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Comptes rendus

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  • ISBN: 978-2-8124-1181-6
  • ISSN: 2262-2004
  • DOI: 10.15122/isbn.978-2-8124-4002-1.p.0067
  • Éditeur: Rougerie
  • Date de parution: 07/12/2012
  • Périodicité: Annuelle
  • Langue: Français
Accès libre
Support: Numérique
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TRISTAN L~IEx~uze, Le Page disgracié. Édition présentée,
établie et annotée par Jacques Prévot. P., Gallimazd, Folio clas-
sique n° 2609, 1994, 18 ~( 11, 319 p.

Après l'édition de Jean Serroy aux Presses universitaires de
Grenoble, Jacques Prévot nous donne, dans la collection Folio
classique, une nouvelle édition du Page disgracié. Dans une préface
alerte, J. Prévot montre la « modernités du roman —forme
autobiographique, dans la lignée de la Première tournée de
Théophile, chapitres courts, discontinuité — ; il dégage la person-
nalité complexe du héros, prédestiné au malheur, victime des
autres et de la fortune, mais faible, ballotté par les circonstances,
se laissant aller au jeu et aux plaisirs, et chez qui les sursauts de
générosité alternent avec les défaillances. J. Prévot souligne
l'originalité de l'o ;uvre  :roman d'apprentissage, mais roman de
l'échec  ; roman ambigu surtout, où temps, personnages, lieux sont
incertains, où les souvenirs réels se mêlent aux fantasmes, les
épisodes vécus aux récits comiques traditionnels et aux inventions
romanesques. Le texte, celui de l'édition originale de 1643, dont
l'orthographe a été modernisée —mais pourquoi conserver les
formes azchaïques « dies ou «  cettui-ci s  ? —, est suivi d'une
chronologie, des c clefs s que Jean-Baptiste L'Hermite avait ajou-
tées dans son édition de 1667, d'une bibliographie, et de notes
utiles sur les personnages, les termes inusités aujourd'hui, le
contexte historique et littéraire. Saluons cette nouvelle édition
d'un grand texte dans l'excellente collection Folio classique. —
Roger Guichemerre.


« Jean Tortel s, Le Courrier du Centre international d'études
poétiques, n° 204, octobre-décembre 1994, Bruxelles, 23 X 15,
70 p.

«  C'est à Gordes [où il fut fonctionnaire de l'Enregistrement
avant d'ctre nommé à Marseille] que Jean Tortel se mit à lire,
sous la recommandation de Jean Royère, les poètes de la pre-
mière moitié du xvtl` siècle  :Racan, Malherbe, Tristan, Maynazd,
Théophile... s (Gérard Arseguel, p. 14). On sait comment ensuite,
s'écartant quelque peu de J. Rousset et de M. Raymond, il va
« insérer les poètes du XVII` siècle dans une grande courbe qu'il
dessine de Scève à Mallarmé, une lignée  :celle des artisans du
langages (Catherine Soulier, p. 24). La courbe passe par Baude-
laire  :dans une lettre à Alain Pailler d'ao0t 1982 (p. 38), Tortel
rapproche c deux vers qui, en fait, veulent dire une même chose
(unir en une seule réalité la nuit et la femme désirée)  :Tristan

Douce et paisible nuit, déité secourable ; Baudelaire Bizarre
déité, brune comme les nuits. Ils partent de p81es inversés et la

pensée est totalement renversée dans le renversement de la figure.

Tristan et Baudelaire disent le contraire en disant la même chose s.
Depuis 1931, doyen des tristaniens, Tortel aura voué à Tristan
une constante dilection. —Amédée Carriat.


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