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Assemblée générale de la Société Paul Claudel

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Support: Numérique
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ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE LA SOCIÉTÉ PAUL CLAUDEL

La Société Paul Claudel a connu, cette année, une importante évolution de son fonctionnement. En effet, depuis plusieurs années, le bulletin était composé, mis en forme et imprimé à Besançon, grâce aux bons soins de Maryse Bazaud et de Sébastien Jacquot. Ce soutien, qui faisait l’objet d’une compensation financière versée par la Société Paul Claudel à l’Association pour la Recherche Claudélienne, était évidemment un surcroît de travail pour l’équipe de Besançon. Avant de tourner cette page, il faut rendre hommage aux directeurs du Centre Jacques-Petit, Catherine Mayaux, puis Bruno Curatolo, qui ont toujours apporté leur soutien à cette participation du centre au bulletin, à Maryse Bazaud, à qui les études claudéliennes doivent tant, enfin à Sébastien Jacquot dont les compétences informatiques ont été et sont si précieuses.

Aussi a-t-il été décidé par le bureau, d’un commun accord, de se tourner vers les éditions Classiques Garnier. Ceci ne se fait pas sans problèmes, que notre Président Hubert Martin, la directrice de publication, Marie-Victoire Nantet, avec le soutien du bureau, tentent de résoudre au mieux. C’est évidemment la difficile équation du budget annuel dont dispose la Société Paul Claudel, de la qualité du bulletin, typographique et scientifique, du rythme de la publication qui est au cœur de la réflexion. Aussi est-il décidé qu’à partir de 2013, la publication aura un rythme de trois bulletins par an. Le bureau de la Société Paul Claudel veut maintenir la régularité de la publication du bulletin, reflet de la recherche claudélienne et de la vie de l’œuvre théâtrale et poétique de Paul Claudel. Mais il ne veut pas renoncer à la qualité intellectuelle du bulletin dont les quatre numéros, parus en 2012, sont la parfaite illustration. Ces numéros rappellent les liens de Claudel avec le Japon, l’Italie, où les chercheurs sont particulièrement dynamiques, traducteurs et exégètes de l’œuvre, et reviennent sur l’œuvre, pour saluer les liens de Claudel aux avant-gardes et à la francophonie, en la personne d’Aimé Césaire, ou revenir sur les mises en scène de L’Annonce faite à Marie, créée

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il y a un siècle par Lugné-Poe. Le bulletin doit rester la mémoire vivante de l’œuvre et de la vie de l’œuvre de Claudel, et le Président Hubert Martin, le bureau de la Société Paul Claudel, s’engagent à maintenir la qualité de ce lien.

Comment du reste rendre compte de la vie de l’œuvre de Claudel, de la vie de la Société, sinon en recourant à l’information qui est rassemblée dans le bulletin trimestre après trimestre ?

L’activité de la recherche claudélienne est toujours forte, comme en témoignent les nombreuses publications universitaires : les écrits de Claudel, évidemment, telle la correspondance Claudel/Massignon éditée par Dominique Millet-Gérard (Cahiers de la NRF, 2012) ; les écrits où Claudel est souvent évoqué, tel le savoureux Journal (1918-1933) d’Hélène Hoppenot, ou la plaquette Victor Magnat, 21 juillet 1882-8 janvier 1968, comédien, directeur de théâtre, professeur au conservatoire de Lyon, Magnat qui fut Pierre de Craon dans L’Annonce faire à Marie mise en scène par Lugné-Poe en 1912 ; les ouvrages critiques consacrés à Claudel, le Paul Claudel ou les tribulations d’un poète ambassadeur, Chine, Japon, Paris de Jacques Houriez (éd. Champion, 2012) ou le Paul Claudel et la langue d’Emmanuelle Kaës (Classiques Garnier, 2012), justement récompensé par le prix Georges Dumézil attribué par l’Académie française, et encore l’impressionnante somme, Les Psaumes selon Claudel, de Marie-Ève Benoteau-Alexandre, publiée chez Champion ; les collectifs, actes de colloque (Paul Claudel et la Chine, Wuhan University Press, 2010), cycles de conférences (Paul Claudel, maître spirituel pour notre temps, éd. Parole et silence, Paris, 2005). Il faut réserver une mention toute spéciale à la Chronologie de Paul Claudel au Japon de Shinobu Chujo, publiée dans la collection « Poétiques et esthétiques xxe et xxie siècles » chez Champion. Le bulletin 209 a donné un avant-goût de l’intérêt que présente, pour le savant et le lettré, cette chronologie dont il faudra rendre compte prochainement.

La Chine et le Japon sont toujours à l’honneur, par exemple dans les conférences données à l’université Aoyama Gakuin au Japon par notre ami le Professeur Shinobu Chujo sur le Japon qu’a vu le poète-ambassadeur. Mais aussi les États-Unis où la Société Paul Claudel américaine a offert dans le cadre de la « Modern Language Association » une journée consacrée à la question de la « Ville » chez Claudel. En France, Marie-Victoire Nantet à Reims, Michel Brethenoux à Caen, ou Thérèse Mourlevat à Paris se sont adressés à un large public, pour évoquer Paul et Camille, Claudel et ses illustrateurs, ou la spiritualité de Claudel.

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L’écrit, mais aussi la voix et l’image animent l’œuvre de Claudel. Ainsi le Chemin de croix est radiodiffusé en Allemagne, en avril 2012, des poèmes de Claudel, La Vierge à midi ou Sainte Thérèse de Lisieux sont enregistrés en CD, tandis que le Soulier de satin de Manoel de Oliveira paraît en DVD. Les 12 et 18 août 2012, sur France 5, chacun a pu voir « Paul Claudel, le voyageur enraciné », un film de Bruno Ulmer, dans le cadre de la série « Une maison un écrivain », un très beau film qui sait faire parler la poésie des lieux, Villeneuve et Brangues.

La mémoire de Claudel, c’est aussi ce lien, qu’il faut cultiver, ce lien secret, profond, intime, qui unit Paul et Camille. La Maison Ravier de Morestel a consacré une exposition à Camille et Paul Claudel, deux artistes à l’œuvre, 1895-1905. Marie-Victoire Nantet a signé le superbe catalogue de cette exposition. La médiathèque de Meaux a elle aussi consacré une exposition, en octobre-novembre 2012, à Paul et Camille.

Avant de donner la parole à François Claudel, qui rendra compte de la vie théâtrale claudélienne, Didier Alexandre revient sur les rencontres de Brangues 2012, qui ont rené de leurs cendres, grâce à l’Association des Nouvelles Rencontres de Brangues qui ont accueilli les Tréteaux de France à Brangues pour y jouer Ruy Blas de Hugo et y organiser des moments claudéliens, des moments magiques comme ceux qui ont fréquenté ces rencontres ont pu tous en connaître. Il faut remercier encore tous ceux qui œuvrent pour que le théâtre demeure vivant et présent à Brangues.

Didier Alexandre donne la parole à François Claudel qui rend compte de la vie théâtrale de l’œuvre de Claudel.

Rapport sur le théâtre.

Didier Alexandre donne la parole au Président de la Société Paul Claudel, Hubert Martin, qui lit le rapport financier établi par Francis Turlotte.

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SOCIÉTÉ PAUL CLAUDEL – RAPPORT FINANCIER 2012

A – Recettes

Abonnements

4 744

Abonnements étrangers

3 195

Cotisations

2 796

Ventes livres et bulletins

708

Recettes manifestations

230

Subvention CNL

2 882

Produits financiers

12

Total des recettes

14 567

B – Dépenses

Bulletins (4 numéros)

7 842

Frais de communication

2 223

Fournitures administratives

455

Honoraires

895

Cotisations

40

Frais de manifestations

1 060

Frais postaux

969

Déplacements et réceptions

1 135

Frais bancaires

111

Charges exceptionnelles

225

Total des dépenses

14 955

C – Solde négatif

- 388

Le Président Hubert Martin procède au vote : le rapport moral et le rapport financier sont adoptés à l’unanimité.

Après une pause de quelques minutes, la Société entend avec un immense plaisir Raphaèle Fleury évoquer quels liens étroits unissent l’écriture dramatique de Paul Claudel aux arts populaires.

À 17h00 l’assemblée générale prend fin par un cocktail.