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Comptes rendus

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  • ISBN: 978-2-8124-1178-6
  • ISSN: 2262-2004
  • DOI: 10.15122/isbn.978-2-8124-3999-5.p.0073
  • Publisher: Rougerie
  • Parution date: 12-07-2012
  • Periodicity: Annual
  • Language: French
Free access
Support: Digital
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COMPTES RENDUS


Jacques Moxel., Agréables mensonges. Essais sur le théâtre
français du XV//e siècle. Paris, Klincksieck, 1991, 463 p.

c J'aime le théâtre a nous dit Jacques Morel dans cet
avertissement au lecteur qu'il intitule c Agréments du mensonge a,
puis dans une cinquantaine d'études il nous le prouve une cinquan-
taine de fois. Chacune de ses analyses qui marquent une longue
et illustre carrière de chercheur et d'amateur, de la plus courte
synthèse ou mise au point, au plus minutieux examen d'un
problème épineux, révèle su lecteur attentif une science rigou-
reuse secondée d'une finesse d'esprit et d'une élégance d'expression
qui ne cessent d'émerveiller. On en vient à envier les émules de
ce grand maître qui ont eu le plaisir de réunir ces articles et
conférences. On voudrait parler longuement de chacun de ces
joyaux, force est de choisir. Le recensement des articles touchant
à Tris[an ayant été fait dans ces pages l'année dernière, et la
grande majorité de ces articles ayant paru ailleurs, je ne ferai
qu'une rapide mention de ceux parmi ces derniers qui m'ont le
plus enchanté pour enfin signaler un peu plus longuement les
articles jusqu'alors inédits.

J'avoue ne pas avoir vu c De l'horrible danger de l'imi-
tation alors de sa parution en 1988 dans la Revue de la Comédie-
Française. Cela m'a valu le plaisir tout neuf de lire ce que j'ai
peut-être lu de plus intelligent sur le c théâtre conscient d'être
théâtre a — sans pour autant dénigrer le superbe livre de Georges
Forestier sur ce sujet  ! Comment encore passer sous silence les
belles pages que Jacques Morel avait dévouées à Tristan dans
la même revue lors de la reprise au Français de La Mort de
Sénèque  ?

Passons aux inédits. Dans c Honneur et bonheur  : un théâtre
de la jeunesse a, conférence prononcée en Californie en 1990
et qui montre bien que les Régents de cette université ont eu
entièrement raison de l'honorer du titre de Regents' Lecturer,
J.M. évoque le jeune héros au moment où il accède à la conscience
du soi, c où il accepte de s'engager dans une action non prévue,
non souhaitée, mais imposée a. Redécouvrez avec J.M. « l'amour
en dehors de tout code enseigné a  :c'est un double régal qui vous
est offert, car c'est un grand Morel que vous découvrirez aussi.
Signalons encore les liens unissant le théâtre contemporain au
théâtre classique évoqués par J.M. dans c Du profane au sacré
dans 1'ceuvre de Racine a  ; le délicieux et pourtant savant c Rire
au XVIIe siècle a ; la très belle étude —très belle même si J.M.
et moi ne serons jamais d'accord sur l'unité profonde du Malade
imaginaire — sur c La Salle et la Chambre a ; et enfin — last
but not lea.rt —les quelques pages si denses et si pénétrantes
sur la c constante interpénétration ades deux genres dans c Pasto-
rale et tragédie a. Il faudrait des pages et des pages pour rendre
justice à ce beau livre. II en faudrait au moins une pour propre-
ment remercier Georges Forestier, Christian Biet, Patrick Dandrey
et Alain Viala de nous l'avoir préparé. Que le lecteur de ces

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74 quelques lignes se plonge dans Agréables mensonges ; qu'il en
fasse son régal ; ce sera leur juste et ample récompense. —Claude
Abraham.


Katell Ls GOFF Mont„ Le Parasite, comédie de Tristan L'Eler-
mite. Etude dramaturgique. Mémoire de maîtrise, Univ, de
Bretagne occidentale, 1991, 163 f.

Cette monographie, rédigée sous la direction de Jean Garapon,
montre que si Tristan R s'est en gros conformé aux bienséances,
à la vraisemblance  », son unique comédie porte en même temps
ses marques propres recours à un certain réalisme (e L'atmo-
sphère de Paris, les images de la vie quotidienne, une véritable
couleur locale animent les scènes du Parasite x), habile organi-
sation du dialogue, et, surtout, étourdissante fantaisie verbale,
faite de faconde et de trivialité. Un tableau des « coefficients
d'occupation des personiîages par acte et par scène s souligne
éloquemment la primauté du personnage-titre  :avec plus du quart
des 1750 vers de la pièce, Fripesauces distance nettement les
deux autres contrevenants au noble langage que sont le Capitan
et Phénice. —Amédée Carriat.




















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