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[Épigraphes]

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  • ISBN: 978-2-406-09384-8
  • ISSN: 2271-7013
  • DOI: 10.15122/isbn.978-2-406-09384-8.p.0153
  • Éditeur: Classiques Garnier
  • Mise en ligne: 16/11/2020
  • Langue: Français
Accès libre
Support: Numérique
153

Fénelon na jamais argumenté que des paradoxes1.

[L]a théologie, le vrai sens de lÉcriture (qui seule est la parole de Dieu) nest rien dautre quun perpétuel paradoxe, []2.

Le pur amour se hait soi-même ; cest pourquoi il fait son plaisir de sa douleur3.

alceste

Plus on aime quelquun, moins il faut quon le flatte ;

À ne rien pardonner le pur amour éclate.

célimène

On doit, pour bien aimer, renoncer aux douceurs,

Et du parfait amour mettre lhonneur suprême

À bien injurier les personnes quon aime4.

1 F. Heidsieck, « Fénelon : la crédibilité du paradoxe », Revue des sciences philosophiques et théologiques, 1977, tome 61, p. 97.

2 (« [] die Theologie, der rechte Sinn der Schrift (die allein Gottes Wort ist), nichts ist als ein ewiges Paradoxon), gewiß und wahr wider allen Wahn, Schein, Glauben und Achtung der ganzen Welt »), S. Franck, Paradoxa, [1534] Hrsg. und eingeleitet von Siegfried Wollgast. – 2., neubearb. Aufl. – Berlin, Akad. Verl., 1995, p. 4.

3 M. Masson, Fénelon et Mme Guyon, documents nouveaux et inédits, Paris, Hachette, 1907, p. 35-38.

4 Le Misanthrope, 1666, Molière, Acte II, scène 4, Alceste (v. 701-706) et Célimène (v. 707-710).

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