, qui, dans une nation guer- rière, méritaient d'être punis, XXVIII, 17.
Preuves par témoins. Révolutions qu'a essuyées cette espèce de preuves, XXVIII, 4.4.
Prière. Quand elle est réitérée un certain nombre de Fois par jour, elle porte trop à la contemplation, XXIV, II.
Prrnce. Comment doit gouverner une monarchie. Quelle doit être Ia. règle de ses volontés,
II, 4. Est la source de tout pouvoir dans une monarchie, ibid. Il y en a de vertueux,
III, 5. Sa sûreté, dans les mouvements de la monarchie, dépend de l'attachement des corps intermédiaires pour les lois, V, I I. En quoi consiste s,1 vraie puissance, IX, 6. Quellë réputation lui est la plus utile, X, z. Souvent ne sont tyrans que parce qu'ils sont faibles, XII, 8. Ne doit point empêcher qu'on lui parle des sujets dis, graciés, XII, 3o. La plupart de ceux de l'Europe emploient, pour se ruiner, des moyens que le fils de famille le plus dérangé imaginerait à peine, XIII, 1~. Doit toujours avoir une somme de réserve  : il se ruine quand il dépense exactement ses re- venus, XIII, 18. Règles qu'il doit suivre quand il veut faire de grands changements dans sa nation, XIX, 14. Ne doit point faire le commerce, XX, 19. Dans quels rapports peut fixer la valeur de la monnaie, XXII, Io. Il est nécessaire qu'il croie, qu'il aime, ou qu'il craigne [a religion, XXIV, i. N'est pas libre relativement aux princes des autres États voisins, XXVI,
712
7oq. TABLE ANALYTI~1 UE I7ES MATIÈRES

zo, Les traités qu'il a été forcé de faire sont aussi obligatoires que ceux qu'il a faits de bon gré, ibid. II est important qu'il soit né dans le pays qu'il gouverne, qu'il n'ait point d'États étrangers, XXVI, z3.
Princes du sang royal. Usage des Indiens pour s'assurer que leur roi est de ce sang, XXVI, G.
Frincipe du gouvernement. Ce que c'est  : en quoi diffère du gou- vernement, III, i. Quel est celui des divers gouverne- ments, III, z. Sa corruption entraîne presque toujours celle du gouvernement, VIII, z et suiv. Moyens très efficaces pour conserver celui de chacun des trois gouvernements, VIII, 5
et suie.
Privilêges. Sont une des sources de la variété des lois dans une monarchie, VT, r, Ce que l'on nommait ainsi à Rome, du temps de la république, XII, g.
Privilèges exclusifs. Doivent rare- ment être accordés pour le commerce, XX, z o.
Prix. Comment celui des choses se fixe dans la variation des richesses de signe, XXII, 7.
Probité. N'est pas nécessaire pour le maintien d'une monarchie, ou d'un $tut despotique, III, 3. Combien avait de force sur le peuple romain, VI, ii.
Procédés. Faisaient, au commence- ment de la troisiême race, toute la jurisprudence, XXVIII, ig.
Procédure. Le combat judi- ciaire l'avait rendue publique, XXVIII, 34. Comment de- vint secrète, ibid. Lorsqu'elle commença à devenir un art, les seigneurs perdirent l'usage
d'assembler Ieurs pairs pour jugez, XXVIII, 4z.
Procédure. par record. Ce que c'était, XXVIII, 34•
Procès entre les Portugais et Ies Espagnols. À quelle occasion par qui jugé, XXI, zY.
Procès criminels. Se faisaient autre- fois en public  :pourquoi. Abro- gation de cet usage, XXVIII,
34•
PROCOPE. Faute commise par cet usurpateur de l'empire, V, z9.
Proconsuls. Leurs injustices dans les provinces, XI, ig.
Procureurs du rai. Utilité de ces magistrats, VI, 8. Établis à Majorque par Jacques II, XXVIII, 36.
Procureurs généraux. T1 ne faut pas les confondre avec ce que l'on appelait autrefois avouès différence de Ieurs fonctions, XXVIII, 3G.
Prodiguer. Pourquoi ne pouvaient pas tester, XXVII, z.
Professions. Ont toutes leur lot. Les richesses pour les traitants; la gloire et l'honneur pour la noblesse; le respect et la consi- dération pour les ministres et pour les magistrats, XIII, zo. Est-il ban d'obliger les enfants
de n'en point prendre d'autre
que celle de leur père ? XX,
zz,
Prolégataire. Ce que c'était à Rome, XXVII, r.
Pro,(iagation. Lois qui y ont rap- port, XXIII, i. Celle des bëtes est toujours constante; celle des hommes est troublée par les passions, par les fantaisies et par le luxe, ibid. Est natu- rellement jointe à la continence publique, XXIII, z. Est très favorisée par la loi qui fine la famille dans une suite de per-
713
 ?'ABLE ANALYTIQUE DES MATIÈRES X05

sonnes du même sexe, XXIII, 4. La dureté du gouvernement y apporte un grand obstacle, XXIII, Iz. Dépend beaucoup du nombre relatif des filles et des garçons, XXIII, Iz. Raison morale et physique de celle que i'on remarque dans les ports de mer, malgré l'absence des hommes, XXIII, z 3. Est
plus ou moins grande suivant
les différentes productions de la terre, XXIII, Iq.. Les vues du législateur doivent à cet égard se conformer au climat, XXIII, x6. Comment était réglée dans la Grèce, XXIII, 17. Lois romaines sur cette matière, XXIII, zz. Dépend beaucoup des principes de la religion, ibid. Est fort gênée par le christianisme, ibid. A besoin d'être favorisée en Europe, XXIII, z6. N'était pas suffi- samment favorisée par l'édit de Louis XIV en faveur des ma- riages, XXIII, z~. Moyens de la rétablir dans un État dépeu- plé  : il est difficile d'en trouver, si la dépopulation vient du despotisme, ou des privilèges excessifs du clergé, XXIII, z8. Les Perses avaient, poux la favoriser, des dogmes faux, mais très utiles, XXIV, zo. Voyez Population.
Propagation de la religion. Est diffi- cile dans des pays éloignés, dont le climat, les lois, les moeurs et les manières dif- férent de ceux où elle est née; et encore plus dans les grands empires despotiques, XXV, z f .
Propres ne remontent poins. Origine de cette maxime, qui n'eut lieu d'abord que pour les fiefs, XXXI, 34•
Propréteurs. Leurs injustices dans les provinces, XI, z ~,
Propriété. Est fondée sur les - lois civiles  :conséquences qui en résultent, XXVI, z f. Le bien public veut que chacun conserve invariablement celle qu'il tient des lois, ibid. La loi civile est son palladium, ibid.
I>raacription. Absurdité dans la rëcompense promise à celui qui assassinerait le prince d'Orange, XXIX, z6. Avec quel art les triumvirs trou- vaient des prétextes pour les faire croire utiles au bien public, XII, z 8.
Prostitution. Les enfants dont le père a exposé la pudicité sont-ils obligés, par le droit naturel, de le nourrir quand il est tombé dans l'indigence ? XXVI, 5.
Prostitution publique. Contribue peu à la propagation pour- quoi, XXIII, z.
PROTAIRE. Iiavori de Brunehault  : fut cause de la perte de cette princesse, en indisposant la noblesse contre elle, par l'abus qu'il faisait des fiefs, XXXI,
z.
Protestants. Sont moins attachés à leur religion que les catho- liques pourquoi, XXV, z.
Protertantisme. S'accommode mieux d'une république que d'une monarchie, XXIV, y. Les pays où il est établi sont
moins susceptibles de fêtes
que ceux oû règne le catho- licisme, XXIV, z3.
PYOUinces romaines. Comment étaient gouvernêes, XI, z9. Étaient dësolées par les trai- tants, ibid.
PrOLÉMÉB. Ce que ce géo-

grapheconnaissait de l'Afrique,
714
706 TABLE ANALYTIQUE DES MATIÈRES

XXI, ro. Regardait le voyage des Phéniciens autour de l'Afrique comme fabuleux  ; joignait l'Asie à  !'Afrique par une terre qui n'exista jamais; la mer des Indes, selon lui, n'était qu'un grand lac,
ihid.
Puhdic (bien). C'est un paralo- gisme de dire qu'il doit l'em- porter sur le bien particulier, XXVI, ig.
Publicains. Voyez Impôts, Tributs,
Fermer, Fermiers, Traitants.

Pudeur. Doit être respectée dans la punition des crimes, XII, z4. Pourquoi la nature l'a
donnée à un sexe plutôt qu'à
un au#re, XVI, z2.
Puissance. Combien il y en a de sortes dans un État entre quelles mains le bien de l'État demande qu'elles soient dépo- sées, XI, 6. Comment, dans un $tat libre, les trois puis- sances, celle de juger, l'exé- cutrice et la législative doivent se contre-balancer, ibid.
Puissance de juger. Ne doit jamais, dans un état libre, être réunie avec la puissance législative exceptions, XI, G.
Puissance exécutrice. Doit, dans un État vraiment libre, être entre les mains d'un monarque, XI, G. Comment doit êtrc tempérée par la puissance légis-
lative, ibid.
Pzrirsance législative. En quelles mains doit être déposée, XI, 6. Comment doit tempérer la puissance exécutrice, ihid. Ne peut, dans aucun cas, être accusatrice, ibid. A qui était confiée â Rome, XI, z G.
Puissance militaire. C'était un principe fondamental de la monarchie, qu'elle fût toujours
réunie à la juridiction civile pourquoi, XXX, z 8.
Puissance paternelle. Combien est utile dans une démocratie pourquoi on l'abolit à Rome, V, 7. Jusqu'où elle doit s'étendre, ibid.
Puirrance politique. Ce que c'est, I, 3.
Punitions. Avec quelle modération on en doit faire usage dans une république. Cause du danger de leur multiplicité et de leur sévérité, XII,- i 8.
Voyez Peines,
Pupidler. Dans quel cas on pou- vait ordonner le combat judi- ciaire dans les affaires qui les regardaient, XXVIII, z5.
Puretê corporelle. Les peuples qui s'en sont formé une idée ont respecté les prêtres, XXV, 4.
Pyrénées. Renferment-elles des
mines précieuses ? XXI, z.

PXTHAGORE. Est-ce dans ses

nombres qu'il faut chercher la raison pourquoi un enfant naît à sept mois ? XXIX, z6.
Q

°Questeur du parricide. Par qui était nommé, et quelles étaient ses fonctions à Rome, XI, z 8.
~uestion ou torture. L'usage en doit être aboli  :exemples qui le prouvent, VI, x7. Peut subsister dans les $tats des- potiques, ibid. C'est l'usage de ce supplice qui rend ia peine des faux témoins capi- tale en France; elle ne l'est point en Angleterre, parce qu'on n'y fait point usage de la question, XXIX, r i.
~uertians de droit. Par qui étaient jugées à Rome, XI, z 8.
715 Querrions de .fait. Par qui étaient jugées à Rome ? XI, 18.
Questions perpétuelles. Ce que c'était. Changements qu'elles causèrent à Rome, VII, I I ; XI, 18.
QUINTIUS CINCINNATUS. La ma-
nière dont il vint à bout de lever une aimée à Rome, malgré les tribuns, prouve combien les Romains étaient religieux, VIII, z3.
R
Rachat. Origine de ce droit féodal, XXXI, 33•
RACxIS. Ajouta de nouvelles lois à celtes des Lombards, XXVIII, x.
RACINE. Éloge de la Phèdre de ce poète, XXVI, ç.
RADAMANTE. Pourquoi expédiait- il les procès avec célérité ? XIX, zz.
Rogure. Durée des magistratures
de cette république, Ii, 3.

Raillerie. Le monarque doit tou-
jours s'en abstenir, XII, 28.

Raison. Il y en a une primitive, qui est la source de toutes les lois, I, I . Ce que l'auteur pense de la raison portée à l'excès, XI, 6. Ne produit jamais de grands effets sur l'esprit des hommes, XIX, z7. La résis- tance qu'on lui appose est son triomphe, XXVIII, 38.
Aang. Ceux qui sont établis parmi nous sont utiles ; ceux qui sont établis aux Indes, par la religion, sont pernicieux, XXIV, z2. En quoi consistait
leur différence chez les anciens

Francs, XXVILi, q..
RAOUL, duc de Normandie. A accordé les coutumes de cette province, XXVIIï, 45•
DES MATI$R.ES 707

Rappel. Voyez Successions.
Rapport. Les lois sont les rapports qui dérivent de la nature des choses, I, I. Celui de Dieu avec l'univers, ibid. De ses lois avec sa sagesse et sa puissance, ibid. Les rapports de l'équité sont antérieurs à la loi primitive qui les établit, ibid.
Rapt. De quelle nature est ce crime, XII, 4.
Rareté de l'as et de l'argent. Sous combien d'acceptions on peut prendre cette expression ce que c'est relativement au change; ses effets, XXII, ~.
Rathimburger. Étaient la même chose que les juges ou les échevins, XXX, 18.
Aecéleurs. Punis en Grèce, à Rome et en France, de la même peine que le voleur  :cette loi, qui était juste en Grèce et à Rome, est injuste en France pour- quoi, XXIX, I z.
RECESSUINDE. La loi par laquelle il permettait aux enfants d'une femme adultère d'accuser leur mère était contraire à la nature, XXVI, 4. Fut un des réforma- teurs des lois des Wisigoths, XXVIII, I. Proscrivit les lois romaines, XXVIII, 7. Leva la prohibition des mariages entre les Goths et les Romains
pourquoi, ibid. Voulut inutile- ment abolit le combat judi- ciaire, XXVIII, 18.
Recommander. Ce que c'était que se recommander pour un béné- fice, XXX, 2z.
Récompenser. Trop fréquentes, an-

noncent la décadence d'un
État, V, z 8. Le despote n'en peut donner à ses sujets qu'en argent ; le monarque en hon- neurs qui conduisent à la for-
716
708 TABLE 1IIVALYT'IQUE DES MATIÈRES

tune; et la république en hon- neurs seulement, ibàd. Une reli- gion qui n'en promettrait pas pour l'autre vie, n'attacherait pas beaucoup, XXV, z.
Réconcilàation. La religion en doit fournir un grand nombre de moyens, lorsqu'il y a beaucoup de sujets de haine dans un $tat, XXIV, z7.
Reconnaissance. Est une vertu prescrite par une loi antérieure aux lois positives, I, z.
Régale. Ce droit s'étend-il sur les églises des pays nouvellement conquis, parce que la cou- ronne du roi est ronde ? XXIX,
z6.
Régie der revenus de l'État. Ce que c'est  : ses avantages sur les fermes exemples tirés des grands Ëtats, XIII, z g ; XX,
t3.
Registre Olàm. Ce que c'est, XXVIII, 39•
Registres publics. À quoi ont succédé  :leur utilité, XXVIII,
44•
Reànes rëgnanter et dauaàrà~rer. Il leur était permis, du temps de Gontran et de Childe- bert, d'aliéner pour toujours, même par testament, les choses qu'elles tenaient du fisc, XXXI,
7•
Relàgàon. C'est par ses lois que Dieu rappelle sans cesse l'homme à lui, I, x. Pourquoi a tant de force dans les États despo- tiques, II, 4. Est, dans les États despotiques, supérieure aux volontés du prince, III, io. Ne borne point, dans une monarchie, les volontés du prince, ibid. Ses engagements ne sont point conformes à ceux du monde; c'est là une des principales sources de l'in-
conséquence de notre conduite, IV, 4. Quels sont les crimes qui l'intéressent, XII, q.. Peut mettre un peu de liberté dans. les États despotiques, XII, zg. Raisons physiques de son im- mutabilité en Ctrient, XIV, 4. Doit, dans les climats Chauds, exciter les hommes à la culture des terres, XIV, 7. A-t-on droit, pour travailler à sa pro- pagation, de réduire en es- clavage ceux qui ne ia pro- fessent pas ? C'est cette-idée qui encouragea les destructeurs de l'Amérique dans leurs crimes, XV, 4. Gouverne les hommes concurremment avec le climat, les lois, les moeurs, etc., de ]à naît l'esprit général d'une na- tion, XIX, 4. Corrompit les mæurs à Corinthe, XXi, ~. A établi, dans certains pays, di- vers ordres de femmes légi- times, XXIII, 5. C'est par raison de climat qu'elle veut, à Formose, que la prêtresse fasse avorter les femmes qui accou- cheraient avant l'âge de trente- cinq ans, XXIII, i 6. Les prin- cipes de différentes religions, tant8t choquent, tant8t favo- risent la _propagation, XXIII, zi. Entre les fausses, la moins mauvaise est celle qui contribue le plus au bonheur des hommes dans cette vie, XXIV, z. L'au- teur en parle, non comme théo- logien, mais comme politique
il ne veut qu'unir les intérêts de la vraie religion avec la poli- tique  :c'est être fort injuste que de lui prêter d'autres vues, ibid. Vaut-il mieux n'en avoir
point du tout que d'en avoir
une mauvaise ? XXIV, z. Est- elle un motif réprimant ? Lcs maux qu'elle a faits sont-ils
717
TABLE ANALYTIQUE DES MATI~KES Ion

comparables aux biens qu'elle a faits ? ibid. Doit donner plus de conseils que les lois, XXIV, 7. Quelle qu'elle soit, elle doit s'accorder avec les lois de la morale, XXIV, 8. Ne doit pas trop porter à la contempla- tion, XXIV, II. Quelle est celle qui ne doit point avoir de crimes inexpiables, XXIV, I j. Comment sa force s'ap- plique àcelle des lois civiles. Son principal but doit être de rendre les hommes bons ci- toyens, XXIV, 14. Celle qui ne promet ni récompense, ni peine dans l'autre vie, doit être soutenue par des lois sévères, et sévèrement exécutées, ibid. Celle qui admet la fatalité ab- solue endort les hommes; il faut que les lois civiles les excitent, ibid. Quand elle dé- fend ce que les lois civiles doivent permettre, il est dan- gereux que, de leur côté, elles permettent ee qu'elle doit condamner, ibid. Quand elle fait dépendre le salut de cer- taines pratiques indifférentes, elle autorise la débauche, les dérèglements et les haines, ibid, et XXIV, 22. C'est une chose bien funeste quand elle attache la justification à une chose d'accident, XXIV, 14. Celle qui ne promettrait, dans l'autre monde, que des récom- penses et point de punitions, serait funeste, ibid. Comment celles qui sont fausses sont quelquefois corrigées par ics lois civiles, XXN, r 5. Com- ment ses lois corrigent les inconvénients de la constitu- tion politique, XXIV, Iii, Comment peut arrêter l'effet des haines particulières, XXIV,
17. Comment ses lois ont l'effet des lois civiles, XXIV, r8. Ce n'est pas la vérité ou la fausseté des dogmes qui les rend utiles ou pernicieuses ; c'est l'usage ou l'abus qu'on fait de ces dogmes, XXIV, r9. Ce n'est pas assez qu'elle éta- blisse un dogme, il faut qu'elle le dirige, ibid. Il est bon qu'elle nous mène à des idées spiri- tuelles, ibid. Comment peut encourager la propagation, ibid. Usages avantagea$ ou per- nicieux qu'elle peut faire de la métempsycose, XXIV, zI. Ne doit inspirer de mépris que pour les vices, ibid. Doit être fort réservée dans l'établisse- ment des fêtes qui obligent à la cessation du travail; elle doit même, à cet égard, consul- ter le climat, XXIV, 23. Est susceptible de lois locales, rela- tives à la nature et aux pro- ductions du climat, XXIV,
i4. Moyens de la rendre plus

générale, ibid. Il y a de l'in- convénient àtransporter une religion d'un pays à un autre, XXIV, 2g. Celle qui est fondée sur le climat ne peut sortir de son pays, XXIV, 2fi. Toute religion doit avoir ses dogmes particuliers et un culte général, ibid. Différences caurer de l'at- tachement plus ou mains fora que  !'on peut avoir pour ra religion. I~ L'idolâtrie nous attire sans nous attacher. La spiritualité ne nous attire guère; mais nous, y sommes attachés. z° La spiritualité, jointe aux idées sensibles dans le culte, attire et attache. De là, les catholiques tiennent plus à leur religion que les protestants à la leur. 3~ La spiritualité jointe à une
718
Iio TABLE ANALYTIQUE DES MATI~RES

idée de distinction de la part de la divinité. De là, tant de bons musulmans. 4° Beau- coup de pratiques qui occupent. De là, l'attachement des maho- métans, des Juifs, et l'indiffé- rence des barbares. 5 ° La pro- messe _des récompenses et la crainte des peines. G° La pureté de la morale. 7° La magnificence du culte. 8° L'éta- blissement des temples, XXV, z. Nous aimons, en fait de religion, tout ce qui suppose un effort, XXV, 4. Pourquoi a introduit le célibat de ses ministres, ibid. Bornes que les lois civiles doivent mettre aux richesses de ses ministres, XXV, S. Il faut faire des lois d'épargne, XXV, ~. Ne doit pas, sous prétexte de dons, exiger ce que les nécessités de l'État ont laissé aux peuples, ibid. Ne doit pas encourager les dépenses de funéxailles, ibid. Cclle qui a beaucoup de ministres doit avoir un pon- tife, XXV, 8. Quand on en tolère plusieurs dans un État, on doit les obliger de se
tolérer cntxe elles, XXV, 9.

Celle qui est opprimée devient elle-même tôt ou tard répri- mante, ibid. Il y a que celles qui sont intolérantes qui aient du zèle pour leur propagation, XXV, io. C'est une entreprise foxt dangereuse poux un prince, même despotique, de vou- loir changer celle de son État pourquoi, XXV, ii. Excès horrible et inconsé- quences monstrueuses qu'elle produit quand elle dégénère en superstition, XXV, iz et x3. Elle court risque d'être cruelle- ment persécutée et bannie, si
elle résiste, avec raideur, eus lois civiles qui lui sont oppo- sées, XXV, z5. Poux en faire changer, les invitations, telles que sont la faveur, l'espérance de la fortune, etc., sont plus fortes que les peines, XXV, tz. Sa propagation est difficile, surtout dans les pays éloignés, dont le climat, les lois, les mo'urs et les manières sont différents de ceux où elle est
née, et encore plus dans les

grands empires despotiques, XXV, is. C'est la seule chose fixe qu'il y ait dans un État despotique, XXVI, 2. D'où vient sa principale force, ibid. C'est elle qui, dans certains États, fixe le trône dams cer- taines familles, XXVI, 6. On ne doit point décider par ses préceptes, lorsqu'il s'agit de ceux de la loi naturelle, XXVI, 7. Ne doit pas ôter la défense naturelle par des austérités de pure discipline, ibid. Ses lois ont plus de sublimité, mais moins d'étendue que les lois civiles, XXVI, ~. Objet de ses lois, ibid. Les principes de ses lois peuvent rarement régler ce qui doit l'être par les prin- cipes du droit civil, ibid. Dans quel cas on ne doit pas suivre sa loi qui défend, mais la loi civile qui permet, XXVI, io. Dans quel cas il faut suivre ses lois, à l'égard des ma- riages; et dans quel cas il faut suivre les lois civiles, XXVI, x 3. Les idées de religion ont souvent jeté les hommes dans de grands égarements, XXVI, z4. Quel est son esprit, ibid. De ce qu'elle a consacré un usage, il ne faut pas conclure que cet usage est naturel, ibid.
719
TABLE AIVALYTI~UE DES MATIÉRES 7xx

Est-il nécessaire de la rendre uniforme dans toutes les par- ties de l'$tat ? xXIX, x8. Dans quelles vues l'auteur a parlé de la vraie, et dans quelle vue il a parlé des fausses,
D., Première partie, septième et dixième objections.
Religion catholique. Convient mieux à une monarchie que la protes- tante, XXIV, g.
Religion chrétienne. Combien nous a rendus meilleurs, X, 3. Il est presque impossible qu'elle s'établisse jamais à la Chine, XIX, x 8. Peut s'allies tris difficilement avec le despo- tisme, facilement avec la mo- narchie et le gouvernement républicain, ibid., XXIV, 3. Sépare l'Europe du reste de l'u~aivers ; s'oppose à la répa- ration des pertes qu'elle fait du côté de la population, XXiIi, zg. A pour objet le bonheur éternel et temporel des hommes; elle veut donc qu'ils aient les meilleures lois politiques et civiles, XXIV, x. Avantages qu'elle a sur toutes les autres religions, même par rapport à cette vie, XXIV, 3. N'a pas seulement pour objet notre félicité future, mais elle fait notre bonheur dans ce monde  :preuve par faits, ibid. Pourquoi n'a point de crimes
inexpiables  :beau tableau de
cette religion, XXIV, x3.
—L'Esprit des Lois n'étant qu'un ouvrage de pure politique et de pure jurisprudence, l'au- teur n'a pas eu pour objet de faire croire à la religion chré- tienne, mais il a cherché à la faire aimer, D., Première partie,
I. Preuve. que M. de Montes- quieu la croyait et l'aimait,
ibid., II. Ne trouve d'ob- stacles nulle part où Dieu la veut établir, D., art. tolérance, shristianisme.
Religion de  !'âle Formose. La sin- gularité de ses dogmes prouve qu'il est dangereux qu'une religion condamne ce que le droit civil doit permettre, xxly, x4.
Refigian des Indes. Prouve qu'une religion, qui justifie par une chose d'accident, perd inuti- lement le plus grand ressort qui soit parmi les hommes, XXIV, x4.
Religion des Tartares de Gengiskan. Scs dogmes singuliers prouvent qu'il est dangereux qu'une religion condamne ce que le droit civil doit permettre,
XXIV, x4.
Religion juive. A été autrefois chérie de Dieu; elle doit l'être encore réfutation de ce rai- sonnement, quï est la source de l'aveuglement des Juifs,
XXV, z 3.
religion naturelle. Est-ce en @tre sectateur de dire que l'homme pouvait, à tous les instants, oublier son créateur, et que Dieu l'a rappelé à lui par les lois de la religion ? D., Pre-
mière partie, septième objection,
que le suicide, est en An- gleterre, l'effet d'une maladie ? D., ibid.; dixième objection, — que d'expliquer quelque chose de ses principes ? D., ibid. Loin d'être la même chose que l'athéisme, c'est elle qui fournit les raisonnements pour le combattre, D., ibid.
Religion protestante. Pourquoi est- elle plus répandue dans le Nord ? XXIV, 5.
Religion révélée. L'auteur en xe-

720
7iz TAB.L.E ANA~,YTIQUE DES MANIÈRES

connaît une  :preuve, D., pre- mière partie, II.
Remantrance,r. Ne peuvent avoir lieu dans le despotisme, III, ro. Leur utilité dans une mo- narchie, V, io.
Keneontrance.r aux^ inquisiteurs d'Es- pagne et de Portugal, où l'injus- tice et la cruauté de l'inquisition sont démontrées, XXV, x 3.
Renanclatiort â la couronne. Tl est

absurde de revenir contre par
les restrictions tirées de la loi civile, XXVI, r6. Celui qui la fait, et ses descendants contre qui elle est faite, peuvent d'au- tant moins se plaindre quc l'ÎJtat aurait pu faire une loi pour ies exclure, XXVI, z3.
Renier. Pourquoi elles baissèrent après la découverte de l'Amé- rique, XXII, 6.
Rentierf. Ceux qui ne vivent que

de rentes sur l'État et sur les
particuliers, sont-ils ceux de tous les citoyens qui, comme les moins utiles à l'État, doivent être les moins ména- gés ? XXII, i8.
Repos. Plus les causes physiques y portent les hommes, plus Ies causes morales les en doivent éloigner, XIV, g.
Repré.rentantr du peuple dans un I~tat libre. Quels ils doivent être, par qui choisis, et pour quel objet, XI, 6 et suiv. Quelles doivent être leurs fonctions, ibid.
République. Combien il y en a de sortes, II, z. Comment se change en État monaxchique, ou même despotique, II, ;. Nul citoyen n'y doit être revêtu d'un pouvoir exorbi- tant, ibid. Exception â cette régie, ibid. Quelle y doit ëtte la durëe des magistratures,
ibid. Quel en est le principe, iII, ;. Peinture exacte de son état, quand la vertu n'y règne plus, ibid. Les crimes privés
y sont plus publics que dans une monarchie, IIT, 5, L'am- bition yest pernicieuse, III, 7. Pourquoi les moeurs y sont plus pures quc dans une mo- narchie, IV, z. Combien  !'édu- cation yest essentielle, IV, 5. Comment peut être gouvernée sagement, et être heureuse, V,
3. Les récompenses n'y doivent consister qu'en honneurs, V,
z S. Y doit-on contraindre les citoyens d'accepter les emplois publics ~ V, r g. Les emplois civils et militaires doivent y être réunïs, ibid. La vénalité des charges y serait perni- cieuse, ibid. Il y faut des cen- seurs, ibid. Les formalités de justice y sont nécessaires, VI, z. Dans les jugements, on y doit suivre le texte précis de la loi, VI, 3. Comment les juge- ments doivent s'y former, VI,
4. A qui le jugement des crimes de Pèse-majesté y doit être confié; et comment on y doit mettre un frein à la cupi- dité du peuple dans ses juge- ments, VI, S. La clémence y est moins nécessaire que dans la monarchie, VI, zr. Les républiques finissent par le luxe, VII, 4. La continence publique y est nécessaire, VII, 8. Pourquoi les mceurs des femmes y sont austères, VII, q. Les dots des femmes y doivent ëtre médiocres, VII, ig. La communauté de biens entre mari et femme n'y est pas si utile que dans une monarchie, ibid. Les gains nup- tiaux des femmes y seraient
721
TABLE ANALYTIQUE

pernicieux, ibid. Une tran- quillité parfaite, une sécurité entière, sont funestes aux Êtats républicains, VIII, 6. Proprié- tés distinctives de ce gouverne- ment, VIII, i6. Comment pourvoit à sa sûreté, IX, r. II y a, dans ce gouvernement, un vice intérieur, auquel il n'y a point de remède, et qui le détruit t8t ou tard, ibid. Esprit de ce gouvernement, IX, g. Quand et comment peut faire des conquêtes, X, 6. Conduite qu'elie doit tenir avec les peuples conquis, X, 8. On croit communément que c'est l'État où il y a le plus de liberté, XI, z. Quel est le chef- d'ceuvre de législation dans une petite rëpublique, XI, z r . Pour- quoi quand elle conquiert, elle ne peut pas gouverner les pro- vinces conquises, autrement que despotiquement, . XI, z g. Il est dangereux d'y trop punir le crime de lèse-majesté, XII, z B. Comment on y suspend Yusage de la liberté, XII, x g. Lois qui y sont favorables à la liberté des citoyens, XII, zo. Quelles y doivent être les lois contre les débiteurs, XII, zI. Tous les citoyens ydoivent-ils avoir la liberté de sortir des terres de la république ? XII, 30. Quels tributs elle peut lever sur les peuples qu'elle a rendus esclaves de la glèbe, XIII, 5. On y peut augmenter les tributs, XIII, z3. Ses reve- nus sont presque toujours en régie, XIII, rg. La profession des traitants n'y doit pas être honorée, XIII, zo. La pudeur des femmes esclaves y doit être à couvert de l'incontinence de leurs maîtres, XV, tz. Le
DES MATIÈRES 7i3

grand nombre d'esclaves y est dangereux, XV, z3. Il est plus dangereux d'y armer les esclaves que dans une mo- narchie, XV, i4. Règlement qu'elle doit faire touchant l'affranchissement des esclaves, XV, z 8. L'empire sur les femmes n'y pourrait pas être bien exercé, XVI, g. II s'en trouve plus souvent dans les pays stériles que dans les pays fertiles, XVIII, r. I1 y a des pays où il serait impos- sible d'établir ce gouverne- ment, XIX, x. S'allie très facilement avec la religion chrétienne, XIX, z 8. Le com- merce d'économie y convient mieux que celui de luxe, XX, g. On y peut établir un port franc, XX, ir. Comment doit acquitter ses dettes, XXII, z 8. Les bâtards y doivent @tre plus odieux que dans les monarchies, XXIII, G. Il y en a où il est bon de faire dépendre les mariages des magistrats, XXIII, 7. On y réprime égale- ment le luxe de vanité et celui de superstition, XXV, 7. L'in- quisition n'y peut former que de malhonn@tes gens, XXVI, ti. On y doit faire en sorte que les femmes ne puissent s'y prévaloir, pour le luxe, ni de leurs richesses, ni de l'espérance de leurs richesses, XXVII, z. Il y a certaines répu- bliques oii l'on doit punir ceux qui ne prennent aucun parti dans les séditions, XXIX, ;.
Républiques fédératives. Ce que c'est. Cette espèce de corps ne peut être détruit  :pourquoi, VIII, iG. De quoi doit étxe composée, IX, 3. Ne peut que très difficilement subsister, si
722
~ z4 TABLE AN.ALYTI~UE DES MATIÈRES

elle est composée de répu- bliques et de monarchies raisons et preuves, ibid. Les États qui la composent ne doivent point conquérir les uns sur les autres, X, G.
Républigates anciennes. Vice essen- tiel qui les travaillait, XI, d. Tableau de celles qui exis- taient dans le monde avant la conquête des Romains. Tous les peuples connus, hors la Perse, étaient alors en répu- biique, XI, 8.
Républiques d'Italie. Les peuples y sont moins libres que dans nos monarchies ;pourquoi, XI, C. Touchent presque au despo- tisme  : ce qui les empêche de s'y précipiter, ibid.
Républiquesgrecques. Dans les meil- leures, les richesses étaient aussi onéreuses que la pauvreté, VII, 3. Leur esprit était de se contenter de leur territoire
c'est ce qui les fit subsister si longtemps, VIII, z6.
R6pudiation. La faculté d'en user était accordée, à Athènes, à la femme comme à l'homme, XVI, ig. Différence entre le divorce et la répudiation la faculté de répudier doit être accordée, partout où elle a lieu, aux femmes comme aux hommes  : pourquoï, ibid. Est-il vrai que, pendant cinq cent vingt ans, personne n'osa, à Rome, user du droit de répu- dier, accordé par la loi, XVI, z G. Les lois sur cette matière changèrent, à Rome, à mesure que les moeurs y changèrent, XIX, z6.
Rescritr. Sont une mauvaise sorte de législation pourquoi, XXIX, z ~.
Rastitutions. Il est absurde de

vouloir employez contre la renonciation à une couronne celles qui sont tirées de la loi civile, XXVI, z6.
Résurrection des corps. Ce dogme, mal dirigé, peut avoir des conséquences funestes, XXIV,
t g.
Retrait lignager. Pernicieux dans une aristocratie, V, 8. Utile dans une monarchie, s'il n'était accordé qu'aux nobles, V, ~. Quand a pu commencer à avoir lieu, à l'égard des fiefs, XXXI, 34•
Re :~enus publia. Usage qu'on en doit faire dans une aristocratie, V, 8. Leur rapport avec la liberté  : en quoi ils consistent
comment on peut et on doit les fixer, XIII, z.
Révolutions. Ne peuvent se faire qu'avec des travaux infinis et de bonnes mmurs; et ne peuvent se soutenir qu'avec de bonnes lois, V, ~. Difficiles et rares dans les monarchies; faciles et fréquentes dans les États despotiques, V, z z. Ne
sont pas toujours accompa-
gnées de guerre, ibid. Re- mettent quelquefois Ies Ioïs en vigueur, XI, t3.
Rhodes. On y avait outré les lois touchant la sûreté du commerce, XX, i~. A été une des villes les plus commer- çantes de la Grèce, XXI, ~.
RHODES (le marquis de). Ses rêveries sur les mines des Pyrénées, XXI, zz.
Rhodiens. Quel était l'objet de leurs lois, XI, g, XX, z7. Leurs lois donnaient le navire et sa charge à ceux qui res- taient dedans pendant la tem- pête, XXVI, 29.
RICHELIEU (le cardinal de). Pour-

723
TABLE ANALYTIQUE DES MAT~~KES 71 S
quoi exclut les gens de bar

lieu de l'administration des affaires dans une monarchie, III, G. Preuve de son amour pour le despotisme, V, to. Suppose, dans le prince et dans ses ministres, une vertu impossible, V, iz. Donne, dans son testament, un conseil impraticable, XXIX, iG.
Kicf~esses. Combien, quand elles sont excessives, rendent in- justes ceux qui les possèdent,
V, 5. Comment peuvent de- meurer également partagées dans un État, VII, z. $taient aussi onéreuses dans les bonnes républiques grecques que la pauvreté, VII, 3. Effets bien- faisants de celles d'un pays, XIII, z. En quoi les richesses consistent, XX, z3. Leurs
causes et leurs effets, XXI, 6.

Dieu veut que nous les mépri- sions  : ne lui faisons donc pas voir, en lui offrant nos trésors, que nous les estimons, XXV,
7•
Ripuaires. La majorité était fixée par leur loi, XVIII, z6. Réu- nis avec les Saliens sous Clo- vis, conservèrent leurs usages, XXVIII, z. Quand et pax qui
leurs usages furent mis en

écrit, ihid. Simplicité de leurs lois  :causes de cette simplicité, ibid. Comment leurs lois ces-
cèrent d'être en usage chez
les Français, XXVIII, 9. Leurs lois se contentaient de la preuve négative, XXVIII, r 3, et toutes les lois barbares, hors la loi salique, admet- taient la preuve par combat singulier, XXVIII, rç. Cas où ils admettaient la preuve par le fer chaud, XXVIII, z 7.
Voyez Francs ripuaires.
Riter. Ce que c'est à ia Chine,

XIX, z 7.
Riz. Les pays qui en produisent

sont beaucoup plus peuplés
que d'autres, XXIII, t4.
Robe (gens de}. Quel rang tiennent en France  :leur état, leurs fonctions  :leur noblesse comparée avec celle d'épée,
XX, zz.
Rohan (duché de}. La succession

des rotures y appartient au
dernier des mâles  :raison de cette loi, XVIII, zi.
Rois. Ne doivent rien ordonner â leurs sujets qui soit contraire à l'honneur, IV, z. Leur per- sonne doit être sacrée, même dans les $tats les plus libres, XI, G. Il vaut mieux qu'un roi soit pauvre, et son Etat riche, que de voir 1'Ëtat pauvre, et le roi riche, XXI, zz. Leurs droits à la couronne ne doivent se régler par la loi civile d'aucun peuple, mais par la loi politique seulement, XXVI, z6.
Rois d'Angleterre. Sont presque toujours respectés au dehors et inquiétés au dedans, XIX,
z7. Pourquoi, ayant une auto-
rité si bornée, ont tout l'appa- reil et l'extérieur d'une puis- sance absolue, ibid.
Rots de France. Sont la source de toute justice dans leur royaume, XXVIII, z~. On ne pouvait fausser les jugements rendus dans leur cour, ou rendus dans
Belle des seigneurs par des
hommes de la cour royale, ibid. Ne pouvaient, dans le siècle de saint Fouis, faire des ordonnances générales pour tout le royaume, sans le concert des barons, XXVIII, z~. Germe de l'histoire de
724
7r6 TABLE ANALYTIQUE DES MATI$RES

ceux de la première race, XXX, 4. L'usage où ils étaient autrefois de partager leur royaume entre 3eurs en- fants, est une des sources de la servitude de la glèbe et des fiefs, XXX, zs. Leurs revenus étaient bornés autrefois à leur domaine, qu'ils faisaient valoir par leurs esclaves, et au pro- duit de quelques péages
preuves, XXX, z 3. Dans les commencements de la monar- chie, ils levaient des tributs sur les serfs de leurs domaines seulement; ces tributs se nom- maient cen.rees ou cens, XXX, z 5 . Bravoure de ceux qui régnèrent dans ie commencement de la monarchie, XXX, z 7. En quoi consistaient leurs droits sur les hommes libres, dans les commencements de la monar- chie, XXX, z8. Ne pouvaient rien lever sur les terres des Francs c'est pourquoi la justice ne pouvait pas (eur appartenir dans les fiefs, XXX, zo. Férocité de ceux de la première race  :ils ne faisaient pas les lois, mais suspendaient l'usage de celles qui étaient faites, XXXI, z. En quelle qualité ils présidaient, dans les commencements de la monar- chie, aux tribunaux et aux assemblées où se faisaient les lois ; et en quelle qualité ils commandaient leurs armées, XXXT, .}. Époque de l'abaisse- ment de ceux de la première race, XXXI, G. Quand et pourquoi les maires les tinrent enfermés dans leur palais, ibid. Ceux de la seconde race furent électifs et héréditaires en mëme temps, XXXI, zG. Leur puis- sance directe sur les fiefs.
Comment et quand ils Yont perdue, XXXI, zG.
Rais de Rome. Étaient électifs, XI, zz. Quel était le pouvoir des cinq premiers, ibid. Quelle était leur compétence dans les jugements, XI, z 8.
Rais der Francs. Pourquoi por- taient une longue chevelure, XVIII, z3. Pourquoi avaient plusieurs femmes, XVIII, z4. Leur majorité, XVIII, zG. Rai- son de leur esprit sanguinaire, XVIII, z~.
Rais der Germainr. On ne pou- vait l'ëtre avant la majorité. Inconvénients qui firent chan- ger cet usage, XVIII, z7. Étaient différents des chefs ; et c'est dans cette différence que l'on trouve celle qui était entre le xoi et le maire du palais, XXXI, ç.
Komains. Pourquoi introduisirent les actions dans leurs juge- ments, VI, 4. Ont été long- temps réglés dans leurs moeurs  : sobres et pauvres, VIII, z3. Avec quelle religion ils étaient liés par la foi du serment
exemples singuliers, ibid. Pour- quoi plus faciles à vaincre chez eux qu'ailleurs, IX, 8. Leur barbarie dans les conquêtes, X, 3. Leurs usages ne per- mettaient pas de faire mourir une fille qui n'était pas nubile
comment Tibère concilia cet usage avec sa cruauté, XII, z4. Leur modération dans la pu- nition des conspirations, XII, z8. Époque de la dépravation de ieurs âmes, ibid. Avec quelles précautions ils privaient un citoyen de sa liberté, XII, z9. Pourquoi pouvaient s'affran- chir de tout impôt, XIII, iz. Raisons physiques de la sa-
725
TABLE A 1VALYTIQ UE DES ~1hATIÈI~ES 7 r 7

gesse avec laquelle les peuples du nard se maintinrent contre leur puissance, XIV, 3. La lèpre était inconnue aux pre- miers Romains, XIV, ii. Ne se tuaient point saris sujet
différence, à cet égard, entre eux et les Anglais, XIV, iz. Leur police touchant les es- claves n'était pas bonne, XV, z z. Leurs esclaves sont devenus redoutables à mesure que les mcEUrs se sont corrompues, et qu'ils ont fait contre eux des lois plus dures. Détail de ces lois, XV, z6. Mithridate pro- fitait de la disposition des esprits, pour Ieur reprocher les formalités de leur justice, XIX, z. Les premiers ne voulaient point de roi, parce qu'ils en craignaient la puissance ; du temps des empereurs, ils ne voulaient point de roi, parce qu'ils n'en pouvaient souffrir les manières, XIX, 3. Trou- vaient, du temps des empe- reurs, qu'il y avait plus de tyrannie à les priver d'un baladin, qu'à leur imposer des lois trop dures, ibid. Idée bizarre qu'ils avaient de la tyrannie, sous les empereurs, ibid. Étaient gouvernés par les maximes du gouvernement et les moeurs anciennes, XIX, 4. Leur orgueil leur fut utile, parce qu'il était joint à d'autres qualitës morales, XIX, 8. Mo- tifs de leurs lois au sujet des donations à cause de noces, XIX, z5. Pourquoi leurs na- vires étaient plus vites que ceux des Indes, XXI, G. Plan de leur navigation leur commerce aux Indes n'était pas si étendu, mais était plus facile que le nôtre, XXI, io. Ce qu'ils
connaissaient de l'Afrique, ibid• Où étaient les mines doit ils tiraient l'or et l'argent, XXI, ii. Leur traité avec les Car- thaginois, touchant le com- merce maritime, ibid. Belle description du danger auquel Mithridate les exposa, XXI, rz. Pour ne pas paraître conqué- rants, ils étaient destructeurs
conséquence de ce système, ibid. Leur génie pour la marine, XXI, r 3. La constitution poli- tique de leur gouvernement,
leur droit des gens, et leur

droit civil, étaient opposés au commerce, XXT, z4. Com- ment réussissent à faire un corps d'empire de toutes ics nations conquises, XXI, r ~. Ne voulaient point de com- merce avec les barbares, ibid. N'avaient pas l'esprit de com- merce, ibid. Leur commerce avec l'Arabie et tes Indes. XXI, z6. Pourquoi le leur fut plus considérable que celui des rois d'Égypte, ibid. Leur com- merce intérieur, ibid. Beauté et humanïté de leurs lois, XXI, z 7. Ce que devint le commerce après leur affaiblissement en Orient, XXI, t9. Quelle était originairement leur monnaie; ses inconvénients, XXII, z. Les changements qu'ils Trent dans leur monnaie sont des coups de sagesse qui ne doivent pas être imités, XXII, rr. On ne les trouve jamais si supé- rieurs que dans le choix des circonstances où ils ont faït les biens et les maux, XXII, rz. Changements que leurs mon- naies essuyèrent sous Ies em- pereurs, XXII, i3. Taux de l'usure dans les différents temps de la république  :comment on
726
7 z 8 TABLE ANALYTI~JUE DES MATIÈRES

éludait les lois contre l'usure ravages qu'elle fit, XXII, zi. État des peuples, avant qu'il y eût des Romains, XXIII, i B. Ont englouti tous les États et dépeuplé l'univers, XXTIT, z9. Furent dans la nécessité de faire des lois pour la propaga- tion de l'espèce  :détail de ces lois, XXIII, zo et zi. Leur res- pect pour les vieillards, XXIII, zi. Leurs lois et leurs usages sur l'exposition des enfants, XXIII, zz. Tableau de leur empire, dans le temps de sa décadence, XXIII, z3. N'au- raient pas commis les ravages et les massacres qu'on leur reproche, s'ils eussent été chré- tiens, XXIV, 3. Lai injuste de ce peuple, touchant le divorce, XXVI, 3. Leurs règlements et leurs lois civiles, pour conser- ver les moeurs des femmes, furent changés quand la reli- gion chrétienne eut pris nais- sance, XXVI, ~. Leurs Iois défendaient certains mariages, et même les annulaient, XXVI, z 3. Désignaient les frères et les cousins germains par le même mot, XXVI, i4. Quand il s'agit de décider du droit à one couronne, leurs lois civiles ne sont pas plus applicables que celles d'aucun autre peuple, XXVI, r6. Origine et révolu- tions de leurs lois sur les suc- cessions, Livre XXVII. Pour- quoi Ieurs testaments étaient soumis à des formalités bcau- eoupplus nombreuses que ceux des autres peuples, XXVII, t. Par quels moyens ils cher- chèrent àréprimer le luxe de leurs femmes, ibid. Comment les formalités lear fournissaient des moyens d'éluder la loi ibid.
Tarif de la différence que la loi salique mettait entre eux et les Francs, XXVIII, 3. Ceux qui habitaient dans le terri- toire des Wisigoths, étaient gouvernés pas le code Théo- dosien, XXVIII, 3. La prohi- bition de leurs mariages avec les Goths, fut levée par Réces- suinde  :pourquoi, XXVIII, 7. Pourquoi n'avaient point de partie publique, XXVIII, 3(. Pourquoi regardaient comme un déshonneur de mourir sans héritiex, XXIX, 8. Pourquoi ils inventèrent les substitutions, ibid. II n'est pas vrai qu'ils furent tous mis en servitude, lors de la conquëte des Gaules par les barbares; ce n'est donc pas dans cette prétendue scx- vitude qu'il faut chercher l'ori- gine des fiefs, XXX, ~. Ce qui a donné lieu à cette fable, XXX, zz. Leurs révoltes, dans les Gaules, contre les conqué- rants, sont la principale source de la servitude de la glèbe et des fiefs, ibïd. Payaient seuls des tributs dans les commence- ments de la monarchie fran- çaise, XXX, iz. Quelles étaient leurs charges dans la monarchie dés Francs, XXX, z 3. Ce n'est point de leur police géné- rale que dérive ce qu'on appe- lait autrefois, dans la mo- narchie, cen.trrr ou cens ce n'est point de cc renr chimé- rique que dérivent les droits des seigneurs  : pxeuves, XXX, z 5. Ceux qui, dans la domina- tion française, étaient libres, marchaient à ]a guerre sous les comtes, XXX, r~. Leurs usages sur l'usure, D,, art. ttsrrre. Voyez Droit romain, Loir ro- maine,r, Rome.
727
TABLE AnTALYTI~UE DES ~l~IAT~È~ES zig

R©rrtcn.r de Chevalerie. Leur ori- gine, XXVIII, zz.
I;,ome ancienne. Une des princi- pales causes de sa ruine fut de n'avoir pas fixé le nombre des citoyens qui devaient for- mer les assemblées, II, z, Tableau raccourci des diffé- rentes révolutïons qu'elle a essuyées, ïbid. Pourquoi on s'y détermina si diffscilcment à élever les plébéiens aux grandes charges, ïbïd. Les suffrages secrets furent une des grandes causes de sa chute, ibid. Sagesse de sa constitution, ibid. Com- ment défendait son aristocra- tie contre le peuple, II, 3. Utilité de ses dictateurs, ibid. Pourquoi ne put rester libre après Sylla, III, 3. Sources de ses dépenses publiques, V, 3. Par qui la censure y était exercée, V, 7. Loi funeste qui y fut établie par les décem- virs, V, 8. Sagesse de sa conduite, pendant qu'elle in- clina vers l'aristocratie, ibid. Est admirable dans l'établis- sement de ses censeurs, ibid. Pourquoi, sous ]es empereurs,
les magistratures y furent dis-
tinguées des emplois mili- taires, V, z9. Combien les lois y influaient dans les jugements, VI, 3. Comment les lois mirent un frein à la cupidité qui aurait pu diriger les jugements du peuple, VT, g, Exemples de l'excès du luxe qui s'y intro- duisit,. VII, z. Comment les institutions y changèrent avec le gouvernement, VII, r z . Les femmes y étaient dans une per- pétuelle tutelle. Cet usage fut abrogé  :pourquoi, VII, iz. La crainte de Carthage l'affermit, VIII, S. Quand elle fut cor-
rompue, on chercha en vain un corps dans lequel l'on püt trouver des juges intègres,
VIII, iz. Pendant qu'elle fut vertueuse, les plébéiens eurent la magnanimité d'élever tou- jours les patriciens aux dignités qu'ils s'ér.~ient rendues com- munes avec eux, ibid. Les asso- ciations la mirent en état d'at- taquer l'univers, et mïrent les barbares en état de lui résister,
IX, t. Si Annibal l'eüt pzise, c'était fait de la république de Carthage, X, G. Quel était l'objet de son gouvernement, XI, 5. On y pouvait accuser les magistrats  :utilité de cet usage, XI, 6. Ce qui fut cause que le gouvernement changea dans cette république, ïbid. Pour- quoi cette république, jus- qu'au temps de Marius, n'a point été subjuguée par ses propres armées, ibid. Descrip- tion et causes des révolutions arrivées dans le gouvernement de cet État, XI, zz. Quelle était la nature de son gouverne- ment sous les rois, ïbid, Com- ment la forme du gouverne- ment changea sous Ses deux derniers rois, ibid. Ne prit pas, après l'expulsion de ses rois, le gouvernement qu'elle devait naturellement prendre, XI, r 3 . Par quels moyens le peuple y établit sa liberté. Temps et motifs de l'établissement des différentes magistratures, XI, x~. Comment le peuple s'y assemblait, et quel était le temps de ces assemblées, ibïd. Comment, dans l'état le plus florissant de la république, elle perdit tout-à-coup sa liberté, XI, z 5. Révolutions qui y furent causées par l'impression
728
7zo TABLE ANALYTIQUE DES MATIËI~ES

que les spectacles y faisaient sur le peuple, ibid. Puissance législative dans cette répu- blique, XI, i6. Ses institu- tions la sauvèrent de la ruine où les plébéiens l'entraînaient par l'abus qu'ils faisaient de leur puissance, ibid. Puissance
exécutrice dans cette répu-

blique, XI, i ~. Belle descrip- tion des passions qui ani- maient cette république, et de ses occupations; et comment elles étaient partagées entre les différents corps, ibid. Détail des différents corps et tribu- naux qui y eurent successi- vement la puissance de juger. Maux occasionnés par ces va- riations, XI, a 8. Maux qu'y causèrent les traitants, ibid. Comment gouverna les pro- vinces dans les différents degrés de son accroissement, XI, tg. Comment on y levait les tributs, ibid. Pourquoi la force des provinces conquises ne fit que l'affaiblir, ibid. Combien les lois criminelles y étaient im- parfaites sous les rois, XII, z. ,Combien il y fallait de voix pour condamner un accusé, XII, 3. Ce que l'on y nommait privilège du temps de la répu- blique, XII, i g. Comment on y punissait un accusateur in- juste. Précautions pour l'em- pêcher de corrompre ses juges, XII, zo. L'accusé pouvait se retirer avant le jugement, ibid. La dureté des lois contre les débiteurs a pensé, plusieurs fois, être funeste à la répu- blique, XII, zi. Sa liberté lui fut procurée par des crimes, et confirmée par des crimes, ibid. C'était un grand vice, dans son gouvernement, d'af
fermer ses revenus, XIII, ig. La république périt, parce que la profession des traitants y fut honorée, XIII, zo. Comment on punissait les enfants, quand on eut ôté aux pères le pou- voir de les faire mourir, XV, z7. On y mettait les esclaves au niveau des bêtes, ibid. Les diverses lois, tou- chant les esclaves et les af- franchis, prouvent son embar- ras àcet égard, XV, i 8. Ses lois politiques, au sujet des affranchis, étaient admirables, ibid, Est-il vrai que, pendant cinq cent vingt ans, personne
n'osa user du dtoit de répu-
dier, accordé par la loi ? XVI, iG. Quand le péculat com- mença à yêtre connu. La peine qu'on tui imposa prouve que les lois suivent les moeurs, XIX, z3. On y changea les lois à mesure que les moeurs y changèrent, XIX, z4. La politesse n'y est entrée que quand la liberté en est sortie, XIX, 27. Différentes époques de l'augmentation de la somme d'or et d'argent qui y était, et du rabais des monnaies qui s'y est toujours fait en proportion de cette augmen- tation, XXII, iz. Sur quelle maxime l'usure y fut réglée après la destruction de la république, XXII, zz. Les lois y furent peut-être trop dures contre tes bâtards, XXIII, 6. Fut plus affaiblie par les dis- cordes civiles, les triumvirats et les proscriptions, que par aucune autre guerre, XXIII, zi. Il était permis à un mari de prêter sa femme à un autre; XXVI, z8. Par qui les lois, sur le partage des terres, y
729
TABLE ANALYTIQUE DES MATI$RES 72 ~

furent faites, XXVII, z. On n'y pouvait faire autrefois de testament que dans une as- semblée du peuple  :pourquoi, ibid. La faculté indéfinie que les citoyens y avaient de tes- ter, fut la source de biens et de maux, ibid. Pourquoi le peuple y demanda sans cesse des lois agraires, ibid. Pour- quoi la galanterie de la cheva- lerie ne s'y est point intro- duite, XXVIII, zz. On ne pouvait entrer dans la maison d'aucun citoyen, pour le citer en jugement. En France, on ne peut pas faire de citations ailleurs ces deux lois, qui sont contraires, partent du même esprit, XXIX, to. On y punissait le receleur de la même peine que le voleur
cela était juste à Rome  :cela est injuste en France, XXIX, iz. Comment le vol y était puni. Les lois, sur cette ma- tière, n'avaient aucun rapport avec les autres lois civiles, XXIX, z 3. Les médecins y étaient punis de la déporta- tion, ou même de la mort, pour leur nêgligence ou leur impé- ritie, XXIX, i4. On y pou- vait tuer le voleur qui se met- tait en défense. Correctifs que la loi avait apportés à une disposition qui pouvait avoir de si funestes conséquences, XXIX, z 9. Voyez Droit ro- main, Lois romaines, Romains.
Rome moderne. Tout le mande y est à son aise, excepté ceux qui travaillent, XXIII, zg. On y regarde comme conforme au langage de la maltôte, et contraire à celui de l'écriture, la maxime qui dit que le
clergé doit contribuer aux charges de l'L~tat, XXV, g.
ROMULUS. La crainte d'être re- gardé comme un tyran, empê- cha Auguste de prendre ce nom, XIX, 3. Ses lois, tou- chant la conservation des en- fants, XXIII, zz. Le partage qu'il fit des terres, est la source de toutes les lois ro- maines sur les successions,
XXVII, z. Ses lois sur le partage des terres, furent réta- blies par Servius Tullius, ibid.
RoxrcoN, historien franc. Était pasteur, XXX, G.
RorAxts, roi des Lombards. Déclare, par une loi, que les lépreux sont morts civilement, XIV, z r. Ajouta de nouvelles lois à celles des Lombards,
XXVIII, z .
Royauté. Ce n'est pas un honneur seulement, XXIX, z6.
Ruse. Comment l'honneur l'au- torise dans une monarchie, IV,
z.
Rassie. Pourquoi on y a augmenté les tributs, XIII, r z. On y a très prudemment exclu de la cou- ronne tout héritier qui possède une autre monarchie, XXVI,
zg.
S
SABACON, roi pasteur, XXIV, 4.

Sabat. La stupidité des Juifs, dans l'observation de ce jour, prouve qu'il ne faut point décider pax les préceptes de la religion, lorsqu'il s'agit de ceux de la loi natureile, XXVI,
7•
Sacerdoce. L'empire a toujours du rapport avec le sacerdoce, XXIII, zr.
Sacrements. ]paient autrefois refu-

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7z2 SABLE ArJALY~IQUE DES MATI.Èi3.ES

sés à ceux qui mouraient sans donner une partie de leurs biens à l'église, XXVIII, Q.I.
Sacrifsces. Quels étaient ceux des premiers hommes, selon Por- phyre, XXV, q.
SacrilPge. Le droit civil entend mieux ce que c'est que ce crime, que le droit canonique, XXVI, 8.
Sacrilége caché. Ne doit point être poursuivï, XII, 4.
Sacrilèges simples. Sont les seuls crimes contre la religion, XiI, 4. Quelles en doivent être les peines, ibid. Excès monstrueux où la superstition peut potter, si les lois humaines se chargent de les punir, ibid.
Saliens. Réunis avec les Ripuaires, sous Clovis, conservérent leurs usages, XXVIII, I.
Salique. Étymologie de ce mot. Explication de la loi que nous nommons ainsi, XVIII, zz. Voyez Loi salique, Terre salique.
SALOMON. De quels navigateurs se servit, XXI, 6. La longueur du voyage de ses flottes prou- vait-elle la grandeur de l'éloi- gnement ? ibid.
Samnites. Causes de leur longue résistance aux efforts des Ro- mains, IV, G. Coutume de ce peuple sur les mariages. Leur origine, VII, Itti.
Sardaigne (le feu roi de). Conduite contradictoire de ce prince,
V, x9. État ancien de cette île. Quand, et pourquoi elle a été ruinée, XVIII, 3.
Sarrasins. Chassés par Pépin et par Charles-Martel, XXVIII, 4. Pourquoi furent appelés dans la Gaule méridionale. Révolu- tions qu'ils y occasionnèrent dans les lois, XXVIII, ~. Pourquoi dévastérent la France,
et non pas l'Allemagne, XXXI,
30.
Satisfaction. Voyez Composition.

Sauvages. Objet de leur police, XI, g. Différence qui est entre les sauvages et les barbares, XVIII, II. C'est la nature et le climat presque seuls qui les gouvernent, XIX, 4. Pourquoi tiennent peu à leur religion, XXV, z.
Saxons. Sont originairement de la Germanie, XVIII, zz. De qui ils reçurent d'abord des lois,
XXVIII, I. Causes de la dureté de leurs lois, ibid. Leurs lois criminelles étaient faites sur le même plan que celle des Ripuaires, XXVIII, I;.
Science. Est dangereuse dans un État despotique, IV, 3.
SCIPION. Comment retint le peuple à Rorne, après la ba- taille de Cannes, VIII, 13.
SCIPION (Lucius). Par qui fut jugé, XI, IS.
Scolastiques. Leurs rêveries ont causé tous les malheurs qui accompagnèrent la ruine du commerce, XXI, zo.
Scythes. Leur système sur l'im- mortalité de l'âme, XXIV, zI. Il leur était permis d'épouser leurs filles, XXVI, x4.
Secondes rances. Voyez TVaees.
Sêditions. Cas singulier où elles étaient sagement établies par les lois, VIII, II. La Pologne est une preuve que cette loi n'a pu être établie utilement que Chez un peuple unique, ibid. Faciles à apaiser dans une république fédérative, IX, z. Il est des gouvernements où ü faut punir ceux quine prennent pas parti dans une sédition,
XXIX, 3.
Seigneurs. Étaient subordonnés

731
TABLE ANALYTIQUE DES MATIÈRES ~z3

au comte, XXVlIi, z4. Étaient juges dans leurs seigneuries, as- sistés de leurs pairs, c'est-à-dire de leurs vassaux, XXVIII, 27. Ne pouvaient appeler un de Ieurs hommes, sans avoir renoncé à l'hommage, ibid. Conduite qu'un seigneur de- vait tenir, quand sa propre justice l'avait condamné contre un de ses vassaux, ibid. Moyens dont ils se servaient pour pré- venir l'appel de faux juge- ment, ibid. On était obligé autrefois de réprimer l'ardeur qu'ils avaient de juger et de faire juger, XXVIII, z8. Dans quel cas on pouvait plaider
contre eux, dans leur propre
cour, ibid. Comment saint Fouis voulait que l'on pût se pourvoir contre les jugements rendus dans les tribunaux de leurs justices, XXVIII, zy. On ne pouvait tirer les affaires de leurs cours, sans s'exposer au danger de les fausser, ibid. N'étaient obligés, du temps de saint Louis, de faire obser- ver, dans leurs justices, que les ordonnances ropales qu'ils avaient scellées ou souscrites eux-mêmes, ou auxquelles ils avaient donné leur consente- ment, ibid. Étaient autrefois obligés de soutenir eux-mêmes les appels de leurs jugements
époque de l'abolition de cet usage, XXVIII, 3z. Tous les frais de procès roulaient autre- fois sur eux; il n'y avait point alors de condamnation aux dépens, XXVIII, 3p. Quand commencèrent à ne plus assem- bler leurs pairs pour juger, XXVIII, ,4z. Ce n'est point une loi qui leur a défendu de tenir eux-mêmes leur cour, ou
de juger; cela s'est fait peu à peu, XXVIII, 43. Les droits doat ils jouissaient autrefois, et dont ils jouissent plus, ne leur ont poinC été ôtés comme usurpations  :ils les ont perdus par négligence, ou par les circonstances, ibid. Les chartes d'affranchissement, qu'ils don- nèrent à leurs serfs, sont une des soueces de nos coutumes, XXVIII, ~5. Levaient, dans les commencements de la mo- narchie, des tributs sur les serfs de leurs domaines; ces tributs se nommaient cen.cur ou cens, XXX, 15. Leurs droits ne dérivent point, par usurpation, de ce cens chimérique que l'on prétend venir de la police générale des Romains, ibid. Sont la même chose que vas- saux  :étymologie de ce mot, XXX, IG. Le droit qu'ils
avaient de tendre la justice
dans leurs terres, avait la même source que celui qu'avaient les comtes dans la leur, XXX, 18. Quelle est précisément la source de leurs justices, XXX, zo. Ne doivent point leurs justices à l'usurpation  :preuves, ibid.
Sel. L'impôt sur le sel, tel qu'on le lève en France, est injuste et funeste, XIII, 8. Comment s'en fait le commerce en Afrique, XXII, I.
SÉLEUCUS NICAxOR. Aurait-il pu

exécuter le projet qu'il avait de joindre le Pont-Euxin à la mer Caspienne ? XXI, 6.
SsMIAAMIS. 5ouxce de ses grandes richesses, XXI, G.
Sénat, dans une aristocratie. Quand

il est nécessaire, II, 3.
Sénat, dans une démocratie. Est nécessaire, II, z. Doit-il être nommé par le peuple ? ibid.
732
7i4 TABLE ANALYTIQUE DES MATI$I~ES

Ses suffrages doivent être se- crets, ibid. Quel doit être son pouvoir, en matière de légis- lation, ibid. Vertus que doivent avoir ceux qui le composent, V, ~.
Sénat d'Atbéner. Pendant quel temps ses arrêts avaient force de loi, V, 7. N'était pas la même chose que l'aréopage,
ibid.
Sénat de Rome. Pendant combien de temps ses arrêts avaient force de loi, II, z. Pensait que les peines immodérées ne pro- duisaient point leur effet, VI, z4. Son pouvoir, sous les cinq premiers rais, XI, z z. Étendue de ses fonctions et de son autorité, après l'expulsion des rois, XI, i~. Sa lâche complai- sance pour les prétentions am- bitieuses du peuple, XI, t8. Époque funeste de la perte de son autorité, ibid.
Sénateurr, danr une arirtocratie. Ne doivent point nommer aux places vacantes dans le sénat,
II, 3,
Sénateurr, danr une démocratie. Doivent-ils étre à vie, ou pour un temps ? V, 7. Ne doivent être choisis que parmi les vieillards  :pourquoi, ibid.
Sénateurr romainr. Pax qui les nou- veaux étaient nommés, II, 3. Avantages de ceux qui avaient des enfants sur ceux qui n'en avaient pas, XXIII, zr. Quels mariages pouvaient contracter, ibid.
Sénutur-conrulte 4rpbitien. Appela
les enfants à la succession de
leur mère, Livre XXVII.
Sénatur-conrulte Tertullïen. Cas dans lesquels il accorde aux mères la succession de leurs enfants, Livre XXVII.
Sennar. Injustices cruelles qu'y fait commettre la religion mahomé- tane, XXIV, 3.
Sens. Influent beaucoup sur notre attachement pour une religion, lorsque les idées sensibles sont jointes à des idées spirituelles, xxv, z.
Séparation entre mari et femme, pour taure d'adultëre. Le droit civil qui n'accorde qu'au mari le droit de la demander, est mieux entendu que le droit canonique, qui l'accorde aux deux conjoints, XXVI, 8.
Sépulture. Était refusée à ceux qui mouraient sans donner une partie de leurs biens à l'église, XXVITI, 4r. $tait accordée, à home, à ceux qui s'étaient tués eux-m@mes, XXIX, g.
Serfr. Devinrent les seuls qui fissent usage du bâton dans les combats judiciaires, XXVIII, zo. Quand et contre qui pou- vaient se battre, XXVIII, ag. Leur affranchissement est une des sources des coutumes de France, XXVIII, 45. Étaient fort communs, vers le commen- cement de la troisième race. Erreur des historiens à cet égard, XXX, ri. Ce qu'an appelait cenrur ou cens ne se levait que sur eus, dans les commencements de la monar- chie, XXX, i S. Ceux qui n'étaient affranchis que par lettres du roi, n'acquéraient point une pleine et entière liberté, ibid.
Serfr de  !a glèbe. Le partage des terres qui se fit entre les Bar- bares et les Romains, lors de la conquête des Gaules, prouve que les Romains ne furent point tous mis en servitude; et que ce n'est point dans cette pré-
733
TABLE ANALYTIQUE DES 117ATIÈKES ~z S

tendue servitude générale, qu'il faut chercher l'origine des serfs de la glèbe, XXX, ~. Voyez Servitude de la glèbe.
Serment. Combien lie un peuple vertueux, VIII, I;. Quand on doit y avoir retours ~n juge- ment, XIX, 22. Servait de prétexte aux clercs pour saisir leurs tribunaux, même des matiêres féodales, XXVIII, 40.
Serment judiciaire. Celui de l'ac- cusé, accompagné de plusieurs témoins qui juraient aussi, suffisait, dans les lois barbares, excepté dans la loi salique, poux le purger, XXVIII, r;. Remêde que l'on employait contre ceux que l'on prévoyait devoir en abuser, XXVIII, It}. Celui qui, chez les Lombards, l'avait prêté pour se défendre d'une accusation ne pouvait plus être forcé de combattre, ibid. Pourquoi Gondebaud lui substitua la preuve par le combat singulier, XXVIII, 17. Où et comment il se faisait, XXVIII, 18.
Sérails. Ce que c'est, V, 14. Ce sont des lieux de délices, qui choquent l'esprit méme de l'es- clavage, qui en est le principe; XV, Ia. Éloge du sérail, XVI, I o.
Service. Les vassaux, dans les commencements de la monar- chie, étaient tenus d'un double
service; et c'est dans cette
obligation que l'auteur trouve l'origine des justices seigneu- riales, XXX, 18.
Service militaire. Comment se fai-
sait dans les commencements de la monarchie, XXX, 17.
Servitude. Les politiques ont dit une absurdité, quand ils ont fait dériver 1a servitude du
droit qu'ils attribuent fausse- ment aux conquérants de tuer les sujets conquis, X, ;. Cas unique où le Conquérant peut réduire en servitude les sujets conquis, ibid. Cette servitude doit cesser avec la cause qui l'a fait naître, ibid. L'impôt par téte est celui qui lui est le plus naturel, XIII, 14. Combien il y en a de sortes, XV, zo. Celle des femmes est conforme au génié du pouvoir despotique, XVI, 9. Pourquoi règne en Asie, et la liberté en Europe, XVII, 6. Est naturelle aux peuples du midi, XXI, ;. Voyez Esclavage.
Servitudt de la glèbe. Ce qui a fait croire que les barbares, qui conquirent l'empire romain, firent un règlement général qui imposait cette servitude. Ce règlement, qui n'exista jamais, n'en est point l'origine où il la faut chercher, XXX, II.
Servitude domestique. Ce que l'au- teur entend par ces mots, XVI, I. Indépendante de la polyga- mie, XVI, II.
Servitude politique. Dépend de la nature du climat, comme la civile et la domestique, XVII,
I.
SERŸiÜS TULLIUS. Comment di-

visa le peuple romain  : ce qui
résulta de cette division, II, z.
Comment monta au tr8ne. Changement qu'il apporta dans le gouvernement de Rome, XI, Ii. Sage établissement de ce prince, pour la levée des im- p8ts ~ Rome, XI, Ig. Rétablit les lois de Romulus et de Numa, sut le ~ partage des terres; et en fit de nouvelles, XXVII, I. Avait ordonné que quiconque ne serait pas ins_
734
726 TABLE ANALYTIQ~IE DES MATIÈKES

crit dans le cens serait esclave. Cette loi Fut conservée. Com- ment se faisait-il donc qu'il y eût des citoyens qui ne fussent pas compris dans le cens  ? XXVII, r.
SÉVÈRE ALE}CANDRE, empereur.
Ne voulut pas que le crime de lèse-majesté indirect eüt lieu sous son régne, XII, g.
Sexes. Le charme que les deux sexes s'inspirent, est une des lois de la nature, I, z. L'avan- cement de leur puberté et de leur vieillesse dépend des cli- mats; et cet avancement est une des règles de la polyga- mie, XVI, z.
SEXTILIUS RuFUS. Blâmé par
Cicéron de n'avoir pas rendu une succession, dont il était fidéicommissaire, XXVII, I.
SExrus. Son crime fut utile à la liberté, XII, zI.
SExrus PEDUCEUS. S'est rendu fameux pour n'avoir pas abusé d'un fidéicommis, XXVII, I.
Siamoir. Font consister le sou- verain bien dans le repos raisons physiques de Bette opi- nion. Les législateurs la doivent combattre, en établissant des lois toutes pratiques, XIV, 5. Toutes les religions Ieur sont indifférentes. Qn ne dispute jamais, chez eux, sur cette matière, XXV, rs.
Sibirie. Les peuples qui l'habitent sont sauvages, et non bar- bares, XVIII, II. Voyez $ar-
bares.
Sicile. Était pleine de petits peuples, et regorgeait d'ha- bitants, avant Ies Romains, XXVI, I B.
SIDNEY ALGERNON. Que doivent
faire, selon lui, ceux qui repré-

sentent le corps d'un peuple} XI, 6.
Sièges. Causes de ces défenses opiniâtres, et de ces actions dénaturées que l'on voit dans l'histoire de la Grèce, XXIX,
14.
SIGISMOND. Est un de ceux qui recueillirent les lois des Bour- guignons, XXVIII, I.
SIMON, comte de Montfort. Est auteur des coutumes de ce comté, XXVIII, 45
SIXTfi V. Sembla vouloir renouve- ler l'accusation publique contre l'adultère, VII, I r.
Société. Comment les hommes se sont portés à vivre en société, I, z. Ne peut subsister sans gouvernement, I, ~. C'est l'union des hommes, et non pas les hommes mêmes  :d'où il suit que, quand un conqué- rant aurait le droit de détruire une société conquise, il n'au- rait pas celui de tuer les hommes qui la composent, X, 3. Il lui faut, même dans les Mats despotiques, quelque chose de fixe  : ce quelque chose est la religion, XXVI, z.
Sociétés. Dans quel cas ont droit de faire la guerre, X, z.
Sæur. Il y a des pays où la polyga- mie afait déférer la succession de la couronne aux enfants de la sueur du roi, à l'exclusion de ceux du roi même, XXVI, G. Pourquoi il n'est pas permis à une sc>rur d'épouser soa frère, XXVI, r4. Peuples chez qui ces mariages étaient autorisés
pourquoi, ibid.
Soldats. Quoique vivant dans le célibat, avaient, à Rome, les privilèges des gens mariés, XXVI, z I .
SOLON. Comment divisa le

735
TABLE ANALYTIQUE DES NIATIÈKES 727

peuple d'Athënes, II, z. Com- ment corrigea les défectuosi- tés des suffrages donnés par le sort, ibid. Contradiction qui se trouve dans ses lais, V, 5. Comment bannit l'oisiveté, V, 7. Loi admirable, par la- quelle il prévoit l'abus que le peuple pourrait faire de sa puissance dans le jugement des crimes, VI, S. Corrige à Athènes l'abus de vendre les débiteurs, XII, zz. Ce qu'il pensait de ses lois devrait servir de modèle â tous les législateurs, XIx, zz. Abolit la contrainte par corps, à Athènes  : la trop grande géné- ralité de cette loi n'était pas bonne, XX, z5. A fait plu- sieurs lois d'épargne dans La religion, XXV, 7. La loi, pax laquelle il autorisait, dans cer-
tains cas, ies enfants à refuser
la subsistance à leurs pères in- digents, n'étaient bonne qu'en partie, XXVi, 5. 11 quels ci- toyens il accorda le pouvoir de tester; pouvoir qu'aucun n'avait avant lui, XXVII, z. ]ustification d'une de ses lois, qui parait bien extraordinaire, XXIX, 3. Cas que les prêtres égyptiens faisaient de sa science, Xxx, 14.
Sophi de Perse. Détrôné de nos jours, pour n'avoir pas assez versé de sang, III, ~.
Sort. Le suffrage par sort est de la nature de la démocratie ; il est défectueux  :comment So- lon l'avait rectifié à Athènes, II, z. Ne doit point avoir lieu dans une aristocratie, II, g.
Sortie du royaume. Devrait être permise à tous les sujets d'un prince despotique, XII, 30.
Souda~rs. Leur commerce, leurs

richesses et leur force, après la chute des Romains en Orient, XXI, z9.
Soufflet. Pourquoi est encore regardé comme un outrage qui ne peut se laver que dans le sang, XXVIII, zo.
Sourd. Pourquoi ne pouvait tester, XXVII, z.
Souverain. Recette fort simple dont usent quelques-uns pour trouver qu'il est aisé de gou- verner, II, g. Dans quel gou- vernement peut être juge, VI,
5
Sparte. Peine singulière en usage dans cette république, VI, g. Voyez Lacédémone.
Spartiates. N'offraient aux dieux que des choses communes, afin de les honorer tous les jours, XXV, ~.
Spectacles. Révolutions qu'ils cau- sèrent àRome par l'impression qu'ils faisaient sur le peuple,
XI, z q .
SPINOSA. Son systëme est contra- dictoire avec la religion natu- relle, D., Premiére partie, dixiéme objection.
Spinosisme. Quoiqu'il soit incom- patible avec le déisme, le nou- velliste ecclésiastique le cumule sans cesse sur la tête de M. de Montesquieu preuves qu'il
n'est ni spinosiste ni déiste,
D., Premiére partie.
Spiritttalité. Nous ne sommes guère portés aux idées spi- rituelles, et cependant nous sommes fort attachés aux reli- gions qui nous font adorer un être spirituel, XXV, z.
Stérilité der terres. Rend les
hommes meilleurs, XVIII, q.

Stoïciens. Leur morale était, après celle des chrétiens, la plus propre à rendre le genre
736
-Ji8 7`ABI.E AïVALYTI~UE DES MATIÈRES

humain heureux  :leurs prin- cipales maximes, XXIV, zo. Niaient l'immortalité de l'âme. De ce faux principe, ils tiraient des conséquences admirables pour 1a société, XXIV, z9. L'auteur a loué leur morale  ; mais il a combattu leur fatalité,
D., Première partie, première objection. Le nouvelliste les prend pour des sectateurs de la religion naturelle, tandis qu'ils étaient athées, D., Première parue, dixième objection.
SraneoN. San opinion sur la puissance de la musique sur les moeurs, IV, 8.
Subordination des citoyens aux ma- gistrats. Donne de la force aux loss. —des enfantr a leur père. Utile aux mæurs. —der jeunes gens aux vieillards. Main- tient les mceurs, V, ~.
Subsides. Ne doivent point, dans une aristocratie, mettre de différence dans la condition des citoyens, V, 8.
Substitutions. Pernicieuses dans une aristocratie, V, 8. Sont utiles dans une monarchie, pourvu qu'elles ne soient per- mises qu'aux nobles, V, g. Gênent le commerce, ibid. Quand on fut obligé de prendre, à Rome, des précau- tions pour préserver la vie du pupille des embûches du substitué, XIX, z4. Pourquoi étaient permises dans l'azacien droit romain, et non pas les fidéicommis, XXVII, z. Quel était le motif qui les avait intro- duites àRome, XXIX, 8.
Substitution pupillaire. Ce que c'est, XIX, z4.
Stcbstitutàon vulgaire. Ce que c'est, XIX, z¢. )Jn quel cas avait lieu, XXIX, 8.
Subtilité. Est un défaut qu'il faut éviter dans la composition des Iois, XXIX, zG.
Succeuionr. Un père peut, datas une monarchie, donner la plus grande partie de 1a sienne à un seul de ses enfants, V, g. Comment sont réglées en Tur- quie, V, a4. -- à Bantam, ibid. à Pégu, ibid. Appartiennent au dernier des màles chez les Tartares, dans quelques petïts districts de l'Angleterre, et dans le duché de Rohan, en Bretagne  :raison de cette loi, XVIII, zz. Quand l'usage d'y rappeler la fille et les enfants de ]a fille s'introduisit parmi les Francs motifs de ces rappels, XVIII, z2. Ordre bizarre établi par la loi salique sur l'ordre des successions
raisons et source de cette bizarrerie, ibid. Leur ordre dépend des principes du droit politique ou civil, et non pas des principes du droit naturel, XXVI, G. Est-ce avec raison que Justinien regarde comme barbare le droit qu'ont Ies mâles de succéder au préjudice des filles  ? ibid. L'ordre en doit ëtre face dans une monarchie,
XXVI, x6. Origine et révolu- tions des lois romaines sur cette matière, Lr.'vre XXVII. On en étendit le droit, à Rome,
en faveur de ceux qui se.prë-
taient aux vues des lois faites pour augmenter la population,
XXVII, z. Quand commen-
cèrent à ne plus être régis par
la loi Voconienne, ibid. Leur ordre, à Rome, fut tellement changé sous les empereurs, qu'on ne reconnaît plus l'an- cien, ibid. Origine de l'usage qui a permis de disposer, par
737
TABLE ANALYTIQUE DES MATI~AES 72~

contrat de mariage, de celles qui ne sont pas ouvertes, XXXI, 34.
Successions ab intestat. Pourquoi si bornées à Rome, et les succes- sions testamentaires si éten- dues, XXVII, r.
Successions au tr6ne. Par quï ré- glées, dans les États despo- tiques, V, r4. Comment réglées en Moscovie, ibid. Quelle est la meilleure façon de les régler, ibid. Les lois et les usages des différents pays, les règlent diffé- remment; et ces lois et usages, qui paraissent injustes à ceux
qui ne jugent que sur les

idées de leur pays, sont fon- dés en raison, XXVI, 6. Ne doivent pas se régler par les lois civiles, XXVI, rG. Peuvent être changées si elles de- viennent destructrices du corps politique, pour lequel elles vnt été établies, XXVI, z3. Cas ou l'État en peut changer l'ordre, ibid.
Succer.rions testamentadrts. Voyez
Successions ab intestat.
Suède. Pourquoi on y a fait des lois somptuaires, VII, 5.
Suez. Sommes immenses que le vaisseau royal de Suez porte en Arabie, XXI, rG.
Suffrages. Ceux d'un peuple sou- verain sont ses volontés, II, z. Combien il est important que la manière de les donner, dans une démocratie, soit fixée par les lois, ibid. Doivent se donner différemment dans la démocra- tie etdans l'aristocratie, ibid. De combien de maniêres peuvent être donnés dans une démo- cratie, ibid. Comment Solon,
sans gêner les suffrages par
sort, Ies dirigea sur les seuls personnages dignes des magis-
tratures, ibid. Doivent-ils être publics, ou secrets, coït dans une aristocratie, soit dans une démocratie ? ibid. Ne doivent point être donnés par le sort dans une aristocratie, II, 3.
Suicide. Est contraire à la loi naturelle et à la religion révélée. De celui des Romains  : de celui des Anglais  :peut-il être puni chez ces dexniers  ? XI V, r z. Les Grecs et les Romains le punissaient; mais dans des cas différents, XXIX, g. Il n'y avait point de loi à Rome, du temps de la république, qui punît ce crime  :les empereurs ne commencèrent à le punir que quand ils furent devenus aussi avares qu'ils avaient été cruels, ibid. La loi qui punis- sait celui qui se tuait par fai- blesse était vicieuse, XXIX, rG. Est-ce être sectateur de la loi naturelle, que de dire que la suicide est, en Angleterre, l'effet d'une maladie ? D., I, rr, dixième objection.
Surfons, nation germaine. Pourquoi vivaient sous le gouvernement d'un seul, VII, 4.
Suisse. Quoiqu'on n'y paie point de trïbuts, un Suisse y paie quatre fois plus à la nature, qu'un Turc ne paie au sultan, XIII, rz.
Suisses (ligues}. Sont une répu- blique fédérative; et par là regardée en Europe comme éternelle, IX, z. Leur répu- blique fédérative est plus par- faite que celle d'Allemagne, ibid.
Sujets. Sont portés dans la mo- narchie, à aimer leur prince, XII, x3.
Sudtans. Ne sont pas obligés de tenir leur parole, quand leur
738
730 TABLE A1`+TALYTI~UE DES MATIÈRES

autorité est compromise, III, g. Droit qu'ils prennent ordi- nairement sur la valeur des successions des gens du peuple,
V, 14. Ne savent être justes qu'en outrant la justice, XXVI,
4z.
Superstition. Excès monstrueux oü elle peut porter, XII, ç. Sa force et ses effets, XVIII, z S. Est, chez les peuples barbares, une des sources de l'autorité des prêtres, XVIII, 31. Toute religion qui fait consister le mérite de ses sectateurs dans des pratiques superstitieuses autorise le désordre, la dé- bauche et les haines,XXIV, 14, zz. Son luxe doit ëtre réprimé  : il est impie, XXV, 7.
Supplices, Conduite que les légis- lateurs doivent tenir à cet
égard, suivant la nature des
gouvernements, VI, g. Leur augmentation annonce une ré- volution prochaine dans l'État, i6id. À quelle occasion celui de la roue a été inventé  : n'a pas eu son effet pourquoi,
VI, iz. Ne doivent pas être les mëmes pour les voleurs que pour les assassins, VI, 16. Ce que c'est ; et à quels crimes doivent ètre appliqués, XII, 4. Ne rétablissent point les meurs ; n'arrêtent point un mal général, XIX, 17.
Sûreté du citoyen. Ce qui l'attaque le plus, XII, z. Peine que mé- ritent ceux qui la troublent, XIT, 4.
5sr~erain. Voyez Seigneur.
SYLLA. Établit des peines cruelles pourquoi, VI, I j. Loin de punir, il récompensa les calom- niateurs, XII, 16.
Syracuse, Cause des révolutions de cette république, VIII, z.
Dut sa perte à la défaite des Athéniens, VIII, 4. L'ostra- cisme yfit mille maux, tandis qu'il était une chose admirable à Athènes, XXIX, 7.
Syrie. Commerce de ses rois,
après Alexandre, XXI, g.

Systir~re de Law. Fit diminuer le prix de l'argent, XXII, 6. A pensé ruiner la France, XXII, Io. Occasionna une loi injuste et funeste, qui avait été sage et juste du temps de César, XXIX, 6.
T

TACITE. Erreur de cet auteur prouvée, XXII, zz. Son ou- vrage sur les meurs des Ger- mains est court, parce que voyant tout, il abrège tout. On v trouve les codes des lois barbares, XXX, z. Appelle coinites, ce que nous appelons aujourd'hui vassaux, XXX, 4,
x6.
TACITE, empereur. Loi sage de ce prinçe, au sujet du crime de lèse-majesté, XII, I g.
Talion (la loi du). Est fort en

usage dans les États despo-
tiques  :comment on en use dans les États modérés, VI, ig. Voyez Peines du talion.
TAO. Conséquences affreuses qu'ü rire du dogme de l'immortalité de l'âme, XXIV, Ig.
TAxQunr. Comment monta sur le trône changements qu'il apporta dans le gouvernement causes de sa chute, XI, 13. L'esclave qui découvrit la conjuration faite en sa faveur fut dénonciateur seulement, et non témoin, XII, z 5.
Tartares. Leur conduite avec les Chinois est un modèle pour
739
TABLE ANALYTIQUE DES 1~2ATIÈRES 73 r

 !es conquérants d'un grand État, X, tS. Pourquoi obligés de mettre leur nom sur leurs flèches, XiI, z4. Ne lèvent presque point de taxes sur les marchandises qui passent, XIII, z z. Les pays qu'ils ont désolés ne sont pas encore rétablis, XVIII, 3. Sont barbares et non sauvages, XVIII, z t. Leur servitude, XVIII, a9.Devraient être libres; sont cependant dans l'esclavage politique  :raisons de cette singularité, ibid. Quei est leur droit des gens. Pour- quoi ayant des mæurs si doutes entre eux, ce droit est si cruel, XVIII, zo. La succes- sion appartient, chez eux, au dernier des mâles  :raison de cette loi, XVIII, zt. Ravages qu'ils ont faits dans l'Asie, et comment ils y ont détruit le commerce, XXII, 4. Les vices de ceux de Gengiskan venaient de ce que leur religion défen- dait ce qu'elle aurait dû per- mettre, et de ce que leurs lois ctviles permettaient ce que la religion aurait dû défendre,
XXIV, z4. Pourquoi n'ont point de temple  :pourquoi si tolérants en fait de religion,
XXV, 3. Pourquoi peuvent épouser leurs filles, et non pas leurs mères, XXVI, z4.
Taxes sur les marchandises. Sont les plus commodes et les moins onéreuses, XIII, ~. Il est dangereux de taxer le prix des marchandises, XXII, 7. — sur les personnes. Dans quelle proportion doivent étre impo- sées, X1TI, 7. --- sur der terrer. Bornes qu'eiles doivent avoir,
ibid.
Témoins. Pourquoi il en faut deux poux faire condamner un
accusé, XII, 4. Pourquoi le nombre de ceux qui sont requis par les lois romaines, pour assister à la confection d'un testament, fur fixé à
cinq, XXVII, r. Dans les lois
barbares, autres que la salique, les témoins formaient une preuve négative complète, en jurant que l'accusé n'était pas coupable, XXVIII, z 3. L'ac- cusé pouvait, avant qu'ils eussent été entendus en justice, leur offrir le combat judiciaire quand et comment ils pou- vaient le refuser, XXVIII, z6. Déposaient en public abro- gation de cet usage, XXVIII, 34• La peine contre les faux témoins est capitale en France elle ne l'est point en Angle- terre  :motifs de ces deux lois, XXIX, rr.
Temples. Leurs richesses attachent à la religion, XXV, 3. Leur origine, ibid. Les peuples qui n'ont point de maisons, ne bâtissent point de temples, ibid. Les peuples qui n'ont point de temples, ont peu d'attachement pour leur reli- gion, ibid.
Terrain. Comment sa nature influe sur les lois, XVIII, r. Plus il est fertile, plus il est propre à la monarchie, ibid.
Terre. C'est par le soin des hommes qu'elle est devenue plus propre à étre leur demeure, XVIII, ~. Ses parties sont plus ou moins peuplées, suivant ies .différentes productions, XXIII, z4.
Terre salique. Ce que c'était chez les Germains, XVIII, zz. Ce n'était point des fiefs, ibid.
Terres. Quand peuvent être également partagées entre les
740
73z TABLE ANALYTIQUE DES MATIÈRES

citoyens, V, 9. Comment doivent être partagées entre les citoyens d'une démocratie, V, 6. Peuvent-elles être par- tagées également dans toutes les démocraties ? V, 7. Est-il à propos, dans une république, d'en faire un nouveau partage, lorsque l'ancien est confondu ? VII, z. Bornes que l'on doit mettre zux taxes sur les terres, XIII, ~. Rapport de leur cul- ture avec la liberté, XVIII, I et 2. C'est une mauvaise loi, que celle qui défend de les vendre, XXII, tf. Quelles sont les plus peuplées, XXIII, Iel. Leur partage fut rétabli, à Rome, par Servius Tullius, XXVII, I. Comment furent partagêes dans les Gaules, entre les Barbares et les Romains, XXX, ~.
Terres censuelles. Ce que c'était autrefois, XXX, t5.
Testament. Les anciennes lois romaines, sur cette matière, N'avaient pour objet que de proscrire le célibat, XXIII, zI. On n'en pouvait faire, dans l'ancienne Rome, que dans une assemblée du peuple pour- quoi, XXVII, I. Pourquoi les lois romaines accordaient-elles la faculté de se choisir, par testament, tel héritier que l'on jugeait à propos, malgré toutes les précautions que l'on avait prises pour empêcher les biens d'une famille de passer dans une autre, ibid. La faculté indéfinie de tester fut funeste à Rome, iGid. Pourquoi, quand on cessa de les faire dans les assemblées du peuple, ii fallut y appeler cinq témoins, ibid. Toutes les lois romaines, sur cette matière, dérivent de la
vente que le testateur faisait autrefois, de sa famille, à celui qu'il instituait son héritier, ibid. Pourquoi la faculté de tester était interdite aux sourds, aux muets et aux prodigues, ibid. Pourquoi le fils de famille n'en pouvait pas faire, même avec l'agrément de son père, en ia puissance duquel il était, ibid. Pourquoi soumis, chez les Romains, à de plus grandes formalités, que chez les autres peuples, ibid. Pourquoi devait être conçu en paroles directes et impératives. Cette loi don- nait la faculté de substituer; mais ôtait celle de faire des fidéicommis, ibid. Pourquoi celui du père était nul, quand
le fils était prétérit; et valable,
quoique la fille le fût, ibid. Les parents du défunt étaient obligés autrefois, en France, d'en faire un à sa place, quand il n'avait pas testé en faveur de l'Église, XXVIII, 4z. Ceux
des suicidés étaient exécutés à
Rome, XXIX, ~.
Testament in prncinctu. Ce que c'était il ne faut pas le confondre avec le testament militaire, XXVII, I.
Testament militaire. Quand, par qui, et pourquoi il fut établi, XXVII, I.
Testament par ~s et Iibram. Ce que c'était, XXVII, I.
Thébains. Ressource monstrueuse à laquelle ils eurent recours, pour adoucir les mæurs des jeunes gens, IV, 8.
TH~ODORE LASCARIS. In]üstice

commise sous son règne, sous prétexte de magie, XII, 5.
THÉODpRIC, roi d'Austrasie. Fit rédiger les lois des Ripuaires, des Bavarois, des Allemands et
741
TABLE AI~TALYTIOUE DES ~l1ATIÉKES 733
des Thuringiens, XXVIII, I.

THÉODOAIC, roi d'Italie. Com- ment adopte le roi des Hérules, XVIII, z8. Abolit le combat judiciaire chez les Ostrogoths,
XXVIII, 18.
THÉODDSE, empereur. Ce qu'il pensait des paroles criminelles, XII, Iz. Appela les petits- enfants à la succession de leur aïeul materne[, XXVII, I.
Théologie. Est-ce cette science, ou la jurisprudence, qu'il faut traiter dans un livre de juris- prudence ? D., II, art. célibat.
Théolagienr. Maux qu'ils ont faits au commerce, XXI, zo.
THÉOPHILE, empereur. Pourquoi ne voulait pas, et ne devait pas vouloir, que sa femme fit le commerce, XX, Ig.
TxÉOrxRnsa's. Son sentiment sur la musique, IV, 8.
THÉSÉE. Ses belles actions prouvent que la Grèce était encore barbare de son temps, XXIV, 18.
TxtsnuLr. C'est ce roi qui a accordé les coutumes de Cham- pagne, XXVIII, 4g.
THIMUR. S'il ent été chrétien, il

n'eût pas été si cruel, XXIV, 3. THOMAS MORE. Petitesse de ses
vues en matière de législation,
XXIX, Iq.
Thurirrgiens. Simplicité de leurs lois  :par qui furent rédigées, XXVIII, I. Leurs lois cri- minelles étaient faites sur le même plan que les Ripuaires, XXVIII, 13. Leur façon de procéder contre les femmes adultères, XXVIII, 17.
TISI;RE. Se donna bien de garde de renouveler les anciennes lois somptuaires de la répu- blique, àlaquelle il substituait une monarchie, VII, 4. Par
le même esprit, ii ne voulut pas qu'on défendît aux gouver- neurs de mener leurs femmes dans les provinces, ibid. Par la vue de la même politique, il maniait, avec adresse, les lois faites contre l'adultère, VII, 13. Abus énorme qu'il commit dans la distribution des hon- neurs et des dignités, VIII, 7. Attacha aux écrits la peine du crime de lèse-majesté, XII, 13. Raffinement de cruauté de ce tyran, XII, 14. Par une loi sage, il fit que Ies choses qui représentaient la monnaie, de- vinrent la monnaie même, XXII, z. Ajoutait à la loi Poppienne, XXIII, z I .
Tlrs-CIVE. Erreur de cet histo- rien, VI, Ij.
Tockembourg, X, G.
Toiron d'or. Origine de cette fable, XXI, 7.
Tolérance. L'auteur n'en parle que comme politique, et non comme théologien, XXV, 9. Les théologiens même dis- tinguent entre tolérer une re- ligion et l'approuver, ibid. Quand elle est accompagnée de vertus morales, elle forme le caractère le plus sociable, XXIV, 8. Quand plusieurs religions sont tolérées dans un État, on les doit obliger à se toiërer entre elles, XXV, 9. On doit tolérer les religions qui sont établies dans un État, et empêcher les autres de s'y établir. Dans cette rêgle n'est point comprise la religion chrétienne, qui est le premier bien, XXV, io. Ce que l'auteur a dit sur cette matière est-il un avis, au roi de la Cochin- chine, pour fermer la porte de ses États à la "religion chré-
742
734 TABLE ANALYTIQUE DES MATIÈRES

tienne ? D., II, art. tolérance. Tonquin. Toutes les magistratures
y sont occupées par des eu-
nuques, XV, xg. C'est le physique du climat qui faït
que les pères y vendent leurs
filles, et y exposent leurs en- fants, XXIII, i 6.
Toulouse. Cette comté devint-elle héréditaire sous Charles Mar- tel ? XXXI, z8.
Tournoir. Donnèrent une grande importance à la galanterie, XXVIIT, zz.
TRAJAN. Refusa de donner des rescrits  :pourquoi, XXIX, r ~.
Traitants. Leur portrait, XI, z8. Comment regardés autrefois en France; danger qu'il y a de leur donner trop de crédit, ibid. Leur injustice détermina Publius Rutilius à quitter Rome, ibid. On ne doit jamais leur confier les jugements, ibid. Les impôts qui donnent occa- sion au peuple de frauder en- richissent les traitants, ruinent le peuple, et perdent l'État, XIII, 8. Tout est perdu, lorsque leur profession, qui ne doit
être que lucrative, vient à être
honorée, XIII, zo. Les richesses doivent être leur unique ré- compense, ibid.
Traité. Ceux que les princes font par force, sont aussi obliga- toires que ceux qu'ils font de bon gré, XXVI, zo.
Traîtres. Comment étaient punis chez les Germains, XXX, rq.
Trangttillité der citoyens. Comment les crimes qui la troublent doivent être punis, XII, 4.
Tranrmï~ration. Causes et effets de celles des différents peuples, XVIII, 3.
Transpiration. Son abondance,

dans les pays chauds, y rend
l'eau d'un usage admirable, XIV, ro.
Travail. On peut, par de bonnes lois, faire faire les travaux les plus rudes à des hommes libres, et les rendre heureux, XV, 8. Les pays qui, par leurs pro- ductions, fournissent du tra- vail à un plus grand nombre d'hommes, sont plus peuplés que les autres, XXIII, iç. Est le moyen qu'un État bien policé emploie pour le sou- lagement des pauvres, XXIII,
zg.
Trésorr. Il n'y a jamais, dans une monarchie, que ie prince qui puisse en avoir nn, XX, ~o. En les offrant à Dieu, nous prouvons que nous estimons les richesses, qu'il veut que nous méprisions, XXV, 7. Pourquoi, sous les rois de la première race, celui du roi était regardé comme néces- saire à la monarchie, XXX, 4,
Tribunal domestique. De qui il était composé à Rome. Quelles matières, quelles personnes étaient de sa compétence, et quelles peines il infligeait, VII, io. Quand et pourquoi il fut aboli, VII, ii.
Tribunaux humains. Ne doivent

pas se régler par les maximes
des tribunaux qui regardent l'autre vie, XXVI, z r.
Tribuns des légions. En quels temps et par qui furent réglés, XI, r7.
Tribuns du peuple. Nécessaires dans une aristocratie, V, 8. Leur ëtablissement fut le salut de la république romaine, V, io. Occasion de leur établisse- ment, XII, z i .
Tribunaux. Cas oû l'on doit être obligé d'y recourir dans Ies monarchïes, VI, r. Caux de
743
TABI-,E ANALYTIQUE DES MATIÈKES 73 5

judicature doivent être compo- sés de beaucoup de personnes pourquoi, VI, G. Sur quoi est fondée la contradiction qui se trouve entre les conseils des princes et les tribunaux ordinaires, ibid. Quoiqu'ils ne soient pas fixes, dans un État libre, les jugements doivent l'être, XI, 6.
Tribut. Ce que c'était à Rome, et à qui elles donnèrent le plus d'autorité. Quand commen- cèrent à avoir lieu, XI, i4 et r 6.
Tribuir. Par qui doivent être levés dans une aristocratie, V, 8. Doivent être levés, dans une monarchie, de façon que le peuple ne soit point foulé de l'exécution, V, 9. Comment se levaient à Rome, XI, z g. Rap-
ports de leur levée avec la
liberté, Livre XIII. Sur quoi, et pour quels usages, doivent être Ievés, XIII, z . Leur gran- deur n'est pas bonne par elle- même, ibid. Pourquoi un petit État, qui ne paie point de tributs, enclavé dans un grand qui en paie beaucoup, est plus misérable que le grand. Fausse conséquence que l'on a tirée de ce fait, XIII, z. Quels tributs doivent payer Ies peuples es- cIaves de la glèbe, XIII, 3. Quels doivent être levés dans un pays où tous les particuliers sont citoyens, XIII, ~. Leur grandeur dépend de la na- ture du gouvernement, XIII, z o. Leur rapport avec la li- berté, XIII, i z. Dans quels cas sont susceptibles d'aug- mentation, XIII, i 3. Leur nature est relative au gouver- nement, XIII, i4. Quand on abuse de ia liberté pour les
rendre excessifs, elie dégénère en servitude, et on est obligé de diminuer les tributs, XIII, tq. Leur rigueur, en Europe, n'a d'autre cause que la peti- tesse des vues des ministres, ibid. Causes de leur augmen- tation perpétuelle en Europe, ibid. Les tributs excessifs, que levaient les empereurs, don- nèrent lieu à cette étrange facilité que trouvèrent les ma- hométans dans leurs conquêtes, XIII, zG. Quand on est forcé de les remettre à une partie du peuple, la remise doit être absolue, et ne pas être rejetée sur le reste du peuple. L'usage contraire ruine le roi et I'État, XIII, z 8. La redevance soli- daire des tributs, entre les dif- férents sujets du prince, est injuste et pernicieuse à l'$tat, ibid. Ceux qui ne sont qu'ac- cidentels, et qui ne dépendent pas de l'industrie sont une mauvaise sorte de richesse, XXI, zz. Les Francs n'en payaient aucun, dans les com- mencements de la monarchie. Traits d'histoire et passages qui le prouvent, XXX, x z. Les hommes libres, dans les com- mencements de ia monarchie française, tant Romains que Gaulois, pour tout tribut, étaient chargés d'aller à la guerre à leurs dépens. Pro- portions dans lesquelles ils sup- portaient ces charges, XXX, r;. Voyez ImpSls, Taxes.
Tributum. Ce que signifie ce mot dans les lois barbares, XXX,
z4.
Triumvirs. Leur adresse à cou-
vrir leur cruauté sous des sophismes, XII, t 8. Réus- sirent, parce que, quoiqu'ils
744
73G TABLE ANALYTIQUE DES MATIÈA~;S

eussent l'autorité royale, ils n'en avaient pas le faste, XIX,
3•
Troies. Le synode qui s'y tint en 8]8, prouve que la loi des Romains et celle des Wisi- goths existaient concurrem- ment dans le pays des Wisi- goths, XXVIII, S.
Troupes. Leur augmentation, en Europe, est une maladie qui mine les $tors, XIII, i7. Est- il avantageux d'en avoir sur pied, en temps de paix comme en temps de guerre ? ibid. Pourquoi les Grecs et les Ro- mains n'estimaient pas beau- coup celles de mer, XXI, 13.
Truite. Voyez In truite.
Turcs. Cause du despotisme affreux qui règne chez eux, XI, G. N'ont aucune précau- tion contre la peste  :pourquoi, XIV, II. Le temps qu'ils prennent pour attaquer les Abyssins prouve qu'on ne doit point décider par les principes de la religion ce qui est du ressort des lois natu- relles, XXVI, 7. La première victoire, dans une guerre ci- vile, est pour eux un jugement de Dieu qui décide, XXVIII,
I ].
Turquie. Comment les succes- sions ysont réglées  : inconvé- nients de cet ordre, V, 14. Comment le prince s'y assure la couronne, ibid. Le despo- tisme en a banni les forma- lités de justice, VI, 2. La jus- tice y est-elle mieux rendue qu'ailleurs, ibid. Droits qu'on y lëve pour les entrées des marchandises, XIII, II. Les
marchands n'y peuvent pas
faire de grossès .avances, XIII,
;4•
Tutelle. Quand a commencé, en France, à être distinguée de la baillie ou garde, XVIII, 27. La jurisprudence romaine changea, sur cette matière, à mesure que les moeurs changèrent, XIX, 24. Les moeurs de la nation doivent déterminer les légis- lateurs à préférer la mère au plus proche parent, ou le plus proche parent à la mère,
ibid.
Tuterrrr. $raient les maîtres d'ac- cepter ou de refuser le combat judiciaire, pour les affaires de leurs pupilles, XXVIII, 25.
Tyr. Nature de son commerce, XX, 4. Dut son commerce à la violence et à la vexation,
XX, S. Ses colonies, ses éta- blissements sut ïes c8tes de l'Océan, XXI, 6. Ëtait rivale de toute nation commerçante,
XXI, 9.
Tyranr. Comment s'élèvent sur les ruines d'une république, VIII, 2. Sévérité avec laquelle les Grecs les punissaient, XII,
18.
Tyrannie. Les Romains se sont défaits de leurs tyrans, sans pouvoir secouer le joug de la tyrannie, III, 3. Ce que l'au- teur entend par ce mot  : routes par lesquelles elle par- vient à ses fins, XIV, 13. Combien il y en a de sortes, XIX, 4.
Tyrienr. Avantages qu'ils tiraient, pour leur commerce, de l'im- perfection de la navigation des anciens, XXI, G. Nature et étendue de leur commerce, ibid. VoyE ?. T jar.
745
TABLE ANALYTIQUE DES MATI~RES 737
U

ULPIEN. En quoi faisait consister le crime de lèse-majesté, XII,
Io.
UnifOrJ~ltté des lots. SaI51t quel-
quefois les grands génies, et frappe infailliblement les petits, xxlX, Iô.
Union. Nécessaire entre ies fa-

milles nobles, dans une aris- tocratie, V, 8.
Usages. Il y en a beaucoup dont l'origine vient du changement des armes, XXVIII, zI.
Usure. Est comme naturalisée dans les $rats despotiques pourquoi, V, Iq. C'est dans l'Évangile, et non dans les rêveries des scolastiques qu'il faut puiser les règles, XXI, zo. Pourquoi le prix en diminua de moitié, lors de la décou- verte de l'Amérique, XXII, 6. Il ne £out pas la confondre avec l'intérêt, elle s'introduit néces- sairement dans les pays où il est défendu de prêter à inté- rêt, XXII, I g. Pourquoi l'usure maritime est plus forte que l'autre, XXII, xo. Ce qui l'a introduite, et comme natura- lisée àRome; XXII, zI. Son taux, dans les différents temps de la république romaine; ra- vages qu'elle fit, ibid. Sur quelle maxime elle fut réglée à Rome, après la destruction de la république, XXII, xz. Justification de l'auteur, par rapport à ses sentiments sur cette matière, D., art. usure, pat rapport à l'érudition, ibid. Usage des Romains sur
cette matière, ibid.
Urur~ateurs. Ne peuvent rëussir dans une république fédérative, IX, I.
V

Vaisseaux. Voyez ATavires.
VALBNTINIEN. Appela les petltS
enfants à la succession de leur aieul maternel, XXVII, r. La conduite d'Arbogaste, envers cet empereur, est un exemple du génie de la nation fran- çaise, par rapport aux maires du palais, XXXI, 4.
VALErrE (le duc de la). Condamné par Louis XIII en personne, VT, 5.
Valeur réciproque de l'argent, et des choses qu'il signifie, XXII, z. L'argent en a deux, l'une positive et l'autre relative
manière de fixer la relative, XXII, Io.
Valeur d'un homme en Angle- terre, XXIII, z 8.
VALOIS {M. de). Erreur de cet auteur sur la noblesse des Francs, XXx, z5.
VAbiHA. Son histoire prouve que la loi romaine avait plus d'au- torité dans la Gaule méridio- nale que la loi gothe, XXViIT,
7•
Vanité. Augmente à proportion du nombre des hommes qui vivent ensemble, VII, I. Est très utile dans une nation, XII, q. Les biens qu'elle fait, comparés avec les maux que cause l'orgueil, ibid.
Vandales. Leurs ravages, XXII,
4-
VAxvs. Pourquoi son tribunal parut insupportable aux Ger- mains, XIx, z.
Vassaux. Leur devoir était de combattre et de juger, XXVIII, z~. Pourquoi n'avaient pas toujours, dans leurs justices, la même jurisprudence que dans les justices royales, ou
746
738 TABLE ANALYTIQUE DES MATIÈRES

même dans celles de leurs sei- gneurs suzerains, XXVIII, zg. Les chartes de vassaux -de la couronne sont une des sources de nos coutumes de France, XXVIiI, 45. Il y en avait chez les Germains, quoiqu'il n'y eût point de fief  :comment cela, XXX, 3. Différents noms sous lesquels ils sont désignés dans Ies anciens monuments, XXXI, IG. Leut origine, ibid. N'étaient pas comptés au nombre des hommes libres, dans les com- mencements de la monarchie, XXX, 17. Menaient autrefois les arrière-vassaux à la guerre, ibid. On en distinguait de trois sortes  :pax qui ils étaient menés à la guerre, ibid. Ceux du roi étaient soumis à la correction du comte, ibid. Étaient obligés, dans les commencements de la monarchie, à un double ser- vice; et c'est dans ce double service que l'auteur trouve l'origine des justices seigneu- riales, XXX, 18. Pourquoi ceux des évêques et des abbés étaient menés à la guerre par le comte, ibid. Les prérogatives de ceux du roi ont fait changer presque tous les alleus en fiefs  :quelles étaient ces prérogatives, XXXI, S. Quand ceux qui tenaient immédiatement du roi, com- mencèrent à tenir médiate- ment, XXXI, z8.
Vasselage. Son origine, XXX, 3. Vénalité des charges. Est-elle utile ?
V, 19.
Vengeance. Ëtait punie, chez les Germains, quand celui qui l'exerçait avait reçu la compo- sition, XXX, Ig.
Venise. Comment maintient son aristocratie contre les nobles, II, 3. Utilité de ses inquisiteurs
d'État, ibid. En quoi ils dif- fèrent des dictateurs romains, ibid. Sagesse d'un jugement qui y fut rendu entre un noble Vénitien et un simple gen- tilhomme, V, S. Le commerce y est défendu aux nobles, ibid. II n'y a que les courtisanes qui puissent y tirer de l'argent des nobles, VII, 3. On y a connu et corrigé, par Ies lois, les inconvénients d'une aris- tocratie héréditaire, VIII, 9. Pourquoi il y a des inquisi- teurs d'État  : dfférents tribu- naux dans cette république, XI,
6. Pourrait pins aisément @tre subjuguée par ses propres troupes, que la Hollande, ibid. Quel était son commerce, XX,
4. Dut son commerce à la violence et à la vexation, XX,
5. Pourquoi les vaisseaux n'y sont pas si bons qu'ailleurs, XXI, G. Son commerce fut ruiné par la découverte du cap de Bonne-Espérance, XXI, 2I. Loi de cette république contraire à la nature des choses, XXVI, i4.
Vents alisés. Étaient une espèce de boussole pour les anciens, XXI, ~.
Vérité. Dans quel sens on en fait cas dans une monarchie, IV, i. C'est par la persuasion, et non par les supplices, qu'on ia doit faire recevoir, XXV,
13.
VERAÈS. Blâmé par Cicéron de ce qu'il avait suivi l'esprit plutôt que la iettre de la loi Voconienne, XXVII, r.
Vertu. Ce que l'auteur entend pas ee mot, III, 5 note; IV, 5. Est nécessaire dans un État populaire  :elle en est le prin- cipe, III, 3. Est moins néces-
747
TABLE ANA.i.YTI~UE DES MATIÈKES' 73~

safre dans une monarchie que dans une république, ibid. Exemple célèbre qui prouve que ]a démocratie ne peut, ni s'établir ni se maintenir, sans vertu, en Angleterre et à Rome, ibid. On perdit la liberté, à Rome, en perdant la vertu, ibid. Était la seule force, pour soutenir un 1~tat, que les légis- lateurs grecs connussent, ibid. Effets que produit son absence, dans une république, ibid. Abandonnée par les Carthagi- nois, entraîna leur chute, ibid. Est moins nécessaire dans une aristocratie, pour le peuple, que dans une démocratie, III,
4. Est nécessaire dans une aristocratie, pour maintenir les nobles qui gouvernent, ibid. N'est point le principe du gou- vernement monarchique, III,
5. Les vertus héroïques des anciens, inconnues parmi nous, inutiles dans une monarchie, ibid. Peut se trouver dans une monarchie; mais elle n'en est pas le ressort, ibid. Comment on y supplée dans le gouverne- ment monarchique, III, 6. N'est point nécessaire dans un État despotique, III, 8. Quelles sont les vertus en usage dans une monarchie, IV, z. L'amour de soi-même est la base des vertus en usage dans une monarchie, ibid. Les vertus ne sont, dans une monarchie, que ce que l'honneur veut qu'elles soient, ibid. Ii n'y en a aucune qui soit propre aux esclaves, et par conséquent aux sujets d'un despote, IV, 3, Était le principe de la plupart des gouvernements anciens, IV, 4. Combien 1a pratique en est difficile, ibid. Ce que c'est
dans l'État politique, V, i. Ce que c'est, dans un gou- vernement aristocratique, V, 8, Quelle est celle d'un citoyen,
dans une république, V, 18.
Quand un peuple est vertueux, il faut peu de peines  :exemples tirés des lois romaines, VI, II. Les femmes perdent tout en la perdant, VII, 8. Elle se perd dans les républiques avec l'es- prit d'égalité, ou par l'esprit d'égalité extréme, VIII, z. Ne se trouve qu'avec la liberté bien entendue, VIII, 3. Ré- ponse àune objection tirée de ce que l'auteur a dit, qu'il ne faut point de •vertu dans une monarchie, D., I~claircisrements,
I.
Vestales. Pourquoi on leur avait

accordé le droit d'enfants,
XXIII, zI.
Vicaires. Étaient, dans les com- mencements de la monarchie, des officiers militaires subor- donnés aux comtes, XXX, 17.
Vices. Les vices politiques et les vices moraux ne sont pas les mêmes  :c'est ce que doivent savoir les législateurs, XIX, I I.
Victoire (la). Quel en est l'objet, I, 3. C'est le christianisme qui empêche qu'on en abuse,
XXIV, 3.
VICïOR ANtéD~, roi de Sar- daigne. Contradiction dans sa conduite, V, I q.
Vie. L'honneur défend, dans une monarchie, d'en faire aucun cas, IV, i.
Vie future. Le bien de l'Ëtat exige qu'une religion qui n'en promet pas, soit suppléée par des lois sévères et sévèrement exécutées, XXIV, 14. Les relï- gions qui ne l'admettent pas peuvent tirer de ce faux prin-
748
740 7`ABLE ANALYTIQUE DES MATIÈRES

cipe des conséquences admi- rables  :ceux qui l'admettent en peuvent tirer des consé- quences funestes, XXI V, z g.
Vies des saints. Si elles ne sont pas véridiques sur les nûracles, elles fournissent les plus grands éclaircissements sur l'origine des servitudes de la glèbe, et des fiefs, XXX, z I. Les men- songes qui y sont peuvent apprendre les moeurs et les lois du temps, parce qu'ils sont relatifs à ces moeurs et à ces lois, XXX, zI.
Vieillards. Combien ü importe, dans une démocratie, que les jeunes gens leur soient subor- donnés, V, 7. Leurs privilèges, à Rome, furent communiqués aux gens mariés qui avaient des enfants, XXIII, zz. Com- ment un État bien policé pourvoit à leur subsistance, xXIII, zg.
Vignes. Pourquoi furent arrachées dans les Gauies par Domitien, et replantées par Probus et Julien, XXI, 15.
Vignobles. Sont beaucoup plus peuplés que les pàturages et les terres à blé pourquoi,
XXIII, IQ..
Vilains. Comment punis autre- fois en France, VI, Io. Com- ment se battaient, XXVIII, zo. Ne pouvaient fausser la cour de leurs seigneurs, ou appeler de ses jugements. Quand com- mencèrent àavoir cette faculté, XXVIII, 3t.
Villes. Leurs associations sont aujourd'hui moins nécessaires qu'autrefois, IX, z.Comportent plus de fêtes que la campagne,
XXIV, z3.
Viti. C'est par raison de climat que Mahomet l'a défendu. A
quel pays il convient, XIV,
xo.
VINI)Ex. Esclave qui découvrit la Conjuration faite en faveur de Tarquin. Quel rôle il joua dans la procédure, et quelle fut sa récompense, XII, I j.
Viol. Quelle est la nature de ce crime, XII, q.
Violence. Est un moyen de res- cision pour les particuliers; ce n'en est pas un pour les princes, XXVI, zo,
VIRGCNIE. Révolutions que cau- sèrent àRome son déshonneur et sa mort, VI, 7 ; XI, 15. Son malheur affermit la Liberté de Rome, XII, zz.
Vizir. Son établissement est une loi fondamentale dans un État despotique, II, 5.
L'~ux en religion. C'est s'éloigner des principes des lois civiles, que de les regarder comme une juste cause de divorce, XXVI,
9•
Vol. Comment puni en Chine, quand il est accompagné de l'assassinat, VI, IG. Ne devrait pas être puni de mort. Pour- quoi il l'est, XIT, s. Comment était puni à Rame. Les lois, sur cette matière, n'avaient aucun rapport avec les autres lois civiles, XXIX, r3. Com- ment Clotaire et Childebert avaient imaginé de prévenir ce crime, XXX, z7. Celui qui avait été volé ne pouvait pas, du temps de nos pères, recevoir sa composition en secret, et sans l'ordonnance du juge, XXX, zg.
Vol manifeste. Voyez Voleur mani-

feste.
Voleur. Est-il plus coupable que le receleur ? XXIX, Iz, Il était permis, à Rome, de tuer celui
749
TABLE ANALYTIf~UE DES 1tiIATIËKES 741

qui se mettaï# en défense  : correctif que la loi avait apporté à une disposition qui pouvait avoir de si funestes consé- quences, XXIX, I;. Chez les
Barbares, ses parents n'avaient

point de composition, quand il était tué dans le vol même, XXX, z g.
T1©leur ntanrfe,rte, et saleur non mani- ferte. Ce que c'était à Rome cette distinction était pleine d'inconséquence, XXIX, z ;.
Volonté. La réunion des volontés de tous les habitants est néces- saire pour former un état civil,
I, ;.
Volonté. Celle du souverain est le souverain lui-même, II, i. Celle d'un despote doit avoir un effet toujours infaillible, XIV, z;.
IToltrnien.r. Loi abominable que le trop grand nombre d'esclaves les força d'adopter, XV, z8.
`3J
W Alii` :ACHAIRE établit, sous Clo-

taire, la perpétuité et l'autorité des maires du palais, XXXI, z.
1FTi.rlgolht. Singularité de leurs lois sur la pudeur elles venaient du climat, XIV, z4. Les filles étaient capables, chez
eux, de succéder aux terres et
à la couronne, XVIII, z2. Pourquoi leurs rois portaient une longue chevelure, XVIII, z;. l~fotifs des lois de ceux d'Rspagne, au sujet des dona- tions àcause des noces, XIX, z S . Loi de ces barbares qui détruisait le commerce, XXI, z~. Autre loi favorable au commerce, XXI, 18. Loi ter- rible de ces peuples, touchant
]es fein~nes adultères, XXVI, Ig. Quand et pourquoi firent écrire leurs lois, XXVIII, r. Pourquoi leurs lois perdirent
de leur caractère, iGid. Le
clergé refondit Leurs lois, et y introduisit les peines corpo- relles, qui Furent toujours inconnues dans les autres lois barbares, auxquelles il ne tou- cha point, ihid.. C'est de leurs lois qu'ont étê tirées toutes celles de l'inquisition ; les moines n'ont fait que les copier, ihid. Leurs lois sont idiotes et n'atteignent point le but; frivoles dans le fond, et gigantesques dans le style, ihid. Différence essentielle entre leurs lois et les Lois saliques, XXVIII, ;. ,Leurs coutumes furent rédigées par ordre d'Eu- xic, XXVIII, 4. Pouryuvi ]e droit romain s'étendit et euY une si grande autorité chez eux, tandis qu'il se perdait peu à peu chez les Francs, ihid. Leur loi ne leur donnait, dans leur patrimoine, aucun avantage civil sut les Romains, ihid. Leur loi triompha en Espagne, et le droit romain s'y perdit, XXVIII, ~. Loi cruelle de ces peuples, XXIX, IG. S'établirent dans la Gaule Narbonnaise ils y portèrent les murs germaines, et de là les Nefs dans ces contrées, XXX, G, 7, 8.
lllolgurki. Peuples de la Sibérie; n'ont point de prêtres, et sont barbares, XXV, 4.
X

XÉrIOPHpN. Regardait les arts comme la source de la corrup- tion du corps, IV, 8. Sentait
750
74z TABLE ANALYTIQUE SES MATIÈKES

la nécessité de nos juges- consuls, XX, z S, En parlant d'Athènes, semble paxler de l'Angleterre, XXI, ~.
Z

ZACFIARIIE. Faut-il en croire le
père le Caintre, qui nie que ce pape ait favorisé l'avène- ment des Carlovingiens à la
couronne, XXXI, xG.
Zi :,xON. Niaït l'immortalité de l'âme ; et de ce faux principe il tirait des conséquences admi- rables pour la société, XXN,
x9.
ZOROASTRI3. Avait fait un pré-
cepte aux Perses d'épouser leur mère préférablement, XXVI,
z4.
ZOZIME. À, quel motïf il attrï- huait la conversion de Constan- tin, XXIV, x3.